00:01– Effectivement, bonjour Sabrina Rouach. – Bonjour Alexandre Péron.
00:04– Merci d'être notre invitée ce matin. – Bonjour à tous.
00:06– Avant d'aller au pied de l'arc de triomphe, retrouver le président de la République pour les cérémonies
00:10du 8 mai.
00:11Et en ce week-end prolongé, justement, les Français subissent de plein fouet les conséquences de la guerre au Moyen
00:15-Orient,
00:16notamment en matière de carburant. On voit que c'est peut-être pas près de s'arrêter.
00:19Le Premier ministre dit « on n'abandonnera personne ».
00:22Pourtant, il y a beaucoup de Français qui, peut-être, se sentent déjà abandonnés par le gouvernement.
00:27Est-ce que le gouvernement va prendre de nouvelles mesures pour faire baisser les prix des carburants ?
00:31– Écoutez, le Premier ministre l'a bien résumé.
00:34On nous avait beaucoup reproché, notamment pendant la période Covid, d'avoir fait des aides très larges
00:39et qui étaient, on va dire, sans distinction, absolument données à tout le monde.
00:45Là, maintenant, au regard de la discipline budgétaire que nous imposent, en fait, nos finances, il est normal.
00:51Donc, on va aider 3 millions de Français, là, dès le mois de mai, avec 20 centimes à la pompe
00:56en moins.
00:57– On dit déjà que ça ne suffit pas.
00:59– Tout à fait, mais cibler des aides, c'est être un peu cohérent et c'est aussi être responsable.
01:05La réalité, c'est qu'on sait que la guerre au Moyen-Orient ne va pas se régler du jour
01:11au lendemain.
01:11Ça a été bien, quand même, de la part du Premier ministre et du gouvernement, de le rappeler et de
01:17l'assumer.
01:17La réalité, c'est que nous n'avons pas de problème, encore une fois, de stock.
01:22Il y a un problème d'acheminement.
01:24Ce n'est pas un problème d'approvisionnement au sens…
01:26– Il y a un problème de prix, quand même.
01:27– Oui, mais regardez, avec les distributeurs, le travail a été fait de surveiller les marges.
01:32Rappelez-vous tous les débats.
01:33Le gouvernement, en tout cas, se fait fort au moyen de pouvoir caper les prix, caper les marges.
01:40Et on ne peut pas nous reprocher…
01:41– Mais vous parlez des marges des distributeurs.
01:43Il y a aussi la question des marges des producteurs, des raffineurs.
01:46On voit que Total Energy a fait près de 6 milliards d'euros de bénéfices depuis le début de cette
01:51crise.
01:52Est-ce qu'il ne faut pas taxer Total Energy, justement, quand on n'a pas assez d'argent pour
01:57aider les Français ?
01:58– Mais Total Energy est une grande entreprise dont on a besoin.
02:01Enfin, on peut au moins se réjouir d'avoir quand même un fleuron de notre industrie qui se porte très
02:07bien.
02:07Enfin, on ne peut pas reprocher aux gens de se porter très bien.
02:09D'un autre côté, leur marge, ils ne la font pas essentiellement en France.
02:13Après, on ne peut pas tout mélanger.
02:15– Il y a un mois, vous disiez à nos collègues de France Info TV, il ne faut pas qu
02:18'il y ait d'effet d'aubaine.
02:18Est-ce qu'il n'y a pas un effet d'aubaine chez Total ?
02:20– Non, puisque, en tout cas, les prix sont bloqués à la pompe.
02:25Ils se sont engagés.
02:27Tout le monde s'engage à dire, oui, on surveille les marges et on surveille que les prix n'explosent
02:31pas.
02:32Le but, ce n'est pas de dire, on va mettre par terre notre économie et nos entreprises.
02:36C'est de dire, on va faire en sorte que les Français soient protégés dans un moment de contexte international
02:41très difficile.
02:42Et je rappelle quand même que sur les aides ciblées, on avance par filière, par filière, secteur par secteur.
02:50Et tout le monde est entendu, tout le monde est reçu.
02:52Et il y aura évidemment une réponse pour chaque problème d'énergie, problème à la pompe pour chaque filière et
02:59chaque branche.
03:00– Alors, est-ce qu'il faut aussi préparer notre société à basculer en économie de guerre ?
03:04Vous êtes, par exemple, ministre de la formation professionnelle.
03:06Est-ce qu'il faut encourager les jeunes, vu l'instabilité du monde,
03:10à se tourner vers des carrières dans la défense ou dans l'industrie de l'armement ?
03:13– Écoutez, on est en période de réindustrialisation de notre pays.
03:15Rappelez-vous le président de la République qui est en 2017,
03:17parce qu'on rend toujours à César ce qui est à César.
03:19En 2017, le président de la République parle de la réforme du lycée professionnel.
03:24Il parle de la réforme de la formation professionnelle et de l'apprentissage.
03:28La réalité, c'est qu'on passe de 300 000 apprentis à 1 million d'apprentis,
03:32dont aussi des apprentis dans les métiers de la défense.
03:34Les métiers de la défense qui sont des métiers de sens,
03:37on est en période de réindustrialisation,
03:39on a des offres d'emploi qui ne sont pas pourvues.
03:42Et bien sûr que non seulement on les encourage,
03:44mais il faut parler à notre jeunesse.
03:46Notre jeunesse, elle cherche bien sûr du sens à ce qu'elle fait.
03:49La seconde chose, c'est les sorties en emploi.
03:52Les métiers de la défense sont des métiers rémunérateurs.
03:56Et en plus, on répond à un besoin de nos entreprises et de notre pays
03:59sur l'indépendance, la souveraineté de notre pays, dont on parle tant.
04:03Donc on a besoin d'une jeunesse bien sûr formée, notamment dans la défense.
04:07Je le disais, vous allez participer dans quelques minutes aux cérémonies du 8 mai
04:10dans un contexte international tendu.
04:12C'est quoi le message d'une telle cérémonie aujourd'hui ?
04:15Alors, ce n'est pas seulement la mémoire, c'est l'engagement.
04:18C'est toujours se rappeler que le pire n'est jamais trop loin.
04:22Penser que ça n'arrivera plus jamais, je pense, que maintenant,
04:25toutes les guerres, que ce soit en Ukraine,
04:28ça faisait 75 ans que nous n'avions pas eu de guerre sur notre sol européen.
04:32et se rappeler que les moments de grande tension,
04:37les moments de guerre ne s'aident pas déjà du jour au lendemain.
04:40Et surtout, le président l'avait dit,
04:43il n'y a plus de cette période insouciante.
04:46On n'est plus dans l'insouciance, on l'a quittée tout longtemps.
04:48Alors, vous parliez d'Emmanuel Macron,
04:50ça sera une de ses dernières cérémonies ce matin,
04:52avant un 14 juillet XXL, nous dit-on, c'est ce qu'on lit dans la presse.
04:56On attend une dizaine de chefs d'État étrangers,
04:57une vraie démonstration de force militaire.
04:59C'est quoi ? C'est le baroud d'honneur d'Emmanuel Macron avant de quitter l'Elysée ?
05:02Mais c'est la démonstration de force de notre pays.
05:05Enfin, vous parlez, c'est notre président de la République.
05:08C'est le président de la République qui, sur un 14 juillet,
05:11dans un moment encore une fois, de guerre,
05:13pas de tension internationale,
05:15de guerre au Moyen-Orient et de guerre sur notre sol encore en Ukraine.
05:18Parce qu'on parle un peu moins d'Ukraine en ce moment
05:20avec la guerre au Moyen-Orient.
05:23Mais la guerre continue.
05:24La Russie continue à attaquer l'Ukraine.
05:27Donc, c'est une démonstration de force
05:28de notre capacité militaire,
05:31de notre pays.
05:31Enfin, on est quand même la sixième puissance mondiale.
05:33Alors, pendant ce temps-là, la famille macroniste,
05:35elle s'écharpe autour de la stratégie de Gabriel Attal
05:38pour 2027.
05:39Justement, est-ce que Gabriel Attal, c'est lui,
05:41votre candidat pour l'élection présidentielle ?
05:43Ou est-ce que c'est quelqu'un d'autre ?
05:45Gérald Darmanin, Edouard Philippe ?
05:46Moi, vous savez, j'ai démarré ma vie politique.
05:49Mon premier engagement est avec le président de la République en 2017.
05:52Je vous montre ces trois photos.
05:53C'est lequel, votre préféré ?
05:54Mon préféré, c'est Gérald.
05:56C'est votre candidat pour 2027 ?
05:58Non, je n'ai pas dit que c'était mon candidat.
06:00Déjà, c'est lui qui décidera s'il est candidat ou pas.
06:02Mais c'est un ami.
06:03Mon ami, c'est Gérald Darmanin.
06:05Il a été mon ministre de Tudel.
06:07Il sera un bon président ?
06:09Gérald a été un extraordinaire ministre de l'Intérieur.
06:12J'ai été nommée avec lui au ministère de la Ville.
06:15La première fois que je deviens ministre,
06:16c'est avec Gérald Darmanin et Christophe Béchut.
06:18Et Christophe Béchut à la transition écologique.
06:20Proche d'Édouard Philippe ?
06:22Bien sûr, proche secrétaire général, même d'Édouard Philippe.
06:25Et hier, je déjeunais avec lui.
06:28Nous étions à Angers.
06:29J'ai une toute dernière question avant.
06:31Donc justement, un mot sur le président de la République.
06:33J'avais dit, j'ai démarré ma vie politique
06:35avec le président de la République.
06:37J'éteindrai la lumière avec le président de la République.
06:38Alors, vous éteindrez la lumière,
06:40mais justement, est-ce que vous éteindrez la lumière au Sénat ?
06:43Parce qu'on lit que vous seriez candidate au sénatorial à Marseille
06:46contre votre camarade dans les Bouches-du-Rhône.
06:49Attention, c'est une élection des paroles.
06:51Dans les Bouches-du-Rhône.
06:51Contre votre camarade de Renaissance, Renaud Muselier.
06:55Est-ce que vous nous confirmez ce matin
06:56que vous êtes candidate au sénatorial ?
06:58Moi, je vous confirme qu'en tout cas, j'y réfléchis.
07:00Je ne vois pas ce qui m'empêche.
07:01Contre Renaud Muselier ?
07:02Je ne vois pas ce qui m'empêche à moi,
07:04en tout cas à moi,
07:05d'avoir une ambition pour mon territoire,
07:07de discuter avec des élus locaux que je connais très bien,
07:10avec qui je travaille depuis des années,
07:12et au nom de quoi,
07:14on estimerait que mon ambition vaut un peu moins
07:16celle des uns et des autres.
07:18Je vais vous dire, vous savez, moi, je suis contre personne.
07:20Je fais des projets pour.
07:21Pour mon territoire, pour les Bouches-du-Rhône,
07:23pour le 13 et pour Marseille.
07:24Merci beaucoup, Sabrina Roubache,
07:25d'avoir été notre invitée.
07:26Bonne journée, bonne journée à tous.
07:27Merci, très bonne journée à vous.
07:28Samuel et Mélanie, c'est à vous.
Commentaires