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  • il y a 3 semaines
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:00:00Bonsoir à tous, ravi de vous retrouver, c'est parti pour 60 minutes où s'arrêtera l'affaire Patrick Bruel.
00:00:05Ce sont désormais 12 plaintes qui sont entre les mains de la justice.
00:00:09C'est une information BFM TV parmi ces plaignantes Flavie Flamand, l'animatrice, qui prend la parole.
00:00:14Pour la première fois aujourd'hui, on l'écoutera dans un instant avant de recevoir la journaliste de Mediapart, Marine
00:00:20Turki, qui a recueilli ce témoignage.
00:00:22C'est l'événement de 60 minutes.
00:00:24Les armes d'un côté, la discussion, la diplomatie de l'autre.
00:00:28Au Moyen-Orient, l'Iran fait de nouvelles propositions aujourd'hui, alors que Donald Trump réunit demain son état-major
00:00:33pour décider de reprendre ou non les frappes.
00:00:35La guerre qui fait aussi des dégâts importants sur l'économie française, le chômage, la croissance, les prix des carburants.
00:00:42Bien sûr, le gouvernement est-il dans le déni ?
00:00:43Et que peut-il annoncer jeudi, puisque Sébastien Lecornu doit tenir une conférence de presse ?
00:00:48Ce sera le débat de 60 minutes.
00:00:50Soyez tous les bienvenus.
00:01:03C'est elle qui a lancé, ou plutôt relancé, l'affaire Patrick Boel pour la première fois.
00:01:08Flavie Flamand prend donc la parole.
00:01:09Aujourd'hui, on va en parler dans quelques instants.
00:01:12Mais l'autre information du jour concernant ce dossier, c'est avec vous que ça se passe.
00:01:16Paul Conge, bonsoir.
00:01:17Bonsoir Marc.
00:01:17Le service police-justice de BFMTV, BFMTV qui s'est procuré donc le nombre de plaintes désormais examinées par la
00:01:23justice contre le chanteur.
00:01:26On en est à au moins 12 plaintes désormais.
00:01:28Oui, exactement.
00:01:29Et ça augmente depuis quelques jours.
00:01:30On le voit.
00:01:31La dernière plainte en date, c'est bien sûr celle de Flavie Flamand qui accuse le chanteur de l'avoir
00:01:35violée à son domicile en 1991, alors qu'elle avait 16 ans.
00:01:38Mais donc à côté, il y a 10 plaintes qui sont traitées en ce moment par le parquet de Nanterre
00:01:43qui va en fait regrouper les plaintes au niveau national et diriger cette enquête XXL.
00:01:48Alors pourquoi 10 ? Parce qu'il y a deux femmes qui, il y a quelques jours, ont déposé plainte
00:01:52contre lui.
00:01:53Une masseuse qui l'accuse d'agréation sexuelle à Perpignan en 2019 et puis une chanteuse qui l'accuse de
00:01:57viol à Neuilly en 2010.
00:01:59Et ça, ces plaintes, ça a encouragé le parquet de Nanterre à rouvrir ses archives.
00:02:03Et il rouvre une procédure ancienne qui date de 2019, la procédure dite des masseuses, si plaignante, accusée Patrick Bruel
00:02:10de gestes déplacés lors de massages, mais aussi pour certaines de viol.
00:02:14Donc cette enquête va être entièrement rouverte.
00:02:16Et à côté, trois enquêtes judiciaires qui étaient ouvertes déjà à Paris, vont être, ont été même transférées à Nanterre.
00:02:23Des faits qui datent de 1997, de 2000 et de 2008.
00:02:26Pourquoi Nanterre ? Parce que Patrick Bruel réside à Nuit-sur-Seine à côté de Nanterre.
00:02:30Ça facilite les choses.
00:02:31La dernière plainte, qu'on n'a pas encore évoquée, c'est celle qui a été déposée à Saint-Malo
00:02:34en 2024.
00:02:36Nanterre devrait également en hériter.
00:02:37Ça fait 12.
00:02:38L'affaire, ou plutôt les affaires, Patrick Bruel, on va en parler avec vous, Marine Turquie.
00:02:42Bonsoir, vous êtes journaliste à Mediapart.
00:02:44Vous enquêtez sur ces affaires Bruel et vous avez recueilli le témoignage de Flavie Flamand.
00:02:49On va l'écouter dans un instant avec nous également, Maître Klugman.
00:02:52Bonsoir.
00:02:53Bonsoir.
00:02:53Vous êtes avocat au barreau de Paris.
00:02:55On se demandera avec vous tout à l'heure s'il y a une place pour la présomption d'innocence
00:02:59dans cette affaire
00:02:59ou si vous considérez vous aussi que l'accumulation des plaintes aujourd'hui a valeur de preuves et quasiment de
00:03:06condamnations.
00:03:06Et à vos côtés, Steven Bellery.
00:03:07Bonsoir.
00:03:08Bonsoir.
00:03:08Chef du service culture de BFM TV, Marine Turquie.
00:03:11On va écouter Flavie Flamand dans un instant.
00:03:14D'abord, son état d'esprit aujourd'hui, c'est quoi ?
00:03:16Elle le raconte dans l'entretien vidéo qu'on a publié aujourd'hui dans Mediapart.
00:03:19Elle dit qu'elle est sereine, qu'elle est combative, mais qu'elle sait aussi le prix à payer d
00:03:23'un témoignage public.
00:03:24Vous savez, quand elle m'a écrit après mon premier volet d'enquête, c'était le 18 mars, elle m
00:03:28'a dit je dois vous parler.
00:03:29Et quand j'ai pu recueillir son récit, elle m'a dit je ne peux pas aller sur une seconde
00:03:34affaire médiatique.
00:03:35Puisqu'elle a déjà parlé sur le photographe David Hamilton, c'était en 2016, qu'elle l'a accusé de
00:03:39viol quand elle avait 13 ans à l'époque.
00:03:42Elle me dit je ne peux pas m'engager à nouveau dans une tempête médiatique.
00:03:45Et puis elle a évolué pendant deux mois.
00:03:47Vous savez pourquoi ? Parce qu'elle a lu tous les témoignages qu'on a publiés.
00:03:49Et elle m'a dit ils sont similaires, ils sont graves.
00:03:52Je ne peux pas ne pas me lancer dans cette affaire en parlant.
00:03:58Elle a conscience aussi que sa notoriété peut finalement mettre quelque part un peu à l'abri.
00:04:03Les femmes qui sont techniciennes, figurantes, masseuses, qui ont témoigné dans Mediapart,
00:04:08et qui pour certaines vont témoigner ou ont témoigné auprès de la justice.
00:04:11Et c'est vrai que plusieurs femmes m'ont dit, plusieurs femmes qui ont témoigné en Mediapart,
00:04:15m'ont dit en voyant le témoignage de Flavie Flamand, enfin quel soulagement, on n'est plus seule.
00:04:20C'est-à-dire, elle a le sentiment d'être une sorte de porte-voix aussi ?
00:04:24Elle dit qu'elle a compris que ses voix risquaient d'être éteintes dans le bruit du monde.
00:04:28Ce sont ses propos dans Mediapart et que finalement, ses voix la bouleversaient
00:04:32et qu'elle devait elle aussi ne pas se dérober.
00:04:34Et finalement, cet élan l'a emporté.
00:04:37Elle m'a dit je n'ai pas le choix.
00:04:39Je n'ai pas le choix.
00:04:40L'heure a sonné, j'y vais.
00:04:41Elle a passé ce cap.
00:04:42Elle a aussi porté plainte et c'est important de le dire.
00:04:44Elle le dit dans l'entretien vidéo dans Mediapart.
00:04:46Elle dit que ce n'est pas anodin une plainte de 20 pages pour dénoncer un crime sexuel, un viol.
00:04:52Et c'est important de souligner qu'elle a fait les deux.
00:04:55Mais c'était important pour elle de dire voilà, moi je parle ouvertement dans Mediapart,
00:04:58j'explique ma démarche.
00:04:59C'est une démarche aussi pour appuyer les autres témoignages
00:05:01et aussi pour finalement parler pour la jeune fille qu'elle était.
00:05:04Elle avait 16 ans à l'époque.
00:05:06On l'écoute justement.
00:05:07Elle affirme donc Flavie Flamand avoir été violée en 1991 par Patrick Bruel à l'âge de 16 ans.
00:05:14Voici ce qu'elle en dit aujourd'hui.
00:05:17Je me rends à son domicile et il me propose de prendre un thé.
00:05:23Moi je ne bois pas de thé, j'ai 16 ans, je ne bois pas de thé, ce n'est
00:05:25pas mon truc.
00:05:28Mais je ne refuse pas le thé parce que c'est quand même quelque chose.
00:05:33Je ne sais pas, je suis impressionnée.
00:05:34Et là, je pense que je plonge dans quelque chose parce que j'ai une absence, un blackout total.
00:05:46Et je vois qu'il est en train de me remettre mon pantalon et de le reboutonner.
00:05:52Et je vois encore sa chevelure et ses boucles brunes.
00:05:55Et je ne comprends absolument rien de ce qui m'est arrivé à ce moment-là.
00:06:03J'ai ce sentiment au fond de moi, à ce moment-là, je suis un objet, mon corps ne répond
00:06:09pas.
00:06:09Et en fait, il fait son œuvre.
00:06:12Et là, il voit que je suis réveillée et il me dit, moi, allez, viens, je te ramène.
00:06:17C'est très dur ce qu'elle raconte.
00:06:19Oui, absolument.
00:06:20Et c'était déjà le récit qu'elle m'a confié et que j'ai pu, sur tous les éléments
00:06:24qu'elle me donne, recouper auprès de proches.
00:06:27Par exemple, sa productrice qui me dit, moi, elle m'avait dit il y a 10 ans, lui, on ne
00:06:32l'invite pas dans l'émission.
00:06:33Et elle a expliqué pourquoi, cette productrice.
00:06:36Elle a expliqué que ce sont les mots de cette productrice que Flavie Flamand lui avait fait part du fait
00:06:41qu'il l'aurait droguée et violée en 91.
00:06:44Donc, ce n'est pas quelque chose qui surgit aujourd'hui.
00:06:46C'est important de le dire.
00:06:47Le récit, il est très dur, mais elle n'est pas la seule à accuser Patrick Bruel de l'avoir
00:06:51violée et d'avoir eu le sentiment d'avoir été droguée.
00:06:55Puisqu'une autre femme qui dénonce des faits en 2019, ce n'est pas il y a 35 ans, en
00:07:00septembre 2019,
00:07:01dit avoir été violée au domicile de Patrick Bruel.
00:07:03Et elle dit avoir le sentiment d'avoir été droguée, d'être sortie en étant tout à fait amorphe, tout
00:07:07à fait cotonneuse.
00:07:08Je voudrais, Marine Turquier, je voudrais aussi à vous mettre, faire entendre ce que dit aujourd'hui l'avocat de
00:07:14Patrick Bruel.
00:07:14Maître Ingrain, qui était chez nos confrères d'RTL à la mi-journée.
00:07:17Patrick Bruel qui conteste le viol, qui conteste également avoir violé Flavie Flamand.
00:07:22Il parle d'une relation consentie entre eux à l'époque et qui aurait d'ailleurs duré sur plusieurs années.
00:07:27Voilà ce qu'il disait donc sur RTL à la mi-journée.
00:07:29Maître Ingrain.
00:07:32Ce n'est pas si clair que ça, en tout cas dans l'interview qu'elle a accordée à Mediapart,
00:07:38puisqu'elle dit qu'elle ne se souvient pas de ce qui s'est passé, qu'elle aurait bu un
00:07:42thé.
00:07:42Alors là, Patrick Bruel conteste absolument avoir donné quelques drogues que ce soit à Flavie Flamand,
00:07:50ni à elle, ni à personne d'autre d'ailleurs.
00:07:52Elle dit qu'elle se réveille et qu'il est à côté d'elle.
00:07:56En train de reboutonner son pantalon.
00:07:57Voilà, mais rien de plus.
00:08:00Ils ont eu une liaison.
00:08:02S'il y a eu des rapports intimes, ils étaient parfaitement consentis.
00:08:04C'est ce que souhaitait rappeler Patrick Bruel.
00:08:06Qu'est-ce qu'on fait de la présomption d'innocence dans l'affaire Bruel ? Maître ?
00:08:09J'ai l'impression qu'on n'en fait pas grand-chose si on entend des appels parfois très vindicatifs
00:08:17à annuler des tournées, à ne plus vouloir l'inviter nulle part.
00:08:24Donc effectivement, il faut rappeler quelque chose.
00:08:27La présomption d'innocence, ce n'est pas un propos cosmétique.
00:08:31C'est un principe fondamental.
00:08:33C'est un principe qui est dans l'intérêt, d'abord de la société,
00:08:37et ensuite du justiciable, que nous pouvons être tous à un moment ou à un autre.
00:08:42Le journaliste accusé de diffamation, l'automobiliste accusé d'automité,
00:08:47on est tous à un moment ou à un autre,
00:08:50ou possiblement face à une accusation.
00:08:52Même si, sans doute, beaucoup de personnes qui nous regardent ce soir se disent
00:08:561, 2, 3 témoignages, là on en est à 12,
00:08:59plus d'autres qui n'ont pas donné lieu.
00:09:02Regardez, c'est très intéressant ce qui se dit ici.
00:09:06Vous dites 12 témoignages.
00:09:07Tout à l'heure, vous ouvrez sur 12 plaintes.
00:09:10Votre journaliste dit 10 plaintes.
00:09:12Moi, ce que j'ai compris...
00:09:1412, 12.
00:09:15Alors 12, mais vous avez dit 10 en ouverture.
00:09:1710 annoncères.
00:09:1710 annoncères.
00:09:18D'accord.
00:09:19Hier, la procureure de la République de Paris disait qu'elle avait été saisie de 4 plaintes.
00:09:24En région parisienne.
00:09:26C'est précis.
00:09:26Voilà, mais la réalité, c'est que, donc il y a, je crois, madame, de très nombreuses personnes
00:09:32qui se sont exprimées, notamment auprès de vous.
00:09:35Il y en a certaines parmi elles qui ont porté plainte, pas toutes, donc c'est pour ça qu'il
00:09:40y a un écart,
00:09:41et que parmi ces plaintes, nous savons que certaines, si j'ai bien compris,
00:09:46sont en fait des plaintes qui ont déjà été examinées par la justice et qui vont être réexaminées.
00:09:51– Procédure démasseuse.
00:09:53– Exactement.
00:09:54Donc la justice, elle s'est déjà portée sur certaines de ces accusations.
00:09:57Donc vous voyez qu'il faut faire très attention.
00:10:00– Est-ce que ce que vous dites, c'est qu'on a tort de rouvrir ces procédures aujourd'hui
00:10:03?
00:10:03– Je dis ni qu'on a raison, ni qu'on a tort.
00:10:06Je vous dis, il faut être prudent.
00:10:08Parce que, par exemple, si on entend chaque jour, chacun, dire encore une plainte,
00:10:14encore une mise en cause, le cerveau, évidemment, le mien, comme le vôtre,
00:10:18comme tout à chacun, comme ceux qui nous regardent, va s'imprimer une image de culpabilité.
00:10:23– Je crois que ça a été bien expliqué par Paul Conge,
00:10:25la réouverture de certains des dossiers qui s'ajoutent au nouveau.
00:10:28– Bien sûr, moi je vous dis juste, devant des accusations d'une telle gravité,
00:10:32qui sont contestées, on n'a pas d'autre outil de régulation que la justice.
00:10:37Donc maintenant, elle se saisit, je crois que ça va être regroupé à Nanterre,
00:10:42et on doit s'accrocher au principe.
00:10:44Le principe, c'est d'écouter des victimes.
00:10:46Le principe, c'est de respecter la présomption d'innocence,
00:10:49et d'écouter aussi un mise en cause qui vous dit,
00:10:53je n'ai jamais drogué personne, je n'ai jamais abusé de qui que ce soit,
00:10:57et si on n'écoute pas ces paroles, et si on ne laisse pas la justice faire,
00:11:01alors plus aucune vie en société n'est possible.
00:11:04– Sur la présomption d'innocence, Marine Turquie.
00:11:05– Je pense que c'est un principe pénal fondamental, vous avez raison de le rappeler.
00:11:08Vous avez raison, d'ailleurs, quand on fait nos enquêtes, nous on le rappelle,
00:11:11et puis on questionne aussi Patrick Bouel,
00:11:12ce n'est pas un coup de fil 24 heures avant de boucler l'enquête.
00:11:15C'est des vraies questions, c'est des demandes d'entretien, etc.
00:11:17Mais je pense que chacun est dans son rôle et sa mission.
00:11:19La mission de la justice, c'est d'examiner des plaintes, des signalements,
00:11:22et de dire si oui ou non, Patrick Bouel a commis une infraction,
00:11:25a commis un délit ou un crime.
00:11:27La mission des journalistes, c'est de travailler sur des informations d'intérêt général
00:11:30et de les révéler au public.
00:11:32Par exemple, je pense que les spectateurs et spectatrices de Patrick Bouel,
00:11:35potentiellement, doivent avoir en main ces informations,
00:11:37et puis décider, en leur âme et conscience, avec des choix personnels,
00:11:40d'aller voir ou pas.
00:11:40Ce qui ne les empêche pas, d'ailleurs, et on les a vus et entendus,
00:11:43d'aller le voir chaque soir.
00:11:45Absolument, il n'y a pas ce fan qui est tout à fait là,
00:11:46mais je pense que c'est des informations d'intérêt général
00:11:48qui sont aussi nombreuses et qui se recoupent entre elles.
00:11:51Vous disiez tout à l'heure, il y a des plaintes qui ont été examinées,
00:11:53et classées sans suite.
00:11:54Aujourd'hui, ça peut être intéressant peut-être de les examiner
00:11:58de manière tout à fait aussi en miroir les unes des autres,
00:12:01puisque pourquoi ?
00:12:01Les faits qui sont dénoncés sont extrêmement similaires,
00:12:04y compris quand ce sont des faits de gravité différente qui sont dénoncés.
00:12:08Je m'explique, il y a des femmes qui ont dénoncé des viols,
00:12:10et puis il y a des femmes qui ont dénoncé des agressions sexuelles,
00:12:11et puis il y a des femmes qui ont dénoncé plutôt des propos insistants,
00:12:15harcelants, de manière répétée.
00:12:17Mais le point commun de tout ça, c'est quoi ?
00:12:18C'est qu'elles décrivent toutes, toutes les 30 femmes
00:12:21qui ont témoigné dans la presse.
00:12:22Elles décrivent toutes un homme qui ne se soucierait pas du consentement.
00:12:25Un homme qui, quand on lui dit non, ne respecte pas ce non.
00:12:28Patrick Brouel, il dit l'inverse.
00:12:29Patrick Brouel, il dit, moi, quand on me dit non,
00:12:31je ne trompasse pas ce refus.
00:12:33Mais vous voyez qu'on ne peut pas isoler le fait qu'il y a 30 femmes
00:12:36qui dénoncent des faits très similaires.
00:12:39Moi, qui vous ai lu attentivement, objectivement,
00:12:42j'avais l'impression de lire des choses qui sont de nature complètement différente.
00:12:46D'abord, vous avez deux témoignages qui font référence à l'usage de drogue.
00:12:51Ça, c'est de nature très à part par rapport au reste.
00:12:54Et on les met ensemble ?
00:12:55Vous êtes d'accord avec moi ?
00:12:57On n'a pas 30 mises en cause pour viol dans ce dossier.
00:13:00C'est ce que je viens d'expliquer, mais je pense que c'est important
00:13:03d'expliquer aussi que les lieux qui sont dénoncés,
00:13:06les façons d'approcher ces femmes sont extrêmement similaires.
00:13:09D'un point de vue strictement de ce qu'on a...
00:13:11Nous, on est habitués à voir dans des dossiers où il y a de la sérialité.
00:13:14On est habitués à voir des modes opératoires,
00:13:16des descriptions très similaires.
00:13:20Et pardonnez-moi, ce n'est pas ce que je lis dans vos pages.
00:13:24Je lis des choses qui n'ont rien à voir les unes avec les autres.
00:13:27Et d'ailleurs, si vous prenez, par exemple,
00:13:28vous aviez eu la première plaignante historique,
00:13:32c'était une masseuse, et elle disait dans la presse,
00:13:36il s'est déshabillé, il m'a proposé d'aller plus loin,
00:13:40j'ai refusé, il n'a pas insisté.
00:13:42Ça, c'est des propos dans la presse.
00:13:43Les masseuses, c'est intéressant, parce que...
00:13:45Que disent toutes les masseuses ?
00:13:47On a publié un entretien vidéo avec l'une d'elles.
00:13:49Je rapporte ce propos.
00:13:50Ce propos public.
00:13:52Moi, j'ai eu accès à rien.
00:13:53Je rapporte un propos public.
00:13:54Vous voyez bien que ça n'a rien à voir avec ce que vous dit aujourd'hui Flavie Slamand.
00:13:58Donc, on est en train d'amalgamer des choses de nature extrêmement différente,
00:14:03ce qui, pour nous, est très, très étonnant.
00:14:05Deuxième chose étonnante, excusez-moi.
00:14:07Pardon, je rebondis sur ce que vous dites, Marine Tuché.
00:14:08Est-ce qu'il est possible que parmi tous ces témoignages aujourd'hui
00:14:11qui accusent Patrick Gouel, il y en ait,
00:14:13et je crois d'ailleurs que vous avez enquêté sur l'un des cas,
00:14:15qui fassent ça pour de l'argent ?
00:14:17Par exemple, il y a une des plaignantes qui a reconnu...
00:14:20Il y a une femme qui explique qu'elle se signale tout de suite
00:14:22au moment du signalement de la masseuse corte,
00:14:24et encore c'est de cette procédure,
00:14:25elle se signale tout de suite au procureur.
00:14:27Elle donne son récit, lui demande si elle va porter plainte,
00:14:30c'est une question qui est logiquement posée.
00:14:31Elle dit qu'elle a besoin de réfléchir.
00:14:33C'est une personne qui est une famille connue,
00:14:35qui sait que du coup son nom peut être dans la presse,
00:14:37que ça peut être révélé, qu'il peut y avoir des conséquences.
00:14:38Elle dit qu'elle va prendre conseil auprès d'amis communs,
00:14:41d'elle et Patrick Gouel, deux amis communs, et notamment un.
00:14:44Elle dit, c'est son témoignage en tout cas,
00:14:46que cette amie l'aurait engagée vers une autre voie
00:14:49que la voie judiciaire,
00:14:50qu'il lui aurait dit qu'un règlement à l'amiable était possible,
00:14:52et il lui aurait dit qu'une médiation financière,
00:14:54sans le dire explicitement, était possible,
00:14:56et lui a proposé d'écrire une proposition par écrit.
00:15:00Ce qu'elle a fait, voilà.
00:15:02C'est ça, et Patrick Gouel dénonce un chantage financier.
00:15:05Mais je voulais juste répondre, excusez-moi, sur les masseuses,
00:15:07parce que vous dites qu'elles ne disent pas la même chose
00:15:08entre les unes, les autres et Flavie Flamand.
00:15:10Non, mais ça n'a rien à voir.
00:15:12Je ne suis pas d'accord,
00:15:13parce que j'ai lu la procédure de 2019,
00:15:16et vous lisez ça, vous vous dites,
00:15:17c'est extrêmement similaire.
00:15:19Ce sont des femmes qui décrivent un Patrick Gouel
00:15:20qui ne veut pas mettre le sous-vêtement obligatoire
00:15:22en cabine de massage,
00:15:23qui se met nue, qui repousse la serviette,
00:15:24qui engage, qui demande un massage en termes fessiers.
00:15:28Quelqu'un qui vous dit,
00:15:29quand on dit, il m'a proposé d'aller plus loin,
00:15:31et je ne l'ai dit non, il n'a pas insisté,
00:15:32c'est le contraire d'un violeur.
00:15:34C'est ça que je vous dis.
00:15:35Et je m'appuie sur des propos publics.
00:15:38Sur des masseuses, ce n'est pas que des faits de viol.
00:15:39La presseur masseuse, c'est aussi l'exhibition fissuelle.
00:15:41C'est exactement ça.
00:15:42Mais vous comprenez que certaines ont pu parfois s'échapper.
00:15:45C'est ce qu'elle raconte.
00:15:46Elle était dans une position...
00:15:48Il y a une des kinés qui raconte un viol en 2000.
00:15:51L'une des kinés dénonce un viol en 2000.
00:15:54Je vous dis juste qu'on a des accusations
00:15:55qui ne se corroborent pas les unes avec les autres
00:15:57quand on est à l'actualité.
00:15:59Steven Bellery, depuis que cette affaire a,
00:16:01j'allais dire, rééclaté avec le témoignage
00:16:03de Flavie Flamand,
00:16:05vous contactez les proches de Patrick Bruel,
00:16:08les gens qui ont travaillé avec lui.
00:16:10Est-ce qu'il y a des gens qui le défendent aujourd'hui ouvertement ?
00:16:12Pas vraiment.
00:16:13D'ailleurs, on ne me répond pas.
00:16:14Ou on me répond...
00:16:16Tu comprends, c'est Patrick.
00:16:18Il a une forme de mainmise, on va dire,
00:16:22d'amitié qu'il a nouée.
00:16:23C'est quelqu'un qui est extrêmement sympathique,
00:16:25qu'on a plaisir à interviewer.
00:16:27C'est une immense star, avec une aura,
00:16:29avec une popularité extrêmement importante.
00:16:31Et depuis, au moins, l'album « Alors regarde »
00:16:34qui va célébrer sur scène dès le mois prochain.
00:16:36Donc, c'est quelqu'un...
00:16:37C'est une forme d'intouchable.
00:16:39Il y a une forme d'omerta,
00:16:40même quand on essaie de dire,
00:16:41bah tiens, des journalistes qui le connaissent,
00:16:42venaient en plateau évoquer le destin,
00:16:47le travail,
00:16:48et son importance dans la vie artistique.
00:16:52Il y a peu de monde qui nous répondent,
00:16:53ou ils ne sont pas disponibles.
00:16:55C'est aussi pour ça que beaucoup de femmes
00:16:56ont du mal à témoigner.
00:16:57C'est parce qu'elles savent, en tout cas,
00:16:59qu'il y a une personnalité comme ça,
00:17:00aussi forte en face.
00:17:02Patrick Bruel s'est défendu,
00:17:03juste avant le week-end,
00:17:04en disant « Je ne comprends pas pourquoi soudainement,
00:17:06aujourd'hui, Flavie Flamand raconte une histoire différente
00:17:09et sordide et porte plainte contre moi. »
00:17:13Est-ce que les faits, ces douze plaintes,
00:17:15est-ce que tous les faits sont prescrits aujourd'hui ?
00:17:17Est-ce que la justice travaille
00:17:19pour écouter les victimes présumées,
00:17:20et uniquement pour ça,
00:17:21ça ne donnera jamais lieu à un procès ?
00:17:23Pas nécessairement.
00:17:24Alors, il y a beaucoup de faits
00:17:25qui peuvent sembler effectivement prescrits,
00:17:27parce qu'ils remontent à plus de 30 ans,
00:17:2835 ans pour les plus anciens.
00:17:30Mais ce qu'espèrent en fait les avocats
00:17:32qui aujourd'hui déposent ces plaintes,
00:17:34c'est que le fait qu'il y ait des dénonciations en série,
00:17:36ça emporte un petit peu cette prescription,
00:17:38et que ça permette au juge quand même d'enquêter.
00:17:41C'est-à-dire, s'il y a des affaires régulièrement,
00:17:43on peut remonter à la première ?
00:17:44C'est ce qu'on appelle la prescription glissante,
00:17:47et ça permettrait effectivement d'enquêter
00:17:48sur des faits qui sont anciens,
00:17:50sans nécessairement aller jusqu'à la condamnation,
00:17:52mais qui permettront en tout cas au moins à la justice
00:17:53de faire éclater une forme de vérité.
00:17:55Pour être un peu plus précis,
00:17:57si vous me le permettez,
00:17:58quand il y a des plaintes où il y a des faits prescrits,
00:18:01aujourd'hui il y a des directives du ministère
00:18:03et notamment du parquet de Paris,
00:18:05mais dans les autres parquets aussi,
00:18:06à examiner s'il n'y a pas une sérialité de faits
00:18:09qui permettraient à remonter sur des faits non prescrits.
00:18:12Mais en l'occurrence, il y a des plaintes
00:18:14qui sont incontestablement prescrites,
00:18:17ce qui n'empêchera pas une enquête,
00:18:18et ce qui n'empêchera pas à examiner d'autres cas
00:18:20qui ne sont pas prescrits.
00:18:21Mais quand vous dites que ça n'empêchera pas une enquête,
00:18:22Patrick Bourel pourrait être entendue sur ces affaires-là,
00:18:25même si elles sont prescrits ?
00:18:25Oui, aujourd'hui, il y a des directives ministérielles
00:18:28qui consistent à dire que quand il y a des faits de viol,
00:18:31nous pourrions examiner des faits même prescrits
00:18:34et qui peuvent donner lieu à enquête.
00:18:35Mais en l'occurrence, moi j'ai une question à vous poser
00:18:37en vous écoutant, ça m'est venu comme ça,
00:18:39est-ce qu'on n'a pas l'impression,
00:18:41et je vous écoute parce que ça me passionne
00:18:43et ça m'interroge,
00:18:45que c'est le statut de Patrick Bourel
00:18:47qui fait l'importance de cette affaire,
00:18:50parce qu'encore une fois,
00:18:54vous disiez avec beaucoup de force,
00:18:57c'est un intouchable, c'est une icône, etc.
00:19:00Mais ça, ça ne veut rien dire
00:19:01par rapport au fait qu'il a pu commettre
00:19:03ou ne pas commettre.
00:19:05Et j'ai l'impression...
00:19:05C'est juste qu'il l'impressionne, probablement.
00:19:07Non mais d'accord, mais...
00:19:08C'est quelqu'un qui donne très nombreuses activités,
00:19:10qui joue au cinéma, au théâtre,
00:19:12qui joue au poker, qui a un hôtel...
00:19:14On a un effet de translation
00:19:16de l'importance d'une personne
00:19:17que l'on met en cause
00:19:18par rapport à l'importance des faits
00:19:20qu'on pourrait avoir à leur reprocher.
00:19:22Et il y a un effet de loup.
00:19:23Il est accusé de viol, hein ?
00:19:24Je sais qu'il y a des faits de viol,
00:19:25mais vous êtes d'accord avec moi ?
00:19:26Il est accusé de crime sexuel.
00:19:27Il est accusé de crime sexuel.
00:19:29Vous remarquerez, comme moi,
00:19:31que les deux faits les plus graves,
00:19:34ceux de viol aggravés,
00:19:36puisque dans un cas,
00:19:37ça serait une mineure,
00:19:38en plus avec l'usage de substance,
00:19:40sont les faits les plus isolés
00:19:42par rapport au concert d'accusation
00:19:44qu'on a entendues contre lui.
00:19:46Et je me demande,
00:19:47voilà, l'effet de loup,
00:19:50parce que moi, je ne crois pas du tout
00:19:51au complot, à l'argent,
00:19:52ce genre de choses.
00:19:52Ça serait vraiment faire insulter.
00:19:54Je ne crois pas que ce soit le sujet.
00:19:56Mais parfois,
00:19:57et c'est ça dont il faut tous se garder,
00:20:00quand on regarde
00:20:01quelqu'un qui est très important,
00:20:02on va avoir tendance
00:20:03à calquer son importance
00:20:06sur ce qu'on pourrait avoir
00:20:06à lui reprocher.
00:20:07C'est pour ça que j'incite
00:20:08tout le monde à la prudence
00:20:09et qu'il faut que la justice,
00:20:11maintenant, dise
00:20:11ce qu'il en est,
00:20:12de Bruel comme de tout autre.
00:20:14Steven Patribuel,
00:20:15il remonte sur scène
00:20:16tous les jours aujourd'hui.
00:20:17Il dit,
00:20:17je n'arrêterai pas ma tournée au théâtre.
00:20:18C'est sa volonté.
00:20:20Il le dit encore hier.
00:20:21Il veut continuer
00:20:22de faire son métier
00:20:23avec le même dévouement
00:20:24et la même passion,
00:20:25disait-il hier soir
00:20:25dans son post Instagram.
00:20:27Il montera sur scène
00:20:27lors d'une nouvelle tournée musicale.
00:20:29Je précise
00:20:30qu'il est son propre producteur
00:20:31via sa société
00:20:3214 Productions.
00:20:33Donc,
00:20:34les associations féministes
00:20:36qui pourraient éventuellement
00:20:36manifester
00:20:37n'ont pas de levier
00:20:38de pression
00:20:39sur une entreprise
00:20:39de production,
00:20:40par exemple.
00:20:40Il fait ce qu'il veut.
00:20:41C'est à lui de gérer maintenant
00:20:42la sécurité,
00:20:43notamment pour ses spectateurs
00:20:44parce que s'il y a des manifestations,
00:20:45il sera aussi le garant
00:20:46en tant que producteur
00:20:47des concerts.
00:20:48Marine Turquie,
00:20:48est-ce qu'il faut s'attendre
00:20:49de la part de Mediapart
00:20:50à d'autres témoignages ?
00:20:51On continue de travailler.
00:20:53On répond que
00:20:53de ce qu'on a publié
00:20:54parce qu'évidemment,
00:20:55vous savez,
00:20:55c'est beaucoup de travail
00:20:56de recouper tout ça.
00:20:57On ne copicole pas
00:20:58des témoignages.
00:20:59On reçoit beaucoup d'alertes.
00:21:00On rencontre beaucoup de gens.
00:21:01Il faut travailler
00:21:01à recouper tout ça
00:21:02et à soumettre ça
00:21:04à Patrick Bruel.
00:21:05Et j'insiste là-dessus
00:21:05parce que le contradictoire,
00:21:06ce n'est pas pour faire joli.
00:21:07On pose des questions
00:21:08à Patrick Bruel.
00:21:09Et je note que sur le cas
00:21:10de Flavie Flamand,
00:21:11il reconnaît une relation
00:21:12qu'il estime consentie.
00:21:14Elle était mineure.
00:21:15Je précise juste cet élément.
00:21:1616 ans.
00:21:17Dernier mot.
00:21:18Je ne sais pas
00:21:18si c'est politiquement correct,
00:21:19mais pardon,
00:21:20je me permets,
00:21:22mais si ce n'était pas
00:21:23Flavie Flamand,
00:21:24est-ce qu'on en parlerait autant ?
00:21:25Vous avez tout à fait raison.
00:21:26Et je vais vous dire,
00:21:27la réponse,
00:21:27elle est simple.
00:21:28Le 7 mai,
00:21:28quand on a publié
00:21:29notre article
00:21:29avec 15 femmes
00:21:30qui accusaient Patrick Bruel
00:21:31de violences sexuelles et sexistes,
00:21:32elle était l'une des 15,
00:21:33de manière anonyme
00:21:33comme j'ai dit tout à l'heure,
00:21:34sous le prénom d'Eva.
00:21:36Ça n'a intéressé personne.
00:21:37Elle dénonçait,
00:21:38on l'a dit,
00:21:38des faits très graves,
00:21:39un crime,
00:21:40le viol,
00:21:41son sentiment d'avoir été droguée,
00:21:43elle était mineure.
00:21:44Je n'ai pas eu un coup de fil
00:21:45d'un média français.
00:21:47Merci beaucoup.
00:21:48Et il n'empêche
00:21:48qu'elle se voit aussi,
00:21:49je pense,
00:21:49comme une lanceuse d'alerte
00:21:50et c'est aujourd'hui
00:21:51la raison pour laquelle
00:21:52elle osse porter plainte
00:21:53et elle veut,
00:21:54elle est aussi une militante
00:21:55de la volonté
00:21:56que la prescription
00:21:57passe de 20 à 30 ans
00:21:58pour les crimes sexuels.
00:21:59Le plus extraordinaire,
00:21:59dans la serre,
00:22:01Flavie Flamand,
00:22:01c'est si vous l'écoutez,
00:22:02elle,
00:22:02il faut l'écouter,
00:22:04toute la mise en cause de Bruel
00:22:06repartirait de Patrick Bruel.
00:22:07Patrick Bruel
00:22:08qui un jour lui dit,
00:22:08bien sûr qu'on a couché ensemble,
00:22:10Patrick Bruel qui dit,
00:22:10mais oui,
00:22:11on a une maison,
00:22:11on s'est vu plusieurs fois.
00:22:13C'est ça qui est absolument fascinant
00:22:14dans cette histoire.
00:22:15Quand vous êtes avocat,
00:22:16la mise en cause de Bruel,
00:22:18si vous écoutez Flavie Flamand.
00:22:19Oui, parce qu'elle dit
00:22:19effectivement qu'elle l'a croisé
00:22:20un jour en coulisses
00:22:21et qu'il lui a dit
00:22:22qu'il se souvient
00:22:22et que c'est là
00:22:23que ça lui est revenu.
00:22:24Non, il lui dit
00:22:26qu'il se souvient
00:22:26on a couché ensemble.
00:22:27Oui, oui, exactement.
00:22:28C'est un élément croissant.
00:22:28C'est ce qu'elle ressent,
00:22:29elle,
00:22:30comme un moment d'impunité.
00:22:31Mais elle décrit elle-même
00:22:33que ce serait ça
00:22:34le révélateur
00:22:34de son processus de...
00:22:36Parce qu'elle dit
00:22:37qu'elle ne l'installe
00:22:37qu'elle l'a dit
00:22:38que ça viendra vous dire.
00:22:39Merci beaucoup.
00:22:39Je vous dis
00:22:40que c'est très étonnant
00:22:41C'est pas étonnant du tout.
00:22:43Cette information
00:22:44que vous nous avez donnée
00:22:45tout à l'heure,
00:22:45information du service
00:22:46police-justice de BFM TV,
00:22:48Paul Coche,
00:22:4812 plaintes désormais
00:22:49entre les mains de la justice
00:22:50et j'envoie à Mediapart
00:22:51pour cette vidéo
00:22:53que vous avez réalisée.
00:22:54Merci beaucoup
00:22:55à tous les quatre.
00:22:56On va parler
00:22:56de toute autre chose.
00:22:57Maintenant,
00:22:57on va parler de la guerre
00:22:58au Moyen-Orient,
00:23:0080e jour.
00:23:02Aujourd'hui,
00:23:03toujours le bras de fer.
00:23:04Donald Trump
00:23:04doit réunir son état-major
00:23:05demain pour décider
00:23:06au nom de reprendre
00:23:07les frappes sur l'Iran.
00:23:08L'Iran qui vient d'envoyer
00:23:09et on va en parler dans un instant
00:23:10de nouvelles propositions.
00:23:11D'abord,
00:23:12les images du jour
00:23:13avec Maël Janton
00:23:14et Simon Terassier.
00:23:17L'Amérique va-t-elle
00:23:18refrapper l'Iran ?
00:23:19Le président américain
00:23:19a publié cette nuit
00:23:20plus de 30 messages
00:23:21en une heure et demie
00:23:22qui se voulaient
00:23:23autant de démonstrations de force.
00:23:24Il y a parmi les images
00:23:26qu'il a postées,
00:23:27celles du feu nucléaire.
00:23:29Donald Trump
00:23:29va-t-il trop loin
00:23:30alors qu'il menace
00:23:32de rayer l'Iran de la carte ?
00:23:34Le temps presse,
00:23:34le président américain
00:23:36est visiblement
00:23:37en train de s'impatienter.
00:23:38L'Iran hausse également
00:23:39le temps.
00:23:40Les intérêts américains
00:23:41seront visés dans la région
00:23:42si jamais il y a
00:23:43une attaque contre l'Iran.
00:23:44Le problème réside
00:23:54dans la question
00:23:55du démantèlement total
00:23:56du programme nucléaire iranien.
00:23:58Les Américains
00:23:58ne veulent pas lâcher là-dessus,
00:23:59les Iraniens non plus.
00:24:01Ça négocie
00:24:02et ça se prépare
00:24:03à la guerre.
00:24:04Soit on repart
00:24:04sur des frappes
00:24:05qui ont été
00:24:05celles qu'on a connues
00:24:06jusqu'à présent,
00:24:07soit déclencher
00:24:08une véritable offensive terrestre
00:24:10qui est totalement
00:24:10aujourd'hui
00:24:11inenvisageable.
00:24:13Ça négocie
00:24:14comme disait Patrick Sos
00:24:15et ça se prépare aussi
00:24:17au retour de la guerre.
00:24:17On va en parler ce soir
00:24:18avec Dominique Moisy.
00:24:19Bonsoir,
00:24:19vous êtes expert
00:24:20en géopolitique,
00:24:21vous signez
00:24:21le triangle des passions
00:24:23du monde,
00:24:24comprendre le chaos
00:24:25qui vient sécher.
00:24:25Robert Laffont,
00:24:27bonsoir Armin Arefi,
00:24:28grand reporter au point,
00:24:29spécialiste du Moyen-Orient.
00:24:31Bonsoir vice-amiral
00:24:32Michel Lagaraï,
00:24:33vous êtes ancien directeur
00:24:34du Centre des Hautes Études Militaires.
00:24:36Je salue également
00:24:37mes voisins Elsa Vidal
00:24:38et Didier François,
00:24:39les experts de BFM TV.
00:24:42Je le disais,
00:24:42l'Iran a publié
00:24:43aujourd'hui
00:24:43de nouvelles propositions
00:24:45qui sont arrivées
00:24:46à Washington.
00:24:47Est-ce qu'on peut dire
00:24:48que ça bouge
00:24:49enfin du côté
00:24:50de la diplomatie ?
00:24:53Ça n'a jamais cessé
00:24:54de bouger
00:24:54depuis le fragile
00:24:56cessez-le-feu
00:24:57conclu le 8 avril.
00:24:58Maintenant,
00:24:59il n'y a pas
00:24:59d'énormes changements.
00:25:01L'Iran ne veut toujours
00:25:02pas renoncer
00:25:03à ce qu'il considère
00:25:04son droit,
00:25:05son droit à l'enrichissement
00:25:06de l'uranium,
00:25:07ce que lui garantit
00:25:08le traité de non-prolifération
00:25:09nucléaire
00:25:10dont il est signataire,
00:25:11à condition qu'il ne serve pas
00:25:12à la construction
00:25:13de la bombe.
00:25:14Et donc,
00:25:14pour assurer aux Américains
00:25:16qu'ils ne veulent pas
00:25:17la bombe atomique,
00:25:19ils sont prêts
00:25:19à suspendre
00:25:20pour une longue durée
00:25:22l'enrichissement d'uranium,
00:25:23mais pas les 20 ans,
00:25:24réclamés par Donald Trump.
00:25:25Ils sont prêts
00:25:27à diluer
00:25:27une partie du stock
00:25:29d'uranium
00:25:29hautement enrichi
00:25:30à 60%
00:25:31de 441 kg,
00:25:33mais pas la totalité
00:25:34et surtout pas aux mains,
00:25:35ne souhaiteraient pas
00:25:36le donner aux mains
00:25:37des Américains.
00:25:38Ils préféraient
00:25:39le faire par le biais
00:25:40d'un de leurs alliés,
00:25:41la Russie.
00:25:42Et donc,
00:25:43ce sont des conditions,
00:25:44en tout cas pour l'instant,
00:25:45d'après des responsables
00:25:46américains
00:25:46au site Américain Axios,
00:25:48que les Américains
00:25:49ont rejetées.
00:25:50Donc,
00:25:51c'est loin
00:25:51de la capitulation
00:25:53que souhaiterait
00:25:54voir Donald Trump.
00:25:55Encore une fois,
00:25:56les Iraniens
00:25:57ne capituleront pas.
00:25:58Donc,
00:25:58sous l'effet
00:26:00et la pression
00:26:00d'une reprise
00:26:01des bombardements américains
00:26:02qui est évoquée
00:26:03de part et d'autre,
00:26:04effectivement,
00:26:04ils sont prêts
00:26:04à certains gestes,
00:26:05mais ils sont encore
00:26:06sûrs de deux choses,
00:26:08même trois.
00:26:09Première chose,
00:26:09les Américains
00:26:10n'enverront pas
00:26:11des dizaines
00:26:13de milliers
00:26:13de combattants
00:26:13sur le sol
00:26:14iranien
00:26:14pour renverser
00:26:15le régime.
00:26:15Donc,
00:26:15le régime
00:26:16a le temps
00:26:16de voir venir.
00:26:17Deux,
00:26:17une opération
00:26:19commande d'eau,
00:26:19même si elle n'est pas exclue,
00:26:21reste à ce stade
00:26:21extrêmement compliqué
00:26:22pour récupérer
00:26:23le stock
00:26:23d'uranium
00:26:23hautement enrichi.
00:26:25Et trois,
00:26:25dernière chose,
00:26:26l'Iran contrôle
00:26:27toujours de fait
00:26:27le détroit d'Hormuz
00:26:28et quand bien même
00:26:29les Américains
00:26:30ont instauré
00:26:32un contre-blocus,
00:26:33les Iraniens
00:26:34ont toute l'attitude
00:26:35aujourd'hui
00:26:35pour continuer
00:26:36à perturber
00:26:37le trafic des navires
00:26:38et donc perturber
00:26:39les assurances
00:26:39qui n'assureront
00:26:40aucun des navires marchands
00:26:42pour récupérer
00:26:42une situation à la normale.
00:26:44Dominique Moisy,
00:26:44est-ce que c'est
00:26:45la proposition
00:26:46de la dernière chance,
00:26:47celle des Iraniens
00:26:48ou est-ce qu'on peut
00:26:48continuer longtemps
00:26:50comme ça
00:26:51avec des propositions,
00:26:52des contre-propositions,
00:26:53des frappes de drones
00:26:54régulièrement,
00:26:54il y en a eu encore hier
00:26:57près d'un site nucléaire
00:26:58aux Émirats arabes unis.
00:27:00Est-ce que chaque jour
00:27:01qui passe
00:27:01nous rapproche
00:27:02de la paix
00:27:02ou de la guerre ?
00:27:05Ni l'un ni l'autre.
00:27:07Je crois que
00:27:08si vous regardez
00:27:11et comparez
00:27:13la guerre en Ukraine
00:27:14et la guerre en Iran,
00:27:17il y a une sorte
00:27:18de même logique
00:27:19pour les mêmes raisons.
00:27:21Le plus faible
00:27:22ne cède pas
00:27:24devant le plus fort
00:27:25et ne pas perdre
00:27:27pour l'Iran,
00:27:28c'est gagné,
00:27:29ne pas perdre
00:27:31pour l'Ukraine,
00:27:32c'est gagné
00:27:32et les deux raisons
00:27:34sont les mêmes.
00:27:35Une transformation
00:27:36dans l'art de la guerre,
00:27:39l'utilisation massive
00:27:40des drones
00:27:41renforce le faible
00:27:43par rapport au fort
00:27:44et une erreur majeure
00:27:46commise par le fort
00:27:48dans son approche
00:27:50de la guerre.
00:27:51Le régime
00:27:53iranien
00:27:54va s'effondrer,
00:27:55le peuple ukrainien
00:27:57va s'effondrer
00:27:58et ce n'est pas du tout
00:27:59ce qui s'est passé.
00:28:00Donc les Iraniens
00:28:04sont fiers
00:28:06d'une certaine manière
00:28:07en tenant
00:28:09leur peuple
00:28:09de la manière
00:28:10la plus brutale
00:28:11de tenir tête
00:28:14aux deux des plus grandes
00:28:15armées du monde
00:28:17américaines
00:28:17et israéliens.
00:28:18Et israéliennes
00:28:19en tenant leur peuple
00:28:20comme vous dites,
00:28:21en tenant le détroit
00:28:21d'Hormuz
00:28:22également avec ce blocage
00:28:24filtrant
00:28:24qui dure maintenant
00:28:25depuis des semaines
00:28:26et des semaines.
00:28:27On voit en tout cas
00:28:28et on va aller retrouver
00:28:29Antoine Eulard
00:28:30à Washington
00:28:31que Donald Trump
00:28:32maintient la pression
00:28:33dans les mots,
00:28:34dans les messages
00:28:35qu'il publie
00:28:36abondamment
00:28:37sur les réseaux sociaux.
00:28:38Bonsoir Antoine.
00:28:39Donald Trump
00:28:39qui doit d'ailleurs réunir
00:28:40dans les heures qui viennent
00:28:41son état-major
00:28:42pour décider
00:28:42s'il reprend
00:28:43ou non
00:28:43ses frappes
00:28:44contre l'Iran.
00:28:48Exactement.
00:28:49Une réunion
00:28:49qui aura lieu
00:28:50demain
00:28:50dans la Situation Room,
00:28:51cette salle de crise
00:28:52dans les sous-sols
00:28:53de la Maison-Blanche.
00:28:54Réunion qui intervient
00:28:55à un moment
00:28:56où Donald Trump
00:28:56semble perdre
00:28:57patience.
00:28:58Vous l'avez dit,
00:28:59ce week-end,
00:28:59il a publié
00:29:00toute une flopée
00:29:00d'images générées
00:29:01par l'intelligence artificielle.
00:29:03Images très menaçantes
00:29:03où le président américain
00:29:05se met en scène
00:29:06de figure extrêmement martiale.
00:29:07Sur l'une de ces images
00:29:08en particulier,
00:29:09on le voit appuyé
00:29:10sur un gros bouton rouge
00:29:11pour déclencher
00:29:12le feu nucléaire.
00:29:13Il y a les mots aussi
00:29:14de Donald Trump
00:29:14sur son réseau social.
00:29:15L'Iran va devoir
00:29:16se bouger rapidement
00:29:17sinon il ne restera
00:29:18plus rien de ce pays.
00:29:20Il y a donc toujours
00:29:21cette menace
00:29:21d'anéantir l'Iran
00:29:22si les négociations
00:29:23n'aboutissent pas.
00:29:24Malgré tout,
00:29:25en coulisses,
00:29:26les négociations continuent.
00:29:27Il y a cette navette diplomatique
00:29:28entre les deux pays.
00:29:29Les Etats-Unis ont reçu,
00:29:31vous l'avez dit,
00:29:31une nouvelle proposition iranienne.
00:29:33Seulement voilà,
00:29:34selon Axios,
00:29:35cette nouvelle proposition
00:29:36est jugée insuffisante
00:29:37par Washington,
00:29:39notamment parce qu'il n'y a
00:29:40pas d'engagement
00:29:40suffisamment concret
00:29:41sur la question
00:29:42de l'uranium enrichi
00:29:43et sur la question
00:29:44de la bombe nucléaire.
00:29:45Dans ces conditions,
00:29:46que va faire Donald Trump ?
00:29:47La Maison-Blanche dit
00:29:48qu'à ce stade,
00:29:49il privilégie toujours
00:29:50la piste diplomatique
00:29:51mais qu'il envisage
00:29:52de plus en plus sérieusement
00:29:53l'option militaire
00:29:54Demain,
00:29:55pendant cette réunion,
00:29:56en tout cas,
00:29:56des plans d'attaque
00:29:57lui seront présentés.
00:29:58Ce n'est pas la première fois
00:29:59qu'on est dans ce type de situation
00:30:00où Donald Trump s'impatiente,
00:30:01où il réunit son équipe
00:30:02de sécurité,
00:30:03où il étudie des plans d'attaque
00:30:04pour finalement
00:30:05ne pas passer à l'action.
00:30:06Va-t-il le faire demain ?
00:30:07On le verra.
00:30:07En tout cas,
00:30:08toujours auprès d'Axios,
00:30:09un responsable américain
00:30:10met en garde
00:30:11en disant que si les Iraniens
00:30:12ne bougent pas,
00:30:13alors la négociation
00:30:15continuera,
00:30:16je le cite,
00:30:16par bombe interposée.
00:30:18Merci beaucoup Antoine Hollard.
00:30:19Dernière précision.
00:30:20Donc, à la Maison-Blanche,
00:30:21le plan de paix iranien
00:30:21est insuffisant,
00:30:23vice-amiral.
00:30:23Est-ce que c'est le retour
00:30:24des options militaires
00:30:25devant Donald Trump ?
00:30:26Et est-ce qu'il peut encore
00:30:27relancer cette guerre aujourd'hui
00:30:29où il est allé finalement
00:30:30trop loin
00:30:30en acceptant
00:30:32le cessez-le-feu
00:30:33pour reprendre la guerre ?
00:30:34Écoutez,
00:30:35tout ça a été très brièvement
00:30:38évoqué
00:30:38par mes deux prédécesseurs
00:30:40et que dire de plus ?
00:30:41Sinon que
00:30:42c'est une continuité.
00:30:44La négociation
00:30:45ne s'arrêtera pas
00:30:46si Trump frappe l'Iran.
00:30:48C'est tout.
00:30:49Donc, ça va continuer.
00:30:50Il y a des négociations,
00:30:51il y a des avancées d'un côté.
00:30:52L'Iran commence à dire
00:30:53« Ben oui, pourquoi pas
00:30:55un moratoire
00:30:55pendant certains temps,
00:30:57l'uranium en Russie ? »
00:30:58Ce n'était pas le cas
00:30:59il y a quelques temps.
00:31:00Donc, il y a une évolution.
00:31:02Trump continue
00:31:02de brandir sa massue,
00:31:04bien sûr,
00:31:05mais ce n'est pas
00:31:06parce qu'il va frapper l'Iran
00:31:07s'il la frappe
00:31:08que ça va s'arrêter là.
00:31:09Il aura beau frapper
00:31:11autant qu'il le veut,
00:31:12ça ne fera pas plier les iraniennes.
00:31:13Mais nous sommes
00:31:13dans un processus
00:31:14de négociation
00:31:15dont personne n'imaginait
00:31:17qu'il pouvait se clore
00:31:18en quelques semaines,
00:31:19quelques mois.
00:31:21Le précédent accord
00:31:22sur le nucléaire
00:31:23a pris 5 ou 6 ans.
00:31:25Vous vous rendez compte un peu ?
00:31:27Ce qu'on demande,
00:31:27ce que nous,
00:31:28nous exigeons
00:31:30de ces deux partenaires-là,
00:31:31c'est parce que
00:31:32ce sont des partenaires maintenant
00:31:33et ils jouent au ping-pong
00:31:34sur la même table,
00:31:36nous exigeons
00:31:37qu'ils le fassent très vite.
00:31:38Mais non,
00:31:39c'est un processus lent.
00:31:40Moi, j'ai l'impression
00:31:40que chacun utilise ses armes.
00:31:42l'Iran commence à faire
00:31:45peut-être à laisser poindre
00:31:48quelques possibilités d'accords
00:31:50un tout petit peu
00:31:51en diminuant ses prétentions.
00:31:52L'Amérique continue à brandir
00:31:54le grand bâton
00:31:55mais continue de négocier derrière.
00:31:57Donc nous sommes
00:31:57dans un processus long,
00:32:00très long,
00:32:01qui connaîtra des à-coups
00:32:02et qui se terminera un jour
00:32:04quand je n'en sais rien.
00:32:05Mais il peut y avoir
00:32:05plusieurs frappes,
00:32:07il peut y avoir
00:32:07plusieurs épisodes
00:32:08de ce type-là.
00:32:09ça va continuer comme ça
00:32:10parce que,
00:32:10comme cela a été souligné,
00:32:12bien que faible,
00:32:13l'Iran tient,
00:32:14le régime joue sa survie,
00:32:16les Américains n'iront pas
00:32:19sur le terrain iranien,
00:32:21ne l'occuperont pas le terrain,
00:32:23ne feront pas tomber le régime directement.
00:32:24Ça n'aurait aucun sens militairement
00:32:25de mettre un pied en Iran.
00:32:26Mais non,
00:32:26bien sûr que non.
00:32:27Donc ça va continuer longtemps.
00:32:29Donald Trump
00:32:30qui ferme la porte ce soir
00:32:30à toute concession à l'Iran,
00:32:32il le dit à un journaliste
00:32:33du New York Post,
00:32:36Didier François,
00:32:37l'option militaire
00:32:39est totalement écartée
00:32:40aujourd'hui.
00:32:41Pour vous,
00:32:42elle reste quelque part,
00:32:43elle peut revenir par un...
00:32:44Non,
00:32:44je pense que l'option militaire
00:32:45est toujours là
00:32:45parce qu'en fait,
00:32:46ça bloque pas mal,
00:32:47mais les négociations
00:32:49ont avancé.
00:32:51C'est un truc tout bête.
00:32:53Il faut remarquer
00:32:53qu'il y a une semaine,
00:32:54les Américains
00:32:55ne voulaient pas entendre parler
00:32:56d'aucun site nucléaire iranien.
00:32:59Aujourd'hui,
00:32:59ils disent qu'ils veulent bien
00:32:59qu'ils en gardent un.
00:33:01Les Iraniens
00:33:02ne voulaient pas du tout parler
00:33:03tant qu'on ne leur avait pas donné
00:33:05l'ensemble des gels
00:33:08sur leurs avoirs.
00:33:09Aujourd'hui,
00:33:10ils sont en train de discuter
00:33:11en dessous de 25%
00:33:12de lever les gels.
00:33:13Donc,
00:33:13ils discutent.
00:33:14Donc,
00:33:14ils nous mentent
00:33:15comme des arracheurs dedans,
00:33:16mais ce qu'est-ce qui est normal.
00:33:17Et l'un et l'autre,
00:33:17ils nous font croire
00:33:18qu'ils sont super balèzes
00:33:19et qu'ils vont se mettre dessus.
00:33:20Mais en fait...
00:33:20Quand vous dites
00:33:21ils sont les Américains
00:33:22et les Iraniens.
00:33:22Les deux.
00:33:23Les deux.
00:33:23C'est normal.
00:33:24Ils mentent.
00:33:24Ils mentent comme ils respirent.
00:33:26C'est leur boulot.
00:33:26Leur boulot,
00:33:27c'est de tenir leur base.
00:33:28Et voilà.
00:33:29Mais on voit bien
00:33:30que ça avance
00:33:31puisque on voit
00:33:32que dans leurs déclarations officielles,
00:33:34les positions bougent.
00:33:36Encore une fois,
00:33:37les Américains,
00:33:38il y a une semaine,
00:33:39nous disaient
00:33:39qu'il est hors de question
00:33:40que sur les quatre sites,
00:33:43ils en gardent.
00:33:43Ils peuvent en garder un.
00:33:45C'est-à-dire que chacun
00:33:46fait un pas vers l'autre ?
00:33:47Mais en fait,
00:33:48ça commence...
00:33:49Je ne sais pas
00:33:49s'ils font très clairement
00:33:50un pas vers l'autre,
00:33:51mais ça discute.
00:33:53Et qu'ils ont...
00:33:54Enfin,
00:33:54une chose sur laquelle
00:33:55ils sont d'accord maintenant,
00:33:56c'est sur quoi ils discutent.
00:33:56Ce qui n'était pas le cas avant.
00:33:58Car aujourd'hui,
00:33:58ils sont d'accord
00:33:59pour discuter du nucléaire.
00:34:01Les Iraniens ne voulaient pas
00:34:02l'entendre parler.
00:34:03Ils sont d'accord
00:34:04pour discuter
00:34:05de la question
00:34:06de l'enrichissement,
00:34:07même si,
00:34:09soi-disant au niveau du principe,
00:34:10ils ne veulent pas.
00:34:11Mais de fait,
00:34:11quand ils parlent de dilution
00:34:12et la possibilité
00:34:14d'accepter qu'une partie
00:34:15des 400 kilos
00:34:17qui soient enrichis
00:34:19à 60%
00:34:20puisse bouger,
00:34:21donc vous voyez bien
00:34:21que ça bouge.
00:34:22Ils sont en train de discuter
00:34:23et les Américains
00:34:23sont en train de négocier.
00:34:25Le seul truc sur lequel
00:34:26ils ne sont pas d'accord
00:34:26pour l'instant,
00:34:27c'est comment ils commencent
00:34:28à rentrer dans les négociations.
00:34:30C'est-à-dire que
00:34:30les Américains,
00:34:31les Iraniens disent
00:34:33vous arrêtez le blocus
00:34:34et là on y rentre.
00:34:36Et les Américains,
00:34:37ils disent
00:34:37vous me prenez pour du jambon.
00:34:38Non mais attendez,
00:34:39si on arrête le blocus,
00:34:40vous allez arrêter de négocier.
00:34:41Donc on ne va pas commencer.
00:34:43Comment dit-on,
00:34:44vous me prenez pour un jambon
00:34:47en farcie ?
00:34:49Pour traduire le Didier François
00:34:50dans le texte.
00:34:51Non,
00:34:51mais tu te fous de moi.
00:34:53Tu te fous de moi.
00:34:54Donc il faut imaginer
00:34:55cette discussion.
00:34:56Tu te moques de moi.
00:34:56Donc en fait,
00:34:57on en est là.
00:34:58La difficulté,
00:34:59elle est celle-là.
00:35:00Et en plus,
00:35:00aucun des deux,
00:35:02surtout pas les Iraniens
00:35:03qui ne pensent pas
00:35:03qu'ils ont été vraiment battus,
00:35:05même s'ils ont ramassé grave,
00:35:07ne veulent pas donner l'impression
00:35:08qu'ils ont perdu,
00:35:09surtout par rapport à leur base.
00:35:10Et Trump, effectivement,
00:35:12est un peu sur un discours,
00:35:16et on le voit avec ses tweets
00:35:17un peu neuneux,
00:35:18de capitulation.
00:35:20Donc tout ça a du mal à s'emboîter.
00:35:22C'est pour ça que tout ça
00:35:23a un peu de mal à s'emboîter.
00:35:24Mais en fait,
00:35:25les discussions commencent.
00:35:26Alors effectivement,
00:35:27je suis d'accord.
00:35:28Et aujourd'hui,
00:35:29de nouvelles frappes
00:35:30ne changeraient pas grand-chose
00:35:31à l'affaire,
00:35:32si ce n'est que ça repousserait
00:35:33un peu le temps.
00:35:34Donc si on pense
00:35:35qu'ils n'ont pas de temps,
00:35:36ils vont continuer
00:35:36à essayer un peu de négocier.
00:35:38Après,
00:35:38ils peuvent effectivement
00:35:39refaire une passe,
00:35:41refrapper un peu durement,
00:35:42ils reprendront de toute manière.
00:35:43À la fin,
00:35:43ça finira par des négociations.
00:35:45À un moment ou à un autre.
00:35:46Mais oui,
00:35:46parce que, encore une fois,
00:35:48les Américains
00:35:49ne vont pas aller envahir l'Iran.
00:35:51Et le gouvernement iranien,
00:35:52le régime iranien,
00:35:53ne va pas lâcher comme ça.
00:35:54On va aller,
00:35:55si vous voulez bien.
00:35:56Il faut être calme.
00:35:57Il faut être calme,
00:35:57comme vous dites.
00:35:58On va aller,
00:35:58si vous voulez bien.
00:35:59En restant calme et patient.
00:36:01En Israël,
00:36:02l'autre protagoniste,
00:36:04évidemment,
00:36:04du début de cette guerre,
00:36:06c'est Clémence Dibout
00:36:06qui nous attend à Eilat
00:36:07avec Sébastien Savoie.
00:36:10Israël,
00:36:10bonsoir Clémence,
00:36:11où des médias
00:36:13signalent ces dernières heures
00:36:14des mouvements,
00:36:15non pas de troupes,
00:36:16évidemment,
00:36:17mais des mouvements
00:36:17d'avions américains
00:36:19qui font des allers-retours
00:36:20entre Israël et l'Allemagne.
00:36:22Expliquez-nous
00:36:22ce qui se passe.
00:36:26Une information
00:36:26des médias israéliens
00:36:27qui fait état
00:36:28d'avions ravitailleurs
00:36:30qui seraient partis
00:36:30de plusieurs aéroports
00:36:31d'Israël
00:36:32direction l'Allemagne
00:36:33où là,
00:36:34ils auraient fait
00:36:34le plan de munitions
00:36:35avant de revenir en Israël.
00:36:37Mais il y a une autre information
00:36:38de toute dernière minute
00:36:39que vient de livrer
00:36:40la chaîne de télévision israélienne,
00:36:41la 12.
00:36:42Elle vient d'expliquer en plateau
00:36:43qu'elle avait des informations
00:36:45qui assuraient,
00:36:46en off,
00:36:47en coulisses,
00:36:47que l'armée américaine
00:36:49avait prévenu Israël
00:36:50que les avions ravitailleurs
00:36:52que vous avez à l'aéroport
00:36:53de Ben Gurion,
00:36:54les avions ravitailleurs américains
00:36:55que vous avez à l'aéroport
00:36:56de Ben Gurion à Tel Aviv,
00:36:57que vous avez ici derrière moi
00:36:58à Elat,
00:37:00resteraient sur le sol israélien
00:37:01jusqu'au moins fin 2026
00:37:03voire début 2027.
00:37:05Ça veut donc dire
00:37:05que les Etats-Unis
00:37:06se préparent à rester ici
00:37:09au Moyen-Orient
00:37:09et en nombre.
00:37:11Et ça corrobore aussi
00:37:11les informations
00:37:12qu'on a eues cet après-midi
00:37:13avec Sébastien Savoie
00:37:14qui faisait état d'hôtel
00:37:15réquisitionné au dernier moment
00:37:17ici à Elat,
00:37:18station balnéaire,
00:37:19l'entrée sur la mer Rouge
00:37:20d'hôtels
00:37:21pour les soldats américains.
00:37:23On a le cas par exemple
00:37:23concret d'un hôtel
00:37:24prévenu au dernier moment
00:37:25qu'il fallait enlever
00:37:26tous les clients
00:37:27parce que des soldats américains
00:37:29allaient arriver.
00:37:29On a regardé sur le site
00:37:31279 chambres,
00:37:32ça fait une capacité
00:37:32de 900 à 1000 soldats
00:37:34dans un hôtel seulement.
00:37:36C'est difficile
00:37:36d'avoir plus d'informations
00:37:37parce que la porte-parole
00:37:38de cet hôtel
00:37:39nous a expliqué
00:37:40qu'il y avait eu
00:37:40une appel d'offre
00:37:41de l'armée américaine
00:37:42et qu'il fallait s'engager
00:37:42à un rapport
00:37:44de confidentialité totale
00:37:45sur ces soldats américains
00:37:47sur le sol israélien.
00:37:49Mais là aussi,
00:37:49ces réservations
00:37:50et ces hôtels réquisitionnés,
00:37:52ça tient jusqu'au moins novembre,
00:37:54ce qui corrobore donc
00:37:55là aussi encore
00:37:56une présence pérenne
00:37:57sur le sol israélien
00:37:58des forces américaines.
00:37:59Merci beaucoup Clémence Dibout
00:38:01en direct d'Israël.
00:38:02Des chambres d'hôtels
00:38:03réservées jusqu'à la fin de l'année
00:38:04au cas où
00:38:05pour des soldats américains,
00:38:06des avions américains
00:38:07qui vont rester au cas où
00:38:08jusqu'à la fin de l'année
00:38:10en Israël.
00:38:11Ça veut dire
00:38:11que les Etats-Unis
00:38:12se préparent
00:38:14à une éventuelle reprise
00:38:16du conflit
00:38:16ou qu'il faut simplement
00:38:17continuer à sortir les muses
00:38:18pour dire
00:38:19on va éviter de frapper
00:38:21autant que possible
00:38:21mais on est là
00:38:22s'il le faut.
00:38:23Ça veut dire d'abord
00:38:23qu'il y a effectivement
00:38:24un message à court terme
00:38:26qui est
00:38:26nous avons accumulé
00:38:28des moyens
00:38:29et nous continuons
00:38:29d'accumuler des moyens
00:38:30dans la région
00:38:31qui seront utiles
00:38:32si nos négociations
00:38:34sont infructueuses.
00:38:35Ils le seront
00:38:36très prochainement
00:38:37si on en croit
00:38:38les déclarations.
00:38:39Ça c'est pour le court terme
00:38:40et dans cet effort
00:38:40de négociation.
00:38:41Et si ces négociations
00:38:43venaient effectivement
00:38:44à échouer
00:38:45alors on serait en droit
00:38:47de penser qu'on entre
00:38:47dans une phase
00:38:48d'au moins moyen terme
00:38:49c'est-à-dire jusqu'à la fin
00:38:51de l'année
00:38:51pour une aventure militaire
00:38:54commencée en février
00:38:55et ça commencerait
00:38:56à véritablement
00:38:57compter
00:38:58dans le comparatif
00:38:59de Donald Trump
00:39:00pour un engagement
00:39:01militaire
00:39:02plus long.
00:39:03Ça veut dire également
00:39:04qu'il y a je pense
00:39:04la perception américaine
00:39:06que la carte du Moyen-Orient
00:39:08est en train d'évoluer
00:39:10et qu'il y a
00:39:10la perception
00:39:11d'une insécurité.
00:39:12Les alliés américains
00:39:13se sont sentis
00:39:14pas assez protégés
00:39:15et le renforcement
00:39:16de la présence américaine
00:39:18peut aussi viser
00:39:19à les rassurer.
00:39:20Dominique Pozy
00:39:21je sais qu'il est toujours
00:39:22très difficile
00:39:22de lire dans le cerveau
00:39:24de Donald Trump
00:39:24et que très régulièrement
00:39:25on le dit ici même
00:39:26on préfère prendre les actes
00:39:27que ces messages
00:39:29publiés sur les réseaux sociaux
00:39:31messages
00:39:31je signale au passage
00:39:33la nuit dernière
00:39:33où il a semblé
00:39:34appuyé sur un bouton nucléaire
00:39:36ce qui ferait bondir
00:39:37Didier François
00:39:38si je lui posais la question
00:39:39d'un risque d'une escalade nucléaire
00:39:41et à juste titre
00:39:43Didier
00:39:43mais est-ce qu'aujourd'hui
00:39:45on peut se dire
00:39:45qu'il ne veut pas
00:39:46recommencer la guerre
00:39:47Donald Trump ?
00:39:50Idéalement oui
00:39:51Idéalement ?
00:39:51Idéalement oui
00:39:53Il a des délais devant lui
00:39:56il y a le début
00:39:58du mondial de football
00:40:00il y a le 4 juillet
00:40:02célébration du 250e anniversaire
00:40:05Vous permettez
00:40:05que je vous interrompe
00:40:06à l'instant ?
00:40:06Oui
00:40:07Pour avoir posé la question
00:40:08et Didier et Elsa
00:40:10en seront les témoins
00:40:10sur ce plateau
00:40:11au début de la guerre
00:40:12on estimait qu'il fallait
00:40:14que ce soit réglé
00:40:15avant la visite en Chine
00:40:17qui a eu lieu
00:40:17il y a quelques jours
00:40:19Oui
00:40:19Non mais tout à fait
00:40:20mais je crois
00:40:22que dans l'esprit
00:40:24de ceux qui entourent
00:40:25Donald Trump
00:40:26sinon dans celui
00:40:28de Donald Trump
00:40:29lui-même
00:40:30il y a l'idée
00:40:31les Iraniens pensent
00:40:32que le temps
00:40:33joue en leur faveur
00:40:35eh bien je vais leur démontrer
00:40:38par des actes
00:40:39comme la location
00:40:41de chambres d'hôtel
00:40:42à Elat
00:40:43les avions
00:40:44etc
00:40:45qu'en réalité
00:40:46moi j'ai tout le temps
00:40:47et donc il y a ce jeu
00:40:49sur la temporalité
00:40:51il est certain
00:40:52que les Iraniens
00:40:54sont épuisés
00:40:56mais le régime
00:40:57continue à tenir
00:40:59le peuple
00:41:00par la violence
00:41:01par les exécutions
00:41:03et les Iraniens
00:41:05eux
00:41:05sont persuadés
00:41:07que parce que l'Amérique
00:41:08est une démocratie
00:41:10faible
00:41:11elle a besoin
00:41:12de mettre fin
00:41:13à cette guerre
00:41:14le plus vite possible
00:41:16Est-ce que vous décrivez
00:41:16finalement de Mick Mouzy
00:41:17c'est un nouveau
00:41:18Donald Trump
00:41:18c'est celui qui prend son temps
00:41:20C'est celui qui apprend
00:41:21la patience stratégique
00:41:22C'est celui qui apprend
00:41:22la patience
00:41:23c'est plus tout à fait
00:41:24le Donald Trump
00:41:24du début
00:41:25à part qu'il continuait
00:41:26à tweeter jour et nuit
00:41:27On lui a quand même
00:41:28fait comprendre
00:41:29qu'il s'était empêtré
00:41:32dans un bourbier
00:41:34de manière
00:41:35beaucoup trop légère
00:41:36et qu'il ne pouvait pas
00:41:39en sortir comme cela
00:41:41sans être humilié
00:41:42et donc
00:41:43comment exercer
00:41:45des pressions
00:41:46sur les Iraniens
00:41:49comment faire patienter
00:41:52le peuple américain
00:41:54par des déclarations
00:41:55multiples
00:41:56parfaitement contradictoires
00:41:58le mardi
00:42:00je vais annihiler
00:42:02la civilisation
00:42:05perse
00:42:05et le mercredi
00:42:07mais bien sûr
00:42:08on est en train
00:42:10d'avancer
00:42:11dans les négociations
00:42:13c'est pas très professionnel
00:42:15c'est pas très sérieux
00:42:16et il n'est pas sûr
00:42:18que ça fonctionne
00:42:18Je dirais que la chose
00:42:19la plus intelligente
00:42:20qu'est faite
00:42:20Donald Trump
00:42:21depuis le début
00:42:22de cette guerre
00:42:22c'est ce fameux blocus
00:42:24économique
00:42:24qui témoigne
00:42:26une volonté justement
00:42:27de jouer sur le long terme
00:42:28et d'étouffer à petit feu
00:42:29l'économie iranienne
00:42:30le double blocus
00:42:31le deuxième blocus
00:42:32le deuxième blocus
00:42:32des ports iraniens
00:42:34en sachant que les Iraniens
00:42:35eux aussi
00:42:37ont le temps
00:42:38et estiment que
00:42:39l'économie mondiale
00:42:40faiblira avant
00:42:41qu'acassera avant
00:42:43l'économie iranienne
00:42:43maintenant il faut également
00:42:44distinguer un autre
00:42:45protagoniste de cette histoire
00:42:46qui est le premier ministre
00:42:47israélien Benyamin Netanyahou
00:42:49qui avait vendu à Donald Trump
00:42:50une guerre de trois semaines
00:42:53une guerre éclair
00:42:54et aujourd'hui
00:42:57il voit que ses objectifs
00:42:59en tout cas ceux
00:43:00qui avaient notamment
00:43:01formulé le Mossad
00:43:02à savoir
00:43:03décapitation du commandement
00:43:04militaire et politique
00:43:05il l'a fait
00:43:06mais
00:43:08démantèlement total
00:43:09du programme nucléaire
00:43:10ce n'est pas le cas
00:43:11offensive kurde
00:43:12pour
00:43:13offensive kurde sur Téhéran
00:43:15ça n'a pas été le cas
00:43:15population qui s'est soulevée
00:43:16et a fait tomber le régime
00:43:17ce n'est pas le cas
00:43:18donc aujourd'hui
00:43:18Benyamin Netanyahou
00:43:19dit hier
00:43:19ça y est
00:43:20nous avons éliminé
00:43:21tous les responsables
00:43:22du 7 octobre
00:43:23il ne faut pas forcément
00:43:23interpréter ça
00:43:24comme le fait que
00:43:26pour lui
00:43:26la guerre peut s'arrêter
00:43:29alors le 7 octobre
00:43:30c'est autre chose
00:43:31je pense que là
00:43:32on est vraiment
00:43:32dans une séquence
00:43:35interne israélienne
00:43:36par rapport aux élections
00:43:37d'octobre
00:43:37qui arrivent
00:43:38si elles sont organisées
00:43:38pour ce qui est de l'Iran
00:43:40force est de constater
00:43:40que les objectifs principaux
00:43:42d'Israël
00:43:42à savoir le démantèlement
00:43:43du programme nucléaire iranien
00:43:44on n'y est pas
00:43:45rendez-vous compte
00:43:46on a quand même
00:43:46440 kg d'uranium
00:43:48hautement enrichi
00:43:48qui se trouve toujours
00:43:49sous les débris
00:43:50à Ispahan
00:43:51le programme balistique iranien
00:43:52qui est un autre objectif
00:43:54d'Israël
00:43:54d'après le renseignement
00:43:55américain
00:43:56il a été reconstitué
00:43:57à hauteur de 70%
00:43:5975% au niveau
00:44:01des lanceurs
00:44:01et le régime
00:44:02s'y affaiblit
00:44:04grand nombre de ses responsables
00:44:06militaires et politiques
00:44:07ont été éliminés
00:44:08en tête desquels
00:44:09le guide suprême
00:44:09est toujours en place
00:44:11aujourd'hui d'ailleurs
00:44:12on a une situation
00:44:13comme vous le disiez
00:44:14à l'instant
00:44:14où la principale crainte
00:44:17en tout cas
00:44:17sur le moyen terme
00:44:18du régime
00:44:19c'est la population
00:44:20qui est en une situation
00:44:21économique extrêmement difficile
00:44:22et là depuis
00:44:23en tout cas le 18 mars
00:44:24on a 31 personnes
00:44:26manifestant
00:44:28condamnées pour espionnage
00:44:30envers Israël
00:44:31ou membres de groupes
00:44:32d'opposition
00:44:33considérés comme
00:44:34groupes interdits en Iran
00:44:35qui ont été exécutés
00:44:36et des Iraniens
00:44:37qui en tout cas
00:44:38étaient coincés par le passé
00:44:39entre les bombes
00:44:39et les régimes
00:44:40aujourd'hui
00:44:40qui n'osent pas
00:44:41sortir dans la rue
00:44:42donc c'est là
00:44:43la véritable menace
00:44:44à moyen terme
00:44:45pour le régime
00:44:46autre que d'ailleurs
00:44:47les troupes américaines
00:44:49qui comme on l'a dit
00:44:50tout à l'heure
00:44:50ne seront pas envoyées
00:44:53à hauteur de dizaines
00:44:54de milliers sur place
00:44:54donc là-dessus
00:44:55le régime estime
00:44:57avoir le temps
00:44:57de voir venir
00:44:58et ce n'est pas
00:44:58les 30%
00:44:59de cibles
00:45:00qui n'ont pas été visées
00:45:01par le Pentagone
00:45:03y compris des signes
00:45:04par exemple
00:45:05énergétiques
00:45:06et électriques
00:45:06certes
00:45:07elles peuvent provoquer
00:45:08un chaos
00:45:08mais ce n'est pas
00:45:08ces cibles-là
00:45:09qui vont renverser le régime
00:45:10je voudrais
00:45:11si vous voulez bien
00:45:11qu'on dise un mot
00:45:12de football
00:45:14Didier Elsa
00:45:15de football
00:45:15vous savez ce sport
00:45:16qui se joue à 11
00:45:17avec un ballon
00:45:19puisque l'équipe
00:45:20iranienne
00:45:20est partie aujourd'hui
00:45:21en direction de la Turquie
00:45:22où elle va se préparer
00:45:23pour la coupe du monde
00:45:24qui a lieu
00:45:25cet été
00:45:26notamment
00:45:27aux Etats-Unis
00:45:28au Mexique
00:45:29au Canada
00:45:30est-ce qu'on peut
00:45:31franchement imaginer
00:45:31un match
00:45:32parce que ça peut arriver
00:45:33on a regardé
00:45:34le tableau
00:45:35de la coupe du monde
00:45:35un tableau
00:45:36un match
00:45:37Iran-Etats-Unis
00:45:37qui pourrait arriver
00:45:38en 16ème de finale
00:45:39est-ce qu'on peut
00:45:40se faire la guerre
00:45:41et jouer au foot
00:45:42oui on le peut
00:45:43c'est arrivé
00:45:43à de nombreux Etats
00:45:44on peut penser
00:45:45à la guerre froide
00:45:46où très souvent
00:45:47l'Union soviétique
00:45:48et les Etats-Unis
00:45:48ont rivalisé
00:45:49dans la plupart des sports
00:45:50donc cette rivalité
00:45:51il y a eu des boycotts
00:45:51parfois aussi
00:45:52il y a eu aussi
00:45:53des boycotts
00:45:53notamment des JO de Moscou
00:45:55alors pour que ce match arrive
00:45:57il faudrait déjà
00:45:57que l'équipe
00:45:58que l'Iran se qualifie
00:45:59j'étais sûr
00:45:59vous alliez me dire ça
00:46:00non pas du tout
00:46:00que les Etats-Unis
00:46:02se qualifient
00:46:02aussi
00:46:03que l'Iran
00:46:04en tout cas
00:46:05que la sélection iranienne
00:46:07se qualifie
00:46:07pour les 16ème de finale
00:46:09et sortent des poules
00:46:09se qualifient aux yeux
00:46:10de l'administration américaine
00:46:12et obtiennent
00:46:13un précieux césame
00:46:13c'est-à-dire un visa
00:46:14puisque l'équipe iranienne
00:46:16constituée tardivement
00:46:18est partie pour la Turquie
00:46:20à Antaléa
00:46:20où elle doit s'équiper
00:46:22où elle doit
00:46:22s'entraîner
00:46:23et jouer un match
00:46:25amical
00:46:26contre le Ghana
00:46:27mais surtout
00:46:28elle est censée
00:46:29obtenir le visa
00:46:30qui lui permettrait
00:46:31d'entrer aux Etats-Unis
00:46:32ils ne sont pas encore
00:46:33sûrs de l'avoir
00:46:33non
00:46:34ils ne sont pas encore
00:46:34sûrs de l'avoir
00:46:35c'est sans doute
00:46:36un élément
00:46:36de pression supplémentaire
00:46:38par ailleurs
00:46:39on sait qu'il y a
00:46:40des reproches
00:46:40de l'administration américaine
00:46:42contre la sélection
00:46:44iranienne
00:46:45qui
00:46:45notamment parce que
00:46:47certains joueurs
00:46:48seraient des membres
00:46:49des gardiens de la révolution
00:46:50qui est une organisation
00:46:51classée terroriste
00:46:52on sait aussi
00:46:53qu'un joueur
00:46:54un attaquant
00:46:55assez important
00:46:56qui a pris position
00:46:57pour les manifestants
00:46:59et qui a critiqué la guerre
00:47:01Sardar Asmoun
00:47:02n'a pas pu rejoindre
00:47:04cette équipe
00:47:05on lui a donné
00:47:05un marché clé en main
00:47:07soit
00:47:07s'excuser
00:47:09publiquement
00:47:09pour ses prises d'opposition
00:47:10soit ne pas jouer
00:47:11il a choisi
00:47:12de ne pas jouer
00:47:13vous imaginez
00:47:14un match
00:47:15iran-Etats-Unis
00:47:15dans quelques semaines
00:47:16à la Coupe du Monde
00:47:17ça a déjà eu lieu
00:47:18en 1998
00:47:18en France
00:47:19à Lyon
00:47:20d'ailleurs ça avait donné lieu
00:47:21à des photos
00:47:21assez incroyables
00:47:22de joueurs iraniens
00:47:23américains
00:47:23et c'est l'Iran
00:47:25qui avait gagné
00:47:26maintenant en fait
00:47:27cette Coupe du Monde
00:47:27pour l'équipe nationale
00:47:28de la République islamique
00:47:30d'Iran
00:47:30elle est explosive
00:47:30elle est explosive
00:47:31pourquoi ?
00:47:31parce qu'ils n'ont pas pu
00:47:32s'entraîner
00:47:33en raison de la situation
00:47:34géopolitique
00:47:34le championnat iranien
00:47:36est fermé
00:47:37en tout cas
00:47:37il est suspendu
00:47:38depuis la guerre
00:47:38et également
00:47:39parce qu'une partie
00:47:41de la population iranienne
00:47:42considère que c'est une équipe
00:47:44qui est complètement
00:47:45infédée au régime
00:47:46c'est la raison pour laquelle
00:47:47les matchs prévus
00:47:49qui est le bastion un peu
00:47:51de la diaspora iranienne
00:47:53à Teher Angeles
00:47:53acquise à la cause
00:47:54du fils du chat d'Iran
00:47:56a d'ores et déjà prévu
00:47:57qu'elle allait les siffler
00:47:58donc c'est une situation
00:48:00assez intenable
00:48:01entre un Donald Trump
00:48:01qui avait menacé
00:48:04la sécurité
00:48:04de l'équipe nationale iranienne
00:48:06les spectateurs
00:48:08dans le stade iranien
00:48:10de la diaspora
00:48:10qui vont huer l'équipe
00:48:12et comme vous l'avez dit
00:48:13des joueurs
00:48:15dont certains
00:48:16sont favorables au régime
00:48:18et d'autres
00:48:18comme Sardar Azmoud
00:48:19la véritable star
00:48:20de l'équipe
00:48:20qui aujourd'hui
00:48:21n'a pas été pré-sélectionnée
00:48:23imaginez Kylian Mappé
00:48:24l'un des meilleurs joueurs
00:48:25de l'équipe de foot de France
00:48:26n'étant pas sélectionnée
00:48:27par qui l'a critiqué
00:48:28le président Macron
00:48:29c'est impossible
00:48:29en Iran c'est le cas
00:48:30aujourd'hui
00:48:316 matchs il y a
00:48:32ce sera le 15 juin
00:48:3215 juin
00:48:3316e de finale
00:48:34Iran-Etats-Unis
00:48:35si les deux pays
00:48:36sortent de leur poule
00:48:37Nouvelle-Zélande je crois
00:48:38de quoi Nouvelle-Zélande ?
00:48:39Iran-Nouvelle-Zélande
00:48:40le premier match
00:48:41des Iraniens
00:48:42dans la coupe du monde
00:48:42merci beaucoup
00:48:43on a aussi parlé
00:48:44du calendrier
00:48:44de la coupe du monde
00:48:45merci beaucoup
00:48:45à tous les 5
00:48:46le triangle des passions du monde
00:48:47c'est chez Robert Laffont
00:48:48Dominique Mouézy
00:48:49merci d'avoir été avec nous
00:48:51ce soir
00:48:51on va évoquer maintenant
00:48:52les conséquences
00:48:53de ce conflit
00:48:54les carburants
00:48:55qui ont atteint
00:48:55ces dernières heures
00:48:56à niveau record en France
00:48:57les mauvaises nouvelles
00:48:58qui s'accumulent
00:48:58pour l'économie française
00:48:59on va voir d'abord ça
00:49:01avec vous Nargis Hadji
00:49:03bonsoir
00:49:03les nuages noirs
00:49:05semblent se rapprocher
00:49:06de la France
00:49:06quand on regarde
00:49:07tous les indicateurs
00:49:08qui sont tombés
00:49:08ces derniers jours
00:49:09oui plusieurs indicateurs
00:49:10virtu rouge
00:49:114 chiffres ont retenu
00:49:13notre attention
00:49:14nous allons vous les présenter
00:49:15d'abord
00:49:16celui de près de
00:49:1770 000
00:49:19défiances
00:49:20défaillances
00:49:21enregistrées en cumul
00:49:22sur un an
00:49:23pour les entreprises
00:49:23entre mars 2025
00:49:24et mars 2026
00:49:26un chiffre important
00:49:27et un record historique
00:49:29derrière ces faillites
00:49:30le chômage
00:49:31qui repart fortement
00:49:32à la hausse
00:49:32le taux atteint
00:49:338,1%
00:49:35au premier trimestre
00:49:362026
00:49:37soit tout simplement
00:49:37le plus haut niveau
00:49:39depuis 2021
00:49:40autre signal inquiétant
00:49:41c'est l'inflation
00:49:43qui repart cette année
00:49:44plus 0,7%
00:49:46en février
00:49:46plus 1,1%
00:49:48en mars
00:49:48plus 1,2%
00:49:50en avril
00:49:5120,4%
00:49:52d'inflation
00:49:53cumulée depuis
00:49:532021
00:49:55en prenant en compte
00:49:56l'augmentation
00:49:57de l'énergie
00:49:58l'alimentation
00:49:59entre autres
00:49:59résultat
00:50:00les français
00:50:01consomment moins
00:50:02la consommation
00:50:02des ménages
00:50:03a reculé
00:50:04de 0,1%
00:50:05au premier trimestre
00:50:062026
00:50:07enfin en avril
00:50:082026
00:50:09l'indice de confiance
00:50:10des ménages
00:50:11est aujourd'hui
00:50:12encore plus bas
00:50:12que lors de la pandémie
00:50:13de Covid
00:50:14en 2020
00:50:15merci beaucoup
00:50:16Nargis
00:50:16pour en parler
00:50:17ce soir
00:50:17l'économiste
00:50:18Marc Toitier
00:50:18nous a rejoint
00:50:19bonsoir
00:50:19économiste
00:50:20chez Itoro
00:50:21vous vous dites
00:50:22que la France
00:50:23n'est pas très loin
00:50:23de l'effondrement
00:50:24vous avez signé
00:50:24un article
00:50:25dans les colonnes
00:50:26du journal du dimanche
00:50:27à vos côtés
00:50:27Alexandre Jardin
00:50:28bonsoir
00:50:29monsieur Jardin
00:50:29écrivain
00:50:30auteur du livre
00:50:31Les Gueux
00:50:32qui réclame plus
00:50:33de pouvoir d'achat
00:50:34pour les français
00:50:35et notamment
00:50:36pour les automobilistes
00:50:37c'est l'un de vos combats
00:50:37Virginie Calmel
00:50:38c'est avec nous
00:50:39elle aussi
00:50:39bonsoir
00:50:40vous êtes présidente
00:50:40du mouvement patronal
00:50:41croissance plus
00:50:42à vos côtés
00:50:43Sylvain Maillard
00:50:43député
00:50:44Macroniste
00:50:45député
00:50:45pour la République
00:50:47de Paris
00:50:49l'économie française
00:50:50au bord du chaos
00:50:51c'est quasiment
00:50:52l'article
00:50:53que vous avez signé
00:50:53hier dans le JDD
00:50:54en expliquant
00:50:55Marc Toitier
00:50:56que le gouvernement
00:50:57serait dans une forme
00:50:57de déni
00:50:58pourquoi ?
00:50:58c'est ça qui est très surlente
00:50:59parce que justement
00:51:00hier
00:51:01le même jour
00:51:01si vous voulez
00:51:02pendant que je ne faisais
00:51:03que citer
00:51:03les chiffres officiels
00:51:04de la Banque de France
00:51:06de l'INSEE
00:51:06etc
00:51:06et bien
00:51:07le ministre de l'économie
00:51:09nous dit
00:51:09que la France va bien
00:51:12il n'y a aucun déni
00:51:13c'est ce que dit Roland Lescure
00:51:14le ministre de l'économie
00:51:15je refuse en revanche
00:51:16tout pessimisme exagéré
00:51:18l'économie française
00:51:19résiste au vent de face
00:51:20c'est ça le problème
00:51:21c'est qu'encore une fois
00:51:22moi aussi je suis optimiste
00:51:23de nature
00:51:23si vous voulez
00:51:24mais je pense qu'il faut
00:51:24être réaliste
00:51:25et quand aujourd'hui
00:51:26vous voyez ces chiffres
00:51:26encore une fois
00:51:27ils sont tout à fait officiels
00:51:28regardez par exemple
00:51:29les faillites d'entreprise
00:51:30hors micro-entreprise
00:51:31on est 16%
00:51:33au-dessus du sommet de 2009
00:51:34c'est à dire la récession de 2009
00:51:36et surtout aujourd'hui
00:51:37malheureusement
00:51:38les faillites d'entreprise
00:51:39concernent de plus en plus
00:51:40des grandes entreprises
00:51:41et des ETI
00:51:42record historique
00:51:43atteint au mois de mars
00:51:44donc c'est une réalité
00:51:45idem sur le chômage
00:51:47on a une augmentation
00:51:48sur un an
00:51:49de 0,7 point du taux de chômage
00:51:50on n'a jamais vu ça
00:51:52depuis 2013
00:51:52à part pendant le Covid
00:51:54c'est pour vous montrer
00:51:54que encore une fois
00:51:55c'est une réalité
00:51:56et puis surtout
00:51:57le vrai danger
00:51:58on le vit depuis quelques jours
00:51:59c'est les taux d'intérêt
00:52:00qui sont en train d'augmenter
00:52:01et ça évidemment
00:52:02ça va nous coûter plus cher
00:52:03pour la charge d'intérêt
00:52:04de la dette
00:52:05qui va atteindre au moins
00:52:0570 milliards d'euros
00:52:06cette année
00:52:06c'est sûr
00:52:07mais ça va également coûter
00:52:08très cher pour les français
00:52:09parce que quand les taux d'intérêt
00:52:11de la dette publique augmentent
00:52:12tous les taux d'intérêt
00:52:12de tous les crédits
00:52:13augmentent
00:52:14qu'on soit ménage, entreprise
00:52:15et donc sur l'immobilier
00:52:16vous parlez des entreprises
00:52:17je vais me tourner
00:52:18vers la feuille d'entreprise
00:52:18qui est avec nous ce soir
00:52:19Végenie Calmetz
00:52:20est-ce qu'il y a une crise
00:52:21cachée aujourd'hui en France
00:52:22une crise tout court
00:52:23ou pas de crise ?
00:52:24alors d'abord
00:52:25moi je salue le travail
00:52:26de Marc Toati
00:52:26parce qu'une fois encore
00:52:27c'est factuel
00:52:29c'est-à-dire qu'à un moment donné
00:52:30on peut ne pas être d'accord
00:52:31sur les mesures
00:52:32mais mettons-nous d'accord
00:52:33sur les constats
00:52:34et les constats
00:52:35ils sont réellement alarmants
00:52:36c'est qu'on est en train
00:52:36de se prendre la crise
00:52:37de plein fouet
00:52:38mais oui
00:52:38et encore je ne suis pas sûre
00:52:39qu'on soit de plein fouet
00:52:40je pense qu'elle arrive
00:52:41parce qu'on voit bien
00:52:42que la situation géopolitique
00:52:43ne va pas améliorer
00:52:44la tendance
00:52:45notamment à l'inflation
00:52:46mais donc on a
00:52:47ces effets cumulés
00:52:48et surtout
00:52:49on a une réponse gouvernementale
00:52:51qui est inquiétante
00:52:52puisque certes
00:52:53on va augmenter le SMIC
00:52:54au 1er juin
00:52:54mais donc ça va avoir
00:52:55un coût ok
00:52:57soit le problème
00:52:58c'est que là
00:52:59ce qu'on nous promet
00:52:59c'est non allègement
00:53:01pour les entreprises
00:53:02sur les charges
00:53:03donc la double peine
00:53:05et notre problème collectif
00:53:06c'est qu'on a un problème
00:53:07de rapport au travail
00:53:08et là on est en train
00:53:10encore une fois
00:53:11d'alourdir le coût du travail
00:53:12au moment
00:53:13où comme vous venez de le dire
00:53:14le chômage augmente
00:53:16moi je vois les prévisions
00:53:17vous voyez d'embauche
00:53:18elles sont très ralenties
00:53:20et elles sont
00:53:21dans la dernière enquête
00:53:22ralenties
00:53:22alors même qu'on était
00:53:24avant le conflit iranien
00:53:25donc vous imaginez
00:53:26les conséquences
00:53:27les faillites d'entreprise
00:53:28augmentent
00:53:29et globalement
00:53:30vous le voyez bien
00:53:31l'ennemi de l'économie
00:53:33c'est l'anxiété
00:53:34c'est la non-visibilité
00:53:35et là on est
00:53:36en plein dedans
00:53:37Sylvain Maillard
00:53:38est-ce que le gouvernement
00:53:39cache la réalité
00:53:40de la crise
00:53:40aux français
00:53:41et est-ce que
00:53:42vous vous apprêtez
00:53:43comme le dit
00:53:44votre voisine
00:53:45à faire les poches
00:53:45des entreprises
00:53:46parce qu'il faut bien
00:53:47trouver les milliards
00:53:48quelque part
00:53:48d'abord moi je suis évidemment
00:53:50en soutien du gouvernement
00:53:51je ne suis pas
00:53:51porte-parole du gouvernement
00:53:53et donc
00:53:54j'essaye d'avoir
00:53:58une vision
00:53:59plus ou moins
00:54:00objective
00:54:00évidemment
00:54:01plus ou moins objective
00:54:02l'ambition
00:54:04est moyenne
00:54:05je vais tout à fait
00:54:06honnête avec vous
00:54:06vous savez très bien
00:54:07quand on porte un projet politique
00:54:09c'est très important aussi
00:54:10de dire
00:54:10que si on est là
00:54:12si je viens sur le plateau
00:54:13pour dire
00:54:13tout va mal
00:54:14et je m'en vais
00:54:15non en fait
00:54:16c'est pas comme ça
00:54:16que ça fonctionne
00:54:17l'économie
00:54:17c'est aussi
00:54:19de l'espérance
00:54:20de l'envie
00:54:20de l'ambition
00:54:21pour nos chefs d'entreprise
00:54:22pour l'ensemble
00:54:23des acteurs
00:54:23et donc c'est important
00:54:24oui
00:54:24est-ce qu'on traverse
00:54:25une crise
00:54:26forte internationale
00:54:27oui
00:54:27est-ce que nous sommes
00:54:28les seuls
00:54:28à avoir des difficultés
00:54:30à travers ce monde
00:54:30non
00:54:31en Asie du Sud-Est
00:54:32eux ont des difficultés
00:54:34l'Asie du Sud-Est
00:54:34qui est quand même
00:54:35un vecteur important
00:54:36de la croissance
00:54:36ont des problèmes
00:54:37d'approvisionnement
00:54:39en pétrole
00:54:40ce n'est pas le cas
00:54:41on a une situation globale
00:54:43ce qui se passe
00:54:44la situation internationale
00:54:45est extrêmement compliquée
00:54:47nous on est impacté
00:54:48par les prix du pétrole
00:54:49bien sûr
00:54:49on est impacté
00:54:50par un ralentissement économique
00:54:52on n'est pas les seuls
00:54:52l'ensemble du monde
00:54:54est impacté
00:54:55la seule chose
00:54:56c'est quelles sont les mesures
00:54:57qui peuvent accompagner
00:54:58et je pense que là-dessus
00:54:59il faut discuter
00:55:00nous ce qu'on propose
00:55:03tout simplement
00:55:04et j'entends
00:55:04ce que vient de dire
00:55:05Virginie Calmet
00:55:06c'est évidemment
00:55:07qu'il ne faut pas
00:55:07augmenter le coût du travail
00:55:08on a une augmentation
00:55:11du chômage
00:55:11nous on s'est toujours battus
00:55:13pour baisser le chômage
00:55:13donc qu'est-ce qu'on dit
00:55:14il ne faut pas augmenter le chômage
00:55:16j'entends l'augmentation du SMIC
00:55:17vous dites
00:55:18est-ce qu'on doit faire
00:55:19l'augmentation du SMIC
00:55:19elle est automatique en France
00:55:20est-ce que c'est bien
00:55:21c'est mal
00:55:21en tout cas c'est la loi
00:55:22qui fait en sorte
00:55:23qu'on puisse accompagner
00:55:24et quand on voit le prix
00:55:25l'augmentation du prix du pétrole
00:55:27moi je pense que c'est important
00:55:28qu'on puisse accompagner
00:55:29ceux qui sont
00:55:30qui bossent
00:55:31et qui en plus
00:55:32ont du mal
00:55:32à finir leur fin de mois
00:55:33donc ça me semble important
00:55:34ensuite il y aura
00:55:35différentes mesures
00:55:36qu'on doit prendre
00:55:36pardon d'être un peu long
00:55:37mais on va pouvoir discuter
00:55:39différentes mesures
00:55:40si vous partagez la parole
00:55:40on va pouvoir discuter
00:55:41sinon je ne suis pas sûr
00:55:42il faut tout ça
00:55:43mais Alexandre Jardin
00:55:44patiente très sagement
00:55:45depuis tout à l'heure
00:55:45il faut je crois
00:55:47être réaliste sur la situation
00:55:48mais ni la noircir
00:55:50mais d'être dans l'efficacité
00:55:51il y aura des propositions
00:55:52de Sébastien Lecornu
00:55:54entre autres
00:55:54sur le prix
00:55:55de l'essence
00:55:56dans les jours qui viennent
00:55:58le jeudi
00:55:58jeudi conférence de presse
00:55:59du premier ministre
00:56:00Sébastien Lecornu
00:56:01Alexandre Jardin
00:56:02vous avez écouté
00:56:02je le disais très sagement
00:56:04tout ce qui s'est dit
00:56:04sur ce plateau
00:56:05qu'est-ce que vous attendez
00:56:06du premier ministre jeudi
00:56:07il faut arrêter le ciblage
00:56:08à partir des métiers
00:56:10il faut que l'ensemble
00:56:11de la nation
00:56:12ait une visibilité
00:56:13pendant un an
00:56:14là vous parlez
00:56:14des aides au carburant
00:56:15oui
00:56:16tous les gens
00:56:17qui nous écoutent
00:56:18savent très bien
00:56:18que ça ne va pas se réparer
00:56:19en un mois ou deux
00:56:20tout le monde le sait
00:56:21donc il faut que les gens
00:56:23aient une visibilité
00:56:24qui aient une misère sociale
00:56:25à peine croyable
00:56:26les gens qui nous écoutent
00:56:28ils savent très bien
00:56:28que ce que je dis est vrai
00:56:30que les gens
00:56:30qui ont un reste à vivre
00:56:32après
00:56:34une fois qu'ils ont payé
00:56:35leur frais fixe
00:56:36de 200 euros
00:56:38si vous leur prenez
00:56:3940 euros
00:56:40de plus
00:56:42à cause du prix du pétrole
00:56:43c'est des mamans
00:56:44qui n'arrivent pas
00:56:44à faire bouffer les gamins
00:56:47on en est là
00:56:49donc
00:56:49ce qu'on demande
00:56:50c'est assez simple
00:56:51une suspension
00:56:52au minimum
00:56:54tout de suite
00:56:54immédiatement
00:56:55des certificats
00:56:57d'économie d'énergie
00:56:58ça représente
00:56:59sur le gasoil
00:57:00c'est à peu près
00:57:0220 centimes
00:57:02sur un plein
00:57:04à 50 euros
00:57:05à 50 litres
00:57:07c'est 10 euros
00:57:07d'économie
00:57:08pour cette maman là
00:57:09c'est vital
00:57:11donc à un moment
00:57:12et ça vous le faites
00:57:12pour tout le monde
00:57:14ce peuple
00:57:15n'en peut plus
00:57:18il n'en peut plus
00:57:19et les gens
00:57:20qui sont en train
00:57:21d'écouter
00:57:21le savent
00:57:22donc à un moment
00:57:23on doit reprioriser
00:57:24notre population
00:57:26les certificats
00:57:27d'économie d'énergie
00:57:27le bon sens
00:57:29vraiment le bon sens
00:57:31on suspend ça
00:57:32on verra dans un an
00:57:33on verra
00:57:34après la guerre
00:57:34on est en guerre
00:57:35donc à un moment
00:57:36en guerre
00:57:37on priorise sa population
00:57:38deuxièmement
00:57:40le soutien aux éoliennes
00:57:42c'est 7 milliards
00:57:43par an
00:57:43plus 7 milliards
00:57:45de subventions indirectes
00:57:46plus à peu près
00:57:472 milliards
00:57:48de subventions cachées
00:57:49pour arriver à stabiliser
00:57:50ça vous suspendez aussi
00:57:51oui
00:57:51on le suspend
00:57:53mais qu'est-ce qu'on fait
00:57:54de l'argent
00:57:54et bien là
00:57:55on a assez
00:57:55pour à nouveau
00:57:56baisser de 40 centimes
00:57:57les gens en ont besoin
00:58:00or nous avons
00:58:01une surproduction
00:58:02d'électricité
00:58:02de 20%
00:58:03donc nous ne sommes
00:58:04absolument pas en danger
00:58:05donc on arrête
00:58:07l'idéologie
00:58:09on priorise
00:58:09les gens
00:58:10qui nous écoutent
00:58:11les mamans
00:58:11qui nous écoutent
00:58:12je veux dire
00:58:13prioriser la population
00:58:14doit être le devoir
00:58:15de tout être humain
00:58:16c'est pas un problème
00:58:17de couleur politique
00:58:18il faut qu'on arrive
00:58:19à traverser
00:58:20une panique
00:58:22mais les gens
00:58:22qui nous écoutent
00:58:23sont en panique
00:58:25en panique sociale
00:58:27on a les moyens
00:58:27de faire
00:58:28ce que dit
00:58:28Alexandre Jardin
00:58:29non non
00:58:30je ne suis pas d'accord
00:58:30avec cette question
00:58:31parce que
00:58:31l'argent qu'on prend
00:58:34on arrête tout
00:58:34je dis qu'il faut couper
00:58:36non justement
00:58:36on arrête
00:58:36il faut arrêter
00:58:38de le claquer
00:58:38l'argent des certificats
00:58:40il sert par exemple
00:58:41à financer
00:58:42les changements
00:58:42de chaudières
00:58:44donc ça veut dire
00:58:45qu'on aide
00:58:45on fera ça
00:58:46après la guerre
00:58:48les chaudières
00:58:48après la guerre
00:58:50on arrête
00:58:51de ne pas prioriser
00:58:52l'être humain
00:58:53ne m'engueulez pas
00:58:53je posais juste la question
00:58:55je n'ai rien contre
00:58:56je n'ai rien contre
00:58:57ce genre de réforme
00:58:59je dis juste
00:59:00qu'il y a des priorités
00:59:01dans la vie
00:59:02et que l'humain
00:59:03est la priorité
00:59:04non mais on ne peut pas
00:59:07j'entends ce que dit
00:59:09Alexandre Jardin
00:59:09et c'est évidemment
00:59:10très poignant
00:59:10c'est très difficile
00:59:11de prendre la parole
00:59:12après lui
00:59:13vous savez que j'ai raison
00:59:14et vous le savez
00:59:15j'entends ce que vous dites
00:59:16et ça c'est une discussion politique
00:59:17quand vous dites
00:59:18les certificats d'énergie
00:59:20et c'est intéressant
00:59:21vous dites
00:59:21il suffit
00:59:23en fait c'est de l'argent
00:59:24qui ne rentre pas dans le budget
00:59:25c'est de l'argent
00:59:25qui est redistribué
00:59:27ensuite
00:59:28qui permet de changer
00:59:28les chaudières
00:59:29des mêmes mamans
00:59:30dont vous parlez
00:59:31et qui leur permet
00:59:32de faire d'énormément
00:59:33d'économies
00:59:33parce qu'elles se chauffent mieux
00:59:35ou elles utilisent mieux
00:59:36leur
00:59:36est-ce que vous entendez
00:59:37l'argument d'Alexandre Jardin
00:59:38qui est
00:59:39au quotidien
00:59:39on refra ça
00:59:40après l'urgence
00:59:41donc j'entends ce que vous dites
00:59:42j'ai peur qu'on
00:59:45déshabille Paul
00:59:45pour habiller Jacques
00:59:46mais oui
00:59:47déshabillons Paul
00:59:49je vais vous réconcilier
00:59:51il y a une solution
00:59:51il y a une solution très simple
00:59:53si vous voulez
00:59:53c'est que
00:59:53c'est effectivement
00:59:54on réduit
00:59:54alors moi je suis d'accord
00:59:55il faut peut-être
00:59:56différer certaines dépenses
00:59:57mais surtout
00:59:58on peut aujourd'hui
00:59:59réduire
00:59:59les dépenses publiques
01:00:01parce que ce qu'on n'ose pas faire
01:00:02je vous rappelle
01:00:03qu'aujourd'hui nous avons
01:00:04les dépenses de fonctionnement
01:00:05de la puissance publique totale
01:00:06qui depuis 2020
01:00:07depuis 2021 exactement
01:00:09ont augmenté
01:00:10de 106 milliards d'euros
01:00:11nous avons
01:00:12tout ce qu'on appelle
01:00:12ces fameux ZODAC
01:00:13organismes
01:00:14diverses
01:00:15d'administration centrale
01:00:15qui ont augmenté
01:00:16qui sont 700 aujourd'hui
01:00:18c'est un budget
01:00:19de 150 milliards d'euros
01:00:20par an
01:00:21donc évidemment
01:00:22il y a des priorités
01:00:22aujourd'hui à faire
01:00:23je suis d'accord
01:00:23avec Alexandre
01:00:25on pourrait aujourd'hui
01:00:26pour vous
01:00:26sans douleur
01:00:27le fait de dire
01:00:28moi je ne suis pas du tout pessimiste
01:00:30je veux juste dire la vérité
01:00:31quand aujourd'hui les français
01:00:32qui sont tombés au chômage
01:00:33ou le chef d'entreprise
01:00:34qui a fait faillite
01:00:35quand on lui dit
01:00:35le ministre lui dit
01:00:36non mais tout va bien
01:00:37etc
01:00:37ne vous inquiétez pas
01:00:38c'est quasiment du mépris
01:00:39donc on ne peut pas faire ça
01:00:40il faut aujourd'hui prendre
01:00:41des vraies mesures
01:00:42mais ce n'est pas quasiment
01:00:43c'est du mépris
01:00:44donc il faut prendre des vraies mesures
01:00:46l'argent est là
01:00:47il faut simplement
01:00:48nous sommes numéro 1 du monde
01:00:49des dépenses publiques
01:00:50il faut simplement
01:00:51mieux utiliser
01:00:52ces dépenses publiques
01:00:53et ce que je trouve intéressant
01:00:54la proposition
01:00:54que vient de faire Alexandre Jardin
01:00:56c'est qu'il ne commence pas
01:00:57par dire
01:00:57donnez-nous encore
01:00:58des aides
01:00:59et ainsi de suite
01:00:59c'est pareil
01:01:00pour les chefs d'entreprise
01:01:01ce n'est pas ce que nous réclamons
01:01:03on est en train de dire
01:01:05collectivement
01:01:05qu'il y a beaucoup
01:01:06d'argent public encore
01:01:07qui est mal fléché
01:01:08et là
01:01:09la proposition d'Alexandre Jardin
01:01:10c'est de dire
01:01:11gérer des priorités
01:01:13c'est pas de dire
01:01:14on rajoute du déficit
01:01:15la politique du quoi qu'il en coûte
01:01:17qui est quand même
01:01:18assez discutable
01:01:19mais rappelons-nous
01:01:19que quand elle a été menée
01:01:21on avait des taux d'intérêt
01:01:23quasiment à zéro
01:01:24aujourd'hui
01:01:25on arrive là
01:01:26à 3,8%
01:01:27et ça va augmenter
01:01:28donc le vrai sujet
01:01:30est là
01:01:31c'est qu'il n'y a pas
01:01:31de marge de manœuvre
01:01:32faute d'avoir bien géré
01:01:34l'argent public
01:01:34du coup ça retombe sur qui ?
01:01:36ça retombe sur les personnes
01:01:37les français collectivement
01:01:39et prioritairement quand même
01:01:41les entreprises
01:01:43et les entreprises disent
01:01:44on en a marre
01:01:45d'être des variables
01:01:46d'ajustement budgétaire
01:01:48il y a un besoin
01:01:49de mieux gérer
01:01:50cet argent public
01:01:51pour être en mesure
01:01:52notamment dans une crise
01:01:53qui comme vous l'avez
01:01:54très bien dit
01:01:55elle va durer cette crise
01:01:56on ne peut pas faire semblant
01:01:58donc on en a
01:01:59en fait
01:01:59on n'attend pas grand chose
01:02:00aujourd'hui jeudi
01:02:01parce qu'en fait
01:02:02ce qu'il faudrait
01:02:03c'est que le gouvernement
01:02:04de façon très courageuse
01:02:06accepte un budget
01:02:08et une proposition de budget
01:02:10qui soit pour l'année prochaine
01:02:12voyez enfin
01:02:13avec des baisses
01:02:14de dépenses publiques
01:02:15à laquelle
01:02:15Marc Coet
01:02:16mais il ne vous aura pas
01:02:16échappé Virginie Kamel
01:02:17parce que le gouvernement
01:02:18n'a pas tout à fait
01:02:19de majorité à l'Assemblée nationale
01:02:20et qu'il est possible
01:02:21que s'il accorde quelque chose
01:02:23il se fasse
01:02:24Oui mais malheureusement
01:02:25on a déjà accordé
01:02:28tellement
01:02:28si vous voulez
01:02:29avec la suspension
01:02:30de la réforme des retraites
01:02:31à un moment
01:02:31non non pas sur les retraites
01:02:33Sylvain Maillard
01:02:33pardon
01:02:33est-ce que vous êtes sûr
01:02:34qu'au final
01:02:35ça ne va pas se terminer
01:02:36comme les gilets jaunes
01:02:36c'est-à-dire
01:02:37à ne pas vouloir lâcher
01:02:38au final la facture
01:02:40s'il y a une explosion sociale
01:02:41sera encore plus importante
01:02:43J'entends les vraies difficultés
01:02:45et que nommé Alexandre Jardin
01:02:47pour autres
01:02:48et qui sont essentielles
01:02:49auxquelles il faut répondre
01:02:50jeudi
01:02:51le Premier ministre
01:02:52aura une réponse
01:02:53même si on a déjà commencé
01:02:54à aider une partie
01:02:55de nos concitoyens
01:02:57il faut aller plus loin
01:02:57on prenait l'exemple
01:02:58des infirmières
01:02:59ça semble
01:03:01évidemment important
01:03:02moi je veux juste dire
01:03:03une chose
01:03:03le quoi qu'il en coûte
01:03:04c'est très facile
01:03:04moi je l'ai porté
01:03:06pour le coup
01:03:06je l'ai revendiqué
01:03:07et tout le monde était pour
01:03:08à l'époque
01:03:08il ne faut pas que les entreprises
01:03:09se disent
01:03:09finalement c'est pas bien
01:03:10alors que tout le monde
01:03:11les enrbait dans le bc
01:03:12deuxième chose
01:03:13pour les retraites
01:03:14mais attendez
01:03:14mais moi je suis
01:03:15banco
01:03:16ah non non
01:03:17je suis dit
01:03:17on ne parle pas sur les retraites
01:03:18on ne parle pas
01:03:19la présidentielle
01:03:20on aura du temps
01:03:21pas ce soir
01:03:22pas maintenant
01:03:22le gros de l'argent public
01:03:23vous savez très bien
01:03:24qu'il est dépensé aussi
01:03:25par la sphère sociale
01:03:26ah vous allez quand même
01:03:27par la sphère sociale
01:03:27non mais on ne peut pas
01:03:28nous dire
01:03:29nous à moins
01:03:30un député en essence
01:03:31sur lequel nous avons été
01:03:32mis en minorité
01:03:33récemment à l'Assemblée Nationale
01:03:35de dire
01:03:35il faut changer ça
01:03:36nous avons perdu
01:03:37madame Calmez
01:03:38nous l'avons perdu
01:03:39et la majorité
01:03:40des députés
01:03:42ont voté
01:03:42pour
01:03:43on ne le regrette
01:03:44on ne le regrette
01:03:46si on continue
01:03:47et c'est ceux
01:03:48qui semblent
01:03:49se profiler
01:03:49à continuer à penser
01:03:51que les entreprises
01:03:52sont la variable
01:03:52d'ajustement budgétaire
01:03:54là aussi
01:03:54alors que les entreprises
01:03:56sont les moteurs
01:03:57et je rappelle
01:03:58que c'est tous les actifs
01:03:59qui financent
01:04:00le modèle social français
01:04:01si le moteur
01:04:03est en panne
01:04:03si ce moteur
01:04:04est trop
01:04:05vous voyez
01:04:06enfermé
01:04:07par encore
01:04:07du poids supplémentaire
01:04:09de non allégement
01:04:12enfin bref
01:04:12puisque malheureusement
01:04:13on crée
01:04:14des usines à gaz
01:04:15dans notre pays
01:04:16nous on ne voudrait pas
01:04:17d'être du tout
01:04:18et du coup
01:04:18des charges plus basses
01:04:19mais si on continue
01:04:21à gréver le moteur
01:04:22et bien la crise
01:04:23non seulement
01:04:23ne va pas l'améliorer
01:04:24mais elle va s'amplifier
01:04:26et là
01:04:26elle était déjà là avant
01:04:28ne l'oublions pas
01:04:28il était déjà là avant
01:04:29il a fait continuer aujourd'hui
01:04:31et là avec l'Iran
01:04:32ça rajoute
01:04:32merci beaucoup
01:04:33à tous les quatre
01:04:34d'être venus ce soir
01:04:35sur le plateau
01:04:36de 60 minutes
01:04:36les annonces
01:04:37de Sébastien Lecornu
01:04:38ce sera jeudi
01:04:39c'est une conférence de presse
01:04:40du Premier ministre
01:04:41bonsoir Julia Met
01:04:42bonsoir Marc
01:04:43bonsoir à tous
01:04:44deux invités
01:04:45ce soir
01:04:46le général Vincent Desportes
01:04:47sera dans un instant
01:04:48à 20h et l'ancien Premier ministre
01:04:50Jean-Pierre Raffarin
01:04:51à 20h40
01:04:51avec une question ce soir
01:04:53la reprise des frappes
01:04:54est-elle imminente ?
01:04:55plusieurs indices
01:04:56se laissent penser
01:04:56on verra ça avec eux
01:04:57ce sera donc dans quelques minutes
01:04:59l'info revient dans un instant
01:05:00bonne soirée sur BFM TV
01:05:01sous-titrage Société Radio-Canada
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