- il y a 14 minutes
En 2025, la France a enregistré un record historique de 6 167 violations de données personnelles, soit près de 10 % de plus qu'en 2024. Face à cette explosion des cyberattaques, qui touchent tous les secteurs sans exception, la CNIL hausse le ton : pour la première fois de son histoire, elle consacrera la moitié de ses contrôles à la cybersécurité.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:03C'est parti pour le grand débrief de l'ActuTech que vous regardez les jeudis à 10h45 en direct sur
00:09la chaîne Bismarck.
00:11Aujourd'hui autour de la table avec moi pour commenter l'actualité, j'ai le plaisir d'accueillir Georgie Courtois
00:15qui est avocat associé chez Simons & Simons.
00:18Bonjour.
00:19Bienvenue Georgie aujourd'hui.
00:21Alain Garnier également présent.
00:22Bonjour Alain, bienvenue dans Smartech, PDG de Jamespot et Julien Pillot, enseignant-chercheur en économie à l'INSEC.
00:30Bienvenue aussi Julien dans ce nouveau débrief de l'ActuTech dans lequel on va parler de cet accablant rapport de
00:37l'ACNIL sur les fuites de données.
00:38On bat encore un record, record historique en France en matière de fuite de données avec en plus les administrations
00:45qui sont vraiment en première ligne.
00:47On va faire notre revue de presse pour sortir nos cartons rouges.
00:50On va s'intéresser à ce bruit qui court concernant les VPN qui pourraient être interdits dans l'Union Européenne.
00:56On y croit vraiment à ça ?
00:57On va parler aussi de Chaps Vision qui est notre champion européen face à Palantir mais qu'on n'a
01:02pas choisi en France.
01:03En revanche l'Allemagne, oui, a osé basculer vers un choix souverain, dirait-on.
01:09Et puis on va parler des recommandations remises au gouvernement pour accélérer le déploiement d'infrastructures numériques en France.
01:15Mais d'abord je propose qu'on démarre avec le véhicule autonome, peut-être demain d'utilité publique, en tout
01:20cas pour lancer cette discussion.
01:22Je vous propose d'écouter Nathalie Hérisson qui est connectée à distance.
01:26Bonjour Nathalie.
01:27Bonjour Delphine.
01:28Vous êtes responsable au sein de la direction assurance d'hommage aux biens de projets prospectifs et transversaux à la
01:37Massif.
01:38Massif donc assureur mutualiste qui est un assureur auto très important, le premier je crois en France.
01:45Et vous avez publié...
01:46Absolument, en nombre de contrats, oui.
01:47Voilà, très bien.
01:48Et vous avez publié les résultats d'une enquête menée avec l'institut VDcom sur les robots taxis navettes automatisées.
01:56Vous les voyez comme finalement un moyen de réduire les fractures sur la mobilité, presque j'allais dire comme une
02:03alternative au transport en commun ?
02:06Alors, vous l'avez rappelé, la Massif est un acteur important en matière d'assurance d'hommage.
02:11Nous nous assurons plus de 6 millions de véhicules.
02:14Donc évidemment, ça nous place comme observateurs privilégiés de l'évolution des besoins et des usages en matière de mobilité.
02:22Alors, en fait, nous avons évidemment observé la montée croissante de véhicules automatisés.
02:29Et nous, on s'est dit en quoi ces innovations technologiques peuvent aussi servir le progrès sociétal et le progrès
02:37territorial.
02:38Parce qu'en fait, ce qui nous intéresse, c'est en quoi ces nouveaux véhicules, que ce soit des navettes
02:44automatisées ou des robots taxis,
02:45vont rendre un service très concret à nos concitoyens qui peuvent être dans des zones rurales ou périurbaines
02:53où ils ont peu de choix, peu d'alternatives à la voiture individuelle.
02:57Il y a 7, ça c'est dans notre baromètre, il y a 7 personnes sur 10 en zone périurbaine
03:03et rurale
03:04qui disent ne pas avoir d'autre choix que de prendre leur voiture individuelle.
03:08Ce qui peut être compliqué, en fait, parce qu'on en parle énormément, évidemment, avec le prix des carburants,
03:15ça peut avoir un impact important sur le pouvoir d'achat de nos concitoyens.
03:20Et surtout, nous, ce qui nous intéresse beaucoup dans cette automatisation des véhicules,
03:24c'est est-ce que ça ne peut pas aussi aider ?
03:28Nous sommes dans une France qui vieillit et on va avoir de plus en plus de personnes âgées
03:33qui ne vont plus pouvoir conduire.
03:36Donc, est-ce que l'automatisation de véhicules, la mise à disposition de navettes automatisées partagées
03:41ne va pas aider à leur maintenir une mobilité, notamment dans les territoires reculés
03:46où il manque de transports en commun ?
03:48Oui, c'est ça. Alors, parce que je parlais des transports en commun,
03:50les transports publics jusqu'ici allaient partout,
03:54mais c'est vrai qu'on voit des gares fermées de plus en plus souvent.
03:57Donc, on se retrouve finalement avec des zones blanches,
03:59comme on le dit dans les télécoms en matière de mobilité.
04:03Donc, vous pensez que ça pourrait être un moyen de réduire ces fractures d'accès à la mobilité,
04:08mais qui est prêt à investir là-dedans ?
04:11Parce que moi, pour l'instant, ce que j'ai passé comme historique en tête,
04:16ce sont plutôt des échecs sur les expérimentations qui ont été menées,
04:19des échecs même commerciaux, je ne sais pas.
04:21Est-ce qu'il y a un problème d'utilisateurs,
04:24les citoyens qui ne sont pas prêts à monter à bord de ces navettes ?
04:26Est-ce qu'on a un problème d'investissement, de modèle économique ?
04:31En matière d'acceptabilité, l'étude que nous menons avec l'Institut VDcom auprès des Français
04:37nous montre que les Français jugent tout à fait utile d'avoir des navettes automatisées
04:43ou des véhicules automatisés partagés.
04:45Ils sont plus de 9 sur 10 à nous dire, oui, ça peut être utile,
04:51et notamment dans ces fameuses zones blanches de mobilité.
04:54L'idée, c'est que ces navettes automatisées puissent apporter une brique complémentaire
05:00au système de mobilité en place dans certains territoires
05:03pour qu'il n'y ait justement pas de problème de mobilité,
05:07notamment pour les publics les plus fragiles, comme les seniors,
05:10j'en parlais tout à l'heure, mais aussi, par exemple, les plus jeunes.
05:14Est-ce qu'on va réussir à les remplir, en fait, ces navettes autonomes ?
05:18Alors, nous, nous avons soutenu, et nous allons continuer à le faire,
05:23des expérimentations très concrètes de ces navettes automatisées,
05:27notamment dans la Drôme.
05:29Nous avons investi dans un opérateur de mobilité spécialisé dans la mobilité automatisée
05:36qui s'appelle Petit.
05:37Et donc là, l'année dernière, il y a plus de 3 000 personnes
05:40qui ont pu emprunter une navette automatisée aux abords de la gare Valence-TGV.
05:46Et en fait, cette navette circulait sur route ouverte,
05:49avec une insertion parfaite dans la circulation.
05:54Et en fait, il y a eu plus de 3 000 personnes qui ont pu bénéficier de ce service.
05:59Parce que nous, l'intérêt aussi qu'on voit sur les navettes automatisées,
06:03pour que ça marche, pour que le public adhère,
06:05c'est que ça réponde à un vrai besoin.
06:07L'idée, ce n'est pas d'aller faire des gadgets technologiques
06:11et poser des véhicules supplémentaires
06:15qui pourraient encore plus congestionner le trafic
06:17dans certaines zones urbaines, notamment.
06:21Donc, s'il y a un besoin de mobilité,
06:24eh bien, très vite, en fait, les personnes acceptent de monter à bord
06:28d'une navette automatisée.
06:30On le voit, en fait, plus les expérimentations vont se développer,
06:35plus il y aura une acceptabilité.
06:37Oui, c'est sûr.
06:37Nous, on travaille beaucoup.
06:40Je voulais juste faire un petit tour de table
06:41pour savoir si vous étiez convaincu
06:43sur cette possibilité d'avoir en France
06:46des véhicules autonomes qui vont circuler,
06:48qui vont permettre de réduire cette fracture d'accès
06:51aux moyens de transport.
06:53Pour l'attention, c'est un ancien de l'Institut VDcom.
06:56Oui ?
06:56Oui.
06:56J'étais le premier post-doctorant de l'Institut
06:59en 2012 jusqu'à fin 2013.
07:02Et déjà, à l'époque, on lançait les réflexions sur ces questions-là.
07:05Je suis content de voir que les travaux perdurent
07:07et que ça aboutit petit à petit.
07:09Les gros points noirs de l'époque,
07:11c'était vraiment des questions d'acceptabilité,
07:12mais celles-ci, je pense qu'elles sont en passe d'être dépassées
07:14si elles le sont déjà.
07:15Mais oui, le gros point noir, c'était le business model
07:17qui était derrière, parce qu'on voit très bien
07:18ce que ça permet d'économiser, notamment le coût du chauffeur.
07:21Et puis, le fait de pouvoir dimensionner peut-être un peu mieux
07:24les moyens de transport.
07:25Souvent, les bus sont surdimensionnés par rapport à des zones blanches.
07:28Justement, il y a peu de temps à transporter.
07:30Mais néanmoins, le coût de la technologie,
07:32ce qui vient de passer récent, était vraiment très important.
07:35Et puis, les risques associés aussi à l'utilisation
07:37de ces véhicules en totale autonomie,
07:39sur des routes parfois qui, justement en zone blanche,
07:41sont un peu plus dangereuses, moins bien cartographiées,
07:43moins bien entretenues,
07:45faisaient que ça devenait très vite une usine de gaz
07:47lorsqu'on intégrait les coûts cachés dans les modèles économiques.
07:49Donc, si ça, ça évoluait dans le bon sens,
07:51évidemment que ça peut être une solution super intéressante.
07:53Alain ?
07:54Ce qu'on voit aujourd'hui, c'est que le véhicule autonome,
07:56on en voit des VT-taxis, mais dans des endroits très denses
07:59où il y a justement une connaissance parfaite de l'environnement.
08:02Et moi, je me projette, moi, dans mon petit village natal,
08:04il y a un vrai besoin.
08:06Il y a un vrai besoin.
08:06La population vieillit, les gens ne peuvent plus prendre leur voiture,
08:09des fois parce qu'ils sont trop âgés, même quand ils ont une voiture.
08:11Et donc, il y a un vrai besoin.
08:12Mais le truc, c'est qu'il faut faire les 3 km et 4 km pour aller à la ville.
08:16Et ceux-là, ils ne sont effectivement souvent pas cartographiés.
08:18Il faut le faire au niveau de toute la France.
08:19Donc, il y a une question technologique,
08:21ce que tu appelles le coût caché derrière,
08:23pour savoir si cette cartographie, elle est faite,
08:24parce qu'on n'est pas à San Francisco, justement.
08:26D'accord ?
08:27On sera vivonne dans le Poitou.
08:29Voilà, maman, bonjour.
08:31Je fais un petit bonjour, moi, à Issoir, en Auvergne,
08:34parce que ma cousine me disait que chez les personnes âgées,
08:37c'est Blablacar qui cartonne.
08:39Voilà.
08:40Oui, parce que de toute façon...
08:40Donc, ils utilisent déjà ces applications d'autopartage.
08:44Et donc, après, par contre, le coût,
08:45si on arrive à des véhicules plutôt individuels,
08:47il faut voir que, par contre, là,
08:48on n'est plus dans des coûts technologiques très élevés,
08:50parce qu'on est dans une coût...
08:51En fait, est-ce qu'une commune peut, entre guillemets,
08:52s'acheter une voiture autonome, par exemple, pour ses administrés ?
08:55C'est moins cher que le banquet qu'on fait tous les ans pour les personnes âgées.
08:59D'accord ?
09:00Donc, en vrai, oui...
09:01C'est encore moins cher qu'un rond-point ?
09:04C'est dix fois moins cher qu'un rond-point
09:06dont on fabrique beaucoup trop en France.
09:08Et avant ça, typiquement, ça pourrait être une réallocation budgétaire.
09:11Enfin, je parle sous le conflit de l'économie.
09:13Tout à fait logique.
09:15Absolument.
09:15Georgie ?
09:16Moi, juste peut-être un point de vue techno,
09:18en fait, je pense que ça dépend, effectivement,
09:19de l'évolution de la technologie.
09:21Vous savez, les voitures autonomes,
09:22c'est stage 3, stage 4, stage 5,
09:25en fonction de le niveau d'autonomie.
09:28En fait, on va voir aussi le parc automobile
09:30qui va évoluer, qui va changer.
09:32Quand on sera dans un parc automobile
09:33où la majorité des voitures seront stage 4,
09:36ça sera beaucoup plus facile,
09:37parce que tout sera mieux cartographié,
09:39ça sera beaucoup plus facile à intégrer.
09:40Donc, je pense que c'est aussi une question de temps.
09:43sur le fait que ces initiatives vont nécessairement arriver.
09:47Après, la question, c'est aussi l'investissement.
09:49Est-ce qu'on investit en avance
09:50pour que ça arrive plus vite ou pas ?
09:51Oui, c'est ça le problème.
09:51Mais ça va, je crois.
09:54On voit qu'on développe les technos,
09:56mais que finalement, il faut tenir sur la distance,
09:57il faut investir, il faut qu'il y ait de la commande publique.
10:01Juste une réaction à tout ce que vous avez entendu, Nathalie,
10:04avant qu'on se quitte.
10:06Alors, sur le volet technologique, en fait,
10:10ça fonctionne.
10:11Nous, les expérimentations que nous avons menées dans la Drôme,
10:14en fait, on a parfaitement réussi à faire cartographier la zone
10:18et avec une hypervision à distance,
10:21on n'a rencontré aucune difficulté en matière de technologie.
10:25D'accord.
10:26Nous, on travaille beaucoup aussi avec les territoires,
10:29avec les collectivités locales,
10:30et nous leur fournissons des outils
10:33pour qu'ils puissent évaluer si, effectivement,
10:35la solution mobilité automatisée
10:37peut correspondre aux besoins de mobilité
10:39de leurs concitoyens sur leur territoire.
10:42Donc ça, c'est très important, en fait,
10:44parce que l'idée, c'est de faire bouger les usages,
10:47mais si, en face, il n'y a pas un besoin réel,
10:50en fait, ça va tomber à l'eau.
10:52Donc, très important d'associer l'ensemble des acteurs
10:56et surtout, quand on met en place, comme ça,
10:59quand on déploie une expérimentation de navettes automatisées,
11:02il faut faire un effort de pédagogie assez important.
11:05C'est-à-dire qu'il faut non seulement sensibiliser
11:07les usagers ou futurs usagers du service,
11:11mais aussi tous ceux qui vont cohabiter
11:13dans l'espace public avec ces nouveaux modes de transport.
11:17Merci beaucoup, Nathalie Risson,
11:19d'avoir été avec nous dans le débrief de la tech.
11:22Merci.
11:23Je rappelle que vous êtes au sein de la direction assurance
11:25d'hommage aux biens chez la Massif.
11:28Nous, on enchaîne, merci beaucoup,
11:30on enchaîne avec notre record de fuite de données,
11:34un record français révélé dans le rapport annuel de l'ACNIL.
11:38On est à 6167 violations de données,
11:42plus 9,5% par rapport à 2024.
11:45Secteur les plus touchés, c'est ça, la surcouche,
11:48deuxième mauvaise nouvelle,
11:49l'administration publique, la santé, la finance,
11:53les assurances, justement.
11:55Bon, une réaction, rapidement, là-dessus ?
11:57Parce qu'on en parle tellement souvent.
12:00Je vais peut-être juste un contrepoint là-dessus.
12:02Oui.
12:02Donc, effectivement, les chiffres sont énormes,
12:04mais aussi, il faut se rendre compte
12:05que les gens déclarent maintenant les fuites de données.
12:08Avant, il y avait un phénomène
12:09où il y avait un nombre caché, gris,
12:12qui n'était pas déclaré.
12:14Il faut voir aussi...
12:14Non, il y a une obligation.
12:15Voilà, avec les obligations, avec le RGPD, etc.
12:18Il y a aussi une prise de conscience
12:20par les entreprises et par le public
12:22de l'importance des données personnelles.
12:23Donc, il y a aussi une prise de conscience
12:25de l'obligation de déclarer.
12:26Après, on va y revenir, mais je ne suis pas...
12:29Enfin, c'est très bien que ce soit fait.
12:32Effectivement, l'IA permet aux hackers
12:35de faciliter les attaques.
12:37La réaction de la CNIL qui est de dire
12:39« On va faire plus de contrôles »,
12:40je ne suis pas certain que ce soit la bonne réaction.
12:42Alors voilà, c'est très bien.
12:42Je voulais vous faire sortir vos cartons.
12:44La réponse de la CNIL, c'est 50% de contrôles
12:48maintenant seront consacrés à la cybersécurité.
12:51Première historique, nous dit-on,
12:53avec une priorité aux organismes
12:54gérant plus d'un million de données.
12:56Vous trouvez que c'est une bonne réponse ou pas ?
13:00Ah, c'est difficile.
13:02Moi, j'ai les deux.
13:03Un petit tour de table.
13:04Mettez vos cartons devant vos micros
13:06qu'on vous voit tous.
13:08C'est un peu compliqué.
13:10Alors, le plus tranché, c'est Alain.
13:11Oui.
13:11Pourquoi c'est une mauvaise réponse ?
13:13Je vais dire mauvaise réponse
13:13parce qu'en fait, depuis deux ans,
13:18effectivement, on a de plus en plus d'attaques
13:19et y compris au niveau des administrations plus graves.
13:21En fait, ce qu'on fait,
13:22c'est qu'on met plus de contrôles.
13:23Les contrôles étant derrière du contrôle administratif.
13:26Donc en fait, ce qui se passe,
13:27c'est que tout le monde a intérêt à investir
13:30plutôt à avoir des gens qui remplissent des dossiers
13:32pour prouver qu'ils vont faire des choses,
13:34qu'ils mettent en place des plans d'action, etc.
13:36Est-ce que ces plans d'action sont faits ?
13:38Oh, ben ça, ce n'est pas le sujet.
13:39Ce n'est pas le sujet.
13:40Et d'ailleurs, c'est ce qu'on a sur la NTS,
13:42c'est exactement ce qui a été démontré
13:44dans les enquêtes préliminaires.
13:45Donc plus on va mettre de la répression,
13:48plus en fait, on va avoir un phénomène,
13:50justement, d'occultation.
13:52Donc moi, je pense que c'est vraiment la pire chose à faire.
13:54Le vrai sujet, c'est de mettre des professionnels
13:57de la sécurité, cyber, tech, sur le terrain.
14:01Et d'avoir des gens plutôt,
14:02comme le faisait la CNIL au départ,
14:03qui accompagnent pour dire,
14:06écoute, voilà les nouvelles menaces
14:08et se mettent ensemble pour les traiter.
14:10Là, ce qu'on a, c'est qu'on a des logiques
14:11où tout le monde est en train de sortir le parapluie.
14:13Et il y a pire que ça,
14:15c'est qu'il y a une petite alinéa
14:17dans justement la proposition de loi du...
14:19Et là, qui me fait double carton,
14:20j'ai envie d'en prendre un deuxième chez vous.
14:21C'est que...
14:22Non, mais non.
14:23Double.
14:24C'est que l'État va financer sa cyber
14:28par un fonds,
14:29vu qu'ils n'ont pas d'argent,
14:30l'État, on le sait,
14:31un fonds qui est celui des amendes de la CNIL.
14:34Donc on va avoir la CNIL qui va chasser,
14:36un peu comme dans les villes
14:38où on regarde les voitures qui sont mal garées,
14:40pour financer la cyber de l'État.
14:42Alors là, on a la CNIL
14:44qui va devenir tout simplement
14:46un organisme qui était plutôt verteux.
14:48C'est pas fait ça pour l'instant.
14:49Non, c'est écrit dans la proposition de loi.
14:50Oui, c'est une proposition.
14:51Non, mais d'où mon carton rouge
14:52pour essayer peut-être d'empêcher que ça arrive.
14:55Oui.
14:55Voilà.
14:55Donc je pense que là,
14:57on prend vraiment le problème du mauvais côté.
14:59Et moi, je suis plutôt un praticien de la cyber.
15:01Moi, ce que je préfère,
15:02c'est des ingés qui bossent
15:03plutôt que des gens qui remplissent des dossiers
15:05et d'autres qui mettent des amendes
15:06pour récupérer des amendes
15:07pour payer des gens qui payent des dossiers.
15:09Voilà dans quelle situation on est.
15:10Julien.
15:11J'ai envie de dire amène.
15:13Non, non, mais tu as tout dit sur la partie rouge.
15:16Il y a quand même une petite partie verte.
15:18C'est que ça ne fait que démontrer
15:21que la cyber devient un vrai sujet dans ce pays.
15:24On a enfin un ministre du numérique
15:26qui connaît ces sujets,
15:28qui en parle.
15:29Et effectivement, de rapport en rapport,
15:31on voit que de plus en plus de parlementaires
15:33s'emparent du sujet.
15:34Et c'est plutôt une bonne nouvelle.
15:36Mais effectivement, pour l'instant,
15:37les réponses qui sont apportées
15:38sont clairement insuffisantes.
15:40Clairement insuffisantes.
15:41Je pense souvent à cette métaphore
15:42dans cette émission.
15:44Mais on continue à essayer
15:47d'avoir une politique répressive,
15:48très administrative,
15:50et de ne pas parler,
15:51ou pour éviter peut-être même d'en parler,
15:54de l'acculturation des masses
15:56au cyber,
15:57et aux bonnes pratiques,
15:58aux bons usages,
15:59à la mise en place
16:00de vraies filières de formation
16:01pour qu'il y ait derrière
16:02des experts qui fassent
16:03de l'acculturation
16:04dans les lieux
16:05où on utilise le numérique,
16:06notamment de façon intensive
16:07et avec des données sensibles.
16:09Et puis,
16:09dernière chose,
16:10c'est que,
16:11malgré tout,
16:12il faut se rappeler
16:12que 60% des fuites de données,
16:14c'est issu
16:16de mauvaises utilisations
16:18par des utilisateurs.
16:19Donc,
16:19tant qu'on aura aussi
16:19cette culture
16:21d'essayer toujours
16:23de renforcer un peu plus
16:24le coffre-fort
16:24en oubliant
16:25de regarder
16:26à qui est-ce qu'on a confié
16:27les clés du coffre-fort,
16:28et est-ce qu'ils sont...
16:29Non,
16:30mais quand on pense
16:30qu'on en est encore à dire,
16:31il va falloir mettre
16:32de la double authentification.
16:34Non,
16:34mais voilà,
16:35c'est fou,
16:35c'est terrible,
16:36c'est terrible.
16:37On est tous d'accord.
16:37Moi,
16:37je voulais quand même citer
16:39le député Laton
16:40qui a encore,
16:41je trouve,
16:41le mot juste.
16:43C'est d'ailleurs
16:43une excellente enquête
16:44du Monde
16:45que je vous invite à lire,
16:46Donnez perso la grande fuite.
16:47Il dit,
16:48on est en train de perdre
16:49les bénéfices
16:49de la numérisation
16:51de notre économie
16:52et ça,
16:52l'État en est responsable.
16:54C'est vrai que,
16:54du coup,
16:55tous ces projets,
16:56il ne faut pas qu'il s'étonne
16:57l'État
16:58que quand on voit arriver
16:59un nouveau projet
17:00de numérisation
17:00de nos papiers d'identité,
17:02de vérification de l'âge,
17:03par exemple,
17:04on ne soit pas tout à fait rassuré.
17:05Je peux rassurer quelque chose ?
17:07Très vite,
17:08après on passe à la revue.
17:08Une seconde.
17:10Juste en plus,
17:10la CNIL
17:12va certainement
17:13chapeauter
17:13tout ce qui est lié à actes
17:15et l'intelligence artificielle.
17:16Donc,
17:16il ne faudrait pas
17:17qu'on parte
17:18dans une dérive
17:19où on n'est que sur du contrôle
17:21et de la sanction.
17:22Il faut aussi comprendre,
17:23maîtriser
17:23et accompagner sur les sujets
17:25parce que sinon,
17:26on risque d'aller dans le mur.
17:28Revue de presse,
17:29allez,
17:29on va citer Euronews.
17:31Euronews,
17:32qui titre
17:32« Vérification des faits,
17:33l'UE est-elle en train de... »
17:36« Est-elle sur le point, pardon ? »
17:38« De restreindre l'utilisation des VPN ? »
17:41C'est une rumeur
17:41selon laquelle l'Union européenne
17:42pourrait restreindre
17:43cette utilisation
17:44qui s'est largement répandue en ligne,
17:47suscitant des inquiétudes
17:48sur, évidemment,
17:49nos libertés numériques.
17:51Il semble toutefois
17:52qu'il s'agisse
17:52d'un malentendu précise,
17:54Euronews.
17:55Donc,
17:56effectivement,
17:59cela remonte quand même
18:00à quelque temps
18:00un malentendu.
18:02Pour l'instant,
18:02la Commission n'a pas du tout
18:03pris position
18:04sur l'interdiction des VPN.
18:05Ils sont plutôt en train de dire
18:06que ça peut poser un problème
18:08sur les sujets
18:09de vérification de l'âge.
18:10Voilà.
18:11On en est là.
18:11Est-ce que vous,
18:12vous êtes inquiets ?
18:13Allez.
18:15Non, pas inquiets ?
18:16Alors, oui.
18:19Est-ce que ça vous semble plausible
18:21que les VPN soient interdits
18:23dans l'Union Européenne ?
18:24Oui.
18:25Est-ce que ça vous semble plausible
18:26que ce soit interdit ?
18:27Non.
18:29Ah, donc,
18:29il n'y a que Julien,
18:31parce qu'on ne voit pas
18:32tous les cartons,
18:32là,
18:32pas dommage,
18:33il n'y a que Julien
18:34qui pense que c'est plausible.
18:36Oui.
18:36Qu'est-ce qui te fait croire ça ?
18:38Déjà, parce qu'il n'y a pas
18:38de fumée sans feu,
18:39alors je ne dis pas
18:39que ce sera demain.
18:41Je dis qu'au fur et à mesure
18:43que les années passent
18:44et au fur et à mesure
18:45que les débats,
18:46notamment autour du numérique,
18:46mais pas uniquement,
18:47ces débats sociétaux aussi,
18:49se cristallisent au niveau
18:50de l'Union Européenne,
18:51on voit qu'il y a de plus en plus
18:52de députés qui sont fâchés
18:53avec la notion même
18:54de liberté, en fait.
18:55Et qu'on va vers,
18:58tendanciellement,
18:59bon an, mal an,
19:00vers toujours un peu plus
19:01de contrôle,
19:01toujours un peu plus
19:02de sécurité et de sévérité.
19:04Et d'autorité aussi.
19:05Donc, est-ce que les VPN
19:07sont condamnés à court terme ?
19:10Je ne le pense pas.
19:11Est-ce que ça fait partie
19:12du domaine des possibles ?
19:14Et ce serait une grave erreur,
19:15d'ailleurs,
19:16qu'on pourrait développer
19:17éventuellement.
19:17Mais oui,
19:18ça fait partie du domaine
19:19des possibles.
19:19Nous, on n'y croit pas du tout.
19:21Non, mais j'espère que
19:23dans l'esprit humaniste européen,
19:25qui est quand même
19:25celui de la liberté,
19:27les députés n'iront pas là-dessus.
19:28D'autant plus que,
19:29effectivement,
19:30toute la confusion,
19:31alors qu'on est sur
19:32la question du contrôle de l'âge,
19:34vient d'une note technique
19:35qui a été envoyée aux députés
19:37pour expliquer
19:37ce que c'était les VPN.
19:38Et puis, comment on interdit les VPN ?
19:40Enfin, c'est n'importe quoi.
19:41Non, mais de toute façon,
19:42si jamais on interdit les VPN,
19:43on contournera
19:44l'interdiction des VPN
19:44avec un autre système.
19:46C'est comme si on disait
19:47« tiens, on va interdire Internet ».
19:48Ce serait complètement
19:49contre-productif, en plus.
19:51Oui, c'est pour aller
19:52un peu dans ce sens-là.
19:53D'autant plus que les VPN,
19:54il ne faut pas oublier
19:55que là, ils sont réapparus
19:56dans le champ public
19:57avec cette histoire
19:58de contrôle d'âge,
19:58parce qu'on a peur
19:59que quelques jeunes
20:01voient des choses
20:02alors qu'ils ne devraient pas le voir,
20:03alors qu'ils ont la capacité technique
20:04de contourner la loi.
20:05Bon, OK.
20:06Donc, en fait,
20:06on parle vraiment
20:07d'un phénomène minoritaire,
20:08alors que les VPN
20:09sont utilisés massivement
20:10par les entreprises
20:10pour sécuriser
20:11leurs connexions inter-sites.
20:13Donc, moi,
20:13c'est dans ce sens-là
20:14que je dis que c'était peu probable,
20:15parce qu'en fait,
20:16on gagnerait un risque mineur,
20:19pour les mineurs d'ailleurs,
20:21pour un risque majeur
20:22pour les entreprises.
20:23Donc, à un moment-là,
20:23il y aurait peut-être
20:23une grande personne
20:24qui se leverait
20:25pour dire
20:25« il faut peut-être
20:25arrêter un peu le gag ».
20:27Oui.
20:28Allez, on passe au Monde,
20:30qui titre
20:30« Les services secrets allemands
20:32se tournent vers le français
20:33CHAPS Vision
20:34pour leur logiciel
20:35d'analyse de données
20:36afin d'éviter palentir. »
20:38Et donc,
20:38cette administration allemande
20:39a pris conscience
20:40du risque
20:41que représente
20:42une dépendance excessive
20:43au service informatique américain,
20:45nous dit Le Monde.
20:47Bon, alors,
20:48donc,
20:48on dit chapeau
20:49à l'Allemagne,
20:51j'imagine,
20:51mais on peut sortir
20:52un carton rouge
20:53au ministère de l'Intérieur français, là.
20:55Alors, j'ai vu
20:56que le ministère de la Défense
20:57utilisait quand même
20:59notre...
20:59Oui, mais on reprends pour l'instant,
20:59parce que ça fait des années,
21:00moi,
21:00j'ai reçu le CHAPS Vision
21:01il y a longtemps,
21:02ça fait des années
21:03qu'ils postulent
21:04pour remplacer palentir,
21:05et pour l'instant,
21:05on leur dit toujours
21:06« Ben non,
21:06vous n'êtes pas prêts. »
21:07Alors, pour moi,
21:08c'est un sujet,
21:08j'en ai même parlé
21:09sur ce plateau,
21:10on voit bien
21:11la trajectoire française
21:12de la trajectoire allemande.
21:13Les Français ont beaucoup
21:14parlé de souveraineté numérique,
21:16on peut agir,
21:17et les Allemands
21:17ont longtemps freiné,
21:19et quand ils se sont mis,
21:20par contre,
21:20ils s'y mettent sérieusement.
21:21Voilà.
21:22Et c'est encore un exemple
21:23du sérieux allemand.
21:24C'est-à-dire que
21:24sur cette question-là,
21:25ils ne vont pas transiger,
21:27d'autant plus avec une boîte,
21:28d'ailleurs,
21:29il faut quand même reconnaître
21:30que Chapvision,
21:31c'est justement
21:32l'exemple typique
21:32de ce qu'on veut.
21:33C'est-à-dire que c'est une boîte
21:34qui a réussi à monter
21:34à plusieurs centaines
21:35de millions d'euros
21:36avec quelqu'un en plus
21:37qui est hyper expérimenté,
21:38Olivier Dedenbach,
21:39qui a déjà lancé
21:39plusieurs boîtes
21:40successfulles en plus
21:41au niveau mondial.
21:42Donc, c'est quelqu'un en plus
21:43qui est costaud
21:44d'un point de vue
21:44dans le domaine numérique.
21:46Il prend un sujet
21:47sur lequel, effectivement,
21:48il n'y a pas de réponse
21:49aujourd'hui.
21:50Il amène une réponse
21:51qui est quand même solide,
21:53qui est d'ailleurs validée
21:53un peu partout.
21:55Et puis, alors nous,
21:56alors nous, en France,
21:57on est là,
21:57oh non, on va encore garder ça
21:59à la DGSI pour quelque temps.
22:00Manque de confiance quand même
22:01dans notre écosystème français.
22:03C'est un manque de confiance
22:04absolu,
22:05mais qui revient vraiment
22:05à cette idée.
22:06Alors qu'en plus,
22:07vraiment,
22:08il y a Olivier Dedenbach,
22:09il a tous les attributs
22:10de ce que justement
22:11ont dit les champions
22:12de demain.
22:13En plus, c'est quelqu'un
22:14qui est reconnu
22:15parce qu'il a même fait l'X,
22:16donc il est dans le C-Rail.
22:18Enfin, ce n'est pas
22:18un problème de réseau.
22:20Donc, à un moment donné,
22:21il faudrait vraiment
22:21qu'on regarde en face,
22:22qu'on se dise
22:22qu'est-ce qui se passe.
22:23Et puis, ça fait des années
22:24qu'ils se plient aux demandes,
22:26qu'ils travaillent très sérieusement
22:27avec eux main dans la main.
22:28Carrément.
22:28Et en plus, sur lequel,
22:30on sait qu'en plus,
22:31la DGSI n'utilise même pas
22:34Palantir pour tout
22:34ce qu'ils devraient faire
22:35parce qu'ils ont peur
22:35justement de l'utiliser.
22:37Et là, on veut dire,
22:38donc, on achète un produit
22:40plus cher aux Américains
22:41qu'on n'utilise pas complètement,
22:43mais ça veut dire que là,
22:44il y a vraiment
22:44un syndrome de Stockholm absolu.
22:46Et oui, moi, je le vis tous les jours
22:48dans la souveraineté numérique.
22:49L'État, là-dessus, aujourd'hui,
22:50est pire que par exemplaire.
22:51Il est même, des fois, dysfonctionnel.
22:53Il est dysfonctionnel
22:54comme pour l'être quelqu'un
22:54qui est un peu émotionnel.
22:57Très rapidement,
22:57parce que je voudrais qu'on fasse
22:58quand même notre dernier sujet
22:59de revue de presse.
22:59Très rapidement,
23:00on est sur la souveraineté numérique,
23:02la problématique de l'État
23:03et du fait de savoir
23:04s'ils vont l'utiliser.
23:06Là-dessus, encore une fois,
23:07je pense qu'il y a un impact
23:10de l'administration Trump
23:11sur la prise de conscience.
23:13Je pense que si on parle de ça aujourd'hui,
23:15c'est que les lignes vont bouger.
23:16Donc, soyons patients.
23:18Je pense que notre champion
23:19sera utilisé par la DGC bientôt.
23:21On est très, très patients, Julien.
23:23Non, mais l'État est capable aussi
23:24de temps en temps
23:24de défaire ce qu'il a fait.
23:26On l'a vu récemment
23:27avec Scaleway, par exemple,
23:28qui va remplacer
23:28la gestion des données de santé Microsoft.
23:32C'est vrai.
23:32On a l'impression de patienter
23:34depuis très longtemps.
23:35Allez, Free News.
23:37Ça me fait plaisir, Thierry,
23:38de citer Free News,
23:39qui titre
23:39« Iliad et France Data Center
23:41veulent accélérer
23:42les infrastructures numériques françaises ».
23:44Donc, ça part d'un communiqué de presse
23:45publié par un groupe de travail
23:49qui a réuni France Data Center
23:51et le groupe Iliad.
23:52Ils ont fait donc 19 propositions
23:54à Anne-le-Hénanf
23:55pour accélérer sur le développement
23:56de ces infrastructures numériques.
23:58Réaction ?
24:00Julien ?
24:01J'ouvrir le bal pour ne pas dire
24:03« j'ouvrir le feu ».
24:03Parmi ces 19 propositions...
24:05Carton rouge ou carton vert
24:05sur ces propositions ?
24:08Dans l'ensemble,
24:09ce serait plutôt un carton vert.
24:11Avec le petit rouge de Julien.
24:13Mais oui, mais là...
24:14Parce qu'on en a parlé
24:15un petit peu en œuf, évidemment.
24:15Donc, c'est Julien
24:16qui va faire le rouge.
24:17Allez.
24:18Il y a au moins une proposition
24:19parmi les 19
24:20qui est proprement scandaleuse.
24:21C'est celle qui propose
24:22d'aligner la fiscalité
24:23des data centers
24:24sur celles des industries
24:25intensives en énergie.
24:26Pourquoi c'est scandaleux ?
24:27C'est scandaleux pour plein de régions.
24:28Déjà parce que les data centers
24:29font l'objet déjà
24:30d'une fiscalité dérogatoire,
24:32d'une part,
24:33qui est plutôt avantageuse.
24:34Mais d'autre part,
24:35parce qu'un data center,
24:36c'est peu intensif
24:37en capital humain.
24:38Donc, ça crée
24:38pleut d'emplois.
24:39Et derrière,
24:40pour un économiste,
24:40il va vous parler
24:41de faiblesse
24:41du multiplicateur keynésien.
24:43Et puis, du reste,
24:45les data centers,
24:46aujourd'hui,
24:46font l'objet, en fait,
24:47de convoitises internationales
24:49pour s'implanter en France,
24:50là où l'énergie est abondante,
24:52décarbonée et bon marché.
24:53Donc, on a déjà
24:53un avantage comparatif.
24:54Pourquoi aller subventionner ?
24:56Rajouter un avantage fiscal.
24:57Exactement.
24:57Une industrie sur laquelle
24:58on a déjà des avantages comparatifs
24:59qui font de nous, en fait,
25:00le lieu privilégié
25:01des investissements étrangers
25:02pour les data centers actuellement.
25:03Mais ça, c'est pour les étrangers,
25:04pour notre écosystème français.
25:05Mais ces data centers
25:06se feront
25:08avec ou sans subvention.
25:09Moi, je préfère les faire
25:09sans subvention,
25:10surtout si derrière,
25:11je sais que ça créera
25:11peu d'emplois.
25:12Moi, je suis plutôt favorable
25:14aux initiatives
25:16de renforcement
25:16des infrastructures françaises
25:20poussées par les champions français.
25:21Donc, moi,
25:21je trouve ça plutôt bien.
25:23Encore une fois,
25:23on sait encore une fois
25:24que ces initiatives,
25:25c'est pour ouvrir la voie
25:27et que tout ne sera pas
25:28mis en œuvre.
25:29Donc, c'est encore une fois,
25:30je trouve,
25:31le message politique
25:31est plutôt bon
25:33poussé par notamment Iliade.
25:34Et puis là,
25:34il vient du terrain,
25:35ce France Data Center,
25:36ça rassemble quand même
25:36tout l'écosystème
25:37data center,
25:38ou presque.
25:39Donc, il ne faut pas
25:40qu'on rate non plus le coach
25:41quand on a un avantage
25:42à prendre.
25:43Oui, mais justement,
25:43pour aller dans le sens
25:44de Julien,
25:44aujourd'hui,
25:45la filière,
25:45aujourd'hui,
25:45c'est les data centers,
25:47ensuite, c'est la partie
25:47justement intermédiaire
25:49de cloud,
25:49ensuite, c'est la partie software.
25:51Aujourd'hui,
25:51on a sur la partie software
25:54vraiment une faiblesse.
25:55Donc, en fait,
25:56ce que dit Julien
25:56est très juste,
25:57c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
25:57il n'y a pas besoin
25:58de surfinancer cette partie-là,
26:00alors qu'on sous-finance
26:01la partie logicielle,
26:02exemple,
26:02Chape Vision.
26:03Donc, en fait,
26:04ce que je dis,
26:04c'est que si on veut une filière,
26:06il faut qu'elle soit équilibrée.
26:07Donc là, la question,
26:08c'est est-ce qu'on aime
26:09ses enfants de la même manière ?
26:10Aujourd'hui,
26:10il se trouve qu'il y a...
26:11En fait,
26:12pourquoi est-ce que
26:12les data centers parlent ?
26:13Parce qu'un politique,
26:14quand il est devant un data center,
26:16il peut faire des images.
26:17Devant un logiciel,
26:18il n'y a pas d'image.
26:19Et donc, en fait,
26:20et oui,
26:20ah ça,
26:21du coup,
26:22le problème,
26:23c'est qu'on favorise quelque chose
26:24qui est déjà,
26:25en fait,
26:26suffisamment pourvu.
26:27Le problème,
26:28moi, je parlais avec les gens
26:29de Skyway,
26:29leur problème,
26:30ce n'est pas de mettre
26:31des data centers,
26:31c'est de mettre des machines dedans.
26:33Donc, c'est du hardware.
26:34Donc, la question aujourd'hui...
26:35Il y a quand même le problème
26:35de l'installation
26:37aujourd'hui sur les territoires
26:39et il y a le problème
26:39de l'accès à l'énergie.
26:40Oui, mais sauf que,
26:41voilà,
26:41c'est un problème d'accès à l'énergie
26:42qui n'est pas un problème
26:43de data centers.
26:44Donc, en fait,
26:44on a un problème
26:45d'électrification
26:46des zones non denses
26:48et on a un problème
26:49de hardware.
26:50Là, pour le coup,
26:51celle-là,
26:52dans la filière,
26:52il faut les pousser.
26:54Moi, je pense qu'il vaut mieux
26:54pousser la filière hardware
26:57parce qu'aujourd'hui,
26:57on n'a que des puces
26:58qui viennent du reste du monde.
26:59Voilà un endroit
27:00de la filière
27:01qu'il faut renforcer.
27:01C'est ce que j'appelle
27:02la question de l'équilibre
27:03d'une filière.
27:04Pour finir,
27:05on fonceait le clou
27:05et pour bien montrer
27:07que ce sont vraiment
27:07des problèmes qui sont différents.
27:08Il y a d'autres propositions
27:09parmi les 19
27:09qui proposent en fait
27:11de faciliter
27:11les démarches administratives
27:12et bureaucratiques
27:13pour pouvoir installer
27:14les data centers,
27:15notamment sur des questions
27:15de performance environnementale,
27:18par exemple.
27:18Oui, alors c'est un rapport
27:19qui s'ajoute d'ailleurs
27:20à d'autres rapports.
27:21Donc, on voit effectivement
27:22que ça pousse beaucoup
27:22du côté des data centers.
27:25Merci beaucoup
27:25à tous les trois.
27:26Georgie Courtois,
27:28avocat,
27:28était avec nous.
27:29Alain Garnier
27:29de Jamespot
27:30et Julien Pillot
27:32de l'INSEC.
27:33Voilà.
27:34Merci à vous
27:35de nous avoir suivis.
27:36Vous nous regarderez
27:37la semaine prochaine,
27:37j'espère aussi,
27:38en direct à 10h45
27:39pour le grand débrief
27:40de la tech.
27:41D'ici là,
27:41je vous retrouve
27:41sur Bsmart lundi
27:43pour des discussions,
27:44des interviews
27:45et des débats.
Commentaires