- il y a 10 heures
L'ancien ministre de l'Economie publie "Le temps d'une décision" aux éditions Gallimard.
Regardez Le journal inattendu avec Stéphane Boudsocq du 09 mai 2026.
Regardez Le journal inattendu avec Stéphane Boudsocq du 09 mai 2026.
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00:07Midi 30, 13h30
00:10Le journal inattendu de Bruno Le Maire avec Stéphane Boutsoc sur RTL
00:14Bonjour à toutes et à tous, merci d'être une nouvelle fois fidèle à notre rendez-vous du samedi.
00:18Notre invité du jour connaît les rouages de l'Etat et de la République depuis près de 30 ans.
00:22Il a travaillé aux côtés des présidents Chirac, Sarkozy, il est resté durant 7 ans
00:26le ministre de l'économie et des finances d'Emmanuel Macron.
00:30C'est un record, c'est aujourd'hui un homme libre de ses actes comme de sa parole.
00:34Bonjour Bruno Le Maire.
00:35Bonjour Stéphane Boutsoc.
00:36Soyez le bienvenu.
00:37Vous publiez aux éditions Gallimard le temps d'une décision, livre passionnant
00:41qui est à la fois le récit de vos souvenirs de ministre.
00:44Alors on y croise Donald Trump, Vladimir Poutine, Elon Musk et d'autres grands de ce monde.
00:48Mais c'est aussi un ouvrage personnel et puis une suite de propositions
00:52qui n'arrivent sans doute pas par hasard.
00:54On est à un an de la présidentielle.
00:56On va largement en parler pendant une heure.
00:58On reviendra aussi sur votre parcours grâce aux archives RTL.
01:02À 13h, vous l'avez souhaité, vous dialoguer avec votre invitée,
01:05la professeure Céline Greco de l'hôpital Necker Enfant Malade de Paris,
01:09présidente de l'association Impact qui accompagne l'épanouissement
01:13des petits et des ados confiés à la protection de l'enfance.
01:16Nous écouterons aussi les musiques de votre vie.
01:19Et d'ailleurs, comme de coutume, c'est moi qui ai choisi la première chanson de l'émission.
01:22Ça aussi, c'est un sujet dont on va parler Bruno Le Maire.
01:31L'argent, l'argent, l'argent chanté par le groupe ABBA en 1976.
01:36Il en est beaucoup question aussi dans votre livre,
01:39notamment de cette réputation de monsieur 1000 milliards de dettes
01:42sur laquelle vous revenez à plusieurs reprises.
01:44On l'évoquera.
01:45Mais d'abord, question simple.
01:46Vous n'êtes plus ministre.
01:48Vous travaillez depuis janvier 2025 pour l'industrie du semi-conducteur.
01:53Est-ce que c'est difficile, Bruno Le Maire, de revenir à une vie, je dirais, normale,
01:58loin de l'appareil et de l'apparat de l'État ?
02:01Non, je dirais que c'est surtout enthousiasmant.
02:04Et je dirais que c'est un vrai défi.
02:06Parce que ce n'est pas le même mode de fonctionnement.
02:08C'est plus rapide.
02:10L'entreprise à SML fait de semi-conducteurs.
02:12C'est une des plus grandes entreprises de technologie en Europe.
02:16Elle a, dans des technologies très particulières, un niveau de qualité mondial.
02:21Et donc, on décide, on exécute la décision rapidement, le temps est compté, l'argent
02:26dont vous venez de parler est absolument décisif.
02:28Je trouve que c'est plein de leçons pour le monde politique qui se perd trop souvent
02:32dans des querelles, des chicaillats, qui parlent beaucoup et qui décident très peu.
02:37Dans une entreprise comme à SML, on ne parle pas beaucoup, mais on décide rapidement
02:42et très souvent.
02:43La question était aussi, ça ne vous manque pas du tout pour l'instant.
02:46Je dis bien pour l'instant.
02:47Ne préjugeons pas d'une suite possible, l'État, les ministères, les conseillers
02:51des ministres, vos collègues, les décisions.
02:53Mais c'est une prison.
02:55C'est une prison ?
02:56C'est une prison, cette vie.
02:57Donc ça fait du bien pendant deux ans de reprendre sa liberté.
03:00On verra combien de temps ça dure, mais c'est une prison.
03:02La voiture, l'entourage, l'agenda qui est très tenu, l'obligation de sauter d'un
03:07rendez-vous à un autre, tout ça devient très vite une prison.
03:11Et ce que vous retrouvez de plus formidable quand vous revenez à une vie normale, c'est
03:15cette liberté de parler avec les gens.
03:18Les gens ne vous parlent pas de la même façon.
03:20Vous avez beau être le plus simple possible, le direct possible, quand vous êtes ministre,
03:24ils ne vous parlent pas de la même façon.
03:25Quand vous ne l'êtes plus, ils vous disent les choses beaucoup plus franchement, la discussion
03:28est plus fluide et vous avez ce qui est le plus précieux au monde, vous avez du temps
03:33pour échanger.
03:33C'est le journal inattendu de Bruno Le Maire jusqu'à 13h30 sur RTL.
03:37Ça commence par vos infos de ce samedi 9 mai 2026.
03:42On commence par la météo, ça c'est avec vous Valérie Quintin, bonjour.
03:45Bonjour Stéphane.
03:46Ça nous plaisait bien ce temps quasi estival, il va apparemment vite falloir oublier tout
03:51ça.
03:51Pas avant demain pour la plupart mais le nord-ouest passera à côté de cette parenthèse
03:55ensoleillée aujourd'hui avec un ciel chargé du Cotentin à la Loire-Atlantique via la
03:59Bretagne.
04:00Les averses souvent orageuses gagneront même l'ouest de l'île de France mais en soirée
04:04seulement.
04:04Sinon pour tous, du soleil, quelques averses en montagne dans l'est et puis des orages
04:08parfois copieux sont attendus dans les Pyrénées ce soir.
04:11Ils déborderont probablement en pleine vers le sud de l'Aquitaine la nuit prochaine.
04:15Restent les températures, tout va bien.
04:1720 degrés à Morlaix aujourd'hui, 22 à Toulon, 23 à Aubernay, 24 degrés pour
04:22Belfort et Limoges, 25 à Paris, à Arcachon, à Poitiers et 26 degrés à Carpentras.
04:27Merci Valérie.
04:28Nous partons dans le nord avec une nouvelle illustration des violences dont sont victimes
04:32les élus.
04:33Steve Banche, c'est le maire sans étiquette nouvellement élu à Oisier.
04:37Dans le nord donc, il a été violemment agressé hier par un de ses administrés en
04:42marge des commémorations du 8 mai 45.
04:45Bonjour Romarie Caillet.
04:47Bonjour.
04:48Vous êtes sur place pour RTL.
04:50Oui, interpellé à plusieurs reprises par un habitant, Steve Banche a décidé d'aller
04:54lui parler hier lors des commémorations du 8 mai, mais le ton est très vite monté.
04:58L'élu me raconte ce matin avec son épaule sous attelle le visage tuméfié.
05:03En fait, on discutait à deux, on discutait ici, là, juste ici.
05:06Il m'a mis une gifle, je devais être par ici, j'ai trébuché, il m'a tiré le bras
05:10en même temps
05:11et là, à partir de là, pour moi, c'était déjà terminé.
05:14Mes lunettes étaient tombées, mon épaule était déboîtée, donc ça s'est passé vraiment
05:18en 15 secondes et je n'ai vraiment pas eu le temps.
05:22Il n'y a rien à ne présager qu'il allait passer à l'acte.
05:24En fait, je sentais que c'était des paroles menaçantes pour dire, voilà, je veux, j'aurai,
05:27surtout qu'il me tutoyait, il m'appelait par mon prénom.
05:29L'habitant se voit refuser depuis plusieurs années un logement social hospitalisé.
05:34Le maire aurait pu avoir 15 jours d'ITT, mais il refuse.
05:37La violence ne doit jamais gagner, selon lui.
05:40C'est des moments qu'on ne devrait pas vivre.
05:41Avec notre opposition, on essaie d'avoir des relations apaisées, etc.
05:45Donc voilà, il n'y a rien qui peut justifier aujourd'hui un tel déchaînement de violence.
05:49Le maire a porté plainte.
05:50L'adresseur a lui été arrêté quelques minutes après les faits.
05:53Romaric Cahier, correspondant de RTL dans le Nord.
05:55Bruno Le Maire, cette histoire s'ajoute à de nombreux autres.
05:58On en parle souvent sur RTL.
05:59Vous qui avez été conseiller régional et député en Normandie,
06:02on peut comprendre aujourd'hui la réticence de plus en plus forte des élus de s'engager ou de se
06:09réengager ?
06:10Je la comprends parce que ce que nous venons d'apprendre,
06:13qui s'ajoute à d'autres faits, est absolument révoltant.
06:17J'espère bien que la loi qui a été votée en 2024,
06:19qui prévoit que les peines en cas d'agression contre un élu soient de même nature qu'en cas d
06:25'agression contre des forces de l'ordre,
06:27que cette loi soit très rigoureusement et très rapidement appliquée,
06:31notamment pour le cas de ce maire qui a été agressé.
06:35Tout cela est totalement bouleversant.
06:36Mais ça s'ajoute de manière plus globale à un climat de violence verbale que j'ai toujours dénoncé,
06:42comme beaucoup d'autres, dont les extrêmes se sont fait une spécialité et qui m'inquiète profondément.
06:48Je vais vous donner un exemple.
06:49J'étais en commission des affaires économiques pour une audition il y a quelques jours.
06:53J'ai vu le rapporteur LFI, la rapporteur LFI de la commission,
06:57qui a commencé à citer des noms, les donnant en tâture au public.
07:00J'ai dénoncé cette pratique qui est une pratique de coupeur de tête.
07:04Et à la fin de la commission, un député LFI est venu me voir et m'a dit les yeux
07:09dans les yeux,
07:10vous verrez, monsieur le maire, que nous sommes effectivement des coupeurs de tête.
07:15Et venant d'un parti qui s'est amusé à jouer au ballon de foot,
07:19avec sur le ballon la tête du président de l'Assemblée nationale,
07:23qui multiplie les agressions verbales, qui multiplie les agressions antisémites,
07:27ça me préoccupe profondément.
07:29Mon livre parle beaucoup d'histoire.
07:31N'oublions pas que dans toutes les périodes de l'histoire de France,
07:34qui précédaient des grandes transitions, des grands bouleversements,
07:37comme ceux que nous connaissons aujourd'hui,
07:38bouleversements technologiques, bouleversements climatiques, bouleversements géopolitiques,
07:43il y a des moments de fièvre et d'affrontements très violents entre les Français.
07:47C'est 1793.
07:49C'est la commune de 1871,
07:51parfaitement racontée par Michel Vinocq dans son dernier livre.
07:55C'est les années 30.
07:55Nous sommes dans un de ces moments de fièvre hexagonale,
07:59où les Français se montent les uns contre les autres,
08:01parce qu'on joue avec les mots.
08:04Et quand on commence à jouer avec les mots,
08:06et à menacer verbalement,
08:08immédiatement la dérive devient physique,
08:10c'est ce qu'on vient de connaître.
08:12Deux rassemblements sous haute tension cet après-midi à Paris,
08:14à quelques centaines de mètres l'un de l'autre.
08:16Le comité du 9 mai collectif d'ultra-droite partira du Palais-Royal à 15h,
08:21précédé à 14h, place Saint-Michel,
08:24par des militants antifascistes.
08:26Deux manifestations interdites par la préfecture de police.
08:29Bonjour Léon Aménager.
08:29Bonjour.
08:30C'est la première fois depuis 2008 que ce rendez-vous d'ultra-droite est interdit.
08:34Oui, à l'époque déjà, le préfet de police redoutait des affrontements
08:37entre l'extrême-gauche et l'extrême-droite.
08:39Tous les ans, depuis 1994,
08:41les membres du comité du 9 mai ont pris l'habitude de défiler,
08:44visage cagoulé au cœur de Paris.
08:46Un hommage à l'un des leurs, Sébastien Desieux,
08:49tombé d'un immeuble alors qu'il tentait d'échapper aux forces de l'ordre.
08:52L'an dernier, plusieurs saluts néo-nazis ont été observés.
08:55Trois mois après la mort d'un autre militant d'ultra-droite,
08:58Quentin de Ranck, les autorités ont donc toutes les raisons
09:01de redouter des tensions cet après-midi.
09:02Il y avait d'ailleurs participé au défilé l'an dernier.
09:05Sa famille refuse qu'il y soit associé cette année.
09:08Mais Jean-Haut de Ghana, le porte-parole du comité du 9 mai a prévenu.
09:11Malgré l'interdiction de nombreux militants,
09:13ont fait le déplacement jusqu'à Paris exprès pour ce week-end.
09:16L'an dernier, ils étaient un millier à y participer.
09:19Ça fait aussi partie de la violence qui infuse.
09:23Bien sûr, la violence de l'extrême-droite
09:25n'a rien à envier à celle de l'extrême-gauche.
09:27Toutes ces violences sont condamnables.
09:29Ce que j'espère, c'est que l'interdiction sera une interdiction de fait.
09:34Parce que ce qui traumatise le plus l'immense majorité de nos concitoyens
09:38qui veulent simplement la paix, qui veulent simplement la concorde,
09:41c'est que la parole du droit et la parole de l'État
09:45ne soient pas traduites en actes.
09:47Si une manifestation est interdite,
09:49et si des mots veulent dire quelque chose,
09:51alors les forces de l'ordre doivent faire en sorte
09:53que cette manifestation n'ait pas lieu.
09:55Le pire de tout, c'est quand vous avez une décision administrative,
09:58que vous dites c'est interdit,
09:59et puis malgré tout, ça se déroule sous vos yeux.
10:02Quitte à rajouter de la violence à la violence ?
10:03Mais c'est pas rajouter de la violence à la violence,
10:06il y a une violence légitime dans l'État.
10:08Ça s'appelle la force du droit.
10:10Et le rôle de l'État, c'est de faire appliquer et respecter le droit.
10:13Et je pense que depuis des années malheureusement,
10:15à force de lâcheté, à force d'abandon,
10:19on a des paroles qui sont toutes aussi fermes les unes que les autres,
10:23mais des décisions et des actes qui ne le sont pas.
10:25Et c'est ça qui nourrit les extrêmes.
10:27Si une manifestation est interdite,
10:29et que les mots ont un sens,
10:31la manifestation ne doit pas avoir lieu.
10:33Et c'est le rôle de l'État de le garantir.
10:34Attention aussi au Parti Socialiste.
10:37Boris Vallaud, le patron des députés PS,
10:39à l'Assemblée, a décidé de quitter la direction du parti
10:42dénonçant les méthodes du premier secrétaire Olivier Faure,
10:46qui, selon lui, ne donne plus aucune place au dialogue.
10:50Un vendredi marqué à l'étranger par des affrontements
10:53dans le golfe d'Hormuz,
10:54entre l'Iran et les États-Unis hier.
10:57Situation plutôt calme.
10:58Ce midi, les Américains disent attendre.
11:01Dans la journée, un courrier qui semble tarder venu de Téhéran.
11:04Courrier qui détaillerait les propositions iraniennes
11:06pour une sortie du conflit.
11:08Alors, parmi les enjeux de cette guerre,
11:09le fameux détroit d'Hormuz
11:11et l'approvisionnement de l'Occident en carburant.
11:13Bruno Le Maire, je reviens à nouveau vers vous.
11:15Celles et ceux qui nous écoutent
11:17voient leur facture à la pompe augmenter depuis des semaines.
11:20Quelle est la marge de manœuvre d'un gouvernement ?
11:22Quel qu'il soit,
11:23on a entendu et on a vu que des pressions
11:26sur un pétrolier, un groupe pétrolier comme Total,
11:29fonctionnaient avec un plafonnement du prix.
11:31Mais jusqu'où peut aller un gouvernement ?
11:33Si ce n'est à baisser les fameuses taxes dont certains parlent.
11:36J'avais à l'époque demandé à Total
11:39de plafonner les prix à la pompe.
11:42Il l'avait fait, Total continue de le faire.
11:44Je pense que c'est une bonne décision,
11:46une décision qui va évidemment dans le bon sens.
11:49Mais au-delà de ces décisions,
11:52les marges de manœuvre, on le sait tous,
11:54elles sont extrêmement réduites.
11:56Donc le rôle de l'État,
11:57c'est surtout d'anticiper et de préparer.
12:00Lorsqu'on y reviendra certainement,
12:02je me suis battu tous les jours pour qu'on sorte
12:04des dispositifs d'urgence
12:06qui avaient été mis en place de manière nécessaire,
12:08de manière légitime pour faire face au Covid.
12:10Tout le monde me disait, non, il faut les maintenir.
12:13Et mon argument était très simple.
12:14Non, il faut les retirer pour qu'on puisse avoir demain
12:16des marges de manœuvre s'il y a une nouvelle crise.
12:20Nous y sommes.
12:21Et le deuxième rôle de l'État,
12:23c'est évidemment de préparer le long terme.
12:24Et tout ce qui est fait aujourd'hui
12:26pour décarboner notre économie,
12:29pour devenir indépendant de la production
12:31de pétrole et de gaz,
12:32puisque nous ne produisons ni pétrole ni gaz,
12:34ira dans le bon sens.
12:35L'électrification à marche accélérée de la France,
12:39c'est ça la bonne stratégie de long terme.
12:4112h42 sur RTL à Moscou.
12:43Le traditionnel défilé du 9 mai sur la Place Rouge
12:46qui commémore la victoire de l'URSS sur l'Allemagne en 1945.
12:49Le tout sur fond de trêve.
12:50Avec l'Ukraine.
12:52Sophie Jousselin, bonjour.
12:54Bonjour.
12:54Le défilé, comment dire, a été plus modeste que d'habitude.
12:58Oui, un défilé d'à peine 45 minutes
13:00contre 1h10 l'année dernière.
13:02Une parade avec uniquement des troupes à pied,
13:04pas de blindés, pas de véhicules lance-missiles,
13:07symbole de la puissance de l'armée russe,
13:09pas non plus de chefs d'État étrangers de premier plan.
13:12Et un discours de Vladimir Poutine
13:14d'à peine 8 minutes en comptant la minute de silence.
13:17A la tribune, le maître du Kremlin a salué
13:19les soldats russes qui se battent en Ukraine.
13:21Ils affrontent une force agressive
13:24qui est armée et soutenue par l'ensemble du bloc de l'OTAN.
13:28Et malgré cela, nos héros vont de l'avant.
13:31Et je suis fermement convaincu que notre cause est juste.
13:35Nous sommes ensemble.
13:37La victoire a toujours été et sera toujours à nous.
13:43Ce défilé minimaliste était la conséquence des menaces
13:46d'attaques de drones ukrainiens sur la place Rouge.
13:48Menace que Kiev avait laissé planer
13:50et qu'a dissipé l'annonce du cessez-le-feu hier soir.
13:53Une trêve de trois jours acceptée par Kiev et Moscou
13:56à la demande de Donald Trump
13:58et que Volodymyr Zelensky a annoncé dans un décret sarcastique.
14:01Le président ukrainien écrit
14:03« Autoriser la tenue du défilé sur la place Rouge ».
14:06Il donne même les coordonnées GPS à son armée
14:09pour qu'elle ne cible pas la parade.
14:11Ce cessez-le-feu est également assorti
14:13d'un échange de mille prisonniers dans chaque camp.
14:15Sophie Jousselin du service international de RTL.
14:18Le président Macron a Alexandré en Égypte ce samedi
14:21pour inaugurer une université de la francophonie.
14:23Le chef de l'État enchaînera demain
14:25avec une visite au Kenya
14:26pour un sommet France-Afrique en début de semaine.
14:29Le sport pour terminer les joies,
14:31les peines d'une saison de football qui se termine
14:33en Ligue 1, 33ème journée après sa défaite hier soir 1-0 à Lens.
14:37Le FC Nantes est relégué en Ligue 2.
14:40Les Lançois, quant à eux, grâce à ce succès,
14:42sont assurés de jouer la Ligue des champions la saison prochaine.
14:44Les autres rencontres auront lieu demain.
14:46En Ligue 2, 34ème et dernière journée ce samedi,
14:50le Red Star Saint-Etienne et le Mans
14:51peuvent rejoindre trois parmi l'élite la saison prochaine.
14:54On refait le match passionnant à suivre
14:5619h-21h ce soir sur RTL avec Philippe Sanfourche.
15:00Et puis un mot de rugby féminin,
15:02quatrième rencontre du tournoi des 6 nations.
15:04Les Bleus jouent en Écosse à 17h15.
15:07Pour l'instant, 12h45 sur RTL.
15:09On va prolonger ce journal avec vous, Bono Le Maire.
15:12Le reportage que vous avez demandé à la rédaction de RTL,
15:15il vous concerne directement, on en a parlé pendant le journal.
15:18Dans votre livre, page 94, vous dites
15:20« Depuis janvier 2025, je travaille pour l'entreprise ASML. »
15:24C'est un groupe qui est basé aux Pays-Bas, spécialisé dans l'industrie des semi-conducteurs.
15:29Semi-conducteurs, justement, derrière ce nom peut-être un petit peu opaque pour nos auditeurs,
15:34se cachent ces petites puces électroniques,
15:37présentes quasiment partout dans nos voitures, dans nos téléphones,
15:40mais aussi dans nos usines.
15:41Des semi-conducteurs également utilisés pour développer l'intelligence artificielle.
15:46Bref, des composants absolument stratégiques.
15:49Et c'est tout le problème.
15:51Bono Le Maire, vous nous avez posé la question.
15:52L'Europe peut-elle devenir indépendante dans ce domaine ?
15:56Bonjour Mathilde Piquet.
15:57Bonjour Stéphane, bonjour à tous.
15:59Vous êtes journaliste au service économie de RTL.
16:01C'est le sujet de la dépendance aux semi-conducteurs.
16:04Et ça ne date pas d'hier.
16:05Oui, souvenez-vous, c'était en 2021, en pleine pandémie de coronavirus.
16:10Les chaînes d'approvisionnement sont à l'arrêt.
16:13Résultat, l'Europe n'arrive plus à se fournir en semi-conducteurs
16:16quasi exclusivement fabriqués en Asie.
16:19Et les conséquences chez nous sont très concrètes,
16:21comme vous l'expliquait alors RTL.
16:23RTL matin.
16:25Ce sont déjà plus d'un million de voitures qui ne sont plus sorties des usines.
16:28La Peugeot 308 à Sochaux est au point mort depuis un mois.
16:32Impossible de travailler dans les usines d'assemblage
16:34puisque l'électronique fait défaut.
16:35Depuis, l'Union Européenne a voté un règlement sur les semi-conducteurs
16:39avec un objectif ambitieux d'ici 2030,
16:42produire 20% de ses composants au niveau mondial.
16:45C'est deux fois plus qu'aujourd'hui.
16:47Mais ce plan, baptisé CHIPS Act, a une lacune majeure,
16:51selon Mathieu Duchâtel, directeur des études internationales à l'Institut Montaigne.
16:55Seuls les pays européens qui en ont les moyens
16:58peuvent investir dans les semi-conducteurs.
17:00Le deuxième volet du CHIPS Act a autorisé les États
17:03à faire de la subvention pour des projets industriels semi-conducteurs.
17:06Seuls les États avec suffisamment de budget soutiendront leur industrie
17:10et donc ils auraient un vide industriel ailleurs.
17:13Alors des champions européens ont bien émergé.
17:15ST Microelectronics avec une usine près de Grenoble
17:18ou encore le néerlandais ASML.
17:20Pour Guillaume Dejean, expert chez Allianz Trade,
17:23il y a désormais besoin de simplification.
17:25On parle de 18 mois pour débloquer des subventions.
17:28Beaucoup de choses traînent du temps.
17:29Les permis de construire, les subventions.
17:31C'est du temps que l'on ne passe pas à pouvoir produire.
17:33Fin mai, l'Union Européenne annoncera la révision de son règlement
17:36sur les semi-conducteurs.
17:38Alors une question pour votre invité Stéphane.
17:40Quelle est, selon lui, la priorité pour ce nouveau texte ?
17:43Question pour vous, donc Bruno Le Maire.
17:45Je rappelle à quel point c'est stratégique.
17:47Ces composants, ils sont partout.
17:48Ils sont dans vos micros, ils sont dans vos iPhones,
17:50ils sont dans vos portables,
17:52ils sont dans l'ordinateur qui est sous mes yeux,
17:53il est dans les satellites qui nous surplombent.
17:56Rien ne marche sans les semi-conducteurs.
17:59Et ça, chacun doit l'avoir en tête.
18:01Ensuite, je dirais quatre priorités très rapides.
18:03La première, c'est coopérer à 6.
18:05Et pas à 27, vous n'y arriverez pas à 27.
18:07C'est une idée que je défends depuis des mois.
18:09C'est la seule façon d'aller vite,
18:10c'est la seule façon de simplifier.
18:12Il faut qu'un certain nombre d'États se mettent ensemble.
18:14Nous nous battons pour cela avec ASML.
18:17Et ça me paraît absolument décisif.
18:18Sans quoi nous serons trop lents.
18:20Le deuxième point, c'est de comprendre
18:22qu'il faut innover avant de réguler.
18:24L'Union Européenne fait les choses dans le mauvais sens.
18:26Elle régule avant d'innover.
18:28Vous voyez dans quoi elle régule les innovations étrangères,
18:30au lieu d'innover sur ses propres innovations
18:33et sur ses propres technologies.
18:35Il faut renverser les choses.
18:36Et on n'est pas trop en retard pour parler d'innovation ?
18:38Non, on n'est jamais trop en retard.
18:39Je pense que nous avons tout pour que ça marche.
18:41Des scientifiques, des laboratoires, des usines.
18:44Simplement, on ne met pas les choses dans le bon ordre.
18:45Et on fait comme priorité la régulation,
18:48là où l'innovation, le risque,
18:50la capacité de forcer les portes de l'avenir
18:53devraient devenir notre priorité.
18:55Troisième élément clé,
18:57c'est utiliser les instruments
18:58qu'utilisent les Chinois et les Américains,
19:00c'est-à-dire la commande publique,
19:02la préférence européenne.
19:03Les jours où vous direz
19:04vous ne pouvez plus vendre un iPhone en Europe,
19:06si dedans il n'y a pas 30%
19:08de semi-conducteurs européens
19:10produits en Europe,
19:11là je peux vous dire que tout d'un coup,
19:12l'industrie du semi-conducteur,
19:13elle va exploser.
19:15Parce qu'il y aura un marché
19:16et parce qu'il y aura des commandes.
19:18Enfin, dernier point,
19:19vous avez parlé du financement,
19:21ça revient à votre première chanson
19:22au Dabat que j'aime beaucoup,
19:23l'argent est le nerf de la guerre.
19:25Nous nous estimons,
19:26chez ASML,
19:28que pour rattraper notre retard
19:29sur les semi-conducteurs,
19:31il faut environ,
19:32à l'échelle européenne,
19:33100 milliards d'euros
19:34d'investissement par an.
19:361000 milliards sur 10 ans.
19:38Ça n'est pas à la hauteur
19:40des États européens
19:41qui sont aujourd'hui
19:41en difficulté budgétaire.
19:43Les solutions, c'est quoi ?
19:44C'est d'avoir cette obligation
19:46de contenu européen
19:47dans les produits
19:47et en deuxième lieu,
19:48c'est d'être capable
19:49de faire de la dette européenne
19:51pour notre avenir.
19:53Lorsque j'étais ministre des Finances,
19:54nous avons fait de la dette européenne
19:56pour nous protéger,
19:57pour défendre
19:57nos atouts passés,
19:58nos industries,
19:59nos salariés,
20:00nos laboratoires,
20:01nos restaurants,
20:02nos hôtels.
20:02Très bien,
20:03on peut peut-être lever
20:04de la dette en Europe
20:05pour construire notre avenir.
20:07Donc je plaide à nouveau
20:08avec beaucoup de force
20:09pour qu'il y ait
20:10un emprunt européen
20:12qui financera l'innovation,
20:14la technologie
20:14et donc notre indépendance
20:16de demain.
20:16La dette,
20:17on va en reparler
20:17dans un instant Bruno Le Maire.
20:1912h50 sur RTL,
20:20il y avait un peu de musique aussi
20:20puisque je vous ai demandé
20:21comme chacun de nos invités
20:22de choisir quatre chansons,
20:24il y avait celle-ci.
20:25Il fait toujours beau
20:26au-dessus des nuages,
20:29mais moi si j'étais un oiseau,
20:31j'irais danser sous l'orage.
20:33La symphonie des éclairs
20:34de Zahoud Sagazan
20:36que vous souhaitiez entendre.
20:38Merveilleuse chanson
20:39et bien écouter cette remarque très juste,
20:41il fait toujours beau
20:42au-dessus des nuages.
20:43C'est le journal inattendu
20:44de Bruno Le Maire.
20:45Il est 12h50,
20:46on se retrouve dans un instant.
20:58Le temps d'une décision,
21:00c'est le titre du livre
21:00que vous publiez
21:01chez Gallimard,
21:02Bruno Le Maire.
21:03Ouvrage passionnant,
21:04souvent intime,
21:05parfois drôle ou souriant.
21:06On va le parcourir ensemble.
21:08Alors,
21:08il commence par une scène
21:09qui se passe à Chamonix.
21:11Nous sommes le 6 juillet 2025.
21:12Vous êtes là avec un de vos fils
21:15et quelques membres
21:15de votre entourage.
21:16Vous prenez un café,
21:17vous vous levez,
21:18vous allez saluer
21:19quelques personnes attablées
21:20et là,
21:20il y a un homme
21:21qui refuse de vous serrer la main
21:22et qui vous dit
21:23on n'a pas envie de vous voir,
21:24vous avez ruiné nos enfants,
21:26la dette,
21:26ça vous dit quelque chose.
21:27Question.
21:28Alors,
21:29c'est évidemment
21:29cette question
21:30des mille milliards d'euros
21:31de dette supplémentaire
21:32des deux quinquennats Macron
21:33durant lesquels,
21:34on le rappelle,
21:34vous avez été ministre
21:35de l'économie et des finances
21:36pendant 7 ans.
21:37Cette question,
21:38elle va revenir plus loin
21:39dans le livre.
21:40On comprend que c'est
21:41une blessure,
21:41une injustice pour vous
21:42mais est-ce que vous comprenez
21:43aussi vous que les gens
21:45vous la posent
21:45en vous disant
21:46qu'avez-vous fait
21:47ou que n'avez-vous pas fait ?
21:48Bien sûr.
21:50La démocratie,
21:51c'est rendre des comptes.
21:52Donc,
21:52quand on a été 7 ans
21:53ministre de l'économie,
21:54il faut rendre des comptes.
21:56Mais ce qui importe pour moi,
21:58c'est qu'on pose bien le problème
22:00et qu'au lieu de faire
22:01une chasse à l'homme,
22:02on fasse une chasse à la dette.
22:04Parce que si véritablement
22:05le problème de la dette,
22:07c'était le problème
22:07de Bruno Le Maire,
22:08il aurait suffi
22:08que je parte
22:09du ministère des Finances
22:10pour que les choses
22:10aillent beaucoup mieux.
22:11Or,
22:12depuis 2 ans que je suis parti,
22:14elles n'ont cessé
22:14de se dégrader.
22:16On a pris
22:16250 milliards d'euros
22:18de dettes supplémentaires
22:19depuis 2 ans.
22:20Sans crise du Covid.
22:21Sans crise inflationniste
22:23aussi forte
22:23que celle que nous avons connue.
22:25Donc,
22:25c'est bien qu'on a
22:25un problème de système
22:27et pas un problème
22:28de personne.
22:29Et comme moi,
22:30ce qui compte le plus
22:31à mes yeux,
22:32c'est qu'on règle
22:33les problèmes des Français,
22:34c'est qu'on règle
22:35les problèmes de la France,
22:36je dis,
22:36sortons des débats
22:37de personnes
22:37qui sont inutiles
22:38et regardons pourquoi
22:40depuis 40 ans,
22:41notre dette
22:41n'a cessé de progresser.
22:43Je vous donne 3 chiffres.
22:4420, 30, 15.
22:45Plus 20 points
22:46de dettes
22:47par rapport
22:47à notre richesse nationale
22:48sous François Mitterrand.
22:50Ni Covid,
22:50ni crise inflationniste.
22:52Plus 30 points
22:53de dettes
22:54par rapport
22:54à notre richesse nationale
22:55sous Nicolas Sarkozy.
22:57À cause
22:57de la crise financière.
22:58Et plus 15 points
23:00sous Emmanuel Macron
23:01alors que nous avons eu
23:02une crise majeure,
23:03le Covid,
23:04une crise inflationniste
23:05et la guerre
23:05en Ukraine.
23:06c'est bien la preuve
23:07que, à mon sens,
23:09nous avons fait
23:09ce qui était nécessaire.
23:10Je regrette simplement
23:11que nous ne soyons pas sortis
23:12plus vite
23:13des dispositifs d'urgence.
23:15Maintenant,
23:15comment est-ce qu'on règle
23:16le problème de la dette ?
23:17Il ne faut pas mentir
23:18aux Français.
23:18La première question,
23:20c'est de se demander
23:20pourquoi depuis 40 ans,
23:21elle a autant augmenté ?
23:22Parce que
23:23nos dépenses de santé
23:25et nos dépenses de retraite
23:27ont explosé.
23:28Donc,
23:28tous ceux qui vous disent,
23:30tous ces hommes politiques
23:31hypocrites
23:32qui n'assument pas
23:33que pour régler
23:34le problème de la dette,
23:35il faut revoir
23:36notre modèle social
23:37et il faut
23:38une nouvelle réforme
23:39des retraites
23:40sont tout simplement
23:41des menteurs.
23:42Et il y en a malheureusement
23:43beaucoup dans la classe politique.
23:45Moi,
23:45je revendique de dire
23:46à nos compatriotes
23:47la vérité.
23:48Il n'y aura pas
23:49de réduction
23:50de la dette publique
23:51dans notre pays
23:52si nous ne savons pas
23:53faire des économies
23:54sur notre modèle social
23:55et si nous n'engageons pas
23:57une nouvelle réforme
23:58des retraites
23:58qui malheureusement
23:59aujourd'hui
23:59a été mise au placard.
24:00Bruno Le Maire,
24:01vous répétez,
24:02y compris dans votre livre,
24:03que vous avez essayé
24:04d'alerter sur les dangers
24:06de cette dette
24:06quand vous étiez à Bercy,
24:08de prendre des mesures
24:09mais vous racontez
24:10que dans votre dos,
24:11si je puis dire,
24:11d'autres ministres
24:12passaient réclamer
24:13des dépenses
24:14qui leur étaient accordées.
24:16Vous parlez aussi
24:17de la dissolution 2024.
24:18Vous dites
24:18qu'elle a tué net
24:20le rétablissement des comptes.
24:22Vous l'évoquiez d'un mot.
24:23Pourquoi ne pas être parti ?
24:25Tout simplement
24:26parce que nous avions
24:27engagé
24:29les économies,
24:31que cela marchait
24:32et que quand vous partez,
24:34vous désertez,
24:34vous désertez
24:35le champ de bataille
24:36et les choses se dégradent.
24:37Prenez François Bayrou,
24:39un homme pour lequel
24:39j'ai beaucoup de respect,
24:40qui a mis cette question
24:42de la dette sur la table,
24:43qu'il a souligné
24:43avec beaucoup de force.
24:45Il a mis courageusement
24:47sa démission
24:48dans la balance.
24:49Il a évidemment
24:50été censuré
24:50par une Assemblée nationale
24:51qui ne veut ne faire
24:51aucune économie.
24:52Il y a une classe politique
24:53qui, dans son immense majorité,
24:55ne veut faire aucune économie.
24:56Quel a été le résultat ?
24:57Il est parti
24:59et la réforme des retraites
25:00a été abandonnée.
25:01Alors même
25:02que la réforme des retraites
25:03est, je le redis,
25:04le pivot
25:04du rétablissement
25:05de nos comptes publics.
25:06Donc la conclusion
25:06que j'en tire,
25:07c'est que si vous partez,
25:08les choses se dégradent.
25:09Je n'ai jamais songeu
25:10à démissionner parce que je préfère
25:12me battre
25:13et que nous avions commencé
25:13à engager des économies
25:15qui ont été coupées net
25:17par la dissolution.
25:18Mais vous touchez
25:19à un deuxième problème
25:20qui est très important.
25:21Vous ne réduirez pas la dette
25:22si vous ne touchez pas
25:23à notre modèle de protection
25:25et à la question des retraites.
25:27Vous ne la réduirez pas non plus
25:28si vous ne changez pas de méthode.
25:30Évidemment qu'il faut réorganiser
25:31l'État
25:32qui est devenu
25:33la cour du roi péto
25:33et qui est devenue
25:34totalement désorganisée.
25:36Si le ministre
25:36des Finances
25:37n'a pas une capacité
25:38de droit de véto
25:39pour dire
25:40cette économie est nécessaire
25:41ou cette dépense
25:43je la refuse,
25:44il se passe ce que j'ai connu,
25:45ce qu'ont connu
25:45tous les ministres
25:46des Finances passés.
25:47C'est-à-dire qu'à un moment donné
25:48vous avez un ministre
25:49il est invité le matin
25:50sur RTL,
25:51il a envie d'annoncer
25:52une dépense.
25:52Une fois qu'elle est annoncée
25:53on ne peut plus la refuser.
25:55Le temps d'une décision
25:56c'est aussi le récit
25:57de vos rencontres
25:58avec les chefs d'État
25:59des grandes puissances.
25:59On va commencer par Donald Trump
26:01portrait assez peu flatteur
26:03vous le comparez
26:03à Don Corleone
26:04dans le parrain
26:06portrait virulent
26:06assez stupéfiant.
26:07Il y a une scène
26:08qui se passe à Biarritz
26:09au G7 en 2019
26:10avec un dialogue stupéfiant
26:13auquel vous assistez
26:14durant lequel
26:15le président Macron
26:16veut parler
26:17et est venu
26:17pour parler
26:18des droits de douane
26:18et où son homologue américain
26:20donc Donald Trump
26:21évoque lui
26:22un voyage en Afrique
26:23et la couleur des gens en Afrique.
26:25C'est ça
26:25quand on rencontre
26:26quand on est près
26:27de Donald Trump
26:28c'est stupéfiant ?
26:29Oui c'est stupéfiant
26:30parce que c'est un personnage
26:31qui joue la déstabilisation personnelle
26:34et qui refuse systématiquement
26:35de rentrer dans le fond
26:36de la discussion
26:37parce qu'il sait que
26:38sur le fond de la discussion
26:39il pourrait être en difficulté
26:41donc il joue
26:42la déstabilisation personnelle
26:44on vous parle
26:44de droit de douane
26:45sur Levin
26:46lui il vous parle
26:46de la couleur de la table
26:47qui lui fait penser
26:48aux Africains
26:49qu'il a pu rencontrer
26:51donc propos racistes
26:52propos déstabilisants
26:53mais c'est uniquement
26:54ce qu'il cherche
26:55c'est d'ailleurs
26:56ce qu'il fait aujourd'hui
26:57sur la question de l'Iran
26:58c'est ce qu'il fait
26:59sur la plupart
27:00des dossiers géopolitiques
27:01avec comme conséquence
27:03un affaiblissement
27:04de long terme
27:05des Etats-Unis
27:06sur la scène internationale
27:08et pour nous
27:09Européens
27:09une leçon
27:10rapide à tirer
27:11cela fait un an
27:12que je plaide pour cela
27:13je l'ai écrit
27:14je l'ai dit
27:14je le répète
27:15l'Union Européenne
27:16doit prendre son indépendance
27:18politique
27:19par rapport aux Etats-Unis
27:20concrètement
27:21il doit y avoir
27:22une armée européenne
27:23distincte de l'OTAN
27:24il doit y avoir
27:25des valeurs européennes
27:26que nous défendons
27:26contre ce que
27:28la démocratie américaine
27:29est en train de devenir
27:30c'est-à-dire
27:31une kleptocratie
27:31il faut que nous soyons capables
27:33d'avoir nos propres technologies
27:35on revient au semi-conducteur
27:36pour garantir
27:37notre indépendance
27:38il ne s'agit pas
27:39de pousser des hauts cris
27:40contre les américains
27:41il s'agit juste de dire
27:43tirons les leçons
27:44de ce qui se passe
27:44aux Etats-Unis
27:45qui ne tient pas
27:46qu'à Donald Trump
27:47qui se poursuivra
27:48après Donald Trump
27:49nos intérêts
27:50ne sont plus alignés
27:51il faut que l'Europe
27:52bâtisse
27:53le plus vite possible
27:54le plus fortement possible
27:56son indépendance
27:57d'un mot
27:57Bruno Le Maire
27:58juste avant 13h
27:59vous racontez
28:00d'autres rencontres
28:01la froideur carnassière
28:03je dirais
28:03de Vladimir Poutine
28:04le silence
28:04et la ruse
28:05du président chinois
28:06l'éruptive folie
28:08moi c'est ce que j'ai retenu
28:09d'Elon Musk
28:10je vous sens intéressé
28:11par ces gens
28:12mais je ne vous sens
28:13jamais ni fasciné
28:14ni impressionné
28:16non je pense
28:17être fasciné
28:18ou impressionné
28:19quand on est en fonction
28:20c'est pas un livre
28:20d'observateur
28:22c'est un livre
28:22de praticien
28:23de la politique
28:24c'est un livre
28:25de ministre de l'économie
28:26et des finances
28:26une puissance du G7
28:28donc je ne suis pas là
28:28pour être fasciné
28:29par qui que ce soit
28:30je suis là
28:31pour comprendre
28:32et faire comprendre
28:34à tous ceux
28:34qui diront ce livre
28:35quelle est la nouvelle
28:36donne mondiale
28:37qui n'a plus rien à voir
28:38avec celle que nous connaissions
28:39la force
28:41qui a remplacé
28:42le droit
28:42des personnes
28:43qui vous déstabilisent
28:45plutôt que des personnes
28:46qui négocient
28:47les plus puissants
28:48qui sont les plus silencieux
28:50celui dont on n'entend
28:51jamais parler
28:52qui ne fait pas la une
28:52des médias
28:53pas la une des journaux
28:54aujourd'hui
28:54mais qui est en train
28:55de tirer toutes les ficelles
28:56notamment sur la guerre
28:58en Iran
28:59c'est que Xi Jinping
29:00donc j'ai voulu faire
29:01un portrait approfondi
29:02de Xi Jinping
29:02pour qu'on comprenne
29:04qui est que Xi Jinping
29:04un homme autoritaire
29:06un homme qui n'a aucun respect
29:08pour la liberté
29:09en estimant que c'est
29:09une valeur accessoire
29:11un homme qui a su
29:12avec une poigne de fer
29:14diriger son pays
29:15et l'emmener
29:16là où il est
29:16une des plus grandes puissances
29:17de la planète
29:18qui va poser une question
29:20essentielle pour l'Europe
29:21il faut être indépendant
29:22par rapport aux Etats-Unis
29:23mais quelle relation
29:24voulons-nous
29:25nous Européens
29:26bâtir avec l'un des plus
29:27grands marchés du monde
29:29technologiquement très avancé
29:30qui s'appelle la Chine
29:31on reparle de ce livre
29:33le temps d'une décision
29:34dans un instant
29:35et on accueille votre invité
29:36oula il est 13h sur RTL
29:38une pause
29:38et le rappel des titres
29:39à tout de suite
29:45Bonne journée
29:46sur RTL
29:5313h et 1 minute
29:59Le journal inattendu
30:01de Bruno Le Maire
30:0113h
30:02les titres de l'actualité
30:03Stéphane Boutsoc
30:05Deux rassemblements
30:06sous haute tension
30:06cet après-midi à Paris
30:07le comité du 9 mai
30:08collectif d'ultra-droite
30:10partira du palais royal
30:11à 15h
30:11à 14h
30:12des militants antifascistes
30:13débuteront eux
30:14depuis Saint-Michel
30:15ces deux manifestations
30:16ont été interdites
30:17par la préfecture de police
30:19Situation plutôt calme
30:20ce midi
30:21dans le détroit d'Ormuz
30:22après une journée
30:23d'hier marquée
30:23par des affrontements
30:24entre l'Iran
30:25et les Etats-Unis
30:26les Américains
30:27attendent toujours
30:28pour aujourd'hui
30:29un courrier
30:30venu de Téhéran
30:31qui doit détailler
30:32les propositions iraniennes
30:34pour une sortie
30:34de cette guerre
30:35Le sport, football
30:3633ème journée de Ligue 1
30:38la défaite hier soir
30:391-0 du FC
30:39c'est Nantes à Lens
30:40les Canaris
30:41sont relégués
30:42en Ligue 2
30:42les Lençois
30:43joueront eux
30:44la Ligue des Champions
30:45la saison prochaine
30:46les autres rencontres
30:47à suivre demain
30:48et puis en Ligue 2
30:4934ème journée
30:50et dernière journée
30:51ce soir à 20h
30:52on refait le match
30:53passionnant à suivre
30:5419h-21h
30:55sur RTL
30:56avec Philippe Sanfourge
30:57votre météo
30:57cet après-midi
30:58le ciel est agité
30:59surtout dans l'ouest
31:00des orages
31:01au-dessus de la Bretagne
31:02et sur la façade atlantique
31:03dans l'est
31:04c'est plus calme
31:05soleil et légers voiles
31:06nuageux à prévoir
31:08les températures
31:0919 degrés à Perpignan
31:1022 à Lille
31:1124 à Paris et Bordeaux
31:13et même jusqu'à 25 à Lyon
31:15le journal inattendu
31:17de Bruno Le Maire
31:17avec Stéphane Boutsoc
31:19sur RTL
31:20et on accueille à présent
31:21votre invité
31:22Bruno Le Maire
31:23vous avez souhaité
31:23dialoguer avec
31:24Céline Gréco
31:25professeur
31:26bonjour
31:27bienvenue
31:27professeur Céline Gréco
31:29chef du service
31:30de médecine
31:31de la douleur palliative
31:32à l'hôpital Necker
31:33des enfants malades
31:34à Paris
31:34vous avez aussi créé
31:35en 2022
31:36et c'est une des raisons
31:37de votre invitation
31:38l'association Impact
31:39qui propose
31:40un accompagnement complet
31:42aux jeunes patients
31:43confiés à la protection
31:44de l'enfance
31:45pourquoi tout simplement
31:46Bruno Le Maire
31:47avez-vous souhaité
31:48cette rencontre ?
31:48Je précise que vous êtes
31:49au conseil d'administration
31:50de l'association
31:51pour deux raisons
31:52très précises
31:53la première c'est que
31:54en 57 ans de vie
31:56ça commence à faire un bail
31:58j'ai rencontré peu
32:00de femmes
32:00qui m'ont autant impressionné
32:01que Céline Gréco
32:03par son parcours
32:04par sa détermination
32:05par sa capacité
32:07à faire bouger les choses
32:08dans un domaine
32:09qui pour moi
32:10est le domaine essentiel
32:11qui est la santé
32:13et en particulier
32:15la santé
32:15de ceux qui sont
32:17issus de familles
32:18où ils ont connu
32:19des difficultés
32:20des agressions
32:20donc l'aide sociale
32:21à l'enfance
32:22donc c'est la première raison
32:23Céline Gréco
32:24est une femme exceptionnelle
32:25et j'aime bien
32:25rendre hommage
32:26à des gens exceptionnels
32:28surtout dans le domaine
32:28de la santé
32:29la deuxième raison
32:30c'est de se dire
32:31que nous sommes
32:32dans un pays
32:33qui reste
32:33un des plus riches
32:34de la planète
32:35un des plus prospères
32:36de la planète
32:36et que vous avez encore
32:37des centaines de milliers
32:38de gosses
32:40qui sont maltraités
32:41mal accompagnés
32:42et auxquels nous apportons
32:43des réponses
32:43qui sont insatisfaisantes
32:45qui ont une espérance
32:46de vie
32:46qui est très courte
32:48parce que nous ne savons pas
32:50leur apporter des réponses
32:51dont ils ont besoin
32:51d'un point de vue médical
32:52je trouve ça révoltant
32:54et celui qui vous parle
32:55c'est pas l'ancien ministre
32:56c'est pas un citoyen
32:57c'est le père de famille
32:58de quatre enfants
32:59de quatre garçons
33:00qui dit qu'ils ont bien
33:01de la chance
33:02d'avoir tout à leur disposition
33:04mais que tant qu'il y a
33:05des dizaines de milliers
33:07d'enfants
33:07qui n'ont pas tout ce
33:08dont ils ont besoin
33:09tout ce à quoi
33:10ils devraient avoir droit
33:11dans une grande nation
33:12comme la France
33:13il faut se battre
33:14et donc j'ai décidé
33:15de livrer ce combat
33:16et de m'engager
33:16aux côtés de Signe Gréco
33:18Professeur Gréco
33:18justement
33:19très concrètement
33:20pour celles et ceux
33:20qui nous écoutent
33:21et qui découvrent
33:22peut-être l'association Impact
33:24votre travail
33:25votre mission quotidienne
33:26c'est quoi ?
33:27Alors l'association Impact
33:28accompagne les enfants
33:29qui sont confiés
33:30à l'aide sociale à l'enfance
33:31de leur 0 à leur 25 ans
33:32vous savez
33:33l'aide sociale à l'enfance
33:33s'arrête à 18 ans
33:34ce qui fait que 45%
33:36des jeunes sans-abri en France
33:37dans nos rues
33:38sont issus de l'aide sociale à l'enfance
33:39donc on les accompagne
33:40de 0 à 25 ans
33:41avec un programme éducatif
33:43c'est-à-dire qu'on les accompagne
33:45dans leur scolarité
33:45du tutorat scolaire
33:46on a mis en place
33:47de l'expression artistique
33:48un accès à la culture
33:49souvent ces enfants
33:50n'ont pas accès à la culture
33:52au loisir
33:53et puis les jeunes majeurs
33:54on les accompagne
33:55avec des bourses d'études
33:561% seulement
33:57des jeunes de l'ASE
33:57peuvent s'engager
33:58dans des études supérieures
33:59des bourses d'études
34:00des bourses d'aide à l'installation
34:01le passage du permis de conduire
34:02tout ce qu'un parent
34:03qui peut se le permettre
34:05ferait pour que son enfant
34:06réussisse dans la vie
34:07donc ça c'est notre pôle éducation
34:08et puis on a un pôle santé
34:11qui a permis de créer
34:12la première structure
34:13dédiée à ces enfants
34:14aujourd'hui
34:14on n'a que 10%
34:16des enfants de l'ASE
34:16qui ont un suivi de santé
34:18enfin je veux dire
34:19c'est quand même incroyable
34:19comme M. Bruno Le Maire le dit
34:21dans un pays comme la France
34:23sur 400 000 enfants
34:24seulement 10%
34:25ont un suivi de santé
34:25et donc on a construit
34:27et ouvert en décembre
34:28avec un pacte
34:29le premier centre d'appui
34:30à l'enfance en France
34:31le centre Astéria
34:32qui est un centre de santé
34:33dédié aux enfants
34:34qui sont confiés
34:34à l'aide sociale à l'enfance
34:35il se trouve où ce centre ?
34:36alors le premier Astéria
34:37est à Paris
34:38dans le 12ème
34:38le deuxième sera à Bordeaux
34:40l'idée et l'ambition
34:41est d'en avoir
34:42au moins 35 en France
34:44et dans les territoires
34:44ultramarins
34:45mais ce sont des centres
34:47qui prendront en charge
34:47la santé de ces enfants
34:48avec un bilan
34:49et un parcours de soins
34:50pour que ces enfants
34:51ne perdent plus
34:5220 ans d'espérance de vie
34:53comme c'est le cas actuellement
34:54Céline Réco
34:55votre engagement
34:56auprès des enfants
34:57rejoint aussi
34:58votre propre vie
34:59en 2013
35:00vous avez publié un livre
35:01qui s'appelle
35:02La démesure
35:02dans lequel vous racontiez
35:03votre quotidien
35:04de petite fille battue
35:05privée de nourriture
35:07par votre père
35:08sous les yeux de vos proches
35:09une gamine qui tenait
35:10à faire bonne figure
35:11à l'extérieur
35:11obligée de s'astreindre
35:13à la discipline du piano
35:14est-ce que cette confession
35:17écrite
35:17vous a aidé vous
35:19et est-ce que plus globalement
35:20la libération de la parole
35:22pour tous les enfants
35:23les jeunes maltraités
35:24abusés
35:24violentés
35:25est-ce que ça marque
35:26le début de la guérison aussi ?
35:28Alors comme je vous l'ai dit
35:29je fais partie des 1%
35:30de jeunes confiés à l'ASE
35:32qui ont pu faire des études supérieures
35:33et à ce titre
35:34je ne pouvais pas continuer
35:35de vivre ma vie
35:35de médecin
35:36sans rien faire pour les autres
35:38et donc j'ai écrit
35:39la démesure en 2013
35:40quand j'étais interne en médecine
35:41en me disant que
35:42si je n'étais pas médiatisée
35:43je ne serais pas une voix audible
35:44et j'avais des idées
35:45et je voulais pouvoir
35:46alerter le gouvernement
35:47et donc voilà
35:48j'ai écrit vraiment
35:49la démesure
35:49non pas à visée thérapeutique
35:50du tout
35:51mais vraiment
35:51pour devenir cette voix audible
35:53et porter
35:54les solutions
35:56que je pensais avoir
35:58à mon niveau en tout cas
36:01la libération de la parole
36:02elle est très importante
36:02la démesure
36:04c'est l'histoire
36:05de cet enfant
36:06que j'ai été
36:07issu d'un milieu
36:08très favorisé
36:08et on a encore tendance
36:10à penser
36:10que les violences faites aux enfants
36:12ne touchent que
36:12les milieux défavorisés
36:13on l'a compris
36:14pour les violences faites aux femmes
36:15on sait maintenant
36:161. qu'une femme meurt
36:17tous les 3 jours
36:18sous les coups de son conjoint
36:18et 2. que ça peut intervenir
36:20dans tous les milieux sociaux
36:21aujourd'hui
36:22on ne veut pas regarder
36:23le problème des violences faites aux enfants
36:24parce qu'on considère
36:25que ça ne touche que
36:27des familles très défavorisées
36:28et que quelque part
36:29finalement
36:29ce n'est pas notre problème
36:30c'est notre problème
36:31ça arrive aussi bien
36:33dans le 93
36:33que dans le 7ème arrondissement de Paris
36:35Bruno Le Maire
36:36votre engagement
36:37vous personnel
36:38puisque je le rappelle
36:39vous êtes au conseil d'administration
36:40il se définit comment
36:43de quelle manière agissez-vous
36:45en fait
36:45tout simplement
36:45vous êtes ancien ministre
36:46évidemment
36:47j'agis pour ouvrir les portes
36:49et pour accélérer les procédures
36:51et je peux vous dire
36:52que c'est une vraie leçon de vie
36:54parce que quand vous êtes ministre
36:55vous prenez des décisions
36:56vous essayez de vous assurer
36:58de l'exécution
36:59mais en règle générale
37:00l'exécution est moins importante
37:01que la décision elle-même
37:02alors que là
37:03avec Céline
37:04on ne vous lâche jamais
37:05et nous prenons des décisions
37:07à hauteur d'homme
37:08en garantissant tous les jours
37:09l'exécution de la décision
37:11pour construire par exemple
37:12le centre de santé du 12ème
37:14qui est une réalisation absolument incroyable
37:16dans des délais très brefs
37:17il fallait le soutien
37:17de la caisse des dépôts
37:18et de la consignation
37:19rencontrer le directeur général
37:20Olivier Sichel
37:21j'ai ouvert les portes
37:22Olivier Sichel a fait un travail remarquable
37:24il a beaucoup aidé
37:25là vous vous dites
37:26j'ai fait mon boulot
37:26de membre du conseil d'administration
37:28là Céline vous rappelle
37:29elle vous dit
37:29maintenant à la mairie
37:30ça n'a pas assez vite
37:31donc il faut intervenir
37:31après auprès de la mairie
37:32ensuite le ministère de la santé
37:34elle vous dit
37:34il y a un rendez-vous
37:35au ministère de la santé
37:36je trouve un rendez-vous
37:37avec la ministre de la santé
37:38Catherine Vautrin à l'époque
37:39qui elle aussi
37:40était tout à fait formidable
37:42mais c'est trop tardif
37:43donc il faut accélérer
37:44le rendez-vous
37:45puis une fois que tout ça
37:46a été fait
37:46que vous avez intervenu
37:47tous azimuts
37:48ouvert les portes
37:49que la maison de santé
37:50est ouverte
37:51vous vous dites
37:51ça y est
37:52c'est bon
37:52j'ai fait mon travail
37:53de membre du conseil d'administration
37:55de l'association Impact
37:55et puis là Céline Gréco
37:57vous renvoie un petit message
37:58je vous dis
37:58voilà on a un problème
38:00c'est que les gosses
38:01ils ne se déplacent pas
38:02à la maison de la santé
38:03donc j'ai besoin
38:04d'une camionnette
38:05il faudrait que nous écrivions
38:07ensemble
38:07au président de Célanti
38:09sur le président de Renault
38:09donc je passe le message
38:11au passage
38:12pour qu'ils mettent
38:13à notre disposition
38:14un véhicule
38:15pour pouvoir transporter
38:16les enfants
38:16de leur lieu de résidence
38:17jusqu'à la maison de soins
38:18sinon ils n'iront
38:19jamais toucher leurs soins
38:21et ça c'est une vraie leçon
38:22pour un ancien ministre
38:23aller vraiment
38:24mettre les mains
38:25dans le cambouis
38:26prendre les décisions
38:27et s'assurer
38:28qu'elles sont vraiment exécutées
38:29et d'ailleurs
38:29c'est probablement
38:31Bruno Le Maire
38:31est probablement
38:31le seul ministre
38:32de l'économie et des finances
38:33à être venu
38:34rencontrer les enfants
38:35dans une maison d'enfants
38:36pour voir vraiment
38:37comment ils vivent
38:38pour recueillir
38:39leurs besoins
38:40leurs rêves
38:40c'est quand même
38:41le seul à avoir fait ça
38:43pour terminer
38:43et je le comprends bien
38:45en entendant Bruno Le Maire
38:46l'argent
38:46comme dans plein d'autres domaines
38:48est un des nerfs de la guerre
38:49si moi je veux vous aider
38:50ou celles et ceux
38:51qui nous écoutent
38:51comment on fait
38:52il y a un site internet
38:52j'imagine ?
38:53Alors on a un site internet
38:54exactement
38:55Association Impact
38:56on arrive dessus très vite
38:57on a besoin
38:59du public en fait
39:00de pouvoir avoir
39:01des dons
39:01des particuliers
39:03mais ce qu'a permis Bruno aussi
39:04c'est de créer
39:05une coalition d'entreprises
39:06mobilisées pour l'enfance protégée
39:07et on a besoin
39:08que ces entreprises
39:09ouvrent leurs portes
39:09à ces jeunes
39:10qu'elles puissent nous aider
39:11bien entendu financièrement
39:12pour financer le tutorat scolaire
39:13les bourses d'études
39:14mais qu'elles puissent
39:15également les accueillir
39:16pour des stages
39:16des stages de troisième
39:17des stages de seconde
39:18des stages en alternance
39:19et finalement créer ces ponts
39:20entre cette jeunesse
39:21et les entreprises
39:22dont ils seront
39:23les futurs collaborateurs
39:24Donc il y a un site
39:25qui doit être
39:26vous avez l'adresse ?
39:28Oui c'est
39:28association.impact
39:29I-M-P-A-C-T-E-S
39:30.fr
39:31Merci infiniment
39:32Céline Gréco
39:33d'être passée
39:34par le journal Inattendu
39:35ce samedi midi
39:36sur RTL
39:37et donc on suivra
39:37évidemment le travail
39:38de l'association
39:40Impact
39:40à 13h11
39:41un peu de musique
39:41vous avez souhaité
39:42également entendre
39:43Bruno Le Maire
39:44ce classique de Christophe
39:53C'est une chanson
39:59pourquoi ?
40:00Parce que je la trouve
40:01bouleversante
40:02et que je trouve
40:02Christophe bouleversant
40:03et que ça montre
40:05à quel point
40:06notre pays a
40:07capacité de création
40:09d'innovation exceptionnelle
40:10Christophe c'est magique
40:1213h12 sur RTL
40:13suite du journal Inattendu
40:15de Bruno Le Maire
40:16dans un instant
40:16excellent samedi avec nous
40:37Et on va maintenant revenir
40:39sur votre parcours public
40:40Bruno Le Maire
40:41ça fera bientôt
40:42donc 30 ans
40:42que vous avez rejoint
40:43les services de l'Etat
40:44d'abord au ministère
40:45des affaires étrangères
40:46puis à l'Elysée Matignon
40:47avant d'intégrer
40:48votre premier gouvernement
40:49c'était en 2008
40:50votre livre
40:52Le temps d'une décision
40:53évoque largement
40:54la réforme
40:55du fonctionnement
40:56de l'Etat
40:56et du rôle du président
40:57je vous cite
40:58il faut en finir
41:00avec la monarchie
41:01il faut déposer
41:02le monarque républicain
41:03le président de la république
41:05ne peut plus être
41:06un souverain
41:06de droit divin
41:07les mots sont forts
41:08quand même
41:09oui mais c'est ce que
41:10je crois profondément
41:12sinon on va
41:12de déception en déception
41:14quand vous prenez
41:15les trois derniers
41:16président de la république
41:16ce sont trois
41:17personnalités respectables
41:18que ce soit
41:19Nicolas Sarkozy
41:20François Hollande
41:21Emmanuel Macron
41:22chacun peut avoir
41:23un goût plus prononcé
41:25pour l'un ou pour l'autre
41:26peu importe
41:26mais nous sommes
41:27obligés de reconnaître
41:28si nous sommes honnêtes
41:29qu'à la fin
41:30de chacun de ces mandats
41:32il y a une déception
41:34la déception
41:35ne tient pas à la personne
41:36une franc-core
41:36c'est comme pour la dette
41:37elle tient un système politique
41:39qui est totalement épuisé
41:40qui est un système
41:41de confusion complète
41:43des responsabilités
41:44à tous les niveaux
41:45au niveau national
41:46comme au niveau local
41:47plus personne ne sait
41:48qui fait quoi
41:49plus personne ne sait
41:50qui est responsable de quoi
41:52et cette désorganisation totale
41:54elle aboutit
41:54à ce que les décisions politiques
41:56ne donnent pas les résultats
41:57que les français
41:58sont en droit d'attendre
41:59donc je propose
42:00une réorganisation totale
42:02des pouvoirs publics français
42:03avec des chaînes
42:04de commandements clairs
42:05des responsables clairs
42:07et des responsabilités individuelles
42:10qui sont mieux définies
42:11la responsabilité
42:11du président de la république
42:12c'est protéger
42:13rassembler les français
42:15rien de plus
42:16c'est pas de nommer
42:17à tous les postes
42:17d'administration
42:18enfin dans quel autre pays
42:19vous avez le chef de l'état
42:21qui nomme
42:22le président
42:22de l'établissement public
42:23de Versailles
42:24il y a le ministre de la culture
42:25pour ça
42:25ou alors supprimons
42:26le ministre de la culture
42:28le premier ministre
42:28lui doit être au contact
42:30du parlement
42:31il devra l'être
42:31d'autant plus
42:32qu'il faudra sans doute
42:32bâtir des majorités
42:34des coalitions compliquées
42:36dans les années qui viennent
42:37il faut un nombre
42:38restreint de ministres
42:39dont le nom doit être défini
42:40par la constitution
42:4110 ou 15 au maximum
42:43vous savez j'entends ça
42:43depuis 40 ans
42:44mais c'est peut-être
42:45le moment de le mettre en oeuvre
42:47j'ai vu comme ministre
42:48de l'agriculture
42:49des affaires européennes
42:50de l'économie
42:51et des finances
42:52à quel point
42:52si vous voulez avoir
42:53autorité sur votre administration
42:55il faut que votre administration
42:56sache que c'est vous
42:57qui est nommé au poste
42:58de direction
42:58et vous seul
42:59que ça ne relève pas
43:01du conseil des ministres
43:02d'échange avec le premier ministre
43:03ou le président
43:03vous devez être maître chez vous
43:05pour avoir de l'autorité
43:07sur votre administration
43:09il faut que
43:10l'assemblée nationale
43:11et le parlement
43:12de manière générale
43:13passent beaucoup plus de temps
43:14sur le contrôle
43:14et beaucoup moins
43:16de temps à légiférer
43:17ma proposition
43:18c'est 50% de temps
43:19de contrôle
43:2050% de temps législatif
43:22pour qu'on ait l'assurance
43:23justement que les décisions
43:24sont exécutées
43:25que les budgets
43:26sont exécutés
43:27que les économies
43:28sont respectées
43:29et puis je plaide
43:30évidemment
43:31pour que
43:32nous ayons
43:33une autonomie
43:34beaucoup plus grande
43:35à la fois fiscale
43:37et normative
43:38des collectivités locales
43:39faisons confiance
43:40on parlait des maires
43:41tout à l'heure
43:42aux maires
43:42aux élus locaux
43:43et donnons-leur
43:44de vraies libertés
43:45pas des fausses libertés
43:46ces fausses libertés
43:47c'est celles
43:48on fait semblant
43:48on confie la responsabilité
43:49mais l'état
43:50garde quand même
43:50la possibilité
43:51au cas où
43:52d'intervenir
43:52de vraies libertés
43:54pour les communes
43:54l'aventure de l'Elysée
43:56vous l'avez vous-même tenté
43:57écoutez cet archive RTL
43:59déniché par Laurent Marsic
44:00nous sommes le 23 avril 2016
44:02vous êtes en meeting
44:03à Vesoul
44:04est-ce que je ne suis pas
44:05trop jeune
44:06est-ce que j'ai suffisamment
44:11travaillé
44:12est-ce que je suis prêt
44:15je me suis longuement interrogé
44:19et désormais ma décision
44:20elle est simple
44:21elle est forte
44:23elle est inébranlable
44:24oui
44:25je suis candidat
44:27pour devenir le prochain président
44:29de la république française
44:31alors nous sommes dix ans plus tard Bruno Le Maire
44:34on reparle d'une primaire de la droite
44:36puisqu'il y avait eu une primaire de la droite
44:37à l'époque
44:37remportée par François Fillon
44:40primaire de la droite et du centre
44:41alors j'ai essayé de faire la liste des candidats
44:43j'en ai sans doute oublié
44:44je les donne par ordre alphabétique
44:46Gabriel Attal
44:48Michel Barnier
44:48Aurore Berger
44:49Xavier Bertrand
44:50Elisabeth Borne
44:51Niaël Braun-Pivert
44:52Gérald Darmanin
44:53David Lissnard
44:54Edouard Philippe
44:55Bruno Retailleau
44:55Dominique de Villepin
44:56peut-être Laurent Wauquiez
44:58qui lui veut pousser
44:59jusqu'à Sarah Knafo
45:01est-ce que je peux ajouter Bruno Le Maire
45:02à la liste ?
45:03je pense qu'elle est suffisamment longue
45:04pour qu'on n'ajoute pas un nom supplémentaire ce matin
45:07mais c'est intéressant de réécouter cette archive
45:10parce que je ne répondrai pas la même chose
45:12aux deux dernières questions
45:14est-ce que j'étais prêt ?
45:17non
45:18est-ce que j'avais suffisamment travaillé ?
45:20non
45:21et je pense que quand on aspire à ce genre de fonctions
45:24qui sont des fonctions essentielles pour le pays
45:26essentielles pour la France
45:28on doit s'interroger dans son fort le plus intérieur
45:31qu'est-ce que c'est qu'être chef de l'État ?
45:34qu'est-ce que cela signifie ?
45:36qu'est-ce que je peux faire ?
45:38qu'est-ce que je suis capable de faire ?
45:40et est-ce que je suis réellement prêt ?
45:43et c'est uniquement quand on a dans son fort intérieur
45:45une réponse définitive, ferme et lucide à cette question
45:48que l'on peut être candidat
45:49j'ai lu évidemment attentivement votre livre
45:52le temps d'une décision
45:53donc il y a ce récit en effet de votre expérience de ministre
45:57puis en effet tout un dernier volet
45:58on en a parlé avec la réforme de l'État
46:00où vous faites des propositions
46:02comment on doit le lire ce livre ?
46:04c'est en effet un catalogue de propositions
46:07où chacun peut aller puiser ce qu'il souhaite
46:09ou c'est une ébauche de programme ?
46:11parce que très honnêtement par moment ça y ressemble un peu
46:14c'est d'abord une photographie du moment historique
46:16où nous sommes dans un moment de bascule géopolitique
46:19comme je n'en ai pas connu en 30 années de vie politique
46:23et il faut que nos compatriotes en prennent conscience
46:25et qu'on leur explique et qu'on apporte
46:27lorsqu'on a l'expérience qui a été la mienne
46:30qu'on apporte son témoignage
46:31que les gens puissent voir, puissent mesurer ce qui se passe
46:34c'est en deuxième lieu un livre qui essaie d'ouvrir des portes
46:36ce que ma conviction absolue c'est que s'il y a un pays en Europe
46:41qui a tous les atouts pour réussir dans un 21ème siècle technologique
46:44de l'IA, de la science, de la raison, de la recherche
46:47c'est la France
46:48parce que nous avons une qualité que les autres n'ont pas
46:52l'inventivité, l'imagination, le goût de l'innovation
46:55c'est ce deuxième message que je veux porter
46:57et le troisième c'est de dire tout simplement
47:00vous avez rappelé, il y a une compétition d'hommes
47:02je ne vois pas beaucoup de compétition d'idées
47:05et ce qui compte dans un moment électoral important
47:07ce n'est pas d'aller dans des querelles de personnes
47:11regarder si Tartemuche ou Tartempion est mieux l'un que l'autre
47:15c'est de savoir quel est le projet qui va le plus porter notre pays
47:19pour les 25 années qui viennent
47:21et dans ce projet il me semble que le point de départ
47:24ça doit être la remise en cause des politiques eux-mêmes
47:27parce que ça ne sert à rien de proposer une réforme des retraites
47:29de l'industrie, de ce que vous voulez
47:30si de toute façon ceux qui prennent la décision sont impuissants
47:34donc le point de départ doit être de remédier
47:37à cette impuissance politique
47:38en disant réorganisons les pouvoirs
47:40pour que le pouvoir politique soit un vrai pouvoir
47:43J'ai regardé juste avant l'émission
47:45le baromètre de popularité des personnalités politiques
47:48du partenaire de cette émission Le Point
47:50première place Jordan Bardella
47:53deuxième place Marine Le Pen
47:54troisième place Marion Maréchal
47:57est-ce que ce n'est pas aussi pour vous
47:59pas vous personnellement mais
48:01les hommes et les femmes politiques qui sont aux affaires
48:03depuis des décennies
48:04est-ce que ce n'est pas une terrible sanction aussi
48:08de la part des gens qui nous écoutent
48:10et qui vont aller voter l'année prochaine
48:11et qui se disent
48:12eux ils n'ont pas réussi
48:13notamment au sujet de la dette
48:15on en parlait
48:15eux on va les essayer
48:16on ne les a jamais essayé
48:17bien sûr
48:18bien sûr
48:19et c'est bien pour ça que mon point de départ politique
48:21n'est pas de dire
48:22on va faire ceci sur l'économie
48:23ceci sur la finance
48:25ceci sur la sécurité
48:26c'est de dire
48:27on doit d'abord s'interroger
48:29sur notre part de responsabilité et d'échec
48:32si vous ne commencez pas
48:33par reconnaître
48:34alors que vous avez exercé
48:35des responsabilités pendant 30 ans
48:38que nous n'avons pas fait suffisamment
48:40que nous n'avons pas fait assez bien
48:42et qu'il y a quelque chose
48:44qui n'a pas marché
48:44mais ce n'est même pas la peine
48:46d'essayer d'être écouté par les gens
48:47ils ne vous écouteront pas
48:48ils auront raison
48:49il y a quelque chose
48:50qui n'a pas marché
48:50dans notre capacité
48:51à décider
48:53et à améliorer
48:54la vie des français
48:55qui sont en droit
48:56d'attendre cela
48:56de leurs responsables politiques
48:57ça doit être notre point de départ
48:59après je vois bien
49:00pourquoi
49:01les trois personnalités
49:02que vous avez citées
49:03sont en tête
49:04c'est que dans le fond
49:04le leitmotiv
49:05ça va être
49:06on n'a pas essayé
49:07c'est ça
49:07mais c'est tout de même
49:08un peu court
49:10pour un grand pays
49:10comme la France
49:11une grande nation
49:12comme la nôtre
49:12on ne va pas tout d'un coup
49:14basculé vers les extrêmes
49:15parce qu'on n'a pas essayé
49:16si c'est essayer
49:17simplement pour se saborder
49:19je ne pense pas
49:19que ce soit la bonne solution
49:20à nous
49:21autre force politique
49:23de montrer que nous savons
49:24nous remettre en cause
49:25ça doit être le point de départ
49:27que nous avons compris
49:28ce qui ne marchait pas
49:29d'où les propositions
49:30que je fais
49:30de réorganisation
49:31de A à Z
49:32de la cave
49:34jusqu'au plafond
49:36du sol
49:37jusqu'au comble
49:38de la maison
49:39la réorganisation totale
49:41de notre vie politique
49:42pour qu'elle soit
49:42plus efficace
49:43en ajoutant un point
49:44qu'on n'a pas cité
49:45qui est essentiel
49:46donner la parole
49:47aux français
49:47je rappelle que
49:48la première revendication
49:49des gilets jaunes
49:50c'était le référendum
49:52d'initiative citoyenne
49:53il m'arrive de travailler
49:54le lundi
49:55quand je donne des cours
49:56en Suisse
49:56dans ce pays
49:57le référendum
49:58est totalement banalisé
49:59s'il y a 50 000 citoyens
50:01qui veulent changer
50:02une loi
50:02ils peuvent le faire
50:03je pense que
50:04la participation directe
50:06de nos compatriotes
50:07à la décision politique
50:09pas au débat politique
50:10est de nature
50:11à apaiser les choses
50:12et à changer la donne
50:13vous savez aussi
50:14qu'en cas de référendum
50:17je ne pense pas
50:17uniquement
50:18et forcément
50:18à celui du général de Gaulle
50:19mais les français
50:20quand ils vont voter
50:21votent aussi parfois
50:22plus pour dire
50:24non à l'équipe en place
50:25que pour répondre
50:26à la question
50:26ça arrive
50:27sauf si vous donnez
50:28le pouvoir
50:29aux français eux-mêmes
50:31c'est toujours
50:32le même principe
50:32qui m'anime
50:33la leçon que je tire
50:34de ces 30 années
50:35de vie politique
50:37c'est que
50:38le pouvoir
50:38est trop confisqué
50:41et que si vous le rendez
50:42à ceux qui
50:43voudraient l'exercer
50:44ça peut être un maire
50:46ça peut être les régions
50:47ça peut être les collectivités locales
50:48ça peut être le citoyen
50:50lui-même
50:50qui participera
50:52à la vie de l'assemblée
50:53qui pourra organiser
50:54un référendum
50:55et bien les choses
50:56se passeront mieux
50:56nous sommes à un moment
50:58où le pouvoir
50:58doit être plus équitablement
51:00partagé
51:00et c'est ça
51:02qui paradoxalement
51:04renforcera
51:04la puissance de l'État
51:05laquelle je crois
51:06dans les fonctions essentielles
51:08qui sont les siennes
51:08garantir la sécurité des gens
51:10garantir la protection
51:12éduquer
51:13garantir la protection
51:14de notre santé
51:16recentrer l'État
51:17sur ses tâches essentielles
51:18mieux partager le pouvoir
51:20avec les citoyens
51:22et les collectivités locales
51:23les partenaires sociaux également
51:24c'est pour moi
51:25le bon équilibre
51:26que nous devons trouver
51:26et après
51:27on pourra parler de projets
51:28et de propositions concrètes
51:29mais d'abord
51:30regardons comment décider mieux
51:31plus vite
51:32et plus efficacement
51:33on marque une dernière pause
51:34notez qu'à 13h30
51:35c'est le comédien
51:36et réalisateur
51:37Gilles Lelouch
51:38qui sera l'invité
51:39d'Augustin Trapenard
51:40sur RTL
51:40pour l'instant
51:4113h25
51:41ce sont les mots de la fin
51:43dans un instant
51:44dans le journal inattendu
51:45de Bruno Le Maire
51:46à tout de suite
51:51Bonne journée
51:53sur RTL
52:01le journal inattendu
52:02de Bruno Le Maire
52:03avec Stéphane Boutsoc
52:05sur RTL
52:06Et on termine Bruno Le Maire
52:08avec les mots de la fin
52:09des noms
52:10ou des mots
52:10je vous les propose
52:11et vous nous dites
52:11le plus succinctement possible
52:13ce qu'ils évoquent pour vous
52:15on va commencer donc
52:16par ces trois présidents
52:18avec lesquels
52:18vous avez travaillé
52:20dites-moi
52:20ce que vous évoquent
52:21donc leurs noms
52:22on commence par
52:23Jacques Chirac
52:24L'affection
52:25Nicolas Sarkozy
52:27La puissance
52:28Emmanuel Macron
52:31L'intelligence
52:33Vous avez joué
52:34votre propre rôle
52:35on vous voyait
52:36dans le film
52:36Quai d'Orsay
52:37de Bertrand Tavernier
52:38qui se passait
52:38au ministère
52:39des Affaires étrangères
52:40sous Dominique de Villepin
52:41qui pourrait jouer
52:42Bruno Le Maire
52:42dans un biopic
52:43inspiré de votre vie ?
52:49Un acteur
52:50français ou étranger
52:51d'ailleurs
52:52qui verriez-vous
52:53qui voudriez-vous voir ?
52:55Alors je préfère
52:55répondre à cette question
52:56sinon ça pourrait
52:57paraître très prétentieux
52:58je vais citer un acteur
52:59que j'aime énormément
53:00c'est Benjamin Voisin
53:01Très bien
53:01nous transmettons
53:02qui va jouer Johnny
53:03vous savez
53:04mais je précise tout de suite
53:05je n'ai pas la chance
53:06d'avoir la belle gueule
53:07de Benjamin Voisin
53:08Décision
53:09c'est dans le titre
53:10de votre livre
53:10c'est aussi
53:11le tout dernier mot
53:12de cet ouvrage
53:14parmi celles
53:14que vous avez prises
53:15laquelle vous rend
53:16le plus fier
53:17et laquelle vous donne
53:18le plus de regrets ?
53:20Le plus fier ?
53:21Le plus fier
53:22c'est d'avoir
53:23sauvé
53:24l'aide
53:24d'urgence
53:26accordée
53:27par l'Union Européenne
53:29aux plus démunis
53:31c'est un combat
53:31qu'on a mené
53:32avec Véronique Colucci
53:33je lui rends hommage
53:34et pour moi
53:35c'est ça l'Europe
53:35c'est la solidarité
53:36avec les plus faibles
53:37Et le regret ?
53:39Le regret
53:40c'est de ne pas
53:40avoir pu aller
53:41au bout du rétablissement
53:42des comptes publics
53:43bien sûr
53:44Merci Bruno Le Maire
53:45d'avoir été notre invité
53:46dans ce journal inattendu
53:47je rappelle donc
53:48l'apparution
53:49chez Gallimard
53:50de ce livre
53:51Le temps d'une décision
53:53Merci à Dany Matouk
53:55à la réalisation
53:56de l'émission
53:56à Marie-Caroline Mandon
53:58qui m'a aidé
53:58à la préparer
53:59la semaine prochaine
54:00édition spéciale
54:01nous serons en direct
54:02du 79ème
54:03Festival de Cannes
54:04au coeur du plus grand
54:05rendez-vous
54:06de cinéma au monde
54:07en compagnie
54:08de nombreux invités
54:09Bon samedi
54:10sur RTL
54:11tout de suite
54:12place aux variétés
54:13d'Augustin Trappnard
54:14Salut Augustin
54:15d'ailleurs un invité
54:15qui va avoir
54:16une très belle actualité canoise
54:18Salut Stéphane Becourt
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