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Retrouvez « Le débat éco » présenté par Dominique Seux et Thomas Porcher sur France Inter et sur : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-debat-economique
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00:008h46 sur France Inter et le débat économique de cette semaine porte sur l'industrie automobile en France.
00:06C'est-elle condamnée au déclin ? Un symbole au pluriel de ce déclin.
00:12Hier, Stellantis annonçait l'arrêt de la production et de l'assemblage automobile à Poissy dans les Yvelines.
00:18La veille, Renault avait programmé une baisse de ses effectifs d'ingénieurs.
00:23En 20 ans, la production automobile française a baissé de 2 millions de véhicules.
00:28Thomas Porchet, Dominique Seux, bonjour messieurs.
00:31Bonjour tout le monde.
00:32Baisse des ventes, concurrence accrue, coût de production élevé, surproduction, c'est un paradoxe et on va y revenir.
00:40Mais où va-t-on ? Pouvez-vous d'abord nous décrire le tableau de quel déclin parle-t-on
00:44?
00:44Avant même de savoir si ce déclin est inéluctable. Thomas Porchet.
00:48Je pense que quand je vois les plans de Renault, le plan futur ready de François Provost et le plan
00:56de Stellantis,
00:56qui a de quoi s'inquiéter et j'ai l'impression qu'on n'a pas tenu compte des erreurs
01:01du passé.
01:01Moi je me souviens pendant le Covid, on nous a dit qu'il fallait se réinventer, c'est ce qu
01:05'avait dit le Président de la République.
01:06Des mots sont revenus dans le débat comme réindustrialisation, souveraineté, planification avec la création du commissariat au plan.
01:14Et là, quels sont les plans de ces géants ?
01:16C'est des plans de réduction des coûts, donc il n'y a rien de plus banal, c'est vraiment
01:20ce qu'on fait depuis une trentaine d'années dans la mondialisation.
01:23Réduction des coûts et vous savez quand ?
01:25Vous avez amélioré tous les process, dont il faudrait d'ailleurs faire le bilan, parce qu'on ne sait pas
01:29si ça a vraiment amélioré quelque chose.
01:31Quand vous avez le coût des matières premières qui augmente avec les consommations intermédiaires, qu'est-ce que ça veut
01:35dire réduire les coûts ?
01:36Ça veut dire réduire les effectifs.
01:37Donc moi j'ai l'impression que les plans de l'automobile, c'est des plans où on vous demande
01:40de faire plus, de faire plus vite, mais avec moins.
01:44Donc c'est un avenir très très incertain pour les salariés, donc je suis très inquiet.
01:49Dominique Seux ?
01:49Alors quand on regarde factuellement les chiffres, effectivement, il y a une baisse de la production automobile en France, il
01:55y a une baisse des ventes de voitures en France,
01:59et il y a une baisse des emplois en France.
02:01Je donne juste ce chiffre, la filière automobile dans son ensemble, il y a 15 ans c'était 450 000
02:08personnes, et on tourne aujourd'hui autour de 250 000.
02:11Donc c'est évidemment considérable.
02:13Je peux rajouter un chiffre ?
02:153,5 millions de véhicules produits en 2005 en France, 1,5 millions aujourd'hui, c'est quand même sidérant.
02:21Alors, ça me permet d'ailleurs de porter un petit peu le contre en même temps, nous avons en France
02:29deux constructeurs d'automobiles de taille mondiale,
02:32qui ont des actionnaires en partie français ou totalement français, Renault totalement français ou en partie français Stellantis,
02:39qui sont dans les tout premiers Stellantis, c'est le cinquième constructeur mondial,
02:44Donc il est possédé par la famille Peugeot, par la BPI, la Banque Publique d'Investissement, et par la famille
02:52Agnelli, enfin Fiat,
02:54et donc la cinquième constructeur mondiale.
02:57Et Renault, c'est dans les dix premiers.
03:00Renault a vendu l'année dernière 2,5 millions d'automobiles.
03:04Stellantis en a vendu 5,5.
03:06Donc nous ne sommes pas du tout morts sur le plan automobile.
03:10La question, c'est l'empreinte en France.
03:12Est-ce que ça se fabrique, ça se produit en France ?
03:15Alors, à partir de là, mais évidemment, ça va être le sujet du débat, puisque nous sommes...
03:20En gros, Thomas pense que c'est mort, et moi, je pense que ça n'est pas mort du tout.
03:23Ça n'est pas mort du tout.
03:24Est-ce que vous êtes d'accord sur les causes de cette descente ?
03:26Parce que ce qui est assez frappant, et vous évoquiez le Covid tout à l'heure,
03:29le marché européen s'était effondré, et il continue de s'effondrer depuis le Covid,
03:34et il y a une surcapacité industrielle colossale.
03:38C'est ça le paradoxe, Thomas Porchet ?
03:41Oui, alors, c'est ce que va dire Stellantis, c'est-à-dire qu'il y a une surcapacité en
03:46France.
03:46Les chiffres de Dominique sont vrais.
03:47Il y a eu une désindustrialisation dans une industrie qui est quand même une des celles...
03:53Il y a désindustrialisation alors même qu'on est en surproduction ?
03:55Demandez aux ouvriers de Biancourt ce qui s'est passé.
03:58On a commencé à délocaliser des usines.
04:00On fabrique ailleurs des voitures, on fabrique ailleurs parce que ça coûte...
04:04Non mais Biancourt c'est un symbole, Poissy c'est un symbole pour Stellantis, le site date de 1937.
04:10Les 15 à 20% d'effectifs d'ingénieurs qui vont être supprimés d'ici à deux ans chez Renault,
04:15et à mon avis qui vont être principalement supprimés en France,
04:18parce que les ingénieurs coûtent plus cher en France probablement qu'en Inde ou en Roumanie,
04:23allez leur dire que c'est un symbole ?
04:25Non, c'est qu'il y a eu une désindustrialisation partout, un peu moins quand même dans l'automobile,
04:29mais un peu moins que d'autres secteurs comme le textile qui ont été complètement balayés.
04:33Et là moi quand je vois l'avenir, c'est-à-dire la voiture électrique,
04:38où les Chinois par exemple ont pris une avance énorme avec une montée en gamme importante
04:42tout en produisant 40% moins cher, je me demande comment on peut tenir la concurrence.
04:46Donc la vraie question de l'avenir c'est quoi ?
04:48La vraie question de l'avenir c'est est-ce qu'on choisit d'aller sur une concurrence sur les
04:51coûts avec les Chinois
04:52que l'on va perdre ou est-ce que l'on se protège ?
04:55C'est ça la vraie question de fond.
04:55Mais pour prendre une métaphore automobile, quand on rate un virage on va dans le mur.
04:59Est-ce que là en l'occurrence en ratant le virage électrique on va dans le mur ?
05:01Il y a une concurrence, je termine là-dessus sur un mot très important,
05:04il y a une concurrence accrue, beaucoup plus forte maintenant avec nos concurrents automobiles.
05:09Et quelle partie prenante on décide de protéger dans l'entreprise ?
05:11C'est les actionnaires.
05:12Et ce n'est pas moi qui le dit, c'est François Provos.
05:15Il dit en fait que Provos, excusez-moi bon ça peut se dire peut-être Provos comme on dit Porcher
05:19ou Porcher,
05:20mais bon, bref, ils disent que le but c'est d'assurer aux actionnaires un rendement stable.
05:27Donc c'est de protéger finalement la partie prenante qui est la moins importante dans la production de voitures.
05:32Dominique Seux.
05:33Ce sont des entreprises qui ont perdu pas mal d'argent ces dernières années,
05:35donc les actionnaires ne sont pas hyper protégés.
05:38Il y a beaucoup de choses à redire.
05:41D'abord, il y a encore une empreinte de l'industrie automobile en France qui est importante
05:45et donc il y a des centaines de milliers de personnes qui en vivent.
05:49Il faut quand même citer les sites, les grands sites de production qui sont toujours là.
05:52Vous avez Sochaux, Rennes, Mulhouse, Poissy, Ordain pour Stellantis.
05:57Vous avez Douai, Maubeuch, Sandouville, Baty et Dieppe pour Renault.
06:01Il y a des dizaines de milliers de personnes qui travaillent dans ces sites qui sont toujours là.
06:06C'est vrai en revanche qu'une partie de la production est partie soit en Slovénie, soit en Turquie, soit
06:11au Maroc.
06:12Mais ça permet aussi de maintenir des productions ici en France, notamment des productions à valeur ajoutée.
06:19Vous ne pourrez pas faire des Clio, des 208, pour citer les deux marques, fabriquées en France.
06:26C'est très compliqué.
06:27Enfin, il y a 14 mars chez Stellantis.
06:29C'est très compliqué.
06:30Si vous voulez produire des voitures à 15 000, 20 000, 25 000 euros, ça n'est pas possible en
06:36France.
06:36Alors vous pouvez mettre une barricade autour de la France, mais l'idée c'est quand même que les voitures
06:41soient achetées.
06:42Et les causes profondes de cette désillusion ou de ces difficultés, il y a la baisse des ventes.
06:49Alors après c'est la grande question, est-ce que les Français ne veulent plus acheter de voiture ?
06:53Bon, baisse des ventes, mais je pense que c'est lié au prix.
06:57Baisse de la production, baisse des exportations.
06:59Quand on vend en Asie, on ne le fait pas à partir de l'Europe.
07:02On fabrique en Asie.
07:04Et puis bien sûr, il y a la transition électrique.
07:06Je corrige un point sur les exportations.
07:09On met toujours en avant la menace chinoise.
07:12C'est en partie vrai, mais c'est en partie un tout petit peu de la com' du secteur,
07:16qui a besoin de dire la menace chinoise, la menace chinoise, pour obtenir un certain nombre de mesures.
07:20Si on regarde la réalité des chiffres aujourd'hui,
07:24vous prenez les ventes au premier trimestre en France des voitures.
07:28La première voiture chinoise est 44ème.
07:32BYD n'est pas dans les 100 premières.
07:34Donc, on se calme, ça va peut-être arriver,
07:37mais pour l'instant, si vous prenez les 20 premières ventes de voitures en France au premier trimestre,
07:41donc c'est 3 mois, il y en a 17 qui sont des voitures de constructeurs français.
07:45Mais la Chine est malgré tout devenue le premier producteur et exportateur d'automobiles au monde.
07:50Oui, oui, d'accord.
07:51Avec un savoir-faire.
07:52Oui, mais au mois de mars, dans le monde entier, c'était 150 000 voitures exportées dans le monde entier.
07:57Je vous dis, BYD n'est pas dans les 100 premières pour l'instant.
08:00Ça va peut-être changer.
08:01Mais attention, les premières voitures en France, c'est 208, Clio, Mégane, etc.
08:08Dominique a raison.
08:09Mais après, on voit quand même des choses arriver.
08:11Et les décisions qui sont prises sont inquiétantes.
08:13Parce que, par exemple, quand vous supprimez, BYD a plus de 100 000 postes d'ingénieur.
08:17Nous, on supprime des postes d'ingénieur.
08:19Donc, quand on supprime des postes d'ingénieur, alors on perd de la compétence, on perd de la compétence, on
08:23perd des effets d'apprentissage.
08:24Je ne suis pas sûr qu'on soit en avance, très en avance sur les batteries électriques.
08:28Je pense que les Chinois sont montés en compétence ces dernières années.
08:31Maintenant, on le sait.
08:32Et on voit la vague arriver.
08:33Et on se dit, oh, mais pour l'instant, tout va bien.
08:35Il n'y a que 10% des voitures électriques qui sont chinoises en Europe.
08:38Et peut-être que dans 5 ans, on aura le même débat avec Dominique.
08:40On sera toujours là.
08:41Les Chinois auront 60% du marché de l'électrique en Europe.
08:44Et là, Dominique nous dira, nous avons été trop naïfs sur la mondialisation en Europe.
08:49Bah, c'est ça.
08:50Donc là, vous parlez à la place de Dominique.
08:52Oui, parce que c'est fort.
08:53Il parle souvent à ma place.
08:54Non, mais c'est une technique.
08:55Vous êtes dans le futur, Thomas Portet.
08:57C'est une technique assez éprouvée.
08:58Il parle souvent à ma place.
09:00Mais l'Europe est la zone la plus ouverte au monde.
09:02Et moi, je crains vraiment que la voiture subisse le destin du textile.
09:08Bon, alors moi, je ne crois pas du tout que les constructeurs occidentaux soient complètement à la ramasse sur la
09:12voiture électrique.
09:14Je pense qu'il y a une courbe d'apprentissage.
09:16Évidemment, il y a eu un peu de retard à l'allumage.
09:18Mais c'est en train d'arriver.
09:21Et d'ailleurs, je vois que les voitures électriques qui sont vendues en France commencent maintenant à être des constructeurs
09:26français ou ailleurs.
09:27Et regardons nos voisins.
09:28Les Allemands, eux, pour le coup, sont vraiment exposés peut-être davantage que les Français à cette idée de déclin
09:36ou à ce déclin inéluctable ?
09:38Pour une autre raison.
09:38C'est-à-dire qu'eux, ils exportaient beaucoup en Chine.
09:41Et les Chinois se débrouillent très bien.
09:43Les Chinois ont dit, écoutez, maintenant, on a pris vos technologies.
09:45On a inventé les nôtres.
09:46Et maintenant, débrouillez-vous sur le marché européen.
09:49Ça devrait vous inquiéter, ça.
09:50Et donc, les Allemands exportent moins.
09:53C'est tout le problème de l'économie allemande, qui avait de l'énergie russe et des exportations vers la
09:59Chine.
09:59Et donc, ils sont un petit peu dans la difficulté.
10:01Est-ce que ça interroge la place de la voiture dans nos sociétés, Thomas Porchet ?
10:04Non, mais nous savons, enfin, moi, je suis quelqu'un qui va dire, bon, que peut-être que l'avenir
10:10de la mobilité ne se fait pas dans la voiture.
10:12Non, mais attendez, ce qui m'inquiète vraiment, là, c'est que si tout ça était inclus dans un plan
10:18global, un plan européen, un plan national, une stratégie,
10:22où on se dit, bon, la part de la voiture va disparaître, donc nous pouvons anticiper ces changements-là.
10:26Mais pas du tout.
10:27Là, c'est des plans d'entreprise.
10:28Il n'y a pas de stratégie globale sur la mobilité en Europe et en France.
10:32Rien, il n'y a pas de stratégie industrielle.
10:33Donc, c'est des plans individuels de Renault, de Stellan-Stis, pour, voilà, on va dire, survivre dans la modélisation
10:40en compressant encore une fois les coûts.
10:41Survivre dans la modélisation ?
10:42En compressant les coûts.
10:43Non, mais, écoutez, moi, je me souviens d'une interview de l'ancien PDG de Google, Eric Schmidt,
10:49qui s'inquiétait du fait qu'il y avait une production quatre fois plus grande d'ingénieurs en Chine qu
10:54'aux Etats-Unis.
10:54Il disait, voilà, il y a un problème.
10:56Nous, on supprime des postes d'ingénieurs.
10:58Donc, c'est pour vous dire, quand même, qu'il va y avoir un problème à terme d'innovation.
11:02La place de la voiture dans notre société ?
11:04Je n'ai aucun doute que si un grand plan était fait place des Invalides au commissariat au plan sur
11:09l'avenir de l'automobile,
11:10tous les problèmes seraient réglés avec une équipe d'une dizaine de personnes.
11:13Je n'ai aucun doute là-dessus.
11:13Vous avez raison, Thomas.
11:15L'Europe réagit, puisque l'Europe a pris une décision qui est de protéger, en mettant des droits de douane
11:22sur les voitures chinoises.
11:23Donc, l'Europe a commencé à réagir.
11:26La place de la voiture, d'abord, c'est très intéressant que nous débattions de ce sujet de l'avenir
11:30de la voiture.
11:31Nous ne l'avions pas fait depuis assez longtemps.
11:32Ça veut dire que ce sujet commence à intéresser.
11:35Il y a trois ans, il y a cinq ans, tout le monde disait, la voiture, honnêtement, on s'en
11:39fout complètement.
11:40On va s'en passer.
11:40On va s'en passer.
11:41C'est une affaire de ruraux.
11:43Et en ville, la voiture, c'est vraiment complètement réagir.
11:46Je trouve ça bien.
11:47Et j'essaie, moi, d'en parler aussi dans la semaine en éditorial.
11:5187% des Français ont encore une voiture.
11:54Alors, c'est vrai, dans les grandes métropoles, c'est moins le cas.
11:57Mais vous savez qu'une majorité des Français, je l'ai déjà dit ici, n'utilisent jamais.
12:01On peut le regretter.
12:02J'aimerais, messieurs, vous poser une question qui est une colle.
12:05Quelle est la seule marque de voiture qui fait sa publicité aujourd'hui dans la presse écrite, dans la presse
12:11papier ?
12:12La seule marque de voiture ?
12:13B.Y.D. ?
12:14Non.
12:15Thomas Porcher ?
12:16Renault ?
12:17Porsche.
12:18Rolls-Royce.
12:19Ah bah oui, parce qu'ils ont...
12:20C'est pas très loin.
12:21Oui, mais c'est parce qu'ils ont...
12:23Non, non, parce qu'ils vendent une centaine de voitures.
12:25Mais alors, comment expliquer le niveau de marge et le succès de Rolls-Royce, par exemple,
12:30alors que l'ensemble de Stellantis, Renault, Fiat, Chrysler, enfin, toutes les marques...
12:37Alors, je vais vous laisser dire.
12:39Souffrent et connaissent ce déclin.
12:40Le marché du luxe, c'est un marché par l'offre et pas par la demande.
12:43De l'ultra luxe, c'est un marché par l'offre et pas par la demande.
12:46C'est l'offre qui fixe totalement les prix.
12:49Et Rolls-Royce, je crois, est en train de mettre sur le marché...
12:53Ils appellent des clients en disant, nous avons une voiture à 5 millions de dollars à vendre.
12:57Est-ce que vous la voulez ?
12:58Si vous ne la voulez pas, on trouvera quelqu'un d'autre.
13:00Et il trouvera des acheteurs.
13:01Thomas Porcher, vous vous réjouissez du succès de Rolls-Royce, marque européenne ?
13:05Pareil, c'est une marque de luxe.
13:07Vous savez, en économie, la rareté, on l'isole toujours et on regarde le marché.
13:10Et là, on est sur de la rareté.
13:11Donc, ce n'est pas ça le vrai marché de l'automobile.
13:13Le marché de l'automobile, c'est Renault, Stellantis.
13:15Et là, les plans sont plutôt inquiétants.
13:17L'important, c'est que les constructeurs d'automobiles refassent ce qu'ils ont fait il y a une quinzaine
13:21d'années,
13:21qui étaient des voitures à 10 000 euros.
13:23C'est ça qu'ils ont perdu depuis 10 ans.
13:25Et c'est absolument ça qu'ils doivent d'urgence avec lequel ils vont.
13:29Je ne vois aucun plan prévoyant une voiture comme ça, peu chère, écologique, adaptée aux Français.
13:37Je ne le vois pas dans les plans que j'ai lus.
13:38Bon, écoutez, on aura l'occasion d'y revenir, puisque le sujet est important et qu'il nous concerne.
13:45Merci Dominique Seux, merci Thomas Porcher.
13:47C'était le débat de l'écho du vendredi.
13:49Merci.