00:00Alors ici, aux assises de la cybersécurité, on remet des prix, on remet en l'occurrence un prix
00:10de l'innovation et je suis avec la grande gagnante, la patronne de Astral. Bonjour Yosra Jaraya,
00:15félicitations. Merci beaucoup. Comment est-ce que vous avez fait pour éliminer tous vos concurrents ?
00:18Avec des pitchs. Qu'est-ce qui a fait la différence ? Oui, blague à part. Au-delà
00:29du fait de pitcher, c'est d'arriver à montrer aux jurys qu'on a à la fois une technologie
00:35propriétaire innovante, mais qu'on a surtout apporté de la valeur à des clients et en l'occurrence à
00:42des clients grand-pensés, pas n'importe quel. Par exemple ? Oui, on peut nommer par exemple
00:50Sanofi, FH, ainsi. Et donc ça, ça va permettre aux jurys de se dire, ok, ils ont créé une
00:58technologie innovante, mais surtout elle est utile à énormément de grands groupes, en tout cas à
01:04plusieurs grands groupes. Alors on va rappeler peut-être quand même votre technologie, sa
01:09particularité, comment elle fonctionne en tout cas, je dirais sa qualité première, c'est vraiment
01:14de travailler sur les plans de continuité, c'est ça ? C'est le sujet de la résilience qu'on
01:18aborde beaucoup en ce moment. Oui, c'est exactement ça. Là, dans l'actualité récente, on voit par exemple que
01:23Jaguar a dû faire l'objet d'un prêt carrément de l'État britannique de 2 milliards de dollars pour
01:30pouvoir assurer à minima le paiement de leurs fonctions critiques, le paiement de leurs salariés et
01:36d'arriver à maintenir un tout petit peu leur supply chain. Ça, c'est juste à cause d'une cyberattaque.
01:41Donc il faut dire que c'est très concret. Un peu plus récemment cette année, Mark & Spencer a perdu un
01:46tiers de son EBITDA à cause d'une cyberattaque. On en avait parlé dans Smartech. Exactement. Et donc,
01:53c'est exactement pour ça qu'aujourd'hui, les COMEX des grands groupes investissent sur le sujet de la
01:59résilience opérationnelle. Et la grande différence avec les plans de continuité traditionnels, c'est
02:04qu'habituellement, un plan de continuité, c'est un espèce de PDF statique qui traîne dans un
02:09tiroir. Personne ne sait comment exécuter. C'est pas que ça, quand même. Malheureusement, c'est
02:15beaucoup ça. C'est ce qu'on voit, nous, quand on arrive avec notre solution. C'est une véritable
02:20révolution. C'est-à-dire, on dit, OK, maintenant, la continuité, elle va être opérationnelle.
02:24En fait, on va arriver à définir ensemble presque un mini ERP d'urgence qui va fonctionner en temps
02:31de crise et permettre de maintenir les opérations les plus critiques. Et ça, c'est un changement énorme
02:35qui rend les choses... Quelles que soient les technologies de l'entreprise, les choix de
02:41solutions. Tout à fait. Et même les choix cyber. Tout à fait. Et d'ailleurs, tu mentionnes un point très
02:46important, c'est que habituellement, la résilience étant drivée par l'IT, par la cyber, on va
02:53réfléchir application par application. Quelles sont les applications critiques ? Nous, on dit
02:58pas du tout. Quelles sont les opérations critiques ? Qu'est-ce qu'on a besoin de faire ? Et ça,
03:03on peut le dire en français, c'est pas technique. On veut payer ses salariés. On veut payer ses
03:07fournisseurs critiques. On veut pouvoir facturer ses clients. On veut pouvoir livrer des voitures. En fait,
03:11c'est extrêmement métier et business et pas du tout technique. À partir de là, ok, comment peut-on
03:17faire pour répliquer ce processus de manière simplifiée ? Peu importe ce que vous utilisez
03:22au quotidien. S'il fallait faire que le minimum nécessaire, vous feriez quoi ? Et donc, on fait
03:27un process beaucoup plus court, beaucoup plus simple. Et vous leur dites pas que vous passez au papier
03:30crayon ? Eh bien, c'est ce qu'on veut éviter. En fait, ce qui se passe avec le papier crayon, c'est que
03:34c'est dramatique. Parce que c'est un peu ça qu'on entend beaucoup aujourd'hui. C'est finalement,
03:38s'il faut se préparer au retour du papier crayon, de manière utilisée. Oui. Non. Moi, je suis contrôlée
03:42en 2025. On va retourner au papier crayon. D'ailleurs, les équipes ne savent plus bosser.
03:47Ah, moi, encore un petit peu. J'ai raison. C'est plus dur pour nous aujourd'hui de travailler sans
03:55être guidés par un système d'information. Et en plus, il y a un énorme problème pour les grands
04:03groupes, c'est que pendant une cyberattaque, le cyberattaquant, pour déstabiliser davantage
04:07d'entreprise, il va chercher à faire des fraudes au président en même temps. Il va chercher à faire
04:11payer des faux fournisseurs. Et ça, si on est au papier crayon, il n'y a aucune traçabilité de qui a
04:17payé quoi, qui avait demandé de faire ce paiement à la base, pourquoi on l'a fait, alors que dans notre
04:22solution, tout est tracé. Et donc, on sait à chaque étape qui a fait quoi, pourquoi, validé par qui. Et ça,
04:29ça change tout pour les grands groupes qu'on accompagne. Merci beaucoup. Merci, à bientôt.
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