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  • il y a 8 minutes
Ce vendredi 13 février, dans sa chronique, Annalisa Cappellini s'est penchée sur la question de tirer parti de la Conférence de sécurité de Munich pour rechercher une renaissance européenne. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans Good Morning Business, présentée par Laure Closier sur BFM Business.

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Transcription
00:00L'Europe n'agit jamais aussi bien et aussi vite que quand elle agit dans l'urgence,
00:03elle n'est jamais aussi unie que quand elle fait face à une menace extérieure.
00:07Donc c'est peut-être ici, à cette conférence de Munich,
00:09que va germer l'idée d'une stratégie pan-européenne sur la défense, sur la sécurité.
00:14Sauf que pour ça, il faut prendre conscience que désormais, il n'y a plus une seule menace, la Russie.
00:18Il y en a deux, ce sont aussi les États-Unis.
00:21Et surtout, il faut accepter que rien ne nous garantit que ce nouveau positionnement des États-Unis
00:25va se terminer à la fin du mandat de Donald Trump.
00:28Donc, est-ce qu'on aura ce réveil européen ?
00:30Pour l'instant, on voit des petits signaux de la part des Européens
00:32qui essayent de se mettre en ordre de bataille pour arriver prêt à cette conférence de Munich.
00:37Alors, Gide Evans ne sera pas là, mais il y aura beaucoup d'Américains.
00:41Effectivement, il y aura une cinquantaine de membres du Congrès
00:43qui vont défendre la ligne de Washington face à leurs partenaires transatlantiques
00:47qui, cette année, les attendent de pied ferme.
00:49D'ailleurs, le ton est vraiment celui d'un affrontement.
00:51C'est ce que dit le président de la conférence de Munich, Wolfgang Ischinger,
00:55qui parle d'une Wrecking Ball.
00:57Donc, littéralement, d'une boule de destruction.
00:59Donc, c'est une force de destruction massive
01:01qui est en train de pulvériser la stabilité de l'ordre international.
01:04Et d'ailleurs, le rapport de Munich sur la sécurité
01:06qui est publié quelques jours avant la conférence,
01:08cette année, s'appelle de manière très prophétique
01:11« En cours de destruction ».
01:12On se souvient quand même, Annalisa,
01:14que l'année dernière, Gide Evans nous avait un peu secoués.
01:16Oui, avec ce discours dans lequel il avait dénoncé
01:18une liberté d'expression sous attaque en Europe,
01:21avec une Europe qui tourne le dos à la démocratie.
01:23Et ce discours-là, il avait peut-être remarqué
01:25la première vraie rupture entre les Européens et les Américains.
01:29Et surtout, il nous a un peu pris de court.
01:31Donc, c'est aussi pour ça que cette année,
01:32on tient autant à se préparer à être déjà en ordre de bataille.
01:36Et en fait, ce qu'on a compris depuis,
01:37c'est que ce discours de Gide Evans
01:39n'avait pas du tout été une sortie de route
01:41par rapport à la position de Donald Trump.
01:42Au contraire, il a ouvert le chemin
01:44de toute cette nouvelle administration.
01:46Tout ce qu'il a dit a été repris ensuite
01:48dans la stratégie de sécurité américaine
01:50qui a été publiée à la fin de l'année dernière.
01:52Cette année, vous l'avez dit, lui n'est pas là.
01:54C'est Marco Rubio qui va représenter les États-Unis.
01:56Donc, le ton sera sans doute un peu plus conciliant.
01:59Mais le fond reste le même.
02:01L'ère du partenariat transatlantique appartient au passé.
02:03Et donc, désormais, la balle est dans le camp des Européens.
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