- il y a 7 heures
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Vincent Derosier du 15 mai 2026.
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00:0412h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole, avec Vincent Derosier.
00:09Et oui, c'est vous qui avez la parole dans un instant, c'est votre émission.
00:12Mais d'abord, un point sur les grands titres de l'actualité à Nantes.
00:15Après la mort d'un adolescent de 15 ans, le ministre de l'Intérieur confirme que la fusillade est manifestement
00:20liée au trafic de drogue.
00:21Les jours du deuxième jeune très gravement blessé ne sont plus en danger.
00:25Laurent Nunez s'est rendu sur place ce matin.
00:26Il a réaffirmé sa détermination intacte et totale dans la guerre contre le narcotrafic.
00:32On ne perdra pas cette guerre, dit-il.
00:34En Lauser, la préfecture indique que la rêve partie de Saint-Privat-du-Faut est en train de prendre fin.
00:38La musique a été coupée.
00:40Entre 1000 et 1500 personnes arrivées hier, Martin, sont toujours sur place.
00:44150 gendarmes mobiles également présents sur place.
00:48Le parc de loisirs de Marineland à Antibes annonce le transfert de ses orques et de ses 12 dauphins vers
00:53l'Espagne avant la fin du mois de juin.
00:55Le feu vert a été donné par le gouvernement.
00:57Le parc est fermé depuis janvier 2025.
01:00Marineland réclame depuis deux ans de pouvoir les transférer vers des parcs à l'étranger.
01:04Mais le gouvernement français s'y était jusqu'ici refusé.
01:08Valérie Quintin, dans les jours à venir, ça va être mieux ou pas ?
01:11Non, pas encore.
01:12Il faut attendre encore un petit peu.
01:14Demain, on va garder à peu près le même type de temps.
01:15Cela dit, il y aura sans doute un petit peu moins de pluie qu'aujourd'hui.
01:18Pour autant, ça restera encore assez instable entre le sud-ouest et toutes les régions de l'est.
01:23En passant par le massif central, toujours de la neige en moyenne montagne.
01:26À l'avant de tout cela, du soleil et du vent près de la Méditerranée.
01:29Puis à l'arrière, entre le nord, les régions centrales et l'ouest, un panel de nuages, d'éclaircies.
01:34Et déjà, de nouvelles pluies qui aborderont la pointe bretonne dans le courant de l'après-midi.
01:38Pluies qui traverseront le pays dans la journée de dimanche, toujours en épargnant le sud-est.
01:42Côté température, il fera zéro demain matin à Charleville-Mézières.
01:45Ça vous donne un peu une petite idée qu'on n'a toujours pas des températures de saison.
01:50Toujours pas, 12 à 21 degrés au meilleur de la journée.
01:52Dimanche, moyenne de 16 pour la moitié nord, 20 pour la moitié sud.
01:56Lundi, mardi seront à peu près à l'identique.
01:58On peut espérer le retour du soleil et surtout une très nette hausse des températures à partir de mercredi voire
02:03jeudi.
02:04Merci Valérie Quintin pour cette météo complète.
02:07Jusqu'à 14h.
02:09Vincent Derosier vous donne la parole sur RTL.
02:14Il y a eu l'incendie criminel à Dessine-Charpu en banlieue de Lyon.
02:18La fusillade de Nice, de Nantes maintenant où un adolescent de 15 ans est mort.
02:24Êtes-vous confronté au trafic de drogue chez vous ?
02:26Que faut-il faire avec les consommateurs ?
02:28On en parle avec Jacques qui nous appelle de Sully sur Loire.
02:31Bonjour Jacques.
02:32Oui, bonjour.
02:34Qu'est-ce que vous dites vous pour empêcher ce narcotrafic, ces morts de jeunes de plus en plus jeunes
02:40d'ailleurs ?
02:41Que faut-il faire ?
02:44Responsabiliser les consommateurs, leur faire penser que c'est leur billet de 10, de 20, de 30 euros qui tous
02:49les jours, toutes les semaines,
02:50alimentent ces trafics qui rendent, s'est convoité, ce produit, enfin, c'est effarant de penser que c'est alimenté
02:59tous les jours par des billets de chacun
03:01qui ne se sentent pas responsables des conséquences que ça peut avoir.
03:05Qu'est-ce que vous entendez Jacques par responsabilité et responsabiliser le consommateur ?
03:09Le préfet de Nice disait, le procureur de Nice disait qu'il fallait qu'il les convoquait maintenant en garde
03:14à vue.
03:16Je n'ai pas d'idée sur la question, sur la nature de la sanction, mais c'est vrai que
03:20le procureur de Nice en parlait très très bien ce matin
03:22et manifestement il est passé dans un phénomène de répression.
03:25Il ne faut pas que ce soit de la communication, il faut que ce soit effectif.
03:28Si je faisais un raisonnement simpliste, je dirais que les forces de l'ordre soient là à intercepter les consommateurs
03:34et puis se fassent payer de l'argent qu'ils devaient donner aux dealers.
03:38Enfin, c'est un raisonnement encore une fois simpliste, mais à un moment donné,
03:41il faut que cet argent n'aille plus acheter de la drogue tout simplement.
03:45Et vous avez interviewé ce matin une consommatrice qui se déresponsabilisait d'elle-même
03:51en disant qu'elle était petite consommatrice, 150 euros par mois, 1800 euros par an, plus d'un SMIG.
03:57Et elle se définissait comme petite consommatrice.
04:01Si on s'intéresse, Jacques, vous nous entendez ?
04:03Oui, absolument.
04:04Si on s'intéresse aux consommateurs, on a un petit problème de ligne avec vous, on va retenter.
04:11Allez, une dernière fois, Jacques.
04:12Si on s'intéresse aux consommateurs, est-ce que ça ne veut pas dire qu'on baisse la garde face
04:18aux narcotrafiquants ?
04:20Je ne pense pas que les deux soient...
04:22Ce n'est pas incompatible.
04:25Les deux doivent être menés de front, bien sûr.
04:27Mais quand vous parlez de trafic de drogue, il faut parler de consommation de drogue.
04:33Jacques, on va accueillir Stéphane. Restez avec nous. Bonjour Stéphane.
04:38Oui, bonjour.
04:39Vous nous appelez de Marseille. Alors, vous avez entendu Jacques sanctionner le consommateur. Vous, vous êtes vous-même consommateur ?
04:45Oui, je suis consommateur de hachis. J'ai été consommateur et toxicomane étant plus jeune.
04:50Mais je m'en suis sorti à ce niveau-là, heureusement.
04:53Ça veut dire qu'aujourd'hui, vous ne vous faites plus rien livrer ? Vous ne fumez plus ?
04:57Si, je continue à fumer. Je ne bois pas d'alcool. Je ne bois pas de café. Je ne prends
05:02pas de cachet.
05:04Autre addiction qui existe en France aussi. Mais oui, je continue à fumer.
05:10Je ne veux pas me déresponsabiliser, comme disait votre auditeur précédent, puisque je suis de la santé.
05:15Donc, je sais très bien de quoi je parle étant des deux côtés de la barrière.
05:18Vous êtes aide-soignant Stéphane, c'est ça ?
05:20Oui, tout à fait. Je ne cherche pas d'excuses particulières.
05:26Ce n'est pas une chose qu'il faut commencer, qu'on peut éviter, comme le tabac, comme l'alcool.
05:30Mais c'est un vaste sujet qu'il faudrait plus de quelques secondes pour que les gens comprennent bien que
05:36c'est un ensemble de choses.
05:38Donc, je serais plutôt pour pénaliser et éduquer les gens.
05:43Mais il faut que les gens comprennent aussi que ça ne rapporte pas d'argent, puisque l'État ne le
05:48contrôle pas, pas comme l'alcool.
05:51Et si on interdisait l'alcool aussi, il faudrait tout interdire.
05:54Mais on ne va pas interdire l'alcool, puisque ça rapporte tellement d'argent et que c'est un secteur
06:00qui est important en France.
06:02Vous avez la peur du gendarme, Stéphane, à Marseille ?
06:05Oui, c'est normal. Quand vous risquez votre permis, que vous faites prendre des risques aux autres, c'est un
06:10peu logique aussi.
06:11Moi, avec l'âge que j'ai aujourd'hui, même étant jeune, j'essayais de ne pas faire ça avant
06:15de conduire, d'être un peu responsable.
06:18Est-ce que les gens qui boivent un apéro de temps en temps ne se déresponsabilisent pas aussi ?
06:23Puisque ça coûte à l'État les 70 000 morts par an avec l'alcool, ou les 60 000 morts
06:28avec tabac, c'est pareil.
06:30Vous voyez, ça coûte aussi beaucoup d'argent.
06:33Donc le problème, il aurait fallu le prendre à bras-le-corps, mais il y a bien longtemps.
06:36Parce qu'on en est aussi en partie responsable.
06:39Si on connaît un peu l'histoire de la toxicomanie et des drogues, on en fait partie dès le début
06:44aussi.
06:44Est-ce que vous vous dites que vous consommez, vous fumez du cannabis aussi avant de prendre le volant ?
06:49Ça m'est arrivé étant plus jeune.
06:51Maintenant, je veux dire que quand je le fais aujourd'hui, j'essaye de ne pas prendre le volant justement
06:56après.
06:56Parce que j'ai un minimum de réflexion quand même, d'une certaine petite maturité,
07:00en me disant que ce n'est quand même pas logique et responsable de le faire.
07:04Voilà, la personne qui boit son apéro, est-ce qu'à chaque fois, elle attend les 3-4 heures pour
07:08prendre le volant ?
07:09Pas forcément non plus.
07:10Et je pense qu'il y a beaucoup de Français qui devraient se reconnaître qu'ils ne sont pas dans
07:13le déni.
07:15C'est quoi votre consommation quotidienne, Stéphane ?
07:17Et combien ça vous coûte par mois, par an peut-être ?
07:20Moi, ce n'est pas quotidien.
07:22C'est récréatif.
07:23Ça peut être des fois de jour de suite, ça peut ne pas être pendant qu'un jour.
07:26Voilà, je me suis détaché du côté coutumier de la chose.
07:31Et ce n'est que du hachis.
07:32Si on parle des drogues dures, ça, c'était autre chose, effectivement, quoi.
07:36Voilà, je ne dis pas qu'il faut les séparer, mais il faut arrêter de se dire aussi,
07:40parce qu'on commence au hachis, on va passer aux drogues dures.
07:43Malheureusement, le problème aujourd'hui, je pense que ce n'est pas essentiellement le hachis.
07:46C'est essentiellement la cocaïne, l'héroïne, toutes les drogues de synthèse.
07:50Voilà, mais ça, il y a des États aussi derrière, il y a beaucoup de choses derrière.
07:54Ce n'est pas que du narcotrafic.
07:57Le narcotrafic a été aisé aussi, des fois, par nos États.
08:00Restez avec nous, Stéphane.
08:02Jacques, vous entendez le point de vue de Stéphane ?
08:06Bien sûr, bien sûr, bien sûr.
08:08Il ne répond pas à votre question, malgré tout, sur le montant de sa consommation annuelle.
08:12On va pouvoir lui redemander, oui.
08:14Oui, oui, pas de souci.
08:17Jacques ?
08:18Oui, oui, je suis là.
08:19Allez-y, on vous écoute.
08:20Quand vous entendez ça, quand vous entendez le témoignage de Stéphane,
08:23vous vous dites, bon, le consommateur, c'est peut-être une impasse ?
08:28Non, non, non, je ne pense pas que ce soit une impasse.
08:30Parce que le problème, c'est que le niveau de responsabilité de chacun est très différent de l'un de
08:35l'autre.
08:36Donc, effectivement, il dit avoir conscience de faire attention lorsqu'il prend la voiture.
08:41Enfin, mais d'autres diront, oui, moi, je peux prendre la voiture dans d'autres conditions
08:47qui ne sont pas peut-être plus dramatiques et qui aboutissent sur ces fameux accidents
08:52avec des stupéfiants qui sont engagés.
08:54Donc, c'est difficile.
08:56Il faut que la loi permette de s'exprimer pleinement.
08:59Enfin, c'est interdit, c'est interdit, quoi.
09:02Vous avez l'impression que Stéphane, et Stéphane, vous pourrez répondre,
09:05mais vous avez l'impression, Jacques, que Stéphane minimise sa consommation et son rôle, sa responsabilité ?
09:11Oui, je pense.
09:14Stéphane ?
09:15Oui ?
09:17Est-ce que vous vous sentez responsable ?
09:19C'est aussi ça, la question, Emmanuel Macron et Guy, du sang sur les mains.
09:21Bien sûr qu'on fait partie du système, mais c'est tout à fait logique.
09:23Et il a tout à fait raison, Jacques.
09:24Sinon, je serais hypocrite de dire le contraire.
09:27Il faut assumer de ce qu'on fait.
09:29Je vous dis, c'est comme les gens qui consomment de l'alcool,
09:31et qui prennent le vol après.
09:32Est-ce qu'ils en sont responsables et conscients ?
09:36Après, moi, j'ai d'autres soucis aussi.
09:38J'en suis arrivé là aujourd'hui.
09:40Moi, ça me permet, je n'ai pas compensé,
09:41quand j'ai arrêté ma toxicomanie très dure, il y a plus de 30 ans,
09:45de ne pas consommer, compenser par l'alcool, l'addiction au sucre.
09:49J'ai compensé par consommer du affût, effectivement,
09:53qui est ponctuel, qui doit me coûter 300 ou 400 euros par an.
09:57Parce que je peux me le permettre financièrement,
09:59parce que je le calcule aussi.
10:00Mais c'est vrai que quand on est pris là-dedans,
10:02comme n'importe quelle addiction, même au sucre,
10:05on peut vite se laisser dépasser,
10:06ne plus être conscient de tout ça.
10:08J'en suis tout à fait conscient.
10:10Donc, comme dit Jacques, il faut responsabiliser le consommateur.
10:13Je ne suis pas contre.
10:14Je trouvais ça même bien, si on m'arrêtait demain,
10:18qu'on me fasse payer une amende, j'accepterais totalement.
10:21Vous voyez, il n'y a aucun souci.
10:23Mais j'accepterais aussi ça.
10:25Je trouverais ça aussi logique que quelqu'un qui tue sur la route
10:29se fasse aussi sanctionner et aille vraiment en prison.
10:33Je me suis fait arrêter il y a quelques années par des gendarmes.
10:38Stéphane, vous savez que boire au volant est interdit, pour le coup.
10:41Oui, tout à fait.
10:42Je me suis fait condamner et j'ai passé un stage.
10:45C'était normal.
10:46Merci Stéphane.
10:47C'était normal, je l'ai accepté.
10:48On marque une courte pause, 13h11 sur RTL
10:51et on continue à parler de ce fléau du narcotrafic
10:53et comment lutter tout de suite.
10:55Contactez-nous gratuitement via l'appli RTL ou au 30 de 10.
10:5950 centimes la minute.
11:02Vincent Derosier.
11:03RTL midi, les auditeurs ont la parole.
11:07Je ferais pour que les consommateurs,
11:11lorsqu'ils sont interpellés,
11:12ils soient un point de vente de produits stupéfiants.
11:17Stupéfiants, soit déférés en garde à vue et déférés au partier,
11:21soit on leur donne une amende à payer immédiatement
11:25en fonction de la consommation qu'ils ont achetée.
11:28Voilà, Margot qui nous a appelé au 30 de 10.
11:31Bonjour Maxime.
11:33Bonjour.
11:33Vous nous appelez de Sergi en région parisienne.
11:37Sanctionner le consommateur utile ou pas ?
11:39C'est déjà le cas en fait.
11:41C'est bien ça le problème.
11:43Alors moi j'ai écouté les deux intervenantes tout à l'heure,
11:46parce qu'ils sont tous les deux d'accord pour dire qu'il faut éduquer le consommateur.
11:52Mais le problème en France, c'est qu'en fait on pénalise déjà les consommateurs,
11:56on fait la chasse aux trafiquants,
12:01et en fait ça ne fonctionne pas.
12:03Donc à quel moment on va avoir une vraie politique ?
12:07Le cannabis est légal et dépénalisé tout autour des frontières,
12:10que ce soit l'Allemagne, la Belgique, la Suisse,
12:12mais vraiment toutes les frontières en fait.
12:14Donc on est encore un village gaulois à dire,
12:16nous on sait faire autrement, on va les taper sur les champs.
12:19Aux Etats-Unis, la prohibition, l'alcool,
12:22ils ont failli mettre un sénateur qui était connu de tous pour être un trafiquant d'alcool.
12:28Le jour où ils l'ont arrêté et qu'ils ont fait une vraie politique de l'alcool,
12:33et qu'ils ont arrêté de faire de l'alcool dans les forêts avec du plastique,
12:37et tout ce qui était fait réel,
12:39il y avait moins de problèmes.
12:41Et puis voilà, d'un moment on remplit nos prisons de mecs qui vendent des barrettes de shit.
12:48Ça nous coûte des millions, ça ne sert à rien.
12:51On n'ose pas en parler dans les écoles, à part dire que ce n'est pas bien,
12:54et que si on fume un joint on va finir à gratter les veines dans les rues,
12:57ce qui est, comme disait le consommateur tout à l'heure,
13:00pas du tout la même chose,
13:01et d'avoir une vraie politique de prévention.
13:06Je suis déjà intervenu sur votre antenne,
13:09et on parlait de la Hollande,
13:11où en fait en Hollande, le trafic n'avait pas...
13:16la dépellerisation n'avait pas arrêté le trafic,
13:19parce qu'en Hollande, ils ont une politique qui n'était pas complètement ouverte.
13:24Laissons les États gérer, arrêtons cette hypocrisie.
13:28Enfin, voilà.
13:29Je crois que c'est à Genève, ils ont arrêté...
13:31Enfin, ils ont mis en place quelque chose.
13:33En six mois, ils ont enlevé 2 millions de francs du trafic.
13:36Maxime, s'il y a des gens qui se font...
13:38Voilà, si on se fait livrer devant chez soi son petit gramme...
13:41Qu'on laisse pousser, c'est une plante.
13:44C'est une plante.
13:45On dit aux gens, vous laissez pousser chez vous,
13:47vous faites pousser votre plante.
13:48À partir du moment où il n'y a pas d'argent et que c'est personnel,
13:51voilà, c'est une plante.
13:55Et que peut-être demain, l'État met en place
13:57comme les social clubs qu'il y a en Espagne,
14:00où c'est...
14:03Enfin...
14:04Liberté totale aux consommateurs, en fait, Maxime, vous dites-vous ?
14:07La dépénalisation.
14:08C'est-à-dire qu'à partir du moment où il n'y a pas de réseau,
14:10il n'y a pas de...
14:11Enfin, voilà.
14:11On enlève le côté argent de ça.
14:15Alors, je n'irai pas jusqu'au Portugal.
14:17Au Portugal, ils ont, en 2001,
14:20légalisé la consommation de toutes les drogues
14:22et ont eu une vraie politique médicale autour de ça.
14:25Enfin, moi, quand j'ai été jeune,
14:26j'ai déjà essayé, j'ai déjà mis qu'on a essayé
14:28et j'ai un copain à moi qui est parti voir son médecin
14:30et qui lui a dit, voilà, j'aimerais arrêter.
14:32Le médecin généraliste lui a répondu, on n'a rien pour toi.
14:35L'alcool, on peut faire quelque chose,
14:37à part te donner un médicament qui va te mettre...
14:39Voilà.
14:40Faisons une vraie politique.
14:42Enfin, vraiment, je ne dis pas qu'on a...
14:44Mais ça ne fonctionne pas.
14:46Alors, on va continuer à courir après les deux chances.
14:48Le système actuel ne fonctionne pas.
14:48Alors, je rappelle quand même que l'amende, c'est 200 euros
14:50quand on est pris en train de nous fumer 150 euros
14:52si on paye vite.
14:54Maxime, restez avec nous.
14:55Simplement, on va accueillir Robert
14:56parce que Robert, lui, il pense que s'il n'y a pas de consommateurs,
15:00il n'y a pas de trafic
15:00et qu'il faut les frapper encore plus fort.
15:02Bonjour, Robert.
15:03Oui, bonjour.
15:05Vous proposez quoi, vous, de faire payer des amendes plus chères ?
15:10Oui, mais au préalable...
15:12Hier, j'ai goûté sur C5 Olivier Dose
15:14qui parlait d'un autre sujet
15:16qui était le poulet et la malbouffe
15:18et qu'il y avait des gens qui disaient
15:20qu'il fallait arrêter ces restaurants, etc.
15:23Et Olivier disait
15:24« Ben non, le problème, ce n'est pas les restaurants,
15:27c'est les consommateurs.
15:28S'il n'y a pas de consommateurs, il n'y aura pas ces restaurants.
15:30S'il n'y a pas la demande, il n'y aura pas... »
15:32Et là, je fais un parallèle.
15:34Oui, là, vous faites un parallèle avec la malbouffe.
15:36Ça a été fait avec l'alcool aussi.
15:37Mais restons sur la drogue, si vous le voulez bien.
15:39Oui, et là, je reviens sur la drogue.
15:41Le poulet, il est autorisé en France, il est légal.
15:43Tandis que là, on parle de drogue,
15:45donc c'est interdit.
15:46C'est interdit, légalement, c'est interdit.
15:49Donc, qu'est-ce qu'on fait ?
15:50Alors, je suis un peu d'accord avec Maxime
15:52qui dit pour les drogues douces
15:53« Regardons ce que font les voisins, etc. »
15:56Je suis d'accord pour les drogues douces,
15:58ça pourrait marcher.
16:00Mais pour ce qui est des drogues dures,
16:01si on arrête le consommateur,
16:04il n'y a plus de consommateur,
16:05eh bien, il n'y a plus d'argent.
16:08Donc, il n'y a plus d'argent, il n'y a plus de trafic.
16:09Il n'y a plus de gens qui vont brouillir dans les rues,
16:11il n'y a plus, etc., etc.
16:13Donc, si on tape un peu plus fort
16:16aux consommateurs, c'est-à-dire...
16:18Moi, je dis n'importe quoi,
16:19mais je dis, allez, parce que 200 euros,
16:22c'est pas grand-chose.
16:23Il y a des gens qui gagnent 5 000, 4 000, 5 000 euros par mois,
16:26200 euros, puis bon, on a une petite amende.
16:29Bon, on continue, c'est pas un problème.
16:31Ça peut être dissuasif, quand même, hein ?
16:33Déjà, d'avoir été attrapé.
16:35Oui, non, mais ça, c'est pas beaucoup.
16:37Mais, par exemple, on s'est attrapé.
16:39On dit, voilà, monsieur, maintenant, la loi,
16:41elle est comme ça, c'est 5 000 euros.
16:43J'ai dit 5 000 euros, c'est une somme que j'avance comme ça,
16:46mais c'est pas à moi de le faire.
16:47On dit 5 000 euros.
16:48Voilà, monsieur, je vous attrape.
16:51Dans votre sac, madame, dans votre sac,
16:53vous avez de la cocaïne,
16:55de ce que vous voulez, ce qui est interdit.
16:57Vous savez que vous n'avez pas le droit.
16:59Donc, je vous le confisque.
17:00Sachez que la prochaine fois, ça fera 5 000 euros.
17:04Donc, on ne verbalise pas tout de suite.
17:06On dit, écoutez, on vous prévient 5 000 euros
17:09si vous recommencez.
17:11Donc là, on peut prendre la carte d'identité, etc., etc.
17:14Vous, c'est une forme d'éducation
17:15avec avertissement du consommateur, en fait.
17:18Voilà.
17:18Alors, disons, voilà, ça va coûter tant.
17:21Après, écoutez, on pourra faire un fichier.
17:24Des fichiers, il y en a partout aujourd'hui.
17:25Que ce soit la sécu, les impôts, etc., etc.
17:28Je pense qu'on pourrait faire des choses
17:30avec peut-être aussi l'intelligence artificielle.
17:32Pourquoi pas ?
17:33Mais faire un fichier pour que le policier,
17:35parce que le policier qui vit dans la rue,
17:37il faut qu'il ait des outils aussi pour travailler.
17:39Donc, si on lui donne des outils,
17:41en disant, voilà,
17:42ah ben, monsieur Dupont,
17:43ça fait deux fois qu'on vous attrape avec ça dans votre sac.
17:46Maintenant, j'ai 5 000.
17:48Et vous allez commencer à taper fort.
17:51Eh ben, les gens, ils vont peut-être se réfléchir.
17:53Ils vont dire, ben, on va peut-être faire autre chose, quand même.
17:54Une amende de 5 000 euros.
17:56On va accueillir Eric.
17:57Bonjour, Eric.
17:58Bonjour.
17:59Vous nous appelez d'où, Eric ?
18:01Je vous appelle de Newcastle-Landtine,
18:04dans le grand nord-est de la Grande-Bretagne.
18:06Dans le grand nord-est de la Grande-Bretagne.
18:08Eh bien, bienvenue.
18:08Et merci d'appeler RTL Midi.
18:10Les auditeurs ont la parole.
18:12Vous, vous comprenez pas, les consommateurs
18:14ou ceux qui minimisent leur rôle ?
18:17Alors, les consommateurs, malheureusement, sont victimes.
18:21Ceux qui minimisent leur rôle, c'est à eux que j'en veux.
18:26Évidemment, les dealers et tout ça.
18:28Mais j'en veux énormément à ceux qui disent,
18:30oui, moi, je sais contrôler, je peux fumer, je m'arrête,
18:33et puis ça n'a aucun effet sur ma vie.
18:36Et je me battrai toute ma vie pour ça.
18:39Vous avez une expérience personnelle, moi.
18:42Exactement.
18:43Personnellement, je n'ai jamais goûté un gramme de cette horreur.
18:50Mais j'ai mon jeune frère qui l'a fait depuis l'âge de 12 ans.
18:53Il a maintenant 58 ans.
18:56Et au début, il gira très, très bien.
18:58Mais il a commencé à fumer le cannabis de la résine, je présume.
19:04Chaque jour, on a entendu le travail.
19:05Ça le décontractait.
19:08Et puis, il faisait ça le week-end.
19:09Et au fur et à mesure, il en est devenu évidemment vraiment accro.
19:15Et ça lui a gâché sa vie.
19:16Il a perdu sa femme.
19:18Il a perdu ses filles.
19:19Il a perdu son travail.
19:21Il se retrouve maintenant dans un logement social.
19:25Il peut difficilement tenir une discussion longue.
19:32Il rigole.
19:33Il y a des voix qui lui causent toujours.
19:37Et je me sens...
19:38Il avait une énorme consommation.
19:40Consommateur quotidien, votre frère.
19:43C'était quotidien à la fin.
19:45Mais lorsqu'on met le doigt dedans,
19:50personne ne peut dire qu'ils vont pouvoir contrôler.
19:53Vous aviez la personne, l'intervenant en tout début d'émission,
19:58qui disait, oui, c'est pareil pour la fumée,
20:00c'est pareil pour l'alcool, etc.
20:02Mais je ne pense pas que l'alcool travaille sur les neurones du cerveau
20:07lorsque les effets sont partis.
20:09Tandis que le cannabis et ces autres drogues
20:13travaillent sur les neurones du cerveau
20:14et rendent ces gens-là complètement dépendants,
20:18pourrissent leur vie.
20:19Il faut le dire ça.
20:20Mais il faut travailler ça à la source.
20:23Alors bon, on n'est pas grand professionnel.
20:25Mais lorsqu'on voit des dealers travailler en plein jour
20:28et puis offrir leur merde,
20:32excusez-moi pour l'expression,
20:35il faut foncer, il faut punir.
20:37Et puis lorsqu'on n'en trouvera plus,
20:40si on arrive à ce jour-là,
20:42les consommateurs, il n'y en aura plus.
20:44Parce que si on offre un produit à la vente
20:47et qu'il est libre à la vente,
20:49évidemment, on va aller le chercher.
20:51Et ça va peut-être marcher pour 10 personnes,
20:54la onzième personne qui souffrira
20:56et qui pourrira sa vie à cause de ça.
20:59On n'en parlera pas beaucoup.
21:00Et malheureusement,
21:01c'est à cette personne-là qu'il faut penser.
21:06Eric, restez avec nous.
21:07Merci pour votre témoignage.
21:08On va accueillir Christopher
21:09qui avait envie de parler
21:10de ce qui se passe dans les quartiers notamment.
21:13Bonjour Christopher.
21:14Oui, bonjour.
21:15Je vous remercie de me laisser la parole.
21:16Vous nous appelez d'où Christopher ?
21:19Là, actuellement, je suis en Bretagne, en vacances.
21:22Eh bien, bonnes vacances.
21:23Vous vouliez dire,
21:24ce qui vous a marqué, vous,
21:26c'est que les narcotrafiquants,
21:27ce qui se passe,
21:28les morts sont de plus en plus jeunes ?
21:30Oui, parce que le truc,
21:32c'est qu'au lieu que ce soit des adultes
21:35qui le fassent,
21:35ils laissent faire des enfants.
21:37Et étant donné qu'en justice,
21:39les enfants,
21:40ils ont de moins de peine que les adultes,
21:42c'est très facile pour eux.
21:44Vous voyez, déjà d'une, ça.
21:46Et puis surtout,
21:47c'est qu'il faut peut-être revenir aussi
21:48sur l'éducation des enfants
21:50et les parents aussi
21:51qui s'en occupent.
21:52Parce qu'on voit bien
21:53qu'il y a des enfants
21:54qui ont 10 ans,
21:56voire des fois moins.
21:56J'ai déjà vu, moi,
21:57des enfants de 3 ans.
21:58Même moi, je l'ai vécu,
22:00jusqu'à minuit du soir.
22:02Là, il faut se poser aussi des questions.
22:04Parce qu'après, forcément,
22:06ils sont appâtés par d'autres personnes,
22:08par des adultes,
22:08en leur disant,
22:09tiens, tu veux faire de l'argent facilement.
22:11Et surtout,
22:12si les parents,
22:12ils ont déjà des difficultés,
22:14comme ça,
22:14tu pourras acheter ça à ton portable,
22:15tu pourras...
22:16Donc, ils y vont.
22:18Donc, pour vous,
22:19l'une des pistes,
22:20ce n'est pas forcément
22:20d'aller embêter les consommateurs,
22:21mais c'est d'aller chercher
22:22les parents des jeunes
22:24qui vont tomber là-dedans très tôt
22:25pour de l'argent facile.
22:27En gros, c'est un tout.
22:28Vous voyez,
22:29il y a des gens qui ont de l'urgence
22:31que, je veux dire,
22:31la consommation,
22:32ce n'est pas forcément
22:33que pour les petits gens.
22:35C'est vraiment un tout.
22:36C'est vraiment...
22:36Il y a des gens qui ont de l'argent,
22:38qui se droguent,
22:38je veux dire aussi.
22:39Je veux dire,
22:40vous allez dans le monde de la télé,
22:41vous allez dans la chanson,
22:43vous avez...
22:43C'est un petit peu partout.
22:45Dans les quartiers,
22:47ces gens-là,
22:47ils n'ont pas forcément de l'argent.
22:48Donc, ils achètent pour eux
22:49leur consommation.
22:51Et le truc,
22:51c'est que moi,
22:52j'ai vécu deux mondes.
22:53Le monde des quartiers
22:54et le monde des gens
22:55qui ont de l'argent.
22:56Et le problème
22:56de ceux qui ont de l'argent,
22:57moi, je n'ai jamais vu
22:58autant de drogue
22:59dans ce côté-là
23:00que dans les quartiers.
23:02Donc, il faut aussi
23:02se poser la question.
23:03C'est bien beau de contrôler
23:04aussi dans les quartiers,
23:05je veux dire, les policiers,
23:06mais il faudrait aussi
23:07contrôler aussi dans les beaux quartiers.
23:09Là, ce sera intéressant aussi
23:10de voir un petit peu
23:10comment ça fonctionne.
23:12Et là, on se rendrait compte
23:13qu'il y a un gros problème.
23:14Parce que si ceux-là,
23:16je veux dire,
23:16financent aussi
23:18le problème
23:18qu'on a actuellement.
23:20Et le problème,
23:20c'est que l'argent
23:21n'a pas forcément
23:22une morale.
23:23Ça veut dire que ces gens-là,
23:25ils laissent faire trahir
23:26les enfants.
23:28Et c'est un cercle vicieux.
23:29Et vu que les parents
23:30ne s'en occupent pas,
23:31parce que de plus en plus,
23:32déjà dans les années 90,
23:33il y avait déjà
23:33ce problème-là.
23:34Et là, ça s'empire.
23:36On le voit bien,
23:37ça s'empire chaque année.
23:38Ils sont de plus en plus jeunes.
23:41On parlait du montant
23:42de l'amende,
23:42de 100 euros,
23:43150 euros,
23:44si on paye vite.
23:45Pour vous,
23:45c'est du gadget, ça ?
23:47Oui.
23:47Oui.
23:48Pour moi, c'est du gadget.
23:49Bien sûr.
23:50Ce qu'il faut,
23:51c'est vraiment,
23:51je veux dire,
23:52se centrer,
23:52je veux dire,
23:53sur la responsabilité
23:54de chaque personne.
23:55En gros,
23:56c'est un petit peu ça.
23:57Même le consommateur,
23:58il doit se dire,
23:58tiens,
23:59à qui je l'achète ?
24:00Là, j'ai acheté un enfant
24:01qui avait 13 ans.
24:02Est-ce que c'est normal ?
24:03Je ne sais pas.
24:04Après, pendant un moment,
24:05il y a aussi peut-être
24:05une petite morale aussi
24:06à avoir.
24:07Après, l'enfant,
24:08est-ce que c'est normal
24:09de voir un enfant
24:10vendre de la drogue ?
24:11Il faudrait de leur poser
24:12la question aux parents
24:13en disant,
24:14vous voyez,
24:14là, votre enfant,
24:15il est dehors,
24:15il est en train de vendre ça.
24:16Est-ce que vous trouvez
24:17ça logique ?
24:18Mais le problème,
24:19c'est que,
24:19vous voyez,
24:19c'est dès la base.
24:20Même à l'école,
24:21quand ils sont convoqués
24:22certains parents,
24:22il y en a certains
24:23qui ne se déplacent pas.
24:24Donc, ça veut dire
24:25qu'ils n'en ont rien à faire
24:25de leurs enfants.
24:26Et merci, Christopher,
24:27en tout cas,
24:28pour ce témoignage
24:35sur deux affirme
24:36ne pas avoir les moyens
24:36de préparer l'avenir
24:37de ses enfants.
24:38C'est 10 points de plus
24:40en deux ans.
24:41Bonjour,
24:41Jean-Alphonse Richard.
24:42Bonjour, Vincent.
24:43Dans un instant,
24:44vous nous donnez
24:45le programme
24:45de l'heure du crime.
24:46A tout de suite.
24:48Il faudrait que pleuve
24:50l'amour
24:51pendant des...
24:52Tous les jours,
24:54toute la journée,
24:55pendant des jours,
24:56c'est RTL.
24:58Jusqu'à 14h,
25:00Vincent Derosier
25:01vous donne la parole
25:02sur RTL.
25:05Il est 13h29
25:06sur RTL.
25:08Les auditeurs ont la parole.
25:09C'est vous qui avez la parole.
25:10Dans un instant,
25:11on va parler de cette étude.
25:13Plus d'un parent sur deux
25:14affirme ne pas avoir
25:15les moyens de préparer
25:15l'avenir de ses enfants.
25:16C'est 10 points de plus
25:18en deux ans.
25:18Une famille sur deux
25:20juge également
25:21le soutien de l'État
25:24insuffisant.
25:24On en parlait tout à l'heure
25:25dans le journal
25:26de midi et demi.
25:27Mais d'abord,
25:28un petit détour
25:28par l'heure du crime.
25:29Jean-Alphonse Richard,
25:30vous nous emmenez où aujourd'hui ?
25:31On va aller,
25:32si vous voulez bien,
25:32à Chambéry
25:33avec la disparition
25:34d'un homme très connu
25:35dans cette ville.
25:36C'est une figure
25:36du monde de la nuit.
25:37Il s'appelle Lionel Véronaise.
25:38Il a 39 ans.
25:39Il disparaît.
25:41Son corps va être retrouvé
25:42à 300 kilomètres
25:43de Chambéry,
25:44de la Savoie,
25:45près de Marseille.
25:46Alors évidemment,
25:47le monde de la nuit,
25:48les bars,
25:49on pense à un règlement de compte,
25:52les discothèques,
25:53etc.
25:54mais ce n'est pas
25:55un règlement de compte,
25:56c'est plutôt
25:56une vengeance,
25:58une punition
25:59avec pour décor
26:00un drame sentimental
26:01des suspects.
26:02Un couple de notables locaux
26:04très bien installés
26:05dans cette ville
26:05et puis un ouvrier électricien.
26:07Vous voyez,
26:07c'est un curieux attelage.
26:10Quel extravagant scénario
26:11se cache derrière ce crime ?
26:12C'est l'affaire Lionel Véronaise
26:14et c'est à 14h
26:14dans l'heure du crime.
26:15A tout à l'heure,
26:16je vous attends.
26:17Merci Jean-Alphonse Richard.
26:18On vous garde la place.
26:19Vous revenez à 14h.
26:2312h30, 14h.
26:24RTL Midi,
26:25les auditeurs ont la parole.
26:27Avec Vincent Derosier.
26:29Comment on peut aider nos enfants ?
26:30Moi, j'en ai cinq.
26:31J'étais assistante maternelle.
26:33Maintenant,
26:33je suis assistante familiale
26:34et avec les deux autres parents
26:36de mes enfants,
26:37on a choisi
26:38de leur financer
26:39leurs études
26:40en leur disant
26:41qu'on finançait
26:42jusqu'à Bac plus 5
26:43de façon à ce qu'ils puissent
26:44commencer dans la vie
26:45sans avoir de prêt étudiant.
26:47Mais c'est vrai
26:47que quand on est salarié
26:49et qu'on ne peut pas faire
26:50d'heures supplémentaires
26:52ou d'heures complémentaires,
26:53c'est compliqué
26:53d'aider les enfants.
26:55Voilà, Christine
26:55qui nous a laissé
26:56un message au 3210
26:58et que nous avons rappelé.
26:58Bonjour Christine.
27:00Bonjour.
27:01Vous nous appelez
27:01Guy Pavas en Bretagne,
27:02c'est bien ça ?
27:03Tout à fait.
27:05Racontez-nous,
27:06vous accueillez
27:06des enfants placés
27:07par le juge ?
27:08Oui, tout à fait.
27:11Et par rapport
27:12à cette étude,
27:14ce cri d'alerte
27:15des parents
27:15en tout cas
27:16qui craignent
27:17pour l'avenir
27:17de leurs enfants.
27:18On en parlait tout à l'heure
27:18avec l'invité dans le journal.
27:20Que ce soit des enfants
27:21entre 0 et 5 ans
27:22ou des ados,
27:23c'est deux problèmes différents
27:24mais c'est des problèmes
27:24quand même.
27:25Alors oui,
27:28par rapport
27:28à mes propres enfants,
27:31je trouve que
27:31quand ils étaient
27:33petits,
27:33on va dire jusqu'à 8 ans,
27:35ça va
27:36à peu près
27:36en prenant
27:37des vêtements
27:38de seconde main,
27:39en faisant attention
27:40au budget.
27:41Les aides de l'État
27:42nous permettent
27:43quand même
27:43de pouvoir
27:44les accompagner.
27:45Mais au-delà
27:46de cet âge-là,
27:48c'est beaucoup
27:48plus compliqué
27:49et notamment
27:50une fois qu'ils ont
27:51passé le bac,
27:52même les années
27:53lycées
27:54et puis au-delà
27:55des années lycées,
27:57on ne s'en sort pas.
27:59Les aides
28:00ne sont pas suffisantes.
28:01Je reconnais
28:02qu'il y a des aides
28:02et qu'on a de la chance
28:03dans ce pays
28:03mais si on veut
28:05vraiment aider
28:05nos enfants,
28:06ce n'est pas possible.
28:08Comme je disais
28:08tout à l'heure,
28:09on a choisi
28:10de financer
28:11les études
28:12de nos enfants
28:12parce qu'on veut
28:14qu'ils commencent
28:14dans la vie
28:15sans avoir un prêt.
28:16Sinon,
28:17ils se tirent une batte
28:18dans le pied.
28:18Ils ne peuvent pas
28:19commencer dans la vie.
28:20Mon fils,
28:20j'ai un de mes enfants
28:22qui revient du Canada
28:23qui vient s'installer.
28:25Il a un travail.
28:26Il a tout ce qu'il faut.
28:27Malgré tout,
28:28il faut qu'on soit caution.
28:29Il faut qu'on paye
28:29les premiers mois de loyer
28:30parce qu'il n'a pas
28:31d'argent devant lui,
28:32parce qu'il ne peut pas.
28:33Et pourtant,
28:33mes enfants travaillaient
28:35pendant les vacances scolaires.
28:37Ils ont le BASA.
28:38Ils ont pu faire
28:41ce genre de choses.
28:42Ils ont gagné eux-mêmes
28:43un peu d'argent de poche.
28:44C'est ça ?
28:44Oui,
28:45voilà,
28:45c'est ça.
28:45Oui,
28:46oui,
28:46tout à fait.
28:47Pour payer les loisirs
28:48parce que payer les études.
28:50J'ai demandé
28:52à mon ex-mari
28:53à peu près
28:53combien on avait financé.
28:55On a financé
28:55entre 8 000
28:56et 12 000 euros par an.
28:59On a 5 enfants,
29:00on est bien d'accord.
29:00Mais ça représente
29:02entre 8 000 et 12 000 euros
29:03par an
29:03en fonction des années.
29:05Vous la bascule,
29:06vous la situez
29:07après l'âge de 8 ans,
29:08à 9 ans,
29:09si tout est plus cher.
29:10Oui,
29:11parce que
29:12c'est plus compliqué
29:13d'acheter
29:14des vénements
29:15d'occasion.
29:16Les enfants,
29:16ils ont envie
29:17d'avoir leur propre,
29:18leur premier blouson,
29:19vrai blouson
29:20qui n'a pas été porté.
29:21parce que
29:22quand on arrive
29:23au collège,
29:23le collège
29:24c'est plus
29:2410-11 ans,
29:26les fournitures scolaires,
29:27on a beau dire,
29:28ça coûte cher.
29:30Il y a besoin
29:31de matériel spécifique,
29:33de matériel de dessin.
29:35Il y a besoin...
29:36Mes enfants,
29:36ils faisaient aussi
29:37de la musique.
29:38Tous à l'école.
29:39Tout ça,
29:40ça coûte en plus.
29:42Christine,
29:43vous disiez
29:43que les aides
29:44n'étaient pas suffisantes.
29:45Il y a des aides
29:45quand les enfants sont petits,
29:46il y a la CAF,
29:47il y a l'aide à la garde.
29:48Après,
29:48plus rien,
29:49il en faudrait.
29:49C'est là que c'est défaillant,
29:50selon vous ?
29:52Oui,
29:52en fait,
29:53après le bac,
29:55il y a effectivement
29:56les enfants,
29:57ils peuvent avoir
29:58une chambre étudiante,
29:59ils peuvent avoir
30:00des bourses,
30:01mais on ne peut pas
30:02vivre avec ça.
30:03Avec la bourse,
30:04ils ne peuvent pas
30:04payer la chambre étudiante,
30:05par exemple.
30:06Ce n'est pas possible.
30:07J'ai eu un de mes enfants
30:09qui est en train
30:10de faire des études
30:12pour être avocate,
30:13elle travaille la nuit
30:14en plus de ses études.
30:18Parce que nous,
30:18moi, financièrement,
30:20nous,
30:20on ne peut pas aller,
30:22on a choisi de payer
30:23bac plus 5,
30:24on ne peut pas aller
30:24au-delà de ça.
30:25Financièrement,
30:26ce n'est pas possible.
30:26J'ai fait ce choix-là,
30:27mais je ne suis pas propriétaire.
30:29Je ne pouvais pas faire les deux.
30:31Le gros poste de dépense,
30:32c'est les études.
30:33On va accueillir,
30:34Christine,
30:34vous restez avec nous,
30:35bien sûr,
30:35on va accueillir Céline.
30:37Bonjour Céline.
30:38Bonjour.
30:39Vous nous appelez de Plélo.
30:40Oui,
30:41en Bretagne également.
30:42Eh bien voilà,
30:43en Bretagne également.
30:44Vous êtes enseignante,
30:46ça vous parle ce témoignage
30:47de Christine ?
30:48Ah bah totalement,
30:49je rejoins Christine
30:50puisque nous avons eu
30:52également 5 enfants.
30:54Sur les 5 enfants,
30:56bien que je sois enseignante,
30:59ils 3 ont dû contracter
31:02un emprunt,
31:02un emprunt étudiant
31:04pour pouvoir financer
31:05leurs études.
31:06ce sont des enfants
31:08qui ont travaillé,
31:10qui travaillaient déjà
31:11sur l'exploitation agricole
31:13de leurs papas
31:13et aujourd'hui,
31:16je me pose vraiment
31:17des questions.
31:18Pourquoi devrions-nous
31:20totalement aider
31:22nos enfants ?
31:23Moi-même,
31:24fille d'agriculteur,
31:25j'ai en partie
31:26financé mes études.
31:28Donc,
31:28c'est quoi cette histoire
31:30d'être toujours,
31:31toujours en train
31:33de financer
31:34les études
31:35de nos enfants,
31:35nos enfants
31:36font des choix,
31:38assument ces choix.
31:40Bien sûr,
31:41nous étions derrière eux
31:42pour payer
31:42l'alimentation,
31:44le loyer,
31:45mais certaines études,
31:47en particulier
31:48dans les établissements
31:49privés,
31:50que ce soit
31:51en école d'ingénieurs,
31:54en école
31:56de manipulateurs radio,
31:57demandent
31:58des investissements
31:59importants.
32:00Les enfants
32:01ont fait
32:01leur choix,
32:03ils ont emprunté
32:05et bien sûr,
32:07on commence
32:07notre activité
32:08par rembourser
32:09nos emprunts,
32:10c'est ce que
32:10moi-même,
32:11j'ai fait.
32:12Il est où le problème ?
32:13Donc,
32:14en fait,
32:14vous Céline,
32:14vous n'êtes pas
32:15vraiment inquiète
32:15pour l'avenir
32:16de vos enfants,
32:16vous avez simplement
32:17voulu les accompagner,
32:19mais pas trop
32:21les chouchouter,
32:22en fait ?
32:22Tout à fait,
32:24tout à fait.
32:25Je suis
32:26inquiétante,
32:28aujourd'hui,
32:29des enfants
32:29ultra chouchoutés,
32:31ultra chouchoutés,
32:33ça suffit,
32:34quoi.
32:35Participez
32:36aux tâches ménagères,
32:37prenez un petit boulot,
32:38allez garder des enfants,
32:40passez votre BAFA,
32:42tout le monde,
32:43enfin,
32:43toutes les structures
32:44ont besoin de jeunes
32:45avec leur BAFA.
32:46J'entendais un jeune,
32:48il y a pas si longtemps,
32:49dire,
32:50oui,
32:50oui,
32:51je suis allée faire
32:51de la garde d'enfants
32:53au cours d'un mariage,
32:54mais j'ai dit,
32:55pas après minuit,
32:56c'est quoi cette histoire ?
32:58Pas après minuit,
32:59mais faites un effort,
33:00jeunes gens,
33:01travailler après minuit.
33:03Céline,
33:03restez avec nous,
33:04on va quand même demander
33:05à Christine
33:05qui était avec nous
33:06juste avant.
33:07Christine,
33:08vous avez eu le sentiment
33:08de chouchouter un peu trop
33:09vos enfants,
33:10vous ?
33:11Alors,
33:12nous,
33:12ce qu'on finançait,
33:13effectivement,
33:14c'est la nourriture,
33:16le loyer
33:17et le prix des études.
33:19Par contre,
33:20s'ils voulaient sortir,
33:22s'ils voulaient une coupe
33:23de cheveux,
33:23aller chez le coiffeur
33:26ou se faire les ongles
33:27ou je ne sais pas quoi,
33:28ça,
33:29ils devaient travailler
33:29pour se le financer.
33:32Donc,
33:33non,
33:34je n'ai pas le sentiment
33:35de les avoir chouchouter.
33:36Effectivement,
33:37à la maison,
33:37ils participent
33:38aux tâches ménagères
33:39et encore maintenant,
33:40j'ai un de mes enfants
33:41qui a aussi des enfants.
33:43Quand ils viennent à la maison,
33:44tout le monde participe,
33:45tout le monde aide.
33:48effectivement,
33:49il faut aussi peut-être
33:50éduquer les enfants
33:51quand même
33:52à travailler
33:53parce que les enfants,
33:54ils ne veulent plus travailler.
33:55Allez-y,
33:56Céline,
33:56vous pouvez répondre.
33:57Je suis totalement d'accord
33:59avec ma collègue bretonne.
34:01Avec Christine.
34:04Bretonnante,
34:04sans doute,
34:05moi,
34:05je suis galédante.
34:07Non,
34:07mais aujourd'hui,
34:08on a perdu,
34:09les jeunes,
34:10on a perdu
34:11le sens du travail,
34:13la notion de travail.
34:15travailler pour avoir
34:18un peu d'argent de poche,
34:19ça doit être la base.
34:20Ce n'est pas une obligation,
34:22l'argent de poche
34:23dans une famille.
34:24Vous disiez tout à l'heure
34:26le BAFA.
34:26Oui,
34:27moi,
34:27j'ai financé le BAFA
34:28à chacun de mes enfants
34:30en leur disant
34:32écoutez,
34:33l'argent ne tombe pas du ciel.
34:34Si je peux vous financer ça,
34:36c'est parce que je travaille.
34:37Alors,
34:38vous aussi,
34:39faites un effort
34:40et travaillez de votre côté.
34:42Mais malgré ça,
34:43comme je vous dis,
34:44ma fille qui fait des études
34:46pour être avocate
34:46travaille la nuit.
34:49Christine,
34:50Céline,
34:50on va marquer une courte pause
34:52et on va poursuivre
34:54ce débat.
34:55Alors là,
34:55c'est parti sur le travail
34:56des enfants.
34:58Faut-il les faire bosser
34:59pour montrer aussi
35:00que l'argent ne tombe pas
35:01du ciel ni des arbres ?
35:02On continue ce débat
35:04juste après une courte pause
35:05sur RTL.
35:05Les auditeurs ont la parole.
35:06A tout de suite.
35:08Envoyez-nous vos messages
35:09sur l'application RTL
35:10ou appelez-nous
35:11au 30 de 10.
35:1250 centimes la minute.
35:15Vincent Derosier,
35:17RTL Midi,
35:18les auditeurs ont la parole.
35:19J'entends que l'État
35:21doit intervenir
35:22dans la prise en charge
35:23de l'éducation
35:24des enfants.
35:25Des aides,
35:25des aides,
35:26des aides.
35:26Mais quand on fait des enfants,
35:28c'est à nous
35:28de les élever,
35:30de subvenir à leurs besoins.
35:31Ici,
35:31on ne peut pas,
35:32on ne fait pas d'enfants.
35:34Et merci Jade
35:35de nous avoir appelé
35:36au 30 de 10.
35:37On va accueillir Emmanuel
35:38qui nous appelle
35:38de Haute-Savoie.
35:39Bonjour.
35:40Oui,
35:40bonjour.
35:41Bon,
35:42vous vous dites également
35:43on réfléchit
35:44avant de faire un enfant.
35:46Oui,
35:46malheureusement,
35:47oui,
35:47on doit réfléchir.
35:48C'est la première chose
35:49à faire en fait
35:50avant de faire des enfants.
35:51Je pense.
35:52Moi,
35:52j'ai un enfant
35:52et c'est suffisant,
35:56je pense.
35:56La vie coûte tellement cher
35:57qu'un enfant,
36:00un enfant,
36:01voilà.
36:02Le budget,
36:03est-ce que ça coûte
36:03un enfant ?
36:04Ça a été tout en haut
36:05de la pile
36:05quand vous avez commencé
36:06à réfléchir,
36:07à construire une famille ?
36:10Alors,
36:12non,
36:13je m'en suis rendue compte
36:13au fur et à mesure
36:14et c'est vrai
36:16que j'ai quand même
36:16beaucoup réfléchi
36:17avant d'essayer
36:18d'en avoir un deuxième.
36:21Malheureusement,
36:21je n'en ai pas eu d'autres
36:22mais c'est vrai
36:23que ça a été
36:24une préoccupation
36:25quand même primordiale,
36:26oui.
36:27Votre enfant,
36:27à quel âge
36:28si ce n'est pas indiscret ?
36:29Alors non,
36:29il a 22 ans,
36:31il a 22 ans,
36:32il est en études
36:33de droit,
36:34il vient de finir
36:35sa première année
36:35de master
36:36et il a énormément
36:37travaillé
36:38et c'est vrai
36:39que petit,
36:41petit,
36:42je me suis séparée
36:42de son papa
36:43en fait très tôt,
36:45il n'y avait pas eu
36:46d'aide
36:46de sa part
36:48et voilà.
36:49Donc vous avez eu
36:50la vraie,
36:50vous avez vécu
36:51l'inquiétude
36:51de l'avenir
36:52pour votre enfant ?
36:53Bien sûr,
36:54bien sûr,
36:54c'est vrai
36:55que j'ai dû vendre
36:56ma voiture,
36:57c'est des amis
36:57qui venaient me chercher
36:58pour aller faire
37:00les courses,
37:01je ne pouvais rien
37:01acheter de neuf,
37:03voilà,
37:03après,
37:04c'était comme ça.
37:05Mais voilà,
37:06je ne comprends pas
37:06les gens qui demandent
37:07toujours et encore
37:08des aides de l'État,
37:09je pense que
37:10ce n'est pas à l'État
37:11de sponsoriser
37:13des familles
37:14qui décident
37:15d'avoir plusieurs enfants,
37:17c'est chacun
37:18un petit peu
37:19son problème.
37:22Votre fils,
37:22il fait des études
37:23de droit,
37:24Emmanuel,
37:24donc ça veut dire
37:25qu'il est à votre charge,
37:25là ?
37:26Complètement,
37:27complètement,
37:28et tout coûte cher,
37:29tout coûte cher,
37:30le loyer coûte cher,
37:32la nourriture,
37:34les livres,
37:35voilà,
37:35donc,
37:37voilà.
37:38Il y a des choses
37:40à prendre en compte
37:41et non,
37:42on ne doit pas demander
37:42à l'État,
37:43je pense qu'au lieu
37:43de donner encore
37:44et encore
37:45comme les APL,
37:46comme les aides
37:48à la rentrée,
37:48je pense que
37:49cet argent-là
37:50il vaudrait mieux
37:51les donner,
37:51même si ce n'est pas
37:52le sujet du jour,
37:54ne pas supprimer
37:55et ne pas baisser
37:56la retraite
37:58des retraités,
37:59en fait.
38:00Et votre fils,
38:00vous lui demandez
38:01de travailler,
38:01de trouver un petit boulot
38:02en plus de ses études
38:03ou vous préférez
38:04qu'il soit vraiment
38:04focus sur ses études ?
38:06Alors,
38:07je n'ai pas besoin
38:07de lui demander,
38:08il le fait tout seul
38:09parce qu'il voit
38:10que la vie n'est pas facile
38:11et que toute seule,
38:13c'est très dur
38:15de subvenir,
38:16voilà,
38:17j'ai perdu mon mari
38:17il y a quelques années,
38:18donc voilà,
38:19je suis encore toute seule,
38:21il y a beaucoup de galères
38:22mais je n'ai pas besoin
38:23de lui demander,
38:24l'été,
38:25il va travailler
38:26et garder sous
38:27pour se payer ses choses
38:29et puis pour m'aider
38:30à un petit peu
38:32payer ce qu'il faut payer,
38:33voilà.
38:34Restez avec nous Emmanuel,
38:35on va accueillir Sophia
38:36qui nous appelle
38:37de Béziers
38:38qui a justement
38:39elle aussi
38:39une fille de 16 ans.
38:41Bonjour Sophia.
38:42Oui,
38:42bonjour.
38:44L'avenir
38:45de votre enfant,
38:47le coût financier,
38:48tout ça,
38:48ça vous préoccupe ?
38:49Ça vous empêche
38:50de dormir le soir ?
38:51Je ne dirais peut-être
38:52pas encore juste là
38:53mais oui,
38:54on commence à se poser
38:54des questions
38:55parce que l'année,
38:58elle sera en plein
38:59parcours sup
39:00de l'année prochaine
39:00donc l'idée,
39:02c'est effectivement
39:02de se demander
39:03comment est-ce que
39:04tout ça,
39:05ça va se dérouler
39:05où est-ce qu'elle va
39:07atterrir surtout
39:10et on va pouvoir
39:11l'aider au mieux
39:12pour qu'elle puisse
39:13poursuivre ses études.
39:14C'est forcément
39:15des questions
39:16que l'on se pose
39:16surtout,
39:17alors nous on n'a jamais
39:18été encore confronté
39:19à parcours sup
39:20mais de tout ce que
39:21l'on entend,
39:21etc.
39:22Effectivement,
39:22on se demande
39:23où est-ce qu'elle va
39:23être parachutée
39:24et l'idée,
39:26c'est de savoir
39:27comment est-ce qu'on va
39:27pouvoir l'aider au mieux
39:29à distance,
39:30etc.
39:32Parce que vous vivez
39:33à Béziers,
39:34elle va donc faire
39:34des études
39:35et vous vous dites
39:35qu'il y aura
39:36le logement,
39:37les études
39:37et tout ce qui va
39:38avec,
39:38elle ne sera pas
39:39autonome.
39:41C'est vraiment ça,
39:42non.
39:44Sophia,
39:45la liaison est
39:45un tout petit peu
39:48compliquée.
39:48Emmanuel,
39:49vous êtes toujours
39:49avec nous ?
39:50Oui,
39:50bien sûr.
39:51Vous entendez
39:52le témoignage
39:52de Sophia à Béziers,
39:54elle rentre vraiment
39:54dans ce tunnel
39:56des études
39:57que vous avez connue
39:57il y a quelques années
39:58avec votre fils ?
39:59Complètement,
39:59oui,
40:00c'est juste.
40:00Lui,
40:00il a dû aussi partir
40:01de la maison
40:02pour aller faire
40:03ses études
40:03à Chambéry
40:04et oui,
40:06il a dû avoir
40:07son appartement
40:08donc voilà,
40:09encore une fois
40:09des frais
40:10mais voilà,
40:11avec nous aussi
40:13à l'époque,
40:13on a dû aussi
40:14se restreindre
40:15sur beaucoup de choses,
40:15voilà,
40:16c'était un choix aussi.
40:18Mon fils aussi,
40:19il a eu cette présence
40:20d'esprit
40:21même s'il n'aurait pas
40:22dû l'avoir
40:23de nous demander
40:24est-ce que je peux
40:25faire des grandes études ?
40:26Est-ce que je peux,
40:27est-ce que vous pouvez
40:28m'aider à payer
40:29tout ce qu'il y a à payer ?
40:31Et à un moment donné,
40:32c'est vrai qu'il a même
40:33voulu arrêter ses études
40:34parce qu'il voyait
40:35que c'était compliqué
40:36mais encore une fois,
40:38c'est aux parents
40:39de venir,
40:39ce n'est pas à l'état
40:40de donner des aides.
40:41Oui,
40:41pas d'aide,
40:42on a bien entendu
40:44votre point de vue,
40:44on a rétabli
40:45la liaison avec Sophia,
40:46vous nous entendez Sophia ?
40:50Sophia,
40:50est-ce que vous êtes
40:51avec nous depuis Béziers ?
40:53Oui,
40:53oui,
40:53je suis là.
40:54Oui,
40:55donc vous,
40:55vous avez ce moment
40:57où il va falloir
40:58payer les études,
40:59le logement,
41:00tout en fait
41:01à votre fille,
41:03ça ne vous a pas dissuadé,
41:04ça,
41:04vous n'avez pas essayé
41:05de la dissuader,
41:06de lui dire
41:06qu'il faut trouver
41:06un boulot tout de suite ?
41:08Non,
41:08non,
41:08non,
41:09pas du tout.
41:09Après,
41:10elle est au fait
41:12effectivement
41:13que des études,
41:15ça a un coût,
41:15qu'il va falloir
41:17se loger,
41:17etc.
41:18Donc,
41:20je sais qu'à ce niveau-là,
41:22on lui fait confiance
41:23qu'elle va se bouger
41:24et qu'elle ne va pas
41:25pas avoir
41:26que papa et maman
41:27qui vont tout payer.
41:29Je ne m'inquiète pas
41:30trop trop pour ça,
41:31elle est débrouillarde.
41:32Maintenant,
41:33moi,
41:34je ne suis pas forcément
41:35dans l'attente
41:35d'être
41:40une aide
41:41financière,
41:42mais c'est
41:43la liaison.
41:45on vous perd,
41:46Sophia,
41:47mais merci en tout cas
41:48d'avoir appelé
41:49le 3210,
41:50merci à Sophia,
41:51Christine,
41:51Céline et Emmanuel.
41:53Que des femmes,
41:53peut-être que les pères
41:54n'étaient pas très préoccupés
41:55par l'avenir de leurs enfants,
41:57en tout cas,
41:57au prochain débat.
41:58n'hésitez pas à appeler
41:59le 3210,
42:00une courte pause
42:01à 13h48
42:03sur RTL
42:04et dans un instant,
42:05on va parler de Monroe,
42:06pas de Marilyn,
42:07non,
42:07de Monroe,
42:08l'Eurovision,
42:0970e édition,
42:10demain soir à la télé.
42:12Regarde
42:12et on va parler
42:14de votre concours
42:15de l'Eurovision
42:15à voix tout de suite.
42:22Bonne journée
42:23sur RTL.
42:29RTL.
42:32Vincent Derosier.
42:33RTL Midi.
42:34Les auditeurs ont la parole.
42:54Et tous nos espoirs
42:56reposent sur les épaules
42:57de Monroe,
42:5817 ans,
42:59regarde son opéra pop,
43:01on va parler
43:01de l'Eurovision.
43:03Les hommes ont retrouvé
43:04le numéro,
43:05le 3210,
43:05ils sont avec nous
43:06pour parler
43:08de ce 70e concours
43:09de l'Eurovision
43:10à Vienne,
43:10en Autriche.
43:11Bonjour Benoît.
43:12Bonjour Benoît.
43:12Vincent,
43:13c'est à vos sens vignes
43:14comme on dit.
43:15Vous nous appelez de Lille ?
43:18Non,
43:18là je vous appelle
43:19de Vienne.
43:20Ah,
43:20vous êtes sur place
43:21pour le concours ?
43:22Je suis sur place,
43:22exactement.
43:23On a affaire à un fan alors ?
43:25Oui,
43:25on a affaire à un fan
43:26qui vit son 15e Eurovision
43:27sur place là.
43:28Bon,
43:29alors,
43:29vous avez l'habitude,
43:31Marie Myriam,
43:32on le rappelle,
43:331977,
43:33la dernière victoire,
43:35c'est pas bien
43:35mais on le fait chaque année,
43:36à chaque fois ça éloigne
43:37un peu plus.
43:38Qu'est-ce qu'on peut
43:39attendre de Monroe ?
43:40De Monroe,
43:41on peut attendre
43:41une prestation
43:42qui est superbe.
43:43Vu hier soir,
43:44en seconde demi-finale,
43:45j'étais dans la salle.
43:47C'est jeune,
43:48c'est beau,
43:49c'est élégant.
43:50Demain,
43:50on va passer
43:51en 15e position
43:53entre le Royaume-Uni
43:54et la Moldavie.
43:55C'est sorti 7-8
43:56vers 22h20
43:57pour l'heure de passage
43:58et on risque
44:00de démarquer un peu
44:00les choses
44:01même si la Finlande
44:02est d'énormissime favori.
44:04Benoît,
44:04je ne veux pas créer
44:05une polémique artificielle
44:06mais être bon
44:07et bien chanter,
44:08ça suffit à l'Eurovision ?
44:09C'est être bon
44:11et bien chanter.
44:11Parfois,
44:12ça ne suffit pas.
44:12Il suffit d'avoir
44:13la bonne chanson
44:14au bon moment aussi
44:14et de ce que
44:16le téléspectateur
44:17moyen,
44:19européen
44:19et australien,
44:20n'est-ce pas,
44:20a envie d'entendre
44:21à ce moment-là.
44:23Benoît,
44:24restez avec nous.
44:24On va accueillir Didier
44:25qui nous appelle
44:26de Cabour.
44:27Bonjour Didier.
44:28Oui,
44:28cher Vincent,
44:29bonjour.
44:30Bon,
44:31alors vous,
44:31vous êtes ancien
44:31prof de musique,
44:32alors votre avis,
44:33on va l'écouter
44:33attentivement.
44:34Alors oui,
44:35c'est un peu subjectif.
44:38C'est un Fienne
44:39dans la salle
44:40du Musique Ferrein.
44:42Il y a 270 ans,
44:44naissait Mozart.
44:46Si cette jeune fille
44:47à la voix céleste
44:50avait choisi
44:51l'un des deux airs
44:52de la Reine de la Nuit,
44:53de la Flûte Enchantée,
44:55j'aurais dit oui,
44:56j'aurais dit encore,
44:57comme on dit,
44:58avec Éric Jean-Jean.
44:59Mais là,
45:00je suis un peu sur ma faim
45:03avec cette espèce
45:04de mélange.
45:05Il faut être soi-même.
45:07Elle est cantatrice
45:09et c'est une enfant,
45:11elle n'a pas 18 ans.
45:14Il manquait un clin d'œil
45:15à Mozart pour vous,
45:16pour ce 70e Eurovision.
45:19En plus,
45:20c'est l'année Mozart
45:21chez lui à Vienne
45:25et pour le 270e anniversaire.
45:28Malgré tout,
45:30son regard vous aimez ou pas ?
45:33J'aime.
45:34Là, je parle comme musicien.
45:35Elle a une voix exceptionnelle.
45:37C'est une cantatrice.
45:40Je crois qu'à un certain moment,
45:42il ne faut pas avoir honte
45:43de rester dans son domaine académique.
45:48au niveau du chant lyrique,
45:51mais il y a énormément de choses.
45:53Moi, c'est du violon,
45:53mon domaine.
45:54Mais je pense à ces erreurs-là
45:56parce que l'année Mozart,
45:58sans Mozart,
46:00je ne sais pas,
46:01il pourrait susciter...
46:04Là-dessus,
46:05l'absence de Mozart,
46:06je vous propose
46:07qu'on aille faire réagir
46:08Benoît,
46:08notre professeur de maths
46:09qui est presque
46:10notre envoyé spécial
46:11en étriche.
46:11Bonjour, cher collègue.
46:12Bonjour, cher collègue.
46:14Ce que vous avez dit,
46:15c'est vrai,
46:16c'est quelqu'un
46:17qui a une voix exceptionnelle
46:18et qu'on a entendu
46:18hier matin à l'ambassade,
46:20encore,
46:20avec tous les fans
46:21qui étaient là réunis.
46:22On était à peu près 130
46:23et on sera 180
46:24en fin de semaine
46:25à d'ici présent.
46:26Par contre,
46:27il y a un concours
46:27Eurovision de la musique classique
46:29et il faut que la chanson
46:31soit inédite
46:31au 1er septembre 2025
46:33pour qu'elle puisse concourir
46:34en 2026.
46:36Je trouve quand même
46:37que c'est audacieux
46:38comme proposition
46:40de la part de France Télévisions.
46:43Les violines phoniques,
46:44d'ailleurs,
46:44qui ont créé la chanson,
46:46enfin,
46:47qui ont composé cette chanson,
46:48seront là,
46:49normalement,
46:49aussi ce week-end
46:50pour voir ce qui se passe
46:52ça.
46:53Benoît, Didier,
46:54je vous demande simplement,
46:55et puis après,
46:55on va accueillir Loïc,
46:56mais un petit pronostic.
46:58Ah,
46:59un top 5.
47:01Un top 5 pour Benoît
47:02et pour Didier ?
47:05objectivement,
47:05top 5,
47:06même si je n'aurais pas mis
47:07dans la scène,
47:08mais objectivement,
47:09oui.
47:10Donc,
47:10la voix de Monroe,
47:11quand même,
47:12nous permet d'espérer la France.
47:13C'est une voix céleste.
47:14Mais vous savez,
47:15il y en a plein en France.
47:17Vous savez,
47:18les jurys vont...
47:19Comme on n'enseigne pas
47:20la musique en France,
47:21ils passent à travers
47:22des mailles du pilet.
47:23Les jurys vont voter ce soir
47:24et vont compter
47:26pour 50% de la note
47:27et je pense que de ce côté-là,
47:28on va faire un maximum de points.
47:30Ce qui confirme vos propos,
47:31Didier.
47:31Didier Benoît,
47:32restez avec nous,
47:33on va tempérer un tout petit peu
47:34votre optimisme
47:34avec Loïc,
47:35qui nous appelle de ban.
47:37Bonjour Loïc.
47:38On vive la Bretagne.
47:39Vincent.
47:39Bonjour,
47:40vous allez bien ?
47:41Très bien,
47:42merci à vous.
47:43Alors,
47:43vous,
47:44Monroe,
47:44ça vous touche
47:45quand vous écoutez ce morceau ?
47:47Alors,
47:48bon,
47:48moi,
47:49j'ai trouvé la prestation
47:50très très bien,
47:50mais moi,
47:51je soulève surtout
47:52une sorte de malédiction.
47:55En fait,
47:56j'ai remarqué
47:57et tout le monde le sait
47:58qu'on a gagné
47:59l'Eurovision 77
48:00et que la dernière chanson
48:02en français,
48:03c'était en 88
48:04avec Céline Dion
48:05pour la Suisse.
48:07Et depuis,
48:08aucune chanson en français
48:09n'a gagné l'Eurovision.
48:11Pour vous,
48:12c'est l'anglais
48:13ou alors on est destiné
48:15à se retrouver
48:15dans les profondeurs
48:16du classement ?
48:17Voilà,
48:17c'est anglophone
48:19puisque même les,
48:20regardez là,
48:21les pays francophones
48:22ne chantent pas en français.
48:24Que ce soit la Belgique,
48:25la Suisse ou le Luxembourg,
48:26ils sont tous en anglais.
48:28Est-ce que je peux tempérer
48:29votre propos en disant
48:31et en 2017,
48:32quand le portugais
48:33Salvador Sobral
48:34interprète
48:34Pélos Dostios,
48:36on est en portugais ?
48:37Je ne parle pas
48:38des autres langues,
48:39je parle du français,
48:39monsieur.
48:40Ah oui,
48:40le français,
48:41oui,
48:41je comprends.
48:42En effet,
48:4388,
48:43c'est la dernière victoire,
48:44vous avez raison
48:45sur ce point-là.
48:46Tout à fait.
48:46Donc,
48:47le français ne gagne
48:48plus à l'Eurovision
48:49depuis 88.
48:50Et quand on se pose
48:51des questions,
48:51laissez-vous bien parler,
48:52sinon c'est inaudible.
48:53Et je doute que,
48:55même si j'espère
48:55qu'il sera très bien français,
48:57je pense aussi,
48:58j'espère aussi
48:58les cinq premiers,
48:59je ne pense pas
49:00qu'on gagnera encore
49:01cette année.
49:03Allez-y.
49:04C'est un jeu,
49:06c'est un jeu,
49:06il y aura...
49:07Oui.
49:08La victoire,
49:08est-ce qu'elle est possible
49:10mathématiquement ?
49:11Mathématiquement,
49:12elle est tout à fait possible.
49:14Oui,
49:14il faudra voir
49:15comment on va voter
49:15le public,
49:16puisque je pense
49:17qu'on va faire
49:17un carton plein
49:18du côté des jurys,
49:19même si la prestation australienne,
49:21la chanteuse australienne
49:22a une très très belle voix,
49:24mais je pense que Monroe
49:24est au-dessus.
49:25Ensuite,
49:26c'est une affaire de goût.
49:27Voilà,
49:27c'est tout.
49:28On espère toujours mieux.
49:30Après,
49:30comme on dirait,
49:32l'important c'est de participer,
49:33mais ça c'est toujours
49:34ce que disent les premiers
49:35aux autres
49:36qui ont parcouru derrière.
49:37Donc on verra demain soir,
49:39mais oubliez pas,
49:39c'est un jeu,
49:40il y aura 25 pays
49:41et non pas 26,
49:42et il n'y aura
49:42qu'un seul gagnant.
49:44Voilà,
49:44et on sera très content
49:45l'an prochain
49:46d'aller dans un pays
49:47qui éventuellement
49:48aura gagné
49:49ce concours cette année,
49:51puisqu'il n'y a aucune obligation
49:51de l'organiser.
49:53Et pour rappel,
49:54Céline Dion a gagné
49:55pour la Suisse en 88,
49:56pourtant Céline Dion
49:57n'a jamais été Suisse,
49:58de même que France Gall
50:00n'a jamais été
50:00Luxembourgeoise en 65.
50:02Voilà.
50:03Donc la langue française,
50:03elle rayonne.
50:04Merci Benoît,
50:05merci Didier,
50:06merci Loïc
50:07de nous avoir appelé,
50:09de nous avoir fait vivre
50:10votre concours
50:11de l'Eurovision.
50:13Merci à tous ceux
50:14qui ont permis
50:14cette émission,
50:15des auditeurs.
50:16on l'a parlé.
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