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Les Vraies Voix avec Bruno Pomart, Bruno Godart et Philippe Bilger
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NewsTranscription
00:00Au Asud Radio, 17h20, Jacques Cardoze, Cécile de Ménibus.
00:05Effectivement, Jacques Cardoze est avec nous pendant toute la semaine.
00:08On est ravis de vous accueillir, mon cher Jacques.
00:10Et moi donc, je suis ravi d'être à vos côtés, Cécile.
00:12C'est un plaisir.
00:13Ça fait un peu de soleil dans notre cœur et dans ce studio.
00:16Parce qu'on en manque du soleil en ce mois de mai.
00:18C'est terrible.
00:18Regardez, Jacques, il est pas mal.
00:20Vous entendez bien, tout le monde.
00:22Vous avez vu ?
00:23J'essaie de me glisser.
00:24Il y a encore deux heures, Jacques.
00:25Oui, oui, non, ça va.
00:27Avec Bruno Pommard, Bruno Gonard et bien sûr Philippe Bilger.
00:31Et vous, 0826 300 300.
00:33Revenez sur ce rapport très attendu, publié aujourd'hui du député Charles Aloncle.
00:39Avec cette question du jour, selon vous, est-ce la fin de l'omerta ?
00:42Pour l'instant, vous dites plutôt oui à juste 51%.
00:47Et tout de suite, Jean-Pierre était avec nous.
00:50Oui.
00:51Il est sans doute le député qui a le plus fait parler de lui ces derniers mois.
00:54Élu UDR, le parti d'Éric Ciotti, allié à Marine Le Pen.
00:56Il est le rapporteur de la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public.
01:00Est-ce que vous prévoyez un tiers de réduction du budget sur les sports ?
01:02Alors, c'est plutôt un quart.
01:03C'est 50 millions net de recettes publicitaires sur un budget de 200 millions.
01:07Donc, j'explique au contraire, vous aurez l'occasion de lire le rapport,
01:10qu'il faut sanctuariser ces grandes compétitions sportives
01:13qui font, d'une certaine façon, la fierté française.
01:16Est-ce que vous demandez la fusion de France 2 et de France 5 ?
01:18Absolument.
01:18Oui.
01:19Et la suppression de France 4 ?
01:20Absolument.
01:21Alors, il y a une fusion entre France 2 et France 5.
01:23Pourquoi je la propose ?
01:24Parce qu'aujourd'hui, vous avez énormément de contenu rediffusé
01:27sur ces deux antennes en deuxième partie de soirée.
01:29Et vous avez neuf jeux chaque jour qui sont diffusés sur France 2.
01:32C'est beaucoup trop.
01:33Ah !
01:37Selon vous, c'est la fin de l'Omerta.
01:38Jean-Pierre est avec nous de Marseille.
01:40Bienvenue, Jean-Pierre, pardon.
01:44Merci d'être avec nous sur Sud Radio.
01:46Qu'en pensez-vous ?
01:48J'espère que c'est la fin de l'Omerta et j'ai découvert le travail remarquable de Charles à
01:53l'oncle.
01:54J'ai regardé presque tous les débats.
01:57Et félicitations à Jacques Cardoz, d'ailleurs, pour sa prestation.
02:01C'était une Omerta, oui, je crois, parce que j'ai découvert les salaires des dirigeants supérieurs à celui du
02:07Président de la République pour une trentaine d'entre eux.
02:09J'ai découvert le salaire des lignes lucées à 25 000 euros, des indemnités de licenciement à 400 000 euros
02:15pour être embauchés chez la société de production et continuer à présenter le même jeu télévisé.
02:21J'ai découvert l'enrichissement de milliards de terres exclusivement à gauche qui ont un agenda politique.
02:29J'ai découvert ces sociétés privés qui ont des contrats pour un milliard d'euros.
02:32C'est juste un scandale et j'espère que tout cela va effectivement bouger.
02:38On ne savait rien de tout ça, donc effectivement, l'Omerta, c'est un terme approprié, un terme de mafia.
02:44Je dirais un terme de groupe organisé pour ménager et entretenir ses propres intérêts de manière consubstantielle et consanguine.
02:53Donc franchement, je suis dégoûté, quand je paye mes impôts, de me dire que je paye les salaires de tous
02:58ces gens-là.
03:00Eh bien, dis donc, vous les avez rhabillés pour l'hiver, Jean-Pierre !
03:03C'est bien ! Philippe Bilger ?
03:05Moi, contrairement à Bruno, je ne discuterai pas le terme Omerta, mais plutôt le terme fin.
03:12Je ne crois pas qu'un rapport, une commission aussi brillante soit-il, puisse constituer la fin de quelque chose,
03:23alors que la France est très rétive à la transparence.
03:28En revanche, le travail de Charles Lalonde, malgré les attaques dont il a été victime,
03:34les propositions qu'il fait, qui sont peut-être discutables, mais qui méritent d'être examinées,
03:41font qu'en effet, il a soulevé un couvercle et qu'il est fondamental aujourd'hui de partir de ses
03:48dix mesures principales qu'il a évoquées.
03:51Mais si ce n'est pas la fin de l'Omerta, Philippe, à vous entendre, c'est peut-être le
03:55début de quelque chose.
03:56Et c'est là où cette commission d'enquête, elle est quand même extrêmement intéressante.
04:01Je disais tout à l'heure, c'est un couvercle au-dessus d'une marmite, on a levé ce couvercle
04:05et finalement, on découvre des choses.
04:07Alors, je pense que tout le monde aura un avis.
04:09Par exemple, on entendait là cet auditeur, on entendait, pardon Charles Lalonde dire,
04:13moi je considère qu'il faut sanctuariser les trois grandes compétitions sportives et éliminer tout le reste.
04:18J'avais l'impression que vous, vous disiez, c'est exactement l'inverse qu'il faut faire.
04:22Bon, mais c'est ça qui est intéressant, c'est que chacun a une opinion finalement.
04:25C'est l'inverse, parce que le service public, c'est de montrer des sports différents,
04:28des sports qui ne sont pas ultra connus, qui ne sont pas ultra médiatisés.
04:32Donc en fait, le foot, typiquement le foot, le cyclisme, le tennis, tout le monde, il y aura toujours une
04:37chaîne pour le diffuser.
04:38En revanche, le rôle du service public, et c'est pour ça que moi, je pense que le délicieux...
04:42Les sports olympiques, par exemple.
04:43Voilà, exactement, que le délicieux Charles-Henri Aloncle n'est pas un fin connaisseur à la fois de l'audiovisuel
04:49et de la notion de service public, parce que ce qui est important, c'est de montrer autre chose en
04:52fait.
04:53C'est ça, le service public.
04:54C'est d'aller sur des sports qui ne sont pas ultra médiatisés pour leur donner un sens et une
04:59visibilité.
05:00Vous êtes sûr de ça, Bruno, parce que je ne suis pas persuadé, pardon Bruno, vous vouliez intervenir,
05:07que le service public soit par vocation destiné à aller vers les structures et les exercices minoritaires.
05:17Il y a une définition, Philippe, il y a une définition du service public.
05:19Le service public est censé faire ce que le privé ne pourra pas faire pour des raisons...
05:24Ou ne voudra pas faire.
05:24Ou ne voudra pas faire pour des raisons budgétaires.
05:27Et on le comprend très bien.
05:28C'est normal, dans un paysage audiovisuel quel qu'il soit, le privé, il a besoin d'argent, donc il
05:33a besoin de la publicité.
05:34Donc un certain niveau d'audience.
05:36Mais pour le public, pas forcément.
05:38Et donc c'est là où c'est intéressant.
05:40Pour reprendre l'histoire du sport, moi je suis d'accord avec vous.
05:43S'il y a une compétition de tir à l'arc, ou si je suis fan de, j'en sais
05:46rien moi, de bobsleigh,
05:48c'est a priori sur France Télévisions que je dois l'avoir.
05:51C'est quoi le budget de TF1 ?
05:54C'est une bonne question.
05:56Je crois que c'est pas 3 milliards ?
05:58Non, je pense pas.
05:59On va vérifier.
06:02En tous les cas, moindre que les 4 milliards, ça c'est certain.
06:04Oui, mais c'est clair.
06:05Mais en plus dans les 4 milliards, attention.
06:07Attendez, là on parle d'une seule chaîne.
06:09Non, non, attendez.
06:10Le groupe du service public, c'est des radios, des télévisions.
06:13Exactement.
06:14Moi ce qui m'appelle là-dedans, c'est pas tant les programmes à la limite,
06:18c'est toute cette gabegie, de cette hiérarchie qu'on a vue à France Télévisions,
06:22qu'on ne voit pas à France Télévisions, à TF1 par exemple,
06:25où vous avez 30 cadres qui sont à 150 000 euros par an de salaire.
06:29Oui.
06:30C'est un truc, mais on est dans le service public.
06:31Oui, c'est ce que dit Jean-Pierre.
06:34On ne dit pas qu'il ne faut pas réformer tout ça, qu'il ne faut pas changer les lignes.
06:37C'est le détail, le nombre de banniers de services qu'ont ces gens-là.
06:40Enfin, il faut arrêter de déconner.
06:43Juste une chose, ça faisait 15 ans qu'il n'y avait pas eu une commission d'enquête sur le
06:46service public.
06:47Donc je pense qu'à tous ceux qui disent que c'est un scandale, qu'il y a un agenda
06:50politique, etc.,
06:51peut-être, j'ai envie de dire peut-être, mais alors.
06:54Sûrement.
06:55De toute façon, rien n'est anodin dans la vie, on sait très bien.
06:57Jacques, il faut toujours regarder d'où on parle.
07:00Je suis désolé.
07:02Une fois que vous avez dit ça,
07:05ça a du sens quand même.
07:06La façon dont lui mène cette commission,
07:09elle est forcément différente que si ça avait été quelqu'un d'un autre parti politique.
07:13Pourquoi quelqu'un d'un autre parti politique ne l'a pas fait ?
07:15Il n'y a aucun problème, mais en fait, lui, il avait besoin d'une visibilité.
07:19Son parti avait besoin d'une visibilité.
07:21C'était le truc idéal, parce qu'il y a un côté très populiste dans tout ça.
07:25On prend en chiffre 4 milliards, et on dit, vous vous rendez compte, c'est scandaleux.
07:27Mais les 4 milliards, ce n'est pas 4 milliards de dépenses inutiles.
07:30Ce n'est pas vrai.
07:31Personne n'a dit ça.
07:32Bruno, vous l'avez sur le sujet politique.
07:33Vous allez sur la politique pure.
07:35Oui, bien sûr, parce que c'est de la politique.
07:36Ce n'est pas ça, c'est le geste.
07:37Pas seulement.
07:37Non, moi, je ne suis pas d'accord avec vous.
07:38Ce n'est pas seulement de la politique.
07:39Oui, bien sûr qu'il a un agenda politique.
07:41Bien sûr qu'il a utilisé son droit de tirage, comme on dit à l'Assemblée nationale.
07:44Mais n'empêche que les autres partis ne l'ont pas utilisé pour le service public.
07:48Bon, donc, ben oui, mais voilà.
07:50Donc, ça veut dire quelque chose, quelque part.
07:52Mais Bruno, ils ne l'ont pas utilisé, tout simplement,
07:55parce qu'ils ne voulaient jamais discuter l'utilité du service public audiovisuel.
08:01Et deuxièmement, pour répondre à Jacques, peut-être de manière provocatrice,
08:07je ne vois aucune obligation pour le service public de généraliser la passion pour le tir à l'arc.
08:15Non, mais je suis sérieux, là.
08:17C'est très intéressant de prendre cet exemple-là, parce que c'est la définition du service public.
08:21Le service public est censé faire ce que les autres ne feront pas.
08:26Sinon, il n'y a pas d'utilité.
08:27Il y a un auditeur, pardon, je vous coupe,
08:30et puis il y a un auditeur qui dit, en clair, parce que c'est assez long ce qu'il
08:33a mis,
08:34est-ce que, quand on voit les salaires sur le service public de l'audiovisuel,
08:37et quand on voit ce que sont payés les policiers, à l'hôpital,
08:40est-ce qu'il n'y a pas un petit problème d'échelle, en fait ?
08:43C'est un milieu, la télévision, c'est un milieu, les médias.
08:47On ne veut pas faire une exception, en fait.
08:49Non, mais c'est un système, pour avoir de bons professionnels à la télévision,
08:53il faut se mettre sur la grille des salaires de l'ensemble de cet écosystème.
08:56On ne peut pas comparer.
08:58Évidemment que c'est beaucoup plus important, le travail d'une infirmière,
09:01ou d'un médecin, ou de je ne sais pas quoi.
09:03Bruno, exemple, je l'ai en tête, Engacha, employé à la mairie de Paris,
09:0860 000 euros par an, et 5 000 euros à France Télévisions,
09:11160 000 euros, qu'est-ce qu'il fait d'extraordinaire ce n'est ?
09:14Je ne dis pas que le directeur des affaires opère des opérations spéciales.
09:16Évidemment qu'il y a des choses à bouger, il y a des lignes à bouger.
09:18Mais il faut faire attention, il faut raisonner avec nuance.
09:22C'est un écosystème, c'est un milieu, les médias, c'est un milieu, la télévision, il y a des
09:27salaires.
09:28Et moi, c'est mes épaules.
09:28Mais non, mais si on allait...
09:30Donc on supprime le service public ?
09:32Mais non, je n'ai pas dit ça.
09:33Il y a peut-être une médiane entre les deux.
09:35Si on allait au bout de ce raisonnement,
09:37si on raisonnait par rapport à un salaire
09:41qui est correspondant à l'utilité sociale de chacun,
09:45on aurait la révolution demain.
09:47Moi, ça ne me gênerait pas, mais ça n'arrivera jamais.
09:52Et en ce sens-là, on peut dire que les salaires de l'audiovisuel sont un scandale.
09:57Bien sûr.
09:57Par rapport à cela.
09:58Si jamais vous les rapportez à d'autres métiers.
10:02Mais il faut raisonner en termes d'écosystème.
10:03Mais j'ai une question à vous poser,
10:05parce qu'il fait un certain nombre de propositions
10:08qui, je trouve, sont quand même assez intéressantes
10:10ou en tous les cas, méritent d'être débattus.
10:13Après, il a raison, il n'a pas raison, il y a un agenda.
10:15Encore une fois, moi, ce que je trouve passionnant
10:17dans cette affaire d'audiovisuel public,
10:20c'est que tout le monde a un avis.
10:21Tout le monde a un avis.
10:22Et c'est difficile, en fait, de définir
10:24quelle est la cartographie idéale de l'audiovisuel public.
10:28Par exemple, il dit, en matière de divertissement,
10:31moi, je trouve qu'il y a trop de jeux.
10:32Ça, c'est vrai.
10:33Il dit, je trouve que les divertissements
10:35n'ont pas leur place sur le service public.
10:37Moi, je vais peut-être vous choquer.
10:38Je suis d'accord avec lui.
10:39Je trouve que...
10:41Je vais vous citer un exemple.
10:42Il y a quelques années,
10:44France Télévisions a organisé
10:46ce qu'ils ont appelé la soirée des champions.
10:49Ils ont loué le Stade de France
10:51pour Teddy Riner et d'autres champions.
10:53Et vous imaginez le coût
10:55pour plusieurs soirées
10:57de la réservation du Stade de France
10:59pour pouvoir organiser quelque chose de massif.
11:01Alors, on peut comprendre,
11:02ils avaient envie de faire un gros coup.
11:03Ils se sont dit, si on fait un divertissement,
11:06nous, il faut qu'on fasse quelque chose de lourd
11:07avec du sport parce que ce sont les valeurs, etc.
11:09Donc, il y avait une histoire derrière.
11:11Je ne dis pas que c'était stupide.
11:12Autour de lui.
11:13Mais oui, autour de lui.
11:14Et puis, de l'amour des Français pour les champions.
11:16Donc, pourquoi pas ?
11:17N'empêche que ça n'a pas été du tout
11:18un succès d'audience.
11:19Et que, quand vous analysez ça à froid,
11:21vous vous dites,
11:22bah ouais, peut-être que là,
11:23il y a des économies à faire.
11:24Parce que le divertissement,
11:26à ce prix-là,
11:27c'est peut-être pas la bonne idée.
11:28Mais là, on est sorti du service public.
11:30Ah bah non !
11:30Ça n'est plus du tout du service public.
11:32Donc, le service public
11:33doit faire du service public
11:34et ne pas singer le privé.
11:35Parce qu'ils, là, pour le coup,
11:36ils n'ont ni le talent,
11:37ni les moyens
11:38et ni le besoin de faire ça.
11:40Parce que ce n'est pas leur enjeu.
11:41Si, c'est ce que dit
11:42le député Aloncle.
11:43Est-ce que le fait
11:44qu'il y ait trop de chaînes,
11:45énormément de rediffusions,
11:46qu'effectivement,
11:47certains téléspectateurs
11:48se plaignent de dire,
11:49bah nous,
11:50vous nous imposez des chaînes,
11:51mais vous rediffusez
11:52des choses régulièrement
11:54et il n'y a pas de frais.
11:55Est-ce que là,
11:55il a raison de se dire,
11:57est-ce qu'on a autant besoin
11:58de radios différentes ?
12:00Est-ce qu'on a autant besoin
12:01de télé ?
12:02Est-ce que tout ça...
12:04Cécile, on a besoin
12:04de diversité.
12:05Bien sûr.
12:06Dans notre monde, aujourd'hui,
12:07on a besoin de gens
12:08qui pensent différemment,
12:10qui voient des choses différentes,
12:11qui proposent des choses différentes.
12:13Moi, je trouve que
12:13ce n'est pas l'idée
12:14la plus géniale
12:15de supprimer des chaînes
12:17parce que si ces chaînes existent,
12:19ce n'est pas pour rien.
12:19Je veux dire,
12:20il n'y a pas des gens,
12:20un jour,
12:21qui ont dit,
12:21tiens, on va ouvrir une chaîne.
12:23Mais regardez,
12:23France 4,
12:24elle n'a pas échoué.
12:24Non, mais France 4,
12:26ils ne savent pas quoi en faire.
12:27C'était une chaîne de jeunes
12:30et puis là,
12:31ils voient bien
12:32qu'il y a un problème
12:32avec France 4.
12:34Arrêtons France 4
12:35et puis gardons France 5,
12:36France 2, France 3.
12:37Mais si tu fais ça,
12:38tu vas couper une partie
12:39des programmes
12:40qui sont sur France 5.
12:41Ça va être très compliqué,
12:42en fait, ça.
12:43Je ne dis pas
12:43que c'est forcément
12:44une mauvaise idée,
12:45qu'il faut chercher des économies.
12:47C'est une certitude
12:48parce qu'il ne faut pas
12:49dépenser l'argent
12:50n'importe comment.
12:50Mais je pense
12:51qu'il y a d'autres solutions
12:52pour trouver de l'argent
12:53dans le service public
12:55plutôt que de supprimer
12:56des chaînes
12:56et donc supprimer
12:57de la diversité.
12:58Moi, quand on touche
12:58à la diversité,
13:00ça m'angoisse toujours.
13:01Oui, si vous enlevez
13:03une chaîne comme France 4
13:04qui est inauditée,
13:05je comprends,
13:06mais ce qui n'est pas le cas.
13:07On ne sait pas où elle est.
13:08C'est vrai que France 4,
13:08c'est le mauvais exemple
13:09parce qu'elle n'a pas
13:10une identité très forte.
13:11Combien de personnels ?
13:12Alors, vous allez me dire,
13:13il y a X chaînes.
13:14Il y a 10 ou 11 000 personnes
13:15qui travaillent dans ce truc.
13:16Il y a 8 500 permanents.
13:19Est-ce qu'il y a vraiment
13:198 500 personnes utiles ?
13:22Moi, je suis pragmatique.
13:23Les gens travaillent
13:24dans le groupe
13:25France Télévisions
13:25et Radio France.
13:26Ah oui.
13:27Après, il ne faut pas
13:28tout jeter en pleine.
13:29Ils font des émissions de télé,
13:31des émissions de radio.
13:32Oui, mais des équipes
13:32de reporters, etc.
13:33Moi, je vois des équipes
13:34de reporters qui viennent
13:35sur mes opérations, par exemple.
13:36Les mecs, ils arrivent tout seuls
13:37avec une petite caméra,
13:38tout seul.
13:38J'en ai dû arriver.
13:40Les amis, il nous reste une minute.
13:42Est-ce que vous pensez
13:42que ça va servir ?
13:44Moi, j'ai des auditeurs
13:45qui nous disent
13:45ce sera comme Bolloré,
13:47ça ne servira à rien.
13:48On a remué, effectivement,
13:49du sable
13:50et in fine,
13:50il ne se passera rien.
13:51Si, ça va servir.
13:52Si, si.
13:53Parce que je pense
13:53que les dirigeants
13:54de France Télévisions
13:55se sont rendus compte
13:56qu'en fait,
13:56il y avait des dérives,
13:57qu'il y avait des choses
13:58à changer
13:58et je pense que ça va changer
13:59de l'intérieur.
14:00Une petite info à ce propos.
14:02Il y a une émission politique
14:02la saison prochaine
14:04et je crois qu'il y a
14:05une journaliste politique
14:07qu'on a l'habitude
14:07de voir sur CNews
14:09qui va venir
14:12et qui va être invité.
14:13Et vous me parliez
14:14tout à l'heure
14:15de mon père,
14:16Michel Cardoz,
14:17qui fut journaliste
14:18à l'Humanité,
14:19donc communiste.
14:20J'ai une petite anecdote
14:21très rapide
14:21à vous raconter,
14:22Philippe Bilger,
14:23en 1981,
14:24lorsqu'il arrive
14:25à France Inter,
14:26François Mitterrand
14:27vient de gagner,
14:28il a nommé
14:29quatre ministres communistes
14:30au gouvernement
14:31et ils disent
14:32on va faire l'ouverture.
14:33Et qu'est-ce qu'ils font ?
14:34L'ouverture ?
14:35À France Inter,
14:36entre 7h20 et 8h,
14:38vous avez quatre chroniqueurs,
14:39les quatre vont représenter
14:41une couleur politique différente.
14:43C'est ça,
14:43le pluralisme.
14:44C'est ça,
14:45l'équité dont vous parliez
14:46tout à l'heure,
14:47c'est de faire en sorte
14:47que tout le monde
14:48puisse s'exprimer.
14:49Vous voyez,
14:49Charles Alloncle,
14:50il a permis à ce que peut-être
14:51il y ait une journaliste
14:52du Figaro...
14:53Eugénie Bastier,
14:54qui est une excellente journaliste,
14:55pardon,
14:55j'avais oublié son nom,
14:56Eugénie Bastier,
14:57excellente journaliste.
14:57J'imagine qu'elle aura
14:59des questions très piquantes
15:00l'année prochaine
15:01dans ce débat politique
15:02sur France Télévisions.
15:03J'espère que ça serve.
15:04Et on peut rajouter même
15:05que Delphine Hernand
15:06sera la seule
15:07à aller dans un palace à Cannes
15:08alors que tout le staff
15:09ira dans des petits hôtels.
15:10Mais oui,
15:10c'est la vérité,
15:11non mais c'est con,
15:11on va dire.
15:12Il n'y a que des palaces à Cannes,
15:13il ne faut pas la seule,
15:14il n'y a pas d'ibis budget,
15:15il n'y a pas de formule 1,
15:17Attention,
15:17parce que ça,
15:17je pense que nos auditeurs,
15:18ça ne les fait pas rire.
15:20Les chambres d'hôtel
15:21à 1500 euros,
15:22ce n'est pas très drôle.
15:23Quand on voit à Cannes,
15:24c'est comme ça.
15:24Les amis,
15:25merci beaucoup.
15:26S'il vous plaît,
15:27s'il vous plaît,
15:28Jean-Pierre,
15:28merci beaucoup d'avoir,
15:30ça parlait beaucoup,
15:30donc on n'a pas pu vous avoir beaucoup,
15:32mais on vous rappellera,
15:34bien entendu,
15:34vous restez avec nous
15:35dans un instant,
15:36seul contre tous,
15:36Bruno Pommard,
15:37vous dites que la Rave Partie
15:38de Bourges,
15:39une action politique
15:45parle dans un instant.
15:46A tout de suite.
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