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00:03:08Amen
00:03:09Amen
00:03:38Fidelium Deus
00:11:07J'y vais tout de suite, mon frère ?
00:11:09Oui, et le riz immédiatement.
00:11:31Qu'est-ce que c'est, maître Nial ?
00:11:32Mon loyer que je dois à l'abbaye.
00:11:34Vous êtes venu pour ça, non ?
00:11:36Pas du tout, nous venons pour la rose
00:11:38qu'il faut remettre à Dame Perle.
00:11:40En tout cas, c'est pour vous, c'est le jour du loyer.
00:11:47C'est étrange, cette maison,
00:11:49transformée tout à coup en atelier
00:11:51pour Judith Perle et son époux,
00:11:53c'était un havre de paix.
00:11:55Avez-vous déjà parlé à Dame Perle ?
00:11:57Je l'ai percé.
00:12:01Mais vous êtes content, ici, maître Nial ?
00:12:06Enfin, vous n'avez aucune plainte
00:12:08que le père-abbé, qui est votre logeur,
00:12:10pourrait écouter.
00:12:11Aucune plainte, mon frère.
00:12:14Si on me laisse finir mon travail.
00:12:18Bon, très bien.
00:12:25Cousine Judith,
00:12:27quel est votre avis sur cette nouvelle laine ?
00:12:29Elle est parfaite, Miles.
00:12:30Edouard, vous aurez approuvé.
00:12:32Mais vous n'avez nul besoin de moi pour vous le dire.
00:12:34Judith, combien de temps allez-vous vivre séparé de nous ?
00:12:36Votre avenir est ici.
00:12:41Venez, mon frère.
00:12:47Regarde plutôt ta tâche, Bertrède.
00:12:49Je t'arrache les yeux.
00:12:56Frère Elorick, c'est cela ?
00:12:58Oui, madame.
00:13:00Je vous apporte votre premier loyer.
00:13:03Oh.
00:13:04Merci.
00:13:07Et comment va mon rosier blanc ?
00:13:10Il se porte à merveille.
00:13:12Je le soigne avec grande attention.
00:13:14J'en suis certaine.
00:13:18Accepterez-vous un rafraîchissement ?
00:13:20Non.
00:13:21Merci.
00:13:22Non.
00:13:23Il me faut retourner à l'abbaye.
00:13:24Oh.
00:13:29Bien.
00:13:30Jusqu'à l'année prochaine, alors.
00:13:51Est-ce qu'elle va bien, mon frère ?
00:13:53Aussi bien que possible.
00:13:55Oui, dans son veuvage et sa solitude.
00:13:57Je vais aller la consoler, moi.
00:13:59Laissez-la tranquille.
00:14:00Cela fait douze mois qu'elle est tranquille.
00:14:01Elle gâche sa vie.
00:14:02Ça ne servira à rien.
00:14:04Son cœur est déjà pris.
00:14:06Qui l'a pris ?
00:14:07Mais son défunt mari.
00:14:09Aimer un mort refroidit le cœur.
00:14:11Et Dame Perle n'est pas plus taillée dans le marbre que moi.
00:14:16Ou que vous.
00:14:20Est-ce vrai ce que l'on raconte, très un frère ?
00:14:22Que vous aussi vous avez un penchant pour elle ?
00:14:24Non.
00:14:25Admettez-le.
00:14:26Ne rend-elle pas vos voeux difficiles à supporter ?
00:14:29Non.
00:14:30Quelle partie de son corps vous attire le plus ?
00:14:32Son coup délicat ?
00:14:34Sa poitrine menée ?
00:14:40Voilà.
00:14:41Je pensais affronter une armée pour elle.
00:14:43Mais certainement pas une âme tourmentée en robe.
00:14:49Rentre prier à l'abbaye.
00:14:51Petit.
00:15:11Oh, frère Katfeld.
00:15:13J'éprouve tant de honte.
00:15:15Je me sens plus coupable qu'au moment où j'ai apaisé les souffrances d'Edouard.
00:15:20Godfrey Fuller, Thomas Heinz, je les méprise et je les déteste, mais ils ne sont pas seuls en cause.
00:15:28D'autres hommes, quelquefois, et même frère Ellorick, quand il est venu m'apporter la première rose, j'ai ressenti
00:15:35un trouble qui doit blesser profondément la mémoire de mon mari.
00:15:40Judith, votre seul tort est qu'Edouard s'en soit allé, et que vous soyez resté, et que vous demeuriez
00:15:46ce que vous étiez avant, une femme qui a beaucoup à offrir et beaucoup à recevoir en échange.
00:15:53Cela n'altère en rien ce que vous partagiez avec Edouard.
00:15:56Ce n'est pas une trahison.
00:15:59J'aimerais tant que le Seigneur m'indique la voie à suivre pour mon salut, mon frère.
00:16:06Je t'implore, Seigneur, accueille l'âme d'Edouard Perle au paradis en compagnie de tous les saints.
00:16:10Je t'implore, Seigneur, accueille l'âme d'Edouard Perle au paradis en compagnie de tous les saints.
00:16:15Je t'implore...
00:16:40J'espère que vous me pardonnerez d'apporter du travail si tard, maître Nial.
00:16:47Cette ceinture, j'en ai perdu la boucle.
00:16:51Pouvez-vous m'en refaire une ?
00:16:54Travail délicat, mais je connais mon métier.
00:16:58Votre commerce se développe-t-il chez nous ?
00:17:01Suffisamment.
00:17:03Merci.
00:17:04On m'a appris votre deuil.
00:17:07C'est bien triste pour vous.
00:17:09Et aussi pour vous, votre femme.
00:17:12Elle est morte depuis trois ans déjà.
00:17:14Voilà. Le temps d'oublier.
00:17:18Vous le souhaitez ?
00:17:19Le passé, c'est le passé.
00:17:22On ne peut pas le faire revenir ou le changer.
00:17:24Nous avons ce moment.
00:17:26Et c'est tout.
00:17:28À nous de choisir ce qu'on doit en faire.
00:17:37Ah, frère Catfel, que Dieu soit loué, vous êtes ici.
00:17:41Oui, je suis ici parce que vous m'avez demandé.
00:17:43Le rosier blanc, il dépérit.
00:17:47Et regardez, regardez comme ces fleurs brunissent et noircissent.
00:17:51Il est souillé par mes pensées indignes envers d'âme-perle, mon frère.
00:17:55Et bien que je les combatte violemment, je ne peux penser à rien d'autre.
00:17:59C'est ma faute à moi et non la sienne.
00:18:02Dieu voit dans mon âme et expose ma corruption, si bien que je souille tout ce que je touche.
00:18:08Et le rique, vous usez deux termes bien étranges pour des sentiments totalement humains et naturels.
00:18:13Mon frère, par pitié, dégagez-moi de ma tâche au jardin.
00:18:16C'est trop dur de savoir qu'elle est là.
00:18:17Dégagez-moi.
00:18:18C'est du ressort du père abbé et non du mien.
00:18:21Mais je vais m'effondrer.
00:18:21C'est une question de volonté.
00:18:24Mais j'en parlerai au père abbé.
00:18:26Il est clair que votre tourment est grand.
00:18:28Et que votre faute est légère.
00:18:32Aujourd'hui, en tout cas, je vous dispense de cette tâche.
00:18:37Alors, allez vous confesser sans plus attendre.
00:18:41Merci, frère Katzel.
00:18:42Merci.
00:18:47Il est mal en point, ce pauvre Elorique, mon frère.
00:18:50Il va se remettre.
00:19:17Il va se remettre.
00:19:39Vierge Sainte,
00:19:42j'implore votre miséricorde.
00:20:07Vous êtes éveillé, frère Capfeil ?
00:20:09Non, mais je me sors de mon lit.
00:20:22Les matines deviennent de moins en moins l'office que je préfère.
00:20:29Silence !
00:20:31Sommes-nous tous présents ?
00:20:32Non, frère Prieur, je le constate.
00:21:20Sous-titrage Société Radio-Canada
00:21:21A peu près à minuit, quand j'ai quitté Poulet.
00:21:26Ce qui s'est passé est survenu après,
00:21:28le devant de sa robe est tout sec, le sang mis à part.
00:21:32Pauvre enfant mis à la torture, nous l'avons tragiquement négligé.
00:21:36Sa douleur était plus forte que nous ne le croyions.
00:21:39Sa douleur, père Abbé ?
00:21:41Il m'avait supplié de lui épargner une tâche insurmontable,
00:21:44apporter le loyer de la Rose.
00:21:47Il avait avoué un amour irréfléchi pour Dame Perle.
00:21:51Et de l'amour jusqu'au désespoir,
00:21:54il n'y a plus très loin pour succomber à la tentation la plus déshonorante
00:21:59pour un vrai chrétien.
00:22:00Se donner la mort, père Abbé ?
00:22:03Allons-nous l'excommunier pour suicide ?
00:22:05Frère Capfeil connaît la mesure de son désespoir.
00:22:09Et il y a ce couteau pas loin de la main d'Elleric.
00:22:12Pas loin de sa main ?
00:22:13Père Abbé, pas dedans ?
00:22:15Et Elleric n'avait aucun couteau.
00:22:17Cela prouve qu'il n'est pas coupable de s'être ôter la vie,
00:22:19d'avoir livré son âme aux enfers.
00:22:21Il s'est habillé à l'humiliation et à la honte.
00:22:24Regardez ses doigts avec attention.
00:22:26Il y a de la terre dessus, mais pas de sang.
00:22:29Et le couteau a du sang jusqu'à la garde.
00:22:32Il n'a jamais tenu ce couteau.
00:22:34Par conséquent, il ne s'est pas donné la mort.
00:22:37Il est certainement venu ici de son propre gré.
00:22:41En secret, la nuit.
00:22:44Afin d'examiner ses précieuses roses.
00:22:47Mais il y avait deux hommes ici, et non un seul.
00:22:58C'est ce deuxième homme qui a tué Elleric.
00:23:11Vous m'excuserez.
00:23:13Je suis assez solide, mais fragile de l'estomac.
00:23:16La mort violente fait toujours un choc.
00:23:19C'est tout à fait normal.
00:23:21Il paraît que vous êtes bien autre chose qu'un simple moine.
00:23:24Je sers Dieu. Enfin, j'essaie.
00:23:28Rien d'anormal à cela.
00:23:30Quelquefois, je voyage pour mon travail.
00:23:32Votre réputation est grande.
00:23:34Et s'il s'agit d'un meurtre...
00:23:36Alors, je rechercherai la vérité, oui.
00:23:39Comme le fera Hugh Beringer, certainement.
00:23:42Il faut être bien méchant pour tuer un homme d'église.
00:23:45Méchant n'est peut-être pas le mot exact.
00:23:47Quand nous saurons pourquoi Elleric a été tué,
00:23:50nous pourrons en juger.
00:23:51Un homme en proie à un grand émoi ou à la terreur
00:23:54peut avoir des réactions violentes.
00:23:56et dans ce cas-là, un honnête homme peut devenir un assassin.
00:24:01Ce couteau ne suggère rien à votre mémoire ?
00:24:06Non, mon frère.
00:24:08Il y a un espace ici.
00:24:20Vous faites erreur.
00:24:33Un homme a grimpé sur la vigne depuis qu'il a plu.
00:24:36Une botte a éraflé l'écorce de la plante.
00:24:38Ici, vous voyez ?
00:24:39Il a laissé de la terre dans les éraflures.
00:24:42Et ici, nous avons une très belle empreinte de botte.
00:24:48Il faut de la cire chaude, un peu de courage,
00:24:50et nous le prendrons bientôt à la gorge.
00:24:57Ne cherchez pas à les comparer, mon frère.
00:25:00Est-ce que j'escaladerai mon propre mur ?
00:25:02Et vous pensez que je laisserai le couteau dans mon propre jardin ?
00:25:08Qu'il ait fait tout cela ou non,
00:25:09nous avons un grand besoin de fondre quelques bouts de chandelle.
00:25:29Frère Ellorick m'aimait.
00:25:31C'est ce que vous êtes en train de me dire.
00:25:33Et contre ces voeux de modestie, de chasteté, d'obéissance.
00:25:36Mon caprice est la cause de sa mort.
00:25:38C'est uniquement la blessure d'un couteau qui est la cause de sa mort.
00:25:42Cela est uniquement cela, c'est clair.
00:25:44Sans mon désir du loyer de la rose, il vivrait encore maintenant.
00:25:47Sans le désir que j'ai provoqué, il vivrait encore.
00:25:49J'inspire trop l'infortune pour être à l'aise dans ce monde.
00:25:53Et même les roses le souffrent à leur manière.
00:25:57Voyez comme elles ont l'apparence du déclin et de la mort.
00:26:01Arrêtez, le loyer de la rose.
00:26:03C'est cela que les roses me disent.
00:26:06Arrêtez.
00:26:07Madame, j'ai votre ceinture, elle est réparée.
00:26:12Ma ceinture est réparée ? Bien.
00:26:15Tout est bien alors, tout est bien.
00:26:16Je vous en prie, je vous en prie.
00:26:22J'irai vous voir plus tard.
00:26:49Tu es libre, toi tu es libre.
00:26:54Tu es libre, toi tu es libre.
00:27:01Allez, vous êtes libre, toi tu es libre.
00:27:06C'est libre, toi tu es libre.
00:27:12Dominus vitae dator et humanorum corporum réparator.
00:27:18Paradisi ammonitate confovere iubaeas.
00:27:23Amen.
00:27:35La voici, frère Katfeld.
00:27:40Hyuk, regardez comme ici, l'herbe a été rebuée.
00:27:56Non, arrêtez !
00:27:57Frère Katfeld, vous donnez-moi à Père Abbé, sans être irrespectueux, vous ferez sa toilette plus tard.
00:28:05Sentez ces doigts, là, la terre, sur ces doigts, sentez.
00:28:11L'odeur est la même.
00:28:12Oui, parce que ces doigts-là ont remué et gratté l'herbe, et ils ont fouillé la terre autour du
00:28:17rosier blanc.
00:28:20Et le rick avait raison, et je n'en ai pas tenu compte.
00:28:22Le rosier dépérissait, mais sans la volonté de Dieu.
00:28:25Du blanc de Sérus, frère Prieur, le rosier était empoisonné.
00:28:29Et je suppose que le pauvre éleuric a dérangé l'empoisonneur.
00:28:45Je sais pas, mais je sais pas.
00:29:07Bien, bien.
00:29:08L'Orphère et Dame Perle semblent dans les meilleurs termes.
00:29:11Mais alors ? Auriez-vous peur qu'ils se mettent en ménage ?
00:29:13Je n'ai peur de personne, Maître Heidt. Surtout pas de vous.
00:29:17Mais voyons les choses en face.
00:29:19Judith est une femme d'une grande délicatesse.
00:29:21Recevrait-elle encore les loyers de la Rose alors qu'il est taché de sang ?
00:29:24Je suis sûr que non.
00:29:26En vérité, il me semble qu'elle pourrait se préparer à regarder un autre avenir plus réconfortant.
00:29:33Et certainement pas un jeûne de coq sans le sou.
00:29:44Maîtresse, triste nouvelle pour le Saint-Frère.
00:29:46Oui, en effet, Bertrand.
00:29:54Mais qui voudrait détruire le rosier blanc, frère Katfeld ?
00:29:57Vous avez songé vous-même au châtiment de Dieu.
00:30:00Mais d'après moi, voici quel en était le but.
00:30:02Vous détournez du loyer de la Rose et de votre passé.
00:30:07Mais qui ?
00:30:08Vous êtes désirée par beaucoup d'hommes.
00:30:11Tout cela va bientôt se conclure.
00:30:15Entrez.
00:30:17Pardonnez-moi, maîtresse.
00:30:18Sœur Madeleine est là.
00:30:20Merci, Brenwin.
00:30:21Faites-la entrer.
00:30:29Chère dame Perle, je suis heureuse de vous voir.
00:30:33Je le suis aussi, ma sœur.
00:30:34Je pense que vous connaissez déjà frère Katfeld.
00:30:37En effet.
00:30:38J'espère que vous allez bien, mon frère.
00:30:39Oui, oui, merci, ma sœur.
00:30:42Oh, je suis passée par l'abbaye.
00:30:44Une profonde tristesse irène.
00:30:46Que je partage, de tout mon cœur.
00:30:49J'en suis persuadée.
00:30:52Excusez-moi, ce n'est peut-être pas le moment.
00:30:54Non, non.
00:30:54Il n'y a pas de meilleur moment, ma sœur.
00:30:57Le cloître est encore plus attirant pour moi actuellement
00:30:59qu'il ne l'était la première fois que j'y ai pensé.
00:31:02Le monde me semblait vain.
00:31:05Mon existence, médiocre.
00:31:08Mais maintenant, j'ai une mort sur la conscience.
00:31:12Vous cloîtrez ?
00:31:14Je serai sûrement plus à l'abri au couvent de Godericks Ford.
00:31:16Qu'en pensez-vous, mon frère ?
00:31:18Si, comme vous l'avez dit, le meurtre et l'usage du poison
00:31:20faisaient bien partie d'un projet.
00:31:22Vous recherchez non seulement une existence beaucoup plus riche,
00:31:25mais aussi un refuge.
00:31:26Pour me protéger de moi-même, surtout.
00:31:29Avoir la vocation loin du monde serait pour moi opportun.
00:31:33Mais je vois que vous n'avez pas la vocation.
00:31:35Sinon, pourquoi serait-ce opportun ?
00:31:37Il ne suffit pas de vouloir s'échapper du monde
00:31:39qui vous entoure ou bien de vous-même.
00:31:42Il faut une passion violente pour le monde intérieur.
00:31:46L'avez-vous eu, mon frère ?
00:31:48Oh, trop tardivement, sans aucun doute.
00:31:50Et il se peut que ma flamme intérieure ait brûlé
00:31:52sans beaucoup d'ardeur, mais...
00:31:55elle a pu éclairer le chemin que je voulais suivre.
00:31:58Et pour vous, ma sœur ?
00:32:00Était-ce une passion violente, la rumeur le dément ?
00:32:03Non, ce n'était pas le cas.
00:32:05Alors, pourquoi m'estimez-vous particulière ?
00:32:09Notre route nous mène vers un avenir.
00:32:12Et vous fuyez.
00:32:14Mais en vérité, ne prenez surtout pas mon exemple.
00:32:17J'étais à la recherche d'une occupation.
00:32:21Après avoir été la maîtresse d'un homme de bière.
00:32:24Ça s'est passé après ma jeunesse, pour vous,
00:32:26ce n'est pas la même chose.
00:32:27Non, non, ce n'est pas la même chose.
00:32:29J'aimerais que le temps passe.
00:32:33Cependant, si vous recherchez la paix, l'harmonie,
00:32:35la sécurité, le temps de penser,
00:32:37de reprendre haleine, de retrouver votre courage,
00:32:40alors n'hésitez pas à nous rejoindre sans prononcer vos voeux.
00:32:42Je garderai les portes closes pour vous protéger du monde,
00:32:46jusqu'à ce que vous soyez prête à la frontière encore.
00:32:48Dans ces termes, oui, cela me paraît sage.
00:32:53Alors, je peux vous suivre maintenant, ma soeur ?
00:32:56Je ne crains pas le danger ici, mon frère,
00:32:58mais je n'aspire qu'à la paix.
00:33:02Je retourne à Godric's Ford demain.
00:33:04Reparlez-moi de tout cela, et nous déciderons.
00:33:07Merci.
00:33:34Bertrède, qu'est-ce que je deviens, moi,
00:33:35si la maîtresse nous quitte pour devenir nonne ?
00:33:38Je ne m'inquiète pas pour ça.
00:33:40Je crois qu'elle est plutôt capable de se remarier.
00:33:45Et peut-être que le second sera mieux.
00:33:52Mais, Bertrède, la fabrique, alors,
00:33:54tu crois qu'elle pourrait la quitter ?
00:34:01Où allez-vous, ma cousine ?
00:34:02À l'abbaye.
00:34:03À cette heure-ci ? Vous êtes bien pressée.
00:34:06Je vais annuler ma charte.
00:34:08Cela peut aussi bien se faire à la lueur des chandelles que le jour.
00:34:12Vous... vous allez reprendre la maison des roses ?
00:34:16Reprendre ce que j'ai offert à Dieu ?
00:34:18Non, non, non, j'abandonne simplement la clause concernant le loyer.
00:34:22Je ne demande plus de roses,
00:34:24et je fais vœu que la mort ne rôde plus ici.
00:34:26Je vous accompagne ?
00:34:27Non, non, merci, Miles, mais j'irai seule.
00:34:39Dieu Tout-Puissant,
00:34:41sois loué pour ce pain quotidien.
00:34:44Laisse-nous assouvir notre soif,
00:34:46mais que nos âmes aient faim de toi.
00:34:50Accorde, Seigneur, la béatitude et la joie du repos éternel
00:34:53à ton serviteur, Hélerique.
00:34:55Que son âme soit apaisée
00:34:58dans la communion perpétuelle du bonheur.
00:35:04Amen.
00:35:16Frère Capefel, j'ai une bonne idée.
00:35:19Silence !
00:35:26C'est au sujet de ce moulage, mon frère.
00:35:29Ce que je ferai, si le père abbé me donne la permission,
00:35:32c'est de l'emmener chez tous les bottiers
00:35:33et puis les cordonniers,
00:35:34et aller même à Franckwell,
00:35:36et demander si ça leur rappelle une botte
00:35:38qui pourrait correspondre.
00:35:39L'usure est tellement distinctive.
00:35:42Pensez-vous qu'elle pourrait nous conduire
00:35:44jusqu'à cette affamme assassin ?
00:35:45Eh bien, oui, Oswin.
00:35:49Pardonnez-moi, frère Capefel,
00:35:50mais c'est au portail qu'on m'a dit que vous seriez ici.
00:35:53Judith a disparu.
00:35:55Hier soir, elle est partie pour l'abbaye,
00:35:57mais il semble qu'elle n'y soit jamais parvenue.
00:35:58Le gardien ne l'a pas vue,
00:35:59ni le père abbé, ni le frère prieur.
00:36:01Eh bien, ne pourrait-elle être auprès de Sœur Madeleine ?
00:36:04Vous savez de quoi elles ont parlé.
00:36:06Oui, je me suis rendu chez Sœur Madeleine aussitôt.
00:36:08Elle était déjà partie,
00:36:09mais Judith n'y est pas allée.
00:36:11Pas plus qu'à la maison des roses, d'après leur fèvre.
00:36:13Frère Capefel, est-ce que je...
00:36:15Non, non, donne-moi ça, Oswin.
00:36:16Donne-moi ça et retourne à tes affaires.
00:36:22Je souhaite que Dame Pearl soit saine et sceauve.
00:36:24Je l'espère de tout cœur.
00:36:26Je le souhaite aussi.
00:36:27J'aurais dû proposer qu'elle accompagne Sœur Madeleine.
00:36:30Tout irait mieux.
00:36:31Mon frère, le remords semblait tellement l'arranger.
00:36:36Un malheur n'arrive jamais seul.
00:36:39Oh non, Judith n'oserait jamais attenter à sa vie.
00:36:42Oh non, non, non, elle est trop forte et trop pondérée.
00:36:45La rivière est plus large entre la ville et l'abbaye.
00:36:48Il faut la chercher là, elle ne peut pas se trouver ailleurs.
00:36:57Venez par ici, on a besoin de deux hommes de plus.
00:37:00Nous sommes là, messieurs.
00:37:03On a déjà fouillé là.
00:37:04Allons doucement, fouillez aussi dans les roseaux.
00:37:08Moi, regarde par ici.
00:37:16Vers les branchages.
00:37:19Moi, je prends ce coin-là.
00:37:24Vers ici.
00:37:26Et je vais te voir en amont.
00:37:28Viens avec moi, allez.
00:37:38C'est à Judith.
00:37:39Il n'y a aucun doute.
00:37:40Mais ça ne prouve pas qu'elle se soit noyée.
00:37:41Eh bien alors ?
00:37:42Maître Colliard, il serait beaucoup plus efficace d'aller jusqu'à la ville rassembler tous vos amis pour nous aider
00:37:47dans nos recherches.
00:37:48Tant qu'on n'aura pas fouillé depuis le dernier pont jusqu'à Bristol, je ne pourrais dire si votre
00:37:51cousine s'est noyée.
00:37:57Il préférerait qu'elle soit morte.
00:37:59Oui, bien sûr, si elle était morte.
00:38:01En tant que parent le plus proche, il hériterait de toute sa fortune.
00:38:05Voulez-vous continuer en amont ?
00:38:23On a déjà fouillé par ici.
00:38:25Je vais sur l'autre rive.
00:38:26Yo, un bateau est passé par ici.
00:38:30Des pêcheurs ? Des amoureux ?
00:38:32Pour des amoureux, il y en a un qui ne devait pas être consentant.
00:38:34Regardez, comme les empreintes sont irrégulières et creusées.
00:38:38Oui, prendre les empreintes est inutile, beaucoup trop mou et humide.
00:38:42Qu'est-ce que c'est ?
00:38:45Ça vient d'un boudrier ?
00:38:46Oui, ou d'une ceinture de femme.
00:38:49Si c'est à Judith, allons voir leur fèvre.
00:38:50Il pourra le savoir tout de suite.
00:38:53Il s'agirait d'un enlèvement ?
00:38:55Quoi, mise de force dans un bateau ?
00:38:57Son manteau aurait glissé par-dessus bord, sa ceinture se serait déchirée durant la lutte,
00:39:01parce que Judith se serait défendue.
00:39:03Mais il n'y a pas de demande de rançon, Capfel.
00:39:05Non, c'est pour ça qu'il faut la retrouver très vite.
00:39:18Pardonnez-moi de vous réduire au silence, Judith.
00:39:21Je trouve votre voix aussi en vous tente que votre sourire.
00:39:31Mais je reviendrai vite.
00:39:35Il est très possible de réfléchir sans pouvoir parler.
00:39:40Alors réfléchissez, Judith.
00:39:42Réfléchissez.
00:39:50C'est bien elle, la boucle de la ceinture que j'avais réparée.
00:39:53Mais vous n'avez pas vu cette femme depuis qu'elle est venue la chercher ici ?
00:39:57Non, mon frère.
00:39:58Et je veux vous aider dans les recherches.
00:40:01Ah, il semble qu'elle a enflammé votre cœur d'un regard.
00:40:04Je l'avais trouvée gentille, honnête.
00:40:07Et je pensais que ces qualités-là n'allaient pas avec la beauté.
00:40:12Est-ce que vous mélangez le plomb dans votre métier ?
00:40:16Ah non, mon frère, non.
00:40:17Le cuivre, elle est teint.
00:40:18Pourquoi ?
00:40:19Je vais vous parler franchement, maître Nial.
00:40:21Le rousier blanc de votre jardin a été empoisonné.
00:40:25Avec du blanc de céruse.
00:40:27Un poison à base de plomb qui atteint tout ce qui vit.
00:40:29Même les plantes, si la quantité est suffisante.
00:40:32Qui d'autre aurait pu l'utiliser plus aisément que vous ?
00:40:36Qui mieux que vous pouvait se faire surprendre par ce pauvre éleurique ?
00:40:40Et pourquoi aurais-je tué ?
00:40:42Que ce soit un rosier ou un moine, quel était l'intérêt ?
00:40:45Ça, je l'ignore.
00:40:48Mais à votre sujet, je ne connais pas grand-chose.
00:40:51Vous avez une empreinte de bottes comme preuve.
00:40:53Ce n'est pas mon empreinte, vous le savez très bien.
00:40:55Et pour le reste, comme le couteau que vous avez posé devant moi, c'est très simple.
00:40:59Vous trouverez du plomb sous toutes ses formes autour d'une abbaye.
00:41:03Je vous laisse, mon frère.
00:41:04Je vais chercher avec les autres.
00:41:45Je vais chercher là-bas.
00:41:52Il faut aller vers l'entrepôt.
00:42:07On a déjà cherché dans ce poids-là.
00:42:10Ah bon ?
00:42:16Vous avez regardé sous le pont.
00:42:18Oui, oui, il n'y a rien.
00:42:21Descends plus bas.
00:42:22Je n'ai rien vu de ce côté, non plus.
00:42:27Hé, enlevez les bateaux.
00:42:28Remenez-les ici.
00:42:29Enlevez les bateaux.
00:42:32Bertred, tu n'es pas dans l'atelier ici, espèce de fainéant.
00:42:34Allez, va rejoindre les autres.
00:42:37Oui, maître.
00:42:47Il fouille la rivière, maître Fuller.
00:42:49Hugh Beringer fouille la ville.
00:42:52Il est certain qu'il va fouiller vos ateliers.
00:42:55J'aurais cette femme d'après vous ?
00:42:57Je crois que vous le souhaiteriez, plus que tout au monde.
00:43:01J'ai peu de vertu, mon frère, mais la principale est la patience.
00:43:04Le rosier fut empoisonné avec patience.
00:43:09Empoisonné ?
00:43:09Pourrais-je voir vos bottes ?
00:43:13Mes bottes ?
00:43:16Si vous voulez.
00:43:19Elles sont flambeaux neuves, mon frère.
00:43:21Et surtout pas dans vos moyens.
00:43:24Dis-donc ceux du jeune maître Heinle.
00:43:27Frère Cadefell examine toutes vos semelles aujourd'hui.
00:43:30Et il ne vous dira pas pourquoi.
00:43:32Il pense peut-être que vous dissimulez quelque chose, maître Fuller.
00:43:49Qu'est-ce que tu as fait pendant tout ce temps ?
00:43:52Les autres, il y a plus de deux heures qui sont rentrées.
00:43:53Tu veux que je te dise d'où je viens ?
00:43:55Tu veux savoir mes secrets ?
00:43:57Ta soupe est bonne achetée.
00:43:59Est-ce que tu aimerais bien être autre chose qu'une servante très docile, Bramille ?
00:44:03D'être une dame respectée ?
00:44:05Parce que tu crois que je t'écoute.
00:44:06Tu es aussi menteur avec tes promesses que tu es hardi avec tes gestes.
00:44:09Écoute, mais tiens ta langue.
00:44:12Je sais où notre maîtresse est enfermée.
00:44:15Et quand je vais la libérer, elle me dira...
00:44:17Oui, je vous suis redouvable.
00:44:20Bien, alors raconte.
00:44:28J'ai été trop dur avec toi ce matin, Oswin.
00:44:31Ton idée d'aller voir les Cordonniers était parfaite.
00:44:33Mais j'ai peur que ce soit impossible.
00:44:35Parce que dans ce cas, le meurtrier pourrait la prendre très vite.
00:44:38Et il saura que nous avons cette preuve.
00:44:41Et il détruira toutes les bottes et les chaussures qu'il possède.
00:44:43Oui, mon frère, c'est très juste.
00:44:46J'ai appris certaines choses.
00:44:50À propos de l'orfèvre...
00:44:52Daniel ?
00:44:53On raconte qu'il a une fille.
00:44:56C'est vrai ?
00:44:57C'est elle qui va voir Apouly.
00:45:00Et aussi, on dit que sa femme a disparu.
00:45:03Elle s'est évanouie en fumée.
00:45:05Disparue dans la rivière.
00:45:07Il y a trois ans à Chester.
00:45:09C'est pourquoi il est parti et il va de ville en ville sans jamais pouvoir s'installer.
00:45:12Oswin, je crois que tu n'as pas fait vœu de commérage en arrivant.
00:45:17Non, mon frère.
00:45:19Mais ne t'arrête pas pour ça.
00:45:58Sous-titrage Société Radio-Canada
00:45:59Sous-titrage Société Radio-Canada
00:46:18Vous pourriez au moins me remercier ?
00:46:24Avez-vous eu assez de temps pour mesurer mes qualités ?
00:46:31Madame Perle, pourquoi doutez-vous que derrière cette apparence flatteuse, élégante,
00:46:38il existe un mari impatient d'apparaître ?
00:46:42Vous n'êtes qu'un bon à rien.
00:46:43Et c'est pour cela que votre père vous a renié.
00:46:45Madame Perle, vous me faites beaucoup de peine.
00:46:51Savez-vous pourquoi j'ai fait cela ?
00:46:53Parce que je vous aime.
00:46:55Non, je ne le crois pas.
00:46:57Vous n'aimez que vous-même.
00:46:58Vous convoitez la sécurité, le confort, la vie facile.
00:47:01Non, non.
00:47:02Il y a autre chose.
00:47:04Quoi d'autre alors ?
00:47:05Prouver que vous êtes un homme ?
00:47:06Je ne doute pas que l'idée de partager mon lit soit pour vous un plaisir suprême,
00:47:10mais s'agit-il d'amour ?
00:47:13Je saurais vous satisfaire plus sûrement que Godfrey Fuller.
00:47:17Il était certain que vous l'épouseriez.
00:47:19Il l'était encore plus quand...
00:47:21Quand quoi ?
00:47:22Quand le moine a été tué.
00:47:26Il a dit que désormais votre cœur ne devait plus être enfermé à l'intérieur d'une rose.
00:47:32Il a cru que je pourrais oublier mon passé pour lui offrir mon avenir de femme.
00:47:37Il est riche.
00:47:38Je suis pauvre.
00:47:41Alors, je devais agir.
00:47:46Tout préparer.
00:47:48Et vous guetter.
00:47:50Et vous suivre.
00:47:53Je croyais vous faire impression.
00:47:55C'est flatteur d'être enlevé.
00:48:00Dans un trou sordi tel que celui-ci qui empeste la laine,
00:48:03dans l'entrepôt de laine de votre père.
00:48:07Même pour cela, vous profitez de votre père.
00:48:09Non, vous ne m'avez pas fait impression.
00:48:11Pour moi, vous n'êtes ni intrépide, ni sentimentale.
00:48:18Vous êtes égoïste, vaniteux et stupide.
00:48:22Assez de réprimande.
00:48:25Judith.
00:48:27Mieux vaut vous prévenir.
00:48:29Les issues sont toutes barricadées.
00:48:32Il n'y a pas moyen de s'échapper.
00:48:35Nous resterons ensemble aussi longtemps que je voudrais.
00:48:44Si je n'arrive pas à vous convaincre de m'épouser par la douceur,
00:48:48il me reste la force.
00:48:49Je n'ai pas peur de vous.
00:48:51C'est moi la plus forte ici, vous le savez.
00:48:53Votre faiblesse, c'est votre corps.
00:48:55C'est là que repose votre vertu.
00:48:58Votre meurt.
00:48:59Votre réputation.
00:49:02Le mariage pour motif de viol, ce n'est pas nouveau.
00:49:04Même si pour vous, ça doit l'être.
00:49:24Il y a quelqu'un dehors.
00:49:28Les chiens du veilleur à bois.
00:49:31Et qui peut savoir que nous sommes là ?
00:49:32Quelle importance.
00:49:34S'il vous trouve, comment expliquerez-vous cette folie ?
00:49:39Votre crime paraîtra tellement évident.
00:49:51Qui est là ?
00:49:57Et qui est là ?
00:49:59Vous n'espérez pas qu'ils vont vous traiter avec douceur.
00:50:02Vous n'êtes pas un enfant malgré les apparences.
00:50:06Judith, Judith, je vous le jure, je ne voulais pas vous faire de mal.
00:50:12Par ici, dépêchez-vous !
00:50:13J'ai cru que vous aviez de la tendresse pour moi.
00:50:16Pourtant, je n'ai montré que de l'indifférence.
00:50:19Vous avez une manière d'être indifférente ?
00:50:24Ah, la faute m'appartient alors.
00:50:27Eh bien, si vous décidez de renoncer à m'épouser pour motif de viol,
00:50:31vous n'avez plus que deux solutions.
00:50:33Ou me tuer ou me laisser libre.
00:50:42Judith, par pitié, pitié, ne me sacrifiez pas.
00:50:50Non, je n'en ai pas l'intention.
00:50:54Seulement, je n'ai pas très envie d'affronter le monde dans cette situation.
00:50:59Alors, je propose un marché.
00:51:01Demain, vous prendrez un cheval
00:51:03et vous m'emmènerez secrètement chez Sœur Madeleine à Godrixford.
00:51:06Demain, mais demain, il y aura trop de monde.
00:51:09Demain, quand il fera nuit,
00:51:10si nous ne sommes pas découverts d'ici là.
00:51:14Une fois au couvent, je prendrai le voile
00:51:15et je remettrai tous mes biens et mes domaines sans condition à l'abbaye.
00:51:20Alors, à ce moment-là, Dieu soit loué.
00:51:23Je ne voudrais plus la peine que l'on me désire comme épouse,
00:51:25ni pour moi-même, ni pour mon argent.
00:51:32Faites cela pour moi, enfant,
00:51:34et vous ne serez pas dénoncés.
00:51:46Le voilà, celui ! Allez, les chers !
00:51:49Allez, les chers, c'est-ci.
00:52:02Allez, les chers, c'est-ci.
00:52:39Sous-titrage Société Radio-Canada
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