- il y a 2 jours
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a répondu « oui » hier à l’occasion de sa première conférence de presse depuis qu’il est entré à Matignon. Débat de ce constat et des nouvelles réponses concrètes apportées par le gouvernement à hauteur de 700 millions d’euros. Plus d'info : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-debat-economique/le-debat-eco-du-vendredi-22-mai-2026-6981684
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00:007h46 et changement de registre avec une question, la crise est-elle si grave que cela ?
00:06Le Premier ministre Sébastien Lecornu répondait oui, oui, c'était hier à l'occasion d'une conférence de presse depuis
00:13l'hôtel de Matignon.
00:14Thomas Porchet, Dominique Seux, bonjour messieurs !
00:16Bonjour !
00:17Ce chaud changement d'ambiance ou pas ? Non, on verra !
00:19On va le voir, vous allez nous dire ce que vous pensez du constat formulé par Sébastien Lecornu,
00:26des nouvelles réponses concrètes qui sont apportées par le gouvernement à hauteur de 700 millions d'euros
00:32et dont on va voir le détail, mais d'abord écoutez ce que disait le Premier ministre, c'était hier.
00:37Sans effrayer personne et sans être trop optimiste, au fond, le scénario désormais le plus optimiste,
00:44ce n'est pas forcément celui que je retiens d'ailleurs, c'est au fond une forme de retour à
00:50la normale
00:51entre l'été et l'automne, donc on parle déjà de plusieurs semaines et plusieurs mois potentiels.
00:57Voilà, donc c'était le Premier ministre hier.
01:00A-t-il raison de reprendre une expression que vous aviez employée il y a quelques semaines à ce micro,
01:06Dominique, d'un choc ? On serait passé à une crise.
01:10Thomas ?
01:11Oui, tout à fait, je suis d'accord avec ce qu'avait dit Dominique.
01:13D'ailleurs, on l'avait dit finalement quelques jours après le début du conflit,
01:17on avait dit l'impact économique sera relié à l'ampleur, c'est-à-dire la propagation du conflit
01:22et à la durée du conflit.
01:24Et d'ailleurs, j'avais ajouté qu'on sait très bien quand on entre dans une guerre,
01:27mais on ne sait jamais vraiment quand on en sort.
01:29Et là, on y est très clairement, on voit que ça dure,
01:32que le retour à la normale, ce ne sera pas du jour au lendemain.
01:35Et donc, le Premier ministre a raison de passer finalement à des mesures de court terme,
01:40à des mesures de moyen terme.
01:42Dominique ?
01:43On atteindra la semaine prochaine les trois mois de ce conflit.
01:46On avait dit effectivement que ça dépendrait de la durée.
01:49Quelques indicateurs sont franchement mauvais ces dernières heures.
01:52Il y a un indicateur, alors, qui est connu en milieu économique,
01:55qui est le PMI par Standard & Poor's,
01:58qui a été annoncé hier et qui montre que le climat dans l'industrie
02:03est le plus mauvais depuis cinq ans et demi.
02:06Donc, évidemment, c'est inquiétant.
02:09À 8h45 aujourd'hui, nous aurons ce qu'on appelle le climat des affaires de l'INSEE, mensuel.
02:15Et donc, nous aurons une vérité des prix sur le moral des industriels.
02:19Mais au-delà des prix des carburants, au-delà du moral des industriels,
02:23il y a quelque chose, moi, qui me frappe, c'est le niveau des taux d'intérêt.
02:27Et le niveau des taux d'intérêt, j'ai regardé les taux d'intérêt ce matin,
02:30les taux d'intérêt à 30 ans sont à 4,6-4,8%.
02:35C'est le plus haut niveau depuis 2008.
02:37Depuis 2008, depuis la dernière crise financière.
02:40À 10 ans, c'est 3,7%, un peu plus, 3,8%.
02:43Et donc, on est proche des 4%.
02:44Ça, c'est un mauvais signal.
02:47Et donc, c'est à la fois le contexte international
02:50et le contexte typiquement français sur les finances publiques.
02:53Alors, puisqu'il était question...
02:55Mais à l'inverse, pardon, oui, ça peut s'inverser plus rapidement.
03:00Peut-être que le dit le gouvernement.
03:01Donald Trump est totalement imprévisible.
03:03Donc, on peut avoir une inversion et un accord dans les jours qui viennent.
03:08On ne sait pas.
03:09Ça n'est pas le plus probable.
03:10Et dans ce cas, interview intéressante du ministre de l'économie ce matin,
03:13dans le Financial Times français, Roland Lescure,
03:16qui dit, il dit en creux, il ne le dit pas comme ça,
03:19mais dès qu'il y aura l'esquisse de l'ombre d'un accord,
03:22nous pourrions lâcher des stocks stratégiques
03:25pour accélérer la reprise.
03:27Et donc, ça, c'est un point important.
03:28Les choses peuvent s'inverser.
03:30Bon, l'absurde, c'était révélateur,
03:31puisque j'ai dit président au lieu de premier ministre,
03:33parce qu'il était question, justement, de la guerre en Iran.
03:37Et ses impacts, c'était ce dont parlait Sébastien Lecornu.
03:41C'est au premier ministre de faire ce genre d'annonce,
03:44de parler de la durée de la guerre et de l'influence
03:47qu'elle pourrait avoir sur l'économie française ?
03:50Oui, puisque c'est de lui qu'en découlent les mesures
03:53qui vont justement aider les Français.
03:56Et là-dessus, quand on regarde les mesures,
03:58c'est vrai que le gouvernement a choisi...
04:00Alors, moi, je trouve que le constat est parfait
04:02sur l'impact que ça peut avoir sur les Français,
04:04sur la durée du conflit, sur les scénarios qu'il fait,
04:06le scénario le plus négatif et le plus positif.
04:08Je trouve que ça, c'est très clairement expliqué
04:12et je suis assez d'accord avec ça.
04:13Même s'il reste relativement optimiste ?
04:17Je n'ai pas trouvé qu'il était relativement optimiste.
04:19Je trouvais qu'il a fait deux scénarios,
04:21y compris M. Lescure.
04:22Mais après, sur la différence qu'il y a
04:25entre le fait qu'il y a la guerre,
04:27qui a été répétée à plusieurs reprises,
04:28l'impact économique majeur,
04:30et les mesures qui restent extrêmement ciblées
04:32sur un petit nombre de personnes,
04:34pour moi, la réponse n'est clairement pas à la hauteur
04:36et on aurait pu faire autre chose
04:38qui aurait coûté finalement le même montant.
04:41Je finis mon raisonnement.
04:42Là, on est sur 1,2 milliard, grosso modo.
04:45Si vous bloquiez les prix,
04:47vous alliez voir les distributeurs total
04:50qui les bloquent naturellement,
04:51les grands des moyennes surfaces
04:53qui ont des marges de manœuvre
04:54et on aurait pu les réunir et s'arranger
04:56pour qu'ils bloquent quasiment au même niveau.
04:58Vous n'aviez qu'à aider les petits indépendants
05:00qui, eux, ont des problèmes de marge.
05:01Et si vous aidez les petits indépendants
05:03qui sont une très faible partie des volumes,
05:04vous arriviez à des montants quasi similaires.
05:07Et vous aviez le même prix
05:08pour tous les consommateurs de carburant.
05:129 Français sur 10 ont une voiture
05:13et l'utilisent beaucoup.
05:15Et donc, vous protégiez une majorité de Français.
05:16Or là, on cible à peine 3 millions de Français.
05:18Alors justement,
05:19qu'est-ce qui change dans la vie des Français
05:20et des entreprises, Dominique ?
05:21Alors, deux remarques.
05:23Un, cette crise mort sur la vie concrète.
05:26Je peux vous donner une information ce matin
05:29obtenue auprès des douanes.
05:30La consommation de carburant depuis le 1er mai,
05:34entre le 1er et le 20 mai,
05:36a baissé de 14%.
05:37Elle avait baissé au mois d'avril de 10%.
05:39Alors, c'est 14% par rapport à la consommation de mai 2025.
05:45Mais ça mort.
05:46C'est-à-dire qu'il y a des conséquences extrêmement concrètes.
05:48Les défenseurs de l'environnement pourraient s'en réjouir.
05:50Sur le plan économique, ça n'est pas une bonne nouvelle.
05:52Ça veut dire que c'est des vies personnelles, bien sûr,
05:56et des vies économiques.
05:57Donc, on sait tous ceux qui utilisent beaucoup leurs voitures.
06:01C'est la quatrième crise depuis le début du 1er quinquennat,
06:07depuis 10 ans, presque depuis 9 ans.
06:09Alors, il y en a eu une qui a été auto-crée,
06:11c'est la crise des Gilets jaunes.
06:12Mais il y en a trois qui sont reçues de l'extérieur.
06:15Ça crée une fatigue à la fois économique, politique et psychologique
06:19chez l'ensemble des Français.
06:21On a quand même eu une crise en 2018, en 2020, le Covid,
06:25en 2022-23, l'Ukraine, et maintenant en 2026.
06:28Il y a une fatigue.
06:29Alors, sur le blocage des prix, je ne comprends absolument pas ce que vous dites.
06:34Parce que si on bloque...
06:35En temps est clair.
06:36Non, oui.
06:37Si on bloque les prix, c'est-à-dire que les grandes surfaces,
06:41la grande distribution, donc ils vendent à perte.
06:43C'est ça que ça veut dire.
06:44Parce qu'ils reçoivent le pétrole, les carburants, à un certain prix.
06:49Et si le prix est bloqué par l'État qui dit que c'est 1,50 ou 1,70,
06:55personne ne va les livrer, tout bonement.
06:56Non, non, non.
06:57De ma pensée.
06:57Justement, c'est ça.
06:59Donc on est dans un système de pénurie.
07:01Vous préférez la pénurie au prix.
07:03Non, non, absolument pas.
07:03La pénurie, elle a été créée justement parce que Total ont bloqué les prix,
07:06que les autres n'ont pas suivi,
07:07et ce qui fait qu'ils n'ont pas voulu produire.
07:09Vous reprochez à Total d'avoir bloqué les prix ?
07:10Non, justement.
07:12Ce que je reproche, c'est le manque de coordination de la part justement du gouvernement.
07:15Vous avez très peu de distributeurs, c'est un marché oligopolistique.
07:19Donc vous pouvez les réunir assez facilement en fait.
07:21Les grosses et les grands des moyennes surface,
07:22ils ne sont pas très nombreux, vous les connaissez,
07:24vous les avez appelés souvent les mousquetaires, je ne sais pas quoi.
07:26Vous avez Total qui a une grosse partie des stations.
07:29Et après, vous avez des indépendants qui, eux, effectivement, sont éparpillés,
07:31mais qui représentent très peu de volume.
07:34Et ils ont des représentants, ces indépendants-là.
07:36Vous les réunissez, Total et les grands et moyens distributeurs,
07:40ils ont fait des super profits pendant la crise inflationniste en 2022.
07:44On peut s'arranger pour qu'ils fixent un prix,
07:46qu'ils fixent d'ailleurs le même prix.
07:47Ce qui permet de donner de la lisibilité aux conducteurs.
07:50Et les indépendants, là, bien sûr, il faut les aider.
07:52Mais comme ils sont peu nombreux et qu'ils ont des faibles volumes,
07:55au final, le chèque que ferait le gouvernement,
07:56il ne serait pas loin que celui qu'il fait.
07:58Sauf qu'avec un prix bloqué, vous touchez l'ensemble des conducteurs,
08:02vous protégez l'ensemble des Français,
08:03vous évitez qu'ils aient cet ajustement dont vous avez parlé avant.
08:06Or là, vous ne ciblez que 3 millions de Français,
08:09donc très peu, pour le même montant final.
08:11Mais ça veut dire qu'en dehors de Total, tous les autres sont à perte.
08:15Total produit.
08:17Qu'est-ce que vous en savez sur les grands et moyens distributeurs ?
08:19On n'en sait rien, parce qu'elles font beaucoup de volume.
08:21On connaît leur taux de marge sur les carburants.
08:38Déjà, on n'était pas à un centime, il y avait plus de doutes,
08:41et même la DGCCRF avait sorti une étude,
08:44ça allait parfois à 3, 4 centimes.
08:46Non, non, on n'en est pas sûr.
08:47Et en tout cas, je ne suis pas d'accord sur le fait qu'il faudrait élargir beaucoup.
08:51Il faudrait élargir beaucoup si nous avions des caisses remplies.
08:54Mais malheureusement, ce qui caractérise cette crise,
09:00c'est que c'est la première crise économique que nous prenons de face,
09:04sans aucun airbag.
09:05Je n'ai pas souvenir d'une crise économique que nous ayons déjà abordée dans ces conditions-là.
09:11Je ne dis pas que ça va être une crise absolument considérable.
09:14Mais en 2008, les déficits n'étaient pas très élevés.
09:18En 2020, ils étaient relativement bas.
09:21Aujourd'hui, nous abordons la crise avec des déficits à 5% du PIB.
09:25Et la Commission européenne nous prévoit, pour l'année prochaine,
09:29un déficit à 5,7%.
09:31Sans mesure.
09:325,7, 5,8.
09:335,7.
09:34C'est absolument considérable.
09:36Les fourmis, les cigales, on connaît l'histoire.
09:38Non, non, non.
09:39Moi, je connais surtout l'histoire de gens qui ont beaucoup dit à chaque fois
09:42qu'on a les droits dans le mur.
09:44Avant la crise 2008, attention, on a les droits dans le mur.
09:46Il y avait des rapports qui sortaient qui nous disaient que la dette était catastrophique.
09:49On a mis des milliards.
09:50Avant le Covid, il y avait notre président de la République
09:52qui avait dit à une aide-soignante au CHU de Rouen qu'il n'y avait pas d'argent magique.
09:56On a mis des milliards pendant le Covid et rien ne s'est passé.
09:59Donc, en réalité, nous avons des marges de manœuvre.
10:02Mais souvenez-vous, c'était le quoi qu'il en coûte.
10:03D'où les politiques ciblées.
10:04Je rappelle tout simplement l'aide doublée pour les gros rouleurs de 50 à 100 euros.
10:08Une prolongation de soutien au BTP, aux agriculteurs, aux pêcheurs, aux transporteurs.
10:12Un leasing spécifique pour permettre aux aides à domicile.
10:15Et on sait qu'on a besoin de ces personnes de passer à l'électrique.
10:20Bon, et puis, la nécessité d'électrifier le pays, c'est que le quoi qu'il en coûte,
10:25l'argent magique, ça n'existe plus, Thomas Porcher.
10:28Alors, je ne sais pas ce que ça veut dire.
10:31C'est la logique qui était derrière le discours de Sébastien Lecornu.
10:33Lecornu l'a dit lui-même.
10:34D'ailleurs, il a dit que lui-même faisait partie du gouvernement,
10:37que quand ils avaient baissé massivement les taxes et qu'ils avaient fait les chèques carburants,
10:40ça avait coûté très cher.
10:41Ça avait coûté plutôt de l'ordre d'une dizaine de milliards.
10:44Et là, ça coûte dix fois moins.
10:46Et alors, il justifie ça, effectivement, avec le même raisonnement que Dominique,
10:49sur le fait que nous avons un déficit très élevé.
10:52Nous avons des taux qui augmentent.
10:53Je fais une petite parenthèse sur les taux.
10:55Ils ont augmenté dans toute la zone euro.
10:56Et il faut toujours mettre le taux en fonction de l'inflation,
10:58parce que c'est des taux minaux.
10:59On a une inflation qui augmente à 2,2.
11:01Et donc, le taux réel, taux d'intérêt réel,
11:05comme disait Daniel Cohen, ce qu'il faut utiliser comme indicateur,
11:09reste quand même assez faible.
11:11Non, non, il est beaucoup plus élevé qu'il l'était au moment de la crise ukrainienne.
11:14Moins qu'aux Etats-Unis.
11:15Oui, d'accord.
11:16Infiniment plus élevé qu'au moment de la crise ukrainienne.
11:17En 2008, ça avait augmenté aussi parce qu'on avait eu un taux d'inflation
11:21qui avait aussi augmenté en 2008,
11:23via la hausse des prix du pétrole à l'époque.
11:27Restons concrets.
11:28Là, ce que fait le gouvernement,
11:29c'est qu'il se dit, bon,
11:31il veut réduire les déficits
11:33et il veut aider un tout petit peu les gens.
11:35Si vous augmentez les déficits,
11:37pour aider majoritairement les gens,
11:39il n'y a pas de souci.
11:39Vous savez, le déficit de l'Etat,
11:40c'est l'excédent de quelqu'un d'autre dans l'économie.
11:43Si vous augmentez les déficits
11:44pour aider des gens qui n'en ont pas besoin,
11:47comme ça a été le cas avec les réformes de l'ISF
11:49ou la baisse du CICU
11:50ou d'autres mesures qui ont été prises,
11:52là, c'est problématique.
11:54Donc, moi, je pense que nous avons encore des marges de manœuvre
11:56et qu'il ne faut pas s'interdire de les utiliser
11:57quand il s'agit de protéger les Français.
11:59Mais alors, comment est-ce que le budget 2027
12:01pourra-t-il être construit dans ce contexte, Dominique ?
12:04Oui, ça va être extrêmement difficile
12:04et on voit bien que la dernière année
12:06avant l'élection présidentielle
12:08va être très compliquée sur le plan économique et budgétaire
12:10et on ne voit pas comment une copie peut sortir.
12:12Il en sortira sans doute une,
12:13mais ce sera aussi olé-olé que cette année.
12:16Ce qui est ennuyeux, si vous voulez,
12:18c'est que, je l'ai dit, il n'y a plus d'airbag,
12:20mais non seulement il n'y a plus d'airbag,
12:21mais il n'y a plus de munitions
12:23pour prendre des mesures intelligentes.
12:24Hier, Sébastien Lecornu a annoncé quelque chose
12:27qui n'a pas été relevé.
12:28Il a dit, en fait, si j'avais de l'argent,
12:30il y a une chose que je devrais faire en priorité,
12:32c'est de baisser les taxes sur l'électricité.
12:34Parce qu'il y a tout un discours des pouvoirs publics
12:36et à raison sur l'électrification.
12:38On en a souvent parlé.
12:39Sauf qu'on n'a pas d'argent pour financer l'électrification.
12:42L'électrification, c'est très bien les leasing pour les voitures,
12:44mais enfin, le plus simple,
12:45c'est quand même de baisser le prix,
12:47les taxes sur l'électricité.
12:48Il n'y a pas d'argent pour le faire.
12:50S'il y avait l'ombre de l'esquisse d'un euro,
12:53ce serait là-dessus qu'il faudrait le faire.
12:55Il l'a dit hier, ça n'a pas été relevé.
12:57Je pense que ça doit l'être.
12:58Ce qu'il a dit aussi d'intéressant Roland Lescure,
13:01le ministre de l'économie,
13:02il a dit en fait que la croissance serait soutenue.
13:06Elle serait soutenue par quoi ?
13:07Par nos stabilisateurs automatiques,
13:08c'est-à-dire la hausse du SMIC,
13:09la prime d'activité,
13:10le modèle social.
13:11C'est lui qui l'a dit.
13:12Et donc la vraie question,
13:13c'est est-ce qu'on veut soutenir la croissance ?
13:15Et donc on accepte de creuser un peu les déficits
13:17ou est-ce qu'on veut plomber la croissance
13:19et donc on réduit les déficits en même temps que cette crise ?
13:21Moi j'ai fait mon choix, Dominique a fait le sien.
13:23Histoire à suivre, merci Dominique Seux,
13:25merci Thomas Porchet,
13:26c'était le débat écho du vendredi.
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