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  • il y a 12 heures
Dans son édito du 16/05/2026, Mathieu Bock-Côté revient sur [thématique de l'édito]

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Transcription
00:00Alors, c'est un « Que se passe-t-il » qui dépasse la journée de cette manifestation.
00:04Il y a, il faut comprendre que le Royaume-Uni, de tous les pays occidentaux,
00:09est probablement un de ceux où l'expérience ou l'expérimentation idéologique et démographique
00:15du multiculturalisme et de l'immigrationnisme a été poussée le plus loin.
00:18Le Royaume-Uni est aussi un des pays qui a le plus souffert du multiculturalisme,
00:24mais c'est un pays où cette souffrance n'était pas en droit de s'exprimer.
00:29Donc, c'est un pays où la population devait prendre sur elle, comme on dit,
00:35assumer les effets du multiculturalisme dans ses aspects les plus destructeurs,
00:40les tensions ethno-culturelles, dont l'expression la plus radicale
00:44étaient les fameux « grooming gangs » dont on a parlé souvent sur ces plateaux.
00:48Eh bien, le Royaume-Uni est un pays où la question de l'identité est une question longtemps refoulée,
00:53mais qui aujourd'hui ressort de partout dans la vie politique.
00:56Le Royaume-Uni est un pays qui est en train de changer politiquement en profondeur.
01:01Il faut comprendre le système politique britannique, c'est l'anti-système italien, en quelque sorte.
01:06C'est un système qui est fait pour être le plus stable possible,
01:09pour limiter l'émergence de nouveaux partis, pour limiter l'émergence de nouvelles forces politiques.
01:14C'est un système qui mise sur la stabilité parlementaire maximale.
01:17Alors, qu'est-ce qu'on voit en ce moment?
01:19Les vieux partis britanniques se font balayer ou remettre en question par des forces nouvelles
01:24qui sont portées par la question identitaire.
01:27Alors, il y a eu tout récemment, on en a parlé un peu, des élections locales en Grande-Bretagne.
01:31Et le parti de Nigel Farage, Reform UK, a eu un succès tout à fait remarquable.
01:36C'est aujourd'hui le premier parti britannique.
01:39Alors, qui est Nigel Farage?
01:41C'est un personnage assez charismatique.
01:44On pourrait dire que c'est un Anglais pur jus.
01:46C'est un Anglais peintre de bière.
01:48C'est un Anglais très élégant d'un côté, très populaire de l'autre.
01:51C'est un ancien trader.
01:52C'est un souverainiste libertarien à sa manière.
01:55Et sur le plan politique, on pourrait dire que Nigel Farage,
01:58c'est comme si finalement Nicolas Dupont-Aignan était parvenu à remplacer
02:04l'ELR comme principale force politique de droite en France.
02:08Donc, c'est un peu le même créneau.
02:10Je précise une chose.
02:11Dans le cas de Farage, il est parvenu à contourner le système politique,
02:14à le bousculer, d'abord en passant par le Parlement européen.
02:18Donc, il ne faut pas se tromper.
02:18À l'origine, ils font le parti, le UKIP.
02:21Ensuite, pour le United Kingdom Independence Party.
02:25Ensuite, il dit, c'est terminé, j'ai réussi le Brexit.
02:27Donc, il réussit à imposer le référendum sur le Brexit.
02:29Il l'emporte.
02:30Le système cherche à empêcher le Brexit.
02:33Le système cherche à contenir la volonté populaire.
02:36Il fonde de nouveaux partis, le Brexit Party.
02:38Il réussit encore une fois.
02:40Et après ça, qu'est-ce qu'il fait?
02:41Il dit, bon, il faut réformer à l'intérieur parce que le système est véritablement vérolé.
02:44Il fonde le Reform UKIP.
02:46Il y a une autre partie qui...
02:48Une chose importante, c'est un parti souverainiste, Farage,
02:51mais qui avait des réserves à toucher à la question de l'identité.
02:54Il avait une forme de pudeur sur ces questions jusqu'à tout récemment.
02:57Mais là, il y a une autre force qui est apparue aussi par un ancien de Farage,
03:02donc de son équipe, de Rupert Law, L-O-W-E,
03:05qui a fondé Restore Britain, donc Restaurer la Grande-Bretagne.
03:08Donc, c'est plus seulement réformer, c'est restaurer.
03:11C'est un parti qui a été fondé en 2026.
03:13Et ce parti entend poser la question non seulement de l'immigration massive,
03:18mais même de la remigration, on en parlera en deuxième partie,
03:21au cœur du jeu politique.
03:24Ce parti, aujourd'hui, est en progression.
03:27Donc, ce qui pousse dans la vie politique britannique,
03:29ce sont deux forces identitaires et souverainistes fortes à droite.
03:34Je note qu'au même moment, soit dit en passant,
03:36il y a... Ah oui, petit détail qui n'est pas secondaire.
03:39Si vous avez regardé le résultat des élections locales,
03:42au Pays de Galles et en Écosse,
03:44les indépendantistes sont arrivés premiers.
03:46Donc, une forme de sentiment identitaire fort
03:48chez les peuples constitutifs du Royaume-Uni.
03:51Vous noterez aussi qu'au Royaume-Uni,
03:52il y a une percée de l'identitarisme musulman chez les Verts,
03:57notamment, mais pas que chez les Verts.
03:58Donc, les Verts pratiquent...
03:59On pourrait dire que les Verts, symboliquement,
04:01occupent le créneau de la LFI en Grande-Bretagne.
04:03Et ils ont tendu la main, clairement,
04:05à des revendications islamistes.
04:08Par ailleurs, au Royaume-Uni,
04:09vous voyez des partis véritablement
04:11des listes islamistes,
04:13clairement, se constituaient pour les municipales.
04:15Elles se sont constituées pour cela.
04:16Donc, qu'est-ce que vous voyez ?
04:17C'est un pays où, finalement,
04:20tout comme ça s'est passé en France tout récemment,
04:21les élections locales sont des élections
04:24de clarification des nouvelles lignes
04:26de tensions politiques.
04:27C'est dans ce contexte,
04:29c'est dans ce contexte
04:31qu'arrive cette manifestation immense aujourd'hui,
04:33qui prend le relais d'une manifestation
04:35qui a eu lieu en septembre 2025,
04:38qui était portée par Tommy Robinson,
04:40qui est Tommy Robinson ?
04:41C'est un militant identitaire,
04:43c'est un ancien hooligan,
04:44et je prends chaque fois la peine de le dire,
04:46ce n'est pas un enfant de cœur.
04:47C'est-à-dire, ce n'est pas exactement
04:49le gendre idéal que vous voudriez
04:51avec votre fille.
04:52Une fois que c'est dit,
04:53à l'échelle de l'histoire,
04:54si on espérait que les personnages importants
04:57ne soient que des enfants de cœur
04:58absolument transparents,
04:59qui n'ont jamais rien fait de mal dans leur vie,
05:01l'histoire aurait un tout autre visage.
05:05Et Robinson est devenu la figure charismatique,
05:08le leader de la mouvance identitaire britannique
05:11qui réussit à incarner,
05:13à porter la protestation des Britanniques
05:16contre l'immigration massive
05:17qui a profondément transformé leur pays.
05:20Donc, il a réussi.
05:21Et là, la dernière fois,
05:22on disait qu'il y avait 150 000 personnes.
05:24Dans les faits,
05:24à peu près tous les observateurs sérieux
05:25disent que c'est un chiffre
05:26qui était très à la baisse.
05:28C'était bien au-delà de 150 000.
05:30Et je crains qu'aujourd'hui,
05:31quand on va regarder les médias britanniques,
05:32on cherche encore une fois à nous dire
05:33qu'il y avait moins de gens
05:34qu'il n'y en avait véritablement.
05:36Ce qui se constitue en Grande-Bretagne,
05:37c'est un mouvement social
05:39contre l'immigration massive.
05:40Pas seulement un parti politique,
05:42un mouvement social
05:43qui s'empare de la rue sur ce thème.
05:45Vous me demanderez peut-être,
05:46mais est-ce que c'est la première fois
05:47qu'on voit des manifestations
05:48contre l'immigration massive?
05:49Non.
05:49Rappelez-vous, en Allemagne,
05:502014-2015,
05:51il y avait le mouvement Pidjida.
05:53Le problème,
05:53qu'est-ce qui s'est passé,
05:54ces mouvements,
05:55surtout en Allemagne,
05:55on le voit quand les colonnes migrantes
05:57arrivent suite à la décision
05:59d'Angela Merkel?
06:00Qu'est-ce qu'on voit?
06:01Tout de suite,
06:02le système dit
06:03que ce sont des manifestations
06:03d'extrême droite nazie.
06:05Il y a toujours la même méthode.
06:06Ce sont des nazis,
06:07ce sont des nazis.
06:08Et dès lors que vous utilisez
06:10cette étiquette-là,
06:10ça permet de disqualifier
06:11le mouvement social qui s'exprime.
06:13En France,
06:14il y a eu des manifestations
06:15contre l'ECRA,
06:16les centres de rétention administratives
06:18lorsqu'on cherchait
06:18à les établir dans des régions.
06:20Et bien, qu'est-ce qu'on voit?
06:21On accuse, encore une fois,
06:22ceux qui s'y opposent.
06:23On les accusait
06:24d'être d'extrême droite
06:24et fasciste.
06:26Et dès lors,
06:26on pouvait ne pas tenir compte
06:27de leurs protestations.
06:28Et plus récemment,
06:29c'est même la méthode
06:30avec le canon français,
06:31si je peux me permettre,
06:32on trouve dans une grande fête
06:33trois zigotos.
06:34On dit que ces trois zigotos
06:35sont l'esprit de la fête.
06:36C'est une fête d'extrême droite,
06:37une fête fasciste,
06:38peut-être même une fête nazie.
06:39Il faut s'en débarrasser.
06:41Ce que je note
06:41de cette manifestation,
06:43donc,
06:44c'est qu'il est très encadré,
06:45qui est très encadré,
06:45on en reparlera dans un instant,
06:47dans cette manifestation,
06:48sous le signe
06:49de la surveillance policière,
06:50c'est qu'il s'agit en vérité
06:51d'un véritable mouvement
06:53insurrectionnel
06:53contre la submersion migratoire,
06:56contre l'immigration massive
06:57qui a été pilotée,
06:58imposée par les élites
06:59depuis plusieurs décennies.
07:00Vous auriez pu rajouter
07:01la pétition,
07:02vous savez,
07:02de Philippe Devilliers.
07:03Bien sûr,
07:03pour le référendum
07:04sur l'immigration.
07:05Pour le référendum
07:05sur l'immigration.
07:06Deux millions de signataires
07:08et qui a été attaqué,
07:11non pas le message,
07:12mais le messager.
07:13Cette manifestation,
07:14vous en avez parlé
07:15à l'instant,
07:15a été très encadrée,
07:18avec de bonnes raisons.
07:20Oui,
07:20parce qu'il y a une autre
07:21manifestation de la même journée,
07:22une manifestation pro-palestinienne
07:24sous le signe
07:24de ce qu'ils appellent
07:25l'Anakba.
07:26Donc là,
07:26oui,
07:27si vous avez un risque
07:28de confrontation,
07:29ça,
07:29c'est une vraie raison
07:29d'encadrer la manifestation
07:31pour éviter les tensions.
07:32Mais,
07:33il ne faut pas oublier une chose,
07:34Robinson dit à ses gens,
07:36aux gens qui viennent,
07:37arrivez,
07:37tenez-vous calmement,
07:38ne faites pas de débordements,
07:41mais moi,
07:41ce que je soutiens
07:42comme thèse là-dedans,
07:43c'est que le système
07:45mobilise tout son appareil
07:46répressif potentiel,
07:48donc potentiellement
07:49des blindés même,
07:50mais un appareil répressif
07:51significatif,
07:52des milliers de policiers,
07:53pourquoi?
07:53Pour envoyer un signal
07:55qu'il s'agit
07:56d'une révolte illégitime.
07:57Quand vous mobilisez
07:58un appareil quasiment militaire
08:00pour contenir
08:00un mouvement populaire,
08:02c'est que vous traitez
08:03ce mouvement
08:03comme un mouvement factieux,
08:05comme un mouvement illégitime,
08:06comme un mouvement
08:07antidémocratique
08:08que vous devez encadrer
08:09à tout prix.
08:10Quand vous sortez
08:11tout l'appareil
08:11sur le mode de l'émeute,
08:13c'est que vous laissez
08:14comprendre que ceux
08:14qui se retrouvent là
08:15l'ont bien cherché
08:16si ça tourne mal,
08:17qu'ils sont coupables
08:18en quelque sorte
08:19de leur simple présence
08:20dans cette manifestation.
08:22Et moi,
08:22ce que je vois
08:23dans cette espèce
08:24de logique répressive
08:25contre une mouvance
08:27patriote dissidente
08:28aujourd'hui,
08:29j'y vois l'expression
08:30d'un mouvement
08:30plus large
08:31que l'on voit
08:32en Europe
08:32ces années-ci
08:34pour mater,
08:35pour casser
08:35les mouvements
08:36patriotes dissidents,
08:37pour casser
08:38les mouvements nationalistes,
08:39si on veut utiliser
08:39le terme
08:40de manière non négative.
08:41Et donc,
08:41voyons plus largement.
08:44mobilisation policière
08:45très vive
08:46chaque fois.
08:47Là,
08:47dans ce cas présent,
08:48on a dit
08:49interdiction
08:49des agitateurs
08:50étrangers
08:50à l'extrême droite.
08:51Donc,
08:51globalement,
08:52si vous tombez
08:53sur des gens
08:53qui viennent
08:54d'un autre pays
08:54et qui voulaient
08:55soutenir cette cause
08:56comme on le voit
08:56un peu partout,
08:57eh bien,
08:57on nous dira
08:58« Aha!
08:58En fait,
08:59vous êtes des agitateurs
09:00étrangers
09:00qu'on doit bloquer.
09:01Vous êtes d'ailleurs
09:02de l'ingérence étrangère. »
09:03Et je note
09:04que ça,
09:04c'est le thème dominant
09:05aujourd'hui
09:05dans la presse britannique.
09:06On nous dit
09:07que Tommy Robinson,
09:12qui pousserait
09:13les Britanniques
09:13à se soulever
09:14contre les migrations
09:14massives.
09:15Soit-dit en passant,
09:16en matière d'empêcher
09:17quelqu'un
09:17d'aller au Royaume-Uni,
09:20rappelez-vous,
09:21Renaud Camus,
09:21je crois,
09:22c'était il y a deux ans,
09:23pour faire une conférence
09:24à l'invitation d'un parti,
09:25on dit « Trop dangereux,
09:26globalement,
09:27dans un pays
09:28qui accueille régulièrement
09:29les imams
09:30les plus radicaux. »
09:32De la même manière,
09:33des persécutions,
09:33quand je parle
09:34de dispositifs juridiques
09:35pour mater les insurgés,
09:37les persécutions juridiques,
09:38Tommy Robinson,
09:39on nous le dit souvent,
09:39c'est un délinquant,
09:40c'est un voyou,
09:41il a été condamné par la loi,
09:42mais il a été condamné
09:43pourquoi essentiellement
09:44ces dernières années?
09:44Parce qu'il a tout fait
09:45pour révéler le scandale
09:47sur les grooming gangs
09:47que le système
09:48voulait étouffer.
09:50Quand on veut mater
09:51un peuple en ces matières,
09:52ou des insurgés,
09:52plus largement,
09:53il y a aussi des techniques
09:54d'espionnage et d'infiltration,
09:56comme on le voit en Allemagne
09:56avec l'AFD.
09:58Puisqu'on a collé
09:58le mot « extrême droite »
09:59à ce parti,
10:00il est légitime de l'infiltrer.
10:02Soyez certains d'une chose,
10:03quand il y a
10:03des infiltrations policières
10:05ou étatiques
10:06dans une organisation
10:06qui est vue comme inquiétante,
10:08il y a aussi
10:09des provocateurs
10:10et des agitateurs
10:11pour la radicaliser artificiellement.
10:13Il peut y avoir
10:14l'interdiction d'un parti,
10:15tout simplement.
10:15L'AFD,
10:16on cherche à l'interdire
10:17aujourd'hui en Allemagne.
10:18Le Vlaams bloc,
10:19hier, en Flandre.
10:21On peut chercher aussi,
10:22comme on le voit
10:22avec la nouvelle loi française
10:23qui sera votée
10:24sur l'antrisme,
10:25au nom de la lutte
10:26contre l'istrame radical,
10:27on peut chercher
10:28à se donner les moyens
10:29de mater tous les mouvements
10:30qui sortiraient,
10:31qui pratiqueraient
10:32une forme de déviance idéologique
10:34par l'interdiction bancaire,
10:35notamment.
10:36On peut aussi voir,
10:38on le voit de plus en plus,
10:39l'interdiction préalable
10:40de manifestations,
10:41parce qu'on dit
10:42à cette manifestation,
10:43ou même de colloques.
10:45De colloques,
10:45c'est quand même quelque chose.
10:46Et aujourd'hui,
10:47il y a une nouvelle
10:47qui est sortie sur Twitter.
10:49Je prends la peine
10:49de la relayer.
10:50On cherche aussi
10:51à détruire quelquefois
10:52la réputation des gens.
10:54C'est la Claire Géronimie
10:56qui nous montre
10:57que dans une librairie française,
10:59le dernier livre
10:59de Jordan Bardella
11:00est classé parmi
11:01les ouvrages
11:02sur le nazisme.
11:03subtil,
11:04subtil.
11:05Et ensuite,
11:05ces gens-là se demandent
11:06pourquoi le milieu
11:06de la librairie
11:07se porte mal aujourd'hui.
11:09Alors,
11:09j'y reviens.
11:10Ce qui se passe,
11:10quand on met tous les moyens
11:11répressifs,
11:12qu'on les met de très visibles,
11:13c'est pour envoyer
11:14le signal aux gens,
11:16manifestation factueuse,
11:16ne vous y associez pas.
11:18La France ne connaît pas
11:19ces manifestations,
11:20Mathieu Bocotet,
11:21alors que le pays
11:22a une culture politique
11:23de la rue.
11:23Comment vous l'expliquez ?
11:24Parce que depuis plusieurs décennies,
11:26la rue appartient à la gauche
11:27pour l'essentiel.
11:28Il y a eu deux grandes
11:29manifestations bourgeoises,
11:30en fait,
11:30celle pour l'école libre,
11:31celle et la manif pour tous.
11:33C'était la défense
11:34d'un mode de vie
11:35davantage
11:36que des manifestations
11:37sur le mode
11:38clairement polémique.
11:39La question de l'immigration
11:40est une question
11:40plus populaire,
11:41d'ailleurs,
11:41vous le noterez.
11:42La bourgeoisie préfère
11:43fuir des conséquences
11:44de l'immigration massive
11:45que s'y opposer frontalement.
11:46Vous noterez par ailleurs
11:47qu'une bonne partie
11:47de la population fuit aussi.
11:49C'est ce qu'on appelle
11:50la constitution
11:50de la France périphérique.
11:52Mais vous noterez par ailleurs
11:53que la population fuit,
11:55cherche à retrouver
11:55des espaces
11:56où la France
11:56est encore culturellement française
11:57et on cherche à modifier
11:59ensuite la société,
12:00notamment avec des politiques
12:01de logement social partout
12:02qui sont des politiques
12:03dans les faits
12:04d'imposition
12:05du régime diversitaire partout.
12:07Par ailleurs,
12:08en France,
12:08il faut bien le voir,
12:10la question migratoire
12:11a été prise en charge
12:12politiquement depuis longtemps.
12:13Elle était refoulée
12:14en Grande-Bretagne.
12:15Elle a été prise en charge
12:16politiquement en France
12:17par des partis
12:18dès le début des années 80,
12:19donc l'EFN,
12:20l'ERN,
12:20la droite classique à l'époque
12:21s'en occupait aussi,
12:23reconquête aujourd'hui.
12:24Donc la rue en politique
12:25est un substitut
12:26au Parlement souvent.
12:27Reste à voir
12:28si en France demain
12:29il pourrait y avoir
12:29quelque chose d'équivalent.
12:30Par ailleurs,
12:31ne nous trompons pas
12:32avec cela,
12:33la rue appartient
12:34à la gauche radicale
12:34en France.
12:35On le voit avec la présence
12:36partout des milices antifas
12:37qui se permettent
12:38d'imposer leurs règles
12:39avec la bénédiction du pouvoir.
12:41Puis dernière réflexion
12:42à travers tout cela,
12:42vous noterez qu'en ce moment,
12:44la Macronie,
12:46alors que partout en Europe
12:47on s'oppose
12:48à l'immigration massive,
12:49une partie de la Macronie
12:50rêve plus que jamais
12:51aujourd'hui
12:52d'une forme
12:53de nouvelle France
12:54à sa manière.
12:55Quand on dit
12:55presque une forme
12:56de rêve d'africanisation
12:57de la France,
12:58très bien,
12:59on peut le souhaiter
12:59ou on peut ne pas le souhaiter,
13:00mais je note
13:01qu'Emmanuel Macron
13:02dans sa tournée en ce moment
13:03plaide pour une vision
13:04de l'identité française
13:05qui est différente
13:06à certains égards
13:07de celle de LFI,
13:08mais pas complètement,
13:09je ne suis pas certain
13:10qu'il soit complètement
13:11en raccord
13:11avec les préférences
13:12de la population.
13:14Merci.
13:14Merci.
13:14Merci.
13:17Merci.
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