00:07Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouveau numéro d'Objectifs Performance.
00:11Nous avons le plaisir de recevoir Karine Potesta.
00:15Vous représentez la société Bullman Laboratoire, AG, née à Bâle en Suisse.
00:22Et alors, j'ai envie de vous souhaiter un bon anniversaire. Pourquoi ?
00:25Alors, pas à moi, en effet.
00:27Non, non.
00:27À la société, puisqu'en fait, c'est vrai qu'on fête nos 50 ans cette année.
00:32Cette année.
00:33Monsieur Bullman avait créé la société en 1976.
00:36Alors, l'histoire dit dans son garage.
00:39Et avant de se développer, en effet, dans le canton de Bâle, comme vous l'avez dit, en Suisse,
00:45avec des produits très spécialisés, diagnostics in vitro.
00:50On a trois grands thèmes pour situer.
00:52En fait, on est dans la gastro-entérologie, la neuro-immunologie et l'allergie.
00:58Alors, on parle souvent de traitements qui, effectivement, sont visibles.
01:01On parle moins souvent de diagnostics.
01:03Vous venez d'ailleurs de citer ce nom.
01:06Le travail en amont, si je puis dire, est évidemment très, très important.
01:09Oui, poser un diagnostic précis et clair, c'est finalement la clé de départ, en fait, pour la prise en
01:20charge des patients, rapide,
01:21pour que les traitements soient aussi efficaces.
01:25Donc, aujourd'hui, on parle de plus en plus de médecine personnalisée.
01:29Donc, en fait, pour ça, on a besoin du diagnostic et notamment de biomarqueurs.
01:34Donc, il faut pouvoir, en effet, poser un diagnostic rapide et précis.
01:40Alors, les biomarqueurs, il s'agit, on parle de calprotectine.
01:44C'est bien cela ?
01:45Tout à fait.
01:46Pouvez-vous ?
01:46Alors, tout le monde n'est pas hyper spécialisé comme vous.
01:49Je rappelle, vous êtes en plus ingénieur.
01:52En des mots relativement sains pour un béotien comme moi et pour ceux qui nous suivent,
01:57comment définiriez-vous cela ?
01:59Alors, c'est vrai qu'on prend souvent l'exemple de la calprotectine pour expliquer un petit peu notre vision,
02:04en fait, du diagnostic.
02:06La calprotectine fécale, en fait, est une protéine que l'on a, en fait, en présence d'une inflammation.
02:12Et il y a 20 ans, en fait, on avait identifié cette protéine comme un marqueur de l'inflammation intestinale,
02:19puisqu'on la dose, justement, dans les selles.
02:22On a œuvré avec les sociétés savantes, entre autres, pour faire valoir un peu, en fait, son intérêt biologique et
02:30clinique.
02:31Aujourd'hui, c'est un marqueur que l'on retrouve dans les recommandations pour le diagnostic et le suivi des
02:37maladies chroniques de l'intestin,
02:38qu'on appelle donc les MICI, de manière très simple, finalement, en fait, avec un dosage au laboratoire.
02:44On arrive à suivre, en fait, l'évolution de la maladie, son activité, à pouvoir prédire des rechutes plusieurs mois
02:54à l'avance,
02:56sans forcément avoir recours à, justement, des interventions plus invasives, comme une coloscopie.
03:02Donc, oui, c'est un marqueur, en fait.
03:04On parle de médecine personnalisée.
03:06On parle de confort aussi du patient, puisqu'on évite des solutions invasives, lourdes, parfois risquées, en fait, pour les
03:14patients.
03:14Il s'agit, en fait, de, je dirais, à la fois de soulager le patient, tout en étant plus, in
03:20fine, plus précis, c'est ça ?
03:22Plus chirurgical, allais-je dire.
03:23Alors, c'est vrai que sur ce marqueur à proprement parler, la calprotectine fécale,
03:29on a des données cliniques qui montrent, en effet, qu'on peut vraiment suivre de manière très précise
03:34ce qu'on appelle la rémission des maladies de Crohn ou des rectocolites hémorragiques
03:38à un niveau, qu'on dit, endoscopique.
03:40Donc, on peut, en effet, remplacer un grand nombre de coloscopies juste avec ce marqueur
03:46qui, une fois encore, se dose simplement au laboratoire.
03:50Mais dites-moi, Karine, là, en fait, il s'agit, vous en parlez avec beaucoup de ferveur et de conviction,
03:56parce que là, il s'agit, en fait, simplement de sauver des vies.
04:00De sauver des vies et surtout d'améliorer le bien-être, le confort des patients.
04:05Alors, ça, c'est le versant patient, mais il y a aussi le versant médecin, en fait.
04:08C'est un outil très simple d'utilisation, finalement, en fait, une source d'informations fiables,
04:16facilement accessibles, qui permet aux médecins de suivre leurs patients,
04:20de pouvoir, en effet, adapter les traitements si nécessaire, les rendre plus efficaces.
04:26Et à l'échelle économique, j'ai envie de dire, ça a aussi toute sa valeur, en fait.
04:31Karine, y a-t-il d'autres domaines dans lesquels vous améliorez concrètement la vie des patients ?
04:36Alors, aujourd'hui, donc, on a parlé de la gastroenterologie,
04:39mais c'est vrai qu'en fait, on est aussi dans deux domaines, la neuroimmunologie, l'allergie.
04:43Et en allergie, entre autres, nous proposons, depuis des années, un test qu'on appelle le test d'activation de
04:49basophiles,
04:49qui, sans être trop technique, permet, à partir juste d'un échantillon de sang, au laboratoire, de mimer une réaction
04:58allergique.
04:59Une fois encore, je passe les détails techniques.
05:02Ça permet simplement de diagnostiquer ce qu'on pourrait appeler une allergie vraie, en fait, et non pas une sensibilisation.
05:11Je vais prendre un exemple, en fait, si un jeune patient qui est allergique, par exemple, à la noisette d
05:18'office,
05:19on va retirer de son alimentation toutes les noix, parce qu'on peut suspecter, en effet, qu'il va être
05:25allergique également à la noix de cajou, par exemple.
05:28Le diagnostic est réellement posé à l'hôpital avec ce qu'on appelle un test de provocation orale,
05:35qui consiste au jeune patient à ingérer, en fait, l'aliment et à voir s'il réagit, s'il fait
05:40une réaction.
05:40Cette réaction, elle peut être très sévère, en fait.
05:42Ça peut être une réaction anaphylactique, en fait.
05:46Il y a différents degrés d'allergie.
05:48Il y a différents degrés d'allergie, de réaction.
05:50Mais tout ça, je veux dire, c'est très stressant, et pour l'enfant, et pour les parents,
05:55avec tout ce qui est comme conséquence aussi derrière, quand on parle d'allergie,
05:59ça veut dire éviter toute l'alimentation à la cantine, donc faire des paniers repas,
06:05le risque d'ingérer du Nutella lors d'un anniversaire.
06:10Ou du peanut butter, enfin, ce genre de...
06:12Exactement.
06:13Et donc, en fait, ce fameux test d'activation de basophiles que l'on propose, en fait, au laboratoire,
06:18permet de prédire la réponse, justement, au test de provocation orale.
06:22Et concrètement, en fait, si notre test d'activation nous dit, là, c'est positif,
06:27on ne va peut-être pas aller faire un test de provocation orale avec tous les risques et le stress
06:31que ça génère.
06:32Si le test est négatif, par contre, en effet, il y a une prise en charge qui va être différente
06:36de la part du médecin,
06:39et on pourra parler, justement, de désensibilisation, etc.
06:42Et puis, pour l'enfant, peut-être qu'il est allergique à la noisette,
06:44mais en faisant ce test, on se rend compte que, finalement, il n'est pas allergique à la noix de
06:48cajou,
06:48et qu'il peut très bien manger de la noix de cajou sans risque.
06:51Mais est-ce que vous diriez que vous êtes quand même, ce qui j'imagine le cas,
06:54davantage connu dans le milieu hospitalier qu'auprès du grand public ?
06:57Nous, Bullman, on est plutôt des acteurs discrets, en fait, dans le domaine du diagnostic.
07:03Donc, on est plus connu des centres hospitaliers, notamment universitaires,
07:07puisqu'en effet, c'est souvent là que les innovations se mettent d'abord en place.
07:12Aujourd'hui, heureusement, en fait, le plus grand public a recours à la calprotectine, justement.
07:19Enfin, le plus grand public, forcément, atteint, malheureusement, de ces maladies-là.
07:23Mais en ayant recours, en fait, au dosage de la calprotectine,
07:26ils n'ont pas forcément connaissance que Bullman est derrière, en fait.
07:30Surtout qu'on travaille en collaboration, des fois, avec des plus grands acteurs.
07:33Donc, notre nom passe un peu inaperçu.
07:37Voilà, on est un peu les acteurs en coulisses, on va dire, du bien-être des patients.
07:42C'est très bien, parce que vous en parlez dans un langage très clair
07:44qui n'échappe pas au plus grand nombre, et c'est extrêmement agréable à entendre.
07:48Nous avons, en forme de conclusion, une sorte de question signature.
07:51Je pense que vous serez d'accord sur un rapport avec le sport.
07:54Le sport et l'entrepreneuriat, par les mots, ont un point commun, la performance.
07:59Comment se construit cette performance ?
08:01Ça, vous en avez un petit peu parlé.
08:02Et surtout, surtout, comment faites-vous pour qu'elle dure ?
08:05For it to last.
08:08Alors, c'est vrai qu'en fait, M. Bullman, dans son garage, il a d'abord cherché à faire de
08:13l'innovation.
08:14Et je pense que c'est le maître mot un peu dans nos actions au quotidien.
08:19Mais de l'innovation de qualité.
08:21Peut-être notre petit côté suisse, justement.
08:24Mais c'est vrai qu'on aime la qualité.
08:27On est connu aussi pour ça, en fait.
08:29On a des clients fidèles depuis des années, en effet.
08:34Et on oeuvre pour ça, voilà.
08:35On oeuvre pour vraiment, en fait, pour fournir ce qu'il y a de meilleur dans le domaine du diagnostic
08:42spécialisé, en tout cas, que l'on promène.
08:44Fidélité des clients veut également souvent dire fidélité des collaborateurs.
08:48J'imagine que dans une entreprise familiale, ou en tout cas, au départ, familiale, c'est un critère qui compte
08:54beaucoup.
08:55Combien êtes-vous, d'ailleurs ?
08:56Combien êtes-vous chez M. Bullman ?
08:57Alors, Bullman compte à peu près 160 salariés, en fait, de par le monde.
09:02Nous, en France, on est deux.
09:04Deux.
09:04On est deux, tout à fait.
09:06Personne ne vient là.
09:07Personne ne va venir vous déranger, là.
09:09Oui.
09:10En fait, pour de vrai, en fait, ce qui est surtout très agréable, en fait, pour nous, comme pour nos
09:16clients, en fait, les laboratoires hospitaliers, mais aussi privés, en fait,
09:21c'est qu'ils ont des interlocuteurs de longue date qui restent, en fait, dans la société.
09:26C'est aussi un gage de qualité pour la société, pour nos produits.
09:32Voilà.
09:33On reste les interlocutrices, en l'occurrence, clés pour nos clients français.
09:38Bullman, pas Bullman, Bullman, c'est le nom du fondateur, Mr. Herr Bullman, qui existe donc depuis 1976.
09:46Il me reste à vous souhaiter un très heureux anniversaire.
09:4850 ans, ça se fait.
09:50Et longue vie à Bullman.
09:52Et ça a été un plaisir de vous recevoir, carré.
09:54Merci beaucoup, Nelson.
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