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Les invités de Julien Pasquet débattent de l'actualité dans #120MinutesInfo du lundi au vendredi.
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00:00:00En minute info, bonjour à tous, très heureux de vous retrouver en ce lundi.
00:00:03On vous accompagne comme chaque jour, vous en avez l'habitude, jusqu'à 17h pour mieux comprendre, décrypter l'actualité.
00:00:09Il y a encore beaucoup de choses à dire aujourd'hui.
00:00:11Je vous présente nos thématiques, nos invités dans une poignée de secondes.
00:00:14Mais d'abord, on salue Audrey, Audrey Berthaud pour l'Essentiel de l'actualité.
00:00:17Bonjour Audrey, c'est l'heure du journal.
00:00:19Et à la une, donc à presque 15h, l'Iran.
00:00:21L'Iran qui annonce officiellement la création d'un organisme chargé de gérer le détroit d'Hormuz.
00:00:26L'autorité du Détroit, du Golfe Persique, a désormais son compte officiel où elle fournira des mises à jour en
00:00:33temps réel sur les opérations dans le Détroit.
00:00:35L'annonce a été partagée ce lundi sur les réseaux sociaux par le Conseil suprême de sécurité nationale et la
00:00:41Marine des gardiens de la Révolution.
00:00:44Dans le journal également, cette nouvelle flottille pour Gaza, interceptée par Israël au large de Chypre.
00:00:49Les forces israéliennes ont intercepté cette flottille ce matin, partie de Turquie.
00:00:53La semaine dernière, elle était composée d'une cinquantaine de bateaux.
00:00:57Le ministère israélien des Affaires étrangères avait prévenu qu'Israël ne permettrait aucune violation du blocus naval légal imposé à
00:01:05Gaza.
00:01:06Le navire de croisière MV Hondius, accosté dans le port de Rotterdam.
00:01:10Ce navire de croisière qui a suscité l'inquiétude mondiale à l'annonce de l'apparition d'un foyer d
00:01:16'antavirus,
00:01:16a enfin accosté dans le port néerlandais.
00:01:20Les 27 membres d'équipage et le personnel médical vont être placés en quarantaine
00:01:24avant que le bâtiment ne subisse une procédure de désinfection et de nettoyage.
00:01:29Ces images impressionnantes également.
00:01:31Deux avions militaires qui sont entrés en collision hier lors d'un salon aérien.
00:01:35Oui, les faits se sont produits dans le nord-ouest des Etats-Unis.
00:01:39La séquence montre les deux jets entrés en contact, tournoyés ensemble dans les airs
00:01:45pendant que l'équipage s'éjecte puis s'écrase dans une impressionnante boule de feu.
00:01:52L'accident n'a heureusement pas fait de victime.
00:01:55Des images également très impressionnantes à suivre dans les sports.
00:02:04Retrouvez votre programme avec Lacoste, L12-12 bleu, le nouveau parfum pour hommes.
00:02:10Le Grand Prix de Catalogne de MotoGP a été remporté hier par l'Italien Fabio Di Giantantonio
00:02:17mais il a surtout été marqué, vous allez le voir, par les terribles chutes d'Alex Marquez
00:02:21puis de Johan Zarco.
00:02:23Retour sur cette course avec la rédaction d'Infosport.
00:02:28Cinquième des qualifications puis de la course sprint samedi,
00:02:31Johan Zarco n'a qu'un objectif en Catalogne, tenir son rang
00:02:34pour s'offrir son meilleur résultat en Grand Prix cette saison.
00:02:38Non loin de Fabio Quartararo, le canoi limite la casse au départ,
00:02:42montant même rapidement jusqu'au troisième rang.
00:02:45Devant, le pôle Manacosta conserve la tête,
00:02:48suit Alex Marquez, plus rapide que Raul Fernandez.
00:02:51Un début de course très animé, pas uniquement pour les bonnes raisons.
00:03:07L'Espagnol, pris de court par les soucis mécaniques du leader, est évacué en ambulance.
00:03:12Johan Zarco, touché par des débris, repart comme tous les autres près d'une demi-heure plus tard.
00:03:17Malheureusement, pas pour très longtemps.
00:03:19Un nouveau départ excellent de qui ?
00:03:22De Roré Martin, il y a eu du mouvement quand même sur l'Aprilia.
00:03:24Et c'est Pedro Acosta qui peut en profiter, peut-être pour fondre en tête.
00:03:28Mire, deuxième.
00:03:29Pour le premier virage, vous avez vu comment c'est débrouillé ?
00:03:30Ah, juste derrière !
00:03:32Attention à l'accroçage, il y a Peco Bagnaia qui est tombé également.
00:03:35Oh là, il reste accroché dans la moto le pilote, malheureusement.
00:03:38C'est pas Johan Zarco qui est tombé, malheureusement.
00:03:41Resté accroché à la moto de Bagnaia, le tricolore connaît le même destin qu'Alex Marquez.
00:03:46Si les premières nouvelles sur son état de santé sont rassurantes,
00:03:4920 minutes plus tard, voici les pilotes restants confrontés à un troisième départ.
00:03:54Roré Martin part à la faute dès la relance,
00:03:56pendant que Di Gian Antonio passe Mire puis Acosta.
00:03:59Ce dernier, toujours à la recherche d'une première victoire en moto GP,
00:04:03chute lui aussi dans les derniers mètres,
00:04:04laissant l'Italien vainqueur d'un Grand Prix les plus effroyables.
00:04:08Seul éclairci de l'après-midi catalane,
00:04:10Fabio Quartararo, reparti 13ème, prend les points de la 5ème place.
00:04:21C'était votre programme avec Lacoste, L12-12 bleu, le nouveau parfum pour hommes.
00:04:26Et on remercie Audrey Bertheau qu'on retrouve à 15h30 bien sûr pour un nouveau journal.
00:04:30A tout à l'heure Audrey, Elodie Huchard est parmi nous cet après-midi.
00:04:34Vous vous remplacez, ça nous fait plaisir, Johan Uzaï.
00:04:37Mais on sera content de retrouver Johan également dans une semaine.
00:04:39Journaliste politique, c'est news.
00:04:41Bonjour monsieur Tanguy Le Dantek, vous êtes enseignant avec vous.
00:04:45On va revenir notamment sur ces polémiques absolument irrecevables autour du film
00:04:50« L'abandon » qui retrace les derniers jours de Samuel Paty.
00:04:53Ce sera l'objet de la discussion avec Didier Lemaire également.
00:04:55Bonjour et merci d'être là, professeur de philosophie.
00:04:58On vous connaît pour avoir lancé l'alerte sur le communautarisme dans nos établissements scolaires.
00:05:03Il y a quelques années, Yvan Rufol qui nous fait le plaisir d'être là comme chaque lundi également.
00:05:08Le film « L'abandon », parlons-en, qui retrace les 11 derniers jours précisément
00:05:12de Samuel Paty jusqu'à son assassinat terroriste.
00:05:15Il est sorti la semaine dernière.
00:05:16Un film qui montre l'engrenage, les démissions, le pas de vague qui ont conduit à ce drame
00:05:21de conflant Saint-Honorine.
00:05:23Pourtant le film dérange certains, dénigré par une partie de la gauche médiatique
00:05:26pour des raisons, je le disais, totalement irrecevables.
00:05:29On le verra.
00:05:30Une seule question devrait nous unir.
00:05:32Aujourd'hui, cette œuvre est-elle de salubrité publique ?
00:05:34Faudrait-il la diffuser dans nos établissements, dans nos collèges, dans nos lycées ?
00:05:38Écoutez d'abord quelques spectateurs qui sont sortis.
00:05:41Il y a plusieurs a priori.
00:05:43Ils sont souvent négatifs les a priori.
00:05:44Puis ceux qui sont sortis de la salle et qui ont vraiment vu le film
00:05:47s'expriment de manière un petit peu plus positive.
00:05:49Écoutez d'abord ceci.
00:05:53C'est un film qui représente vraiment ce qui s'est passé.
00:05:56C'est vraiment très émouvant et très réaliste.
00:05:59Il n'y a aucune récupération politique, rien du tout.
00:06:02Ça s'adresse à tout le monde.
00:06:04C'est très bien que les gens le voient.
00:06:05C'est instructif, c'est un film dossier.
00:06:07La fin est vraiment très bien, assez prenante, assez émouvante.
00:06:10C'est bien que des films comme ça existent.
00:06:12Je ne vois pas du tout quelle récupération politique il peut y avoir là-dessus.
00:06:15C'est des faits.
00:06:17Au contraire, il faut que tout le monde en ait conscience.
00:06:19Ce n'est pas du tout, ce n'est pas maniché.
00:06:21Je trouve que c'est un très bon film, très émouvant.
00:06:25C'est vrai que ce sujet déjà, avant de le voir, c'était un risque en quelque sorte de le
00:06:29prendre.
00:06:31Mais la façon dont le sujet a été traité, ça m'a convaincue.
00:06:37Vraiment, c'est un film très droit, très transparent,
00:06:41qui essaye de démontrer différents points de vue,
00:06:44que ce soit à l'école ou d'autres ateliers d'écouteurs.
00:06:46Donc, je trouve que c'est un film très, très réussi.
00:06:49C'est dur à regarder, mais c'est un très bon film.
00:06:51Moi, je pense que c'est vraiment important de ce film.
00:06:54Et aussi, j'ai appris pas mal de choses aussi sur le...
00:06:59Pas le procès, évidemment, mais un peu le déroulement.
00:07:05Et puis aussi, comment ça a été traité pendant...
00:07:08Quand on savait qu'il était menacé et tout ça, qu'il y avait un danger,
00:07:12il y a des choses que ça me choque.
00:07:16C'est vraiment...
00:07:17C'est pour ça, je trouve, que le titre du film,
00:07:20« L'abandon, ça veut tout dire ».
00:07:22Didier Le Maire, un premier commentaire.
00:07:24C'est pas la question que je voulais vous poser pour commencer,
00:07:27mais ce micro-trottoir, le fait de revoir ces gens qui ont le visage flouté,
00:07:32finalement, ça explique aussi déjà beaucoup de choses.
00:07:35Parce que les gens, ils se disent « J'ai pas envie d'être reconnus ».
00:07:37On va être en dire du bien du film autour de Samuel Paty.
00:07:41C'est terrible déjà comme postulat de départ.
00:07:42Oui, c'est terrible et ça reflète, je pense, une suspicion générale, finalement.
00:07:50Suspicion dont Samuel Paty a lui-même été victime.
00:07:52Évidemment.
00:07:53C'est-à-dire une suspicion en islamophobie et en racisme.
00:07:56Vous avez vu ce film, pardon de vous interrompre ?
00:07:58Oui, bien sûr, je l'ai vu, oui.
00:07:59Et d'ailleurs, elle est présente dans le film, cette suspicion.
00:08:03On le voit, on voit ses collègues, en effet, le suspecter.
00:08:07Et c'est peut-être d'ailleurs ce qui explique en grande partie cet abandon.
00:08:12Les collègues, mais aussi, il faut le dire, l'institution, le rectorat,
00:08:17et peut-être même au-delà, puisque le rectorat, il est sous la tutelle du ministère.
00:08:24Et c'est un film qui pose énormément de questions et qui nous renvoie à ce qu'est devenu aujourd
00:08:33'hui notre pays.
00:08:34Tanguy Le Dantec, je suppose que vous avez vu ce film également.
00:08:40On parle d'une fiction, mais on pourrait plutôt évoquer un docu-fiction.
00:08:44C'est un documentaire qui est romancé, mais pas vraiment, peut-être dans certains dialogues, bien sûr.
00:08:53Est-ce que vous diriez que c'est un film que tout le monde doit voir ?
00:08:56Que c'est un film, je le disais tout à l'heure, de salubrité publique ?
00:08:58Alors, de salubrité publique, oui, parce que dans le mesure où, comme vous le dites,
00:09:03c'est quasiment un documentaire, c'est-à-dire une reconstitution la plus exacte et la plus fidèle possible
00:09:10de faits qui se sont avérés, qui se sont réellement déroulés de cette manière,
00:09:15on va dire que la vérité ne peut que libérer.
00:09:19Voilà, et c'est pour cela qu'à un moment, j'ai décidé, suite à ce visionnage de témoigner de
00:09:27faits qui sont en fait ordinaires,
00:09:29d'une banalisation, d'une haine qui est en train de venir, est en train de s'accélérer.
00:09:37Que vous avez connu personnellement ?
00:09:38Oui, mais de façon récente, et c'est très surprenant.
00:09:42Alors moi, c'est différent, j'enseigne dans un établissement d'enseignement supérieur,
00:09:46c'est-à-dire face à des adultes qui sont normalement, que j'adore, j'adore mes étudiants,
00:09:52et j'ai été complètement dérouté par la réaction de plusieurs d'entre eux,
00:09:58puisqu'on avait tagué à l'entrée de mon établissement, mort à Hanouna, mort au sioniste Free Gaza.
00:10:07Et donc j'entre en classe et juste dire, bon, ces propos sont dangereux, ils menacent notre établissement.
00:10:15Non, je pensais qu'il y en avait pour 30 secondes et l'affaire était terminée.
00:10:19Et pas du tout, j'ai eu affaire à une rébellion, avec un nombre significatif d'étudiants qui trouvaient ça
00:10:26normal,
00:10:27et que les juifs l'avaient cherché.
00:10:30Est-ce que vous diriez que vous aviez sous-estimé le militantisme, l'idéologie d'extrême-gauche,
00:10:36qui peut régner désormais dans les universités ?
00:10:38On pense bien sûr à Sciences Po, à nos écoles les plus élitistes par ailleurs également.
00:10:44Alors, sous-estimé, non.
00:10:47Si vous vous dites que ça va être réglé en 30 secondes, en 2026, dans un établissement supérieur en France,
00:10:52c'est peut-être que vous avez sous-estimé le militantisme de certains ?
00:10:54Ou plutôt, comme je suis très attaché à mes étudiants,
00:10:59et qu'on les forme sur les questions de pensée critique,
00:11:05critique, notamment, j'ai été très surpris, oui.
00:11:09Et puis, c'est la première fois que ça m'arrivait.
00:11:13Et sur ces questions, je pense que ce qui s'est passé, par exemple, le 7 octobre 2023,
00:11:20ça a été un des cristalliseurs, même si on voit que le mal est beaucoup plus profond,
00:11:25et qu'il y a eu à la fois une acceptation passive de ces faits,
00:11:30parce que la parole n'arrive plus à se libérer.
00:11:32Et que ce film sorte, en ce moment, avec sa froideur documentaire,
00:11:39cela me semble précisément l'occasion, pour des milliers d'enseignants, de professeurs,
00:11:46cette fois-ci que la parole se libère pour de bon,
00:11:48parce que c'est la seule manière de se constituer un bouclier face à cette idéologie qui vient,
00:11:55et dont l'emprise devient complètement folle.
00:11:58Sauf qu'il y a, il semblerait qu'il y ait, en tout cas, non, il y a une fracture
00:12:03idéologique dans ce pays,
00:12:05avec peut-être une part des médias, une génération, en effet, des influenceurs proches de la France insoumise,
00:12:12parce que je voudrais vous montrer cette vidéo, qui nous parle de films dangereux, malaisans, islamophobes.
00:12:19Regardez cette séquence qui est, franchement, il n'y a pas d'autres mots, c'est abject, ce que dit
00:12:22ce jeune homme.
00:12:24Ça n'a pas de sens, c'est faux en plus, mais c'est un message qui passe dans l
00:12:29'opinion,
00:12:29qui infuse et qui est imbibé par notamment les jeunes dont vous parlez, monsieur.
00:12:34Merde ! C'est un film dangereux !
00:12:35C'est vrai que ça allait être nul, mais peut-être qu'ils allaient pas être si cons,
00:12:38ils allaient trouver un moyen de dire « Patti, c'est un martyr, tu es d'accord ? »
00:12:40Mais il y a quand même un truc de lancer les choses sur le reste et pas faire un amalgame.
00:12:43Là, je sors un couple de vie qui sort en mode « Eh ben, on voit quand même ce mari
00:12:46qui dit
00:12:46« Non, mais c'est pas tous, c'est pas tous ! »
00:12:48Tu sais, des fois, t'as des films qui sont mauvais, mais là, les gens, ils applaudissent,
00:12:50je dis « C'est quoi, franchement ? »
00:12:51Quand tu vas voir un film comme ça, t'as forcément un biais et du coup, t'as tes préjugés,
00:12:54mais le film les remplit.
00:13:02Il n'y a pas de sensationnalisme, c'est pas à montrer, mais il y a la scène du meurtre.
00:13:05Du coup, c'est dingue !
00:13:06Déjà, ils font un teasing.
00:13:07Attention, ils meurent à la fin.
00:13:08Il y a la scène de la mort, ils crient à la Ouagba, avant de mettre le coup de couteau.
00:13:10Et après, les flics arrivent et je suis en mode « Ok, les gars, fais un film pour le RN.
00:13:14»
00:13:14Un an de l'élection, c'est bien ça !
00:13:15En plus, les méchants musulmans, ils sont antisémites.
00:13:18Franchement, film dangereux, j'ai rien d'autre à dire.
00:13:19Pourquoi tu votes en 2027 ?
00:13:21La réponse est déjà donnée.
00:13:22Voter Mélench en 2027, on a*** le RN et l'extrême droite.
00:13:26Je veux dire, ça me fait presque mal de diffuser cette séquence,
00:13:31mais ça existe, c'est dans le débat et ça manipule des opinions.
00:13:36Donc, on le montre et on le commente, quitte à le contre-carré.
00:13:39Ces gens sont des lâches.
00:13:41Ces gens ne comprennent pas ce qui s'est passé.
00:13:45Ils participent d'une certaine manière au système
00:13:47qui a fait que Samuel Paty a été décapité à Confluence-Saint-Honoré.
00:13:50Et leurs arguments sont profondément imbéciles.
00:13:53Ces gens sont idiots.
00:13:55C'est faux, surtout ce qu'ils disent sur le film.
00:13:56Non, ce n'est pas faux pour eux.
00:13:58Ça rentre dans cette délétrique parce que c'est un film, en effet, qui décrit...
00:14:01Mais les musulmans ne sont pas stigmatisés dans ce film.
00:14:03Ce sont les islamistes.
00:14:04Non, mais dans leur doctrine, les musulmans sont stigmatisés
00:14:06parce que c'est un film qui dénonce l'islamisme
00:14:09et qui dénonce l'engrenage du terrorisme islamiste.
00:14:11Or, dans toute une partie, effectivement, de la gauche extrême,
00:14:15de l'extrême gauche, de l'islamo-gauchisme, pour aller vite,
00:14:17effectivement, quiconque pointe aujourd'hui les dérives de l'islam,
00:14:20pas simplement l'islam, mais les dérives de l'islam,
00:14:22est considéré comme islamophobe.
00:14:24Moi, ce qui m'a rassuré...
00:14:25J'ai vu, naturellement, ces déclarations complètement imbéciles,
00:14:28mais ce qui m'a rassuré, c'est de voir qu'au festival de Cannes,
00:14:31qui est pourtant le nid du conformisme médiatique et intellectuel,
00:14:35vous avez une salle qui...
00:14:362000 personnes se sont levées debout pour applaudir ce film.
00:14:40Donc, l'accusation en islamophobie ne tétanise plus.
00:14:45C'est une grande victoire.
00:14:46Enfin, ne tétanise plus un public qui est dans l'air du temps
00:14:49et qui, généralement, se plie aux oucases de la gauche plus impensante,
00:14:54appelons-la la gauche halal, comme on appelait auparavant la gauche caviar,
00:14:58celle qui était une gauche de luxe.
00:14:59Là, vous avez toute une partie d'une gauche qui a pris prétexte,
00:15:02effectivement, de voir dans le musulman le nouveau prolétaire
00:15:05et qui ne supporte pas la moindre critique.
00:15:07Or, vous avez une résistance.
00:15:08Moi, j'ai vu ça comme une sorte de résistance, malgré tout,
00:15:11de ce public, et quand même un public très conventionnel,
00:15:14qui refuse maintenant de se plier à ce terrorisme intellectuel-là.
00:15:17C'est quand même terrible autour de thèmes comme celui-ci
00:15:19qui devraient faire consensus, de voir qu'il y a des voix discordantes,
00:15:22qu'elles soient...
00:15:23C'est terrible parce qu'on entend que des hommes ou des femmes politiques de droite
00:15:26défendre ce film, le mettre en avant,
00:15:29et on aura cette discussion, pourquoi pas le proposer à un plus large public,
00:15:33le diffuser dans des collèges, dans les lycées.
00:15:36En revanche, il n'y a pas une voix à gauche, officiellement,
00:15:39qui parle de ce film, qui en vante les mérites
00:15:41et qui le met en avant, tout simplement, Elodie.
00:15:44Le maire de Montpellier, mais effectivement, qui est bien seul.
00:15:46C'est vrai que quand j'ai vu la polémique sur ce film,
00:15:49je me suis rappelée du moment de l'assassinat de Samuel Paty,
00:15:51parce que j'avais été sur place pour ces news,
00:15:53et on avait fait aussi l'hommage à la Sorbonne,
00:15:55et je me disais, quand j'ai vécu ces moments-là,
00:15:57qui étaient évidemment très forts,
00:15:58je pense que jamais on n'aurait pu se douter
00:16:00qu'une polémique comme ça arrive sur ce film.
00:16:02Et quand j'entends les deux personnes,
00:16:05les deux imbéciles qui font cette interview,
00:16:07on se rappelle quand même que dans ce...
00:16:07Enfin, interview, je ne sais pas si on peut appeler ça comme ça,
00:16:09mais cet échange, premièrement, il rit quand même de la mort d'un homme,
00:16:12il se demande ce que les gens applaudissent,
00:16:14mais les gens applaudissent sans doute,
00:16:15c'est un homme qui a été sacrifié, décapité,
00:16:17donc c'est quand même évidemment pas rien,
00:16:19et puis on voit, il dit que ce film serait stigmatisant,
00:16:22serait islamophobe, mais qui est islamophobe ?
00:16:24Cette personne qui est en train de dire ça,
00:16:25parce que le seul qui fait l'amalgame
00:16:27entre les musulmans et l'islamiste,
00:16:29c'est la personne qui est en train de parler.
00:16:31C'est une partie de la gauche,
00:16:32ce n'est pas dans le film concernant Samuel Paty,
00:16:33que vous allez voir des musulmans qui sont traités d'islamistes.
00:16:36Vous avez des islamistes qui sont des islamistes,
00:16:38et pas l'inverse.
00:16:39Et il y a une partie de la gauche qui devient plus islamophobe
00:16:41que les gens qu'elle critique.
00:16:42Elle fait des raccourcis et des amalgames.
00:16:43Le film le rappelle, et c'est le réel,
00:16:46des familles, des parents d'élèves, des élèves musulmans,
00:16:49pendant les 11 jours de crise qu'a connues Samuel Paty
00:16:52avant ce dénouement insupportable,
00:16:54ont tenté de lui apporter leur soutien,
00:16:57en expliquant qu'il n'avait rien à voir dans cette histoire,
00:16:59en tout cas qu'il n'était pas responsable de ce dont on l'accusait.
00:17:03Pourquoi est-ce que je vous ai montré cette séquence de ce youtuber ?
00:17:08J'allais faire un commentaire très désobligeant.
00:17:10Pourquoi est-ce que je vous ai montré la séquence de ce youtuber ?
00:17:12Parce que ça infuse, je le disais.
00:17:14Nous sommes allés voir des gens...
00:17:16Alors pour la plupart d'entre eux, c'est ça qui est extraordinaire,
00:17:17c'est qu'ils ont un a priori négatif.
00:17:19Ils n'ont pas vu le film.
00:17:20Ils avouent qu'ils n'ont pas vu le film,
00:17:21mais ils le jugent et ils expliquent qu'ils n'iront pas le voir
00:17:24parce qu'il est islamophobe ou autre.
00:17:26Écoutez-le.
00:17:27Je pense qu'il y a de la récupération politique.
00:17:29Et c'est peut-être d'ailleurs pour ça que je n'ai pas envie d'aller le voir, en
00:17:32partie.
00:17:32Si on vous dit que la sœur de Samuel Paty a essayé de participer au scénario
00:17:38pour elle rester le plus fidèle, ça ne vous convainc pas ?
00:17:40Ça, ça m'énerve plutôt.
00:17:42Ça m'agace.
00:17:43C'est de la récupération de quelque chose d'écourontable.
00:17:46Elle le récupère comme elle peut et c'est dommage.
00:17:50Ça part d'un bon fond, je pense, mais il faut faire attention.
00:17:54Parce que les généralisations sont très faciles à faire.
00:17:58On sait très bien quel type de personne va être dénigrée dans ce film
00:18:03et ce n'est pas une bonne chose.
00:18:05Il ne faut pas faire de généralisation.
00:18:06Et ce n'est pas parce qu'il y a certaines personnes qui sont dangereuses
00:18:09qu'il faut qu'on catégorise toutes les personnes
00:18:12qui ont des traits communs à ces personnes en tant que dangereuses.
00:18:15Ce n'est pas une vérité.
00:18:16De ce que j'ai vu des extraits des bandes d'annonces, etc.,
00:18:19je pense qu'il y a une intention quand même derrière.
00:18:24En soi, l'histoire de ce monsieur, elle fait de la peine,
00:18:28mais il ne faut pas l'utiliser.
00:18:30Faire de la récupération politique, ça ne sert à rien.
00:18:34Le film a été fait pour ça.
00:18:36Je n'en sais rien, je n'ai pas vu le film.
00:18:37Je ne veux pas financer quelque chose qui peut potentiellement
00:18:41avoir un fond politique qui prône la haine.
00:18:44Non, je ne pense pas que j'irais le voir.
00:18:47Je me base juste sur des avis que j'ai déjà vus,
00:18:51qui n'étaient pas forcément des bons avis.
00:18:53C'étaient des avis qui disaient que ce n'était pas forcément une bonne représentation.
00:18:56Et du coup, je me dis que ça ne vaut peut-être pas forcément le coup de dépenser de l
00:18:59'argent dedans.
00:19:00Ça fait un petit peu peur d'entendre ces gens, Didier Le Maire.
00:19:02Je ne sais pas si vous partagez cet avis à brûle pour le point,
00:19:06à brûle pour le point après avoir entendu ce micro-trottoir,
00:19:08mais je trouve ça effrayant.
00:19:09On a deux exemples là de l'échec de l'école, d'une certaine façon,
00:19:14puisque l'école n'est plus capable d'apprendre aux élèves à juger par eux-mêmes,
00:19:20à mettre en question leurs croyances.
00:19:22Personne ne l'a vu.
00:19:23Et avoir cette démarche-là.
00:19:27Ce que faisait précisément Samuel Paty dans son cours,
00:19:30c'est-à-dire qu'il instruisait et contribuait au développement du jugement de ses élèves par son travail.
00:19:39Et c'est la raison d'ailleurs pour laquelle il a été attaqué.
00:19:42Et qu'il est suspecté, qu'il a été suspecté, déjà dans une partie de l'opinion à l'époque,
00:19:48d'islamophobie.
00:19:49A l'époque, j'ai entendu cela autour de moi, dans certains médias.
00:19:54Ne l'avait-il pas cherché ?
00:19:56C'est terrible ce qui lui est arrivé, mais.
00:19:58Et il y a toujours un mais pour ces gens-là.
00:20:01Alors que précisément, la mission de Samuel Paty, c'est une mission républicaine
00:20:07qui consiste à développer la liberté des élèves, leur liberté en tant qu'individu,
00:20:13pour les préparer à devenir demain des citoyens d'une même communauté civique,
00:20:19une communauté nationale.
00:20:21Et c'est cela l'échec de l'école.
00:20:23On en a là une illustration très très forte.
00:20:26C'est l'échec de l'école, c'est l'échec de la société française plus largement.
00:20:29Mais restons focalisés sur le système de l'école.
00:20:31Oui, moi j'ai l'impression que le problème, c'est qu'aussi notre modèle occidental,
00:20:36notre modèle français, n'évoque plus rien à une partie de notre jeunesse.
00:20:40Une sorte de...
00:20:40Alors là, j'extrapole peut-être un peu plus.
00:20:43Mais une sorte de refus de notre civilisation qui s'illustre à travers ces fractures.
00:20:48Et l'affaire Samuel Paty en est une.
00:20:51Ça me semble quand même un peu différent.
00:20:53Je crois qu'on est face plutôt à un combat idéologique assez classique.
00:20:59Assez classique, mais terrifiant, face à une idéologie de nature totalitaire et meurtrière.
00:21:05Et expliquer que ces jeunes seraient irrémédiablement...
00:21:11qui auraient un problème civilisationnel, ça ne me satisfait pas ou pas qu'à moitié.
00:21:16Parce que ce qui me semble intéressant, c'est quand on regarde sur la décennie,
00:21:21c'est l'évolution d'une certaine partie de la gauche.
00:21:24Comment on est passé d'une idéologie...
00:21:27Parce que la gauche, qu'ont connue nos grands-parents, était une gauche émancipatrice,
00:21:31qui avait quand même un projet qui, bon an, mal an, même s'il s'est traduit par certains échecs,
00:21:38disait que demain devait être meilleur qu'aujourd'hui.
00:21:42Et on est passé à une autre forme de gauche qui sacralise la victime.
00:21:48Et comme je le disais...
00:21:49Il y a une question de prise de conscience également, qui n'est pas...
00:21:51Oui, mais c'est-à-dire, ça me fait penser à ce qu'avait dit Malek Bouti,
00:21:58on est passé une gauche d'espérance à une gauche qui va systématiquement vers des partisans.
00:22:06C'est une passion triste, parce que quand vous sacralisez une victime,
00:22:08quand vous n'avez plus que comme seule obsession de défendre ceux qui seraient victimes de domination,
00:22:15le problème c'est qu'il y a toujours plus dominé que vous, il y a toujours plus opprimé que
00:22:19vous,
00:22:19et c'est une passion triste qui vous fait aller toujours vers le bas.
00:22:23Et donc, à la fin, vers des réflexes comme la haine, le meurtre.
00:22:27Et c'est pour cela que ça prend aussi facilement auprès des jeunes.
00:22:31Et en regardant cette évolution idéologique par rapport à l'école de République dont je suis issu et que j
00:22:38'ai connue dans les années 80,
00:22:40on voit qu'il s'est passé progressivement, qu'il y a eu une évolution profonde de la société,
00:22:46une évolution profonde de l'idéologie dominante à gauche,
00:22:51et c'est plutôt... On est dans un combat culturel.
00:22:54Et c'est pour ça qu'il faut que la parole se libère.
00:22:58On va marquer une pause et se retrouver dans un instant.
00:23:01Et cette question, on va la poser et on va en discuter.
00:23:04Est-ce que ceux qui nous dirigent, ceux qui sont aux manettes dans ce pays,
00:23:09devraient faire de ce film l'abandon, un document diffusé dans toutes les classes,
00:23:14que ce soit au collège, au lycée ?
00:23:17On sait qu'ils ne le feront pas.
00:23:18On sait que ça n'arrivera jamais.
00:23:20Mais il y a un souhait à émettre et peut-être, là encore, diffuser ces films dans les collèges
00:23:27pourrait peut-être apporter un peu plus de prise de conscience et changer les mentalités.
00:23:31C'est un vœu pieux, vous me le direz certainement.
00:23:34Mais on en parle dans un instant, à tout de suite.
00:23:38Il est presque 15h30.
00:23:39Merci de nous rejoindre.
00:23:40La suite de 120 minutes info, juste après le journal d'Audrey Berthaud.
00:23:44Rebonjour Audrey.
00:23:45À la une Gérald Darmanin, ministre de la Justice, qui est arrivé à Alger.
00:23:48pour contribuer au dégel des relations entre nos deux pays.
00:23:52Le ministre de la Justice entend faire avancer la coopération judiciaire
00:23:56et évoquer le sort de Christophe Glez, journaliste français emprisonné en Algérie.
00:24:01Le ministère de la Justice a souligné que ce déplacement a pour objet
00:24:04de travailler l'ouverture d'un nouveau chapitre.
00:24:06Les ministres des Finances des pays du G7 se réunissent aujourd'hui et demain à Paris.
00:24:11Ils vont tenter de rapprocher leur position sur les réponses à apporter
00:24:14face aux conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient.
00:24:18Les discussions porteront aussi sur la volonté des pays du G7
00:24:21de réduire leur dépendance aux minerais critiques chinois,
00:24:24jugés stratégiques pour plusieurs secteurs industriels.
00:24:28À Nantes, le retour en classe était compliqué pour les élèves du collège Routiliano.
00:24:32Tous sont forcément très touchés.
00:24:35Après la mort d'un adolescent de 15 ans jeudi dernier lors d'une fusillade,
00:24:39les élèves de son collège ont déposé ce matin, vous le voyez devant la grille,
00:24:44des fleurs et des dessins.
00:24:45Une cellule psychologique a été mise en place.
00:24:48L'ouverture du procès après le drame du 25 juin 2024.
00:24:52Jérémy Bourdon, un pompier de 41 ans, était mortellement percuté à Nice.
00:24:56Une affaire qui avait bien sûr ému toute la France.
00:24:58Ce lundi s'ouvre enfin le procès du chauffard qui l'avait mortellement percuté.
00:25:04200 personnes sont actuellement réunies devant le tribunal judiciaire de Nice.
00:25:09Retour d'abord sur les faits avec Adrien Fontenot et Viviane Hervier.
00:25:15Dans la nuit du 24 au 25 juin 2024, Jérémy Bourdon, sapeur pompier de 41 ans,
00:25:21vient de finir son service.
00:25:23Alors qu'il rentre chez lui à scooter, il est percuté par une Mercedes lancée à vive allure
00:25:27sur la promenade des Anglais.
00:25:29Sous la violence du choc, son corps est projeté à plus de 60 mètres.
00:25:33Il meurt sur le coup.
00:25:34Le conducteur et les passagers âgés de 16 à 26 ans prennent la fuite.
00:25:38Le principal suspect se rendra finalement à la police.
00:25:40Selon l'enquête, il a grillé le feu rouge qui aurait dû le stopper dans sa course.
00:25:44Des bonbonnes de protoxyde d'azote sont retrouvées dans le véhicule.
00:25:48Jérémy Bourdon laisse derrière lui une femme et deux filles.
00:25:53Lors de ses obsèques, ses collègues lui rendent hommage.
00:25:56Casque levé, mais derrière l'émotion, c'est la colère qui domine.
00:26:01Mise en examen pour homicide involontaire et mise en danger de la vie d'autrui,
00:26:05le conducteur a été libéré sous contrôle judiciaire.
00:26:08Le parquet avait pourtant émis un avis défavorable.
00:26:11Un an plus tard, en septembre 2025, l'individu est arrêté dans le cadre d'un contrôle routier
00:26:16alors qu'il avait interdiction de conduire.
00:26:19Dépisté positif aux stupéfiants, il est placé en détention provisoire.
00:26:23Son procès débute ce lundi au tribunal correctionnel de Nice.
00:26:27Une loi instaurant le délit d'homicide routier a été votée en juillet dernier
00:26:31avec des peines aggravées, notamment en cas de conduite sans permis
00:26:34ou sous l'emprise d'alcool ou de drogue.
00:26:36Mais en vertu du principe de non-rétroactivité, elle ne s'appliquera pas dans ce cas.
00:26:43Et on évoquait également ce nouveau féminicide dans le Val d'Oise.
00:26:47Une femme de 68 ans a été étranglée puis retrouvée morte en pleine rue.
00:26:52Son mari a été mis en examen et incarcéré.
00:26:54Il a reconnu les faits.
00:26:56Selon les derniers chiffres officiels, le nombre de féminicides conjugaux
00:26:59a augmenté de 11% entre 2023 et 2024
00:27:03avec 107 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint.
00:27:06Plus de 50 ans après les faits de nouvelles fouilles démarrent aujourd'hui dans le cimetière,
00:27:11le fameux cimetière du tueur en série Émile Louis.
00:27:14Avec pour espoir de retrouver les dépouilles de victimes connues voire inconnues.
00:27:18Émile Louis, mort en prison en 2013, avait avoué avoir enterré 7 jeunes handicapés mentales
00:27:25dans une zone de champ et de sous-bois.
00:27:27C'est ce qui est appelé en effet le fameux cimetière d'Émile Louis.
00:27:30Une information beaucoup plus légère avant de vous remercier Audrey.
00:27:35On connaît la ville départ du Tour de France 2028.
00:27:39Elle vient d'être dévoilée.
00:27:40Oui, le Tour de France 2028 partira de Reims.
00:27:43Les 4 premières étapes auront lieu dans la région Grand Est
00:27:46puis passeront aussi par Charleville-Mézières, Épernay, Metz, Thionville et Verdun.
00:27:51Reims était principalement en concurrence avec le Luxembourg.
00:27:55Et bien voilà, la belle cathédrale de Reims
00:27:57qui sera magnifiquement filmée et visible dans le monde entier
00:28:00en ce jour de juillet 2028 ou fin juin.
00:28:03Je ne sais plus quand est-ce que ça parle.
00:28:04C'est plutôt au mois de juillet.
00:28:06Reims qui sera à l'honneur en 2028.
00:28:07Merci beaucoup Audrey Berthaud.
00:28:09A tout à l'heure dans une demi-heure environ pour un nouveau point sur l'actualité.
00:28:13Élodie Huchard toujours autour de la table.
00:28:15Tanguy Le Dantèque enseignant, merci beaucoup d'être là.
00:28:17Tout comme Didier Lemaire, professeur de philosophie.
00:28:19Merci d'être encore avec nous.
00:28:20Yvan Riouffol, merci beaucoup.
00:28:22On continue d'évoquer l'abandon, ce film autour des 11 dernières années,
00:28:27des 11 derniers jours, pardonnez-moi, de calvaire de Samuel Paty
00:28:32qui ont conduit à cette effroyable décapitation.
00:28:34Un film essentiel qui devrait être projeté dans tous les collèges ou lycées de France.
00:28:38Les jeunes de France doivent prendre conscience de la barbarie islamiste
00:28:42et nos gouvernants devraient prendre ces décisions.
00:28:45On va en discuter ensemble.
00:28:45Mais d'abord, Chloé Tarka qui est avec nous parce que c'est intéressant de voir
00:28:48qu'après une semaine de diffusion dans les cinémas de France,
00:28:54Chloé, vous avez regardé un petit peu ce que disent les spectateurs,
00:28:57ce que dit la presse et on a quelques chiffres également à apporter.
00:29:00Oui, d'abord, côté chiffres, le distributeur a choisi une sortie plutôt restreinte
00:29:05avec environ 350 copies dans toute la France,
00:29:09aussi bien dans des salles généralistes que dans des cinémas d'arts et d'essai.
00:29:13Côté entrée, une première journée plutôt calme avec moins de 9000 spectateurs,
00:29:19ce qui permet tout de même au film de se classer en troisième place du box-office de mercredi dernier.
00:29:23Les critiques ?
00:29:25Eh bien, alors, l'accueil est globalement très positif.
00:29:28Côté spectateurs, je suis allée regarder un petit peu les notes données sur Allociné.
00:29:33Vous voyez 4,4 sur 5 du côté des spectateurs.
00:29:37J'ai regardé également les commentaires.
00:29:39Vous allez voir notamment le commentaire de Rodolphe s'afficher derrière moi.
00:29:44Ce film devrait être projeté dans toutes les écoles de France.
00:29:47La réalisation est d'une sobriété et d'un réalisme incroyable porté par des acteurs immenses.
00:29:52Un autre commentaire, cette fois-ci, de Geoffrey, qui parle d'une œuvre poignante et nécessaire.
00:29:58Voilà, il y a quand même d'autres commentaires, cette fois-ci, plus négatifs.
00:30:02On en parlait tout le long de cette émission.
00:30:04J'ai choisi celui dédié qui a donné une note de 2,5 sur 5.
00:30:08Je trouve la représentation des musulmans ridicule, entre accents forcés et mots arabes, sortis aléatoirement.
00:30:15Alors maintenant, du côté de la presse.
00:30:17L'accueil apparaît quelque peu plus nuancé avec cette fois-ci une note, regardez, de 3,6 sur 5, toujours
00:30:24sur Allociné.
00:30:25Plusieurs médias parlent néanmoins d'un film important, comme le magazine Elle, qui évoque une œuvre utile.
00:30:31Ou encore La Croix, qui salue la clarté, qui salue la sobriété du film.
00:30:36A l'inverse, certains journaux expriment davantage de réserve.
00:30:41Regardez, cette fois-ci, un commentaire de l'humanité.
00:30:44Le film, implacable et glaçant, laisse néanmoins un sentiment de malaise, laissant craindre des risques de stigmatisation.
00:30:51Reste qu'une majorité des critiques, que ce soit de la presse ou bien des spectateurs, saluent le travail de
00:30:58reconstitution menée par le réalisateur.
00:31:01C'est le cas, par exemple, de Télérama.
00:31:03Malgré des maladresses, le réalisateur Vincent Garan, qui colle aux faits et signe un récit solide sur les derniers jours
00:31:11du professeur.
00:31:12Et oui, car c'était vraiment la volonté du réalisateur, celle de coller aux faits, de rester au plus près
00:31:18du réel.
00:31:19Pour lui, il voulait faire, je le cite, une œuvre de pédagogie.
00:31:23Merci beaucoup, Claude Tarka, pour les précisions.
00:31:25Didier Le Maire, je trouve ça dingue qu'il y ait des polémiques sur un film comme celui-là.
00:31:28Et j'en viens à cette question.
00:31:29Est-ce qu'un film tel que celui-ci devrait être montré dans tous nos collèges et nos lycées ?
00:31:35Je ne sais pas si je peux répondre à cette question.
00:31:37Pourquoi pas ?
00:31:38C'est difficile.
00:31:39Je pense que la personne qui doit répondre à cette question, c'est le ministre.
00:31:47J'imagine que vous avez un regard en tant qu'enseignant.
00:31:50Je vais vous dire, moi je suis un citoyen comme un autre et j'ai un avis sur un film
00:31:55comme celui-ci.
00:31:56Et en effet, lorsqu'on apprend la Shoah à l'école, on nous a joué.
00:32:00Et j'ai vu en tant que jeune collégien ou lycéen, je ne sais plus trop, Nuit et Brouillard.
00:32:05J'ai regardé Shoah quand j'étais également un jeune adolescent.
00:32:08Et je me dis qu'on est dans la même veine autour d'un autre sujet qui est le terrorisme
00:32:12islamiste.
00:32:13Mais que c'est quelque chose, oui, je répète ce terme tout à l'heure, de salubrité publique.
00:32:18C'est un éveil des consciences.
00:32:21J'ai une appréhension, je ne vous la cache pas.
00:32:24Pourquoi ?
00:32:24Parce que vous avez peur des réactions en salle, en classe ?
00:32:27Non, absolument pas.
00:32:28Non, alors là vraiment, il ne s'agit pas du tout de cela.
00:32:31Pourtant c'est là qu'il pourrait y avoir un souci.
00:32:32J'ai, après les attentats de 2015 et 2016, j'ai accompagné mes élèves au théâtre
00:32:40et j'ai créé des espaces de parole pour aider, j'ai reçu des sociologues
00:32:45pour faire de la formation et pour que la parole se libère.
00:32:48Qu'est-ce qui vous dérange ?
00:32:50Alors ce qui me dérange, en fait, ce n'est pas du tout le fait de faire cette proposition
00:32:55et de banaliser une journée nationale sur cette question de l'école et de l'islam.
00:33:00Ce n'est même pas une journée nationale, qu'il y ait un moment dans l'année,
00:33:03quel que soit l'emploi du temps, le calendrier des collégiens,
00:33:06qu'il y ait un jour ou quelques heures durant lesquelles on leur montre.
00:33:10Mais ne le cachons pas, ce serait un moment pour toutes les écoles de France,
00:33:14un moment très fort, solennel et qui concernerait toutes les classes.
00:33:21Et vous, vous dites non ?
00:33:22Non, je ne dis pas non. Je dis que pour le faire, il faudrait auparavant poser la question des responsabilités.
00:33:29Or, ce film montre très bien le comment.
00:33:33Mais tout de même, il ne s'agit pas simplement d'un engrenage, comme je l'entends souvent.
00:33:38Il y a des décisions humaines, il y a des causes qui sont directes.
00:33:43Et le rôle notamment de la rectrice du rectorat de Versailles, le rôle du ministre qui est resté spectateur.
00:33:52Je rappelle qu'en 2016, Daesh, je crois que c'est son 14e bulletin en langue française,
00:33:59explique que sa priorité après le Bataclan, c'est d'attaquer l'école.
00:34:05Or, que s'est-il passé ? Les professeurs ont-ils été protégés ?
00:34:09Il y a tout de même des responsables, ceux qui sont aux commandes.
00:34:13Il faut porter, je pense, dans le débat public, cette question de la responsabilité.
00:34:17Qui a abandonné Samuel Paty et qui continue aujourd'hui d'abandonner les professeurs ?
00:34:23Après, on pourra demander aux élèves...
00:34:24C'est-à-dire que ce que vous êtes en train de me dire, c'est que pour l'éducation
00:34:26nationale,
00:34:27pour l'État français, ce serait d'une certaine manière se tirer une balle dans le pied
00:34:30que de montrer ce film, puisque dans les faits, il y a une responsabilité d'État, finalement, dans ce film.
00:34:38Mais ce serait un geste fort, un geste nécessaire, un geste politique très courageux également, pourquoi pas ?
00:34:46Je ne pense pas que ça se situe au niveau du politique ou des ministres qui sont assez impuissants.
00:34:56Ils peuvent, certes, prendre des décisions et prendre un canevas.
00:34:59Le mal me semble beaucoup plus profond.
00:35:02Quand on affronte une idéologie, quand on est vraiment dans une culture camp,
00:35:08c'est quelque chose de beaucoup plus profond et de beaucoup plus prégnant dans la société.
00:35:13C'est là où un film quasiment documentaire comme celui-là est un outil peut-être beaucoup plus utile
00:35:20que tous les ministres qui pourraient être nommés les uns à la suite des autres.
00:35:25Parce que la question fondamentale, c'est une prise de conscience.
00:35:29Il s'agit d'une prise de conscience.
00:35:31Mais est-ce que ça ne passe pas par une décision forte comme celle-ci ?
00:35:34Et d'autant plus forte que des voix s'y opposeraient.
00:35:37Donc ça demanderait un vrai courage politique.
00:35:39Il faut un soutien politique, ça.
00:35:42Mais ce que je veux dire, c'est que c'est un préalable, mais ce n'est pas la solution.
00:35:46La solution, elle est beaucoup plus profonde.
00:35:49Elle se passe dans toute la société française.
00:35:51Et d'ailleurs, ça dépasse, me semble-t-il, clairement la seule question du milieu de l'éducation.
00:35:59On fait face à un combat là-dessus, civilisationnel de valeur.
00:36:06Et ça, ça ne peut pas se résoudre simplement qu'au niveau des ministères
00:36:12qui font parfois ce qu'il faut, parfois maladroitement,
00:36:15dans lequel il y a une espèce de bureaucratie épouvantable,
00:36:20mais qui a tendance, évidemment, forcément...
00:36:23Ce serait quand même le début...
00:36:24Je vous entends les uns les autres, mais je trouve que ce serait quand même le début de quelque chose.
00:36:28Responsabilité ou non, il y aurait un marqueur fort.
00:36:32Si vous avez Emmanuel Macron qui décide demain, la semaine prochaine,
00:36:35de prendre la parole et de dire
00:36:37« Je décide qu'à partir de telle date, l'année prochaine ou je ne sais quoi,
00:36:40le film « L'abandon » sera diffusé dans toutes les salles de classe ».
00:36:44Oui, en effet, vous pouvez vous demander
00:36:46si l'État n'est pas en train de jouer contre son propre camp,
00:36:50mais il y aurait quelque chose de fort et un marqueur quand même
00:36:53dans la lutte contre l'islamisme qui serait important.
00:36:56Peut-être que je dis une bêtise, Yvan.
00:36:57J'entends tout à fait votre raisonnement qui est légitime
00:37:00et qui ne manque pas d'arguments.
00:37:02Je me demande malgré tout si cela répond bien à l'urgence du...
00:37:06Je pense que l'urgence est plus profonde
00:37:08et ça a été un petit peu abordé par les deux interventions.
00:37:11C'est-à-dire qu'il y a, de mon point de vue, deux urgences.
00:37:13D'abord, ce qu'a subi Samuel Paty dans sa solitude
00:37:17est un État qui perdure.
00:37:19C'est-à-dire qu'aujourd'hui, l'administration n'a pas pris la mesure
00:37:22effectivement de la menace prénante de l'islamisme
00:37:25au cœur même des structures éducatives.
00:37:28Ça, c'est la première chose.
00:37:28Et la deuxième chose, c'est que si le film que j'ai vu
00:37:31est irréprochable dans la mesure où il s'éloigne naturellement
00:37:34de toute démarche idéologique, l'idéologie a imprégné
00:37:37toute une partie également d'une jeune génération
00:37:40à travers justement l'influence de la France insoumise
00:37:43qui a obscurci les jugements
00:37:46et qui fait maintenant tenir des propos idiots
00:37:49en disant qu'il y aurait de l'islamophobie
00:37:51voire même que ce serait un film d'extrême droite
00:37:53au prétexte qu'en effet, on stigmatise, enfin on montre,
00:37:57on montre ce qu'est l'islamisme quand l'islamisme tue.
00:38:01Et donc je pense qu'il y a d'abord ces deux priorités
00:38:03auxquelles il faut répondre, c'est-à-dire de lutter
00:38:07contre maintenant, non pas ce qu'on en appelle
00:38:09les antifames et les néophars, c'est-à-dire ce nous...
00:38:11Et c'est lutter de demander à tous les établissements scolaires
00:38:14de projeter ce film, c'est une forme de lutte
00:38:16et ça sort en effet des grands discours.
00:38:18C'est un acte !
00:38:19C'est un acte !
00:38:20Je crains que ce ne soit de nous rassurer à bon compte.
00:38:23Je trouve que le mal est tellement ancré...
00:38:25De toute façon, ça n'arrivera pas, mais...
00:38:27Non, mais il peut y avoir des options naturellement.
00:38:29D'abord, je ne suis pas sûr que tous les élèves voudraient le voir.
00:38:31Et je pense que...
00:38:32Alors ça, ce sera un sujet aussi très intéressant.
00:38:34Oui, mais c'est précisément...
00:38:35Parce que peut-être que l'écueil, c'est également de se dire
00:38:36vous mettez ça dans tous les collèges, vous allez avoir des incidents.
00:38:38Moi, ce qu'il faut retenir de ce film, c'est une ode à la liberté d'expression.
00:38:42Mais cette ode à la liberté d'expression, elle est mise en brèche aujourd'hui
00:38:44par tout un mouvement, par toute une pensée totalitaire
00:38:47que l'on ne voit pas venir, mais qui existe aujourd'hui
00:38:49à travers la France insolite, mais qui a envahi maintenant
00:38:52une partie des jeunes esprits qui, eux aussi, ne comprennent pas
00:38:55qu'elle est l'utilité de la liberté, la liberté de dire.
00:38:59Alors, Élodie et Didier Le Maire, je vous redonne la parole
00:39:02pour un dernier mot là-dessus.
00:39:03Non, mais sur Emmanuel Macron, effectivement,
00:39:04quand il s'était rendu le jour de l'assassinat devant le collège,
00:39:07il avait dit, le président, et ses mots avaient été beaucoup repris,
00:39:10ils ne passeront pas.
00:39:11Ce qu'on remarque quelques années après, c'est qu'ils sont passés
00:39:14et de manière extrêmement insidieuse.
00:39:16Ils sont passés parce qu'aujourd'hui, en polémique sur ce film,
00:39:18ils sont passés parce qu'il sera sans doute effectivement compliqué
00:39:21de montrer ce film à certains élèves, comme le disait Yvan.
00:39:24On peut le déplorer, c'est une réalité.
00:39:25Ils sont passés parce qu'il y a des professeurs d'histoire-géographie
00:39:29et d'autres matières, évidemment, qui continuent d'avoir du mal
00:39:31à enseigner certaines périodes de l'histoire.
00:39:34Et donc, ils sont passés.
00:39:35Et une fois de plus, c'est la différence entre le discours,
00:39:38le moment de l'hommage.
00:39:38Et d'ailleurs, Emmanuel Macron avait tenu à se rendre sur place tout de suite.
00:39:41Donc, il y avait ce moment solennel qui était sans doute le bienvenu
00:39:44pour marquer que toute la France était touchée par ce drame.
00:39:48Mais derrière, on voit bien qu'ils sont passés
00:39:49et qu'en fait, ces mots, ils ont été oubliés à peu près aussi vite
00:39:52qu'ils ont été prononcés.
00:39:53Didier Le Maire ?
00:39:54Deux choses.
00:39:55Très rapidement, je voudrais rappeler que le conseil de Mickaël Paty
00:39:58poursuit aujourd'hui l'État en responsabilité dans cette affaire.
00:40:06C'est le premier point.
00:40:08Et deuxième point, rien n'a changé depuis l'assassinat de Samuel Paty.
00:40:12Je suis le secrétaire général d'une association
00:40:15qui s'appelle Défense des serviteurs de la République.
00:40:18Et nous soutenons des enseignants qui ont été menacés de mort
00:40:21et qui se sont retrouvés également abandonnés.
00:40:25Et vous le verrez d'ailleurs ce soir dans le documentaire
00:40:28qui sera diffusé sur votre chaîne.
00:40:30Vous m'offrez une transition parfaite parce que je voudrais en parler,
00:40:33prendre le temps d'évoquer ce grand reportage
00:40:35depuis les assassinats de Samuel Paty, Dominique Bernard, Agnès Lassalle,
00:40:38enseignés.
00:40:39Et nous avons deux cas très concrets sur le plateau.
00:40:43On n'est plus un métier comme les autres.
00:40:44Partout en France, des profs racontent leur peur quotidienne.
00:40:47On a enquêté sur cette profession, devenue l'une des plus exposées.
00:40:4921h, le rendez-vous avec un débat autour de Gauthier Lebray
00:40:53et ses invités ensuite.
00:40:53Des enseignants brisés, sous protection,
00:40:55des chefs d'établissement dépassés, des élèves, des parents
00:40:58face à un système au bord de la rupture.
00:41:00Regardez ce court extrait qui donne la teneur de ce que vous verrez ce soir.
00:41:07Nous nous sommes rendus à la sortie d'un collège de banlieue parisienne
00:41:10pour sonder les élèves sur la vision qu'ils ont de leur professeur.
00:41:13Et ce que nous avons entendu est tout aussi édifiant qu'inquiétant.
00:41:17J'ai envie de les frapper des fois.
00:41:18Ma prof de français, par exemple.
00:41:20J'aurais eu beaucoup de favoris de chacune dans ma classe.
00:41:23J'ai envie de l'attendre à la sortie.
00:41:24Le prof, il baise sa mère.
00:41:25J'ai envie de tuer un prof, mais aussi tout le monde.
00:41:29Même si tu ne vas pas le faire, mais tu as envie de le faire.
00:41:34Une question que je poserai à l'un et à l'autre.
00:41:37A priori, vous ne travaillez pas avec des élèves aussi jeunes.
00:41:41Mais est-ce qu'il vous arrive, est-ce qu'il vous est arrivé d'avoir peur
00:41:44avant d'aller en cours ou après avoir fait cours dans votre carrière ?
00:41:48Non, non.
00:41:49Moi, je ne pense pas avoir...
00:41:52D'abord, je n'ai pas été menacé.
00:41:56Mais ce qu'on voit là, c'est-à-dire qu'on a effectivement un courant idéologique
00:42:01qui arme ces jeunes avec une rhétorique qui se complaît dans cette victimisation.
00:42:09Au lieu d'avoir...
00:42:10Le rôle de l'école était de sortir par le haut, la société, de l'améliorer.
00:42:17Et là, on a des jeunes qui se sentent, qui se complaisent dans ce rôle
00:42:23et qui, finalement, trouvent des arguments rhétoriques
00:42:26pour justifier leur sentiment d'agression.
00:42:31Ça va loin, là, les commentaires.
00:42:33Ce n'est pas...
00:42:34Ce prof, je ne le supporte plus, il m'a mis une mauvaise note.
00:42:38Bon, encore une fois, je ne vais pas répéter ce qu'on vient d'entendre
00:42:41parce que c'est assez indicible.
00:42:42Mais c'est d'une agressivité, d'une violence
00:42:46qui est totalement disproportionnée, Didier Le Maire.
00:42:49Vous avez connu ce contexte.
00:42:52Après l'attentat du Bataclan, j'ai une de mes meilleures élèves
00:42:54qui a cessé de m'adresser la parole,
00:42:58de me regarder dans les yeux, de me répondre et de me dire bonjour.
00:43:01Et j'ai compris que j'étais devenu pour elle un ennemi.
00:43:04Il se trouve que, pour avoir alerté sur la montée de l'islamisme
00:43:09dans le lieu dans lequel j'enseignais à Trappes...
00:43:11Vous avez été mis au banc.
00:43:12J'ai d'abord enseigné sous escorte policière pendant quelques mois.
00:43:17Puis j'ai dû quitter mon poste et vivre sous protection policière.
00:43:21Donc je connais très bien cette situation.
00:43:23Il a été dit que je serai le prochain Samuel Paty.
00:43:28Oui, Yvan.
00:43:29Oui, ce sont des réactions qui sont à remettre dans un contexte familial.
00:43:34Et peut-être un contexte sociologique, voire culturel.
00:43:37Ce sont des enfants qui reproduisent sans doute
00:43:39ce qu'ils entendent d'abord au cœur même de leur famille.
00:43:42Et cela pose le problème effectivement de...
00:43:45Et sur les réseaux ?
00:43:46Et sur Internet ?
00:43:47Où ils sont branchés 24-24 ?
00:43:49Oui, mais les familles pour beaucoup également.
00:43:51Parce que les familles pourraient faire obstacle aux réseaux.
00:43:52Moi, je pense qu'à partir d'un certain âge,
00:43:54les réseaux sociaux et l'entourage font plus de mal que la famille.
00:43:58Et cela montre également à quel point vous avez toute une contre-société
00:44:01qui est maintenant ouvertement hostile à la société française.
00:44:05Parce que quand vous entendez ces enfants dire maintenant,
00:44:08menacer leur prof de dire « je vais te faire une Samuel Paty »,
00:44:10il paraît que c'est devenu l'expression.
00:44:12On voit bien que naturellement, il y a une sorte de fascination
00:44:15vis-à-vis de ce qu'a pu subir ce professeur
00:44:18parce qu'il était précisément, parce qu'il défendait la liberté d'expression
00:44:21et qu'il défendait une culture, en l'occurrence la culture française.
00:44:23Et c'est ceci qui alimente toute une partie d'une jeune génération
00:44:28qui est bercée dans la haine de la France.
00:44:30Vous vous êtes senti protégé par l'État, Didier Le Maire,
00:44:32au moment où vous avez été le plus menacé.
00:44:35D'ailleurs, quelle forme prenaient ces intimidations, ces menaces ?
00:44:39La ville était en ébullition et notamment sur les réseaux sociaux.
00:44:43Le colonel des renseignements territoriaux m'a averti que j'étais en danger.
00:44:47Et d'ailleurs, je ne suis que le deuxième.
00:44:51Nous avons été trois exfiltrés.
00:44:53J'étais le deuxième exfiltré à Trappes.
00:44:56Il y a des cas qui ne sont pas connus.
00:44:59La plupart des enseignants menacés sont déplacés et on ne connaît pas leur sort.
00:45:04Oui, c'est le pas de vagues.
00:45:04Voilà, c'est le pas de vagues.
00:45:06C'est fou parce que ça fait 45 minutes qu'on est sur ce sujet
00:45:09et je me rends compte qu'on n'a pas utilisé le terme pas de vagues une seule fois
00:45:12alors qu'il est au cœur finalement de ce sujet.
00:45:15Très vite parce que malheureusement, on va devoir marquer la pause.
00:45:17Oui, je voudrais rendre hommage à la police parce que les policiers, eux, étaient vraiment présents
00:45:21et s'il y a un service public qui tient encore la route aujourd'hui, c'est bien celui-ci.
00:45:25Et pourtant, il est largement critiqué et notamment encore une fois par l'extrême gauche de l'échiquier politique.
00:45:30Je vous remercie tous les deux, Tanguy Le Dantek et Didier Le Maire, d'avoir été sur ce plateau.
00:45:35Je renvoie à ce document, un reportage exceptionnel ce soir sur les profs qui sont les nouveaux martyrs de la
00:45:42République.
00:45:42Donc, on va se retrouver avec une toute autre actualité dans un instant.
00:45:45Le chat est à la barre, l'un des plus gros narcotrafiquants français,
00:45:50chef du clan présumé de la mafia Yoda qui est jugé.
00:45:56Premier jour de procès aujourd'hui.
00:45:58Faut-il y voir un vrai coup dur aux narcotrafiquants ou pas ?
00:46:01On en parle dans un instant. A tout de suite.
00:46:06Il est 16h pile, la suite de 120 minutes infos.
00:46:10D'abord, l'essentiel de l'actualité, les grands titres de Réberto.
00:46:12L'Iran annonce officiellement la création d'un organisme chargé de gérer le détroit d'Hormous.
00:46:17L'autorité du détroit du Golfe Persique a désormais son compte officiel
00:46:21où elle fournira des mises à jour en temps réel sur les opérations dans le détroit.
00:46:26L'annonce a été partagée ce lundi sur les réseaux sociaux
00:46:28par le Conseil suprême de sécurité nationale et la Marine des gardiens de la Révolution.
00:46:33Les Etats-Unis et le Nigeria ont mené de nouvelles frappes
00:46:38contre le groupe Etat islamique dans le nord-est du Nigeria.
00:46:41Un djihadiste a été tué.
00:46:43Il était présenté par Washington comme le numéro 2 du groupe Etat islamique dans le monde.
00:46:47Je rappelle également que 46 personnes, principalement des enfants, ont été enlevées lors d'une attaque vendredi dernier dans le
00:46:53sud du pays.
00:46:55Et enfin, le navire de croisière MV Hondius a accosté dans le port de Rotterdam.
00:47:01Ce navire de croisière a suscité l'inquiétude, vous le savez, après l'annonce de l'apparition d'un foyer
00:47:06d'antavirus.
00:47:07Les 27 membres d'équipage et le personnel médical vont être placés en quarantaine
00:47:11avant que le bâtiment ne subisse une procédure de désinfection et de nettoyage.
00:47:15Merci beaucoup Audrey. Rendez-vous dans 30 minutes pour un autre point sur l'actualité.
00:47:20Yvan Riuffel toujours avec nous, Elodie Huchard du service politique.
00:47:23On accueille Benoît Barret, délégué national Alliance Police.
00:47:25Merci beaucoup d'être avec nous.
00:47:27Je salue également par vidéo Jean-Michel Verne, journaliste d'investigation, écrivain,
00:47:32auteur de Inside DZ Mafia au cœur du gang narco-mafieux aux éditions Artho.
00:47:37Merci monsieur d'être avec nous, vous l'aurez compris.
00:47:39On va s'intéresser à ce procès qui s'est ouvert ce matin à Marseille
00:47:44après son extraction du Maroc en janvier 2025.
00:47:47Félix Bengui, dit le chat, comparait depuis ce matin devant le tribunal correctionnel de Marseille
00:47:52pour trafic de stupéfiants, association de malfaiteurs.
00:47:54Blanchiment, il est le chef présumé du clan Yoda,
00:47:58considéré comme l'un des plus grands narco-trafiquants français.
00:48:01Célia Barrot est sur place pour CNews.
00:48:03Bonjour Célia.
00:48:04Avec vous d'abord ce procès sous très haute surveillance qui s'est ouvert ce matin à Marseille.
00:48:12Oui Julien, jusqu'au 5 juin prochain, de nombreux effectifs des forces de l'ordre sont mobilisés
00:48:19pour assurer la sécurité et l'organisation de ce procès
00:48:23puisque l'extraction de Félix Bengui est très sensible.
00:48:28Il était incarcéré actuellement à la prison de haute sécurité de Vendin-le-Vieil
00:48:32et donc sa présence ici à Marseille pour ce procès nécessite une sécurité très importante.
00:48:39Il y a également aussi les craintes d'avoir des représailles, des vengeances
00:48:44de la part du clan adverse, de ses anciens ennemis ou ses ennemis actuels lors de ce procès.
00:48:51Donc il y a des prévenus qui comparaissent libres.
00:48:53Ils sont autour de 16 prévenus à comparaître libres.
00:48:58Il y a aussi ces prévenus dont Félix Bengui qui comparaissent eux dans le box.
00:49:03S'ils ne sont pas libres, ils doivent aussi suivre les règles de l'administration pénitentiaire
00:49:09pour ce procès qui doit donc se dérouler jusqu'au 5 juin prochain.
00:49:13Des agents qui donc sont cagoulés dans le box mais aussi aux alentours de ce palais de justice de Marseille
00:49:20avec de nombreux véhicules de la police qui sont mobilisés pour permettre les extractions de Félix Bengui
00:49:27dans le centre pénitentiaire dans lequel il va séjourner jusqu'au 5 juin prochain.
00:49:31Nous ne savons pas pour des raisons de sécurité où il sera incarcéré provisoirement lors de ce procès.
00:49:38Mais en tout cas l'attention est à son maximum ici pour assurer bien évidemment
00:49:42deux ans après le drame du péage d'Incarville, une extraction et un procès dans de bonnes conditions
00:49:47et en toute sécurité pour les nombreux agents qui sont mobilisés aujourd'hui.
00:49:50Évidemment on a tous en tête l'évasion mortelle de Mohamed Hanra et ce dispositif de sécurité
00:49:56qui rappelle en effet qu'il est nécessaire tant les moyens et la violence peut être fortes
00:50:04dans ces cas de narcotrafiquants.
00:50:06Qu'est-ce qu'on doit retenir chère Célia en quelques mots avant de vous libérer de cette première journée
00:50:11d'audience ?
00:50:14Alors pour le moment nous ne sommes pas rentrés dans le fond de l'affaire.
00:50:17Il y a eu la déclinaison des identités des prévenus.
00:50:20Trois prévenus sont absents dont deux sont sous mandat d'arrêt.
00:50:24Il y a donc eu la lecture du rapport des faits, la lecture de la prévention
00:50:27et puis à commencer cet après-midi l'examen de personnalité des prévenus
00:50:32dont l'examen de personnalité de Félix Bingui qui est revenu sur les nombreuses mentions de son casier judiciaire
00:50:37sur ses nombreux voyages entre la France, le Maroc, l'Espagne ou encore les Émirats Arabes Unis.
00:50:42En tout cas Félix Bingui qui ne fait pas de vagues, il coopère,
00:50:46il répond à l'ensemble des questions posées par l'ensemble des partis.
00:50:51Et donc sa personnalité a été étudiée.
00:50:53Il a pu s'exprimer sur son parcours de vie, sur aussi ses conditions de détention,
00:50:57notamment à Vendin-le-Vieille.
00:50:59Il dit que c'est une prison de haute sécurité,
00:51:00mais en tout cas il apprécie ses conditions par rapport à sa détention au Maroc
00:51:05ou encore sa détention à la prison de Toulon lorsqu'il était vraiment isolé.
00:51:09Là il apprécie le fait qu'il y ait des promenades par exemple 5 par 5 avec d'autres détenus.
00:51:14Il a aussi souligné l'organisation d'activités sportives, par exemple à Vendin-le-Vieille.
00:51:20Comment vous avez vendu à Vendin-le-Vieille ?
00:51:22C'est étonnant ce que vous me dites Célia,
00:51:24parce que je me souviens que Gérald Darmanin à l'époque nous avait vendu une prison de haute sécurité
00:51:28avec un isolement justement de ses détenus les plus dangereux.
00:51:33Mais M. Bingui semble apprécier.
00:51:34Pardon Célia, je ne sais pas si vous avez dit, quel âge a-t-il ?
00:51:37Je suis curieux de savoir quel âge il a ce chat, ce M. Bingui.
00:51:42Eh bien il a 36 ans, je n'ai pas son mois de naissance mais en tout cas il est
00:51:45né en 1990
00:51:47et c'est vrai que très jeune il a déjà commis de nombreux délits, de nombreuses infractions
00:51:52et donc 13 mentions dans son casier judiciaire dont 6 entre l'âge de 16 et 18 ans.
00:51:58Merci beaucoup Célia pour vos réponses, même si ce n'était pas prévu.
00:52:02Je vois que vous connaissez le dossier sur le bout des doigts.
00:52:05Je voulais savoir l'âge de Félix Bingui, Benoît Barret,
00:52:07parce que je me dis qu'à 36 ans, être devenu un énorme caïd comme ça de la drogue et
00:52:14du narcotrafic,
00:52:15ce n'est pas innocent non plus.
00:52:16Félix Bingui, je vous lis ses mentions.
00:52:18Considéré comme l'un des plus grands narcotrafiquants français,
00:52:20chef incontestable du gang marseillais Yoda dont la guerre avec la DZ mafia
00:52:24a causé la mort de 49 personnes en 2023 à Marseille.
00:52:27C'est en effet ce qu'on appelle un gros bonnet.
00:52:31Très clairement, un gros bonnet.
00:52:32Mais que mon sto, j'ai envie de vous dire.
00:52:33Beau CV.
00:52:35Moi, ma première réaction, c'est d'abord saluer et dire merci aux enquêteurs.
00:52:40Parce que là, on arrive au bout du bout, au bout d'une enquête.
00:52:44Il a fallu des heures et des heures de travail, à ne pas dormir, à regarder, à écouter.
00:52:49Il a fallu aussi franchir, minute par minute, mois par mois,
00:52:53toutes les frontières et difficultés procédurales.
00:52:55Il a fallu amener des preuves.
00:52:57Être capable de très clairement dire au juge,
00:53:00oui, cette personne commet des méfaits.
00:53:03Vous avez vu, 36 ans.
00:53:05À la tête d'une énorme mafia criminelle.
00:53:10Qui brasse des millions d'euros.
00:53:11Des millions d'euros, je vous rappelle, 7 milliards, le chiffre d'affaires du stup.
00:53:147 milliards de fois le budget de la police nationale.
00:53:17Ces vendeurs de morts.
00:53:19Alors évidemment, souligner d'abord les policiers, bien sûr.
00:53:21C'est grâce au travail des policiers extrêmement compliqués
00:53:24qu'on va permettre de pouvoir enfin mettre cette personne, j'espère, sous les écrous
00:53:30pendant de longues années.
00:53:31Mais j'ai envie de vous dire, au-delà de ça, ce procès est extrêmement important.
00:53:36D'abord important évidemment pour les Marseillais, les Marseillaises.
00:53:39Pour ce quartier qui vive des moments terrifiants.
00:53:43Dans lequel c'est la drogue qui fait la loi.
00:53:45C'est les stupéfiants qui font la loi.
00:53:48Pardon, mais ce n'est pas à l'issue de ce procès, quel que soit le verdict,
00:53:51que le trafic de stupéfiants va s'arrêter dans ce pays.
00:53:54Et les conséquences que l'on connaît aussi, c'est malheureux.
00:53:56Mais je me permets de le rappeler.
00:53:58Vous avez raison, mais je vais vous dire.
00:53:59D'habitude, il faut toujours s'attaquer à la tête.
00:54:01C'est bien de s'attaquer aux dealers, c'est bien de s'attaquer aux chauffeurs,
00:54:04c'est bien de s'attaquer à tout le monde.
00:54:05Mais là aujourd'hui, la tête, on l'a la tête là.
00:54:08C'est la chance aujourd'hui de se dire,
00:54:10ce n'est pas le N-1, N-1, N-2, N-30, N-40.
00:54:14Non, non, là c'est le N plus tout.
00:54:16Donc là aujourd'hui, on va être capable de voir si oui ou non,
00:54:20notre justice est capable d'enrayer une partie des stupéfiants.
00:54:24Parce qu'en vérité, lorsqu'on voit 7 milliards d'euros,
00:54:26on se dit mais comment on peut arrêter ?
00:54:27Chiffre d'affaires à l'aide d'une architecte en France.
00:54:29Chiffre de 7 milliards d'euros.
00:54:30Mais il est là le sujet.
00:54:31Lorsqu'on voyait que des jeunes gamins qui suivent,
00:54:33qui sont capables de faire 150 euros par jour.
00:54:35C'est ça les stups. C'est ça cet argent facile, mortel par contre.
00:54:39Elle est facile, mais elle est mortelle.
00:54:41Ils vendent de la mort.
00:54:42Et lorsque vous vendez cette mort, vous pouvez vous aussi vous faire tuer.
00:54:45Vous le voyez partout en France.
00:54:47Donc ce procès, évidemment, qu'il est attendu par tous.
00:54:50Il est attendu par les policiers, par les familles, par la justice.
00:54:53J'ai envie de vous dire, ce procès, c'est la France entière qui regarde ce procès.
00:54:57Et je rappelle que selon les derniers chiffres ministériels,
00:55:00je crois que quasiment 80% du territoire national est touché par le narcotrafic.
00:55:05Il faut-il le rappeler, Jean-Michel Verne.
00:55:07Je rappelle que vous êtes l'auteur de Insight, des Z-Mafia au cœur du gang narco-mafieux.
00:55:11Ce qu'on va découvrir, c'est ce que l'on sait déjà,
00:55:14que les narcotrafiquants aujourd'hui sont les nouveaux seigneurs des territoires perdus de la République.
00:55:22Ça, ce n'est pas quelque chose qui est nouveau.
00:55:25On a bien compris, vous savez, on a compris ce qui allait se passer dès 2014-2015.
00:55:32Vous aviez, au sein de la PJ à Marseille, une méthode de travail qui s'appelle la méthode proactive.
00:55:40C'est-à-dire qu'on cherchait non plus à travailler uniquement à partir des scènes de crimes,
00:55:46mais essayer de comprendre les réseaux, le fonctionnement des réseaux.
00:55:49Et dès cette époque, la PJ a parfaitement compris ce qui allait se passer.
00:55:53Le problème, c'est qu'il y avait le terrorisme avec les attentats, notamment du Bataclan,
00:56:00qui ont mobilisé énormément de moyens policiers.
00:56:03Et peu à peu, les moyens n'ont pas été à la hauteur du défi.
00:56:08Et peu à peu, effectivement, je dirais en plus, le trafic de cocaïne a explosé autour des années 2020-2022,
00:56:16avec 30% d'augmentation de consommation de cocaïne en Europe.
00:56:22Donc là, je dirais que les choses sont devenues quasiment incontrôlables.
00:56:27Alors c'est vrai que ça rassure de voir aujourd'hui Binghi dans un prétoire,
00:56:35être poursuivi dans une affaire de drogue.
00:56:37Mais ce n'est pas suffisant.
00:56:39Il y a une guerre qui est en cours.
00:56:41On a vu que Laurent Nunez a dit que cette guerre, on allait la gagner.
00:56:44Moi, je ne suis pas aussi optimiste que lui.
00:56:46En tout cas, mes contacts policiers ne sont pas forcément, je dirais, sur la même longueur d'onde.
00:56:55Mais bon, c'est encourageant.
00:56:57On a eu le procès DZMafia.
00:56:59On a aujourd'hui le procès Binghi-Yoda.
00:57:02Voilà, il y a des choses qui se passent.
00:57:04Sauf que la DZMafia, là encore, je parle sous le contrôle de Benoît Barré en plateau,
00:57:08sous le vôtre également.
00:57:09Je n'ai pas l'impression que la DZMafia soit vraiment diminuée ces derniers mois et ces dernières années.
00:57:14Alors on parle souvent de logique de cartel, de mexicanisation.
00:57:18Il y a beaucoup de mots qui viennent enfaser un petit peu ce qu'est le narcotrafic en France,
00:57:23avec une pieuvre qui semble avoir des tentacules qui s'allongent de jour en jour.
00:57:28On se demande souvent, est-ce que la France est un narco-État ?
00:57:31Est-ce qu'elle est en passe de le devenir ?
00:57:33Ce sont des questions qui reviennent très régulièrement.
00:57:36C'est quoi votre opinion ?
00:57:37Un narco-État, ça veut dire quoi ?
00:57:38Ça veut dire qu'une partie du pouvoir est déléguée, est soumise à ces cartels, à cette mafia.
00:57:44Moi, ce que je vois, c'est que par exemple, M. Binghi, il a à sa disposition l'un des
00:57:49meilleurs avocats.
00:57:50Il est entouré de conseils qui sont extrêmement performants.
00:57:54D'ailleurs, on est en train de rentrer dans d'éventuels vices de procédure
00:57:56qui pourraient casser toute cette procédure.
00:57:59On sait qu'une partie de la pénitentiaire, parfois, est soumise à une corruption.
00:58:04Est-ce qu'on peut dire qu'aujourd'hui, pourquoi pas, une partie de la magistrature également,
00:58:07est corrompue ? J'ai un exemple en Amérique du Sud de ces mafias qui prennent des gamins
00:58:12dont ils financent les études dès le plus jeune âge pour en faire des avocats, des grands magistrats,
00:58:18des procureurs et pour arriver évidemment à l'âge adulte en leur disant
00:58:20« Écoute, Coco, on a fait ta vie, on a fait ton éducation, on a fait ta formation, tu nous
00:58:25appartiens. »
00:58:26Est-ce que ça, ça existe en France ?
00:58:32Oui.
00:58:34Qu'est-ce qui vous permet de le dire ?
00:58:37Certains contacts que j'ai eus par le passé, notamment avec les Calabrés,
00:58:43les Calabrés qui avaient pris en main un certain nombre d'étudiants à la fac de droit de Nice.
00:58:50Alors la Calabre, que je sache, c'est l'Italie.
00:58:53C'est l'Italie.
00:58:54Et donc aujourd'hui, on peut se poser exactement les mêmes questions.
00:58:59Ça peut être quelque chose, en tout cas c'est vrai que ça apparaît comme une spéculation.
00:59:05Évidemment, on n'a pas d'affaires aujourd'hui identifiées
00:59:09où on a vu que ces gens-là ont pris en main un certain nombre de personnes à ce niveau
00:59:14-là,
00:59:15au niveau des étudiants.
00:59:16Mais on peut l'imaginer dans le futur.
00:59:19Si d'aventure les narcotrafiquants continuent leur progression sur les territoires,
00:59:25il n'y a pas de narco-État en France.
00:59:28Mais il commence à y avoir des narco-villes.
00:59:30Moi, je pense que Marseille, par exemple, est une narco-ville.
00:59:33Je pense aussi que Nice, vous voyez, tout à l'heure,
00:59:35on a une conférence de presse avec Nicolas Besson.
00:59:38Il y a une augmentation du narcotrafique et des règlements de compte
00:59:45qui sont devenus...
00:59:46Enfin, on a des faits qui sont extrêmement inquiétants dans un certain nombre de villes.
00:59:50On voit Lyon également.
00:59:52Donc, voilà, face à ce maillage mafieux,
00:59:57je pense que la France doit réagir,
01:00:00mais de manière encore plus forte qu'elle ne réagit aujourd'hui.
01:00:03Certes, on a eu la loi narcotrafique.
01:00:06Certes, on a la loi Riposte.
01:00:08Il veut notamment sanctionner le consommateur qui est discuté en ce moment.
01:00:13Mais il faut vraiment se doter d'outils juridiques mastifs,
01:00:19comme l'ont fait les Italiens avec l'article 416 bis,
01:00:22l'association de type mafia qui permet d'interpeller,
01:00:27de confisquer les biens de quelqu'un qui est soupçonné
01:00:30par sa simple appartenance à une organisation criminelle mafieuse.
01:00:35qu'on n'a pas encore en France.
01:00:37Donc, on a un débat.
01:00:39On a toujours un débat entre liberté individuelle,
01:00:42la France pays des libertés,
01:00:43et puis une menace totalitaire.
01:00:46Parce que ces gens-là veulent prendre le contrôle d'un territoire
01:00:49par la menace, par l'intimidation.
01:00:52On sait que des remèdes existent.
01:00:53Certaines propositions sont faites dans ce pays,
01:00:56mais quand elles sont retoquées par le Conseil d'État,
01:00:58le Conseil constitutionnel, notamment sur le gel des avoirs,
01:01:00c'est un petit peu compliqué, tout ça.
01:01:03Elodie Hichard, je passe par vous,
01:01:05parce que ça demande du courage politique,
01:01:07ça demande un courage politique, un courage moral.
01:01:11Il y a un événement en ce moment qu'il ne faut surtout pas mettre de côté,
01:01:14c'est le déplacement de Gérald Darman en Algérie.
01:01:16Pourquoi est-ce qu'il ne faut pas mettre de côté
01:01:18sur cet angle du narcotrafic ?
01:01:20Parce qu'on le sait, c'est avéré des têtes de pont de cette DZ Mafia,
01:01:24en l'occurrence l'adversaire, l'ennemi de ce clan Yoda,
01:01:28on en est là, vraiment c'est une série Netflix,
01:01:31c'est une série My Canal plutôt.
01:01:34Ils sont en Algérie,
01:01:36et Gérald Darmanin essaye en tout cas de réchauffer nos relations
01:01:41afin que ces hommes soient, pourquoi pas,
01:01:43dans une collaboration avec l'État algérien,
01:01:45remis aux autorités françaises.
01:01:47Exactement, comme il l'a fait notamment avec le Maroc
01:01:49ou les Émirats arabes.
01:01:50Pendant longtemps, il n'allait pas forcément se cacher en Algérie
01:01:53parce que l'Algérie elle-même lutte contre la criminalité organisée,
01:01:56mais ces têtes de réseau,
01:01:58elles ont compris que comme il n'y avait plus de coopération judiciaire
01:02:00entre la France et l'Algérie,
01:02:02c'était malheureusement un très bon endroit où se planquer
01:02:04puisqu'il n'y avait pas d'extradition.
01:02:06On sait déjà que le ministre de la Justice, Désir,
01:02:09il a rencontré son homologue,
01:02:10il est accompagné de magistrats, de très hauts magistrats français aussi.
01:02:13Gérald Darmanin, il y a eu une réunion de travail,
01:02:15un dîner de travail toute la journée aussi.
01:02:17Il a continué à échanger avec son homologue
01:02:19et ce que nous dit son entourage,
01:02:21et c'est quand même une bonne nouvelle,
01:02:22c'est qu'après deux ans sans aucune coopération judiciaire,
01:02:25les deux pays s'entendent pour que cette coopération judiciaire reparte.
01:02:29Quel est l'intérêt pour la France ?
01:02:30Vous le disiez, évidemment,
01:02:32obtenir plutôt rapidement,
01:02:33le plus rapidement possible,
01:02:35l'extradition.
01:02:36Apparemment, il y aurait un peu moins de dix personnes
01:02:38de la DZ mafia qui intéressent la France
01:02:39d'obtenir leur extradition
01:02:41pour qu'ils reviennent en France
01:02:42et d'obtenir des informations.
01:02:44Parce que comme il n'y a plus de coopération judiciaire
01:02:46entre nos deux pays,
01:02:47le mystère de la justice algérien
01:02:48et les renseignements algériens
01:02:49disposent d'informations très précieuses pour la France
01:02:52en ce qui concerne la DZ mafia.
01:02:54Donc c'est vraiment deux enjeux,
01:02:55récupérer les informations
01:02:56et évidemment récupérer les individus.
01:02:58Pour la seule ville de Marseille,
01:03:01Benoît Barret,
01:03:01DZ mafia et clan Yoda
01:03:04sont responsables,
01:03:05selon le procureur Besson,
01:03:06de 73% des assassinats dans la ville.
01:03:10Je vous donne encore deux, trois chiffres.
01:03:12À Marseille,
01:03:13les cinq principaux points de vente
01:03:14font un chiffre d'affaires quotidien,
01:03:16quotidien,
01:03:17entre 50 et 80 000 euros.
01:03:20On va dire,
01:03:21je vais mettre à 60 000 euros par jour,
01:03:23ça veut dire que vous faites
01:03:2421 millions d'euros par an,
01:03:27181 points de deal recensés
01:03:29dans le département des Bouches-du-Rhône.
01:03:30Quand on a dit ça,
01:03:31on a tout dit.
01:03:32Exactement,
01:03:32vous avez tout dit.
01:03:33En fait,
01:03:35le stupéfiant,
01:03:35c'est une véritable pieuvre.
01:03:37Les stupéfiants,
01:03:38à lui seul,
01:03:39on parle de narcotrafic,
01:03:40on parle de trafic de stupéfiants,
01:03:42mais derrière tout ça,
01:03:44c'est les meurtres,
01:03:45c'est les violences,
01:03:45c'est les intimidations,
01:03:47c'est les tentatives
01:03:48de rentrer dans des administrations,
01:03:50de corruption.
01:03:51Moi, j'ai envie de vous dire,
01:03:53partout, j'entends,
01:03:54on va mener une guerre
01:03:55contre les stupéfiants.
01:03:57On va gagner la guerre
01:03:58contre les stupéfiants.
01:03:59Aujourd'hui,
01:03:59nous sommes à un point de crête.
01:04:01Soit on se donne les moyens,
01:04:03vraiment,
01:04:06pour lutter contre
01:04:07les trafiquants de drogue,
01:04:08mais les moyens,
01:04:08j'ai envie de vous dire,
01:04:09si on se donne les moyens...
01:04:10Il ne se passe rien.
01:04:12Le navire houle.
01:04:13Je vais finir ça.
01:04:13Allez-y, pardon.
01:04:15Si on se donne les moyens
01:04:15avec notre état de droit actuellement,
01:04:18si systématiquement,
01:04:19on est en train
01:04:20de nous expliquer
01:04:22les libertés individuelles,
01:04:23les libertés fondamentales,
01:04:24si à chaque fois,
01:04:25on doit tout respecter,
01:04:27on doit avoir une procédure pénale
01:04:29toujours plus compliquée,
01:04:31des moyens d'enquêteurs
01:04:32toujours moins importants,
01:04:34eh bien,
01:04:35on ne pourra pas gagner
01:04:36cette guerre.
01:04:36On ne peut gagner cette guerre
01:04:38que si,
01:04:38oui,
01:04:39véritablement,
01:04:40on est capable de sortir.
01:04:41On est capable de sortir
01:04:42de notre pratique judiciaire classique,
01:04:45de se dire,
01:04:46les stupéfiants,
01:04:47c'est du terrorisme,
01:04:47parce que,
01:04:48oui,
01:04:48ce sont les mêmes résultats,
01:04:50aujourd'hui,
01:04:50et les assassinats,
01:04:51et aujourd'hui,
01:04:52notre loi,
01:04:53elle n'est plus adaptée,
01:04:54notre législation
01:04:55n'est plus adaptée,
01:04:55notre code pénal n'est plus adapté,
01:04:56notre code de procédure pénale
01:04:58n'est pas adapté.
01:04:58Aujourd'hui,
01:04:59en France,
01:04:59il faut tellement de temps
01:05:00pour déjà rien que de penser à une loi,
01:05:03faire une proposition,
01:05:04un projet de loi,
01:05:04il y a des navettes,
01:05:05le Sénat,
01:05:06l'Assemblée nationale,
01:05:07tous les groupes
01:05:08qui vont monter au créneau,
01:05:09tous les groupes
01:05:10qui vont monter au créneau
01:05:11pour dire,
01:05:12ce n'est pas bien,
01:05:12attention,
01:05:13je finis,
01:05:14parce que c'est important
01:05:15de vous le dire,
01:05:16tous les groupes
01:05:16qui vont monter au créneau
01:05:17vont dire,
01:05:18ne donnez surtout pas
01:05:18plus de pouvoir
01:05:19aux policiers,
01:05:20mais pardon,
01:05:22pas donner plus de pouvoir
01:05:23aux policiers,
01:05:23aux gendarmes,
01:05:24mais j'ai envie de vous dire,
01:05:25là-tahèrent,
01:05:25je vais vous dire,
01:05:26ça va se régler
01:05:26pendant la campagne de 2027,
01:05:28cette affaire.
01:05:28Et vous allez voir,
01:05:29pendant l'audience,
01:05:30à Marseille,
01:05:30pendant l'audience de Yoda,
01:05:32vous verrez,
01:05:32les avocats
01:05:33qui vont monter au créneau
01:05:34en train de tenter
01:05:35par tout moyen
01:05:36de casser la procédure
01:05:37pour les vices de procédure.
01:05:38Et c'est pour ça
01:05:38qu'ils sont payés très cher
01:05:39par ces trafiquants également
01:05:40parce qu'ils savent
01:05:41parfaitement les défendre.
01:05:42J'ai une dernière question
01:05:43à Jean-Michel Verne
01:05:43parce qu'il nous reste
01:05:44peu de temps
01:05:45que le temps file.
01:05:46Je vais poser une question
01:05:48volontairement polémique
01:05:48mais qui nous agite tous
01:05:50d'une certaine manière.
01:05:52Est-ce qu'on est capable
01:05:52de gagner cette guerre,
01:05:54de régler ce fléau
01:05:55sans faire ce qu'a fait
01:05:56M. Boukele au Salvador ?
01:05:59Est-ce qu'il y a
01:06:01un intermédiaire
01:06:01entre ce que nous faisons
01:06:02et ce qui a été fait
01:06:03au Salvador ?
01:06:05Sans regarder du côté
01:06:06du Salvador,
01:06:07il suffit de regarder
01:06:08du côté de l'Italie.
01:06:10Il est clair
01:06:11qu'ils ont créé
01:06:11deux statuts.
01:06:13Je dirais
01:06:13le statut du citoyen normal
01:06:15et puis le statut
01:06:17du mafieux
01:06:17et sans état d'âme.
01:06:20Par ailleurs,
01:06:20ils ont créé
01:06:21un véritable statut
01:06:22de repentis
01:06:23qu'on est en train de faire.
01:06:24On essaie de rattraper
01:06:25les choses
01:06:25mais il faut que
01:06:27je dirais
01:06:28tous les outils
01:06:28de la loi de narcotrafic
01:06:30se mettent en place.
01:06:31Il faut également
01:06:32des moyens considérables.
01:06:33Il faut une volonté politique.
01:06:36C'est vrai qu'il faut taper
01:06:37mais il ne faut pas
01:06:38non plus faire n'importe quoi.
01:06:40On ne peut pas mettre
01:06:41toute la France en prison.
01:06:42Les prisons
01:06:43sont surpeuplées.
01:06:44Donc,
01:06:44il va falloir
01:06:45se montrer intelligent.
01:06:47C'est ce que
01:06:48les pouvoirs publics
01:06:49cherchent à faire
01:06:50mais c'est vrai
01:06:51qu'il faut
01:06:52une réforme
01:06:53des mentalités
01:06:54au sein
01:06:54de l'institution judiciaire
01:06:56et une mobilisation
01:06:57au sein
01:06:58des forces de police.
01:06:59Mais encore faudrait-il
01:07:00que les institutions judiciaires
01:07:01prennent le dossier à temps
01:07:03et ne soient pas
01:07:03complètement gangrénées
01:07:05dans ce que l'on évoquait
01:07:06tout à l'heure
01:07:07de cette corruption.
01:07:08En plus,
01:07:09c'est vrai
01:07:09qu'il y a ce problème
01:07:10dans la corruption
01:07:11qui est
01:07:13effectivement
01:07:14largement
01:07:15développé
01:07:16dans le rapport
01:07:17de l'OFAST
01:07:18de juillet 2025.
01:07:19qui doit vraiment
01:07:20nous interpeller.
01:07:21Cinq secondes,
01:07:21Yvan,
01:07:22je suis désolé.
01:07:23Très vite.
01:07:24Alors,
01:07:24vous savez ce qu'on va faire ?
01:07:25On va prendre deux minutes
01:07:26pour finir cette conversation
01:07:27tout à l'heure
01:07:28parce que je ne veux pas
01:07:28complètement vous frustrer
01:07:29et il y a des choses à dire.
01:07:31Donc,
01:07:31on va prendre deux,
01:07:32trois minutes
01:07:32après la pause
01:07:33pour continuer
01:07:33et rester avec nous
01:07:34parce que le scandale
01:07:35du périscolaire,
01:07:36ce sera notre prochaine thématique
01:07:38et c'est là encore
01:07:40hallucinant
01:07:40à quel point
01:07:41ce réseau
01:07:42semble tentaculaire.
01:07:43Il n'y a quasiment pas
01:07:44une école de Paris
01:07:45et peut-être de France
01:07:46qui a été parignée
01:07:46par ce scandale.
01:07:47A tout de suite.
01:07:51120 minutes.
01:07:52La suite
01:07:53est d'abord
01:07:54à 16h30.
01:07:55Le journal
01:07:56Le Rappel des principaux titres
01:07:57avec Audrey Berthaud.
01:07:58Gérald Darmanin
01:07:59est arrivé à Alger
01:08:01pour contribuer
01:08:02au dégel
01:08:02des relations
01:08:03entre l'Algérie
01:08:03et la France.
01:08:04Le ministre de la Justice
01:08:05entend faire avancer
01:08:06la coopération judiciaire
01:08:08et évoquer le sort
01:08:09de Christophe Gleiss,
01:08:10journaliste français
01:08:11emprisonné en Algérie.
01:08:13Le ministère de la Justice
01:08:14a souligné
01:08:14que ce déplacement
01:08:15a pour objet
01:08:16de travailler
01:08:16l'ouverture
01:08:17d'un nouveau chapitre.
01:08:19A Nantes,
01:08:20le retour en classe
01:08:21était compliqué
01:08:22pour les élèves
01:08:23du collège
01:08:23Ruti Gliano.
01:08:25Tous sont forcément
01:08:26très touchés
01:08:27après la mort
01:08:27d'un adolescent
01:08:28de 15 ans
01:08:28jeudi dernier
01:08:29lors d'une fusillade.
01:08:30Les élèves
01:08:31de son collège
01:08:31ont déposé
01:08:32devant la grille
01:08:33des fleurs
01:08:33et des dessins.
01:08:34Une cellule psychologique
01:08:36a été mise en place.
01:08:38Face à une épidémie
01:08:39d'Ebola
01:08:39en République démocratique
01:08:41du Congo,
01:08:41une alerte sanitaire
01:08:42internationale
01:08:43a été déclenchée
01:08:44par l'Organisation
01:08:45mondiale de la santé.
01:08:46Je rappelle
01:08:47qu'il n'existe
01:08:47ni vaccin
01:08:48ni traitement
01:08:49pour le variant
01:08:50en circulation
01:08:51et que le virus
01:08:52a fait plus de 15 000 morts
01:08:53en Afrique
01:08:54au cours des 50 dernières années.
01:08:55Merci beaucoup Audrey.
01:08:56Le scandale du périscolaire
01:08:57à Paris
01:08:58prend de l'ampleur
01:08:59quasiment
01:08:59semaine après semaine
01:09:01après les déclarations
01:09:01de la procureure de Paris.
01:09:03On se rend compte
01:09:04que ces dramatiques
01:09:06d'agressions sexuelles
01:09:07touchent un maximum
01:09:09d'écoles maternelles,
01:09:10primaires,
01:09:10élémentaires
01:09:11et Anne,
01:09:12cofondatrice du collectif
01:09:13SOS Périscolaire
01:09:14est avec nous
01:09:14pour en parler.
01:09:15Merci beaucoup d'être là.
01:09:16On va entendre les mots
01:09:17d'Emmanuel Grégoire,
01:09:18nouveau maire de Paris
01:09:19dans un instant.
01:09:20Si vous étiez avec nous
01:09:20avant la pause,
01:09:22j'aurais juste
01:09:22qu'on conclue
01:09:22cette conversation
01:09:23qu'on avait
01:09:23avec Yvan Riouffol,
01:09:25Benoît Barret,
01:09:25délégué national
01:09:26Alliance Police.
01:09:27Je rappelle qu'Élodier Huchard
01:09:27nous accompagne
01:09:28évidemment encore
01:09:29jusqu'à 17h.
01:09:31On se pose cette question
01:09:33évidemment à un procès
01:09:34retentissant
01:09:35sous haute sécurité,
01:09:36la tête pensante,
01:09:37présumée en tout cas
01:09:38de ce réseau Yoda
01:09:39qui est face à ses juges
01:09:42et pourtant une lutte
01:09:43contre le narcotrafic
01:09:44qui ne semble malheureusement
01:09:45pas porter toujours ses fruits.
01:09:47Oui, parce que derrière
01:09:48ce procès qui va permettre
01:09:49de faire une autopsie
01:09:50d'un réseau,
01:09:51et ce sera toujours intéressant
01:09:52de voir qu'ils sont
01:09:52les ressorts,
01:09:53il y a le procès politique
01:09:55parce que ces narcotrafic
01:09:56étaient un narcotrafic
01:09:57qui déstabilisent
01:09:57aujourd'hui les démocraties
01:09:58et cette dimension politique
01:10:00n'apparaîtra pas
01:10:01dans le procès a priori.
01:10:03Or, ce narcotrafic,
01:10:05ces narco-États,
01:10:05ces narco-villes
01:10:06sont en train
01:10:07de déstabiliser
01:10:08certains pays européens
01:10:09comme la Belgique,
01:10:10comme la Hollande
01:10:10et maintenant la France
01:10:12dans le fond,
01:10:13en tout cas à travers
01:10:13des grandes villes
01:10:14comme Marseille
01:10:14où l'on voit
01:10:15qu'il y a une implication
01:10:16de pays étrangers.
01:10:17C'est ceci
01:10:17qui serait intéressant de voir.
01:10:19C'est-à-dire que lui-même,
01:10:20celui qui est dans le box
01:10:21a été extradé du Maroc
01:10:22mais on voit que Darmanin
01:10:24est parti en Algérie
01:10:25pour tenter
01:10:25de récupérer d'Algérie
01:10:27ceux qui financent
01:10:29la DZ mafia
01:10:30et qui d'ailleurs
01:10:30ont fait,
01:10:32ont supplanter
01:10:33très largement
01:10:34ce parrain-là
01:10:35parce que lui
01:10:36qu'on voit là,
01:10:37a priori,
01:10:37d'après ce que j'en ai compris,
01:10:38c'est un parrain déchu
01:10:39et c'est la DZ mafia,
01:10:41donc la DZ mafia algérienne
01:10:43qui donc a des,
01:10:44je ne dis pas
01:10:44qu'elle a des soutiens
01:10:46avec le régime algérien
01:10:47mais en tout cas
01:10:47qui trouve auprès
01:10:48du régime algérien
01:10:49des refuges
01:10:51pour l'instant
01:10:52qui portent
01:10:53à s'interroger
01:10:54effectivement
01:10:54sur la dimension politique,
01:10:55sur la dimension diplôme
01:10:56et qui profite
01:10:56des relations tendues
01:10:57entre nos deux pays
01:10:58également
01:10:58de ces réseaux
01:11:00narcos
01:11:01Il y a deux grandes difficultés
01:11:02et on va conclure là-dessus
01:11:03Benoît Barret
01:11:04du syndicat Alliance
01:11:05je le rappelle
01:11:06en effet
01:11:07c'est une tête de réseau
01:11:08qui s'échappe
01:11:09qui trouve refuge
01:11:11à l'étranger
01:11:11et puis il y a
01:11:12ces têtes de réseau
01:11:12également
01:11:13qui continuent de travailler
01:11:14et de faire
01:11:14leur télétravail
01:11:16comme d'aucuns l'appellent
01:11:17derrière les barreaux
01:11:18même quand ils sont incarcérés
01:11:20Ben oui il y a ça
01:11:21mais moi ce que je voulais dire
01:11:21tout à l'heure
01:11:22c'est que le trafic de stupéfiants
01:11:23en vérité
01:11:23ce trafic de la mort
01:11:25s'il fonctionne
01:11:25c'est parce qu'il y a
01:11:26malheureusement des consommateurs
01:11:27en vérité on n'en parle pas
01:11:28des consommateurs
01:11:29juste quelques chiffres
01:11:30la cocaïne
01:11:31c'est 1,1 million d'usagers
01:11:33les stupéfiants
01:11:34c'est 1,4 million d'usagers
01:11:36réguliers
01:11:36la question de
01:11:37est-ce qu'il faut
01:11:38évidemment considérer
01:11:40que le consommateur
01:11:40peut être
01:11:41même considéré
01:11:42comme complice
01:11:42ben oui il faut se la poser
01:11:43cette question
01:11:44parce que s'il n'y a plus
01:11:45demain ou moins
01:11:46de consommateurs
01:11:47et bien à coup sûr
01:11:48il y aura
01:11:48moins de vendeurs
01:11:50c'est tout simplement ça
01:11:51et je précise pour conclure
01:11:52et sous votre contrôle
01:11:53que sur l'année 2025
01:11:54en région parisienne
01:11:56pour la première fois
01:11:57de l'histoire
01:11:57le nombre de saisies
01:11:58de cocaïne
01:11:59a dépassé
01:12:00le nombre de saisies
01:12:01de cannabis
01:12:02c'est dire
01:12:02si ce fameux tsunami blanc
01:12:04est en train de tout emporter
01:12:05sur son passage
01:12:06merci beaucoup
01:12:07donc Benoît Barret
01:12:07d'avoir été avec nous
01:12:08délégué national
01:12:09Alliance Police
01:12:10on en vient
01:12:11à ce scandale
01:12:12du périscolaire à Paris
01:12:13un scandale
01:12:14d'une ampleur hallucinante
01:12:15hier donc
01:12:16la procureure de Paris
01:12:17Laure BQO
01:12:17a annoncé
01:12:18que le parquet
01:12:19a enquêté
01:12:19sur 84 écoles
01:12:21maternelles
01:12:22une vingtaine d'élémentaires
01:12:23une dizaine de crèches
01:12:24également
01:12:25Anne de SOS Périscolaire
01:12:27qui est avec nous
01:12:27je le rappelle
01:12:28entre le 1er janvier
01:12:29et début du mois d'avril
01:12:3078 animateurs
01:12:31ont été suspendus
01:12:32dont 31
01:12:33pour des suspicions
01:12:34de violences sexuelles
01:12:35l'état des lieux
01:12:35d'abord dans ce sujet
01:12:38le scandale du périscolaire
01:12:39prend de l'ampleur
01:12:40dans la capitale
01:12:4284 écoles maternelles
01:12:43une vingtaine
01:12:44d'écoles primaires
01:12:45et une dizaine de crèches
01:12:46sont concernées
01:12:47par de nouvelles enquêtes
01:12:48une situation
01:12:49qui inquiète
01:12:50de nombreux parents
01:12:51première chose
01:12:52qu'on fait
01:12:52c'est qu'on vérifie
01:12:53que notre école
01:12:54n'est pas concernée
01:12:54de façon très égoïste
01:12:56et après
01:12:57on attend un retour
01:12:58quand même
01:12:58de la ville de Paris
01:12:58pour voir
01:12:59comment ils vont faire
01:13:00pour que ça ne se reproduise pas
01:13:01je trouve que ça craint
01:13:03complètement
01:13:03et je trouve que c'est
01:13:04quand même assez étonnant
01:13:04que dans une grosse ville
01:13:05comme Paris
01:13:06on ne vérifie pas plus
01:13:07un peu les profils
01:13:08il y a deux semaines
01:13:09il y a deux semaines
01:13:09une première affaire
01:13:10a été jugée à Paris
01:13:11Nicolas G
01:13:1247 ans
01:13:13animateur périscolaire
01:13:14à l'école Titon
01:13:15est accusé
01:13:16de harcèlement
01:13:16et d'agression sexuelle
01:13:18des attouchements
01:13:19ou encore des câlins
01:13:20prolongés
01:13:20sur des fillettes
01:13:21de 10 ans
01:13:22lui
01:13:22n'y l'est fait
01:13:23Pénélope est la mère
01:13:25de l'une des victimes
01:13:26présumées
01:13:26pour elle
01:13:27le système
01:13:28n'a pas su protéger
01:13:29sa fille
01:13:29nous attendons
01:13:30cette affaire
01:13:30qu'elle mette en lumière
01:13:31les défaillances
01:13:32d'un système
01:13:33qui n'a pas su
01:13:34protéger les enfants
01:13:35nous attendons donc
01:13:36des responsables
01:13:37publics
01:13:38tant au niveau
01:13:39municipal
01:13:39que national
01:13:41qu'ils prennent
01:13:42pleinement la mesure
01:13:43de cette réalité
01:13:44qui touche
01:13:45l'ensemble
01:13:45du territoire
01:13:46le parquet
01:13:47a requis
01:13:4718 mois
01:13:48de prison
01:13:49avec sursis probatoire
01:13:50la décision
01:13:51sera rendue
01:13:52en juin prochain
01:13:52depuis le début
01:13:54de l'année
01:13:5478 agents
01:13:55de Paris
01:13:55ont été suspendus
01:13:57dont 31
01:13:57pour violences sexuelles
01:13:59la mairie de Paris
01:14:00a fait du périscolaire
01:14:01sa priorité absolue
01:14:02avec un plan d'action
01:14:04de 20 millions d'euros
01:14:06c'est un scandale
01:14:07d'une ampleur
01:14:08absolument hallucinante
01:14:10et je crains
01:14:11que pourquoi pas
01:14:12dans une semaine
01:14:12dans deux semaines
01:14:13la procureure
01:14:13nous parle
01:14:14d'autres ouvertures
01:14:15d'enquête
01:14:16et on n'évoque pas
01:14:17ensemble encore
01:14:17l'échelon
01:14:18l'échelon national
01:14:19quand est-ce que
01:14:20ça m'intéresse
01:14:20de savoir
01:14:22vous qui êtes
01:14:23vraiment concentré
01:14:24sur ces problématiques
01:14:25à quel moment
01:14:25vous avez entendu
01:14:26pour la première fois
01:14:27parler d'enfants
01:14:28victimes
01:14:28d'abus sexuels
01:14:29comme ça
01:14:29dans le cadre
01:14:30de la municipalité
01:14:31des écoles municipales
01:14:33alors nous
01:14:33le collectif
01:14:34SOS Périscolaire
01:14:35on s'est formé
01:14:36en 2021
01:14:36et en fait
01:14:37on s'est formé
01:14:38parce qu'on avait
01:14:38chacune de notre côté
01:14:39des problématiques
01:14:40au périscolaire
01:14:41dans nos écoles
01:14:41qui n'étaient pas
01:14:42d'ordre sexuel
01:14:43mais en fait
01:14:43on s'est tourné
01:14:44vers les réseaux sociaux
01:14:44Facebook à l'époque
01:14:45on a posé des questions
01:14:46sur les réseaux
01:14:47et comme je le dis souvent
01:14:49il nous a donc fallu
01:14:50à peu près 48 heures
01:14:51pour comprendre
01:14:51que c'était systémique
01:14:52on a eu environ 80 réponses
01:14:55sous forme de commentaires
01:14:55de parents
01:14:56qui racontaient
01:14:57ce qui leur arrivait
01:14:58et ce qui arrivait
01:14:58à leurs enfants
01:14:59dans les écoles
01:14:59et tout avait
01:15:00le même parfum
01:15:02d'incompétence
01:15:03d'ingérence
01:15:06de non responsabilité
01:15:08Je me permets
01:15:08ces questions
01:15:09un petit peu périphériques
01:15:10parce que c'est vrai
01:15:10que ça fait des semaines
01:15:11des mois
01:15:11qu'on entend parler
01:15:12de ces scandales
01:15:13périscolaires
01:15:14mais on n'a pas forcément
01:15:15identifié clairement
01:15:17ce qui s'est passé
01:15:18depuis combien de temps
01:15:19justement
01:15:19on nous parle
01:15:19de violence sexuelle
01:15:20pardon
01:15:21et on va faire attention
01:15:23à ce qu'on va raconter
01:15:24mais de quoi on parle
01:15:26de quel type de violence
01:15:28on parle
01:15:28qu'est-ce qui est recensé
01:15:30précisément
01:15:31est-ce qu'il y a
01:15:32des schémas récurrents
01:15:33qu'on a retrouvés
01:15:33parce qu'on parle
01:15:34de système
01:15:35qu'est-ce qui est récurrent
01:15:36dans tout cela
01:15:36alors le caractère systémique
01:15:38il est justement
01:15:40parce qu'il n'y a pas
01:15:41de cadre
01:15:42qui soit suffisamment fort
01:15:43c'est-à-dire
01:15:44il n'y avait pas
01:15:45tellement de critères
01:15:46à l'embauche
01:15:47là on parle de Paris
01:15:48mais même sur tout le territoire
01:15:50nous on travaille
01:15:50sur tout le territoire
01:15:51on reçoit des signalements
01:15:52de toute la France
01:15:53et puis il n'y avait pas
01:15:54de contrôle
01:15:55il n'y avait pas
01:15:55d'évaluation
01:15:56enfin tout ce qui constitue
01:15:57un métier
01:15:57donc tout simplement
01:15:58la réforme des rythmes scolaires
01:16:00pour vous répondre
01:16:00plus précisément
01:16:01qui a eu lieu en 2013
01:16:02n'a absolument pas anticipé
01:16:03le besoin de candidats
01:16:05à ces postes
01:16:05on n'a donc formé personne
01:16:07donc quand il a fallu
01:16:09embaucher énormément de monde
01:16:10il n'y avait tout simplement
01:16:11pas les gens
01:16:12que nous n'avions pas formés
01:16:13donc on a pris des gens
01:16:14et c'est là qu'on a ouvert une porte
01:16:15ils étaient dans l'animation
01:16:16ils avaient été formés
01:16:18correctement
01:16:18et au fur et à mesure
01:16:20les anciens
01:16:21entre guillemets
01:16:22qui étaient compétents
01:16:23sont un petit peu partis
01:16:24et là on a fait face
01:16:25à un sous-effectif chronique
01:16:26tout simplement
01:16:27parce qu'il n'y a pas
01:16:28de candidats
01:16:29pour des métiers
01:16:29qui il faut quand même
01:16:30le rappeler
01:16:31sont extrêmement précaires
01:16:32le périscolaire
01:16:33en tout cas à Paris
01:16:34puisqu'on est sur la semaine
01:16:35de 4 jours et demi
01:16:36c'est donc l'horaire
01:16:37du repas le midi
01:16:38c'est donc 2h
01:16:40la pause méridienne
01:16:41et puis ensuite
01:16:412h en fin d'après-midi
01:16:42ce sont des métiers
01:16:43qui finalement
01:16:44sont toujours très précaires
01:16:45quoi qu'on en dise
01:16:46et c'est ce même personnel
01:16:48qui sont présents
01:16:49pendant les vacances scolaires
01:16:50qui accompagnent
01:16:50sur toute la journée
01:16:51les enfants
01:16:51au centre de loisirs
01:16:53où là il y a des regroupements
01:16:54ce qui participe en fait
01:16:55à rendre très opaque
01:16:56l'identification
01:16:57de ces personnels
01:16:59dont on ne connait
01:17:00souvent pas les visages
01:17:01pas les identités
01:17:02on n'arrive toujours
01:17:03pas à avoir de trombinoscope
01:17:04nous ça fait juste
01:17:05depuis 2021
01:17:06qu'on le demande
01:17:06il y a des parents
01:17:07qui doivent porter plainte
01:17:08contre X
01:17:08parce qu'ils n'arrivent pas
01:17:09à identifier les animateurs
01:17:10dans tous les métiers
01:17:11enfin on dit
01:17:13on peut dire
01:17:13qui l'on est
01:17:14et là ça pose problème
01:17:15donc en fait
01:17:16les choses les plus simples
01:17:17deviennent compliquées
01:17:18le plan
01:17:19et le scandale sexuel
01:17:20a éclaté
01:17:20pardonnez-moi de vous interrompre
01:17:21le scandale sexuel
01:17:22a éclaté
01:17:23parce que des enfants
01:17:24ont parlé
01:17:24alors le scandale sexuel
01:17:26effectivement
01:17:27alors scandale sexuel
01:17:28nous tous les types
01:17:30de violences
01:17:30toutes les types de violences
01:17:31sont importants
01:17:32en fait
01:17:32il y a là
01:17:34dans les affaires
01:17:35dont la procureure
01:17:36a parlé hier
01:17:36ces fameuses enquêtes
01:17:3784 plus 20
01:17:38donc à peu près 104 écoles
01:17:39sur les 625 que compte la capitale
01:17:42si vous faites le calcul
01:17:43c'est à peu près 15%
01:17:44c'est quand même assez énorme
01:17:46évidemment
01:17:46il n'y a pas que des faits
01:17:47à caractère sexuel
01:17:48et fort heureusement
01:17:49sur ces 104 écoles
01:17:51néanmoins
01:17:51il y a un grand nombre
01:17:53de faits à caractère sexuel
01:17:54qui sont ceux
01:17:55pour lesquels les familles
01:17:55portent le plus plainte
01:17:56parce qu'on hésite moins
01:17:57mais il y a aussi
01:17:59des violences physiques
01:18:00des violences morales
01:18:01des insultes
01:18:02des intimidations
01:18:02on tire les enfants
01:18:03par le bras
01:18:04par les cheveux
01:18:04par les oreilles
01:18:05on les pousse
01:18:06on les fait tomber
01:18:06on les humilie
01:18:07bon ça c'est très marquant
01:18:09aussi pour les enfants
01:18:09donc pour nous
01:18:10tout ça est important
01:18:11et en fait
01:18:12tout ça justement
01:18:13est permis
01:18:15par le fait
01:18:16qu'à l'embauche
01:18:18il n'y avait pas
01:18:19jusque là
01:18:20de vérification suffisante
01:18:21il n'y avait pas
01:18:22de formation suffisante
01:18:23et puis surtout
01:18:23ce qui est central pour nous
01:18:25c'est le signalement
01:18:26on en parlait juste avant
01:18:27le signalement
01:18:28et nous
01:18:29on est devenu
01:18:31la méthode de signalement
01:18:32des parents
01:18:32à son espéris scolaire
01:18:33on n'a pas lieu
01:18:35de faire ça en fait
01:18:35on s'est substitué à l'état
01:18:37depuis 2021
01:18:38il y a une chaîne
01:18:39de responsabilité
01:18:40absolument
01:18:40qu'il faudra
01:18:41évidemment identifier
01:18:42et on y tient
01:18:42parce que jusque dans
01:18:43les bureaux
01:18:44il y a beaucoup d'affaires
01:18:45ce fameux signalement
01:18:46qui doit monter
01:18:47et puis redescendre
01:18:48et qui finalement
01:18:49souvent reste
01:18:49et je pense aux parents
01:18:50qui nous regardent
01:18:50ou qui entendent parler
01:18:51de ce scandale
01:18:52et qui sont dans une angoisse
01:18:53aujourd'hui
01:18:54totale
01:18:54oui très rapidement
01:18:55Yvan
01:18:55une question que j'aimerais
01:18:56vous poser
01:18:56parce que dans votre exposé
01:18:58il y a un mot
01:18:58que vous n'employez pas
01:18:59et que j'aurais aimé
01:19:00employer moi
01:19:00c'est celui d'Omerta
01:19:01est-ce que vraiment
01:19:05de taire dans le fond
01:19:06ce que l'on savait
01:19:07bien sûr
01:19:08nous on a fait face
01:19:08à la mairie de Paris
01:19:10vous voyez bien
01:19:11le scandale que ça fait
01:19:12non mais je veux dire
01:19:13tuer le mal dans l'oeuf
01:19:16eut évité justement
01:19:17un scandale retentissant
01:19:18c'est-à-dire que
01:19:19dès les premiers signalements
01:19:20quand ce n'était pas encore
01:19:21un scandale
01:19:22c'est ça que je veux dire
01:19:23et pourquoi est-ce qu'on t'aide
01:19:24dès les premiers
01:19:24qui a apporté l'Omerta
01:19:25parce que le nouveau maire de Paris
01:19:26en fait connaissait
01:19:27visiblement ce qui se passait
01:19:28lorsqu'il était adjoint
01:19:30enfin lorsqu'il était
01:19:30ce qu'il faut vous dire
01:19:31c'est que Paris ou province
01:19:33globalement
01:19:33quand il y a des problèmes
01:19:35on le sait
01:19:35ça se sait
01:19:36à un moment ou à un autre
01:19:37l'Omerta
01:19:38elle est organisée
01:19:39parce que
01:19:40alors en tout cas
01:19:40au niveau de la mairie de Paris
01:19:41nous en 2021
01:19:42on a eu la malchance
01:19:44d'avoir comme interlocuteur
01:19:45monsieur Bloch
01:19:45qui en gros
01:19:47nous a gentiment dit
01:19:48qu'on en faisait un peu beaucoup
01:19:49puisque à l'époque
01:19:49on parlait de violence
01:19:50et de maltraitance
01:19:51donc lui
01:19:52il savait
01:19:53mais il n'a pas voulu entendre
01:19:54je me permets de penser
01:19:56que s'il avait entendu
01:19:57il se serait rendu compte
01:19:58qu'il fallait tout changer
01:20:00et en fait
01:20:00il n'y a pas le vivier
01:20:02d'animateur
01:20:03pour remplacer
01:20:04ce qui aurait été suspendu
01:20:05aujourd'hui
01:20:06c'est enfin
01:20:07donc il préfère remplir
01:20:08les écoles
01:20:08avec leurs animateurs
01:20:09que de se poser
01:20:10les vraies questions
01:20:11aujourd'hui c'est
01:20:11un signalement
01:20:12une suspension
01:20:12enfin ce principe
01:20:14de précaution
01:20:14est appliqué
01:20:15Isabelle Nizar
01:20:15que je salue
01:20:16qui est avec nous
01:20:17en vidéo
01:20:18adjointe au maire
01:20:19du 16ème arrondissement
01:20:20en charge des affaires scolaires
01:20:21bonjour madame
01:20:22et merci beaucoup
01:20:23d'être avec nous
01:20:24je sais que ce scandale
01:20:25vous le portez depuis longtemps
01:20:27puisque je crois
01:20:27que dès 2014
01:20:28vous êtes adjointe LR
01:20:29au maire du 16ème
01:20:30et je crois que dès 2014
01:20:31alors que justement
01:20:32les rythmes scolaires
01:20:34avaient été revus
01:20:34et que cette formation
01:20:37cette façon d'embaucher
01:20:38les périscolaires
01:20:39avaient été revues
01:20:39vous avez commencé
01:20:40à alerter
01:20:41comment a-t-on pu laisser
01:20:42un système aussi pour eux
01:20:43se développer
01:20:44Isabelle Nizar
01:20:45alors oui
01:20:46je vous confie
01:20:47en 2013
01:20:47j'avais assigné en justice
01:20:49monsieur Delano à l'époque
01:20:50car j'étais totalement
01:20:52contre ce système
01:20:54du rythme scolaire
01:20:54et malheureusement
01:20:55je savais très bien
01:20:56que c'était la porte ouverte
01:20:57à la pédophilie
01:20:58puisqu'à l'époque déjà
01:20:59il n'y avait quasiment
01:21:00aucune vérification
01:21:01et en plus le problème
01:21:02c'était le manque
01:21:03de formation
01:21:04que ces animateurs
01:21:06arrivaient
01:21:07à l'époque je me souviens
01:21:08ils étaient recrutés
01:21:09sur des sites
01:21:10où à l'époque
01:21:11on vendait
01:21:12notre machine à laver
01:21:13où on pouvait acheter
01:21:14une batterie de voiture
01:21:15incroyable
01:21:17c'était un scandale
01:21:19et d'ailleurs
01:21:22personnellement
01:21:22en tant que maman
01:21:23à l'époque
01:21:23d'un enfant
01:21:25qui était censé
01:21:26aller dans ses ateliers
01:21:28on voyait très bien
01:21:29que déjà
01:21:30il y avait des problèmes
01:21:31alors on parlait
01:21:32il n'y avait encore
01:21:32pas de violence sexuelle
01:21:33mais en tous les cas
01:21:35il y avait déjà
01:21:35de la maltraitance
01:21:36ou tout simplement
01:21:37des ateliers
01:21:38totalement
01:21:39hurleuesques
01:21:40comme
01:21:40comment faire
01:21:42un bon cambriolage
01:21:43voilà ça c'était vraiment
01:21:44le truc qui nous avait
01:21:44le plus choqué
01:21:45à l'époque
01:21:45mais malheureusement
01:21:46et aujourd'hui
01:21:48alors la chance
01:21:49que la France
01:21:51entre guillemets
01:21:52il faut savoir
01:21:53que 97%
01:21:55des élèves français
01:21:56n'ont plus de périscolaires
01:21:58mais je ne sais pas
01:21:59pourquoi
01:21:59la Paris
01:22:00s'entête
01:22:01à faire ça
01:22:02tout à l'heure
01:22:02j'entendais justement
01:22:03monsieur Grégoire
01:22:05parler d'erreurs
01:22:05ce ne sont pas des erreurs
01:22:07ce sont des actes
01:22:10des crimes
01:22:10ce sont des crimes
01:22:11aujourd'hui
01:22:12Isabelle Nizar
01:22:12je vous donne la parole
01:22:13dans une seconde
01:22:14si vous le voulez bien
01:22:14puisque vous évoquez
01:22:15Emmanuel Grégoire
01:22:17écoutons ce qu'il disait
01:22:17aujourd'hui
01:22:18nous avons commis des erreurs
01:22:19et il demande aux parents
01:22:20de lui faire confiance
01:22:21on va essayer
01:22:23on avance beaucoup
01:22:24d'abord je suis très content
01:22:26que la procureure
01:22:27ait communiqué sur ces chiffres
01:22:28je travaille très régulièrement
01:22:30avec elle
01:22:30et avec ses services
01:22:31on est dans le cadre
01:22:33d'instructions
01:22:34de la brigade des mineurs
01:22:35des services de la procureure
01:22:36de la République
01:22:37et moi je suis très heureux
01:22:38qu'il y ait une accélération
01:22:39de ces enquêtes
01:22:41je veux dire aux parents
01:22:42qu'ils doivent avoir confiance
01:22:43il y a eu des erreurs de commise
01:22:45il ne faut pas
01:22:46mettre tous les professionnels
01:22:47dans le même panier
01:22:48l'immense majorité d'entre eux
01:22:50sont de très grands professionnels
01:22:51dans la qualité
01:22:52d'accompagnement
01:22:52etc
01:22:53nous avons mis des verrous
01:22:54maintenant d'urgence
01:22:55qui sont extrêmement efficaces
01:22:57une réaction Isabelle Nizar
01:22:59rapidement je suis désolé
01:23:00parce qu'on est pris par le temps
01:23:01je suis navrée
01:23:02ce ne sont pas des erreurs
01:23:04ce sont des crimes
01:23:05des enfants
01:23:05il y a eu des attouchements
01:23:06nous malheureusement
01:23:07en 2021
01:23:08on a eu le cas
01:23:09dans le 16ème arrondissement
01:23:10ça s'est terminé par un procès
01:23:11et la personne a fait de la prison
01:23:13donc c'est que
01:23:14évidemment
01:23:14les faits étaient très graves
01:23:15et comment lui faire confiance
01:23:17non personne
01:23:18on ne peut pas faire confiance
01:23:19c'est fini
01:23:19la confiance elle est rompue
01:23:20il faut savoir qu'aujourd'hui
01:23:22si les effectifs dans les écoles chutent
01:23:24ce n'est pas parce qu'il y a moins de parisiens
01:23:26c'est tout simplement parce que
01:23:27les familles fuient l'école publique
01:23:28il n'y a plus confiance
01:23:30les parents n'ont plus confiance
01:23:31la première réaction des parents
01:23:32en petite section
01:23:33c'est est-ce que notre enfant
01:23:33est en danger
01:23:34en périscolaire
01:23:35je ne peux pas répondre
01:23:36voilà on ne sait pas
01:23:37c'est tous les jours
01:23:38il y a un turnover
01:23:39et comme a dit si bien
01:23:41la dame qui a pris la parole
01:23:42tout à l'heure chez vous
01:23:43nous n'avons jamais réussi
01:23:45à avoir la liste des animateurs
01:23:46puisque le matin
01:23:48déjà même
01:23:49les personnes ne savent même pas
01:23:50qui va se pointer
01:23:51je suis désolée
01:23:51c'est le mot
01:23:52on ne sait pas qui va arriver
01:23:53d'une personne à l'autre
01:23:54on ne sait pas
01:23:54il va falloir clairement faire le ménage
01:23:56et identifier une chaîne
01:23:57de responsabilité
01:23:58ça doit passer par une réponse
01:23:59de la justice également
01:24:00merci beaucoup Isabelle Nizar
01:24:01merci à Anne également
01:24:03c'est Anne cofondatrice
01:24:04de SOS Périscolaire
01:24:05que vous mentionniez
01:24:06j'ai très peu de temps
01:24:07et j'en suis désolé
01:24:08auprès de Christian Flavigny
01:24:09qui est pédopsychiatre
01:24:10qui est avec nous
01:24:11bonjour monsieur
01:24:12je suis désolé
01:24:13parce que je vais
01:24:14j'ai très peu de temps
01:24:15pour vous poser cette question
01:24:16mais je voulais absolument
01:24:17vous entendre
01:24:18parce qu'il y a des familles
01:24:19qui se posent beaucoup de questions
01:24:20notamment des familles parisiennes
01:24:22et qui se disent
01:24:23qu'ils amènent leurs enfants
01:24:24avec la peur aux ventes
01:24:25qui se demandent
01:24:26si leur enfant n'a pas été traité
01:24:28d'une manière scandaleuse
01:24:29ou pas
01:24:30est-ce que
01:24:31en quelques secondes
01:24:32je suis désolé
01:24:33je sais que c'est très compliqué
01:24:34mais on est capable
01:24:35d'identifier
01:24:35de donner des grilles de lecture
01:24:38aux parents
01:24:38sur ce que l'on doit voir
01:24:40ce que l'on doit entendre
01:24:41d'un enfant
01:24:42qui est victime de telle violence
01:24:44écoutez
01:24:45je vais essayer
01:24:45de vous répondre
01:24:46aussi succinctement
01:24:47et précisément que possible
01:24:48voilà
01:24:49je veux signaler quand même
01:24:51que le monde psy
01:24:52est très informé
01:24:54de ce scandale
01:24:55depuis très longtemps
01:24:56et je voudrais
01:24:57vous citer
01:24:58une phrase
01:24:59d'un grand psychologue
01:25:01qui s'appelle
01:25:01Sigmund Freud
01:25:03qui a théorisé
01:25:05la vie sexuelle
01:25:06et je vous cite
01:25:07pour être bien précis
01:25:08l'abus sexuel
01:25:09commis sur des enfants
01:25:12se rencontre
01:25:13avec une fréquence
01:25:14inquiétante
01:25:15chez les personnes
01:25:16chargées de les instruire
01:25:17et de les garder
01:25:18donc nous connaissons
01:25:19ce problème
01:25:19depuis très longtemps
01:25:20alors comment faire
01:25:22c'est la question
01:25:24c'est que
01:25:24effectivement
01:25:25il est très difficile
01:25:26de détecter
01:25:26parce que
01:25:27les enfants
01:25:27si on les interroge
01:25:28ils peuvent
01:25:29soit je dirais
01:25:30abonder dans le sens
01:25:31dont ils pensent
01:25:32que c'est ce que
01:25:33nous voulons entendre
01:25:33et à ce moment-là
01:25:34se mettre à donner
01:25:35des détails
01:25:35soit au contraire
01:25:36se taire
01:25:37et ne rien dire
01:25:37parce qu'ils ont honte
01:25:38de ce qui s'est passé
01:25:39donc c'est très compliqué
01:25:40mais la question
01:25:41c'est que ce sont
01:25:42les parents
01:25:43qui sont les mieux placés
01:25:44pour savoir
01:25:45et pour comprendre
01:25:46et pour approcher
01:25:47ce qui se passe
01:25:48pour leur enfant
01:25:48et comment le faire
01:25:49là la question
01:25:50qui me semble majeure
01:25:52à réfléchir
01:25:53c'est que
01:25:54les parents
01:25:55n'ont pas la voix
01:25:56je dirais
01:25:56pour pénétrer
01:25:58effectivement
01:25:59l'atmosphère
01:26:00de ce qui se passe
01:26:01dans l'éducation
01:26:03des adultes
01:26:04et c'est une question
01:26:06tout à fait
01:26:06essentielle
01:26:07parce que
01:26:08je dirais
01:26:09il faut qu'ils puissent
01:26:11sentir ce qui se passe
01:26:12et aussi
01:26:13valoriser ce qui se passe
01:26:14parce que
01:26:14les personnels
01:26:16des périscolaires
01:26:16disent qu'ils se sentent
01:26:17un peu
01:26:18en situation
01:26:19d'occuper les enfants
01:26:20ils veulent pouvoir
01:26:20les accompagner
01:26:21mais il faut qu'il y ait
01:26:22un contact
01:26:22et ce contact
01:26:23n'est pas valorisé
01:26:24par l'éducation nationale
01:26:25c'est quelque chose
01:26:26de tout à fait essentiel
01:26:27Merci beaucoup
01:26:28Christian Flavigny
01:26:28et pardon de vous avoir
01:26:30un petit peu pressé
01:26:31mais on arrive au bout
01:26:32de cette émission
01:26:33et je voulais qu'on
01:26:34entende aussi Nelly
01:26:35Nelly Dena
01:26:35qui nous a rejoint
01:26:36en plateau
01:26:37pour parler international
01:26:39c'est un peu la course
01:26:40et je suis désolé
01:26:40au présent des spectateurs
01:26:41mais il y a quelques images
01:26:42à nous montrer
01:26:43sur les derniers développements
01:26:44de la guerre
01:26:44et notamment
01:26:45Donald Trump
01:26:45qui mène une guerre d'images
01:26:47c'est le moins que l'on puisse dire
01:26:47Sachant que vous savez
01:26:48il n'y a pas trop d'avancées
01:26:49sur les tractations
01:26:50l'Iran bloque toujours
01:26:51sur le moratoire nucléaire
01:26:52les Etats-Unis
01:26:52ils ne veulent pas lever
01:26:53les sanctions
01:26:53telles que réclamées par Téhéran
01:26:55mais c'est vrai
01:26:56Donald Trump a tendance
01:26:57à tweeter très tard
01:26:57pour nous
01:26:58c'est-à-dire l'après-midi
01:26:59et alors le soir
01:27:00rafale de tweets
01:27:01avec toujours la convocation
01:27:03de ces codes iconographiques
01:27:04qu'on connaît bien
01:27:04qu'il affectionne
01:27:05et ces messages
01:27:06à peine subliminaux
01:27:07je vous en ai sélectionné
01:27:08quelques-uns
01:27:09regarde alors ça
01:27:10c'est le deuxième déjà
01:27:10le premier
01:27:11on est dans la situation
01:27:12dans la Situation Room XXL
01:27:15le message n'est pas
01:27:15forcément subtil
01:27:16et de dire
01:27:18attention
01:27:18le bouton nucléaire
01:27:19est à ma portée
01:27:20d'ailleurs vous voyez
01:27:21le nuage atomique derrière
01:27:22est sans équivoque
01:27:23deuxième carton
01:27:24donc où on le voit
01:27:26en pleine guerre des étoiles
01:27:28les bataillons en rang
01:27:28prêts à agir
01:27:29c'est vraiment impressionnant
01:27:30on vous enverra
01:27:31l'armada
01:27:32si vous continuez comme ça
01:27:33dit-il aux Iraniens
01:27:35et puis le déluge de feu
01:27:36après
01:27:37ça c'est le troisième carton
01:27:38que je voulais vous montrer
01:27:38sur les fast boats
01:27:39les fameuses navettes rapides
01:27:41qui persistent
01:27:42même si l'armée américaine
01:27:43assure que la flotte iranienne
01:27:44a été détruite
01:27:44enfin pareil
01:27:45pour celle d'après
01:27:45on utilise des lasers
01:27:46la technologie
01:27:48et bien
01:27:48elle est de notre côté
01:27:49et puis le discours
01:27:51sur le contrôle d'Hormuz
01:27:52vous savez
01:27:53les bateaux américains
01:27:55ont pu franchir le cap
01:27:56rentrer
01:27:57et se réapprovisionner
01:27:58en témoigne
01:27:59cette statue de la liberté
01:28:00et donc
01:28:01on va pouvoir vendre
01:28:02notre pétrole au monde entier
01:28:03tout ça pour dire
01:28:03on maîtrise totalement
01:28:05cette guerre
01:28:05voilà
01:28:06merci beaucoup Nelly
01:28:07je vous fais une promesse
01:28:07demain je vous donne
01:28:08une place
01:28:09comme ça
01:28:09et vous viendrez aussi
01:28:13pourquoi pas
01:28:13parce que c'est vrai
01:28:14que ce scandale
01:28:15il faut en parler
01:28:16alerter
01:28:16et le décrypter
01:28:18et surtout mettre en garde
01:28:19évidemment absolument
01:28:20tous les enfants
01:28:21et les parents
01:28:22qui nous regardent
01:28:23merci à tous les quatre
01:28:24pardon pardon les amis
01:28:25on est en retard
01:28:25pardon à Laurence Ferrari
01:28:26Punchline
01:28:27c'est dans quelques instants
01:28:28à demain 15h
01:28:28merci à tous les autres
01:28:28merci à tous les autres
01:28:30merci à tous les autres
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