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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE
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00:00Il est 14h, bonjour, soyez les bienvenus, prenez place, merci de nous accueillir.
00:03C'est votre midi-news du dimanche.
00:06Je vous présente l'équipe dans quelques instants, mais on commence comme d'habitude
00:08par un tour complet d'informations avec vous, Sandra Thumbo.
00:11Bonjour Sandra.
00:15Bonjour Thierry, bonjour à tous.
00:17Le Parquet de Paris, en quête pour de possibles violences dans 84 écoles maternelles,
00:22une vingtaine d'élémentaires et une dizaine de crèches.
00:24La procureure a évoqué un dossier urgent avant d'annoncer trois ouvertures d'informations,
00:29cinq convocations devant le tribunal correctionnel et le placement en détention provisoire d'un animateur.
00:34Depuis le début de cette année, 78 agents de la ville ont été suspendus dans les écoles parisiennes.
00:40Dans le contexte des négociations suspendues entre Téhéran et Washington,
00:44une possible reprise des combats, l'Agence internationale de l'énergie atomique
00:47a exprimé sa profonde préoccupation après la frappe ce dimanche
00:51près de la centrale nucléaire de Baraka, aux Émirats arabes unis, où un incendie s'est déclaré.
00:56Aucun blessé n'a été signalé, aucun impact sur les niveaux de sûreté radiologique n'a été constaté.
01:01Et puis l'attaque de drones ukrainiens qui a fait quatre morts en Russie est entièrement justifiée selon Volodymyr Zelensky.
01:07Le président ukrainien a évoqué des réponses face à la prolongation de la guerre par Moscou
01:11qui a assuré avoir intercepté près de 600 drones ukrainiens entre la nuit dernière et ce matin.
01:16Le Kremlin a évoqué l'une des attaques les plus massives en plus de quatre ans de conflit avec l
01:21'Ukraine.
01:22Merci beaucoup ma chère Sandra.
01:24Allez, présentation de l'équipe qui m'accompagne en ce dimanche.
01:27Madi Saïdi est avec nous. Bonjour. Merci d'être avec nous.
01:31Florian Gérard, merci. Directeur des études du Millenaires est avec nous. Bonjour Florian.
01:34Notre grand témoin, Jad Zahad, porte-parole et secrétaire nationale de Renaissance.
01:38Bonjour Jad Zahad. Beaucoup de questions à vous poser.
01:40J'ai lu nos confrères de la tribune avec un soutien de 500 élus de Gaby Attal.
01:47C'est pour bientôt peut-être. Sans doute, j'ai l'impression que ça se rapproche, oui.
01:50Oui, mais on va en parler dans quelques instants.
01:53On va commencer, si vous le voulez bien, comme souvent d'ailleurs le dimanche,
01:56en évoquant la une de nos confrères du journal du dimanche.
01:59J'espère que vous l'avez lue et achetée.
02:01Dettes, inflation, chômage. Regardez cette une.
02:04Le spectre de la récession, une enquête très intéressante, passionnante.
02:08Le gouvernement, la peur s'installe au sommet de l'État.
02:12Les patrons dénoncent une pression insoutenable.
02:14Les Français qui sont plus que jamais sous tension.
02:17On va vous en parler.
02:18J'en profite pour saluer Pascal Delima, économiste, qui va réagir dans quelques instants.
02:22Bonjour Pascal. Merci d'être avec nous.
02:23Avant de vous interroger, pour savoir si vous partagez le même avis,
02:27le même regard de notre ami Marc Toiti.
02:31On va voir justement que le constat est alarmant.
02:34Et c'est Sharon Camara qui nous raconte tout cela.
02:37L'économie française serait-elle en train de s'effondrer ?
02:41Entre crise de l'énergie, renforcée par le conflit au Moyen-Orient,
02:45hausse du taux de chômage et inflation,
02:47la catastrophe économique semble inévitable selon les experts.
02:50L'agence américaine Bloomberg estime que l'économie française
02:54montre de sérieux signes d'essoufflement.
02:56Au premier trimestre de l'année, le PIB national a stagné à 0%,
03:00se positionnant en dessous des chiffres de l'Union européenne et de la zone euro.
03:04Au sein de cette zone, la France est redevenue une lanterne rouge de la croissance
03:09parmi les principaux pays membres.
03:12Les dépenses publiques françaises ont dépassé de 272 milliards,
03:16celles de la moyenne des pays partageant la même monnaie.
03:19Selon la Banque de France, la résilience de l'économie française est mise à l'épreuve.
03:23Conséquence, les Français sont directement impactés.
03:25Le taux de chômage toute catégorie a atteint 16,9%,
03:29un sommet depuis le quatrième trimestre 2021.
03:33Le pouvoir d'achat continue de décrocher.
03:35Le taux d'inflation cumulé depuis 2021 est estimé à 20,4%.
03:40Pendant ce temps, les faillies d'entreprise enregistrent des niveaux records.
03:44Près de 70 000 procédures devraient être lancées en 2026,
03:48un chiffre supérieur au record déjà historique de l'année 2025.
03:53Bonjour donc, ou plutôt re-bonjour Pascal de Lima, merci d'être avec nous.
03:58Je ne sais pas si vous êtes d'accord avec Marc Toiti.
04:00D'ailleurs, j'en profite pour dire que Marc Toiti sera notre grand témoin à 18h dans Punchline.
04:06Est-ce que vous êtes d'accord avec le constat qu'il fait l'effondrement, c'est maintenant ?
04:11Est-ce que vous êtes d'accord, oui ou non, avec cette lecture ?
04:16J'ai envie de dire oui et non.
04:18Alors oui, d'une certaine façon, parce qu'il y a des tendances qui sont inquiétantes
04:21dans l'économie française.
04:23En tendance, si vous voulez, en variation, on voit très très bien une hausse du chômage, évidemment.
04:28Il faut savoir aussi que le chômage a déjà été plus élevé en 2015 et dans la décennie 2010.
04:32Mais il y a aussi un effondrement du pouvoir d'achat.
04:35Mais ce pouvoir d'achat a aussi déjà été plus gravement touché,
04:39notamment lors des époques de la crise financière 2008-2009, la crise de la dette.
04:44J'ai envie de dire effondrement.
04:47Si je me réfère à l'histoire économique de la crise financière de 2008, de la crise de la dette
04:53et bien évidemment de la crise des années 30, on n'est quand même pas sur un scénario
04:57totalement catastrophique.
04:59Mais en tendance, j'ai bien peur qu'on s'y approche, si vous voulez, parce qu'il y a
05:04aussi
05:05la baisse de l'investissement.
05:06Il y a aussi la hausse des faillites qui est considérable.
05:09Il y a aussi les exportations.
05:12Il y a aussi le commerce international qui baisse.
05:14Et effectivement, la confiance aujourd'hui n'y est pas.
05:18Donc la tendance permet de s'inquiéter.
05:21Mais aujourd'hui, aujourd'hui, aujourd'hui, par rapport à un effondrement de la crise financière
05:28et bancaire, un effondrement comme dans les années 30, on ne peut quand même pas dire ça.
05:33Précisons que pour qu'il y ait vraiment récession, il faut qu'il y ait deux croissances négatives.
05:39Aujourd'hui, on est dans un ralentissement d'une croissance positive et tous les maux sont importants.
05:44La tendance est inquiétante, mais sur le terrain de l'histoire économique, on n'est pas encore
05:50dans un effondrement absolu.
05:51Alors Marc-Touatili, tous les indicateurs sont au rouge.
05:54Est-ce que vous avez quelques éléments pour nos téléspectateurs qui nous suivent finalement ?
05:58Est-ce qu'il y a quelques indicateurs qui seraient un peu au vert pour vous ?
06:01On va voir l'autre version peut-être.
06:06L'autre version, c'est l'antithèse.
06:08C'est qu'on est quand même une économie qui domine sur le terrain d'un certain nombre
06:14d'industries, du luxe, de la santé, de l'IA, de l'aérospatiale, des ingénieurs,
06:20de la formation.
06:21On a une société à deux vitesses en France.
06:24C'est bien ça le problème.
06:25Mais dans les deux vitesses, il y a les deux vitesses.
06:27C'est-à-dire qu'il y a aussi une économie qui fonctionne, qui est dans la transformation
06:31numérique, qui est dans les top jobs, comme on dit.
06:34Et tout le problème est là.
06:36C'est qu'en France, compte tenu du fait qu'on n'arrive pas à passer dans une étape
06:41de transformation de l'économie, avec un État trop prépondérant, avec trop d'impôts,
06:46avec un État qui pense plus amortisseur.
06:49Ce qui peut expliquer d'ailleurs que ce n'est pas un effondrement.
06:51C'est qu'on a encore des amortisseurs.
06:52mais qui ne pense pas à ces croissances d'avenir avec les métiers de demain.
06:56Et bien du coup, on se situe dans le paradoxe éternel français, qui est que les indicateurs
07:01en tendance ne sont pas bons, mais que dans cette économie à deux vitesses, il y a quand
07:05même des secteurs qui s'en sortent.
07:06Bon, restez avec nous, parce que je voulais vous interroger également sur le plan de Jean-Pierre
07:09Farandou.
07:10On va ouvrir le débat avec nos invités.
07:12D'abord, Jad, Zabab.
07:16Ce constat, vous ne faites pas le même constat, je suppose, que Marc Toiti.
07:20Alors, effondrement, je n'irai pas jusque-là, mais de dire qu'on rentre dans une période
07:25de turbulences économiques du fait, entre autres, de la situation au Moyen-Orient, ça
07:28oui.
07:29Et en fait, si vous voulez, il me semble que ce que disent les chiffres, que je ne conteste
07:32évidemment pas, c'est que depuis la dissolution de l'Assemblée nationale, notre pays a plus
07:38ou moins fait du surplace, parce que la situation politique et le fait qu'à l'Assemblée
07:42nationale, on n'arrive pas à passer de grands textes, oui, je regrette, et je suis le premier
07:47à le regretter, et Gabriel Attal aussi d'ailleurs.
07:48C'est honnête de le reconnaître.
07:50Qu'on n'a pas réussi depuis la dissolution à faire de grandes réformes structurelles.
07:54Il y en avait eu au premier mandat, l'exemple qui parlera le plus aux gens qui nous regardent,
07:58c'est sans doute la réforme des retraites.
07:59C'est clair.
08:00C'est-à-dire qu'il faut que notre pays soit en capacité de structurellement se transformer
08:04pour donner aussi le sentiment au monde et aux entreprises que nous sommes un pays stable,
08:09que les impôts ne vont pas changer du jour au lendemain, qu'il y a un cap clair, pardonnez-moi
08:14l'expression.
08:15Et donc je pense que dans le moment où on est là, oui, le chômage, j'ai l'impression,
08:21remonte légèrement à la hausse.
08:22Donc oui, une attention particulière à l'économie et la prochaine élection présidentielle,
08:27c'est aussi un moment de grande clarification parce qu'il y a des choses qui ont été faites
08:31pendant les sept dernières années.
08:34Depuis la dissolution, effectivement, ça doit nous interpeller.
08:36Bon, c'est bien de le reconnaître.
08:38Merci quand même de reconnaître qu'effectivement...
08:40Ça me semble normal.
08:41Oui, voilà.
08:43Florian, j'ai à remercier.
08:44Et Madi Seydi, est-ce que vous faites le même constat ?
08:46Est-ce que vous nuancez comme Pascal Delima ?
08:50Alors, non, pas vraiment, parce que vous avez dit que c'est seulement depuis la dissolution
08:54malencontreuse 2024 que la France n'avance pas, que rien n'a été fait.
08:58Malheureusement, ça fait quand même depuis bien plus longtemps que c'est le cas.
09:02D'abord, on a dit que c'était la photo au Covid, etc.
09:05Donc bon, tout ça à bon dos.
09:06Les réformes structurantes dont vous parlez, vous avez dit la réforme des retraites.
09:10En réalité, ce n'était qu'une réforme paramétrique, puisque la réforme à points
09:12de 2017 n'a jamais vu le jour.
09:14Donc malheureusement, on va dire que l'élan réformiste d'Emmanuel Macron a complètement
09:20fait flop.
09:21Maintenant, pour reparler de l'économie, le fait est que ça fait depuis le début de
09:26l'augmentation des prix du carburant qu'on dit au millénaire qu'il y a un vrai risque
09:30effectivement de récession.
09:30Pourquoi ? Parce que 55% du PIB de la France, c'est la consommation.
09:34Et quand on a une telle augmentation du prix du carburant, on le voit partout, comme
09:38vous avez dit sur le terrain, vous le voyez bien aussi, les Français changent leurs habitudes
09:41de consommation.
09:42Ils consomment moins.
09:43Et donc quand on consomme moins, quel est le résultat immédiat ? Il y a moins d'activité
09:46et on rentre donc dans une spirale récessive.
09:49Et juste pour terminer sur ce sujet, pourquoi est-ce que la responsabilité d'Emmanuel Macron
09:53et de renaissance est importante dans cet état de fait ?
09:56Parce que 1100 milliards de dettes en plus, c'est ça qui fait qu'il n'y a pas pu
10:00y avoir
10:00le même type d'aide sur le prix du carburant qui aurait permis aux Français de ne pas
10:05changer leur mode de consommation autant qu'ils l'ont fait.
10:08Si vous allez en Italie, le prix du carburant, il est à 1,72 aujourd'hui, 1,75.
10:12Rien à voir avec les plus de 2 euros qu'on a nous.
10:14Et ça c'est pourquoi ? Parce que le budget de l'État est plus sain en Italie que chez
10:19nous et donc l'État italien a pu prendre les mesures qui convenaient.
10:23Madi ?
10:24Oui, moi je serais plutôt d'accord avec ce qui vient d'être dit.
10:27Une récession de toute manière, elle arrive de manière progressive et je crois qu'on
10:30s'en inquiète un petit peu de manière tardive.
10:32On a eu les gilets jaunes, on n'a rien vu, en tout cas on n'a pas su répondre.
10:36Ensuite, on a eu la crise du carburant et on en a eu une première, on en a eu une
10:40deuxième.
10:41Et effectivement, il faut être réaliste, la dette de la France est dans un état catastrophique.
10:45Et tout à l'heure, on parlait justement, votre invité nous parlait du fait...
10:50Oui, absolument, qu'il y ait quand même des signes au vert.
10:53J'ai essayé de lui faire dire qu'il y avait peut-être quelques signes au vert.
10:56Oui, mais ces signes au vert, évidemment, il y en a certainement quelques-uns.
10:59Néanmoins, ils concernent très peu de personnes de la population.
11:02C'est quand même des...
11:03Il nous parlait d'IA, c'est quand même pas le français lambda qui est concerné.
11:08Et puis la vérité, c'est que dans le panier...
11:09Mais les Français, ils veulent les réponses concotes à un problème.
11:11La vérité, c'est que dans le panier ménager, c'est toujours la même chose.
11:15Les gens se posent en plus en plus de questions, ils consomment beaucoup moins,
11:19les gens réfléchissent sur leurs vacances qu'ils avaient l'habitude de faire, ils n'y vont plus.
11:22Donc il y a une réalité, il faut aller aussi sur le terrain, au cœur du terrain,
11:26et chez les Français les plus nombreux, en fait.
11:29Le français moyen, je pense que c'est là qu'il faut aller voir ce qui se passe.
11:32Alors, autre interview très intéressante à lire dans le journal du dimanche aujourd'hui,
11:36c'est celle de Jean-Pierre Farandou, le ministre du Travail et des Solidarités.
11:39Donc il y dévoile son plan de bataille face à la hausse du chômage, dont on parlait ensemble depuis le
11:44début de cette émission.
11:45Et pour lui, une seule priorité, c'est la jeunesse, Pascal Delima.
11:49Le ministre du Travail misait sur la jeunesse et il veut lutter contre la fraude.
11:55Oui, tout à fait. Alors ça, c'est évidemment essentiel, puisqu'on sait très bien que c'est à partir
12:01de la jeunesse et des emplois des jeunes
12:03qu'on arrive à construire une société d'avenir.
12:05Et d'ailleurs, on devrait plus souvent parler de la jeunesse que des retraites.
12:08En tout cas, c'est un avis personnel.
12:09Et par contre, c'est vrai que malheureusement, dans ce plan, on voit des choses qu'on a déjà connues
12:14il y a 50 ans,
12:16avec la revalorisation des métiers manuels, avec les plans stolérues des années Giscard d'Estaing.
12:23Enfin bon, il y a quelque chose d'extrêmement rétrograde qui m'inquiète un petit peu.
12:27Et j'aurais aimé entendre parler de formation vers les métiers d'avenir, où là, les classes moyennes sont concernées,
12:32parce que les classes moyennes doivent enrichir leur métier avec le numérique et les technologies qui arrivent.
12:37Et c'est du très concret, parce que si on reste dans une économie archaïque, on va se faire dépasser
12:42par la Chine, les États-Unis,
12:43tous nos concurrents directs et même les Européens.
12:45Et donc, ce plan, il est intéressant que s'il permet d'assurer une transformation et un enrichissement des métiers
12:49pour les jeunes,
12:50mais aussi avec les seniors et en revalorisant la croissance,
12:54parce que la croissance de demain, c'est les recettes de demain,
12:57et ça évitera de faire pression sur ceux qui sont créateurs d'entreprises.
13:00Donc pas convaincu spécifiquement par ce plan, les premières idées.
13:04Trop ancienne, pas suffisamment novatrice.
13:07Ah bien sûr, bien sûr, bien sûr.
13:09Là, je retrouve quelques lignes de l'histoire économique des années 70 en France,
13:14et j'aurais bien aimé trouver plus de choses sur la réforme des universités,
13:18sur la qualification professionnelle, sur les métiers de demain, pour les classes moyennes,
13:23parce que je suis tout à fait d'accord avec ce qui vient d'être dit,
13:26les classes moyennes sont automatisées, c'est bien ça le problème.
13:28Et donc, à force de ne vouloir pas considérer que l'automatisation est un sujet sociétal,
13:33et bien finalement, on passe à côté, même en termes de politique publique.
13:37Merci Pascal Delimard d'avoir accepté de réagir.
13:40Merci mille fois.
13:42Jade, vous êtes d'accord avec cette lecture ?
13:43C'est pas suffisamment novateur ?
13:47Ah mais pour le coup, moi je vais vous parler des propositions que formule Gabriel Attal
13:50et qu'on a formé sur le ministre du Travail.
13:53Bon, la question de la fraude sociale et de la fraude fiscale,
13:55c'est un sujet auquel il faut véritablement...
13:56C'est un vrai sujet.
13:57Sans exagérer l'impact, parce que la fraude fiscale,
14:01c'est très difficile de recouvrer les sommes qui font l'objet de la fraude.
14:06Sur la fraude sociale, ce qui est intéressant dans cette interview,
14:08c'est d'expliquer aux gens qui nous regardent qu'en fait,
14:10ce sont beaucoup les entreprises qui fraudent, notamment la question de la TVA.
14:14Donc, il y a un vrai travail à faire.
14:15J'y souscris.
14:16Sur le projet d'avenir, bon, il faut se mettre à la place du ministre du Travail,
14:20l'Assemblée nationale et ce qu'elle est.
14:22On se doute que l'année qui vient, même s'il faut souhaiter l'inverse,
14:25ne va pas permettre de faire de grandes réformes.
14:27Et sur la question de l'apprentissage, nous, on regrette qu'il y ait des moyens
14:31qui aient été enlevés à l'apprentissage par le gouvernement.
14:34Sur la question de la formation, vous parlez des nouvelles technologies.
14:37Nous, avec Gabriel Attal, on propose un plan de formation
14:39pour 20 millions de Françaises et de Français chaque année,
14:43sur 5 ans, je crois, sur l'intelligence artificielle.
14:47Pourquoi ? Il faut expliquer aux gens.
14:48L'intelligence artificielle et la vague de transformation,
14:51ce n'est pas le grand remplacement, c'est le grand déplacement.
14:54C'est-à-dire que les compétences des travailleurs de demain vont être amenées à changer.
14:58L'IA ne va pas remplacer un travailleur,
15:00elle va simplement renforcer sa compétitivité,
15:03elle va renforcer sa productivité.
15:04Et donc, on va travailler différemment demain qu'on ne travaille aujourd'hui.
15:07Et donc, oui, il faut, sur l'apprentissage, sur la formation à l'IA,
15:10sur les universités, un grand plan pour les jeunes.
15:13Bon, encore une fois, là, je pense que l'objectif du ministre,
15:15c'était plutôt d'aller chercher la fraude sociale, fiscale.
15:18Mais oui, il faut qu'on ait un véritable travail aussi
15:20sur ce que va être le marché du travail de demain.
15:22Et il change déjà aujourd'hui.
15:24Moi, je peux vous dire, j'ai un métier à côté de mes fonctions chez Renaissance,
15:27je suis bénévole.
15:27Et je vois que, véritablement, ça change.
15:31L'IA, peut-être certains qui nous regardent connaissent Claude IA,
15:34c'est un outil d'intelligence artificielle,
15:36il vous fait des supports, il vous produit des choses.
15:38Il y a six mois, ça n'existait pas.
15:40Donc, ça change très vite.
15:40Vous connaissez le proverbe,
15:42c'est dans les vieux pots qu'on fait la bonne soupe,
15:43mais visiblement, Pascal Delima n'est pas convaincu
15:45par les choix évoqués par le ministre.
15:49Mais bon, deux mots très rapidement,
15:50parce que je voyais qu'on parle de Gawiy Aletal,
15:52puisque Jeanne nous fait le plaisir d'être là,
15:54et j'ai beaucoup de questions à lui poser.
15:55Et ça tombe bien, le hasard fait qu'il y a une tribune
15:58chez nos confrères d'en face, de la tribune dimanche,
16:01avec 500 signatures qu'on va vous montrer dans quelques instants.
16:04Mais d'abord, sur les annonces faites par le ministre.
16:07Oui, justement, comme ça a été bien dit,
16:09il y a deux sujets vraiment.
16:10Il y a, d'une part, la fraude sociale,
16:12qui est là purement une question, quelque part,
16:13de finances publiques,
16:14donc d'essayer de récupérer l'argent.
16:16On sait que le gouvernement cherche l'argent partout,
16:18où il peut, précisément, à cause de la situation désastreuse
16:21dont on a parlé en termes de finances publiques de la France.
16:23Et puis il y a l'autre sujet,
16:24qui est comment est-ce qu'effectivement,
16:26on adapte notre économie et notre système,
16:28qui aujourd'hui est complètement dysfonctionnel,
16:30il faut bien le dire,
16:32pour retrouver aussi de la croissance.
16:34Parce que peut-être, ici, un chiffre à donner,
16:37c'est le taux d'activité,
16:38donc le nombre de 15-64 ans
16:40qui travaillent ou qui sont au chômage.
16:44En France, c'est 75%,
16:45aux Etats-Unis, c'est 80%,
16:47en Suisse, c'est 85%.
16:48Donc on a un déficit de Français
16:52qui travaillent, qui sont actifs,
16:54et ça, c'est aussi à cause de l'échec
16:56de l'enseignement supérieur.
16:58Il faut rappeler qu'il n'y a qu'un étudiant sur trois
17:00qui finit sa licence en trois ans.
17:02Donc tout ça, c'est une perte économique majeure,
17:04et donc évidemment, il faudrait s'attaquer,
17:06et ça va être, je pense, 2027,
17:08à une réforme en profondeur de notre modèle.
17:10Alors, vous faites la transition en 2027.
17:132027.
17:13Alors, mon cher Zadzad,
17:17Qu'est-ce qu'il y a en 2027 ?
17:18Je ne sais pas ce qui se passe.
17:20Vous voyez, sur notre chaîne, on cite tout le monde.
17:22On a beaucoup cité aujourd'hui dimanche.
17:23On va citer nos confrères d'en face,
17:26d'être une dimanche,
17:27parce que ma surprise a été de voir
17:30un appel signé par 500 maires et élus locaux
17:33en faveur de la candidature de Gabriel Attal.
17:36Première question, c'est pour quand l'annonce ?
17:40Ce n'est pas à moi de vous dire.
17:41Je pense que c'est une décision qui se prend de manière intime.
17:44Je pense que ça s'approche,
17:45et Gabriel Attal annoncera son choix bientôt, je pense.
17:49Mais ce n'est pas à moi de le dire.
17:50Chacun peut comprendre que c'est une décision vraiment intime, personnelle.
17:53Vous savez, il est en déplacement partout en France
17:56suite à la sortie de son dernier livre.
17:57Il échange avec beaucoup de Françaises et de Français.
18:00Je pense que c'est imminent, mais ce n'est pas à moi de le dire.
18:01Il y a un grand rendez-vous le 30 mai prochain au Parc des Expos.
18:05Ce sera peut-être un petit peu avant.
18:09En fonction des informations qui nous arrivent,
18:12il paraît qu'il voudrait faire son annonce plutôt en province, en région.
18:16Oui, le Montpellierin de naissance que je suis
18:19n'a pas envie d'opposer Paris et les territoires.
18:21Mais c'est vrai qu'il a envie de faire une annonce,
18:23si j'ai bien compris, qui soit dans la vraie vie.
18:26Parce que les sujets qui intéressent les gens,
18:28on en a parlé, c'est comment je paye mon loyer,
18:30comment j'emmène mes enfants en vacances,
18:32comment je nourris mes enfants trois fois par jour.
18:35Donc c'est à lui, il annoncera sa décision le moment venu.
18:38Je crois savoir que c'est imminent,
18:40mais encore une fois, ce n'est pas à moi de vous le dire.
18:41Ah oui, donc c'est bientôt, quoi.
18:43C'est très bientôt.
18:44On s'en rapproche.
18:45C'est très, très bientôt.
18:45À la force des choses, on s'en rapproche.
18:47On s'en rapproche.
18:48Parmi les signataires, il y a le maire de Bordeaux,
18:51j'ai vu, Thomas Cazenave,
18:54le maire d'Annecy, Anton Armand,
18:56et Renaud Muselier, le président de la région PACA.
18:59Oui, président de la région PACA Renaissance qui signe.
19:02Si vous voulez, il y a 500 élus, vous l'avez mentionné,
19:05il y a des élus des maires,
19:07il y a des présidents de conseils départementaux,
19:09des présidents de conseils régionaux.
19:11Pour moi, c'est, bon, déjà j'accueille,
19:12et je pense que Gabriel Attal aussi,
19:14cette tribune avec humilité et combativité.
19:16Ce que disent ces gens, c'est,
19:18on a envie d'action, on a envie de renouveau,
19:20mais surtout, on refuse le déclin et le fatalisme.
19:22On n'a pas envie d'être coincé l'année prochaine
19:24entre la France insoumise et le Rassemblement national.
19:26Et d'une certaine manière, dans le texte que j'ai lu
19:28avec beaucoup d'attention quand il a été publié,
19:30ils disent aussi, on a envie d'une république des territoires
19:33qui est ce que Gabriel Attal porte avec pas mal de choses.
19:36Une France déparisianisée,
19:37c'est-à-dire rapprocher l'action publique
19:39des gens, du concret et de la vie du quotidien.
19:42Il parle aussi de réhabiliter les élus locaux,
19:44de donner plus de pouvoir.
19:45Il parle de partager davantage aussi le pouvoir.
19:48Gabriel Attal en parle dans son dernier livre.
19:49Donc, si vous voulez, il me semble qu'il y a une envie,
19:51il l'appelle, vous l'avez dit, à la candidature,
19:53mais sans non plus être dans une forme de déni
19:57quant à la réalité.
19:58On parle aussi de relations internationales.
19:59Ils disent, il faut une France et une Europe
20:01qui assument leurs forces et leurs puissances
20:03pour défendre le droit international.
20:04Une école, on en parlait à l'instant,
20:06qui doit redevenir un vecteur d'ascenseur social.
20:09Et donc, il me semble que cette candidature-là,
20:11en tout cas celle qu'ils appellent de leur vœu,
20:13c'est une candidature du concret, du réalisme,
20:16mais aussi de l'espoir.
20:17Parce que quand vous regardez le débat public,
20:19et sans doute, il faut que j'en prenne ma part,
20:21en tout cas que ma famille politique prenne sa part,
20:23les Françaises et les Français sont plutôt dégoûtées
20:25de la façon dont la politique est faite ces derniers temps.
20:27L'abstention est souvent le premier parti.
20:29On en prend notre part.
20:30Et donc, moi, je vois dans cette tribune
20:31une envie d'espoir, une envie de faire autrement.
20:34Et encore une fois, ça, ça a Gabriel Attal
20:36de dire s'il sera candidat ou pas.
20:38Mais ça sera sans Elisabeth Borne ?
20:40Sans doute pas avec Elisabeth Borne.
20:42En tous les cas, nous, on travaille avec tous les gens
20:44qui veulent travailler avec nous.
20:45On n'est pas sectaire.
20:46On l'a vu lors des derniers budgets à l'Assemblée nationale.
20:49Toutes celles et tous ceux qui partagent nos valeurs
20:50et qui sont prêts à faire avancer le pays,
20:52on travaille avec eux.
20:52Alors, on parle souvent d'accord
20:54entre Édouard Philippe et Gabriel Attal.
20:57Et a priori, Édouard Philippe
20:59semble mieux placé que Gabriel Attal.
21:01Est-ce qu'il y aura un accord ?
21:04Pas d'accord ?
21:05Bon, si vous me dites que son annonce
21:07de votre candidat est proche,
21:09on peut dire qu'il n'y aura pas d'accord.
21:11Bon, moi, je ne peux pas imaginer
21:12que Gabriel Attal et Édouard Philippe
21:14ne s'entendent pas dans l'éventualité
21:16d'un risque entre la France insoumise
21:18et le Rassemblement national.
21:19Donc, ce qui a été dit, c'est déjà
21:20que chacun va faire des propositions aux Français.
21:23Parce que l'idée, ce n'est pas
21:24de se parler entre militants,
21:25entre nous, j'adore le militantisme,
21:27j'en suis un,
21:27mais l'idée, c'est quand même
21:28de parler à la société française.
21:30Et donc, au bout de six mois, sept mois,
21:33l'année prochaine, en début d'année prochaine,
21:34nous verrons quelles sont les dynamiques,
21:36quelles sont les conditions de rassemblement.
21:38Et vous savez qu'il y a un comité de liaison,
21:40c'est-à-dire que Horizon, le Modem,
21:41Renaissance se parlent.
21:43Encore une fois, l'idée,
21:43c'est d'avoir un vrai débat.
21:44Rappelez-vous, 2022,
21:46on a eu une campagne présidentielle
21:47un peu réduite du fait de la guerre en Ukraine
21:50et de l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
21:51Donc là, l'idée, c'est vraiment de purger...
21:52Et du refus, pardon, d'Emmanuel Macron
21:55de faire campagne.
21:55Alors, du refus lié au fait
21:57qu'on avait quand même un pays du continent
21:59qui venait de se faire envahir.
22:00Mais encore une fois,
22:01toutes les responsabilités doivent être attribuées.
22:03Donc, l'idée, c'est vraiment
22:04qu'on puisse purger toutes nos passions tristes,
22:06parler de tous les sujets sans aucun tabou.
22:07Et pourquoi, moi, je pense que Gabriel Attal
22:09est le mieux placé.
22:10Un, parce qu'il a tiré les leçons
22:12de son expérience au pouvoir.
22:14Ces dernières années, je suis allé voir,
22:15il a été porte-parole du gouvernement,
22:16il a été ministre du budget,
22:18c'est un sujet important,
22:18ministre de l'Éducation nationale,
22:20Premier ministre.
22:21L'audace de proposer,
22:22vous avez vu, sur les retraites,
22:23on propose un nouveau système universel
22:25avec une part de capitalisation.
22:27Sur l'autorité,
22:28on parle de ce qui s'est passé à Nantes
22:29ces derniers jours.
22:30Nous, on propose la suppression
22:31du juge d'application des peines
22:32pour que toute peine prononcée
22:34soit une peine exécutée.
22:35Donc, il y a une volonté d'imaginer.
22:37On n'a aucun tabou.
22:38Et puis, il me semble qu'il y a la capacité
22:40à agir parce qu'il y a des élus avec lui.
22:41Après, encore une fois,
22:42si les candidats,
22:43ce n'est évidemment pas à moi
22:44de décider qui sera le candidat unique.
22:46Mais je ne peux pas imaginer
22:48qu'on prendra le risque
22:48de voir les Français
22:50devoir choisir entre LFI et l'ERN.
22:51En tout cas, nous,
22:52ce n'est vraiment pas ce qu'on souhaite.
22:53Dernière question, j'insiste.
22:55À quoi va ressembler sa candidature ?
22:56Vous pouvez dire un peu ?
22:57Ça sera en région ?
22:58Très honnêtement,
22:59je vous aime beaucoup.
23:00Je reviendrai avec plaisir.
23:01J'aimerais beaucoup pouvoir vous en dire plus.
23:02Mais c'est une décision intime
23:04qui réfléchit.
23:06Je regardais certaines
23:07de ses dernières déclarations.
23:08Il dit que beaucoup de gens
23:09dans les signatures de livres qu'il fait
23:11viennent lui parler de l'éducation.
23:13Beaucoup sont des enseignants.
23:14Beaucoup ont été marqués
23:15par l'interdiction de la BAIA
23:16qu'il a mise en œuvre à l'école.
23:17Beaucoup sont marqués
23:18par le choc des savoirs
23:19qu'il a voulu mettre en place.
23:20Donc, je pense que c'est quelque chose d'intime.
23:22Si les candidats,
23:23je l'espère, je le souhaite,
23:25je le soutiendrai
23:26et on est nombreux à le faire.
23:29Mais comprenez que je ne peux pas vous le dire.
23:31J'aurais insisté.
23:32Sur la tribune,
23:33je crois savoir
23:33que ce sont les 500 premiers élus.
23:35Mais cette liste
23:36a vocation à s'allonger.
23:37Alors, dernière question
23:38et ensuite, on va partir en pause.
23:39Est-ce qu'Emmanuel Macron
23:40a lu le livre de Gawirata ?
23:42Parce que la dernière fois
23:42que je vous ai reçu,
23:43que je vous ai posé la question,
23:44le livre a été envoyé.
23:45Est-ce que vous avez eu une réponse ?
23:46Alors, j'allais vous faire la même réponse.
23:47Je sais que le livre a été envoyé.
23:49Je ne sais pas si le président a lu.
23:51Le président était quand même
23:52assez occupé ces derniers temps.
23:54en Afrique, entre autres.
23:55Donc voilà, je ne sais pas
23:56s'il l'a lu.
23:56Entre deux vols, quoi.
23:58Oui, c'est probable qu'il ait lu.
23:59Je ne sais pas.
24:00J'avoue, je n'ai pas l'info.
24:00Bon, merci.
24:01Donc, c'est bientôt, en tous les cas.
24:02On s'en rapproche.
24:03On s'en rapproche.
24:04C'est déjà au moins une information.
24:06Je vais tout tenter.
24:06On marque une pause.
24:07On revient dans quelques instants.
24:09On parlera également
24:10de cette étude
24:12de la Fondation Jean Jaurès.
24:1445% des Français
24:15envisagent de voter pour le RN
24:16lors des prochaines élections.
24:18Vous pouvez agir également,
24:19Jade Zab.
24:20Je vous attends également là-dessus.
24:21Et on se retrouve dans quelques instants.
24:23A tout de suite.
24:2714h30, merci de nous accueillir.
24:28C'est déjà la deuxième partie
24:29de votre 14-15 du dimanche.
24:32Nous a rejoint Dora Abdelrazik,
24:34notre hospice internationale.
24:36Bonjour Dora.
24:37On va revenir sur ces deux grosses manifestations.
24:40Hier, allons dans quelques instants,
24:42mais on poursuit.
24:43On a un chapitre politique important aujourd'hui
24:45avec Jade Zab,
24:47qui ne nous a pas encore dit
24:48quand,
24:49car oui,
24:49la tale.
24:50Allez,
24:50faire avec deux candidatures.
24:51Mais on a bien compris
24:52que ça allait approcher.
24:53Je voudrais maintenant
24:54qu'on évoque cette étude
24:55de la Fondation Jean Jaurès.
24:57Que nous dit cette étude ?
24:5945% des Français
25:00envisagent,
25:01on va l'avoir,
25:02de voter pour le RN
25:03lors des prochaines élections.
25:05C'est un chiffre spectaculaire.
25:07Et Luc Rouban,
25:09spécialiste du RN,
25:10directeur de recherche au CNRS,
25:12estime d'ailleurs
25:13dans les colonnes
25:14du jour et du dimanche
25:14que le RN
25:15a achevé sa normalisation.
25:17Le RN est devenu,
25:18dit-il,
25:19le centre de gravité
25:20des droites.
25:22Réaction,
25:23mon cher Florian,
25:25Madi,
25:26et puis Jade,
25:27évidemment.
25:29Je pense qu'il a raison.
25:30C'est vrai qu'il y a
25:30différents pôles
25:31au sein de la droite.
25:33Et aujourd'hui,
25:34quand on arrive
25:35à 45%
25:37de votre potentiel,
25:38c'est qu'on n'est plus
25:39vraiment d'extrême.
25:39Vous regardez leurs propositions,
25:41ils ne sont pas spécialement
25:41extrémistes non plus.
25:43Et si vous regardez
25:44ce qui se passe également
25:45au Parlement européen,
25:46où les différents groupes
25:48des différentes droites
25:50savent voter ensemble
25:51sur les sujets
25:53qui les intéressent,
25:54on voit bien
25:54qu'il y a une mue
25:56qui a été complétée
25:58par la présidente
25:59du parti,
26:00Marine Le Pen,
26:01vers un parti
26:03qui veut véritablement
26:04gouverner,
26:05qui n'est plus que
26:05dans la protestation,
26:06contrairement,
26:07par exemple,
26:07à la France insoumise,
26:09qui, là où il le peut,
26:11essaye de faire passer
26:11des textes.
26:13À l'Assemblée nationale
26:14elle-même,
26:14il y a des textes
26:15qui passent effectivement
26:16avec la majorité
26:18allant de renaissance
26:19au RN.
26:20Et donc,
26:22c'est vraiment ça
26:22qui s'est joué
26:23aussi au municipal.
26:25Et donc,
26:25cette entreprise,
26:26quelque part,
26:27de pouvoir être
26:30en position
26:30de gouverner,
26:31quelque part,
26:32aujourd'hui,
26:32elle est relativement complétée.
26:33Et c'est ça qui se reflète
26:34dans les intentions
26:35des Français.
26:36Madi,
26:36on va voir en même temps
26:37un peu,
26:38on vous a sorti
26:39quelques documents
26:41pour voir un peu
26:42quelle est la cartographie
26:43des familles de l'électorat
26:44du Rassemblement national.
26:46Vous voyez,
26:4634% libéraux identitaires,
26:4823% ce qu'on appelle
26:49la France glissante.
26:51Oui.
26:51Voilà.
26:5222% la droite radicale
26:54et opportuniste,
26:5521% la France oubliée.
26:5721% la France oubliée.
26:58Madi ?
26:58Oui,
26:59je pense qu'il y a
26:59une vraie normalisation
27:00tant dans le comportement
27:01des représentants
27:02et des élus du RN
27:03que dans leurs propositions.
27:05On le voit bien aujourd'hui,
27:06à une certaine époque,
27:07même les sondages téléphoniques,
27:09les gens avaient peur
27:10de dire qu'ils voteraient
27:11pour le Front national
27:12parce qu'ils pensaient
27:13que c'était très grave
27:13et surtout qu'ils étaient écoutés
27:14et que ça serait reporté ailleurs.
27:16Et aujourd'hui,
27:16on a même une certaine population
27:18qui, à une époque,
27:18n'aurait jamais dit ouvertement,
27:21n'aurait jamais même pensé
27:22voter pour le Front national.
27:23Moi, je le vois.
27:24Ce qu'on appelle communément
27:25dans ce pays la diversité
27:26pour ne pas nommer
27:27les gens d'origine étrangère.
27:30Mais moi, j'en ai plein
27:31qui aujourd'hui me regardent
27:31dans les yeux
27:32qui me disent « moi, je vais voter RN ».
27:33Et d'ailleurs,
27:34ils se sont impliqués
27:35dans le parti politique.
27:36J'en connais même...
27:37Le RN n'est pas le Front national
27:38d'une autre époque.
27:40Absolument.
27:40Donc, ça veut bien dire
27:40que l'image qu'on portait
27:43en tout cas sur le parti,
27:44en tout cas sur ce qu'était
27:45avant le FN aujourd'hui,
27:47a beaucoup changé.
27:47Aujourd'hui,
27:48c'est un parti qui s'est normalisé
27:50sur tous les territoires.
27:51Même en banlieue,
27:52ce n'est plus un gros mot.
27:53Et effectivement,
27:54on le voit même
27:54dans leur manière d'agir.
27:55On voit bien que la droite,
27:57aussi différente qu'elle est,
27:58aujourd'hui,
27:58on a toutes les composantes
27:59de la droite
27:59qui, aujourd'hui,
28:01existent au sein du RN.
28:02Alors,
28:03Jade Zahad,
28:03au moment où on attend
28:05la candidature
28:06de Gabriel Attal
28:07qui est autre regard,
28:0845%,
28:09ce n'est pas rien.
28:10C'est beaucoup.
28:10Et je l'interprète
28:12comme le signe
28:13d'un échec
28:13de toute la classe politique
28:14ces 20 dernières années
28:15à transformer les choses
28:16et à changer la vraie vie
28:17des vrais gens
28:18qui ont le sentiment
28:19qu'on fait des promesses
28:20et qu'on ne les tient pas.
28:20Moi, je vous le dis
28:21en toute liberté,
28:22je pense qu'on doit entendre
28:24les électeurs
28:25du RN
28:26qui ont des craintes,
28:26qui ont des peurs,
28:27qui ont des angoisses,
28:28qui en ont marre aussi,
28:28qui ont une colère
28:29de la classe politique.
28:30Mais je continuerai
28:31de combattre
28:32le RN,
28:33le parti,
28:34parce que pour moi,
28:35le RN répond
28:37aux bonnes questions
28:37mais de la très mauvaise manière.
28:39Pour moi,
28:39le RN,
28:40déjà sur la partie économique,
28:42ce dont les gens,
28:43ce qui intéresse les gens
28:44aujourd'hui,
28:45c'est le porte-monnaie,
28:46c'est...
28:46Vous n'avez pas échappé
28:47qu'il y a la rencontre
28:47de Jordan Bardella
28:48avec le MEDEF,
28:50etc.
28:51Le RN rencontre
28:53les grands patrons,
28:54etc.
28:54Le RN,
28:55c'est un parti
28:56qui est, je crois,
28:56le premier groupe
28:57à l'Assemblée.
28:57Moi, je suis un démocrate,
28:59je combat les idées.
28:59Que vous reconnaissez ?
29:00Bien sûr,
29:01je combat les idées
29:02et je combattrai toujours
29:03le RN,
29:03mais si les gens votent pour lui,
29:05la moindre des choses,
29:05c'est qu'il soit représenté.
29:07Et d'ailleurs,
29:08avant la dissolution,
29:09quand le groupe
29:09était beaucoup plus petit,
29:10j'étais un des seuls
29:11qui m'émouvait
29:12avec quelques-uns
29:13du fait que le RN
29:14n'était pas représenté
29:15à sa juste valeur.
29:15C'est bien de le dire aussi
29:16parce que ce n'est pas
29:17le cas de certains politiques
29:18qui veulent stigmatiser
29:19le RN encore aujourd'hui.
29:20Qui rencontrent
29:20les chefs d'entreprise.
29:21Très bien,
29:22il ne vous a pas étonné
29:22que les chefs d'entreprise
29:23ont trouvé le niveau
29:24de M. Bardella
29:24absolument ridicule
29:25en économie
29:26et c'est là que j'en viens.
29:27C'est que le Rassemblement
29:28national,
29:28on nous dit
29:29on va défendre le travail.
29:30Bon, ils ont voté
29:31contre la réforme du RSA,
29:32contre la réforme
29:33de l'assurance chômage,
29:34contre la réforme des retraites.
29:35Avec LFI,
29:35ils ont fait adopter
29:36plus de 34 milliards d'euros
29:38de taxes et d'impôts
29:39lors du dernier budget.
29:40Donc, si vous voulez,
29:41le Rassemblement national,
29:42c'est un étendard de la colère
29:44qu'il faut qu'on entende.
29:45On doit faire autrement.
29:46Moi, je suis engagé
29:46depuis neuf mois.
29:47Je crois à ce que
29:49le Bloc central change
29:51et donc réponde aux questions.
29:53Mais sur la question
29:54de l'identité,
29:55je crois que le Rassemblement
29:56national n'a pas changé.
29:57Et je vous le dis
29:58en tant que binational,
29:58le Rassemblement national
29:59a encore dans son programme
30:01l'idée de distinguer
30:02les Français
30:02selon qu'ils ont une
30:03ou deux nationalités.
30:05Donc ça, pour moi,
30:05c'est le RN de l'éternité.
30:07Et le RN le fait déjà.
30:08Pour moi, il n'a pas changé le RN.
30:09Le RN le fait déjà.
30:09Le RN le fait déjà
30:10parce qu'on ne peut pas
30:11retirer la nationalité
30:12d'un mononational
30:13alors qu'on le peut
30:14d'un binational.
30:16Mais le RN va aller
30:17beaucoup plus loin.
30:18C'est dans le référendum
30:19qu'il propose
30:19sur l'immigration.
30:20Donc, si vous voulez,
30:21sur le symptôme,
30:22ça doit nous alerter.
30:23Sur le fond,
30:23il faut qu'on soit modeste
30:24parce que s'il y a
30:2645% de gens
30:27qui veulent voter,
30:28soyons modeste
30:28et ayons un discours de vérité.
30:31On va prendre
30:31la direction de l'Italie
30:32maintenant
30:33après avoir abordé
30:34cet aspect politique
30:35important dans notre émission
30:36avec cette information.
30:38Georgia Meloni
30:38se rend au chevet
30:40des personnes blessées
30:41par ce conducteur
30:42dont on vous a beaucoup parlé
30:43hier aux antécédents
30:45de troubles psychiatriques.
30:46Ça s'est pas vendu hier
30:47à Modem.
30:48Elle annule donc
30:49sa visite à Chypre.
30:50Le conducteur,
30:51je vous le rappelle,
30:51est un Italien
30:52d'origine marocaine
30:52qui a renversé
30:53et blessé brièvement
30:54plusieurs personnes.
30:55Le conducteur a été interpellé.
30:57On va retrouver
30:58notre correspondant en Italie,
30:59Antonino Gallo-Faro.
31:01Bonjour Antonino.
31:02Merci.
31:02Au moment où je vous donne
31:04la parole,
31:05on voit ces images terribles
31:06de ce conducteur
31:08qui empiète
31:09sur le trottoir
31:10et qui fauche
31:10un certain nombre
31:11de personnes.
31:12Quelles sont
31:13les dernières informations
31:15concernant notamment
31:16les blessés ?
31:18En avez-vous ?
31:19Et puis,
31:21on voit que
31:22le déplacement
31:23de Georgia Meloni
31:24à Modem
31:25est un signe fort.
31:26Antonino.
31:28Oui,
31:29elle est arrivée
31:29avec le président
31:30de la République.
31:32Elle voulait montrer
31:33l'image d'une Italie unie,
31:34le président de la République
31:35et la première ministre
31:36ensemble.
31:37C'était des visites privées.
31:38Donc,
31:38on ne sait pas
31:39ce que se sont dit
31:40les deux figures politiques
31:42avec les victimes
31:43et avec leurs proches.
31:44Ces visites
31:45se sont terminées
31:46il y a quelques minutes maintenant.
31:47On en sait
31:48un tout petit peu plus
31:49sur l'état de santé
31:49des victimes.
31:51Cinq personnes encore
31:52sur les huit blessés
31:53sont encore hospitalisés.
31:55Trois ont pu sortir
31:55de l'un des deux hôpitaux.
31:57Une femme de 55 ans
31:58se trouve encore
31:59entre la vie
32:00et la mort.
32:01Et puis,
32:02contrairement à ce qui a circulé
32:03depuis hier soir,
32:04ce n'est pas deux personnes
32:06qui ont été amputées
32:06de leurs jambes,
32:07mais bien une.
32:08Il y a eu un démenti
32:08il y a peu.
32:10Et puis,
32:10pendant ce temps,
32:11l'enquête aussi se poursuit
32:12après les perquisitions
32:13hier dans l'habitation
32:14de la Saillon
32:15où aucun signe
32:16de radicalisation
32:17ou d'appartenance
32:18à un groupe terroriste
32:18n'a été trouvé
32:19selon la presse italienne
32:20ce matin.
32:21Aujourd'hui,
32:21même constat
32:22pour ce qui concerne
32:23ces dispositifs numériques.
32:25d'en garde à vue hier
32:26et il a décidé
32:27de ne pas répondre
32:28à l'interrogatoire.
32:29Son geste reste donc
32:30encore sans explication.
32:32L'homme en question
32:32s'appelle Salim El Khoudri,
32:3431 ans,
32:35né à Bergam,
32:37inconnu des services de police.
32:38Il est originaire du Maroc
32:40et pour cela,
32:40son geste a relancé
32:41le débat ici en Italie
32:43sur les étrangers
32:44de deuxième génération.
32:46Ces deuxièmes générations
32:47qui ne sont pas intégrées
32:48sont un problème,
32:49a lancé le vice-premier ministre
32:50Matteo Salvini.
32:52Comment ?
32:52Comme pour faire contrepoids,
32:53le maire de Modène
32:54a répondu
32:55indirectement
32:56au patron de la Ligue.
32:57Il a rappelé
32:57que parmi les personnes
32:58qui ont permis
32:59d'arrêter la Saïan,
33:02quatre personnes ont aidé
33:03la police à l'arrêter,
33:04il y avait aussi des étrangers.
33:05Merci pour ces dernières précisions.
33:07Antonino,
33:08Gallo,
33:08Faro,
33:09notre correspondant permanent
33:10en Italie.
33:11Merci beaucoup.
33:12On va prendre
33:13la direction
33:13de l'Angleterre
33:15avec vous,
33:15ma chère
33:16Adora Abdelrazdik.
33:17On va revenir
33:18sur ces deux grosses manifestations
33:19qu'on a commentées
33:20ensemble hier.
33:22Une manifestation
33:24anti-immigration
33:25et une autre manifestation
33:28pro-Palestine.
33:29C'est ce qu'on va dire.
33:31Alors,
33:31question,
33:31est-ce que,
33:32évidemment,
33:33Tony Robinson,
33:34le chef de file
33:35de la droite nationaliste,
33:35a réussi son pari ?
33:36La réponse est ?
33:37C'est mitigé.
33:39Alors,
33:39il a réussi son pari
33:40parce qu'évidemment,
33:41les gens étaient présents
33:43en nombre,
33:44mais il espérait faire plus
33:45que la première fois,
33:46c'est-à-dire en septembre dernier,
33:48où il y avait 150 000 personnes
33:51qui avaient vraiment manifesté
33:52dans les rues de Londres.
33:53Alors,
33:53hier,
33:54ça se compte plutôt
33:55en dizaines de milliers,
33:56on parle de 60 000 personnes
33:58selon les chiffres officiels
34:00de la police.
34:02Voilà,
34:03des images qui restent
34:04quand même impressionnantes
34:05quand on le voit,
34:06surtout qui ont été filmées.
34:07avec des drones.
34:09Beaucoup de gens
34:10avec beaucoup de drapeaux,
34:12des personnes qui sont venues
34:13vraiment manifester
34:15contre, justement,
34:16la politique migratoire
34:17de la Grande-Bretagne.
34:19Alors,
34:19il faut savoir que
34:20Tommy Robinson,
34:21on l'a dit hier,
34:22c'est la figure anti-immigration,
34:24anti-islam.
34:25Son mouvement connaît de l'ampleur
34:27ces derniers temps,
34:27surtout que le pays est fracturé.
34:29On l'a vu récemment
34:30avec les dernières élections locales
34:32où le parti UK,
34:35réforme UK,
34:36voilà,
34:36a provoqué
34:37un raz-de-marée.
34:38Alors,
34:39il ne faut pas
34:42les dissocier,
34:43ces deux parties-là.
34:44Nigel Farage
34:46n'est pas affiliée
34:48à Tommy Robinson,
34:49mais,
34:50voilà,
34:50on voit quand même
34:51beaucoup de personnes
34:52qui étaient là.
34:53Ils voulaient surtout
34:54passer un message,
34:55ces personnes qui étaient là,
34:56c'était
34:56de montrer leur fierté
34:59d'être anglais,
35:00que l'on soit anglais,
35:01que l'on soit écossais
35:02ou que l'on soit nord-irlandais.
35:04C'était vraiment l'unité
35:05de l'Angleterre
35:06qui l'ouvrait.
35:06Et avec des drapeaux,
35:07des fameux drapeaux.
35:08Énormément de drapeaux.
35:10Et puis,
35:11il y avait l'autre manifestation
35:11qui a rassemblé
35:12un peu moins de monde,
35:13c'est la manifestation
35:14pro-palestinienne.
35:15Alors,
35:15pro-palestinienne,
35:16contre-manifestation aussi,
35:17puisque,
35:18évidemment,
35:19c'était pour répondre
35:19à cette manifestation-là
35:21de Tommy Robinson.
35:23À la base,
35:24c'était une manifestation
35:25pour commémorer,
35:26en fait,
35:27la Nakba
35:27qui a eu lieu
35:28le 15 mai 1948.
35:30C'est la première guerre
35:30israélo-arabe
35:34qui a été une vraie catastrophe
35:36pour les Arabes,
35:37qui a mené,
35:38évidemment,
35:38à l'État d'Israël,
35:39à la création
35:40de l'État d'Israël
35:40et à l'exode
35:41des Palestiniens.
35:42Là aussi,
35:43beaucoup de manifestants,
35:44beaucoup de slogans
35:45anti-guerre aussi
35:46qu'ont scondé,
35:47justement,
35:48cette foule.
35:50Alors,
35:50les deux manifestations
35:51se déroulaient vraiment
35:52à quelques mètres
35:52l'une de l'autre
35:53et il n'y a eu
35:55aucun incident notable.
35:56C'est grâce,
35:58évidemment,
35:59aux forces de l'ordre
35:59qui avaient vraiment
36:01pris des mesures
36:02exceptionnelles.
36:03Mais la chose,
36:04peut-être,
36:05qui est très intéressante
36:06à noter,
36:07c'est qu'aujourd'hui,
36:07on voit bien
36:08que le multiculturalisme
36:09anglais,
36:10qui a souvent été
36:11mis en valeur
36:12et montré que ça marchait
36:13très bien,
36:14ça commence vraiment
36:16à se déchirer,
36:18peut-être sous le poids,
36:19justement,
36:19de cette immigration
36:20clandestine
36:21et cette politique
36:22migratoire.
36:24Jade,
36:25est-ce que vous imaginez
36:25une...
36:26Merci beaucoup,
36:26Dora.
36:27Qu'une telle manifestation
36:29pour dire non
36:30à l'immigration
36:31puisse tenir
36:32autant de drapeaux
36:34tricolores en France
36:35et peut-être un peu
36:36moins de drapeaux
36:37pro-palestiniens.
36:38Écoutez,
36:39je ne sais pas
36:39s'il pourrait y avoir
36:40une telle manifestation,
36:41mais on ne peut pas nier
36:42qu'une partie
36:43des Françaises
36:43et des Français
36:44se posent la question
36:45de l'immigration
36:46et de l'impact
36:47de l'immigration
36:47sur l'économie
36:48ou sur la société
36:50de manière générale.
36:51Si vous voulez,
36:52beaucoup des slogans
36:54hier que j'ai entendus
36:54qui sont ceux qui sont
36:55souvent repris d'ailleurs
36:56par le Rassemblement
36:57National ou par
36:58Éric Zemmour,
36:59c'est de dire
36:59on est submergé.
37:00Et je pense que
37:01quand on emploie le terme
37:02on est submergé
37:03par l'immigration,
37:04on ne décrit pas une réalité,
37:05on la met en scène.
37:06Et donc précisément,
37:07on ne répond pas
37:07à la question.
37:08Est-ce que c'est la faute
37:09de l'immigration
37:11si on a désindustrialisé
37:12massivement la France
37:14depuis les années 90 ?
37:15Non.
37:15Est-ce que la crise du logement
37:16est liée à l'immigration ?
37:18Non.
37:18Est-ce que la fermeture
37:23des maternités
37:24des services publics
37:25est liée à l'immigration ?
37:26Non, pas directement.
37:27Pour autant,
37:27oui, il y a une situation
37:28et ça a été évoqué.
37:29Moi, je crois
37:30à l'intégration républicaine.
37:31Moi, je suis la première génération
37:32née en France.
37:33Mes deux parents sont venus
37:34du Liban,
37:34grand ami de la France
37:35pendant la guerre civile.
37:36J'ai les deux nationalités.
37:38Je suis fier d'être français.
37:39Je suis fier aussi
37:40d'avoir appris
37:41la langue arabe
37:42qui est celle de mes parents,
37:43d'avoir accès
37:43à Oum Koulsou,
37:45à Férouz,
37:45à ce qui fait aussi
37:46que je suis un Français
37:47d'ici et d'ailleurs.
37:48Et donc, là où peut-être
37:49il faut qu'on fasse mieux demain,
37:50c'est sur la question
37:51de l'intégration républicaine.
37:52On a des droits, oui,
37:54mais on a aussi des devoirs.
37:55Et typiquement,
37:56Gabriel Attal a mis
37:56quelques propositions d'ores et déjà.
37:58Vous le savez,
37:58il n'est pas candidat encore
37:59dans le débat.
38:00Il faut qu'on privilégie
38:01l'immigration de travail
38:02à l'immigration du rassemblement familial.
38:04Et il faut aussi
38:05que le Parlement puisse se saisir
38:06chaque année
38:07de votes des quotas d'immigration.
38:09Mais sur le fond,
38:10moi, je crois à une France
38:10qui est d'ici et d'ailleurs,
38:11je crois qu'on a 70 millions
38:13de Français
38:14qui sont...
38:1570 millions de gens différents
38:16mais qui doivent se rassembler
38:18derrière une chose.
38:18C'est une seule citoyenneté
38:20et contrairement à ce que dit LFI,
38:21en France,
38:22il n'y a pas 70 millions
38:23de citoyenneté.
38:24Il y a des gens différents
38:25mais qui doivent savoir
38:26se rassembler
38:26derrière les droits des droits des droits.
38:27Mais le fait que ça se passe
38:28chez nos amis britanniques
38:29et comme le disait très justement
38:31Andorra,
38:31où on a pratiqué,
38:32ça faisait partie de l'ADN du pays.
38:35Également,
38:36ça doit nous interpeller.
38:37C'est un constat.
38:38C'est un constat d'échec.
38:41Alors nous,
38:41on a un modèle,
38:42c'est l'universalisme français.
38:44C'est-à-dire...
38:44Parce que vous savez,
38:45moi, chère René Chant,
38:46je suis aussi en charge
38:46des questions de laïcité.
38:47Le modèle anglo-saxon
38:49est un modèle dit communautaire.
38:51C'est-à-dire,
38:51vous avez un droit
38:52à la revendication,
38:53vous avez des droits différents
38:54selon votre ethnie.
38:55Nous, en France,
38:56heureusement,
38:57Dieu merci,
38:57et nous le protégerons,
38:59nous et d'autres,
38:59j'espère.
39:00En France,
39:00il n'y a que les mêmes droits
39:01et que les mêmes devoirs
39:02pour tout le monde,
39:03quelles que soient vos origines
39:04ou vos ethnies
39:05ou vos religions.
39:05Très rapidement, Florian,
39:06parce que vous voulez parler
39:07absolument de l'Eurovision
39:08et il y a notre ami
39:09Olivier Benkeboun
39:10qui nous attend
39:11et on arrive au terme
39:12de l'émission.
39:13Donc, si vous voulez
39:13qu'on fasse tout...
39:14C'est juste qu'on est
39:14tous d'accord
39:15sur la nécessité
39:16de l'intégration républicaine.
39:17Le problème,
39:18c'est que quand on a
39:19les chiffres de primo-entrée
39:21qu'on a actuellement
39:22qui n'ont fait qu'augmenter
39:23sous Emmanuel Macron,
39:24on est quasiment à 400 000
39:25l'année dernière,
39:25384 000,
39:26alors que c'était
39:27moins des 200
39:29avant son quinquennat,
39:30en fait,
39:31on a un problème
39:31juste de quantité
39:32qui fait que ça devient
39:33très difficile
39:34d'intégrer.
39:34Là, vous parlez
39:35de l'écart en temps.
39:35Non, non, mais c'est
39:36extrêmement compliqué
39:37d'intégrer
39:38quand on a ce type
39:39de volume-là
39:40d'immigration en 30
39:41et c'est exactement
39:41ce qui se passe
39:42en Angleterre aussi
39:43parce que depuis le Brexit
39:44et qu'il voulait reprendre
39:45le contrôle de l'immigration,
39:46c'est tout l'inverse
39:46qui s'est passé.
39:47L'immigration n'a fait
39:48qu'augmenter
39:48et c'est pour ça
39:49qu'on est dans cet état de fait.
39:50Donc, derrière,
39:50la question est-ce
39:51que ça peut se passer
39:52en France,
39:52ce type de manifestation,
39:53ça pourrait
39:54et parce qu'on est
39:54sur la même pente
39:55avec des quantités
39:56de primo-entrée
39:57qui sont trop importantes
39:58et effectivement,
39:59seulement 17% de travail.
40:00Allez, on va terminer
40:01par l'Eurovision.
40:03Je ne sais pas
40:03si vous avez regardé
40:03hier soir,
40:04tour de table,
40:05vous avez regardé hier soir
40:05ou pas du tout ?
40:06Oui, par intermittence.
40:09Merci de votre réponse
40:10et surtout merci
40:11de votre sincérité.
40:12En tous les cas,
40:13on en déplace à certains.
40:14Je vois que l'on salue
40:15la performance
40:15du candidat israélien
40:16et c'est important
40:17de le rappeler.
40:18Noam Bethan,
40:19il a terminé
40:19en deuxième position
40:21de la finale
40:22avec sa chanson
40:23Michel interprétée
40:24en français,
40:25en hébreu et en anglais.
40:25Je vous propose
40:26d'écouter un court extrait
40:28de sa performance.
40:29On n'a pas beaucoup de temps.
40:30Vous voyez,
40:30classement qui s'affiche.
40:31On reviendra
40:32sur le classement
40:32de la France,
40:3311e,
40:34et on va retrouver
40:35dans quelques instants
40:36Olivier Benkeemoun
40:37et Emma Laura.
40:38Mais d'abord,
40:40un court extrait.
40:43Je te laisse partir
40:45Adieu ma belle
40:47Je te laisse partir
40:49Mais je fais
40:51La reine des problèmes
40:53La reine des problèmes
40:57La reine des problèmes
41:02Je te laisse partir
41:35Merci beaucoup
41:36Il a fait le plein
41:37sur le vote du public
41:38Ce qui est intéressant
41:39Malgré le boycott,
41:40on en a largement parlé
41:41Mais pour poursuivre
41:44votre débat
41:45Ce qui est intéressant
41:45c'est la mobilisation
41:46autour de cette jeune française
41:48En fait,
41:48les Israéliens
41:49et beaucoup de pays
41:50en Europe
41:50considèrent que
41:51ce n'est pas simplement
41:52un concours de chansons
41:53C'est mettre son drapeau
41:55C'est mettre son identité nationale
41:56au plus haut
41:57C'est ce que considèrent
41:58les Israéliens
41:59La France ?
41:59Pas du tout
42:00Est-ce que vous avez vu
42:01un message
42:01du président de la République
42:03pour soutenir
42:04la jeune Monroe ?
42:05Vous n'en avez pas vu
42:05Est-ce que vous avez vu
42:07en revanche
42:07les réactions en Israël
42:08Benjamin Netanyahou
42:09le président Herzog
42:10ont tout de suite appelé
42:11Noam Betam
42:12Il l'avait félicité
42:13et avait mobilisé
42:14sur les réseaux
42:15partout et tout le temps
42:16pour faire voter
42:17pour ce garçon
42:18Pour la française
42:19pas du tout
42:19On n'a pas eu envie
42:20de mettre en avant
42:21le drapeau français
42:23Et c'est ça qu'on n'arrive pas
42:24peut-être à comprendre
42:25dans ce concours
42:26C'est que c'est un concours
42:27aussi sur l'unité nationale
42:29et ça en dit long
42:30en fait sur notre unité
42:31Nous on est capable
42:32de critiquer
42:32Regardez les réseaux sociaux
42:34ça ne va pas
42:34sa performance
42:35ceci, cela
42:35On met tout ça
42:36sur les critères culturels
42:37ou artistiques
42:39alors que ça va au-delà
42:41Et donc cette jeune fille
42:42elle a fait le plein
42:44du vote des professionnels
42:45Monroe
42:46Je vous le disais
42:47hier
42:47les bookmakers
42:48l'a placé 10ème
42:49elle est arrivée 11ème
42:50En revanche
42:51le public
42:51il n'y a pas eu assez
42:52Et je trouve ça intéressant
42:54et sans doute
42:54à débattre
42:55sur la place de la France
42:57l'envie qu'on a
42:58de mettre en avant
42:59le drapeau
42:59sur le devant de la scène
43:01Hier j'hésitais à vous poser
43:02à chaque fois la question
43:03du classement futur
43:04de la France
43:05Vous n'êtes pas trop trompé
43:06au final
43:07Vous aviez dit 10
43:08à la fin
43:09Au départ on était parti très haut
43:11ensuite c'était 6
43:12au fil de vos interventions
43:13et de nos échanges
43:13J'espère qu'on n'a pas été
43:15le chat noir
43:16mine de rien
43:17pour la chanteuse française
43:19Mais bon
43:21Merci en tous les cas
43:22de votre intervention
43:24mon cher Olivier
43:25et revenez-nous vite
43:26évidemment
43:27Vous vouliez dire deux mots
43:29mon cher
43:30Oui tout à fait
43:30Parce que j'ai publié
43:32pour le millénaire
43:32une étude sur le sujet
43:33hier précisément
43:35pour comment est-ce que
43:35la France pourrait
43:36retrouver la gagne
43:37à l'Eurovision
43:37et ce que Olivier Bienkamoun
43:38vient de dire
43:39est très juste
43:40Si vous regardez
43:41en fait on n'a pas
43:41de sélection nationale
43:42En gros c'est une décision
43:44qui va être l'artiste
43:45et la chanson
43:46qui représente
43:46la France à l'Eurovision
43:47C'est une décision opaque
43:48à huit clous
43:49de quelques-uns
43:50au sein de France Télévisions
43:51Dans le cadre
43:52de la commission
43:52d'enquête parlementaire
43:53qu'on a vu sur
43:53l'audiovisuel public
43:54on voit bien le type
43:55de personne dont il s'agit
43:56c'est-à-dire que
43:57c'est complètement hors sol
43:58et donc forcément
43:59ça ne parle pas
44:00C'est-à-dire qu'il y a
44:01un choix qui a été fait
44:02Monroe est une artiste
44:04magnifique
44:04Je veux dire
44:04sa voix est incroyable
44:06et donc elle a fait le plein
44:07sur le jury
44:07mais elle n'a pas trouvé
44:08le public
44:09Vraiment
44:10les points n'ont pas été là
44:11Sur les dix premiers
44:13là
44:13c'est neuf
44:14de ces pays
44:15ont une sélection nationale
44:17populaire
44:17avec un vote du public
44:18et c'est ça qu'il nous faut
44:19Nous ce qu'on propose
44:20du coup
44:20c'est une forme
44:21de festival de Cannes
44:22de la chanson francophone
44:23Très bien
44:23Avec des demi-finales
44:25Ça aurait dû filier
44:26dans le rapport
44:26Charal
44:27On fait à votre intervention
44:28Oui
44:28Tout à fait
44:29Avec des demi-finales
44:31en région
44:31dans les Outre-mer
44:32pour intéresser les Français
44:34et faire que le gagnant
44:35parte avec un élan
44:36et puisse enfin
44:37nous faire retrouver
44:38la gagne
44:38après quand même
44:3950 ans sans victoire
44:40Alors attendez
44:40Olivier Minkiewoon
44:41a quelque chose
44:41à rajouter
44:42Olivier très rapidement
44:43parce qu'il y a déjà
44:43la petite musique
44:44Vous voyez
44:44Axel Thomas
44:45qui prépare cette émission
44:45m'a mis la petite musique
44:48Alors on vous entend pas
44:4910 secondes
44:50pour vous dire
44:50qu'en fait
44:50peu importe le candidat
44:52pour vous dire
44:52que peu importe
44:53le candidat
44:54en réalité
44:54à partir du moment
44:55où un pays
44:55a son candidat
44:56tout le monde est derrière
44:57Nous
44:58on a un candidat
44:59on est en train
45:00de regarder ses qualités
45:01et ceci et cela
45:02et hier encore
45:03sur les réseaux
45:03c'était le cas
45:04alors que tous les autres pays
45:05ils sont à fond derrière
45:06enfin sauf les anglais
45:07qui ont fait zéro
45:09pour hier soir
45:09Oui c'est ça
45:10Bon voilà
45:11Ça y est
45:12vous redéclarer la gagne
45:13avec nos voisins britanniques
45:15Merci
45:15Merci mon cher Olivier
45:16Merci à l'équipe
45:17qui m'a entouré
45:18Sébastien Mannoti
45:19Excel Thomas
45:19Sarah Gaudron
45:20Clara Bouvier-Lénaud
45:21Sandra Chombo pour l'information
45:22Stéphane Fattoreto
45:23Lionel Anglois
45:24pour la formation
45:24Merci aux équipes en régie
45:25Dans quelques instants
45:27Elodie Huchard
45:27Jade vous revenez
45:28pour nous annoncer officiellement
45:30quand votre candidat
45:31Avec plaisir
45:33Vous vous y engagez
45:34Oui bien sûr
45:34Merci
45:35Merci beaucoup
45:36Bientôt
45:36Allez on se retrouve
45:37à 17h
45:38évidemment
45:38pour votre punchline
45:40du dimanche
45:40A tout à l'heure
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