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  • il y a 13 heures
C’est à la fois ce qu’on appelle un « marronnier », un sujet qui revient chaque année, et un sujet sérieux : doit-on être fier de notre mois de mai ? C’est bon ou mauvais pour la croissance ?

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Transcription
00:00Ils ont renoncé au bonheur du pont ce mois de mai pour nous et pour vous chers auditeurs.
00:08Thomas Porchet et Dominique Seux, bonjour messieurs et bienvenue.
00:13C'est à la fois ce qu'on appelle un marronnier, c'est-à-dire en bon journalisme,
00:18un sujet qui revient chaque année et un sujet sérieux.
00:21Doit-on être fier de notre mois de mai ?
00:27Y a-t-il un bonheur des ponts ? Est-ce qu'ils sont bons ou mauvais pour la croissance
00:32?
00:32Sans d'autres termes, les jours fériés pèsent-ils sur l'économie ?
00:36On va d'abord partir de ce constat.
00:38Est-ce que vous êtes au moins d'accord, messieurs, pour dire que le mois de mai 2026 est très
00:42atypique ?
00:43Thomas Porchet ?
00:44Pas très atypique. Il y a 31 jours, toujours.
00:47Oui.
00:48C'est la première des choses.
00:51Sur le mois de mai 2026, on a 17 jours ouvrés.
00:54Sur le mois de mai 2025, on avait 19 jours ouvrés.
00:57Donc il y a deux jours d'écart, peut-être avec le pont, trois jours.
01:00Et quand on regarde l'année 2025, on avait 251 jours ouvrés.
01:04L'année 2026, on a 252 jours ouvrés.
01:08Donc l'année 2026, on travaillera plus finalement que l'année 2025.
01:11Donc il n'y a pas de grosses différences en réalité.
01:14Dominique ?
01:14Le mois de mai n'est pas fondamentalement différent.
01:16Il y a quand même quatre semaines d'affilée, ce qui est assez rare.
01:18Quatre semaines d'affilée raccourcies.
01:21Mais c'est particulièrement atypique par rapport aux autres pays.
01:25On a un pays qui, en gros, ne s'arrête pas, mais qui ralentit nettement.
01:30Aux Etats-Unis, il y a autant de jours fériés.
01:32Il y en a 11.
01:32Il y en a 11 jours fériés nationaux.
01:34Absolument.
01:35Et c'est légèrement en dessous de la moyenne européenne.
01:37L'Allemagne n'en a que 9, mais l'Espagne ou la Roumanie en ont 14.
01:40Voilà, on est dans la moyenne.
01:42Comme d'habitude, on est plutôt dans la moyenne haute.
01:44Mais on est dans la moyenne.
01:47Ce qui est particulier, c'est que c'est tout un pays.
01:49Tout est très ritualisé chez nous.
01:51Et on le voit d'ailleurs autour du 1er mai, tous les débats qu'il y a eu.
01:55Tout le monde s'arrête en même temps.
01:56Donc ça donne l'impression d'un pays qui est ralenti.
01:58Mais ma position dans ce débat-là va être toujours la même.
02:03Difficile.
02:03C'est-à-dire, ma position va être toujours la même.
02:06C'est un choix collectif dont il faut assumer les conséquences.
02:09Et les conséquences, c'est quand même moins de revenus.
02:12Alors, est-ce qu'il y a des conséquences économiques ?
02:14Évidemment qu'il y a des conséquences économiques.
02:15Voilà, puisque c'est la question.
02:16L'impact économique de ces semaines raccourcies, est-ce qu'il est négatif ou positif ?
02:21Pour moi, il est négatif.
02:23Je cite d'ailleurs la zone de conjonction de la Banque de France.
02:26Est-ce qu'on peut les mesurer ?
02:26Publiée, absolument, publiée en début de semaine, Banque de France.
02:29En mai, le chef d'entreprise de l'industrie anticipe une baisse de l'activité
02:33en raison notamment du positionnement des jours fériés.
02:36Certaines entreprises ont d'ailleurs décidé de les compléter par des jours de fermeture.
02:39un recul de l'activité est marqué dans l'automobile et dans l'habillement textile, chauchure
02:45et les équipements électriques.
02:46Donc c'est très net.
02:47Alors, juste, effectivement, l'impact macroéconomique global,
02:51quand on prend tous les secteurs, c'est vraiment très très faible.
02:54C'est moins 0,06 points de pays.
02:58On peut s'appeler parfois dans certaines études à moins 0,06.
03:01C'est en gros entre 1,5 et 2 milliards d'euros de croissance.
03:05Oui, pas de croissance.
03:06Oui, d'activité.
03:08D'activité.
03:09Mais je reviendrai là-dessus, mais je vais finir pour ma démonstration.
03:11Je reviendrai là-dessus pour vous dire qu'il ne faut pas réagir comme ça.
03:14D'accord.
03:14Ce que dit Dominique, il a raison.
03:16Sur l'industrie, effectivement, sur tout ce qu'on appellerait le travail en continu,
03:20il y a un impact parce que ça peut prendre des jours de retard, par exemple, dans le BTP ou
03:24dans l'industrie manufacturière.
03:25Mais il y a d'autres secteurs qui profitent, par exemple, tous les secteurs du loisir, le tourisme, le transport.
03:30On se rend compte qu'il y a des jours fériés et des ponts, il y a des boums sur
03:33ces secteurs-là.
03:34Mais sur l'ensemble, effectivement, macroéconomique, il y a un effet extrêmement léger.
03:38Et quand on regarde après les années où il y a eu plus de jours, on va dire, chômés avec
03:44les ponts, etc.
03:44Et les années où il y en a eu moins, il n'y a pas vraiment d'impact sur le
03:50PIB au niveau global.
03:53Pas vraiment d'impact malgré tout, Dominique.
03:55Vous avez pensé en disant qu'il y avait un impact de 1,5 milliard, 0,06 points de PIB.
04:00Vous multipliez par le nombre de jours fériés.
04:05En fait, vous avez un impact.
04:07Après, on peut considérer que c'est formidable et que c'est très bien.
04:10Vous savez, vous connaissez la formule de Boswell.
04:12Dieu serie des hommes qui déplorent les effets des causes qu'ils chérissent.
04:16Bon, nous avons décidé collectivement de moins travailler qu'ailleurs.
04:20Mais le débat est là.
04:21Sur le modèle européen, il y a moins de revenus à la fin.
04:25Et c'est vrai que nous constatons tous qu'il y a un décrochage des revenus en France comme dans
04:29les pays européens.
04:30Dominique, il ouvre une porte très intéressante.
04:31Et ça revient à ce que vous avez dit.
04:34Effectivement, un jour, c'est 1,5 milliard en moins.
04:38Alors donc, si on reprend les 10 jours fériés qu'on a ou les 9-10 jours fériés qu'on
04:42a,
04:43vous faites le calcul, vous multipliez, vous avez quand même une somme importante.
04:46Et puis après, on peut aller encore plus loin.
04:48On peut retirer les 104 jours de week-end que l'on a.
04:51Et alors là, on a 6 points de croissance en plus à l'année.
04:53On rembourse l'intégralité du déficit.
04:55Et là, je pense que je vais tenter très fortement Dominique.
04:57qui va nous dire, bah oui, alors pourquoi on ne prendrait pas un jour férié,
05:02un jour de week-end en plus pour travailler et ainsi de suite.
05:04Donc, on ne peut pas réagir comme ça.
05:05On ne peut pas comptabiliser comme ça de manière continue les choses.
05:08Sinon, on revient à refaire travailler les enfants de 8 ans comme au 19e siècle
05:12dans les industries manufacturières et tout le monde sera content.
05:15Oui, par exemple, vous allez un peu loin malgré tout dans la démonstration.
05:18C'est ce qu'on appelle à l'île le point Godwin en économie.
05:21Ça commence comme ça et ça finit souvent comme ça.
05:23Alors justement, il y a quand même quelque chose d'intéressant.
05:27C'est que ce sont des jours qui génèrent aussi des activités
05:30autres que les activités manufacturières, le tourisme notamment, les loisirs.
05:35Ça ne compense pas donc, Dominique ?
05:37Non, ça ne compense pas tout à fait.
05:39Quand l'INSEE nous dit c'est 1,5 milliard, c'est tout compris.
05:44C'est-à-dire qu'avec les restaurants qui effectivement ouvrent,
05:48enfin, en plus de clients, les sites touristiques,
05:51mais au total, c'est vrai qu'il y a un léger...
05:55Mais alors, pourquoi l'éternel retour du même de François Bayrou
05:58qui, on s'en souvient peut-être ou pas,
06:00mais il y a quelques mois proposait de supprimer deux jours fériés ?
06:03Il en avait forcément évalué le bénéfice économique.
06:06Gabriel Attal avait lancé le débat sur le 1er mai.
06:10Qu'est-ce qui est derrière ces discours politiques ?
06:14Est-ce que c'est l'argument de la compétitivité ?
06:16Toujours cette idée que les Français ne travailleraient pas
06:18et ne produiraient pas assez par rapport à leurs voisins européens,
06:22allemands notamment ?
06:23Non, mais la France est un pays qui, globalement,
06:28travaille moins que les autres.
06:30C'est un indicateur que j'ai donné très souvent à cette antenne,
06:33donc je vais le redonner.
06:35Vous prenez le total des heures travaillées en France.
06:38Vous divisez par le nombre d'habitants.
06:40On ne peut pas faire plus basique comme indicateur.
06:42La France est 674 heures.
06:45Si on prend nos voisins,
06:46les voisins, la Belgique 687,
06:49l'Allemagne 724 heures,
06:51l'Espagne 731,
06:53l'Italie...
06:54Tout le travail, tout le travail.
06:56L'Italie 767 heures,
06:58et la Suisse 900 heures.
07:00La France est un pays qui, globalement,
07:02travaille moins.
07:04Ça ne veut pas dire que ceux qui travaillent
07:06travaillent beaucoup moins que les autres,
07:08un peu plus efficace,
07:09c'est qu'il y a moins de personnes au travail.
07:12C'est en train un peu de se corriger.
07:14C'est le taux d'emploi,
07:15d'activité et d'emploi qui augmente.
07:17Mais au total,
07:18nous continuons à travailler moins que les autres.
07:21Alors, j'ai cité l'Europe.
07:25La Corée du Sud,
07:27c'est 1047 heures.
07:28Nous sommes à 644 heures.
07:301047 heures par an.
07:31Thomas Porchet.
07:32Nous y sommes.
07:32Et les Etats-Unis, 1850.
07:34Alors, on comprend bien,
07:35avec ce type d'arguments
07:37répétés un peu tous les jours par dominion,
07:39que les politiques soient sensibles à ça.
07:44C'est une vraie question.
07:45Oui, en 2014.
07:46L'économie politique.
07:46En 2014, le MEDEF,
07:48et ce n'était pas la première fois,
07:49disait qu'il faut supprimer deux jours fériés.
07:51C'est ce qu'avait repris M. Beyrou.
07:53D'ailleurs, il avait dit,
07:54dans son plan pour créer un million d'emplois,
07:56que ça allait créer 100 000 emplois.
07:58Je ne sais pas comment ils faisaient les calculs.
07:59Et ça nous donnait un point de croissance.
08:00Je ne sais pas comment ils avaient fait les calculs,
08:01mais on sait que les calculs en termes de...
08:03Vous vous souvenez du précédent
08:04de la journée de solidarité ?
08:05On sait que les calculs de création d'emplois du MEDEF
08:08sont pour le moins farfelus.
08:09On l'a vu pour le CIC,
08:10où ils nous promettaient aussi un million d'emplois.
08:11Les études ont dit que c'était plutôt 100 000 emplois
08:13créés ou maintenus,
08:14ce qui est quand même sur un facteur 10 inférieur.
08:17Mais bon, continuons.
08:19On sait très bien qu'un certain nombre de politiques
08:20sont sensibles à ce que peuvent dire
08:21le patronat et des think tanks
08:24sur les jours fériés.
08:25Et maintenant, sur le temps de travail.
08:27Sur le temps de travail, bien sûr,
08:28les pays où on travaille le plus au monde,
08:30ça va être le Cambodge, le Bangladesh, le Mexique.
08:32Il a raison, Dominique.
08:33Et vous regardez en Europe...
08:35Il a cité la Corée du Sud.
08:38Regardons en Europe.
08:39Le seul pays qui a augmenté son temps de travail
08:41ces dernières années, c'est la Grèce.
08:43Et les pays qui travaillent le plus,
08:44c'est la Roumanie, la Grèce.
08:46En fait, la dynamique globale depuis un siècle
08:49dans l'ensemble des pays riches,
08:50c'est de travailler moins.
08:51Et pour moi, personnellement,
08:53travailler moins, c'est quand même un progrès social.
08:56Et pourquoi nous pouvons travailler moins ?
08:57Parce que nous produisons plus en une heure de travail
08:59qu'il y a un siècle.
09:00Donc la vraie question, de fond,
09:02c'est la question de la productivité.
09:04Mais il y a la question, malgré tout,
09:05de ce précédent de la journée de solidarité.
09:08C'est-à-dire que ça aussi,
09:09c'est une décision collective,
09:11ou en tout cas qui a été prise
09:13par un gouvernement,
09:14la journée de solidarité, la Pentecôte,
09:16qui attise l'intérêt des économistes
09:19et de nombreux politiciens.
09:21Ça peut être aussi une piste de réflexion.
09:23Alors, le lundi de Pentecôte est, à ma connaissance,
09:25toujours un jour férié,
09:26mais il peut être travaillé.
09:27Il peut être travaillé.
09:28Il peut être travaillé.
09:29Et je ne sais pas quelle est la proportion
09:31de gens qui vont travailler le lundi de Pentecôte.
09:34Elle n'est pas forcément très élevée.
09:36C'est-à-dire qu'un certain nombre d'entreprises ont dit
09:38ce jour-là, en fait,
09:41il restera non travaillé,
09:43mais il est décompté
09:44dans le nombre de jours de congés.
09:48Au total, l'activité,
09:50pour répondre à la question de Thomas,
09:52oui, la tendance historique, bien sûr,
09:54et on s'en réjouit,
09:55est à la baisse.
09:56La question, c'est est-ce que nous faisons
09:58en même temps que les autres pays ?
09:59Ce qui est le principe,
10:00est le propre de la compétitivité
10:02vis-à-vis des autres pays.
10:04Nous sommes décalés.
10:05Nous sommes décalés
10:07parce que nous avons,
10:08non seulement, un jour,
10:10une durée du travail
10:11pour ceux qui travaillent,
10:12légèrement inférieure.
10:14En fait, si vous prenez
10:15les jours de RTT pour les cadres,
10:17plus les congés,
10:19plus les conventions collectives
10:20qui sont souvent favorables
10:22dans des ex-entreprises publiques
10:23ou des grandes entreprises,
10:24au total,
10:26nous sommes relativement décalés.
10:27Est-ce que la productivité
10:29compense ça ?
10:30On sait que la productivité,
10:32dont on a entendu,
10:33elle est la meilleure du monde.
10:35En fait, c'était un fake parfait
10:37puisque les vieux et les jeunes
10:38ne travaillent pas.
10:39Absolument, on en a déjà débattu
10:40de tout ça.
10:41Nous ne pouvons pas
10:42être éternellement décalés.
10:44L'important,
10:44c'est que la productivité remonte.
10:46Pour que la productivité remonte,
10:48c'est la question
10:48de la formation
10:50sur laquelle, hélas,
10:52nous avons un décrochage également.
10:54Alors, je vais reprendre une phrase...
10:56parce qu'il y a une question importante...
10:57J'aimerais quand même répondre.
10:58Comme le dit souvent Dominique,
11:00soyons concrets.
11:01Parlons de microéconomie.
11:02Il dit souvent ça, Dominique.
11:03Oui, absolument.
11:04Les salariés, en 2007,
11:06Nicolas Sarkozy a dit
11:07qu'il fallait travailler plus
11:08pour gagner plus.
11:09Et en fait, le vrai sentiment
11:10de la majorité des salariés aujourd'hui,
11:12c'est qu'ils travaillent plus
11:12pour gagner pareil
11:13ou pour même gagner moins.
11:14Il y a eu l'inflation
11:15qui est passée par là, etc.
11:16Donc, ce discours
11:17sur les jours fériés,
11:18les gens ont de plus en plus
11:20de mal à l'entendre.
11:21Ça, il faut vraiment
11:21l'avoir en tête.
11:22Ensuite, sur les comparaisons
11:23internationales,
11:24je suis d'accord en partie
11:25avec Dominique
11:26parce qu'il y a quand même
11:28des études qui montrent
11:28que quand on prend tout,
11:29quand on prend les salariés
11:30et le travail indépendant,
11:31parfois, on repasse
11:32au-dessus d'autres pays,
11:33et ainsi de suite.
11:33Mais bon, je refuse, moi,
11:36d'être dans le fait
11:36de niveler toujours
11:38tout vers le bas.
11:39Parce que dans ce cas-là,
11:40on prend la fiscalité de l'Irlande,
11:41on se met à 12%,
11:43on prend le temps de travail
11:44de la Roumanie.
11:46À la fin, on a très bien compris
11:47qui, dans tout ça,
11:48en profite
11:49et qui est la variable d'ajustement.
11:51Alors, je disais que c'était
11:52un marronnier
11:53et donc un sujet
11:54qui revenait absolument
11:55chaque année.
11:56Est-ce que l'intelligence artificielle
11:58ne risque pas
11:59de rendre ce débat
11:59totalement obsolète ?
12:01Et par exemple,
12:01l'année prochaine,
12:02nous nous retrouverons
12:03à ce micro
12:04et nous n'en parlerons pas
12:05parce que les choses
12:06auront changé.
12:07C'est possible, Dominique ?
12:08Oui, c'est possible.
12:09Alors, je sais bien
12:10qu'à chaque fois
12:11qu'il y a une révolution technologique,
12:13il y a des craintes
12:14qui sont émises
12:15et puis, à la fin,
12:16on s'aperçoit
12:16que des emplois sont détruits,
12:17des emplois sont créés
12:19et donc,
12:19au principe schumpeterien
12:20et donc, au total,
12:22on continue,
12:22l'économie continue de croître.
12:25Il se passe quand même
12:26quelque chose de particulier
12:26avec l'intelligence artificielle
12:28ou plutôt,
12:28il y a deux choses particulières.
12:29La première,
12:30c'est que ce sont plutôt
12:31les cols blancs
12:31qui sont concernés
12:32que les cols bleus
12:33ou que les emplois de services
12:35et donc,
12:36ça frappe plus les esprits
12:38dans les milieux urbains.
12:39Et la deuxième chose,
12:41c'est qu'on constate
12:42dans certains secteurs d'activité,
12:44bien sûr,
12:44les avocats,
12:45le conseil,
12:46les architectes,
12:46qu'il y a
12:48des tâches
12:49qui peuvent être sous-traitées
12:51à l'intelligence artificielle.
12:52Arthur Mensch,
12:53le patron de Mistral,
12:54disait il y a quelques jours
12:55devant une commission sénatoriale,
12:58eh bien,
12:59je n'ai plus besoin
12:59de codeurs,
13:00j'ai besoin de gens
13:01qui encadrent
13:02les intelligences artificielles
13:03pour le codage.
13:04Le chômage
13:05des jeunes
13:06aux Etats-Unis
13:07est en train
13:08d'augmenter
13:09plus rapidement
13:11que le reste
13:11de la population
13:12parce qu'il y a
13:15une interrogation
13:16sur les emplois des jeunes.
13:17Et même chez les mieux formés.
13:18Moi, je pense qu'on va demander
13:20aux gens
13:20de faire plus.
13:21Par exemple,
13:22un consultant
13:22qui avait deux dossiers
13:23par mois,
13:23il va passer
13:24à trois,
13:24quatre dossiers
13:25par mois,
13:25mais ça ne va pas réduire
13:26le temps de travail,
13:27ça ne va pas améliorer
13:29la qualité du travail.
13:30Non,
13:31ça ne l'améliorera pas.
13:32On va augmenter la quantité.
13:34On verra donc
13:34l'année prochaine
13:35si ce débat
13:36est devenu obsolète
13:37ou s'il se reposera
13:40avec la même acuité.
13:41Sachant qu'il y a dix ans
13:43on était très inquiets
13:44sur l'emploi
13:44de l'effet
13:45internet généralisé,
13:47la France a créé
13:48deux millions d'emplois.
13:49Donc voilà,
13:49les choses ne sont pas
13:50encore écrites.
13:51Merci pour cet optimisme
13:52et cette touche d'espoir
13:53Dominique Seux,
13:54Thomas Porcher,
13:55bon week-end.
13:56...
13:56...
13:56...
13:56...
13:56...

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