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  • il y a 15 heures

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00:00:00Musique
00:00:41Quand je vous épuise pour épouse, je pourrais pouvoir me fier à votre fils, Edwinise.
00:00:46Comment pouvez-vous pousser ?
00:00:47Je devais hériter du Manoir, vous vous y étiez engagé.
00:00:50Oui, vous me l'aviez promis, Gervais.
00:00:51Cet ingrat ne s'est jamais préoccupé de Melili.
00:00:54Je n'ai donc aucune raison d'entretenir cette erreur pour lui.
00:00:56Et le testament que vous avez rédigé en faveur d'Edwin ?
00:00:59Ou vous le désignez comme votre héritier ?
00:01:01Vous l'avez signé en bonne et du forte.
00:01:02Eh bien, je l'annule et je le déshérite.
00:01:05Je m'opposerai à cette annulation en tant que fils.
00:01:08Oh, fils, tu n'as strictement aucun droit de te opposer.
00:01:11J'entends les gues, mais Lili, à qui bon me semble ?
00:01:13Mais Lili sera moi. Je n'ai aucune intention d'y renoncer.
00:01:16Du souhait, je vais t'apprendre les manières, mon garçon.
00:01:18Non, gardez, arrêtez.
00:01:18Ne vous emmenez pas, Edwinise, ou je vous fiche une ranclée.
00:01:21Touchez à ma mère et je jure que je vous tue.
00:01:23Frite bouille.
00:01:24Vous n'ose menacer de me tuer ?
00:01:28Dors !
00:01:29Retourne chez ta sœur et son faiseur de cercueil d'épreuve.
00:01:33Puis-tu brûler en enfer pour cela ?
00:01:35Edwin !
00:01:37Ah, Edwin !
00:01:55Père abbé, alors qu'il transcrivait une lettre de Saint-Augustin,
00:01:59le frère Adrien a été surpris à fredonner une chanson scandaleuse,
00:02:03rapportant les prétendues lamentations d'un pèlerin emprisonné par les Sarazins
00:02:07et qui trouve le réconfort en serrant sur sa poitrine nue une chemise ayant appartenu à une femme restée au
00:02:13pays.
00:02:15Mais d'où tenez-vous cette chanson, mon frère ?
00:02:17Je la tiens de mon grand-père, qui s'était battu pour la croix lors de la prise de Jérusalem.
00:02:23Permettez-moi de dire que je connais aussi ces lamentations.
00:02:26On les chantait beaucoup quand je me trouvais en Terre Sainte.
00:02:29Mais je n'ai pas souvenance que certaines des paroles de la chanson suggèrent que la femme dont parle le
00:02:35pèlerin
00:02:35pourrait être autre chose qu'une épouse légitime.
00:02:38Mon frère, ce n'est pas le point essentiel.
00:02:40C'est le point capital, au contraire.
00:02:42Laiseriez-vous entendre que notre ordre condamne les sacrements du mariage ?
00:02:45Chez ceux pour qui le célibat n'est pas vocation ?
00:02:48Mais j'essayais de dire...
00:02:50Frère Jérôme, retournez-vous asseoir, je vous prie.
00:02:52Traquez.
00:02:57Retournez-vous asseoir, frère Adrien.
00:03:05Bon.
00:03:07Est-ce tout ce que nous avions à régler au chapitre de ce matin ?
00:03:10Non, j'ai quelques documents à vous faire signer.
00:03:14Et particulièrement le contrat d'installation de messire Gervais Bonnel.
00:03:18Retiré depuis peu.
00:03:19Messire Bonnel nous lègue son manoir de Mélili et avec lui le revenu de ses dépendances,
00:03:24en échange d'une maison située sur les terres de notre abbaye,
00:03:29dont son épouse lui-même et leurs deux domestiques auraient la jouissance.
00:03:33La maison avant le portail conviendrait justement à leurs besoins.
00:03:36Les conditions seraient celles qui sont consenties en pareil cas,
00:03:39à savoir la fourniture quotidienne pour eux-mêmes et pour leurs domestiques,
00:03:43de trois pains, de trois gallons de bière,
00:03:46d'un plat accompagné de viande ou accompagné de poissons les jours maigres,
00:03:50à retirer en la cuisine du père abbé par leurs serviteurs,
00:03:53ainsi que la fourniture de linge de maison,
00:03:56de chaussures, de bois de chauffe et d'un cheval.
00:03:59Au décès de l'un des conjoints,
00:04:01le survivant conservera la jouissance de la maison,
00:04:04ainsi que l'approvisionnement proportionnel suspensionné.
00:04:06Toutefois, si le conjoint survivant s'avère être la femme,
00:04:10la fourniture du cheval ne sera plus assurée.
00:04:13Si les terres ne vous conviennent,
00:04:16il ne vous reste plus qu'à signer.
00:04:20Vous devez tous savoir
00:04:23que sa sainteté, le pape innocent,
00:04:25pour montrer son soutien aux prétentions d'Étienne au trône d'Angleterre,
00:04:29a décidé d'envoyer le cardinal Alberic d'Hostie dans notre pays.
00:04:34Hier, j'ai reçu les instructions
00:04:36du cardinal d'Hostie.
00:04:41Il m'y fait part de son intention
00:04:43de tenir un concile de l'égat
00:04:45en vue de la réforme de l'Église.
00:04:47Il me semble d'y assister
00:04:48et de lui rendre compte de mon ministère
00:04:50en tant qu'abbé de cette communauté.
00:04:54Eux égard aux circonstances,
00:04:56je ne saurais donc ratifier
00:04:57quelques transactions que ce soit
00:04:59au nom de notre maison
00:05:00aussi longtemps que je n'aurais pas été reconduit
00:05:02officiellement dans mes fonctions.
00:05:04Toute initiative, toute activité en cours
00:05:06devront rester pour l'instant en l'état.
00:05:08Père abbé,
00:05:09mais quand comptez-vous nous quitter ?
00:05:11Immédiatement.
00:05:12En mon absence,
00:05:13ce sera le frère prieur
00:05:15qui prendra ma place naturellement.
00:05:42Je vous assure
00:05:43que si le frère prieur
00:05:44ose se mêler de ma cuisine,
00:05:45je lui mets une dose de ciguë dans sa nourriture.
00:05:48Je mets ça sur ma liste.
00:05:49Ne me tentez pas.
00:05:51À propos, j'ai de la marjolaine pour vous.
00:05:56Que désires-tu ?
00:05:58Mon maître offre ceci au père abbé
00:06:01et le remercie pour les soins
00:06:02apportés à son installation.
00:06:03Oh, je vois.
00:06:04Tu es le serviteur de messire Bonnel.
00:06:06Oui, mon frère.
00:06:07Je m'appelle Al-Rat.
00:06:08Alors, autant nous entendre tout de suite.
00:06:10Je suis le frère Petrus,
00:06:11cuisinier de l'abbéie.
00:06:12Et c'est à moi qu'il faudra t'adresser
00:06:14pour la nourriture quotidienne.
00:06:15Je le savais déjà.
00:06:17Mais aujourd'hui,
00:06:17ma maîtresse a préparé le repas.
00:06:19Elle a seulement besoin
00:06:20d'un petit peu de basilic
00:06:21et de sauge.
00:06:22De la sauge, j'en ai.
00:06:23Mais pour le basilic,
00:06:24mieux vaut t'adresser
00:06:25au frère Quattfel.
00:06:30Qu'y a-t-il au swine ?
00:06:31Qu'est-ce que tu cherches ?
00:06:32Le frère Rysme
00:06:33envoie chercher votre ongan
00:06:34si efficace contre les douleurs.
00:06:36L'huile apaisante
00:06:37est rangée de ce côté
00:06:38sur l'étagère du haut.
00:06:39Et par la même occasion,
00:06:41tu me donneras aussi
00:06:41un peu de basilic, s'il te plaît.
00:06:43Si quelquefois ta maîtresse
00:06:44en avait besoin
00:06:45et qu'il n'y en avait pas
00:06:46en cuisine,
00:06:47j'en ai toujours
00:06:48en réserve ici.
00:06:53Excusez-moi, frère Quattfel.
00:06:57Il n'y a pas de mal,
00:06:58ce n'est rien.
00:06:59Non, au swine !
00:07:04Il y a une autre bouteille
00:07:05là-haut.
00:07:06Heureusement.
00:07:08Ah, surtout pas.
00:07:08Lait, Salric.
00:07:09Ce basilic est inutilisable.
00:07:11L'huile de capuchon du moine
00:07:12est très bonne pour l'homme
00:07:13en usage externe,
00:07:14mais en usage interne,
00:07:15elle n'est pas bonne du tout.
00:07:17Bon, toi, tu peux y aller,
00:07:18ça vaudra mieux.
00:07:20Quant à moi,
00:07:20je vais nous débarrasser
00:07:23de ceci.
00:07:24Et pourquoi
00:07:24c'est si dangereux ?
00:07:25Oh, utiliser pour masser
00:07:26les articulations douloureuses,
00:07:28c'est sans danger,
00:07:29mais si on en avale,
00:07:30c'est autre chose.
00:07:32Bon, quoi qu'il en soit,
00:07:33je vais cueillir du basilic
00:07:34et je le porterai moi-même
00:07:35à ta maîtresse.
00:07:39Hum.
00:07:45Merrick ?
00:07:48Va voir Edwin.
00:07:49Il doit être
00:07:50à l'atelier du charpentier.
00:07:52Je ne vis plus.
00:07:53S'il te plaît,
00:07:54demande-lui de réfléchir.
00:07:56Je suis sûre
00:07:57que si Maître Bonnel
00:07:58le voit avec quelqu'un,
00:07:59il reviendra
00:08:00sur sa décision
00:08:00de le déshérité.
00:08:01Vous souhaitez le voir
00:08:02aujourd'hui, Maître ?
00:08:03Le plus procureur.
00:08:17Toi, je suis sûre
00:08:18qu'il t'écoutera.
00:08:18Dis-lui que je souhaite
00:08:19qu'il fasse la paix
00:08:20avec Gervais.
00:08:21J'essaierai,
00:08:21Dame Richelice.
00:08:22Il faut que tu assistes.
00:08:23Non, Maître,
00:08:23je vous en supplie,
00:08:24arrêter.
00:08:24Tu es si mignode.
00:08:25Non.
00:08:27Au revoir.
00:08:43Qui est ce jeune homme,
00:08:45Swin?
00:08:46C'est un parent
00:08:47du frère Rhys.
00:08:47Quand je suis arrivé,
00:08:48il avait déjà commencé
00:08:49à lui masser le dos.
00:08:50J'espère que tu lui as dit
00:08:51de se laver soigneusement
00:08:52les mains après.
00:08:53Oui, mon frère.
00:08:54Je lui ai même indiqué
00:08:55où la bouteille devait être rangée.
00:09:02Ah, tu vois ?
00:09:04Ma famille du Pays de Galles
00:09:06n'oublie pas son vieux rhys.
00:09:07Il s'appelle Merrick.
00:09:09Il est le fils
00:09:10de ma nièce Angarat.
00:09:11Je vois qu'il me fait concurrence.
00:09:14J'ai beaucoup soigné
00:09:15les chevaux
00:09:15au temps où j'étais
00:09:16à Mélili
00:09:17au service de Maître Bonnet.
00:09:18Mais il est charpentier
00:09:19maintenant
00:09:19et il travaille ici
00:09:21à Chausbury.
00:09:22Il est compagnon
00:09:23chez Martin Belcotte.
00:09:24Il m'a dit
00:09:25qu'il est en train
00:09:25de nous réaliser
00:09:26un coffre pour la bibliothèque.
00:09:27Voilà.
00:09:28Couvrez-vous les épaules,
00:09:29mon oncle,
00:09:29pour garder la chaleur.
00:09:32Ça va mieux ?
00:09:33Au début,
00:09:34ça brûlait un peu
00:09:35comme des orties.
00:09:36Mais maintenant,
00:09:36la sensation
00:09:37est très agréable.
00:09:38Bon.
00:09:39Allongez-vous
00:09:39et détendez-vous.
00:09:41J'ai bien peur
00:09:42de ne pas avoir
00:09:43l'occasion
00:09:44de te revoir
00:09:44avant plusieurs mois.
00:09:46Je suppose
00:09:46que tu rentres
00:09:47à Simbes ?
00:09:48J'habite en ville,
00:09:49mon oncle.
00:09:50Ah.
00:09:50Transmets mes amitiés
00:09:51à ta mère,
00:09:52mon garçon.
00:09:54À Angarat.
00:09:56Oui.
00:09:57À Angarat.
00:09:59Tu sais,
00:10:00c'était une vraie beauté,
00:10:02Catherine.
00:10:02Tu n'en as sûrement
00:10:04jamais vu de pareil.
00:10:06Mais il dit, lui,
00:10:08de venir rendre visite
00:10:09à son vieil oncle,
00:10:10l'orice
00:10:12parce qu'elle me manque
00:10:15beaucoup.
00:10:18Il semble beaucoup
00:10:19aimer ta mère.
00:10:21Aura-t-il l'occasion
00:10:23de la voir ?
00:10:24Cela fait onze ans
00:10:25qu'elle est morte.
00:10:27Et il le sait,
00:10:28du moins,
00:10:28il l'a su.
00:10:30Mais si dans son esprit
00:10:32elle vit à nouveau,
00:10:33pourquoi l'en dissuader ?
00:10:35Comment osez-vous,
00:10:36Gervaise ?
00:10:37Je fais ce que je veux
00:10:38chez moi.
00:10:39Vous m'aviez promis,
00:10:39pourtant,
00:10:40une épouse
00:10:40doit-elle supporter
00:10:41ce genre d'humiliation ?
00:10:42Je n'ai rien à me reprocher,
00:10:44j'exerce mon droit.
00:10:45Mais cette servante
00:10:45est presque une enfant.
00:10:47Cessez,
00:10:47Jérémyade,
00:10:48sinon je vais vous le faire
00:10:49regretter,
00:10:50Richildice.
00:10:59Oh,
00:11:00je...
00:11:00j'étais...
00:11:01j'étais venu apporter
00:11:04quelques herbes
00:11:05aromatiques
00:11:05à Dame Bonnel
00:11:06à la demande
00:11:07de son serviteur.
00:11:09je vais m'assurer
00:11:10de sa présence.
00:11:16Dame Bonnel,
00:11:17je suis Frère Robert,
00:11:18le prière.
00:11:18Je n'apporte pas
00:11:19de très bonnes nouvelles
00:11:20à votre mari
00:11:20au sujet
00:11:21de la ratification
00:11:22des modalités
00:11:23de votre installation.
00:11:23de la ratification.
00:11:29Jérémyade,
00:11:31je suis Frère Robert,
00:11:33je suis Frère Robert,
00:11:43je suis Frère Robert,
00:11:46je suis Frère Robert,
00:11:51de la ratification.
00:11:55Adiutorium nostrum in nomine domini,
00:12:00qui venciceum et terra.
00:12:05Qu'est-ce qu'elle ?
00:12:19Richie, dis.
00:12:24...
00:13:19J'avais fini par me convaincre
00:13:21que tu t'étais fait tuer en Terre Sainte.
00:13:24Que s'est-il passé ?
00:13:26Avais-tu oublié ta promesse ?
00:13:28Oublié, non.
00:13:30Non, ce n'est pas exactement cela.
00:13:33Comment te dire qu'en m'envahissait
00:13:34la nostalgie de toi
00:13:35et l'envie de rentrer au pays,
00:13:37quelque chose se produisait
00:13:40qui m'empêchait de revenir.
00:13:44J'ai attendu, Katzfeld.
00:13:47Huit longues années.
00:13:49Tu m'avais juré de revenir couvert d'honneur
00:13:52et de me demander en mariage.
00:13:54C'est ce que j'ai fait.
00:13:56Mais les honneurs étaient peu nombreux.
00:13:59Et mon retour était trop tardif.
00:14:00Tu t'étais déjà marié à Edward Gurney.
00:14:03Edward était un homme de bien.
00:14:05Oui, je te l'accorde.
00:14:07Il a été un bon mari et un très bon père.
00:14:10Je n'aurais jamais pensé à me remarier après sa mort.
00:14:13Mais le seigneur du manoir a su te convaincre, je gage.
00:14:17Je l'ai épousé sous certaines conditions.
00:14:19Il était sans enfant.
00:14:21Je lui ai donc fait faire la promesse
00:14:22que si j'acceptais de devenir sa femme,
00:14:25lui ferait d'Edwin son héritier.
00:14:27Pourtant, on dit que ton mari a fait don
00:14:29de son manoir et de ses terres à l'abbaye.
00:14:32Qu'est-ce que ton fils a pu lui faire
00:14:34pour le fâcher à ce point ?
00:14:35Rien, si ce n'est qu'il lui reproche
00:14:37de ne fréquenter que de petites gens
00:14:39sans rapport avec son milieu.
00:14:41Ma fille est mariée à Martin Belcott.
00:14:44Le charpentier ?
00:14:45Quoi, tu le connais ?
00:14:47Ah oui, je ne connais que lui, mais...
00:14:51Cela veut donc dire
00:14:52que tu as depuis bien longtemps de la famille par ici ?
00:14:55Oui.
00:14:57Or, si je l'avais su...
00:14:58Il est vrai qu'Edwin passe plus de temps avec eux
00:15:00qu'il n'est utile
00:15:01et qu'il aurait dû avoir à coeur
00:15:03de manifester quelque intérêt pour Mellely.
00:15:05Cette négligence a malheureusement convaincu Gervais
00:15:08qu'il était indigne d'un tel héritage.
00:15:14Oh, je dois y aller.
00:15:20Je n'aurais jamais imaginé revoir ton visage un jour en ce monde.
00:15:29Es-tu heureuse au moins ?
00:15:32de t'avoir enfin retrouvée très heureuse.
00:15:37Bon, comme je l'ai dit à ton serviteur,
00:15:40si tu as besoin d'herbes aromatiques ou médicinales
00:15:42ou...
00:15:44ou de quoi que ce soit d'autre,
00:15:47je suis ici la plupart du temps.
00:16:04Joli perderie.
00:16:07Ces perderies ont été offertes au père Abbé.
00:16:09Oui, bien sûr.
00:16:11Mais il est absent.
00:16:12On ne peut laisser perdre un tel cadeau.
00:16:14Comme ces jours-ci,
00:16:15le frère Prieur dispose de la nourriture
00:16:16ordinairement réservée à la table du père Abbé.
00:16:19Il vous prie donc de les lui préparer,
00:16:21de réserver une portion pour Maitre Bonnel
00:16:22et d'aller la lui porter avec ses compliments.
00:16:25Le frère Prieur a-t-il une préférence
00:16:27sur la façon de cuisiner les perderies ?
00:16:30Eh bien, préparez-les comme d'habitude,
00:16:32à votre manière.
00:16:40Merci, merci, mon petit.
00:16:43Oh, Seigneur.
00:16:46Attends.
00:16:47Oh, c'est que c'est douloureux.
00:16:50Oui, ça va me faire du bien.
00:16:53Oui, j'en suis sûr.
00:16:57Oui, j'en suis sûr.
00:17:05Oh, c'est clair.
00:17:08Oh…
00:17:09Oh…
00:17:29Oh…
00:17:50Est-ce que ça sent bon ?
00:17:51C'est pour le mettre, à servir après le ragoût.
00:17:52Je vais le poser ici pour le garder au chaud.
00:18:04Edwin a aidé Merrick à construire le coffre destiné à la bibliothèque des frères, Gervaise.
00:18:09Nous venons juste de le livrer, d'ailleurs.
00:18:12Le prière a fait envoyer un plat à votre intention, maître.
00:18:15À servir après le ragoût.
00:18:17C'est une moitié de perderie, avec ses compliments.
00:18:19Ce n'est pas cher payé pour mon manoir et mes terres.
00:18:22Gervaise !
00:18:22Aujourd'hui, nous pourrions tous manger des perderies à Mélili, si ton fils n'était pas ce qu'il est.
00:18:27Ne seriez-vous pas satisfait de l'arrangement que vous avez conclu ?
00:18:30Je te prie de garder le silence à table.
00:18:32Tu es ici parce que ta mère a insisté.
00:18:34Quant à moi, je te supporte.
00:18:36Edwin, tu as accepté de venir pour faire la paix.
00:18:38C'est bien ce que tu m'as dit.
00:18:49Est-ce qu'Edwin est arrivé ?
00:18:51Il est avec les maîtres. Ils sont à table.
00:18:53Tu manges avec nous ?
00:18:54Avec plaisir.
00:19:20Si j'ai accepté de faire la paix, c'est pour ma mère et elle seule.
00:19:23Je crois surtout que tu serais prêt à ramper sur le sol pour hériter.
00:19:26Allez au diable, je m'en voudrais d'accepter quoi que ce soit de vous !
00:19:30Hors d'ici ! Hors d'ici, insolence ! Lâchez-moi ! Lâchez-moi, vous dis-je !
00:19:35Ne t'avise pas de revenir ici, Edwin Gurnet !
00:19:39Sois sûre que tu le regretteras à ton insolence !
00:19:41Il est sorti, c'est fini !
00:19:43Je t'en prie, Gervaise !
00:19:46Aldi, va vite me chercher un peu de vin pour le mettre.
00:19:49Et ramène-moi aussi cette perderie.
00:19:52Rick, tâche de trouver Edwin et assure-toi qu'il va bien.
00:20:01Edwin !
00:20:14Edwin, reviens !
00:20:18Edwin, attends-moi !
00:20:44Alors, cela a-t-il calmé votre tête ?
00:20:45Cours sûr, votre fils et vous avez la langue aussi bien pendue l'un que l'autre.
00:20:48Qu'ai-je fait au ciel pour mériter de telle erreur ?
00:21:01Oh, oh, oui !
00:21:02Frère, venez vite.
00:21:10Il a ressenti d'horribles brûlures dans la bouche et dans la gorge,
00:21:13puis il a essayé de vomir, mais sans y réussir.
00:21:17Tiens-lui la tête, Oswin !
00:21:18Puis-je avoir un récipient quelconque ?
00:21:20Il faut absolument qu'il vomisse.
00:21:22Même si ça doit faire bien plus mal en remontant que ça n'a fait en descendant.
00:21:33Allongez-le, maintenant !
00:21:59Je suis vraiment désolé.
00:22:03Nous pourrions l'installer dans la chapelle en attendant que tout s'organise ?
00:22:05Non.
00:22:07Rien ne doit être déplacé aussi longtemps que le shérif et ses hommes n'auront pas tout examiné.
00:22:12Il ne s'agit pas d'une mort naturelle.
00:22:15Maître Bonnel a été empoisonné.
00:22:18Avec la nourriture qu'il venait de prendre.
00:22:21Empoisonné ?
00:22:22Comment est-ce possible ?
00:22:24Nous avons tous mangé la même chose.
00:22:30Excepté ce plat-ci.
00:22:32que le prieur avait fait envoyer de sa table.
00:22:38Oswin, cours chez le prieur.
00:22:40Va ! Qu'est-ce que tu attends ?
00:22:42Ce plat n'a donc fait qu'une victime pour l'instant.
00:22:46Prions pour qu'il n'y en ait pas de secondes.
00:22:54Pouvez-vous me décrire les premières manifestations de ce poison, mon frère ?
00:22:58Des brûlures au niveau de la gorge et des lèvres, des difficultés respiratoires.
00:23:02Ressentez-vous de tels symptômes ?
00:23:03Non, non, non, rien de tels.
00:23:05Mais sur les conseils du frère Oswin, j'ai restitué tout le repas.
00:23:09Tu as très bien conseillé le frère.
00:23:11Cela dit, si vous aviez ingéré le même poison que Maître Bonnel, certains symptômes se seraient déjà manifestés.
00:23:16Vous soutenez donc que Maître Bonnel a été empoisonné ?
00:23:18Oui, j'ai reconnu l'odeur particulière de ce poison sur sa bouche et sur les restes de votre perderie.
00:23:23Seulement moi, je n'ai rien.
00:23:25Comment est-ce possible ? Nous avons mangé le même oiseau.
00:23:27Mais voyons, il est évident que le poison a été ajouté à sa portion après qu'on l'ait mise
00:23:31de côté.
00:23:32Mais quel est ce poison ? Vous semblez tellement sûr de ce que vous affirmez.
00:23:35Un de mes ongans, à base de capuchons du moine, frère Jérôme.
00:23:38Cette plante est commune. Qu'est-ce qui prouve que c'est votre ongans ?
00:23:40Mais je vous assure que je sais reconnaître l'odeur spécifique de mes produits. Je n'ai aucun doute.
00:23:45Vous pouvez disposer de la pièce. J'ai vu tout ce que je voulais voir.
00:23:48Sergent ?
00:23:51Frère Catfell nous soutient que Maître Bonnel serait mort empoisonné.
00:23:55Avez-vous noté quoi que ce soit qui puisse confirmer une hypothèse aussi folle ?
00:23:58Oui, c'est du poison, aucun doute.
00:24:00Ferez-vous appel à Hugh Beringer ?
00:24:01Non, inutile. Dès ce soir, le meurtrier sera sous les verrous.
00:24:05C'est le beau-fils, Edwin Gurnay.
00:24:07Il allait être dépossédé de son héritage par un acte de donation à l'abbaye. Il a voulu empêcher cela.
00:24:12Sa culpabilité est-elle aussi évidente ?
00:24:14Oui, il y a assez de preuves pour lui nouer nos cordes au cou.
00:24:16Ce matin, il s'est rendu à l'infirmerie, a dû dérober le poison. Au repas, après une querelle avec
00:24:21son beau-père, il a dû sortir en passant par la cuisine vide.
00:24:23Ou il ne lui a fallu qu'un instant pour verser une dose de poison dans le plat de pervry.
00:24:27Celui qui a volé le poison, que ce soit de ma réserve ou de l'infirmerie, devait avoir apporté un
00:24:31récipient pour le transvaser.
00:24:33Oui, bien sûr.
00:24:34Je vous suggère de porter beaucoup d'attention à l'examen des médecins.
00:24:46Le gant est très pénétrant. Il tâche et laisse une odeur. Une petite goutte suffit pour imprégner le linge.
00:24:51Pardon si je suis abrupt, mais il me paraît plus urgent d'arrêter l'empoisonneur.
00:24:55Et je doute que vos sciences nous soient utiles quand il sera entre nos mains.
00:25:02Vous pouvez préparer Maître Bonnel pour l'inhumation.
00:25:08Et je vous saurais gré de ne plus vous occuper de cette affaire. Est-ce bien clair?
00:25:31Je veillerai à ce que tout soit dignement organisé.
00:25:33Catfell, aide-moi, je t'en prie.
00:25:36Dans l'esprit du sergent, c'est Edwin qui a empoisonné Gervais.
00:25:40Je ne peux rien pour lui.
00:25:41Mais pour moi, alors?
00:25:42Encore moins pour toi. Ouvre les yeux, Richie, il dise.
00:25:45Imagine qu'on apprenne ce que nous avons été là pour l'autre.
00:25:48Alors tout ce que je pourrais dire pour aider ton fils paraîtrait brusquement suspect.
00:25:53Edwin sera pendu. Il n'a aucune chance.
00:25:55Vas-tu encore une fois m'abandonner comme tu le fis, Janice?
00:26:04Dame Belcotte, y a-t-il ici un garçon répondant au nom d'Edwin Gervais?
00:26:08Oui, c'est mon frère. Mais non, il n'est pas là.
00:26:10Et que lui voulez-vous?
00:26:12Votre frère a rendu visite à votre mère ce matin.
00:26:14Peu après son départ, Maître Bonnel décédé.
00:26:18Ce meurtre?
00:26:19Car c'en est un.
00:26:20J'ai toute raison de croire que c'est lui qui l'a commis.
00:26:22Cette explication vous suffit-elle?
00:26:34Fais sa toilette, Oswin, et va chercher la lavande que j'ai dans la réserve pour parfumer le linceul.
00:26:38Mais c'est vous qui deviez...
00:26:40Je sais, mais j'ai un achat à Ferranville.
00:26:42Mais le prieur vous a demandé de...
00:26:44Nous avons besoin d'un cercueil pour enterrer Maître Bonnel, Oswin.
00:26:52Mais enfin, Maître Belcott, je ne vous demande pas de me dire où il est.
00:26:57Mais seulement de me dire si vous croyez possible qu'il ait commis l'acte dont il est accusé.
00:27:01Non! Ce n'est pas possible.
00:27:04Mon frère n'a jamais su dissimuler tout comme Tom, mon fils.
00:27:07Ils ont le même tempérament.
00:27:09Si quelque chose les mécontente, tout le monde le sait.
00:27:11Mais rancuniers, ils ne le sont pas du tout.
00:27:13Je me demande en quoi cela vous intéresse tant.
00:27:16Eh bien, puisque vous me posez la question,
00:27:18avez-vous entendu votre mère parler d'un homme qui a beaucoup compté dans sa jeunesse
00:27:23et qui l'a quitté pour aller en Terre Sainte?
00:27:26Certes! C'est même un souvenir qu'elle évoquait souvent.
00:27:30Cet homme, c'était moi.
00:27:32Quoi, vous?
00:27:34Oui.
00:27:35Vous, qu'êtes fait?
00:27:37Oui.
00:27:39Donc c'est un peu pour elle que vous êtes venu nous rendre visite?
00:27:41Et aussi parce que je dois commander un cercueil.
00:27:44Vos intentions vis-à-vis de mon frère Edwin ne sont pas hostiles?
00:27:47Pas s'il est injustement suspecté, pour l'instant.
00:27:50J'ai surtout l'intention de découvrir qui est l'auteur du crime.
00:27:54Si d'aventure, quelqu'un ici avait quelques raisons de me rencontrer,
00:27:58on peut me trouver dans l'atelier de l'herbarium, au fond du jardin.
00:28:02Ce soir, j'y serai d'ailleurs.
00:28:05L'escamatine.
00:28:16Tout va bien.
00:28:18Je suis seul.
00:28:19Vous pouvez entrer.
00:28:23Venez près du feu.
00:28:26Que je vois vos têtes.
00:28:29Tom a dit que vous étiez un ami.
00:28:32Avant toute chose, il y a une question à laquelle j'aimerais que tu répondes.
00:28:36Oui ou non, est-ce toi qui a porté le coup qui a tué Gervaise Bonnel
00:28:39et qui l'a laissé gisant dans un bain de sang?
00:28:41Non.
00:28:43Je n'ai jamais eu d'arme.
00:28:44Et si j'en avais une, pourquoi l'aurais-je frappé?
00:28:47Il t'a déshérité, non?
00:28:48Ce n'est pas de gaieté de cœur que je renonce à mes lilies,
00:28:50mais ma vocation est de travailler, mon frère, pas d'être châtelain.
00:28:54J'ignore qui a porté ce coup fatal à mon beau-père.
00:28:57En tout cas, ce n'est pas moi.
00:28:58Peux-tu me dire où tu étais depuis ce matin?
00:29:00Il était dans notre réserve de bois de charpente.
00:29:03En général, c'est là qu'on se cache quand on a des problèmes.
00:29:06Mais on connaît aussi d'autres endroits en ville.
00:29:08Par quel chemin êtes-vous passé?
00:29:10Par la porte paroissiale et le cloître.
00:29:12Une fois dans le jardin, on s'est fié à notre odorat.
00:29:15Ça sent bon.
00:29:17Toutes mes médecines n'ont pas forcément une aussi bonne odeur.
00:29:20En ce qui me concerne, je trouve l'odeur de celle-ci très spéciale.
00:29:24Pénétrante, certes, mais tonique aussi.
00:29:26C'est une odeur que j'aime.
00:29:29Et voilà.
00:29:30Tiens, goûte ça, Edwin.
00:29:32Goûte.
00:29:33Tu as eu une rude journée, ça te remettra d'aplomb.
00:29:38J'ai l'impression de connaître cette odeur.
00:29:40Non, je t'en prie!
00:29:42Vous ne voulez plus que j'y goûte?
00:29:44Excuse-moi.
00:29:47Je voulais être sûr.
00:29:48Mais être sûr de quoi?
00:29:49Ton beau-père n'est mort ni d'un coup de poignard, ni d'un coup de dague.
00:29:53On l'a empoisonné avec de l'huile de capuchon du moine que quelqu'un a mis dans la nourriture.
00:29:59Offert par le prieur.
00:30:00Du poison?
00:30:01Mais vous aviez dit que...
00:30:03Non, non, désolé, je n'ai rien dit de précis.
00:30:05C'est toi qui a déduit, ou bien qui a fait semblant de déduire qu'il était mort poignardé.
00:30:09Edwin ignorait tout.
00:30:10Le sergent a dit que c'était un meurtre, mais sans donner de détails.
00:30:13Mais je savais que le prieur avait offert de la nourriture.
00:30:15Tu savais aussi où mon engan était entreposé.
00:30:18Tu te souvenais également de l'odeur que tu avais eu l'occasion de sentir à l'infirmerie.
00:30:23Mais si tu avais su, comme l'empoisonneur le sait, le danger extrême qu'il y a avalé ceci,
00:30:28je doute que ton héroïsme soit allé jusqu'à le boire sans hésitation.
00:30:39Je dois aller à Matine.
00:30:41Vous n'allez pas le livrer au sergent?
00:30:43Non, qu'il reste ici cette nuit.
00:30:44Il sera tranquille, mais demain, levez aux aurores, car il va nous falloir te trouver une cachette plus sûre.
00:31:02Attendez, je vais vous aider, mon frère.
00:31:04Volontiers, frère portier.
00:31:05Où allez-vous si tôt?
00:31:06Nous allons à nos écuries du champ de foie.
00:31:14Attendez, frère portier.
00:31:15Attendez, s'il vous plaît.
00:31:16J'ai une question à vous poser, mon frère.
00:31:22Pouvez-vous me dire quels sont les frères qui viennent de sortir?
00:31:44Je ne te laisse pas la clé.
00:31:45Je dois la rendre, mais sois tranquille, je ne t'enfermerai pas.
00:31:48Cache-toi dans le foin si quelqu'un vient.
00:31:50D'ailleurs, on dort très bien dans le foin.
00:31:52Et à quoi cela m'avance-t-il, mon frère?
00:31:54Je ne vais pas rester caché ici pour l'éternité.
00:31:56Il n'y a pas d'autre solution jusqu'à ce qu'on ait retrouvé l'homme qui a commis
00:32:00l'acte dont on t'accuse.
00:32:02Et cela, j'en fais mon affaire.
00:32:04Car mon honneur est en jeu aussi, autant que le tien.
00:32:26Ah, mon frère!
00:32:28J'étais justement en train de demander quelle quantité d'huile de capuchon du moine vous entreposiez ici.
00:32:33Mais le frère n'en a aucune idée.
00:32:35Aucune idée? Or, entre nous, je dois reconnaître qu'il est un peu tête en l'air.
00:32:40C'est pour savoir quel volume de poison en a été prélevé, comprenez-vous?
00:32:43Ah, oui, c'est très clair, très très clair, très logique.
00:32:46L'ennui, c'est qu'une infime quantité suffit pour empoisonner quelqu'un.
00:32:50Et comme vous voyez, ma réserve qui est rangée là-haut est très importante.
00:32:54On ne peut donc affirmer avec certitude qu'on vous en a volé.
00:32:57Hier, j'ai examiné les bouchons et les goulots de toutes mes bouteilles.
00:33:01Et je n'ai trouvé de traces de gras sur aucune d'entre elles.
00:33:05Un voleur qui aurait agi en hâte n'aurait pas pris la peine d'essuyer le goulot avant de réinstaller
00:33:10le bouchon sur la bouteille.
00:33:13Comme moi, je le fais toujours.
00:33:15Ah, c'est à l'infirmerie qu'on en a volé.
00:33:18Ça, oui, il y a des chances. Vous y êtes allé?
00:33:21Oui, mais je n'ai rien pu tirer de personne.
00:33:23Comme on se sert fréquemment de longuants pour soigner les vieux,
00:33:26qui peut savoir si quelqu'un en a pris pour une autre raison?
00:33:29Une chose est sûre, c'est que l'empoisonneur, une fois son forfait accompli,
00:33:32devait se débarrasser du flacon si vite et aussi rapidement possible.
00:33:35Si j'étais vous, j'irais fouiner du côté de chez les bonnels
00:33:38et j'essaierais de trouver une petite fiole dans les environs immédiats à proximité de la maison.
00:33:44Frère Catefell et vous avez quitté l'abbaye très tôt ce matin.
00:33:47Pourquoi, frère Oswin?
00:33:49Ce matin?
00:33:50Oui, très tôt ce matin, frère Oswin.
00:33:53Je ne me souviens pas.
00:33:59Vous êtes souffrant?
00:34:00Non, c'est que j'ai tant de tâches à accomplir qu'à la longue,
00:34:05il m'arrive de perdre la notion du temps.
00:34:07Frère Catefell a dit au frère portier que vous alliez aux écuries du champ de foire.
00:34:12Ah, les écuries, oui, bien sûr.
00:34:14Vous étiez présent hier quand j'ai demandé à Frère Catefell
00:34:17de cesser de s'occuper de la mort de Maître Bonnel.
00:34:20Croyez que si je découvre que vous m'avez désobéi,
00:34:24je saurais vous le faire regretter.
00:34:27Richel dit, Gervais a-t-il sans conteste signé un acte qui faisait d'Edwin son héritier?
00:34:32Oui, mais l'acte qui fait de l'abbaye sa légataire est plus récent.
00:34:36Celui-ci n'est pas signé pour l'instant.
00:34:37L'unique raison qui empêche donc Edwin d'hériter est la menace d'une arrestation.
00:34:43S'il était condamné pour le meurtre de ton époux,
00:34:46à qui reviendrait, mes Lily?
00:34:48Qui en hériterait?
00:34:49Eh bien, en tant que veuve, j'ai droit à mon douère.
00:34:53Mais le manoir, lui, ne peut revenir qu'au sucerin, le comte de Chester.
00:34:57Il n'y a aucun autre héritier que je sache.
00:34:59Tu es sûre?
00:35:00Aucun neveu ou cousin quelque part dans le comté?
00:35:03Non, non, personne. S'il y avait eu quelqu'un, Gervais ne m'aurait jamais promis mes Lily pour Edwin.
00:35:09Oh, Katfeld, cela ici, ta douleur a donc été telle qu'il ne te restait plus que la religion.
00:35:17Durant toutes ces années, je me suis demandé tant de fois où tu étais, ce que tu faisais,
00:35:21mais je n'aurais jamais imaginé être cause d'une telle décision.
00:35:24Je suis seul le fautif.
00:35:27J'ai toujours espéré que tu étais heureuse.
00:35:31Je ne veux que ton bien.
00:35:34Mais je dois te laisser, maintenant.
00:35:48Tu es resté trop loin, trop longtemps.
00:35:51Bonne nuit, Richie, Lise.
00:35:57Dieu te bénisse, Katfeld.
00:36:27J'ai eu connaissance qu'il y a bien des années.
00:36:29Avant que ne se déclare sa sainte vocation,
00:36:32le frère Katfeld entretenait une relation de grande affection avec une dame,
00:36:38devenue par la suite Dame Bonnel.
00:36:40Nous savons tous ici que frère Katfeld a assisté Maître Bonnel sur son lit de mort
00:36:44et qu'il a fait de son mieux pour ce malheureux.
00:36:46Là n'est pas la question.
00:36:48Le problème est autre.
00:36:50La nuit dernière, notre bien-aimé frère est allé de nouveau rendre visite à la veuve
00:36:54pour lui parler cette fois.
00:36:58Est-il vrai, mon frère, que Dame Bonnel et vous étiez intimement liés ?
00:37:05Si par cette question vous entendez que nos relations étaient sincères
00:37:11et empreintes d'amour, alors je vous dirai.
00:37:14Oui, c'est exact.
00:37:15Il y a deux jours, vous assistiez à un mourant et vous aviez la bonne raison de vous trouver chez
00:37:18elle.
00:37:19La nuit dernière, vous n'aviez aucune raison.
00:37:20J'étais venu lui poser certaines questions, ayant trait au meurtre de Maître Bonnel, son époux.
00:37:25Cette enquête n'est pas votre affaire, c'est le travail du shérif adjoint. Parle vôtre.
00:37:29Il s'agit de ma préparation que j'avais formulée dans le but de soulager des souffrances
00:37:33et qui était utilisée pour tuer.
00:37:35Je le dis pour notre communauté et pour ma conscience.
00:37:37Nous n'aurons l'âme en paix que si la vérité est connue.
00:37:40Elle est connue, le coupable est désigné, ça ne fait pas l'ombre d'un doute.
00:37:43C'est bien ce que je conteste, justement.
00:37:45Je sais.
00:37:45Et en le contestant, vous contestez aussi le travail des représentants de l'ordre.
00:37:48C'est une attitude arrogante que je désapprouve.
00:37:51Jusqu'à nouvel ordre, vous resterez à l'intérieur de ces murs
00:37:54et cesserez toute relation avec la veuve de Maître Bonnel.
00:38:00Je respecterai vos ordres.
00:38:02C'est mon devoir.
00:38:04Je m'y plierai donc comme il se doit.
00:38:22Vous ne trouverez pas de cheval là-haut, frère Oswin.
00:38:25Descendez tout de suite.
00:38:27Dépêchons.
00:38:29Je savais bien que vous finiriez par nous mener à lui.
00:38:40Non !
00:38:58Je sais que c'est par charité chrétienne que l'on soigne ce garçon, mais à quoi bon ?
00:39:03Mieux vaudrait pour lui qu'il meure, puisque s'il en réchappe, c'est le gibet qui l'attend.
00:39:07S'il meurt, sergent, je témoignerai que vous cherchiez délibérément à le tuer.
00:39:12Veuillez prodiguer vos soins en silence.
00:39:14Le sergent n'a aucun reproche à se faire.
00:39:16Il n'a fait qu'accomplir son devoir.
00:39:17Était-ce son devoir de tuer un jeune homme innocent ?
00:39:19Edwin Gurnay n'est pas innocent.
00:39:21Ce jeune homme n'est pas Edwin Gurnay.
00:39:24Son nom est Tom Belcott.
00:39:26Le frère doit faire erreur.
00:39:27Je ne fais pas erreur.
00:39:29Sa mère est Sybille, Belcott.
00:39:31Elle m'aime fille de Dame Bonnel.
00:39:32Et je ne sache pas qu'il soit du tout mêlé à cette affaire absurde.
00:39:36Voici seulement trois jours que j'ai mis sous votre regard de Shrewsbury, sergent.
00:39:40Et qu'est-ce que je découvre à mon retour ?
00:39:42Un meurtre.
00:39:44Un suspect en fuite.
00:39:45Et un pauvre garçon innocent que vous tuez presque sous mes yeux.
00:39:48Mais messieurs...
00:39:48Non, traisez-vous !
00:39:49Il n'est plus question que je vous laisse continuer cette enquête.
00:39:52Sortez.
00:40:06Frère Pryor,
00:40:08je vous serai reconnaissant à l'avenir de laisser aux gens de l'Ouale au soin de s'occuper de
00:40:12celle-ci.
00:40:46Vous avez des doutes, n'est-ce pas ?
00:40:48Non, je n'ai aucun doute.
00:40:50L'idée même de tuer ne serait jamais venue à l'esprit d'Edwin.
00:40:56Je l'ai d'ailleurs mis à l'épreuve.
00:40:58Il allait boire le poison, si je ne l'avais arrêté.
00:41:01Vous l'avez arrêté, c'est peut-être ce qui l'escomptait.
00:41:04Mais enfin, Hugh, il avait le poison à la bouche.
00:41:06Il est tout à fait évident qu'Edwin Gurnay ignorait que Longan était un poison, je vous assure.
00:41:13S'il n'était pas le fils de Richeldi, seriez-vous tant à cœur de le défendre ?
00:41:19J'ai mon idée là-dessus, j'espère que je me trompe.
00:41:24Oui, messieurs, je vous écoute.
00:41:25Votre fils est blessé, mais frère Catfell fait de son mieux pour le soigner.
00:41:30Il faut que j'y aille.
00:41:36Si vous saviez où se trouve Edwin, maître Belcott, vous me le diriez, bien sûr.
00:41:39Bien sûr, messieurs.
00:41:43Merci.
00:41:53Aucun de nous ne sait où il est, je vous assure, messieurs.
00:41:56De toute façon, je sais qu'il est innocent.
00:41:58Au sujet de la mort de maître Bonnel.
00:42:02Dites-moi, Améric, avez-vous été le seul à garder ce plat de perderie ?
00:42:05Moi ?
00:42:06Non, je n'ai pas été le seul.
00:42:09Aldis et Alric pourront vous le confirmer.
00:42:11Le maître ne vous a jamais qu'Aurélie ?
00:42:17Alors, il traitait sa femme et les servantes plutôt durement.
00:42:20Mais je n'ai jamais voulu m'en mêler, surtout que moi, je n'avais pas trop à m'en
00:42:23plaindre.
00:42:24Ensuite, il ne vous a pas demandé de le servir à Chosbrit. Pourquoi ?
00:42:26Il n'y avait de place que pour deux serviteurs.
00:42:29Mais c'est lui qui m'a fait engager chez maître Belcott.
00:42:31Et je lui en sais gré.
00:42:34Améric, si j'avais d'autres questions, puis-je vous trouver ici ?
00:42:38Messieurs, j'ai appris ce matin que mon grand-père était très malade.
00:42:42On pense que c'est la fin.
00:42:44J'allais partir, mais le maître a dit que vous vouliez me voir.
00:42:47Maintenant que vous m'avez vu, si vous voulez bien m'y autoriser, je vais m'en aller.
00:42:53Aldis, quand ce plat de Péadry était dans la cuisine,
00:42:55quelqu'un y est-il resté seul à un moment ou à un autre ?
00:42:58Sûrement pas, messire.
00:43:00Je l'avais posé là pour le maintenir au chaud et il y est resté jusqu'à ce que je
00:43:03le serve.
00:43:04Réfléchis bien, était-il toujours là quand Edwin a traversé la cuisine en partant ?
00:43:08Oui, messire, il y était.
00:43:25Aldis vous sert depuis longtemps ?
00:43:27Ce n'était qu'une enfant quand je l'ai connue.
00:43:30Je l'ai prise chez nous à sa sortie de l'orphelinat il y a deux ans.
00:43:35Avec votre mari, elle n'avait pas de problème ?
00:43:38Aurait-il dit quoi que ce soit ?
00:43:39Non, pas du tout. Elle est discrète et loyale.
00:43:45Votre mari vous rendait-il heureuse, Dame Bonnel ?
00:43:49Mon mari était déjà veuf depuis de longues années quand nous nous sommes connus.
00:43:54Vivant seul, il avait pris certaines habitudes.
00:43:58Après notre mariage, je n'ai pas réellement essayé d'y changer quoi que ce soit.
00:44:02Vous ne répondez pas à ma question ?
00:44:03Je crois y avoir répondu pourtant.
00:44:06Si vous croyez que j'ai empoisonné mon mari, alors dites-moi dans quel but.
00:44:10J'ai perdu ma maison. Risquerais-je aussi de perdre mon fils que tous accusent ?
00:44:14Je n'accuse personne. Je cherche avant tout où est la vérité.
00:44:18J'ai cru comprendre que Méric avait travaillé pour Maître Bonnel avant de travailler pour votre gendre.
00:44:23Sa mère était la servante de la première femme de Gervaise.
00:44:27Et son travail était tout à fait satisfaisant.
00:44:30Mais d'après ce que je sais, au cours d'une foire, elle a rencontré un jeune homme, un rétameur
00:44:36ou bien un tonnelier.
00:44:37Quoi qu'il en soit, Angarad s'est...
00:44:39Retrouvée enceinte ?
00:44:40Oui. Mais comme l'épouse de Gervaise tenait à elle, nul ne lui a tenu rigueur de sa faute.
00:44:45Elle a vécu chez eux sa courte existence.
00:44:47Et ils ont pris son fils Méric à leur service aux écuries.
00:44:50Il n'y avait pas de dispute entre le maître et lui ?
00:44:53Non, pas du tout. Dans l'ensemble, il s'entendait bien. Au contraire, il n'avait jamais de querelle.
00:44:58Je n'en dirai pas autant d'Alric.
00:45:00Ni d'Edwin, j'imagine.
00:45:04Maître Bonnel avait promis de me libérer de mon servage après sa retraite.
00:45:07Mais quand le moment est arrivé...
00:45:09Il s'est rétracté ?
00:45:10Je suis allé au tribunal de Sinbless pour plaider ma cause.
00:45:13Ils ont jugé qu'il pouvait me garder aussi longtemps qu'il le voudrait.
00:45:17Et vous avez accepté cette décision ?
00:45:19De mauvaise grâce.
00:45:21Mais c'est la loi.
00:45:24Dis-moi, Alric, si tu retrouvais ta liberté, qu'en ferais-tu ?
00:45:29Je retournerai au pays de Galles et j'y trouverai du travail.
00:45:33Mais tant qu'on ne sait pas si Melilli reviendra à Edwin, je n'ai rien à espérer.
00:45:37Tout dépendra de sa culpabilité ou de son innocence.
00:45:40Pensez-vous avoir encore de la famille en pays de Galles, mon frère ?
00:45:44Non.
00:45:45Alors qu'il est, ils sont morts.
00:45:48Ils sont tous morts.
00:45:51Et j'irai bientôt les rejoindre.
00:45:53Ne vous reste-t-il pas une nièce, la mère de Méric ?
00:45:57Angad ?
00:45:59Malheureusement, il y a longtemps qu'elle est morte, la pauvre.
00:46:02Pendant son accouchement.
00:46:04Son bébé est mort aussi.
00:46:07Leur vie a été trop courte.
00:46:09Je crois savoir qu'elle travaillait comme servante chez les Bonnelles, à Melilli.
00:46:13Les Bonnelles, oui, ce n'était pas de chance.
00:46:15Des Anglais.
00:46:17Je me suis habitué à la plupart de ces familles étrangères, mais à eux jamais.
00:46:22Non.
00:46:24Non.
00:46:26Melilli n'est rien d'autre qu'une épine dans le flanc de Simblesse.
00:46:30Ah oui ?
00:46:31Pauvre Angad.
00:46:33Oh, Simblesse.
00:46:34Alors, même ayant appartenu à un citoyen anglais,
00:46:38Melilli est en terre galloise.
00:46:40Il n'est donc pas régi par la loi anglaise,
00:46:45mais par la loi galloise.
00:46:47Oui.
00:46:49Melilli est gallois.
00:46:51Il aurait toujours dû l'être.
00:47:07Il n'est pas...
00:47:08...
00:47:31Il n'est pas...
00:49:37Vous figurez-vous que cela peut continuer ainsi ?
00:49:41Vous n'avez cessé de désobéir à mes instructions.
00:49:44Je ne sais quelle vanité vous conduit toujours à ne suivre que vos idées et un enfer qu'à votre
00:49:49tête.
00:49:50Mais vous apprendrez aujourd'hui que je ne suis pas comme le père abbé, disposé à l'indulgence.
00:49:54Je crois avoir été patient, mais votre plus récent outrage franchit les bornes du tolérable.
00:49:59Puis-je savoir de quel outrage il s'agit ?
00:50:02Vous avez mêlé à vos intrigues et vous avez corrompu frère Oswin.
00:50:07Vous quitterez donc l'abbaye ce soir.
00:50:10Et vous rendrez à la bergerie de Riddick-Rossail pour y méditer sur vous-même.
00:50:14Si après quelque temps, vous vous sentez enfin disposé à vous plier aux règles de l'ordre,
00:50:20vous pourrez revenir.
00:50:22Dans le cas contraire, il n'y aura plus de place pour vous ici.
00:50:32Sous-titrage Société Radio-Canada
00:51:39Où comptez-vous aller ?
00:51:42Frère Brilleur, il faut que je parle à Hugh Beringer.
00:51:46Je vous en prie, l'avis d'un homme est en jeu.
00:51:48Je m'inquiète pour le salut de votre âme.
00:51:51Notre règle dit que lorsqu'un frère est réprimandé de très nombreuses fois pour faute grave,
00:51:55l'abbé devient alors une sorte de directeur de...
00:51:57Frère Catfel a dit !
00:51:59Je ne vais plus entendre prononcer le nom de cette tête de bulle.
00:52:08Si l'abbé Eribert était là, il...
00:52:10Oh, à son sujet, j'ai quelques nouvelles du concile qui, je le crains, ne vont guère vous réjouir.
00:52:15Il est question qu'un successeur au père Abbé soit désigné.
00:52:28Bonjour ami, pourrais-tu m'indiquer la route de Ridicrossaï ?
00:52:31Toujours dans cette direction, mon frère, à quelques kilomètres.
00:52:35Merci.
00:52:36Allez, en avant, vous ! On n'est pas arrivés.
00:53:50Puis-je parler à Alric ?
00:53:54Messieurs Beringer, nous étions vainement à votre recherche depuis ce matin, pour vous prévenir tout de suite.
00:53:59Me prévenir de quoi ?
00:54:00Il s'agit d'Alric, messieurs. Il a disparu durant la nuit.
00:54:03Pour ceux qui te recherchent, Edwin, tu n'as fait qu'aggraver ton cas en t'enfuir.
00:54:10Dans ton intérêt, je t'assure qu'il faut que tu rentres à Shrewsbury.
00:54:13Ils lui feront ce qu'ils ont fait à Tom.
00:54:17Livre-toi tout de suite à Hugh Beringer.
00:54:20Chut !
00:54:20Au long de la loi, ouvrez !
00:54:21Sors pas derrière !
00:54:26Ne fais pas ça, Edwin !
00:54:28Malgré toutes les embûches que vous semez sur ma route, mon frère, je crois que cette fois, il est à
00:54:31moi.
00:54:33Edwin Gurney, je vous arrête pour le meurtre de Gervais Bonnel.
00:54:40Je connais la loi, sergent Warden. Nous sommes au pays de Galles, vous n'avez aucun droit.
00:54:44Ici, la loi anglaise n'a pas cours.
00:54:46Quelle que soit la loi, un meurtre est un meurtre.
00:54:49Estime-toi heureux que j'ai un prisonnier à ramener à Shrewsbury.
00:54:52Sinon, c'est toi que j'arrêterai maintenant et que je ferai jugé pour assistance à suspects en fuite.
00:54:56Un pudant bâtard.
00:54:58Qu'est-ce qui vous a conduit jusqu'ici, sergent ?
00:55:00Vous-même, mon frère. Quand j'ai appris qu'Edwin Gurney s'était enfui, je me suis demandé où j
00:55:05'avais des chances de le trouver.
00:55:06Et vous avez pensé à Melilly ?
00:55:08Nous vous avons vu ce matin et nous vous avons suivi.
00:55:11Je me suis dit, en suivant l'un, t'as des chances de trouver l'autre.
00:55:14En avez-vous parlé à Hugh Beringer ?
00:55:16Non. Il serait surpris de savoir que nous sommes ici.
00:55:19Il sera encore plus surpris quand il verra ce qu'on lui ramène.
00:55:22Je vous conseille de ne pas le maltraiter, sinon vous en répondrez, croyez-le.
00:55:38Comment nous avez-vous trouvé ?
00:55:40Par frère Rhys.
00:55:43Quand on veut faire croire que l'on doit se rendre d'urgence au chevet d'un aïeul, mieux vaut
00:55:46s'assurer que celui-ci est en vie.
00:55:48Je ne pouvais pas parler d'Edwin.
00:55:50Alors j'ai parlé du grand-père, c'est le seul parent que j'ai eu ici.
00:55:53Tu n'as personne du côté de ton père ?
00:55:55Je suis un bâtard, vous l'ignoriez ? Je ne sais pas qui est mon père.
00:56:00Alors de qui était l'autre bébé ?
00:56:02Celui dont ta mère est morte en couche ?
00:56:05Frère Rhys m'a dit que...
00:56:06Ma mère est morte de fièvre.
00:56:08Ce pauvre Rhys a perdu l'esprit.
00:56:11Pourquoi les avez-vous conduits jusqu'ici ?
00:56:13Edwin aurait été sauvé sans vous.
00:56:33Sergent !
00:56:38Où l'avez-vous trouvé ?
00:56:39Tout près de Melilli.
00:56:41Le frère Catfeld nous a conduits jusqu'ici.
00:56:43Mais c'est impossible ! Il avait ordre de se rendre à Reddy Crossag.
00:56:46Quelque chose a dû diriger, ce n'est pas ailleurs.
00:56:48Mais Melilli ?
00:56:49Nous l'avons suivi jusqu'à une vieille ferme ayant appartenu au grand-père de Méhéric.
00:56:53Et ils étaient là tous les deux. Lui et Méhéric.
00:56:55L'attitude de faire Catfeld est intolérable.
00:56:57Je vais prendre les sanctions qui s'imposent et le faire exclure de l'Abbaye.
00:57:02Orden, conduisez Edwin Garnet dans une cellule du château, mais évitez toute violence.
00:57:06John, va chercher mon cheval, je te prie.
00:57:08J'y vais. Où allez-vous, messieurs ?
00:57:09Dame Bonnel m'a dit qu'Alric avait disparu.
00:57:11Je suppose qu'il l'est à Melilli, et il faut que je vois frère Catfeld.
00:57:26Je le dis pour notre communauté et pour ma conscience, la vérité doit être connue.
00:57:31Melilli est en terre galloise.
00:57:34Melilli est régie par la loi galloise.
00:57:36En terre galloise.
00:57:37Pas par la loi anglaise.
00:57:38Edwin sera pendu, il n'a aucune chance.
00:57:40Pas par la loi anglaise.
00:57:41Vas-tu encore m'abandonner, comme tu le fis jadis ?
00:57:52Que la personne suivante, ayant une affaire inscrite à l'ordre du jour de cette séance du tribunal de Sinbless,
00:57:58veuille bien se lever et s'expliquer.
00:58:01Messieurs.
00:58:04Mon nom de baptême est Alric.
00:58:07Certains me connaissent ici.
00:58:09Je suis venu solliciter de cette cour la permission d'accéder à la liberté que Maître Bonnel s'était engagé
00:58:14à me rendre.
00:58:15Puis-je avoir la parole ?
00:58:16Méric ?
00:58:17Encore un peu de patience, Alric.
00:58:19Et tu la retrouveras, ta liberté.
00:58:23Présentez-vous et expliquez-vous.
00:58:25Mon nom est Méric, fils d'Angarap, elle-même fille d'Iphor Morgan.
00:58:31De par le sang et la loi, je revendique mon héritage, à savoir le manoir de Melili, car je suis
00:58:36aussi le seul fils de Gervais Bonnel, ancien maître des lieux.
00:58:39La cour m'entendra-t-elle ?
00:58:40Il est de notre devoir d'entendre quiconque vient ici plaider une affaire aussi délicate que celle-ci.
00:58:45Cette cour admet-elle que, de par la loi galloise, un fils est un fils, même s'il est né
00:58:50hors du mariage, du moment que son père accepte de le reconnaître ?
00:58:54Bien entendu.
00:58:57J'ai ici une lettre, qui m'a été donnée par ma mère avant sa mort.
00:59:03Cette lettre est rédigée sous forme de contrat.
00:59:05Il y est écrit que Gervais Bonnel me reconnaît comme son fils naturel, son seul enfant.
00:59:11Après ma naissance, ma mère s'était engagée à garder cette parenté secrète en échange d'une compensation pécuniaire à
00:59:17vie.
00:59:17Vous comprendrez, je crois, qu'aujourd'hui je ne me sente plus lié à cette promesse.
00:59:25Nous reconnaissons que tu es bien celui que tu prétends être, et qu'en conséquence tu es en droit de
00:59:30revendiquer cette terre.
00:59:31Toutefois, nous savons aussi qu'il existe un accord jamais signé qui fait l'aigle des terres et du manoir
00:59:37à l'abbaye de Shrewsbury.
00:59:39Cependant, comme nous ne sommes pas en possession de plus d'informations, et pour respecter les formes, il nous faudra
00:59:43soumettre tout ceci à l'Assemblée.
00:59:45Si quelqu'un ici avait une objection à formuler, qu'il se lève maintenant et qu'il parle.
00:59:55Oui, il y a quelqu'un ici qui a une objection à formuler avant que votre sentence ne soit prononcée.
01:00:01Il existe un obstacle.
01:00:03Vous exprimez-vous au nom de l'abbaye de Shrewsbury, mon frère ?
01:00:08Je m'exprime plutôt au nom de Feu de Gervaise Bonnet.
01:00:12Excusez cette question, mais qu'entendez-vous au juste par obstacle ?
01:00:16Tout d'abord, je tiens à vous dire que j'approuve cette loi galloise,
01:00:20qui dit qu'un fils conçu même hors du mariage peut hériter.
01:00:24Mais je doute que la loi s'applique aussi à celui qui a assassiné son père.
01:00:29C'est ce qu'a fait cet homme.
01:00:31Ces accusations, frère, sont d'une gravité extrême.
01:00:33Il va vous falloir nous donner sur le champ des preuves de ce que vous avancez,
01:00:37ou quitter ce tribunal.
01:00:38J'ai des preuves. Mon nom est Catfell. Je suis moine à Shrewsbury.
01:00:42Je suis aussi herboriste, et j'ai fabriqué l'ongan avec lequel Gervaise Bonnel a été empoisonné.
01:00:48Et mon honneur est donc en jeu dans cette affaire.
01:00:51Je l'ai assisté dans ses derniers instants.
01:00:53Et je suis ici aujourd'hui pour demander justice en son nom.
01:01:00Catfell?
01:01:16Hugh, puisque vous m'avez suivi jusqu'à Melili, poussée donc jusqu'à Sinblaze...
01:01:22Mais Rick savait depuis longtemps que selon la loi gallois, sa position d'héritier était inattaquable.
01:01:27Je n'y ai jamais cru. Mon père avait fait un testament faisant de son beau-fils Edwin son héritier.
01:01:31Tu connais la loi, et tu savais très bien, Merrick, que cet acte serait frappé de nullité le jour de
01:01:36l'apparition d'un fils de son sang.
01:01:38Mais quand ton père allait guémer Melili à l'abbaye, là, les données n'étaient plus les mêmes.
01:01:43Si l'accord avait été ratifié sur le champ, je crois sincèrement que Merrick en aurait admis le principe et
01:01:49aurait renoncé à l'héritage.
01:01:51Mais ce délai lui a redonné l'espoir, et surtout lui a donné le temps d'imaginer le moyen d
01:01:57'empêcher cette signature.
01:02:00Paradoxalement, c'est par pur hasard, et alors qu'il faisait acte de bonté, que le moyen de tuer est
01:02:06venu à l'esprit de Merrick.
01:02:08Et c'est grand dommage, parce que cet homme n'avait rien d'un meurtrier.
01:02:12Rien ne m'empêcherait de faire peser sur Alrick ou bien sur Edwin. Les mêmes accusations. Mais à quoi bon
01:02:18?
01:02:18Pourtant, ils se sont trouvés seuls avec le plat et ont eu le temps d'y ajouter le poison.
01:02:21Tu as mis le poison. En petite quantité, je te l'accorde, mais suffisamment pour tuer un homme.
01:02:26Mais alors, dites-moi quand ? J'ai été visible de tous, de mon arrivée, jusqu'à ce que mon
01:02:29père s'évanouisse.
01:02:30C'est la vérité. Avec Aldis, on avait servi le ragout et on retournait aux cuisines quand Merrick a frappé
01:02:35à la porte.
01:02:36S'il s'était approché du plat, on l'aurait forcément vu.
01:02:39Donc le plat était dans la cuisine ?
01:02:41Oui, gardé au chaud.
01:02:42Je ne savais même pas pourquoi ce plat était là.
01:02:45Alrick, quand tu as servi le ragout, n'as-tu pas expliqué à ton maître que ce plat était une
01:02:49attention particulière du prieur ?
01:02:51C'est Aldis qui le lui a dit. Mais Merrick, lui, ne pouvait pas savoir.
01:02:54En es-tu sûr ? Il a peut-être entendu ce qu'elle disait de la cuisine ?
01:02:58Ce n'est pas possible. Aldis et moi, nous l'avons bien vu, mon frère. Il est entré quelques instants
01:03:02après.
01:03:03Oui, la deuxième fois, je sais. Mais vous ignoriez que pendant que vous serviez le plat précédent,
01:03:07Merrick avait pénétré dans la cuisine une première fois et avait entendu ce qu'Aldis disait.
01:03:12Et qu'après avoir versé dans l'assiette l'huile de capuchon du moine, il était ressorti.
01:03:16Mais sire, juge, depuis le début, les officiers du shérif se sont convaincus de la culpabilité d'Edwin Garnet.
01:03:21S'ils avaient eu la moindre preuve quant à la mienne, n'en aurais-je pas été informé par le
01:03:26shérif ?
01:03:26Je t'en informe.
01:03:30Le poison qui a tué Gervais Bonnel était contenu dans cette petite fiole.
01:03:34Je ne l'ai pas trouvé. Elle a été ramassée par un innocent novice qui ne gagnerait rien à mentir.
01:03:39Il a été prouvé, à ma grande satisfaction,
01:03:42qu'il était impossible à Edwin Garnet de jeter ceci là où on l'a trouvé.
01:03:46Il y a des taches sur le côté. Regardez.
01:03:49Ce sont les traces de coulée d'huile,
01:03:52provoquées par un rebouchage précipité.
01:03:54L'empoisonnera ensuite garder la fiole sur lui,
01:03:56et ce jusqu'au moment où il s'est enfin retrouvé à l'abri du regard des autres.
01:04:02Dans ces conditions de rebouchage précaires,
01:04:04l'huile a forcément laissé sur celui qui transportait la fiole
01:04:06une tache de gras et une odeur bien spécifique.
01:04:11Si ma mémoire est bonne, Méric,
01:04:13ne serait-ce pas le gousset que tu portais ce jour-là,
01:04:15peux-tu le montrer au jus, je te prie,
01:04:17afin qu'ils vérifient par eux-mêmes si, oui ou non,
01:04:20la fiole, après avoir séjourné, comme je le crois,
01:04:22quelques temps à l'intérieur,
01:04:24y a laissé des traces de gras et une odeur ?
01:04:25Non ! Devrais-je me soumettre à cette indignité ?
01:04:29C'est l'abbaye qui l'envoie pour entraver ma revendication !
01:04:31Nous estimons sa demande raisonnable.
01:04:34Alors montre-nous ce gousset que nous puissions l'examiner.
01:04:38Mais tout ceci n'a aucun sens !
01:04:40Alric aussi aurait pu mettre le poison !
01:04:42C'est lui qui a transporté le plat tout seul depuis l'abbaye !
01:04:45Je suis sûr qu'Alric ne verra aucun inconvénient
01:04:47à montrer son gousset au juge !
01:05:10Reste tout tué, Mwad !
01:05:12Ou je n'hésiterai pas une seconde à tout tuer !
01:05:15Vous tous ici ! N'avancez pas !
01:05:18Et vous !
01:05:22Vite !
01:05:22Ils sont les sentis !
01:05:23Ils sont les sentis !
01:05:24Vite !
01:05:26Attention !
01:05:32Vas-y ! Essayez de le rattraper !
01:05:33Viens avec moi ! Vite ! C'est moi !
01:05:35Il faut qu'on le rattrape !
01:05:36Vite !
01:05:37Ah, c'est trop tard !
01:05:39J'ai fait aussi vite que j'ai pu !
01:05:42Je me suis trompé de coupable !
01:05:44J'ai l'impression...
01:05:46Je vais essayer de...
01:05:47Non, il ne faut pas bouger !
01:05:48Occupe-toi, Alric, je reviens !
01:05:50Où allez-vous ?
01:05:50Mes amis, Lily, j'y ai laissé tous mes remèdes !
01:05:53Je ne m'attendais pas à devoir soigner quelqu'un !
01:05:55Et que ce quelqu'un soit Hugh Behringer !
01:05:57Qu'est-ce que tu fais ?
01:05:58Surtout pas d'agitation ! Je reviens tout de suite !
01:06:29Vous saviez que je serais là ?
01:06:32Oui !
01:06:36Et vous êtes revenu ?
01:06:37Vous êtes seul ?
01:06:41Vous voulez mourir ?
01:06:43Peut-être que mon heure est venue !
01:06:46J'y suis prêt dans ce cas-là !
01:06:49Vous n'avez pas peur de mourir ?
01:06:51C'est notre destinée à tous !
01:06:53Maître Bonnel, toi, moi, c'est chacun son tour !
01:06:56Les hommes meurent tôt ou tard !
01:06:57Mais rien ne nous force à tuer !
01:07:19Je ne peux pas !
01:07:25Oh, Seigneur !
01:07:27Que n'ai-je le même courage que vous ?
01:07:29Je mérite de mourir !
01:07:31Et cela m'effraie !
01:07:34Aidez-moi à m'y préparer !
01:07:36Je sais que dans votre jeunesse,
01:07:38vous avez été la conscience d'autres hommes !
01:07:42Je vous conjure d'entendre ma confession !
01:07:44Je ne suis pas prêtre, je ne saurais t'absoudre !
01:07:46Vous le pouvez, je le sais !
01:07:47Nul autre que vous ne me connaît aussi bien !
01:07:50Écoutez-moi !
01:07:51Ensuite, j'accepte que vous me livriez à eux !
01:07:55Eh bien, dans ce cas,
01:07:57confesse-toi si cela peut t'aider !
01:08:01Vous disiez tout à l'heure au juge
01:08:04que je n'avais rien d'un meurtrier !
01:08:06Oui, et j'en suis la meilleure preuve !
01:08:10Puisque je suis en vie !
01:08:12Et que c'est le fond de générosité
01:08:13qui est en ton cœur
01:08:14qui t'a ordonné de m'épargner !
01:08:16Car tu peux être bon, je le sais !
01:08:19Malheureusement, Gervaise a dû te transmettre
01:08:20certains des côtés néfastes de sa nature !
01:08:23Et cela aussi, c'est l'héritage du sang !
01:08:26Quant à lui, j'ai très vite compris
01:08:28quel genre d'homme il était !
01:08:30Il m'était ensuite facile d'établir
01:08:32le lien qu'il y avait entre lui et toi !
01:08:34Je me suis dit que s'il osait
01:08:36se conduire ainsi envers Aldis,
01:08:39il avait pu tout aussi bien
01:08:40il y a des années, abusé d'une autre servante
01:08:43aussi belle que pouvait l'être,
01:08:44Angarad, ta mère !
01:08:46Je n'ai jamais eu de haine envers mon père !
01:08:52Mais Lily, j'en ai toujours rêvé !
01:08:56J'ai commis une folie pour en hériter !
01:09:02Au mépris de la justice !
01:09:04J'en suis conscient !
01:09:07Et je désire expier ma faute !
01:09:10Livrez-moi !
01:09:11Et qu'il prenne ma vie en échange
01:09:13de la vie que j'ai prise !
01:09:17Quel bénéfice notre monde
01:09:20retirerait-il de ta mort ?
01:09:22Alors dites-moi ce que je dois faire !
01:09:25Consacre ta vie au bien !
01:09:27Et n'en attends rien en retour !
01:09:31L'humanité d'un homme
01:09:32ne se mesure pas à l'amour qu'il reçoit !
01:09:35Mais à l'amour qu'il donne aux autres !
01:09:54Frère Katfeld, que je suis heureux ! Quelle joie de vous revoir !
01:09:57Eh bien, je n'ose pas croire que vous étiez tous là à m'attendre !
01:10:01Frère Katfeld !
01:10:04Vous osez revenir chez nous un jour comme celui-ci !
01:10:07Après ce que vous nous avez fait !
01:10:11Frère Prieur, regardez ! Ils sont là !
01:10:15Frère, nous vous attendions ! Soyez le bienvenu à l'abbaye !
01:10:19Nous nous réjouissons tous de vous revoir parmi nous !
01:10:21Merci de tout cœur, Robert ! J'en suis moi-même extrêmement heureux !
01:10:25Mais je dois vous informer immédiatement de ceci !
01:10:28Sachez qu'à partir d'aujourd'hui, je redeviens un simple moine !
01:10:32Le concile a, par conséquent, choisi quelqu'un pour me succéder !
01:10:35Quelqu'un qui est ici !
01:10:37Je vous présente...
01:10:39Le père Radulfus, qui, dorénavant, exercera la charge qui était la mienne !
01:10:44Je suis sûr, cher frère, que vous accueillerez votre nouvel abbé avec enthousiasme !
01:10:50Que vous l'aimerez et le respecterez !
01:10:53Comme moi-même, je l'aime et le respecte déjà !
01:10:56Je tiens beaucoup, mon père, à vous présenter le frère Robert Penham,
01:11:00notre prieur, qui m'a toujours soutenu de façon exemplaire !
01:11:04Je suis persuadé qu'il vous soutiendra avec le même dévouement !
01:11:08Je suppose que tout s'est bien passé durant l'absence de frère Heriber !
01:11:12Non, père !
01:11:14Je dirais même que l'un d'entre nous a commis des fautes de telle nature
01:11:18qu'à l'évidence, il n'a plus sa place ici !
01:11:20Pouvez-vous me dire de qui il s'agit ?
01:11:21Il s'agit de faire quatre fels, père !
01:11:23Il a tenté de corrompre un novice !
01:11:25Il a désobéi aux recommandations qui lui étaient faites !
01:11:27et de façon générale ne suit que sa propre logique au mépris des règles de notre ordre !
01:11:31J'ajouterais qu'en agissant ainsi, il a sauvé trois vies humaines !
01:11:34Dont la mienne !
01:11:36Messieurs, je regrette avant à vous le dire, mais cette affaire ne concerne que l'abbaye !
01:11:40Frère Prieur, comment pouvez-vous vous permettre de vous adresser sur ce ton à un hôte de notre maison ?
01:11:44De plus, ce n'est pas votre rôle de décider qui peut servir ou non cette abbaye, mais le mien
01:11:50!
01:11:52J'entendrai donc vos plaintes à l'adresse de Frère Katfeld, et je déciderai ensuite s'il doit rester ou
01:11:59non !
01:12:02Allons maintenant !
01:12:18On m'a dit que tu partais Katfeld, est-ce vrai ?
01:12:22Oui !
01:12:24Je voulais te remercier !
01:12:26Oh, tu n'as pas à me remercier !
01:12:28Laisse-moi au moins te dire au revoir !
01:12:30Nous partons pour Mélili tout à l'heure !
01:12:33Tout est bien !
01:12:33Je suis sûr qu'Edwin se montrera digne de ce superbe héritage !
01:12:37Et c'est une très bonne idée d'avoir engagé Alrick !
01:12:43Je sais tout le mal que tu t'es donné pour réussir à disculper Edwin, et que cela n'a
01:12:47pas été sans danger !
01:12:48J'ai fait ce que j'ai cru devoir faire, rien de plus !
01:12:52C'est bien peu en comparaison de la dette que j'ai envers toi !
01:12:55Et je ne me crois toujours pas Kit !
01:12:58Mais tu ne me dois absolument rien Katfeld, c'est moi qui te dois tout !
01:13:04Tu as sauvé la vie et l'honneur de mon fils, quel service plus précieux que celui-ci pouvais-tu
01:13:09me rendre ?
01:13:10Que nous nous quittions en bons amis, est pour moi la plus extraordinaire des récompenses !
01:13:16Mais rien ne t'oblige à partir !
01:13:20Viens avec moi !
01:13:22J'ai prononcé des vœux pour toute la vie, Richildiz !
01:13:24Mais je croyais que tu quittais l'abbaye !
01:13:27Non, seulement pour quelques jours !
01:13:29L'un des frères laïcs du château de la Prévôté a été pris de douleur de poitrine, il me faut
01:13:33donc aller le soigner avant que son état d'empire !
01:13:35Oh ! Je croyais que tu quittais l'abbaye !
01:13:38J'ai failli !
01:13:40Mais laisser mon herbarium entre les mains d'Auswin aurait été un tel désastre que je reste !
01:13:46Oh, Richildiz ! Laisse-moi conserver le souvenir de ce rire !
01:13:53Te reverrai-je ?
01:13:57L'éternité divine est notre seule certitude, mais demain, où serons-nous ?
01:14:02Ce que nous étions hier est une chose acquise, pourquoi ne pas nous en contenter ?
01:14:09L'éternité divine ?
01:14:14L'éternité divine est la plus학de, presque à l'éternité d'aider.
01:15:06Sous-titrage MFP.
01:15:34Sous-titrage MFP.
01:15:37...
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