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  • il y a 3 mois
Avec Philippe Karsenty (porte-parole du Comité Trump France) et Louis Nadau (journaliste politique à Marianne)

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##LE_GRAND_DEBRIEF-2026-05-15##

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News
Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Jacques Cardoz.
00:04Dans ce studio, Philippe Carsenti, représentant de Donald Trump en France,
00:08et Louis Nadeau, journaliste politique à l'hebdomadaire Marianne,
00:11ils vont faire vivre ces deux grands débats, parce que c'est l'heure du grand débrief.
00:15On vient d'entendre David Rigolet-Rose, qui a du mal à nous dire lequel des deux a gagné finalement.
00:23On a l'impression que c'est la parfaite neutralité.
00:27On est dans une situation extrêmement complexe.
00:31Philippe Carsenti, vous avez entendu l'interview de David Rigolet-Rose.
00:35Vous parlez au camp de Donald Trump ici en France.
00:40On a du mal, nous, à tout comprendre de Donald Trump.
00:43Qu'est-ce que vous, vous comprenez de la situation et des négociations qui sont en cours actuellement en Chine,
00:49et de ce que pourrait obtenir Donald Trump concernant le détroit d'Hormuz ?
00:54Ce que j'ai compris, d'abord, j'ai trouvé l'analyse de David Rigolet-Rose assez honnête et assez
00:59transparente.
01:02Effectivement, on a deux leaders mondiaux, les deux numéros un mondiaux, qui ont des intérêts communs.
01:09Le détroit d'Hormuz n'est pas un problème économique pour les Etats-Unis,
01:13sauf pour ce qui concerne le prix du baril, mais le prix du baril, comme les Etats-Unis sont exportateurs
01:17nets de pétrole,
01:18ce n'est pas un problème pour eux.
01:19En revanche, c'est notre problème.
01:21C'est moins un problème pour eux que pour nous, ça c'est clair.
01:23C'est notre problème.
01:23C'est pour ça que quand j'entends toujours certains commentateurs dire que ce n'est pas notre guerre,
01:28c'est beaucoup plus notre guerre que celle des Etats-Unis en termes de répercussions.
01:32Ça, c'est le premier point.
01:33Pour ce qui concerne les Chinois, ils ont non seulement le problème du pétrole iranien,
01:39et en général du pétrole qui passe par le détroit d'Hormuz,
01:42mais ensuite au niveau du commerce international.
01:44Donc, en fait, on a deux leaders qui ont intérêt à ce que ça se déboucle.
01:49Du côté de l'Iran, ils ont compté beaucoup sur la Chine à deux niveaux,
01:53au niveau de l'armement et au niveau du renseignement.
01:56Je pense que la première chose qui a été effectuée du côté américain,
02:01c'est de demander à la Chine de cesser le renseignement.
02:03Pour l'armement qui a déjà été transféré, c'est difficile de revenir en arrière.
02:07Mais en revanche, le renseignement, c'est quelque chose d'actif,
02:09et c'est quelque chose sur lequel l'administration américaine doit faire pression sur la Chine.
02:14C'est quoi le plan de Donald Trump, ou de l'administration de Donald Trump,
02:17pour essayer de sortir de cette crise concernant Hormuz ?
02:20Alors, le plan, il est plus général.
02:23J'avais déjà...
02:23La crise qu'elle a créée elle-même.
02:24Pardon ?
02:25La crise qu'elle a créée elle-même.
02:27Non, non.
02:28La crise, elle est créée par l'Iran depuis...
02:30Ça fait 47 ans que l'Iran déstabilise la planète.
02:32Ça fait 47 ans que l'Iran pose des bombes dans le monde entier.
02:35En France, en Europe, au Moyen-Orient, en Amérique latine, partout.
02:41Ça fait 47 ans que l'Iran met des places, des armées, crée des armées.
02:45Ce qu'on appelle des proxys, en fait, ce sont des armées délocalisées.
02:48Le Hamas, le Hezbollah, les Houthis, qui déstabilisent toute la planète.
02:52Et donc, il était temps, à un moment donné, de faire en sorte que l'Iran cesse d'être une
02:56menace.
02:56Et l'objectif final de l'administration Trump, comme de l'administration israélienne,
03:01quel qu'elle soit, ce sera Nathaniaoula, et dans quelques mois, ce sera probablement un autre Premier ministre,
03:05quel qu'elle soit, est d'obtenir un changement de régime.
03:08Parce que l'Iran est une grande civilisation, un grand pays,
03:10mais les Molas, les Ayatollahs, et donc les gardiens de la Révolution,
03:14ont déstabilisé la planète, et il est temps de les mettre à terre.
03:15Alors, on ouvre le débat, justement.
03:17Celui que vous avez entendu, c'est Louis Nadeau, journaliste Amarian.
03:19Vous n'êtes pas d'accord avec ce que nous dit Philippe Kersenti ?
03:21On ne peut être que d'accord, par exemple, sur un point, c'est que le départ des Molas
03:26et le changement de régime est évidemment souhaitable.
03:29Cela dit, quand je vous entends dire que l'Iran déstabilise la planète depuis 50 ans,
03:35qu'est-ce qu'on devrait dire des Etats-Unis et de l'interventionnisme américain,
03:38qui a quand même semé le chaos à travers un bon tiers du globe,
03:45toutes ces dernières années ?
03:47Ce qui est quand même un petit peu gaguesque dans la situation actuelle,
03:50c'est qu'on est en train de regarder Trump se satisfaire de résoudre une crise,
03:55encore une fois, qu'il a quand même lui-même provoquée.
04:00Je suis tout à fait d'accord avec vous sur le fait que les Etats-Unis ont créé
04:02beaucoup de crises dans le monde, notamment avec la guerre en Irak,
04:05à laquelle Donald Trump était opposé.
04:07Je rappelle que c'est vraiment très important de rappeler que Donald Trump
04:09s'était opposé à cette guerre, il avait fait des déclarations publiques.
04:12A l'époque, Joe Biden, qui était sénateur, l'avait soutenu, cette intervention en Irak.
04:16C'est pour montrer qu'en fait, les choses ne sont pas aussi simples
04:18entre républicains et démocrates.
04:21Maintenant, la crise, vous savez, c'est comme un chirurgien.
04:24Quand un chirurgien vous ouvre, vous vous dites
04:25« Ah là, il est en train de mettre un couteau dans la peau de quelqu'un ».
04:27Non, il est en train d'ouvrir, et Trump est en train de résoudre
04:30une crise mondiale sur laquelle on les est confrontés.
04:33Qu'est-ce qu'il résout précisément ?
04:36Il est en train de mettre...
04:37Louis Nadeau, il ne fallait pas intervenir en Iran ?
04:39Manifestement...
04:40Non, mais il ne fallait pas intervenir en Iran ?
04:43Je ne suis pas stratège...
04:44Oui, mais c'est un peu ce que vous nous dites.
04:46Non, ce que je dis, c'est qu'a priori...
04:49Vous nous dites qu'est-ce qu'il résout ?
04:51Parce qu'effectivement, il y avait une crise.
04:54Non, mais de fait, le régime est toujours en place.
04:58Et si vous regardez...
04:59Ça, oui, mais ça commence parce qu'il y a une intervention en Iran.
05:02La prétendue victoire écrasante des États-Unis,
05:05elle est à relativiser.
05:07Ce matin, enfin, en tout cas, le New York Times et le Washington Post
05:12viennent de sortir une enquête expliquant que les armes,
05:15les missiles balistiques iraniens étaient toujours opérationnels,
05:20en partie, il y en a bien sûr toute une partie qui a été détruite.
05:23Ah bah, alors, donc...
05:24Mais le New York Times, il faut se dire, objectivement, très concrètement,
05:27le New York Times est devenu un torchon.
05:29Et je vous le dis très objectivement, vous le verrez,
05:32le New York Times est condamné...
05:33Comment ?
05:34Non, mais je vous parle du New York Times, c'est très important.
05:36Le New York Times sera condamné prochainement
05:37pour des procès en diffamation
05:39parce qu'ils ont menti, intoxiqué l'opinion internationale
05:42avec des rapporteurs.
05:43Pour qu'on comprenne bien, le New York Times appartient à qui ?
05:45Aujourd'hui, il est dans la main des démocrates, des républicains.
05:48Il est totalement démocrate, mais c'est l'extrême-gauche démocrate, quoi.
05:50C'est vraiment Bernie Sanders, c'est vraiment...
05:53C'est Alexandrie Alcadier-Cortez, c'est vraiment l'extrême-gauche
05:56totalement, mais anti-américaine,
05:59anti-occidentale, anti-israélienne, limite anti-sémite,
06:02naturellement, qui est détenue par des juifs d'extrême-gauche
06:05aux Etats-Unis.
06:05Donc, il faut comprendre un petit peu ce qu'on parle.
06:07Le New York Times, c'est devenu un torchon.
06:09C'est devenu objectivement un torchon.
06:11Je suis pas du tout d'accord avec ça, en tous les cas.
06:12Pour revenir sur ce que vous disiez sur la guerre,
06:13vous avez raison, la guerre n'est pas encore gagnée.
06:16Vous avez entièrement raison.
06:17En revanche, militairement, la paix n'est pas obtenue,
06:20mais militairement, c'est du 6-0-6-0 pour l'instant.
06:24On attend le troisième set.
06:25Moi, je pense qu'on aura encore une confrontation militaire
06:28pour arriver à déloger les mollas,
06:30qui sont vraiment la problématique majeure.
06:32Louis Nadeau, justement, on peut considérer
06:34qu'il y a eu une première étape
06:36qui consistait à décapiter, pardon pour le terme,
06:38mais c'est un peu ça quand même,
06:39et c'est en tous les cas le terme qui a été utilisé
06:40par les Américains,
06:41pour décapiter le régime théologique des mollas,
06:45même si...
06:46Ce qu'ils n'ont pas réussi à faire.
06:47Ce qu'ils n'ont pas réussi à faire,
06:48parce que, évidemment,
06:50derrière ceux qui ont été éliminés,
06:52il y en a d'autres, et c'est continuel.
06:55Mais, évidemment,
06:58ce que nous dit Philippe Carsanti,
07:00c'est qu'on est un peu entre deux.
07:01C'est-à-dire qu'il y a eu une première phase,
07:04une offensive militaire qui était,
07:06et vous l'avez dit vous-même tout à l'heure,
07:08nécessaire, parce qu'il fallait intervenir
07:10contre ce régime.
07:12Bon, et effectivement,
07:13maintenant, on est au milieu
07:15d'une autre problématique,
07:16et là, pour le moment,
07:17on ne voit pas comment Donald Trump
07:18peut sortir de cette affaire.
07:19Dans l'intervention elle-même,
07:22alors, sans être stratège militaire,
07:24il y a quand même
07:26quelque chose d'étonnant,
07:28qui est qu'on sait que le régime
07:30est extrêmement implanté,
07:32ce n'est pas du tout le même cas
07:34qu'avec Maduro.
07:36Les gardiens de la Révolution,
07:39ces plusieurs centaines de milliers
07:40de combattants,
07:41il était évident
07:43qu'une des frappes limitées,
07:46comme ça a été le cas au début,
07:50ne ferait pas tomber le régime.
07:53Philippe Carcenti, comment Donald Trump
07:55peut sortir de cette situation ?
07:56En fait, on est en train d'avancer.
07:59Vous savez, on a 40 jours de guerre,
08:0036 jours de cessez-le-feu,
08:02pour l'instant.
08:02On est trop impatients.
08:04Beaucoup trop impatients.
08:05Regardez, toutes les guerres
08:05ont pris du temps.
08:06Regardez, la Russie, en Ukraine,
08:09nous expliquait que c'était
08:09une opération spéciale,
08:10ça fait plus de 4 ans.
08:12En Russie et en Ukraine,
08:13ça dure plus que depuis
08:14la Première Guerre mondiale.
08:15On est à 40 jours de guerre,
08:16pour l'instant.
08:17Ce qui est en train de se passer
08:18au niveau américain
08:19et au niveau israélien,
08:20parce que n'oubliez pas
08:21qu'entre les deux,
08:22il y a aussi les autres pays du Golfe,
08:24les Émirats, Bahreïn,
08:25l'Arabe saoudite,
08:26qui sont aussi en bateau.
08:27C'est la première fois
08:28que les Etats-Unis
08:30ont réussi à faire une alliance
08:31avec Israël
08:32et les pays du Golfe.
08:33Actuellement, on fait du renseignement
08:35au niveau satellitaire,
08:37mais aussi sur le terrain.
08:38Vous savez que le Mossad
08:38est extrêmement bien implanté en Iran
08:40et qu'il travaille.
08:41Et on a, sur le sol,
08:43des troupes,
08:43on a 90 millions d'Iraniens
08:45qui sont sur le sol.
08:46Alors malheureusement,
08:47et ça je l'ai regretté
08:47et je l'ai déjà dit
08:48chez un de vos confrères,
08:49je regrette que les Etats-Unis
08:50et Israël ne soient pas intervenus
08:51au moment, en janvier,
08:53quand 40 000 personnes
08:55ont été massacrées en Iran.
08:56J'ai une question à ce sujet-là d'ailleurs.
08:57Pourquoi avoir tardé ?
08:58L'Amérique n'était pas prête ?
09:00Ou est-ce que c'est Israël
09:01qui a demandé aux Etats-Unis ?
09:02Parce que, de ce qu'on a compris,
09:04vous allez me dire si je me trompe,
09:05Donald Trump avait plutôt
09:06la volonté d'intervenir assez vite
09:08après les événements de janvier
09:09pour répondre à la demande
09:10de la population.
09:11Il s'agit de ça,
09:16pourquoi, à ce moment-là,
09:16les Israéliens temporisent ?
09:18Alors, ce ne sont pas les Israéliens,
09:19c'est en fait qu'il fallait trouver
09:19la frappe d'opportunité.
09:21La frappe d'opportunité
09:22de tuer les 40 leaders iraniens
09:23au même moment,
09:24il fallait qu'elle se constitue.
09:26C'est tout un travail.
09:27Vous savez, le renseignement
09:28qui a permis de faire en sorte
09:29qu'ils soient réunis
09:30et de les frapper,
09:31donc il y avait d'abord
09:32un moment d'opportunité.
09:34Je regrette à ce moment-là
09:35qu'on n'ait pas pu intervenir
09:37directement, naturellement,
09:38comme tout le monde le regrette,
09:39comme les Iraniens,
09:39mais il faut vraiment comprendre
09:40à qui on a affaire.
09:41On a vraiment...
09:42Je voudrais juste finir là-dessus
09:43et après je donne la parole
09:44à M. Nadeau,
09:45mais on a un régime
09:46qui nous tient en otage
09:48depuis 47 ans.
09:49Et regardez,
09:49ils ont trouvé ce détroit d'ordre
09:51qu'on a toujours su,
09:52qui était toujours un levier
09:54très important sur le commercial,
09:55et ils nous prennent
09:56en otage là-dessus.
09:57Ils prennent en otage la planète.
09:58Ils ont pris des otages partout.
10:00De leur point de vue,
10:01excusez-moi,
10:01mais de leur point de vue,
10:02c'est tout à fait logique
10:03de faire ça.
10:04Logique, c'est-à-dire quoi ?
10:05De prendre en otage la planète
10:06en général,
10:07sur tous les sujets ?
10:11Il est évident
10:12qu'ils ne vont pas avoir
10:12le dessus militairement
10:14sur l'armée américaine.
10:17Je veux dire,
10:17ils se battent,
10:19je ne les cautionne pas du tout,
10:20mais d'un point de vue pragmatique,
10:22ils se battent avec leurs armes.
10:23Vous avez raison,
10:24mais c'est pour ça
10:25qu'il faut neutraliser ce régime.
10:26Et la planète se portera mieux
10:28quand on aura neutralisé ce régime.
10:30C'est vraiment l'objectif final.
10:31Pour le moment,
10:32en tous les cas,
10:33on ne sait pas
10:33comment Donald Trump
10:35va se sortir de cette situation.
10:37On est nous aussi
10:38au milieu d'une discussion.
10:39On marque une petite pause,
10:40on la reprend tout de suite
10:41parce qu'on est avec
10:42Philippe Carsanti,
10:44spécialiste et représentant
10:45de Donald Trump
10:46ici en France.
10:48On débat de cette situation.
10:50On a entendu tout à l'heure
10:51David Rigoleroz
10:53nous expliquer
10:54que la situation
10:54est extrêmement complexe
10:55à Pékin,
10:56que d'une certaine façon,
10:57les deux grandes puissances mondiales
10:58se neutralisent.
11:00On espère
11:01qu'il pourra y avoir
11:02un débouché
11:03sur cette situation
11:04du détroit d'Hormuz
11:05parce que
11:05ça a un impact direct
11:07sur le prix à la pompe
11:08sur votre carburant.
11:09Vous êtes sur Sud Radio.
11:10On se retrouve dans un instant.
11:14Le Grand Matin Sud Radio
11:167h10h
11:17Jacques Cardoze.
11:18On poursuit ce débat
11:19dans ce studio.
11:20Philippe Carsanti,
11:21représentant de Donald Trump
11:22en France,
11:22et Louis Nadeau,
11:23journaliste politique
11:23à l'hebdomadaire Marianne.
11:25Et on a ouvert
11:26le chapitre
11:26Donald Trump
11:27chez Jinping
11:27parce que la rencontre
11:29des deux grands hommes,
11:30j'ai envie de dire,
11:32en tous les cas
11:32du point de vue
11:33de la puissance,
11:34ça c'est indiscutable,
11:34elle a lieu en ce moment
11:36à Pékin.
11:37Vous le savez,
11:38Donald Trump
11:39est sur place
11:40en Chine
11:40avec son administration,
11:42une partie de son administration
11:43et un certain nombre
11:43de ses représentants
11:44du domaine économique
11:45également
11:47là-bas à Pékin
11:48pour une visite
11:49de trois jours.
11:49On a beaucoup parlé
11:50hier du détroit d'Hormuz
11:52mais on ne voit pas
11:53la sortie du tunnel
11:54si je puis dire.
11:55On n'a pas encore
11:56bien compris
11:57s'il pouvait y avoir
11:58une sortie
11:59et on est avec
12:00Philippe Carsanti,
12:01représentant de Donald Trump
12:02en France,
12:03ici dans ce studio
12:04et juste avant la pause,
12:05Philippe Carsanti,
12:06vous nous disiez
12:07non, a priori,
12:09si les Etats-Unis
12:10ont un peu tardé
12:11à intervenir,
12:13ce n'est pas tellement
12:13du fait d'Israël,
12:15c'est parce que
12:17finalement,
12:18il y avait aussi
12:18la problématique
12:19des porte-avions
12:19et une problématique technique
12:22et de renseignements.
12:23Et une surprise,
12:24au niveau de ce qui s'est passé
12:26à Téhéran,
12:27ça a duré deux jours,
12:28il y a eu la première chose technique
12:30mais il y a eu aussi
12:31la frappe d'opportunité,
12:31c'est-à-dire que
12:32pour décapiter le régime
12:33comme ça a été fait
12:33le 28 février,
12:35il fallait réussir
12:38d'abord à réunir
12:39ces gens-là
12:39et avoir le renseignement
12:40et pouvoir frapper
12:41à ce moment-là.
12:41Justement.
12:42Ce qui n'a pas été le cas.
12:43Et contrairement
12:44à ce qu'on a pu voir
12:45au Venezuela
12:46où Maduro a été changé,
12:48a été remplacé
12:49par sa vice-présidente
12:50et ça a totalement
12:51fait basculer le pays,
12:52l'Iran,
12:53c'est une mafia,
12:53il y a des centaines
12:54de milliers de gardiens
12:55de la révolution
12:56qui tiennent le pays,
12:57il y a beaucoup
12:58d'argent là-dedans,
12:59la population est prise
12:59en otage.
13:00Il faut se rendre compte
13:01que c'est quand même,
13:01quand je vous dis
13:02que la planète entière
13:02est prise en otage,
13:03même les 90 millions
13:04d'Iraniens
13:05sont pris en otage
13:06par cette mafia
13:06qui inonde le monde
13:08de drogue,
13:08qui inonde le monde
13:09de terrorisme,
13:10qui déstabilise la planète.
13:11Cette mafia,
13:12c'est un terme
13:12qui vous appartient,
13:13c'est un régime
13:14en tous les cas
13:15pas vraiment démocratique,
13:17ça on l'a bien compris,
13:18c'est de l'argent,
13:19c'est de l'argent,
13:20c'est beaucoup d'argent.
13:22Vous êtes d'accord
13:23avec ça ?
13:24Vous utiliseriez ce terme ?
13:26En mafia,
13:28probablement,
13:29ça ne me choque pas,
13:29en tout cas,
13:30on peut accoler
13:32tous les adjectifs péjoratifs
13:35au régime des Mola,
13:36ça ne me choque pas du tout.
13:37Ce qui me choque,
13:38en revanche,
13:38c'est que les Etats-Unis
13:40s'arrogent le droit
13:41d'intervenir partout
13:43où le régime ne m'a pas.
13:45Maintenant,
13:46ils sont intervenus,
13:47ça y est.
13:47Je comprends le débat
13:48de l'interventionnisme
13:49et c'est vrai que Donald Trump
13:50d'ailleurs...
13:51Oui,
13:51parce que durant la campagne électorale,
13:53Donald Trump...
13:53On vient d'avoir quand même
13:53deux exemples...
13:55Enfin,
13:55je ne vois pas comment
13:56vous allez m'expliquer
13:57que les Etats-Unis
13:58de Donald Trump
13:58ne sont pas interventionnistes
14:00aujourd'hui.
14:00Il avait dit qu'il ne le serait pas
14:02durant la campagne électorale.
14:03Il a dit que son actif
14:04était de faire la paix
14:06sur la planète entière.
14:07C'est la première chose.
14:08Mais donc,
14:08les Etats-Unis,
14:09gendarmes du monde ?
14:11S'il le faut,
14:11il faut un gendarme.
14:12À un moment donné,
14:14comprenons une chose,
14:14ce qui s'est passé au Venezuela
14:16qui inondait
14:16les Etats-Unis de drogue,
14:17qui déstabilisait la planète
14:18dans le monde entier,
14:19qui alimentait les réseaux terroristes,
14:21était un problème
14:21qui est en train d'être réglé.
14:23Pour ce qui concerne l'Iran,
14:24c'est la même chose.
14:25Encore un temps,
14:26quels sont les enjeux ?
14:27Je veux juste vous dire
14:27que c'est la même chose,
14:28quels sont les enjeux ?
14:29Le prétexte de la lutte
14:30anti-drogue
14:31pour le Venezuela...
14:32Pardon,
14:32mais il est ridicule.
14:34Si, si, si.
14:35Le soir même
14:36de l'intervention...
14:37On parle du Venezuela
14:38en tous les cas,
14:38ce matin.
14:39Oui,
14:39mais c'est quand même
14:40un petit peu...
14:41Enfin, pardon,
14:42il y a quand même
14:42des contre-vérités...
14:43Remenez-vous dans les rites
14:44des Etats-Unis,
14:45la drogue est une catastrophe.
14:47Je voudrais juste finir.
14:4780% du trafic
14:49vient de la Colombie
14:50en ce qui concerne la coquine.
14:52Oui,
14:52mais il passe par le Venezuela
14:53et il arrive...
14:54Ben oui,
14:54mais c'est ça le problème.
14:55C'est le canal de distribution.
14:56Le soir même,
14:57excusez-moi,
14:58le soir même de l'intervention,
14:59Donald Trump parlait
15:01des véritables raisons
15:02de l'intervention
15:03qui sont le contrôle du pétrole.
15:05Vous ne pouvez pas...
15:06Ça, c'est une raison stratégique
15:07vis-à-vis de la Chine.
15:08Vous avez raison aussi.
15:09Vous savez,
15:10les choses ne sont pas unicausales,
15:12elles peuvent être multicausales.
15:13Mais je voudrais revenir sur l'Iran.
15:14Expliquez que l'Iran,
15:16c'est de l'interventionnalisme.
15:17Non.
15:17L'Iran continue
15:18à déstabiliser les plaides
15:19depuis 47 ans.
15:20Regardez ce qu'ils ont fait
15:21avec le Hamas.
15:22Regardez ce qu'ils font
15:22avec le Hezbollah.
15:23Regardez ce qu'ils font
15:24avec les outils.
15:24Avec les outils,
15:25c'est aussi...
15:25Expliquez-le,
15:26parce que je ne suis pas sûr
15:26que tous nos auditeurs comprennent.
15:28Alors,
15:28trois armées.
15:29À Gaza,
15:29une armée,
15:30le Hamas,
15:31financée par l'Iran,
15:32armée par l'Iran,
15:33qui a donc provoqué la guerre
15:34le 7 octobre
15:35et qui a vraiment provoqué
15:36une attaque génocidaire
15:38contre Israël.
15:40Au nord,
15:42le Hezbollah,
15:42qui est aussi une armée
15:43délocalisée iranienne.
15:45D'ailleurs,
15:45on a même demandé
15:46à l'ambassadeur d'Iran
15:47de quitter le Liban.
15:48L'ambassadeur est resté
15:49et maintenu
15:50grâce au Hezbollah
15:51ou à cause du Hezbollah.
15:52Et c'est le Hezbollah
15:53qui déclenche la guerre
15:54contre Israël
15:55quand il y a la guerre
15:55avec l'Iran,
15:56montrant bien
15:59qui sont au Yémen
16:00et qui bloquent
16:01le détroit de l'Alain-Bed.
16:02Eux aussi soutenus
16:03par l'Iran.
16:03Voilà, par l'Iran.
16:04Donc, en fait,
16:05on a un pays
16:06qui a des armées délocalisées,
16:08qui déstabilisent
16:09la planète dans le monde entier.
16:10Il est temps de mettre
16:11à bas les Mollahs.
16:12Je vous dis très clairement,
16:12à bas les Ayatollahs,
16:13à bas les gardiens de la Révolution.
16:15On doit les mettre
16:15à bas, totalement.
16:16Ça, je pense que sur ce point,
16:18j'ai envie de dire
16:19que vous êtes d'accord.
16:20On en a besoin aussi.
16:21Mais nous, on en a besoin.
16:22Dépassons ce constat
16:23parce que les auditeurs
16:29Philippe Carcenti,
16:30vous êtes là aussi
16:30pour nous dire ce matin
16:31mais qu'est-ce qu'il y a
16:33dans la tête de Donald Trump ?
16:34Comment on fait
16:34pour sortir de cette situation ?
16:36Ben oui !
16:37Alors, je s'aimerais bien
16:37y être complètement
16:38mais ce que je peux essayer
16:39de vous dire,
16:39c'est ce que je comprends.
16:40Vous parlez avec certains
16:41de ces...
16:41Voilà, c'est ce que j'essaie
16:42de croire avec lui.
16:43C'est qu'en fait,
16:44il y a l'alliance
16:46et c'est ça vraiment
16:47qu'il faut se dire,
16:48c'est l'alliance nouvelle
16:49avec les États du Golfe,
16:51Israël et les États-Unis
16:52ont bien compris
16:53qu'on ne pouvait plus avoir
16:55cet acteur
16:56de la déstabilisation
16:57internationale
16:58au Proche-Orient
16:59et qu'il fallait
17:00changer de résumé.
17:00Ça c'est un fait,
17:01on avance.
17:01Donc, on avance,
17:03on a, comme je vous le disais,
17:0490 millions d'Iraniens
17:06qui sont...
17:06A priori, la Chine
17:07n'est pas d'accord avec ça.
17:08Alors, je ne suis pas
17:09tout à fait d'accord
17:09parce que la Chine
17:10est d'accord avec...
17:11La Chine veut du pétrole
17:12pas cher
17:13et donc a besoin
17:14de cesser cette déstabilisation
17:15et la Chine en a marre
17:17et ne veut en aucun cas
17:18que l'Iran soit nucléaire.
17:19Ça, c'est un élément
17:21très important.
17:22Mais pour ce qui concerne
17:23l'objectif...
17:24Et sur ce point d'ailleurs,
17:25sur le point nucléaire,
17:26il faut le dire
17:26à nos auditeurs
17:27parce qu'on entend
17:28beaucoup de gens dire
17:29cette guerre
17:30n'a servi à rien.
17:31Pardon, mais sur ce point,
17:33les experts sont très clairs.
17:34Du fait de l'intervention,
17:36il y a un recul
17:38pour l'Iran.
17:39Expliquez-nous,
17:40Philippe Karsanti.
17:40D'une certaine façon,
17:42l'Occident a gagné
17:43au moins 10 ans.
17:44Oui, mais justement,
17:46mais dans ces 10 ans,
17:46je dirais même
17:47dans les 10 mois qui viennent,
17:48c'est cela où on doit
17:49obtenir le changement de régime.
17:50Et encore une fois,
17:51on a un troisième élément
17:52dont on n'a pas parlé,
17:54parce qu'on a parlé
17:54des armées délocalistes
17:57qu'on appelle
17:57les proxys du nucléaire,
17:58mais il y a aussi
17:59le troisième élément,
17:59c'est le balistique.
18:00Le balistique qui déstabilise
18:01toute la région.
18:03C'est-à-dire ?
18:03C'est-à-dire les missiles
18:04qui sont tirés
18:05sur les Émirats arabes unis,
18:06sur l'Arabie saoudite,
18:08sur Bahreïn,
18:08et même sur le Qatar
18:09qui était quand même
18:10le grand élément.
18:10Le Qatar est quand même
18:11le grand supporter
18:12du terrorisme international
18:14depuis une vingtaine d'années,
18:15sont eux qui ont répandu,
18:17je dirais,
18:17ce cancer partout
18:18sur la terre entière
18:22musulmans,
18:23et même ces gens-là
18:24ont été frappés
18:24par les Iraniens.
18:25C'est vous dire
18:26à quel point
18:27les Iraniens sont allés
18:28dans une folie
18:28et que maintenant,
18:30encore une fois,
18:30je vous dis,
18:31on a le temps,
18:32les États-Unis
18:33ont leur mid-term
18:34dans six mois
18:34et Trump est prêt,
18:35attendez,
18:36je voudrais finir,
18:36et Trump est prêt
18:38à faire une croix
18:39sur les mid-terms
18:40s'il faut réparer la planète.
18:42Ah ça,
18:42c'est une information
18:42que vous nous donnez ?
18:43C'est une information,
18:44c'est ce que je ressens,
18:45il fera tout pour les gagner,
18:47mais en tout cas,
18:47son objectif...
18:50Je ne peux pas croire
18:52sur les mid-terms.
18:53Il est prêt à faire une croix
18:54parce qu'il rentrera
18:55dans l'histoire
18:55en faisant chuter les mollats,
18:58en changeant de régime,
18:59en obtenant un régime
19:00qui serait...
19:01Ça veut dire
19:02que les deux dernières années
19:03de mandat
19:03sont ingouvernables pour lui ?
19:04Elles seront tout à fait gouvernables.
19:06Regardez,
19:07les États-Unis
19:07ont chaque fois perdu,
19:09les présidents
19:10ont chaque fois perdu
19:10les mid-terms
19:11et ils ont quand même
19:12continué à gouverner.
19:13Mais en fait,
19:15là,
19:15ce qu'il faut bien voir
19:16dans cette situation-là,
19:17c'est que Trump
19:18veut rentrer dans l'histoire.
19:20Il aura fait
19:20un premier mandat en 2020.
19:21Donc, ce que vous nous dites,
19:21c'est qu'il va prendre son temps.
19:23Vous êtes en train de nous dire
19:23qu'il va prendre son temps,
19:24mais c'est une information importante.
19:25C'est qu'il n'est pas aussi pressé
19:26que nous.
19:26Nous sommes pressés,
19:27nous avons un problème
19:28de pétrole,
19:29nous, Européens.
19:30Nous, Occidentaux,
19:30nous avons un problème
19:31de pétrole
19:31et nous avons un problème
19:32de commerce international.
19:34Problème que Donald Trump
19:35a créé.
19:36Encore une fois,
19:37je vous entendais parler
19:40de l'Occident tout à l'heure.
19:41Il y a quand même
19:41quelque chose
19:41qu'il faut bien avoir en tête,
19:43c'est que l'Occident,
19:44ça n'existe que dans
19:45l'intérêt de M. Carsantier
19:47et des soutiens de Donald Trump.
19:48Pas seulement, quand même.
19:49Pas seulement,
19:50mais, enfin,
19:51objectivement,
19:53les Européens
19:53et la France
19:54n'ont pas
19:55les mêmes intérêts
19:56que les Etats-Unis.
19:57Je veux dire,
19:57on parle d'un pays
19:58qui nous a mené
19:58une guerre commerciale.
19:59C'est vrai que la France
20:00a eu une position
20:01beaucoup plus mitigée,
20:02ça c'est certain.
20:03Mais l'Iran nous a mené
20:04une guerre commerciale.
20:05Si on a fait poter des membres,
20:06il nous a pris des gens en otage.
20:08Mais M. Carsantier,
20:09attendez,
20:10laissez-moi parler.
20:11Je veux dire,
20:12les Etats-Unis
20:12nous ont mené
20:14une guerre commerciale
20:16tout récemment.
20:17Les Etats-Unis
20:17interviennent
20:18de sorte que,
20:19au final,
20:20c'est les Français,
20:22les citoyens français,
20:23françaises,
20:24qui voient le prix
20:26à la pompe exploser.
20:28Je veux dire,
20:31c'est nous qui payons.
20:34C'est nous qui payons,
20:35effectivement.
20:35Le camp,
20:36on n'est pas aligné
20:37sur les Etats-Unis d'Amérique.
20:39Je veux vous dire une chose,
20:41l'axe,
20:41Terran, Moscou,
20:43Pékin,
20:44qui est rejoint
20:44par l'islamo-gauchiste
20:45Madrid,
20:46Pedro Sanchez,
20:47m'inquiète,
20:47parce que,
20:48n'oubliez pas une chose,
20:49que Pedro Sanchez,
20:49qui est allié maintenant
20:50avec l'Iran,
20:51avec la Chine et l'Iran,
20:52détient le détroit de Gibraltar.
20:54Imaginez s'il lui venait l'idée
20:55de faire la même chose
20:56au détroit de Gibraltar.
20:58C'est les gagasques.
20:59Je vous dis,
21:00il faut comprendre.
21:00Ce n'est pas parce qu'on s'oppose
21:01aux Etats-Unis
21:02que tout d'un coup,
21:03on est allié
21:05des mollins.
21:06C'est ridicule.
21:07Allié avec les terroristes
21:08de la planète entière.
21:08Pedro Sanchez.
21:09Merci messieurs.
21:10Merci messieurs.
21:11On a bien compris,
21:11en tous les cas,
21:12Philippe Carsanti,
21:13vous qui êtes le représentant
21:14de Donald Trump
21:15ici en France,
21:17vous pensez qu'on est parti
21:19sur un conflit
21:20qui va durer
21:21et c'est évidemment
21:22une clé qui est donnée
21:24à nos auditeurs
21:25parce que nos auditeurs
21:26aimeraient bien
21:27effectivement
21:27que cette crise
21:29s'interrompt,
21:30s'arrête
21:31et que enfin
21:32le détroit d'Hormuz
21:33puisse laisser passer
21:34tous les tanqueurs
21:35et tous les pétroliers
21:35donc qui viennent
21:37alimenter l'Europe.
21:38Mais comme vous l'avez
21:38très bien dit,
21:39c'est avant tout
21:40le problème plus de l'Europe
21:41en tous les cas
21:42que des Etats-Unis.
21:43Merci messieurs.
21:44C'est la fin de ce débat.
21:45Dans un instant,
21:46les informations,
21:47il est presque 9h.
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