- il y a 15 heures
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00:00Musique
00:00:30Musique
00:01:09Une petite pièce s'il vous plaît, un pénis pour aller loin, monseigneur.
00:01:13Hors de mon chemin fermé, retournez dans votre maladrerie.
00:01:17Musique
00:01:20Musique
00:01:24Défendre une telle pourriture.
00:01:27Musique
00:01:38Lazarus, vous n'êtes pas blessé au moins.
00:01:41Ça ira, laissez-moi.
00:01:46Il est chez nous depuis huit jours.
00:01:48Il mène une vie errante, il va d'un lieu sain à l'autre.
00:01:51En tout cas ici, personne ne le connaît.
00:01:53Oh, mais le jeune Bran semble aller beaucoup mieux.
00:01:55Vos remèdes ont fait merveille.
00:01:56Oui, espérez-vous parvenir à une guérison définitive, mon frère ?
00:02:00On doit toujours garder espoir, Marc.
00:02:02Et en conjuguant l'aide de Dieu et nos efforts, il n'est pas à exclure que Bran retrouve une
00:02:06bonne santé.
00:02:11Musique
00:02:19Une petite pièce, votre grâce.
00:02:20Petitier, s'il vous plaît.
00:02:21La charité pour un lépreux, s'il vous plaît.
00:02:23Chante-à-moi celle, s'il vous plaît.
00:02:25Donnez une petite pièce, je vous prie, je suis malade.
00:02:26Cela suffit, déclat.
00:02:27C'est du gaspillage de donner de l'argent aux lépreux.
00:02:47Simon, assure-toi de la bonne installation des chevaux à l'écurie.
00:02:52Toi, Jostin, allume-nous un bon feu et trouve-nous de quoi manger.
00:02:56Et moi, messire ?
00:02:58Quant à toi, si par chance cela n'est pas au-dessus de tes faibles compétences,
00:03:02mets-moi de l'ordre dans cette pagaille.
00:03:03Je suis là, je suis là.
00:03:38À quoi bon ceci, Jasselin ?
00:03:40Renonce à elle, cela vaudra mieux.
00:03:42Car demain, aussi douloureux que cela puisse être pour toi,
00:03:44mon oncle la prendra pour femme.
00:03:46Et la dame de tes pensées deviendra baronne de Donville.
00:03:49C'est loin d'être aussi douloureux que pour toi, Simon.
00:03:51Toi qui es l'unique héritier de la fortune de ton oncle.
00:03:54À moins qu'Iveta donne un fils au Seigneur ?
00:03:55Non, sûrement pas.
00:03:56Entre nous, je n'y crois guère.
00:03:57Dieu sait combien de femmes a connues mon oncle.
00:04:00Jamais aucune d'entre elles ne lui a donné d'enfant ce jour.
00:04:16Au nom du père abbé, je vous souhaite, messire et dame Picard,
00:04:19ainsi qu'à vous, damoiselle de Massard, la bienvenue à Shrewsbury.
00:04:23Avez-vous eu mes consignes concernant les festivités ?
00:04:26Oh, bien sûr, messire.
00:04:27Le frère Petrus, cuisinier attitré de notre père abbé, supervisera les préparatifs.
00:04:30C'est une bonne idée.
00:04:31Cependant, ma femme et moi serions désireux de vérifier si tout est en ordre.
00:04:35À votre disposition, mais prenez tout de même le temps de vous installer.
00:04:58À toi, Yuan, pour toujours.
00:05:00De la part de Han.
00:05:16Yvette ne put pas vouloir un enfant de cette brute.
00:05:19On raconte que même ces jours derniers, il fréquentait assidûment une...
00:05:22Ne colportons pas ces ragots, ce serait dangereux pour nous trois.
00:05:24Maîtresse ou pas, ce mariage est une indignité. Je ne servirai pas à cet homme une heure de plus.
00:05:28En quoi cela aidera-t-il, Yvette ? En restant au service de mon oncle, Jocelyn, nous pouvons la protéger.
00:05:33Écuyer ! Écuyer !
00:05:37J'y vais.
00:05:41Où est Jocelyn, Lucy ?
00:05:43Il s'occupe de trouver de la nourriture.
00:05:45Quand j'ai besoin de mes écuyers, j'aimerais ne pas avoir à attendre.
00:05:49La damoiselle de Massard nous a appelés.
00:05:51Songez donc à me servir au lieu de baver tout droit devant elle.
00:05:54Oui, messire.
00:05:57Verse-moi du vin.
00:06:09Vos appartements sont ici, damoiselle de Massard. Votre servante y dispose d'une pièce.
00:06:14Vous êtes à côté de vos tuteurs, ce qui est conforme à vos souhaits, je pense.
00:06:30Comme l'a dit notre Seigneur Jésus, j'étais un étranger et tu m'as offert l'hospitalité.
00:06:35Nous espérons que vous vous plairez ici, en dépit de la rusticité des lieux.
00:06:40Oui. Nous allons nous reposer un peu avant les vèpres. Merci, mon frère.
00:06:45Que Dieu vous garde.
00:06:52Cela ne durera que quelques jours, Agnès.
00:06:56Ensuite, nous n'aurons plus jamais à dormir sur un lit de paille.
00:06:58Je dois t'avouer que le calme d'Iveta m'inquiète, Godfrey. Cela cache quelque chose.
00:07:02Elle n'a plus envie de se battre.
00:07:04Je suis sûr qu'une fois devant l'hôtel, elle n'aura pas le courage de dire non.
00:07:09Je suis sûr qu'il y a une fois devant l'hôtel, elle n'aura pas l'hôtel, elle n
00:07:26'aura pas l'hôtel.
00:07:34Je suis sûr qu'il y a une fois devant l'hôtel, elle n'aura pas l'hôtel, elle n
00:07:51'aura pas l'hôtel.
00:08:09Je suis sûr qu'il y a une fois devant l'hôtel, elle n'aura pas l'hôtel, elle n
00:08:26'aura pas l'hôtel.
00:08:54J'aimerais rester pour me recueillir encore un peu.
00:08:57C'est hors de question, tu viens avec nous.
00:08:58Messieurs Picard, si vous désirez voir les préparatifs de Frère Petrus, je peux vous accompagner.
00:09:03Très bien. Agnès ?
00:09:05Tu viens, Yveta ?
00:09:06J'aimerais prier pour que la journée de demain soit bonne, frère.
00:09:09Ceci est une excellente idée. Suivez-moi, je vous prie.
00:09:58Oh, je suis là.
00:10:00Venez par là, ce sera moins risqué.
00:10:15Nous n'avons plus le choix, il faut fuir.
00:10:18Où que nous allions, Yohan et sa meute nous rattraperont, Jocelyn, et ils vous tueront.
00:10:22Vous ne pouvez l'épouser.
00:10:23Et que puis-je faire d'autre ?
00:10:24Les Picards sont mes tuteurs légaux, ils peuvent disposer de moi.
00:10:27Je suis sûr qu'il y a une solution, vous n'épouserez pas ce rustre.
00:10:30Le marché est conclu, il est trop tard, ils sont plus forts que nous, on ne peut pas lutter.
00:10:34Je quitterai son service.
00:10:36Si vous m'aimez, Jocelyn, ne faites pas cela.
00:10:38Vous voir à ses côtés chaque jour de ma vie et être si proche de vous sans jamais vous toucher,
00:10:43comment supporter une telle torture ?
00:10:56Soyez les bienvenus dans mon herboristerie.
00:10:59Je vous demande pardon.
00:11:07Oh, bien sûr, où ai-je la tête ?
00:11:09J'aurais dû comprendre tout de suite.
00:11:10Vous m'attendiez ?
00:11:11Eh bien, chère damoiselle, vous avez bien fait d'attendre et d'être aussi patiente.
00:11:15La migraine est une des plus déplaisantes conséquences des longs voyages
00:11:18et il ne faut surtout pas négliger de la soigner.
00:11:22Une seule gorgée de cette potion devrait suffire.
00:11:25Yveta, mais que fais-tu ici ?
00:11:28Oh, madame, votre jeune nièce prend seulement quelques précautions
00:11:32pour que rien ne puisse gâcher la journée de demain.
00:11:35Tenez, buvez maintenant.
00:11:37C'est en général très efficace.
00:11:41Merci, mon frère.
00:11:44N'avrez de vous avoir fait attendre, ma tante.
00:11:48Me voici à votre disposition.
00:11:52À tantôt.
00:11:57Si elle pouvait tomber à l'eau et se noyer, cette sorcière !
00:12:00Elle va trouver un moyen de me faire payer ça.
00:12:02Puisse Dieu me pardonner d'avoir proféré un mensonge.
00:12:05On peut comprendre qu'elle vous en veuille.
00:12:07Si je vous disais
00:12:09que ce n'est pas la tête qui fait souffrir Yveta,
00:12:11mais que c'est son cœur.
00:12:12Ce que je lui ai donné soulage
00:12:13quel que soit l'endroit où se situe la douleur.
00:12:15Goûtez.
00:12:20C'est du vin.
00:12:22C'est l'un de mes remèdes les plus appréciés, je dois dire.
00:12:25Je vais vous demander de m'excuser.
00:12:26J'ai un sirop à préparer.
00:12:29Puis-je vous aider, frère...
00:12:30Frère Katfeld.
00:12:32Avec plaisir.
00:12:33Tenez.
00:12:34Pourriez-vous me raviver ce feu ?
00:12:37Et si cela peut vous aider,
00:12:38me racontez votre histoire.
00:12:42Oh, soyez tranquille.
00:12:44Je serai muet comme une tombe.
00:12:46Je ne partage mes secrets qu'avec le Seigneur.
00:12:49Mon nom est Jocelyn Loussy,
00:12:51écuyer du baron Yuan de Donville.
00:12:53Oui, je sais.
00:12:54J'étais là quand vous êtes passé
00:12:56près de la Léproserie de Saint-Gilles.
00:12:58Vous savez donc quel homme brutal je sers.
00:13:01Seul un cœur de pierre peut avoir le front
00:13:03de traiter ainsi ces infortunés.
00:13:04Il semblait très dur, oui.
00:13:06J'ai pu supporter son caractère violent
00:13:08jusqu'à l'arrivée d'Yveta.
00:13:10Cette union est un marché abominable
00:13:12à l'encontre de la morale.
00:13:13Arrêtez, ça suffit, arrêtez.
00:13:15Le bois va se consumer beaucoup trop vite.
00:13:21Depuis combien de temps est-elle
00:13:22sous la garde des Picards ?
00:13:25Garde, c'est le mot.
00:13:26Jamais un terme ne fut mieux choisi.
00:13:28La pauvre enfant est battue par ses tuteurs
00:13:29depuis l'âge de dix ans.
00:13:31Pourtant, ils lui ont arrangé ce mariage
00:13:32qui la mettra pour toujours à l'abri du besoin.
00:13:35Yveta est la dernière d'une noble lignée.
00:13:37Elle est l'héritière de vastes domaines
00:13:38et ils la vendent ainsi qu'une marchandise.
00:13:42Le baron a conclu un accord avec ses tuteurs.
00:13:44Il se partage ses terres.
00:13:46De nombreuses jeunes femmes trouveraient cet arrangement acceptable.
00:13:49Pour Yveta, cet accord est inique.
00:13:53Vous dites qu'elle est de haute lignée ?
00:13:56Puis-je connaître le nom de son père ?
00:13:58Amman Fitzguimar de Massar.
00:14:01Et de son grand-père ?
00:14:02Il s'appelait Guimar et il fut, paraît-il, un héros des croisades.
00:14:05Un grand héros.
00:14:07Guimar de Massar était un être extraordinaire.
00:14:10Il était courageux comme un lion
00:14:11et sa renommée à Jérusalem n'égalait que la terreur qu'il inspirait.
00:14:15Sur un champ de bataille, on disait qu'il valait dix hommes.
00:14:18Chacun était persuadé qu'il était invincible.
00:14:22Jusqu'à Ascalon.
00:14:23Où il fut capturé et où il mourut de ses blessures.
00:14:26Yveta conserve ses armes et les chérit tels des trésors.
00:14:29Les Fatimides les avaient restitués après sa mort.
00:14:31Un joli geste.
00:14:33C'était un grand hommage de l'ennemi.
00:14:34Oui.
00:14:36Mais dites-moi, mon frère, vous auriez donc connu cet homme ?
00:14:38Lui et moi avons guerroyé côte à côte lors de la prise de Jérusalem.
00:14:42Et moi qui vous prenais pour un contemplatif ?
00:14:44Celui qui a connu la guerre a d'excellentes raisons de le devenir.
00:14:48Vous êtes un drôle de moine.
00:14:51Vous semblez si bien comprendre ma passion pour Yveta.
00:14:55Avez-vous été marié ?
00:14:58Non.
00:15:00Mon expérience de la ville ne m'a pas conduit jusque-là.
00:15:04N'est-il pas sacrilège, mon frère, de célébrer un mariage qui va empêcher à jamais une personne de connaître
00:15:08le bonhomme ?
00:15:08Ça l'est si ce que vous dites est vrai.
00:15:10Vous vous en doutez ?
00:15:10Qui me dit que la passion ne vous a pas égaré ?
00:15:12Ma passion me fait voir aussi clair que Saint-Paul en route pour Damas.
00:15:17Si seulement vous aviez parmi toutes ces drogues un poison que je pourrais donner à Donville !
00:15:22Mais taisez-vous donc !
00:15:23Comment osez-vous prononcer le nom de Saint-Paul et dans le même temps parler de meurtre ?
00:15:28Je prépare mes potions dans le but de guérir.
00:15:31Et non dans celui de tuer.
00:15:42Simon !
00:15:43Jocelyn ! Guy !
00:15:45Où est ma paque de mariage ?
00:15:49Et mon écrin, où est-il ?
00:15:54Que se passe-t-il, messire ?
00:15:55On m'a volé deux objets de grande valeur.
00:15:59Où est Jocelyn Loussy ?
00:16:02Baron de Donville ?
00:16:06J'ai des nouvelles de Jocelyn Loussy qui ne vont guère vous réjouir.
00:16:10Yvette de Massard et lui ont conçu un complot contre votre personne, messire.
00:16:14Ceci avec l'aide d'un moine qui plus est.
00:16:22Alors, fais-leur.
00:16:23Ainsi, on a des rendez-vous secrets avec ma promise, dretre.
00:16:26Je te tiens, insolente canaille.
00:16:28Et non content de trahir, de tromper, tu vends l'Ossie ?
00:16:30Qu'as-tu fait de la bague ?
00:16:31Et de mon écrin, fripouille, où es-tu allé les cacher ?
00:16:36Mais quelle bague ! J'ignore de quoi vous...
00:16:39Jocelyn !
00:16:42Je te démets de ta fonction d'écuyer !
00:16:45Non, Jocelyn !
00:16:47Tu ne regretteras, Donville !
00:16:49J'exige que tout soit restitué avant minuit.
00:16:52Sinon, je donnerai l'ordre de t'arrêter et de te cravacher en place publique !
00:16:58Tu ferais mieux de renoncer tout de suite à la fortune d'Yvette.
00:17:00Les hommes ne sont pas tous des rapaces, messire Picard.
00:17:06J'ai reçu une plainte vous concernant, frère Catfell, de messire Picard.
00:17:11Il prétend que vous auriez conspiré avec le jeune Jocelyn Lucie pour faire échouer le mariage.
00:17:17Père abbé, j'ai appris en outre que ce garçon était également soupçonné du vol de la bague de mariage.
00:17:23Le baron l'a d'ailleurs démis de sa fonction.
00:17:25Il est vrai que ce jeune homme est impulsif.
00:17:27Je lui ai d'ailleurs conseillé de se calmer un peu.
00:17:29Il croit que ces gens se sont ligués pour dépouiller Yveta et qu'elle se marie donc à son corps
00:17:33défendant.
00:17:34Les assertions de l'écuyer lui sont peut-être tout bonnement dictées par l'intérêt.
00:17:39S'il s'avérait que les tuteurs d'Yveta agissent pour son bien,
00:17:42contre Carré, ce mariage serait un grave péché.
00:17:45Je ne pourrais me faire une opinion valable sans que nous ayons un entretien avec Yveta seul à seul
00:17:50et qu'elle nous livre sans retenu le fond de sa pensée.
00:17:59Justement, la voici. Venez.
00:18:03Je suis heureux de vous voir si paisible, mon enfant,
00:18:07en dépit des révélations ayant traite au jeune Jocelyn Loussy.
00:18:10Je suis sereine, car j'ai réalisé que l'opinion que j'avais de lui était erronée.
00:18:15Je sais maintenant où est mon devoir, puisqu'aujourd'hui j'ai chassé mes doutes.
00:18:20Faut-il entendre que vous vous unirez au baron l'âme en repos ?
00:18:24Mon âme est tranquille, car je suis décidée.
00:18:26Mon enfant, je le conçois, ce mariage est un aboutissement pour votre oncle et votre tante.
00:18:31Mais en est-il de même pour vous ?
00:18:34Avez-vous été consultée ? Avez-vous eu votre mot à dire ?
00:18:38C'est ma volonté, et quand je fais ce que je crois être juste, j'y mets tout mon cœur.
00:18:45Venez, frère Catfel, nous allons prier pour leur union.
00:19:02Je sors seul. Je vais faire un long tour dans la campagne.
00:19:05Envoyez les pâlefreniers se coucher.
00:19:08Et vos valets de chambre ?
00:19:09Dites-leur que je n'aurai pas besoin d'eux ce soir.
00:19:12En tout cas, pas avant le petit matin. Au besoin, j'irai les chercher.
00:19:15Si les bijoux volés n'ont pas été retrouvés, donnez ordre aux autorités d'arrêter Jocelyn Loussy.
00:19:21Oui, messire.
00:19:28Un jour, il ira trop loin et il paiera.
00:19:59Sous-titrage Société Radio-Canada
00:20:24Sous-titrage Société Radio-Canada
00:20:54Le baron n'est pas ici, c'est extrêmement curieux.
00:21:04Pardonnez-moi, vos seigneuries.
00:21:05Le baron de Donville s'est absenté hier soir et n'est pas rentré cette nuit.
00:21:09Quoi ?
00:21:09Nous sommes inquiets, car à l'heure qu'il est, nous sommes toujours sans nouvelles de lui.
00:21:23Silence ! Faites silence !
00:21:27Les invités qui se porteront volontaires, les bons frères ainsi que mes hommes, formeront dans un premier temps une équipe
00:21:32de recherche.
00:21:34À la croisée des chemins qui mènent à la forêt, nous nous diviserons en groupes qui chercheront séparément.
00:21:39Nous partirons aussitôt que possible.
00:21:41Voulez-vous descendre, je vous prie ?
00:22:09Le cheval de Donville ?
00:22:12Mais lui, il s'est envolé.
00:22:25Frère Katfeld ?
00:22:42Le décès est très récent.
00:22:45Il remonte tout au plus aux premières heures du jour.
00:22:47Son vêtement est encore humide de rosée.
00:22:51Et son corps n'est pas encore complètement froid.
00:22:53Il n'est pas impossible que sa tête ait heurté le tronc de l'arbre ?
00:22:56Imaginons que son cheval ait trébuché.
00:22:59Il aurait pu se tuer en tombant.
00:23:01Oui, c'est une hypothèse, mais dans ce cas, c'est vers l'avant qu'il aurait dû être projeté.
00:23:04Or, sa blessure se situe à l'arrière du crâne.
00:23:06Le cheval s'est peut-être cabré.
00:23:08C'est curieux.
00:23:09Les talons de ses bottes se sont profondément enfoncés dans le sol comme s'il avait eu des soubresauts.
00:23:16Regardez.
00:23:21Il est tombé, certes, mais il y a eu autre chose.
00:23:26Il est plausible qu'une corde tendue assez haut entre deux arbres lui ait barré la route et les fait
00:23:30chuter.
00:23:31Seulement, il n'y a pas qu'une empreinte de corde sur son cou.
00:23:34Regardez.
00:23:35Il y a aussi cette tâche noirâtre sous sa pomme d'Adam.
00:23:39Après qu'il ait été désarçonné, le baron Yohan de Domville a été étranglé.
00:23:54Le baron de Domville a été retrouvé mort dans la longue forêt.
00:23:59Le bon Dieu l'a puni parce qu'il vous avait fouetté, Lazarus.
00:24:25C'est un meurtre.
00:24:28Jocelyn Loussy a voulu se venger, c'est évident.
00:24:31Ouvrez, je vous prie !
00:24:37Jocelyn !
00:24:38Restez où vous êtes, madame !
00:24:39Picard, c'est à vous que je dois cela, je le sais !
00:24:42Jocelyn Loussy, je suis Hugh Berringer.
00:24:44Je suis l'adjoint du shérif.
00:24:47Que reprochez-vous exactement à Godfrey de Picard ?
00:24:50J'ai été congédie de chez le baron par sa faute.
00:24:53Et je suis résolu à exiger de vous réparation de ce préjudice, Picard.
00:24:57Exiger réparation ?
00:24:59Réparation alors qu'il est hors de doute que tes mains ont perpétré ce crime !
00:25:02Saisissez-vous de lui, sergent, qu'attendez-vous ?
00:25:04Le sergent n'obéit qu'à mes ordres, messire Picard.
00:25:07Maître Loussy formule certaines accusations dont il m'a révélé la teneur hier.
00:25:11Et je souhaite que vous l'écoutiez.
00:25:13Qu'avez-vous à dire ? Je vous écoute.
00:25:15Iveta est vendue par ses tuteurs contre son gré.
00:25:18Tu n'es qu'un menteur !
00:25:20Pour quel délit m'arrête-t-on, messire ?
00:25:23Suis-je accusé de meurtre ?
00:25:24J'ai été informé de la disparition de la bague de mariage du baron par un de ses domestiques.
00:25:28Le baron avait toute raison de croire que Jocelyn Loussy l'avait dérobé.
00:25:32Je ne suis pas un voleur.
00:25:34Encore moins un meurtrier.
00:25:36Hormis mes sacoches et mon cheval, je ne possède rien d'autre que ce que j'ai sur moi.
00:25:41Qu'un juge impartial cherche et fouille à sa guise !
00:25:44Frère Prieur ?
00:25:48Sergent.
00:26:14Le médaillon que mon père avait rapporté de Saint-Jacques de Compostelle.
00:26:18Excusez-moi, sergent, mais vous avez laissé tomber ceci par mes gardes.
00:26:22Tenez, c'est une bague.
00:26:26Est-ce la bague de mariage du baron ?
00:26:33Jocelyn Loussy, je vous arrête pour vol et présomption de meurtre.
00:26:38Non !
00:26:39Emmenez-le au château, sergent.
00:26:43Iveta !
00:26:59Poussez-vous, laissez passer, poussez-vous, poussez-vous, je vous dis.
00:27:11Vous deux, allez prévenir les autres, vite.
00:27:13Oui, abonnez-vous, poussez-vous.
00:27:20Aussitôt qu'il apparaît à la surface, tâche de l'atteindre.
00:27:23Je ne tiens pas à ce qu'on le tue, sauf s'il nous y contraint.
00:27:51Le frère vous apporte une de ces préparations qui aident à dormir.
00:27:55Le père abbé a vraiment insisté.
00:27:58Bonjour, damoiselle de Massard.
00:28:02J'aurais besoin d'une coupe, voulez-vous m'en chercher une, je vous prie.
00:28:06Dieu tout-puissant, j'aime ici.
00:28:08Un petit brasero de charbon arrangerait bien les choses.
00:28:11Cette jeune personne a reçu un choc tout à l'heure.
00:28:14La chaleur lui serait très bénéfique.
00:28:23Mes tuteurs...
00:28:24Chut !
00:28:25Mes tuteurs m'avaient promis d'intercéder auprès du baron au sujet du vol de la bague.
00:28:30Et de sauver Jocelyn à condition que je fasse croire...
00:28:33Que je fasse croire au père abbé et à vous-même que ce mariage se ferait de mon plein gré.
00:28:37Oh, cela ne m'étonne qu'à moitié je trouvais ça bizarre.
00:28:40Chassez cette tristesse de vos yeux, car j'apporte une nouvelle qui va vous réjouir.
00:28:45Jocelyn réussit à leur échapper.
00:28:47Il s'est échappé ?
00:28:48Vous aviez raison, vous me rendez un peu d'espoir.
00:29:20Jocelyn, Simon, tu es toujours de mon côté ?
00:29:24Bien sûr, quelle question.
00:29:25Surtout, sois très vigilant.
00:29:26Les hommes du shérif sont toujours à ta recherche.
00:29:29Il ne faut pas que tu restes dehors cette nuit.
00:29:31Je connais un endroit où tu pourrais aller.
00:29:52Qui aurait l'idée de venir te chercher si près de chez nous ?
00:29:55Merci de m'aider et de croire en mon innocence.
00:29:58Aider un ami tel que toi me paraît être la moindre des choses.
00:30:02Il faut que je vois Picard.
00:30:04Voyons, sortir alors que ces hommes te recherchent, ce serait une folie.
00:30:07Tu es en grand danger, Jocelyn.
00:30:10Dors, tu en as besoin.
00:30:12Une bonne nuit te rendra les idées plus claires.
00:30:32Tombé de son cheval, il est resté au sol, étourdi, allongé sur le dos.
00:30:35Et vulnérable, qu'observe-t-on sur la zone interne de la partie supérieure des bras ?
00:30:41Quelques écumaux ?
00:30:42Oui, de toute évidence, son meurtrier s'est agenouillé sur ses bras pour lui serrer la gorge.
00:30:46Et alors qu'il se débattait, s'efforçant en vain de se dégager de l'emprise de son agresseur,
00:30:51les talons de ses bottes se sont enfoncés dans la terre.
00:30:53Ce sont de puissantes mains qui l'ont étranglée, assez puissantes, pour lui avoir écrasé la pomme d'Adam.
00:30:58Mais pour moi, l'indice le plus intéressant, le plus révélateur...
00:31:02Frère Catfell, nous ne partageons pas forcément votre délectation morbide.
00:31:06Le plus révélateur, disais-je, se situe ici, sur le côté gauche du cou,
00:31:09là où le médius et l'annulaire droit de l'assassin ont serré et agrippé.
00:31:13Regardez, regardez près des marques brunâtres, cette petite coupure dentelée.
00:31:18Et qu'est-ce que cela révèle ?
00:31:20Que le meurtrier portait une bague sur le médius ou l'annulaire de la main droite.
00:31:25Une bague ornée d'une pierre assez proéminente pour entailler à ce point la chair.
00:31:30J'ajouterais que cette bague, d'après moi, était trop grande pour le doigt qu'il apportait,
00:31:34ce qui explique qu'elle est tournée quand l'agresseur a serré.
00:31:38Jocelyne Luce y portait-il une bague, maître Fitzjohn ?
00:31:42Je ne me souviens pas lui en avoir vu une.
00:31:47Mais je ne puis affirmer le contraire avec certitude.
00:31:51Hier soir, mes hommes l'ont aperçu aux environs de minuit.
00:31:54Il avait largement le temps ensuite de tuer le baron.
00:31:57J'enquêterai au sujet de la bague.
00:31:59Mais les faits semblent indiquer d'ores et déjà que Jocelyne Lucey est notre homme.
00:32:05Nous avons assez parlé meurtre pour aujourd'hui.
00:32:08Il est temps, je crois, de laisser le baron seul face à son créateur.
00:32:12Messieurs Picard.
00:32:21Vous semblez songeur, Catfell.
00:32:23Moi, oh non, non, pas du tout.
00:32:24Tout semble indiquer que le garçon est coupable, je l'admets.
00:32:27Mais quand la vie et l'âme d'un homme sont en jeu, j'estime qu'il est de notre
00:32:32devoir de ne négliger aucune incertitude.
00:32:35Je n'imagine pas un instant que Jocelyne soit coupable.
00:32:37Moi non plus, Guy.
00:32:38Et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour prouver son innocence.
00:32:41Et du pouvoir vous en avez aujourd'hui, seigneur de Donville.
00:32:44Ce titre n'aura de sens pour moi que le jour où le meurtrier de mon oncle sera arrêté et
00:32:48pendu.
00:32:49Quel qu'il soit, le meurtrier vient de faire ta fortune, Simon.
00:32:53Venant de Jocelyne Lucey, j'aurais sûrement supporté ce genre de réflexion.
00:32:57Mais venant de toi, maître Fitzjohn, je la trouve irrespectueuse.
00:33:00Il y a des limites à ne pas franchir.
00:33:42Ils sont prêts ?
00:33:43Ouais, ce serait logique qu'ils se cachent là où, en principe, on n'aurait pas idée d'aller le
00:33:46chercher.
00:33:47En plein cœur du territoire ennemi.
00:33:50Dans le fond, ta théorie n'est pas aussi folle qu'elle en a l'air, je le reconnais.
00:34:05Tu avais raison.
00:34:08Malheureusement, l'oiseau s'est envolé.
00:34:10Quoi qu'il en soit, cela mériterait qu'on pense.
00:34:33C'est lui ! Vite !
00:34:49Viens !
00:34:52Dépêche-toi !
00:34:56Lave, cache-toi là-dedans !
00:35:05Ne bouge plus.
00:35:10Il est parti dans cette direction !
00:35:15Reste là pour l'instant, jusqu'à ce qu'il repasse.
00:35:18Une fois qu'ils seront repartis, que tout sera rentré dans l'ordre, je ferai de toi un être sans
00:35:23visage et sans nom.
00:35:25Comme nous le sommes tous ici.
00:35:38Oh ! Cet idiot, il vient de se casser !
00:35:40Oui, cet idiot, tu es d'une maladresse incroyable, Oswin !
00:35:43J'aimais beaucoup ce pot. Comment peut-on avoir l'idée de sortir un pot du feu et de le
00:35:46plonger directement dans l'eau froide ?
00:35:49Excusez-moi, mon frère. Je pensais au deuil qui frappe cette jeune personne. Elle est extrêmement jolie.
00:35:55Très jolie.
00:35:57Si elle trouve un mari, ils pourront s'en donner à cœur joie dans l'acrobatie.
00:36:00Oh, Swin ! Si cette extrapolation est réellement de toi, alors j'entre chez les cisterciens. Qui t'a raconté
00:36:06cela ?
00:36:07Un des frères Convert.
00:36:09À la réflexion, ce frère devait faire erreur. Ce genre d'exercice serait sûrement trop rude pour elle.
00:36:15Il te reste encore beaucoup à apprendre sur la vie et sur la manutention des pots.
00:36:19Vous avez raison, mon frère. Je me pose tant de questions sur tant de choses.
00:36:25Celle-ci, par exemple, pour quelle raison le baron est sorti cette nuit-là tête nue ?
00:36:29Alors qu'il était chauve et qu'il faisait froid.
00:36:33D'autant plus que...
00:36:34Que quoi ?
00:36:37Qu'au dîner du père abbé, je lui ai vu un chapeau.
00:36:40Et quand les hommes l'ont ramené de la forêt, il était tête nue.
00:36:52Ils sont partis.
00:36:54Tu peux sortir.
00:36:55Viens.
00:36:57Tiens, mets ça.
00:37:03Le propriétaire ne viendra pas te réclamer, Seard.
00:37:06Il est sous terre au cimetière.
00:37:08Si tu n'as pas peur de porter l'habit d'un mort, il te sera fort utile.
00:37:15Maintenant, suis-moi.
00:37:16Je tiens.
00:37:48...
00:38:25Des fleurs mauves, d'herbes ou perles ?
00:38:31D'où proviennent-elles ?
00:38:39Ces fleurs, père Abbé, pourraient nous indiquer avec certitude où le baron de Donville a passé la nuit dernière.
00:38:44Et si je découvre cet endroit, il est plus que probable que cela me conduira à son meurtrier.
00:38:50Impossible. Nous avons trop besoin de vous ici.
00:38:53L'intérêt de cette trouvaille ne me paraît pas justifier votre absence.
00:38:56Je n'ai besoin que de quelques jours tout au plus.
00:38:59Je sais où diriger mes pas. Cette plante ne pousse pas par ici.
00:39:03Elle est caractéristique en ce sens qu'on ne la trouve que sur des sols calcaires ou crayeux.
00:39:07Père Abbé, je ne peux consacrer tout mon temps à ses recherches.
00:39:09Si le frère Catfell pouvait s'en charger, cela me serait de grande utilité.
00:39:13Sa collaboration nous a toujours été si précieuse.
00:39:15Et la vie d'un homme est en jeu.
00:39:18Vous avez raison. Ainsi la justice sera rendue en toute connaissance.
00:39:22Je vous autorise à partir, frère Catfell.
00:39:25Prenez tout le temps que vous jugerez nécessaire.
00:39:28Merci.
00:39:28Et souvenez-vous-en, vous avez toute ma confiance.
00:39:31J'en suis honoré, père Abbé.
00:39:37Frère Catfell, puis-je vous parler ?
00:39:40Mais bien sûr, frère Marc.
00:39:44C'est confidentiel.
00:39:47Bon courage, mon frère.
00:39:50Qu'y a-t-il ?
00:39:51Je suis à tout ça.
00:40:20Je vous remercie, dame Picard.
00:40:31Oh, Simon, je suis inquiète. Où est Jocelyn ?
00:40:33Il est toujours en liberté. Il faut vous montrer patiente.
00:40:36Je trouverai un moyen de prouver son innocence.
00:40:40Vous m'êtes d'un grand réconfort. Merci.
00:40:54Sous-titrage Société Radio-Canada
00:41:09Sous-titrage Société Radio-Canada
00:41:12Sous-titrage Société Radio-Canada
00:41:40Sous-titrage Société Radio-Canada
00:41:55Sous-titrage Société Radio-Canada
00:41:58Sous-titrage Société Radio-Canada
00:42:09Sous-titrage Société Radio-Canada
00:42:12Vous êtes d'une remarquable loyauté.
00:42:14Je ne sais pas de quoi vous parlez.
00:42:17Vous ne me ferez pas croire que vous ignorez que je parle du baron de Donville qui est venu ici
00:42:22pas plus tard que la nuit dernière.
00:42:23Personne n'est venu ici la nuit dernière.
00:42:26Oh, autant se cache, je n'ai rien dit. Je suppose qu'on m'aura mal renseigné.
00:42:32Admirez ces fleurs minuscules mais ravissantes.
00:42:36Quelle miraculeuse création de Dieu.
00:42:38Je n'ai pas le temps de m'occuper de fleurs.
00:42:42Donc vous assumez seul toutes les responsabilités ?
00:42:44Je m'occupe du bétail, de la terre ainsi que de la ferme.
00:42:48Ma mère, elle entretient la maison.
00:42:49Ah, alors si votre mère est ici, j'en conclue que c'est elle qui fait du cheval.
00:42:53La pauvre femme m'aurait du mal, mon frère, car elle est non seulement âgée mais infirme.
00:42:58Le petit cheval ne sert donc à personne ?
00:43:00Quel petit cheval ?
00:43:02Celui dont les sabots ont laissé des empreintes qui entrent tout droit dans cette écurie.
00:43:09Vous permettez...
00:43:10Il n'y a pas de petit cheval, je ne vous...
00:43:13Si cet animal-là n'est pas un cheval, il a pourtant toutes les apparences d'un superbe jeunet espagnol.
00:43:19Superbe !
00:43:20Or, ce harnais ouvragé a visiblement été exécuté pour une dame de haute lignée.
00:43:25Encore que ça peut être aussi le cadeau d'un seigneur à sa maîtresse.
00:43:32Si vous ne tenez pas à me donner le nom de la dame, peut-être accepterez-vous de le donner
00:43:35à l'adjoint du shérif Hugh Beringer ?
00:43:38Ne peut-on la laisser vivre en paix ?
00:43:40Il n'y aura de paix que le jour où le meurtrier du baron sera devant ses juges.
00:43:43Et il est plus qu'évident que le témoignage de cette femme serait déterminant.
00:43:46C'est une amie du baron et rien d'autre.
00:43:48Et comment l'appelle-t-on cette amie et rien d'autre ?
00:43:50Elle s'appelle Avis.
00:43:51Avis de Sunbury.
00:43:52Merci beaucoup.
00:43:54Vous voyez, les fleurs c'est quelquefois bien utile.
00:44:02Sous-titrage Société Radio-Canada
00:44:32Sous-titrage Société Radio-Canada
00:44:48Sous-titrage Société Radio-Canada
00:45:23Simon Aguilon, en qualité de parent, bénissez-le.
00:45:45Sous-titrage Société Radio-Canada
00:45:58Inécliné, dominé, harem, tuya, hama, preces, nostras.
00:46:03Vibrimé, dominé, apporte à thème.
00:46:23Vibrimé, dominé, harem, tuya, harem, tuya.
00:46:25Vibrimé, ne va pas s'acheter.
00:46:29Vibrimé, oui.
00:46:52Simon, au nom de notre amitié, si tu veux m'aider à rester libre, j'ai deux faveurs à te
00:46:58demander.
00:47:03Bonjour Iveta, pourriez-vous avoir l'obligence de nous laisser seuls quelques instants, je vous prie.
00:47:19Il se peut que les picards m'interdisent de vous voir, alors écoutez, j'apporte un message de Jocelyn, il
00:47:24vous attendra ce soir au jardin au simple, tout de suite après Vepre, je serai de l'autre côté du
00:47:28ruisseau avec son cheval, est-ce clair ?
00:47:30Oui, bien sûr, mais pourquoi vous interdirez-t-il de me voir ? Pourquoi c'est Trigger alors que jusque
00:47:35-là il s'était montré concilier ?
00:47:36Parce que j'ai pris la défense de Jocelyn, j'ai dit qu'un jour on se rendrait compte qu
00:47:40'il n'était coupable de rien, cela a mis Picard en colère, je dois m'attendre à s'effoudre.
00:47:46Simon, sortez !
00:47:52Et je vous conseille de ne pas revenir !
00:48:09Nous sommes presque arrivés, Pâquerette.
00:48:14Ce que j'apprécie chez toi, c'est que tu ne te plains jamais.
00:48:32Bonjour ma sœur, que Dieu vous bénisse.
00:48:36Bonjour mon frère, puis-je vous être utile ?
00:48:39Je suis à la recherche d'une dame qui serait venue se réfugier ici récemment.
00:48:44C'est du moins ce que son frère m'a affirmé quand je l'ai vue.
00:48:47Le nom de cette dame est Avis, oui, Avis de Thornberry.
00:48:56La connaissez-vous ma sœur ?
00:48:58Oui, je la connais. Mieux que quiconque.
00:49:03Je suis à Avis de Thornberry.
00:49:07Allons soldats, un peu de nerf que diable !
00:49:16Nous chercherons jusqu'à ce que vous le retrouviez !
00:49:19En étonnant que Behringer soit énervé, ces hommes sont des abrutis.
00:49:22Cherchez, mais qu'est-ce que vous faites ?
00:49:23Quant à vous, vous ne vous fatiguez pas beaucoup.
00:49:25M. Behringer organise cette battue, j'attends qu'il me donne des ordres.
00:49:29Mais vous, M. Picard, vous me semblez bien badin.
00:49:31L'arrestation de Jocelyne Loussy vous arrangerait-elle ?
00:49:36Pauvre Guy, un jour ta mauvaise langue te perdra.
00:49:39Qu'as-tu voulu insinuer ?
00:49:40Je sais que le baron avait une maîtresse et je sais qui elle est.
00:49:43Son nom ?
00:49:46Agnès Picard. J'en ai la preuve, une boîte précieuse qu'elle lui a donnée.
00:49:50Tu as osé la voler ?
00:49:51Il y a une inscription et des initiales au-dessous et une mèche de ses cheveux à l'intérieur.
00:49:54Toi, alors tu es vraiment un peu piqué, je crois.
00:49:57Tu ris ?
00:49:58Mais toi, Simon, n'aurais-tu pas incité Picard à tuer ton oncle par hasard ?
00:50:02Cela suffit.
00:50:04Tu commences à dépasser la mesure.
00:50:08Tu as toujours eu cette bague à la main gauche ?
00:50:11Non.
00:50:13Je l'ai ôtée de ma main droite.
00:50:15Je ne tenais pas du tout à ce qu'on m'accuse.
00:50:17Je me demande à quelle sorte de manigance tu te livres.
00:50:21J'aimerais savoir où tu veux en venir.
00:50:25Quelles étaient exactement vos relations avec le baron Yuan de Donville ?
00:50:31C'est ce qu'on appelle une question directe.
00:50:34Croyez que je n'aurais jamais eu l'audace de la poser si la vie et le salut d'un
00:50:38jeune homme n'étaient en jeu.
00:50:43J'étais la maîtresse de Yuan depuis plus de vingt ans.
00:50:49On n'en semblait pas aussi surpris que je l'aurais supposé.
00:50:52J'ai longtemps arpenté le monde laïque avant d'entrer au monastère.
00:50:56Le baron est-il venu ici la veille de ses noces ?
00:50:59Oui.
00:51:01Ses visites étaient une habitude que nous trouvions tous deux commodes.
00:51:06J'étais un havre de paix pour lui.
00:51:08Il venait se reposer de ses autres concubines.
00:51:12Toutefois, le jour où Yuan est venu m'informer qu'il se remariait,
00:51:16j'ai décidé de quitter le monde, de venir ici et d'entrer en religion.
00:51:20Quand il a pris congé, quelle heure était-il ?
00:51:23Au moins six heures du matin.
00:51:27Reconnaissez-vous ces fleurs ?
00:51:30Ah oui, ce sont celles que je vais accrocher à son chapeau
00:51:37à l'instant d'échanger notre dernier baiser.
00:51:40Elles sont sans vie aujourd'hui, comme lui.
00:51:44Pourriez-vous me raccompagner à l'abbaye
00:51:46et jurerai tout cela devant Hugh Beringer, l'adjoint du shérif ?
00:51:50Je ne sais pas si la mère supérieure m'y autorisera.
00:51:52Je lui dirai que votre témoignage peut sauver une âme innocente.
00:51:57J'ai commis des erreurs, mais je me reconnais une qualité.
00:51:59Je suis droite.
00:52:01Et comme dans ma vie, la honte ni l'orgueil n'auront désormais plus aucun rôle à jouer,
00:52:07j'irai donc avec vous.
00:52:14Au crépuscule, ils cesseront les recherches.
00:52:17Oui, c'est ce que je pense aussi.
00:52:20Beringer fait courir ses hommes depuis le lever du jour.
00:52:22Ils vont rentrer éreinter.
00:52:24Et les amoureux pourront s'enfuir en toute quiétude.
00:52:30Je n'ai vu Godfrey de Picard qu'une seule fois.
00:52:34Lequel est-ce ?
00:52:35Sur le cheval gris, celui qui porte un chapeau.
00:52:40Ah oui, je le vois.
00:52:41On peut dire qu'il est facile à repérer, celui-là.
00:52:45On le voit de loin.
00:52:49Bon, c'est le moment de se quitter, ami.
00:52:51Adieu.
00:52:52Et que Dieu vous garde.
00:53:22Ce qu'il m'a donné, il ne l'a donné à aucune autre.
00:53:26Il gardait toujours sur lui une mèche de mes cheveux depuis des années.
00:53:31Vous n'imaginiez pas qu'il pouvait être ce genre d'homme, n'est-ce pas ?
00:53:35Non, pas du tout.
00:53:39Il a toujours regretté d'être resté sans enfant.
00:53:44Il est vrai que cela aurait égayé sa solitude.
00:53:49Car Yon était un grand solitaire.
00:54:01Nous avons tous besoin de compagnie, ne croyez-vous pas ?
00:54:04Oui, certainement.
00:54:06Vous-même, n'avez-vous jamais recherché la compagnie d'un maître ?
00:54:09Si, cela m'est arrivé.
00:54:10Mais cela n'a pas abouti.
00:54:13Maintenant, j'ai la compagnie des bons frères et j'ai la compagnie du Christ.
00:54:17Cela vous apporte-t-il le bonheur ?
00:54:19Une sorte de paix intérieure.
00:54:21Et c'est tout ce que je demande.
00:54:23Vous n'avez pas de regrets ?
00:54:25Oh, qui peut dire qu'il n'en a pas.
00:54:29Regrettez-vous l'amour humain.
00:54:31Il m'est arrivé d'être très gravement blessé à la guerre.
00:54:34Mais aucune blessure n'est aussi douloureuse que la perte de l'être élu.
00:54:55Que Dieu ait son âme.
00:55:00Ne regardez pas, c'est une vision cruelle.
00:55:03Mais qui est-ce ?
00:55:04Gottfried Picard.
00:56:04Oh mon aimé, j'ai cru ne jamais vous revoir
00:56:07Venez maintenant, donnez-moi la main
00:56:47Vous, par là
00:56:50Vite
00:57:15Allez à l'intérieur
00:57:16Non, je reste avec vous
00:57:17Je vous en supplie, allez-y
00:57:18Je vous avertis, vous ne m'aurez pas sans mal
00:57:28C'est ce qu'on va voir
00:57:32Arrêtez
00:57:37Arrêtez immédiatement
00:57:39Je vous l'ordonne
00:57:52Père Abbé, cet individu est recherché
00:57:54Mes hommes sont sur le point de l'arrêter
00:57:55Vous ne pouvez vous interposer
00:57:57Si, car il est sous notre juridiction
00:57:58Que chacun engaine son arme
00:58:00Je m'oppose formellement
00:58:02A ce que les armes ou la violence aient droit de citer ici
00:58:05Obéissé, sortez
00:58:08Que vais-vous à dire pour votre défense, jeune homme ?
00:58:11Je me rends à vous, mon père
00:58:13Je crois plus en votre justice qu'aux lois de ces hommes
00:58:16Mais si vous souhaitez m'interroger sur mes actes
00:58:18Je vous répondrai bien volontiers
00:58:20Père Abbé, je maintiens le droit que j'ai sur sa personne
00:58:23Car il est accusé de vol et de meurtre
00:58:25Cependant, interrogez-le
00:58:28Je préfère avant de l'emmener
00:58:29Que vous puissiez vous forger une opinion
00:58:32Peut-on savoir où vous vous teniez caché, jeune homme ?
00:58:36Sous la défrogue d'un lépreux
00:58:38A la maladerie de Saint-Gilles
00:58:39A quel moment vous êtes-vous joint au lépreux ?
00:58:42A l'heure d'évêpre, hier soir
00:58:44Vous aviez donc déjà votre déguisement depuis un certain temps
00:58:48Sergent, le matin de la mort de Donville
00:58:49A quelle heure étiez-vous près du pont de la Méole ?
00:58:52Une heure avant que ne sonne prime, je dis
00:58:53Il est donc plausible que le matin du meurtre, Jocelyn Loussy ait pu se trouver dans les murs de Saint
00:58:58-Gilles
00:58:58Du moins avant cette heure
00:58:59Mais nous ignorons l'heure précise du meurtre
00:59:02Messire Béringer
00:59:04Un nouvel acte de violence a été commis
00:59:07J'ai découvert dans les bois le corps d'un autre homme gisant
00:59:11Étranglé, comme le baron
00:59:15Madame, je suis au regret de vous dire que
00:59:19Malheureusement, il s'agit de votre mari
00:59:20Non, Gottfried !
00:59:27Père abbé, je peux répondre des actes de Jocelyn Loussy
00:59:32Frère Marc, que voulez-vous dire ?
00:59:34J'ai suivi les déplacements du jeune fugitif
00:59:35Dès son arrivée à Saint-Gilles, j'avais remarqué qu'il ne se comportait pas comme les autres
00:59:40Pendant combien de temps l'avez-vous suivi, mon frère ?
00:59:43Frère Catfell, à qui j'avais raconté cela, m'avait conseillé d'avoir l'œil sur lui constamment
00:59:47Le récit de frère Marc Jocelyn vous disculpe de toute implication dans le meurtre de Gottfried Piccard
00:59:53Mais non dans celui du baron de Donville
00:59:55Un instant, Youg, je sais qu'en Donville a été vu vivant et en excellente santé pour la dernière fois
01:00:00J'ai trouvé et interrogé une personne qui, sous la foi du serment, assure que le baron a passé la
01:00:05nuit précédente sa mort dans l'un de ses relais de chasse
01:00:07Et qu'il n'a quitté cet endroit qu'après 6h du matin
01:00:10Par conséquent, à l'heure où Jocelyn était poursacé le long des rives près du pont de la Méole
01:00:14Le baron ne pouvait être tout au plus qu'à une demi-lieue de son relais
01:00:19Ce témoin est de première importance, comment se nomme cet homme ?
01:00:22Ce n'est pas un homme, Youg, c'est une femme
01:00:25Donville a passé la dernière nuit de son existence aux côtés de sa fidèle maîtresse
01:00:30Quoi ? Aux côtés d'une prostituée ? Quelle indécence !
01:00:34Je savais qu'il avait une maîtresse
01:00:36J'ai la preuve sur moi
01:00:43Ceci était à lui
01:00:45Je l'ai pris dans sa chambre le soir qui précédait les noces
01:00:47L'avez-vous volé, maître Fitzjohn ?
01:00:50Je le lui ai volé, oui
01:00:52Dans le but de prouver que le baron était indigne d'Yveta de Massar
01:00:56Et de la sauver ainsi d'une union qui se faisait contre son gré
01:00:59Voyez l'inscription, messieurs
01:01:01À toi, Yuan, pour toujours, de la part de A
01:01:07Avis de Thornbury
01:01:12Si vraiment tout ceci est exact, l'accusation n'a plus lieu d'être
01:01:16Oui, tout ceci est exact, messire
01:01:19Et les cheveux que je cache sous ce lin sont bien
01:01:22Ceux que vous avez trouvé dans l'écran, jeune homme
01:01:26Je porte aujourd'hui l'habit de nonne
01:01:28Et pourtant je suis bien cette femme qui se faisait escorter au relais de chasse
01:01:32Chaque fois que le baron de Donville la demandait
01:01:35Un seul homme avait la charge d'escorter Avis
01:01:38Et cet homme était l'unique personne en mesure de savoir comment et où tendre un piège au baron
01:01:44Un seul homme était investi du secret des amours du baron
01:01:47Et cet homme, c'était vous
01:01:50Simon ou Aguilon, son très estimé parent
01:01:55Et son assassin
01:01:58Où avez-vous été chercher cela ?
01:02:01Auriez-vous perdu la tête ?
01:02:02Quel motif aurait-je eu de souhaiter la mort de mon oncle ?
01:02:05Vous étiez son unique parent
01:02:06Et jusqu'ici le seul héritier de sa fortune
01:02:09A moins qu'un enfant naisse de son mariage
01:02:11Et que...
01:02:11Mon oncle était stérile, aucune femme ne lui a donné d'enfant
01:02:14Mais s'il était stérile, il y avait des chances que Jocelyn Lucy, lui, ne le soit pas
01:02:19Songez un petit instant à la vie de ces jeunes gens qui s'aiment
01:02:21Se croutoyant journellement
01:02:23Et contraint en permanence de dissimuler l'amour qui les lie
01:02:27Et s'ils s'étaient cédés
01:02:29Et si leur union s'était avérée féconde
01:02:32Dans ce cas, croyez-vous
01:02:34Que le baron aurait reconnu publiquement qu'il était cocu
01:02:37Ou qu'il aurait plutôt remercié le seigneur de lui offrir un héritier inattendu ?
01:02:42Frère Catfel, je trouve vos suggestions
01:02:43Frère Prieur, je ne dis pas que de tels faits se seraient produits
01:02:46Mais que Simon Aguilon redoutait qu'il ne se produise
01:02:49Il a donc pris toute disposition utile et nécessaire
01:02:52Pour rester à jamais le seul héritier de son nom
01:02:54Simon Aguilon !
01:02:57C'est lui, l'assassin, le lâche, qui a tué mon mari !
01:03:01Il faut croire que la douleur l'a rendu folle
01:03:03Catfel, votre délire est contagieux
01:03:05Osez dire que le jour même où Donville a été ramené mort
01:03:08Vous n'avez pas proposé un marché à mon mari
01:03:10Osez dire que vous n'êtes pas venu lui demander la main d'Yveta
01:03:13Pour hériter de ses domaines !
01:03:16Qui avait-il de malhonnête à le lui proposer ?
01:03:19D'ailleurs, M. Gottfried n'y a rien vu d'offensant
01:03:21Puisqu'il a dit oui
01:03:22Il a dit oui, car il croyait pouvoir vous faire confiance
01:03:25Mais lors de la cérémonie funèbre de votre oncle
01:03:28Quand il vous a fallu ôter votre gant pour l'aspersion d'eau bénite
01:03:31Gottfried a remarqué cette trace pâle sur votre doigt
01:03:33À l'emplacement de la bague
01:03:35Et a commis l'erreur fatale d'aller vous dire
01:03:37Qu'il vous suspectait du meurtre de votre oncle
01:03:39Je l'avais pourtant prévenu de se méfier de vous
01:03:42Et exhorté à refuser tout engagement qui vous aurait lié à nous
01:03:45Mais le mal était fait
01:03:47Il était à présent trop tard pour revenir en arrière
01:03:50Pourquoi est-il resté sourd à mes conseils ?
01:03:52Car vous, de peur qu'il aille révéler à quelqu'un ce qu'il soupçonnait
01:03:55Vous l'avez tué, oui !
01:03:56Tu l'as tué, comme tu avais tué ton oncle !
01:03:59Monstre !
01:04:09Sergent, fouillez-le, je vous prie
01:04:10Voyez s'il ne dissimule pas cette bague
01:04:12Il est hors de question que je me soumette à cette...
01:04:15Révoquant, c'est un ordre !
01:04:39On l'emmène au château
01:04:45Sergent Worden !
01:04:48Comment avez-vous compris que Jocelyn était resté ici
01:04:51Alors que mes hommes et moi bâtions la forêt ?
01:04:53C'est John qui en a eu l'idée
01:04:55Il m'a dit, puisque le jeune écuyer est aussi attaché que cela à la dame
01:04:58Il profitera de ce que les hommes sont peu nombreux ici pour la voir
01:05:03Approche, John
01:05:04C'est lui d'ailleurs qui m'a suggéré de fouiller la cahute
01:05:08Ses miraculeuses intuitions ont-elles été dictées par le ciel ?
01:05:12Ou bien par maître Simon Aguilon ?
01:05:14Il a dit qu'on trouverait l'homme là-dedans et que vous m'en récompenseriez, messire
01:05:20Tu as déjà une chance inouïe d'échapper au fouet, John
01:05:24Alors compte tant de temps et fiche tout de suite le cas d'ici
01:05:30Sergent !
01:05:32Et sur le pont tâchez d'être un peu vigilant, cette fois
01:05:41Ainsi, Simon voulait me faire emprisonner
01:05:45Il a mis sa bague dans ma sacoche
01:05:46Il y a des chances
01:05:48Je le prenais pour un être dévoué, bon et loyal
01:05:52Diabolique, vous voulez dire, Jocelyn ?
01:05:54Il se servait de vous, son plan était limpide
01:05:55Après s'être débarrassé de Donville et avoir hérité
01:05:58Il s'attaquait à Iveta et à Sétère
01:06:00Additionnant ainsi les deux fortunes
01:06:02Pour cela, il était nécessaire que vous soyez en prison
01:06:04En quittant le lieu qu'il vous avait indiqué comme refuge
01:06:07Vous avez fait échouer son plan
01:06:11Je le croyais, mon seul ami
01:06:12Allons, ne soyez pas déçus
01:06:14Un ami, il vous en reste un, loyal, lui, et proche de vous
01:06:17Ce qui importe, messire, c'est qu'aujourd'hui
01:06:19Iveta de Massard soit libre de s'unir à celui qu'elle a toujours aimé
01:06:23Prends bien soin d'elle, Jocelyn
01:06:24Je vous souhaite d'être très heureux
01:06:27Vous le méritez
01:06:43Ces fleurs sentent si beaux
01:06:45Je les cultive autant pour leur parfum et leur couleur que pour leur vertu curative
01:06:51Ce jardin est un peu mon Eden personnel
01:06:54J'aimerais être capable de faire de celui de Goderix Ford une telle merveille
01:06:58Vous y parviendrez, j'en suis sûr
01:07:01Il m'arrive souvent de penser que ces sensations-là sont un peu les portes de l'âme
01:07:06Il faudrait les célébrer plus souvent
01:07:08Cela serait-il très catholique, Catfel ?
01:07:11Non, pas très, mais j'aime de temps à autre jeter quelques cailloux dans le lac de mes certitudes
01:07:19Il est temps que je m'en retourne
01:07:21J'ai une longue route et je manque de sommeil
01:07:25Cela, je n'ai pas encore réussi à y annoncer
01:07:31Tenez, c'est pour vous
01:07:32Oh, un collier de pâquerettes
01:07:35En souvenir de moi, mon frère, et en souvenir de Pâquerette, notre âne préféré
01:07:40Si un âne a été aimé du Seigneur, il n'est que justice, que celui-ci est toute notre affection
01:07:45Eh bien, mon ami, j'aurais été bien inspiré de me fier à votre instinct
01:08:03Et de vous écouter
01:08:05Si j'avais compris plus vite, Picard n'en serait sûrement pas là
01:08:08Non, Hugh, vous n'avez absolument rien à vous reprocher
01:08:12Rien n'aurait pu empêcher Godfrey de Picard de mourir
01:08:16Regardez les étymoses sur son cou, ici
01:08:18Ces marques de doigts
01:08:21Ne vous semblent-elles pas étranges ?
01:08:23Elles n'ont pas été faites par les mains de Simon Aguilon
01:08:26Simon Aguilon est le meurtrier du baron de Donville, ça oui
01:08:30Mais il n'est en aucun cas celui de Picard
01:08:34Et c'est seulement aujourd'hui que vous m'en parlez
01:08:37Vous n'auriez pas couvert un meurtre quand même
01:08:39Qui a dit que c'en était un ?
01:08:41Picard a été étranglé, certes, mais il avait une dague
01:08:44Qu'on a trouvé à terre sans aucune trace de sang
01:08:47Ce qui prouve qu'il a essayé de s'en servir
01:08:49Mais n'a pas eu le temps
01:08:50Quand un homme tue à main nue, il agit de la sorte
01:08:53Parce que c'est la seule arme dont il dispose
01:08:56Mais quel homme prendrait le risque d'attaquer à main nue
01:09:00Un homme qui brandit une dague ?
01:09:02Il faudrait être fou
01:09:05Ou bien ne plus attendre grand chose de l'existence
01:09:23Et voilà, Lazarus
01:09:24Peu à peu, les torts sont réparés
01:09:26L'assassin du baron de Donville est arrêté
01:09:29Sa culpabilité ne fait aucun doute
01:09:31Et notre jeune ami Jocelyn Loussy est lavé de tout soupçon
01:09:35Tout va pouvoir s'arranger pour Iveta
01:09:39Le roi devrait consentir sans peine à lui donner le père abbé pour tuteur
01:09:42Son bonheur et ses intérêts ne seront jamais plus sacrifiés
01:09:46Vous parlez seulement de Donville
01:09:48Mais qu'en est-il du second meurtre ?
01:09:51Il n'a pas été mis sur le compte d'un innocent, j'espère
01:09:55Cotefri Picard n'a pas été assassiné
01:09:57Que voulez-vous dire ?
01:09:58Dans la forêt, un homme l'a défié
01:10:00Et une lutte s'est engagée entre les deux
01:10:02Lui étant armé d'une dague alors que son adversaire n'avait que ses mains
01:10:06Godfri Picard s'est imaginé à tort qu'il tuerait l'homme sans peine
01:10:10Comment se serait-il douté qu'il avait en face de lui un héros au cœur de lion ?
01:10:16Il devait y avoir entre une bien grave querelle
01:10:19C'est sûr, une querelle très ancienne au sujet d'une jeune fille honteusement maltraitée
01:10:25Quelqu'un d'autre est-il informé de ce que vous dites ?
01:10:28Hugh Beringer, et bien entendu, celui qui en juste combat a étranglé Picard de ses mains
01:10:35Lui et moi sommes seuls à savoir que les mains en question ont la particularité de posséder moins de cinq
01:10:41doigts
01:10:43Vous avez trop parlé ou pas assez, mon frère
01:10:46Dites-moi qui est cet homme
01:10:49Vous, bien sûr
01:10:51Guimard de Massar
01:10:54Si vous en savez, tant, continuez
01:10:57Messire de Massar
01:10:58Je combattais à vos côtés la prise de Jérusalem
01:11:01Et je me trouvais aussi à la bataille d'Ascalon le jour de l'attaque contre les Fatimides
01:11:08Pourquoi avoir choisi de laisser croire à votre disparition après de telles actions ?
01:11:14La raison qui m'a conduit à cela, vous la comprendrez, je pense
01:11:21Les Fatimides étaient d'excellents médecins
01:11:25Plus savants que les nôtres
01:11:28Ils surent reconnaître les premiers signes de mon mal
01:11:32Afin de protéger mon épouse et mon fils de la contagion
01:11:36Je m'installai dans un ermitage
01:11:38Et fis renvoyer mon bouclier et mon épée au mien
01:11:43Iveta les a préservés
01:11:46Je décidai de revenir
01:11:49Quand j'appris la mort de mon fils
01:11:51Et qu'il laissait une orpheline
01:11:54Ma petite fille, Iveta
01:11:58Je voulais m'assurer qu'elle était heureuse
01:12:00Et maîtresse de ses terres
01:12:02Au lieu de cela
01:12:04Je trouvais ce picard s'apprêtant à ruiner sa vie
01:12:08Donc, j'ai abrégé les jours de ce gredin
01:12:12Mais votre lèpre n'est plus contagieuse depuis longtemps
01:12:16Vous côtoyez aujourd'hui n'est plus un danger pour personne
01:12:18Et quel que soit le nom sous lequel on vous connaît depuis tant d'années
01:12:21Vous êtes et restez Guimar de Massard
01:12:24Vous retrouver serait pour Iveta une si grande joie
01:12:28Quel bonheur serait le sien si vous assistiez à ses noces avec Jocelyn ?
01:12:32Mon frère, vous ignorez ce dont vous parlez
01:12:35Laissez mes ossements, ma tombe et ma légende en paix
01:12:39Guimar est mort
01:12:40Un certain Lazare pourtant se leva un jour de sa tombe
01:12:44Pour la grande joie de ses deux sœurs, n'est-ce pas ?
01:12:52Et ce visage-là que Lazare leur présenta
01:12:56Je suis mort et enterré, frère Catfell
01:13:06Iveta et Jocelyn ont l'intention de venir vous voir, Lazarus
01:13:11Vous savez, nous pauvres lépreux sommes des êtres errants
01:13:16Des pèlerins qui allons de lieux sains en reliques
01:13:20Et ne nous attardons jamais
01:13:22Le vent nous prend et nous emporte comme poussière
01:13:29Dites-leur de ne se faire aucun souci
01:13:33De ne pas s'inquiéter
01:13:35Que je vais bien
01:13:37Car les morts vont bien
01:13:40Priez pour moi, frère Catfell
01:13:42Je ne reviendrai jamais à Shrewsbury
01:13:46Rappelez-vous, messieurs de Massard
01:13:48Que le regard de Dieu n'est pas comme le nôtre
01:13:51Peu importe que l'homme nous ait jugé sur notre apparence
01:13:56Dieu, lui, ne jugera que nos cœurs
01:14:01Le jour n'est plus très loin où il jugera le mien
01:14:05Et il dira, voilà un cœur magnifique
01:14:09Le cœur d'un juste
01:14:37Sous-titrage Société Radio-Canada
01:15:00Sous-titrage Société Radio-Canada
01:15:07Sous-titrage Société Radio-Canada
01:15:16Sous-titrage Société Radio-Canada
01:15:19Sous-titrage Société Radio-Canada
01:15:23Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires