00:00Ce matin, des parents incapables de préparer l'avenir de leurs enfants, en tout cas particulièrement inquiets quant à ce
00:06contexte.
00:06Bonjour Jean-Philippe Vallat.
00:08Bonjour Maxime Hedoux.
00:09Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
00:11Vous êtes notamment l'un des directeurs de la branche, justement directeur des politiques familiales de l'UNAF.
00:17En rappelant que l'UNAF, c'est l'Union Nationale des Associations Familiales.
00:20Vous publiez donc, et vous avez publié il y a quelques heures, votre baromètre annuel quant à l'état d
00:25'esprit de certaines familles.
00:26Avant qu'on rentre dans le détail, notamment de ce chiffre de 53% qui fait couler beaucoup d'embre
00:31depuis quelques heures,
00:33quels sont les grands enseignements de ce baromètre ?
00:36Alors ce baromètre, on le réalise depuis maintenant 5 ans.
00:39Donc l'avantage, c'est qu'on enquête auprès de 2500 par an pour voir les évolutions sur les mêmes
00:44questions pendant plusieurs années.
00:47Et donc l'enseignement principal, c'est celui que vous avez donné, c'est autour des capacités financières.
00:51Il y a vraiment un décrochage cette année très fort, puisqu'aujourd'hui, ce chiffre de 53% que vous
00:56citez,
00:56il est de 10 points supérieur à celui de 2024 et des années précédentes.
01:01Sur le reste, il n'y a pas d'évolution très nette.
01:04On a toujours des difficultés éducatives autour des écrans, mais ça c'est un grand classique et qui reste valable.
01:11Des difficultés aussi autour de la conciliation familiale-vie professionnelle, mais qui ne connaissent pas une évolution très nette.
01:17Donc vraiment, nous on a le même focus que vous, c'est vraiment ce chiffre qui nous a beaucoup frappé
01:22dans le baromètre de cette année.
01:24Alors rentrons dans le détail de ce fameux chiffre, c'est 53%.
01:2753% ça représente quoi ?
01:29Ça représente ces parents qui disent ne pas avoir les moyens de préparer l'avenir de leurs enfants.
01:35Voilà, exactement.
01:36On a trois indicateurs pour mesurer le degré de capacité financière.
01:41Et les parents, je tiens à le dire, ne sont pas démagogues, si vous voulez, ils ne se plaignent pas
01:45pour rien,
01:46puisque sur la capacité à remplir les besoins essentiels de leurs enfants,
01:50on n'a que 10-13% des parents qui nous disent qu'ils n'en sont pas capables.
01:54Par contre, il y a cette difficulté de projection sur l'avenir.
01:56Vous l'avez très bien dit dans votre introduction, c'est-à-dire cette crainte, cette inquiétude,
02:01d'un point de vue vraiment économique, pour faire face aux dépenses d'éducation des enfants.
02:06Et là, on était à 42-43%.
02:08Quand on s'en dit inquiet, j'imagine que dans le contexte qui plus est que nous traversons en ce
02:12moment,
02:13on a tous des raisons d'être inquiets.
02:14Mais concrètement, quand des parents se disent être inquiets pour l'avenir de leurs enfants,
02:18en tout cas d'être inquiets quant à l'incapacité de le préparer avec eux, pour eux,
02:23ça veut dire quoi ?
02:24Ça veut dire que c'est de l'inquiétude financière, immobilière, professionnelle, personnelle ?
02:29Alors, vous avez raison.
02:31Là, clairement, on leur posait la question autour de l'inquiétude financière.
02:34Donc, ça englobe peut-être, dans ce que vous avez dit, tout ce qui est l'immobilier,
02:38mais pas, par exemple, des inquiétudes géopolitiques ou environnementales.
02:42On est vraiment sur l'inquiétude économique-financière.
02:46Et pour, alors, c'est vrai que c'est difficile à interpréter.
02:48Nous, ce qui nous sert, c'est que tous les parents ne répondent pas exactement de la même manière.
02:52Mais par rapport au débat que vous aurez tout à l'heure sur Sud Radio,
02:56il n'y a pas que les parents en difficulté, que les parents pauvres qui sont inquiets.
02:59Ça, c'est important.
03:00Évidemment, ceux qui sont plus pauvres sont plus inquiets, sont plus en difficulté.
03:04Mais, vous voyez, c'est ce qu'on appelle les catégories supérieures, entre guillemets,
03:08avec des revenus corrects, on va dire, sont plus de 40% à dire quand même que ça s'est
03:13beaucoup durci.
03:14Donc, vous anticipez presque ici, pardonnez-moi, Jean-Philippe Vallat,
03:16vous qui êtes directeur des politiques familiales de l'UNAF.
03:18Et l'UNAF, il faut quand même rappeler que c'est justement l'Union Nationale des Associations Familiales.
03:24C'est-à-dire qu'il n'y a pas de portrait robot, c'est en train de se diffuser
03:27chez tous les parents de toutes les classes.
03:31Exactement. Et ça, c'est un fait important parce que c'est quand même relativement nouveau.
03:35Et par rapport aux politiques publiques qu'on peut mener, trop cibler sur les familles en difficulté n'est pas
03:41une solution.
03:41Parce qu'on voit bien que la diffusion se fait sur l'ensemble des familles.
03:45Alors, peut-être quand même un point qui peut être intéressant pour vos auditeurs,
03:49on a plus de difficultés dans les petites villes et le monde rural.
03:52On voit ça depuis plusieurs années et ça se confirme.
03:56Les parents des communes à moins de 20 000 habitants, si vous voulez,
04:00expriment encore plus d'inquiétudes et de difficultés.
04:02Merci beaucoup Jean-Philippe Vallat d'avoir été avec nous ce matin,
04:05directeur des politiques familiales de l'UNAF.
04:07En rappelant que l'UNAF, c'est l'Union Nationale des Associations Familiales.
04:10Et ce débat, amis auditeurs, vous avez entendu ces quelques chiffres et l'expert en question,
04:14on l'aura entre 9h et 10h.
04:16Est-ce qu'aujourd'hui, c'est devenu un privilège de riche que de faire des enfants et de bien
04:19s'en occuper ?
04:200826-300-300.
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