Passer au playerPasser au contenu principal
Du lundi au vendredi à 22h, Mickael Dorian revient sur la journée d'infos et de débats traités sur l'antenne de CNEWS dans #LeMeilleurdelInfo

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Le meilleur de l'info sur CNews. Bonsoir à tous. La Maison-Blanche bouclée ce soir suite à une fusillade
00:06à proximité.
00:07Des tirs ont éclaté à proximité de la Maison-Blanche où Donald Trump s'est exprimé il y a quelques
00:12heures.
00:13On va en reparler en détail avec toutes les dernières informations dans un instant.
00:16Mais d'abord le point sur l'actualité avec Isabelle Piboulot. Bonsoir Isabelle.
00:22Bonsoir Mickaël, bonsoir à tous. A la une, six bateaux iraniens détruits par les forces armées américaines.
00:28Ce que dément la télévision d'Etat, des missiles et des drones iraniens qui visaient les bâtiments de l'US
00:34Navy et des navires commerciaux ont également été neutralisés.
00:38En parallèle, la marine américaine a lancé l'opération en projet Liberté dans le détroit d'Hormuz.
00:44Objectif, escorter des navires bloqués depuis deux mois, venus de pays qui ne sont pas impliqués dans le conflit.
00:50Le huitième sommet de la communauté politique européenne a débuté aujourd'hui en Arménie.
00:55Présent, Emmanuel Macron a appelé à une réouverture concertée du détroit d'Hormuz entre l'Iran et les Etats-Unis.
01:02Par ailleurs, le président français a évoqué les potentiels profits pétroliers excessifs.
01:07Les Européens devront s'y répondre si tel était le cas, dit-il.
01:11L'armée russe va observer un cessez-le-feu unilatéral avec l'Ukraine les 8 et 9 mai.
01:17Un arrêt des hostilités à l'occasion des commémorations en Russie de la victoire soviétique contre l'Allemagne nazie.
01:23Le ministère russe de la Défense prévient une frappe massive de missiles s'abattra sur Kiev si la trêve n
01:30'est pas respectée.
01:31L'Ukraine de son côté va observer sa propre trêve les 5 et 6 mai, a déclaré Volodymyr Zelensky.
01:38En France, près de 3 000 fêtards se trouvent toujours au Technival près de Bourges.
01:42L'événement illégal prend fin.
01:45Plus de 22 400 contrôles ont été réalisés depuis vendredi par les 600 gendarmes mobilisés.
01:51Bilan, une centaine de verbalisations pour des tensions de stupéfiants, une soixantaine d'armes saisies, 17 interpellations et 8 gardes
02:00à vue.
02:00Des dégâts agricoles ont aussi été constatés.
02:04Et puis cette agression a rieux la pape près de Lyon.
02:07Une policière municipale a été blessée à la tête hier soir, mais ses jours ne sont pas en danger.
02:12Une quinzaine d'individus cagoulés ont caillassé la voiture de son équipage alors qu'ils ramenaient deux mineurs contrôlés à
02:19leurs parents.
02:20Des CRS sont mobilisés en renfort cette nuit dans le quartier concerné.
02:26Merci beaucoup Isabelle, on vous retrouvera à minuit pour l'édition de la nuit.
02:31Le meilleur de l'info légèrement raccourci ce soir en compagnie de Karim Abrik, Sarah Doraghi, Bruno Combi et Caroline
02:37Tominé.
02:38Bonsoir à tous les quatre.
02:39On va revenir sur les tensions dans le détroit d'Hormuz dans quelques instants.
02:42Mais juste avant, cette information partagée par un journaliste de Fox News.
02:47La Maison Blanche bouclée ce soir suite à une fusillade à proximité.
02:50La presse est confinée dans la salle de presse.
02:52Le président Trump est sain et sauf.
02:54Ce journaliste Nick Sorter qui commente ensuite en disant que ce genre de situation se produit trop souvent.
03:00Il pointe la responsabilité d'une certaine presse qui véhicule, c'est ce que dit régulièrement Donald Trump, des fake
03:06news.
03:07Alors ce qui est sûr, on va en parler notamment avec Claude Moniquet qui est avec nous ce soir spécialiste
03:11terrorisme et renseignements.
03:12Bonsoir Claude.
03:13Ce qui est sûr c'est que les attaques contre le président Trump se multiplient et sont de plus en
03:19plus nombreuses, Claude.
03:20Oui tout à fait.
03:21Donald Trump est sans doute un des présidents les plus décriés des dernières décennies aux Etats-Unis.
03:27Et ça entretient évidemment un climat détestable qui peut donner des idées soit à des gens qui ont des raisons
03:34politiques,
03:34des terroristes ou des extrémistes qui ont des raisons politiques de l'attaquer,
03:39soit à des déséquilibrés comme était entre autres l'individu qui a ouvert le feu au délai des correspondants de
03:46la Maison Blanche il y a une semaine.
03:48Alors aujourd'hui on ne sait pas ce qui s'est passé.
03:50Ce qui est certain c'est qu'un homme a été blessé dans un échange de tir avec des membres
03:55du secret service qui est chargé de la protection du président
03:57à l'angle de la 15ème rue et de Independence Avenue, donc à un jet de pierre de la Maison
04:03Blanche,
04:04alors que Donald Trump commençait une conférence de presse qui a immédiatement été posposée.
04:09La Maison Blanche a été placée sous lockdown, totalement fermée au public.
04:15Une partie des journalistes qui s'y trouvaient ont été évacués.
04:18Et on n'a pas d'autres informations à l'heure actuelle sur la nature de cet incident et ni
04:23l'état de santé de la personne qui a été touchée.
04:25Ce sont des images de la soirée que l'on peut voir à l'écran pendant que vous vous exprimez
04:30sur ce sujet, Claude Moniquet,
04:33Caroline Tominet, le président Trump visé de plus en plus par des tentatives clairement d'assassinat.
04:40On a pu le voir évidemment au moment de la campagne présidentielle, on a pu le voir lors d'un
04:45dîner de gala à Washington.
04:46Et puis ce soir, avec ces échanges de tirs aux abords de la Maison Blanche,
04:51on commence évidemment à s'interroger sur ces nombreuses tentatives qui visent le président américain.
04:56Oui, ça date depuis 2024, ça doit être la cinquième tentative.
05:01Il y avait l'attentat de Butler en juillet 2024.
05:06Septembre 2024, il y a le parcours de golf.
05:09Février 2026, Mar-a-Lago, où il n'était pas sur place.
05:13Et puis effectivement, il y a une semaine, le dîner des correspondants.
05:17Il y a une violence verbale qui a été développée depuis le dernier mandat,
05:27et aussi avec la violence du phénomène de la montée sur le Capitole.
05:35Et il y a entre les républicains et les démocrates, des deux côtés, une exacerbation qui augmente avec les médias.
05:46Et puis les propos de Donald Trump, qui a une personnalité qu'on appelle de promoteur en process communication management,
05:55qui est utilisée par la NASA, et qui développe des antagonismes avec des propos très virulents, en fait, sur ses
06:04opposants.
06:04On le voit bien, et on le vit aussi en Europe.
06:06Ça ne peut évidemment pas excuser les tentatives qui visent aujourd'hui sa personne.
06:11Mais c'est des choses qu'on vit aussi en France sur les mers.
06:15Alors bon, il n'y a pas un discours aussi exacerbé, mais quand même, il y a une dérive de
06:24certains hommes politiques aussi.
06:26Oui, mais il y a une violence politique ambiante, évidemment, qu'on peut mesurer également en France.
06:31Il y a le système de communication de l'Internet, en fait, qui a tendance à monter avec des gens
06:40qui participent,
06:42avec des commentaires, à monter des populations les unes contre les autres, en fonction de leur vision politique.
06:48Et les camps les uns contre les autres, d'une manière générale.
06:50Bruno Combier, un mot peut-être pour commenter, effectivement ?
06:53Oui, juste un mot.
06:53C'est vrai qu'on assiste à un climat qui est de plus en plus délétère, quelque part.
06:57Ça ne s'arrange pas.
06:58Et on voit ça à différents niveaux de la société.
07:01C'est surtout ça qui me paraît inquiétant, parce que ça arrive une fois.
07:04Bon, il y a des fous partout, je dirais.
07:07Mais on voit que c'est à tous les niveaux, à tous les étages.
07:09Et pas seulement en France, dans tous les pays, dans d'autres pays européens,
07:12même de l'autre côté de l'Atlantique, même au Moyen-Orient.
07:15Donc, il y a une sorte de montée d'un climat de violence qui n'est pas du tout un
07:19bon signe pour l'avenir.
07:20Alors, au premier jour, en tous les cas, de l'opération Projet Liberté,
07:23voulu par le président américain, voulu par Donald Trump,
07:26les navires américains ont entré dans le Golfe pour escorter des navires commerciaux bloqués
07:31depuis le début du conflit dans ce détroit d'Hormuz.
07:35Ils ont été visés par des tirs iraniens.
07:37Donald Trump assure qu'un vaisseau sud-coréen a été touché,
07:39mais qu'il n'y a eu aucun autre dégât.
07:41Il assure également, c'est ce qu'il a déclaré ce soir, justement, depuis la Maison-Blanche,
07:45qu'il est la bonne personne pour gérer cette guerre.
07:48Écoutez le président des États-Unis.
07:50Il y a une guerre en ce moment.
07:55Ça fait quoi ? Ça fait six semaines.
07:58Et ils demandent pourquoi ça dure aussi longtemps.
08:00C'était 19 ans pour le Vietnam.
08:02En Irak, on y était pendant de nombreuses années, 10 ans, 12 ans.
08:05On a participé à toutes ces guerres, la Corée, 7 ans.
08:10Je ne vais même pas parler de la Seconde Guerre mondiale.
08:14Mais bon, si vous aviez la mauvaise personne au commande ici,
08:17eh bien, ce serait la Troisième Guerre mondiale en ce moment.
08:20S'il y avait la mauvaise personne à la Maison-Blanche, vous savez, c'est difficile, c'est difficile.
08:26Sarah Doraghi, Donald Trump est la bonne personne pour gérer cette guerre.
08:30C'est ce qu'il dit.
08:31C'est-à-dire, bon, il n'attend personne d'autre, évidemment, pour se jeter des cœurs.
08:36En tout cas, il n'y a pas grand monde qui y va.
08:37Donc, c'est la bonne personne, puisqu'ils ne sont pas nombreux en ce qui concerne l'Iran.
08:44Il dit que 100 mois, ce serait la Troisième Guerre mondiale.
08:47En tout cas, sans l'intervention de Trump, sans l'intervention d'Israël,
08:52ce qui est sûr, c'est que le régime islamique,
08:55non content de massacrer sa population, en ayant accès à l'arme nucléaire,
09:01ferait beaucoup plus de dégâts et ce serait beaucoup plus dangereux pour le monde.
09:05Ça, c'est sûr.
09:06Alors après, c'est vrai qu'on regarde, on écoute Trump, il est fantasque, il est bizarre.
09:11Parfois, on se dit qu'il est complètement cinglé, il est taré.
09:13On peut dire ce qu'on veut.
09:14Il n'empêche que dans les propos qu'il est en train de tenir, il a raison.
09:17Il a quasiment détruit la marine iranienne.
09:22Alors, il reste évidemment les petits bateaux par lesquels les gardiens ne laissaient pas tirer des drones.
09:33Mais il n'empêche que la marine est sacrément démolie, que l'aviation est sacrément démolie,
09:38que les gardiens de la révolution sont en train d'étouffer économiquement.
09:42Et c'est en ça qu'il est vraiment actif.
09:44Ce n'est pas tant les missiles et les bombes de Donald Trump,
09:48mais c'est l'étranglement économique des gardiens de la révolution.
09:52Parce que l'économie en Iran n'existe plus.
09:53L'Iran n'a plus d'argent.
09:55Ceux qui ont l'argent encore, ce sont les gardiens de la révolution.
09:58Et il faut aller jusqu'au bout parce que si les gardiens de la révolution,
10:02on les laisse et on les laisse un peu respirer encore,
10:06ils vont encore s'enrichir et ils vont encore utiliser cet argent pour s'armer,
10:11pour attaquer et le peuple et l'extérieur.
10:13Alors concernant cette journée, les Émirats arabes unis ont fait état de tir
10:16sur un pétrolier présent dans le Détroit, mais aussi directement sur leur territoire.
10:21Des attaques attribuées aux gardiens de la révolution, ce que dément le régime iranien.
10:25Retour sur les dernières informations de cette journée avec le sujet de Julia Ferrand.
10:29Et puis on en parlera également avec Claude Moniquet,
10:31qui est toujours avec nous, spécialiste terrorisme, renseignement.
10:35L'Iran diffuse ces images de propagande de tirs d'avertissement en direction des navires américains
10:42dans le Détroit d'Hormuz.
10:44Déployés dans le cadre de l'opération Projet Liberté,
10:48ces destroyers pris pour cible ont pour objectif de guider les navires commerciaux
10:52bloqués dans le Golfe depuis le début du conflit,
10:55avec la mise en place de parcours sécurisés.
10:58Des tirs iraniens que l'armée américaine dément formellement.
11:03A ces tensions s'ajoutent deux tirs de drones sur un pétrolier émirati
11:07et quatre missiles de croisière en provenance d'Iran,
11:11sur le territoire des Émirats arabes unis.
11:13En réponse, l'Iran a affirmé n'avoir aucun projet de cibler les Émirats,
11:18selon la télévision d'État iranienne.
11:20Autre information démentie,
11:22les États-Unis auraient détruit sept embarcations iraniennes,
11:26selon l'armée américaine,
11:27ce que la télévision d'État iranienne réfute.
11:30Malgré tout, des discussions sont en cours entre les États-Unis et l'Iran,
11:34qui estiment que les Américains ont des demandes excessives.
11:38Nous avons été attaqués par les États-Unis à deux reprises,
11:42alors que nous étions en pleine négociation sur la question nucléaire.
11:45Et il est donc clair que la discussion sur ce sujet
11:47comporte ses propres sensibilités et subtilités.
11:50L'autre parti doit s'engager dans une approche raisonnable
11:52et abandonner les demandes excessives concernant l'Iran.
11:55Donald Trump qui faisait, lui, état ce dimanche
11:59de discussions très positives avec l'Iran.
12:03Alors Claude, Monique et l'escalade se poursuit depuis cet après-midi.
12:06D'autres attaques sont à signaler aujourd'hui,
12:08notamment contre les Émirats.
12:11Oui, tout à fait.
12:12C'est une journée qui a été quand même très chargée dans le Golfe,
12:15qui a commencé par l'annonce iranienne de tir sur un bateau de l'US Navy,
12:21annonce immédiatement démentie par les Américains.
12:23Ensuite, ce qu'il y a de certain, c'est qu'effectivement,
12:25un pétrolier vide sud-coréen était l'objet de tir de drones,
12:31apparemment, ou de missiles, et était en partie en feu en milieu d'après-midi.
12:35Il y a eu des tirs sur les Émirats, trois missiles et quatre drones,
12:40avec dans l'Émirat de Fujaira une installation pétrolière
12:45qui était également en flamme.
12:47Il y a eu des tirs apparemment aussi sur Oman,
12:50puisque à Bouka, sur une petite ville sauportuaire,
12:54sur le détroit d'Hormuz, mais situé à Oman et pas aux Émirats,
12:58il y a eu un immeuble qui a été frappé et au moins deux à trois blessés légers.
13:06Et puis, une guerre de communiqués, avec effectivement les Iraniens
13:09annonçant avoir tiré sur les Américains qui disent « non, ce n'est pas vrai,
13:12mais nous avons coulé sept… »
13:15L'US Navy dit « six bateaux ».
13:17Trump, un rejoutin, dit « nous avons coulé sept petites embarcations iraniennes ».
13:21Et ça, c'est démenti par les Iraniens.
13:23Mais Trump, cela étant, manifestement, ne choisit pas l'escalade pour le moment,
13:27puisqu'il s'est empressé de dire qu'en fait, sur le front iranien, tout allait très bien.
13:33Alors, la situation semble se tendre à nouveau.
13:35Karim Abrik, le cessez-le-feu, est-il en train de voler en éclats ?
13:38La question qui se pose ce soir, c'est évidemment de savoir si la guerre va reprendre.
13:44Les Israéliens s'y attendent, par exemple.
13:46On en parlait notamment vendredi.
13:47On sait qu'Israël, aujourd'hui, se prépare à reprendre les combats.
13:52On nous disait que ça pourrait reprendre en début de semaine.
13:55Le cessez-le-feu, on a l'impression, aujourd'hui, qu'il est complètement en train de voler en éclats.
13:59Oui, mais après, c'est dans, j'allais dire, le côté performatif, ce que va dire Trump là-dessus.
14:04On voit que c'est extrêmement agité.
14:06On a vu, aujourd'hui, ce qui s'est passé avec les tentatives d'attaque.
14:10Mais de ce point de vue, on peut dire que Donald Trump a décidé de ne pas frapper au cours
14:14des derniers jours.
14:16Il aurait pu le faire.
14:17Donc, cette idée, en fait, d'essayer de débloquer Hormuz, on voit qu'il met, comme on dit, ses bays
14:24sur cet aspect.
14:25Mais oui, il pourrait refrapper de façon ciblée.
14:28On verra ce qu'il va décider de faire.
14:29Mais il y a une chose est sûre sur cette escalade possible, en fait, c'est que l'Iran, quelles
14:34sont ses armes?
14:35C'est toujours ça, aujourd'hui.
14:36Les armes de l'Iran n'ont pas tellement bougé là-dessus.
14:39Il y a ce pouvoir, maintenant, économique avec Hormuz.
14:41Il joue là-dessus.
14:43Il y a ce pouvoir de terreur qui est encore présent, même s'ils n'ont pas la capacité militaire
14:48des États-Unis.
14:49Je veux dire, les États-Unis sont beaucoup plus puissants militairement que l'Iran là-dessus.
14:54L'Iran reste quand même avec un pouvoir aussi de nuisance.
14:57Donc, il y a ce côté économique, ce côté de nuisance et ce côté de terreur aussi qui continue.
15:03Donc, même s'ils vont lancer des choses, comme on a vu aujourd'hui, c'est aussi une forme de
15:08propagande.
15:09Alors, il y a aussi, il ne faut pas négliger cet aspect.
15:12Il y a l'aspect de communication parce que c'est aussi une guerre de communication.
15:15Concernant le détroit d'Hormuz, vous en faisiez référence, Karima, Bruno Combi.
15:20Quel est l'enjeu aujourd'hui autour du détroit d'Hormuz?
15:22On va parler dans un instant avec Félix Perolas de l'opération qui est menée depuis ce matin par les
15:27États-Unis autour du détroit d'Hormuz.
15:29L'enjeu aujourd'hui, quel est-il?
15:31L'enjeu d'abord est immense puisque c'est une grande partie du commerce mondial pétrolier, 20% du pétrole
15:37dans le monde.
15:38Ça fait 47 ans que ça nous pendait au bout du nez et que ça ne se réalisait pas.
15:42Moi, j'ai été officier de la marine française sur un avis d'escorteur au détroit d'Hormuz en 1981.
15:48Et le scénario qu'on redoutait, c'est exactement le scénario qui se déroule aujourd'hui devant nos yeux.
15:53On était là pour que justement, ça n'arrive pas.
15:56Donc, les Iraniens se sont longtemps contenus, n'ont pas osé.
15:59Et là, dans cette guerre, on voit qu'il n'y a plus de freins.
16:02Ils se sont libérés en quelque sorte.
16:04Et le détroit d'Hormuz qui était ouvert et qui fonctionnait au début de cette guerre,
16:08eh bien, il est maintenant fermé.
16:10Et c'est une guerre en stop and go.
16:13On avait l'impression encore jusqu'à ce matin que ça allait mieux.
16:17Trump faisait des déclarations disant que les discussions sont très positives,
16:22qu'il a écrit une lettre au Sénat en disant la guerre est terminée.
16:25Et puis, patatras, dans la journée, les tirs reprennent dans les deux sens, comme on vient de le voir,
16:31avec deux bateaux qui sont en flamme quand même.
16:34civils.
16:35Et finalement, il devait y avoir ces 913 bateaux civils évacués.
16:38On était partis pour une opération humanitaire ce matin, évacuer ces 913 navires.
16:45Et puis finalement, il y en a deux qui ont réussi à sortir, mais il y en a deux qui
16:49sont en flamme.
16:49Oui, mais vous avez remarqué que ce n'est pas Donald Trump en ce moment qu'il y a le
16:53temps béniteux.
16:54Absolument. Donald Trump essaye de calmer le jeu. Il fait ce qu'il peut.
16:57Le problème, c'est que la géographie est comme elle est et que l'Iran contrôle, de fait,
17:01le détroit d'Hormuz d'un point de vue militaire.
17:02On a l'impression aujourd'hui, c'est-à-dire que d'un côté, on a effectivement Tsaal qui dit
17:08aujourd'hui
17:08surveiller de près ce qui se passe. L'armée israélienne qui semble être prête à reprendre les combats
17:14incessamment sous peu. Il y a évidemment la situation autour du détroit d'Hormuz.
17:17Et puis Washington qui semble vouloir gagner du temps quand même, Bruno Combi.
17:20Oui, Washington cherche à gagner du temps parce qu'il ne veut pas... Déjà, les Iraniens ont dit très clairement
17:25que si ça montait trop, ils allaient détruire toutes les installations pétrolières et gazières aux alentours.
17:32Or, ça ne va déjà pas très fort. Il y avait les installations gazières au Qatar qui ne sont déjà
17:37pas en très bonne forme.
17:38Aujourd'hui, on apprend que c'est le terminal pétrolier de Fujaira qui est en flamme.
17:43Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que même si demain, la guerre s'arrêtait par miracle,
17:47que tout le monde se mette d'accord, les installations au Qatar, il va falloir plusieurs années pour les reconstruire.
17:52Le terminal pétrolier de Fujaira, c'est pareil, c'est un gros terminal pétrolier.
17:57On va revenir d'abord sur ce qui s'est passé depuis ce matin justement autour du détroit d'Hormuz
18:00avec cette opération projet liberté voulue par Donald Trump qui vise donc à escorter les navires dans ce détroit.
18:07Et puis vous allez effectivement pouvoir commenter, décrypter un petit peu tout ça.
18:11Là, depuis ce matin, le centre de commandement militaire américain a fait savoir dans un communiqué
18:16que quelques 15 000 soldats étaient impliqués dans cette opération.
18:20Les explications avec Félix Pérolas.
18:22Depuis ce matin, les Américains ont commencé à soutenir le Freedom Project,
18:27autrement dit le projet pour la liberté.
18:29Ce plan, il sert à rétablir la liberté de navigation pour le trafic maritime commercial dans le détroit d'Hormuz
18:36et pour cela, d'importants moyens militaires américains ont été déployés.
18:40Vous le voyez sur ces images, des destroyers lance-missiles, plus de 100 aéronefs terrestres et maritimes,
18:46des plateformes multidomaines sans pilote et 15 000 militaires qui ont été expressément déployés.
18:53Ces destroyers, ces aéronefs ont pour objectif d'accompagner les navires marchands
18:57qui souhaitent transiter librement par le détroit d'Hormuz.
19:01Mais au vu des dernières informations, la tâche semble compliquée.
19:04Caroline Tominé, qu'est-ce qui a poussé Donald Trump à mettre en place cette opération ?
19:10Pour le moment, il a besoin de pousser les Iraniens à la faute pour intervenir.
19:15Le matériel est arrivé, 8,6 milliards de matériel pour le renfort.
19:21Les Israéliens ont envie, souhaitent avancer à nouveau sur des points stratégiques
19:32qu'ils ont pu identifier avec le cessez-le-feu.
19:36Et pour les Américains, il est important de pouvoir avoir des alliés qui les rejoignent dans cette guerre.
19:44Donc, ils ont intérêt à pousser les Iraniens à faire des fautes et à récupérer les Émirats
19:51avec eux dans une procédure de défense sur le détroit d'Hormuz.
19:56Et l'avantage du détroit d'Hormuz, c'est qu'en fait, ça concentre une victoire pour les Américains,
20:03ce qui est difficile sur le terrain iranien.
20:05Mais ils ont besoin de les mettre en faute pour aussi continuer sur des sujets stratégiques
20:11comme les infrastructures qui vont servir à produire tous les missiles et les drones,
20:19pouvoir intercepter les lanceurs de missiles avec les nouvelles technologies
20:24qu'ils sont en train d'amener sur le terrain du Moyen-Orient.
20:30Changer l'organisation sur les bases américaines et faire passer les équipes en Israël,
20:36qui est beaucoup plus protégée.
20:37Il y a quand même eu six bases américaines touchées avec des très gros dégâts et morts et blessés.
20:43Donc, ils doivent changer leur stratégie, faire venir les Émiratis dans le conflit.
20:50Et les Émiratis, ça veut dire aussi derrière, il y a la France qui a quand même...
20:55Évidemment, qui a des intérêts dans la région.
20:58Qui a des intérêts dans la région, mais aussi qui a une convention défense.
21:03Donc, ça a quand même des conséquences importantes pour l'avenir.
21:07Et on va continuer d'en parler dans un instant.
21:09Le régime iranien qui semble considérer cette opération comme une violation du cessez-le-feu.
21:13Il faut voir ça aussi.
21:14C'est-à-dire qu'évidemment, le régime iranien répond parce que pour eux,
21:17les États-Unis sont en train de rompre le cessez-le-feu.
21:19On va en parler, évidemment.
21:21On partira également en Israël rejoindre Olivier Benkemoun qui se trouve là-bas.
21:25On va évidemment parler de tout ça dans un instant.
21:28Claude Monique est toujours avec nous.
21:29Restez avec nous pour la suite du Meilleur de l'Info sur CNews.
21:36Le Meilleur de l'Info sur CNews.
21:37On va continuer de parler de cette opération Projet Liberté
21:40qui est menée par les États-Unis et de ce qui se joue depuis ce matin autour du Détroit d
21:45'Hormoz.
21:45Mais justement, parce qu'on dit tout à nos téléspectateurs,
21:48il y a un débat qui s'est créé dans le débat.
21:50Un débat qui s'est créé pendant la pub.
21:52Donc on va essayer de le partager avec nos téléspectateurs.
21:54C'est-à-dire qu'il y avait, on va dire, une mésentente entre Sarah Doraghi et Caroline Tominé
22:02sur les capacités de l'Iran aujourd'hui à poursuivre encore ce combat,
22:08à poursuivre encore cette guerre.
22:09Jusqu'où, justement, l'Iran a encore les moyens, effectivement, d'aller
22:13et comment les Américains arrivent réellement aujourd'hui à asphyxier le régime iranien.
22:19Et là-dessus, j'ai l'impression que vous n'étiez pas d'accord, Sarah Doraghi.
22:22Là, c'est avec vous que je ne suis pas d'accord.
22:24Je pense qu'on était plutôt d'accord sur une chose, en tout cas,
22:26c'est qu'on aurait dû faire, on aurait dû, les Américains et les Israéliens,
22:30beaucoup plus pendant la guerre des 12 jours.
22:32Ils n'auraient pas dû s'arrêter en si bon chemin.
22:34Et ça aurait peut-être évité le massacre.
22:37Là où, je ne sais même pas qu'on n'est pas d'accord,
22:40mais je dis simplement attention au narratif,
22:43au narratif et à la guerre de l'opinion, à la guerre de l'information menée par l'Iran.
22:48Ils ont des agents d'influence, ils ont des agents du régime partout en Europe
22:52et ils sont payés pour, à qui on demande d'expliquer que, surtout,
22:56on est encore super fort, on tient, ça va super bien,
23:00alors même qu'à l'intérieur de l'Iran, vraiment, je veux dire,
23:04ils sont affaiblis comme jamais.
23:06Jamais vous n'aurez un Iran aussi affaibli militairement.
23:09Pardon, je termine là-dessus.
23:11Qu'ils puissent faire encore mal, évidemment, je suis d'accord.
23:13C'est des dangereux, ils ne savent faire que ça, à l'intérieur comme à l'extérieur.
23:17Donc, je dis simplement qu'il faut mettre tous les moyens qu'on a
23:21pour les arrêter le plus rapidement possible.
23:24Et oui, il n'y a pas de laïcs, il n'y a pas de modérés dans ce régime-là.
23:27Il faut que le régime tombe.
23:28Mais alors, jusqu'où, voilà, Caroline Tominé,
23:30est-ce que les Américains, est-ce que les États-Unis
23:32ont aujourd'hui réellement les capacités
23:35pour faire totalement tomber ce régime aujourd'hui ?
23:39Alors, les Américains sont évidemment très puissants militairement.
23:44Les Israéliens ont tout le renseignement nécessaire
23:46sur le sol iranien, ils l'ont démontré.
23:51Ils en ont coupé des têtes, mais il y en a toujours.
23:53C'est-à-dire que c'est le système de la pieuvre.
23:56Ils ont aussi des Iraniens sur place qui les renseignent,
24:00plus du renseignement de Sahel qui est ancré dans le système.
24:07Et ce cessez-le-feu a permis aussi de poursuivre cette information
24:11de manière beaucoup plus efficace, sûrement.
24:14À côté de ça, les États-Unis ont fait des choix stratégiques
24:20qui ont pu être pour une partie bonnes,
24:22mais pour une autre partie remis en cause par les analystes.
24:27Il y a effectivement quand même 40 000 personnes
24:31qui sont morts pendant deux jours
24:36où ils s'attendaient à avoir de l'aide
24:39et ils se sont déchaînés sur les populations.
24:44Aujourd'hui, on est dans cette guerre
24:47et il faut absolument en terminer effectivement
24:51avec le danger de l'uranium enrichi
24:54qui est quand même sur deux, trois sites
24:59ou encore caché ailleurs dans les montagnes.
25:03Il y a le problème de l'armement iranien
25:06où il y a quand même 70% des missiles
25:08qui sont encore là, présents.
25:11Il y a l'aide chinoise et russe de matériel militaire
25:16et de l'aide à la propagande.
25:18Et effectivement, on est sur la même page
25:20au niveau de la propagande en Europe.
25:22Oui, mais j'allais dire, dans le contexte actuel quand même
25:24où le régime iranien a quand même été affaibli,
25:28ses capacités aussi de défense ont été affaiblies.
25:31Oui, il reste encore une capacité par rapport aux missiles.
25:34C'est vrai.
25:35En même temps, il y a toujours ce flou artistique.
25:38Il y a beaucoup de chiffres qui sont sortis.
25:40Ce n'est pas toujours clair de savoir ça,
25:42mais dans l'urgence d'aujourd'hui,
25:43dans ce moment où le régime iranien
25:46est affaibli, l'urgence, c'est l'aspect économique aussi
25:49pour les États-Unis.
25:50C'est ça qui presse aussi.
25:51Donc oui, on parle de l'uranium et tout,
25:53mais à court terme, moyen terme,
25:55la pression internationale est sur la réouverture
25:58du détroit d'Hormuz.
25:59Un mot, Bruno Combier, on va partir en Israël.
26:00Juste un mot très rapide, ce qui est extraordinaire
26:02et presque fascinant dans cette guerre,
26:04c'est son caractère dissymétrique.
26:06D'habitude, quand il y a une guerre,
26:07on compte les petits soldats de chaque côté,
26:09le nombre de canons, le nombre d'obus, etc.
26:11Puis on compare et c'est le plus fort qui gagne.
26:12Et là, en fait, on a d'un côté une démocratie,
26:15qui respecte un certain nombre de règles.
26:17De l'autre côté, une théocratie,
26:18qui part plutôt de dogme
26:20et qui est avec un système bien ficelé,
26:22totalement fermé.
26:23On a, du point de vue militaire,
26:25la plus grosse armée du monde,
26:27avec les groupes aéronavales,
26:29avec les porte-avions
26:30et les armes les plus puissantes
26:31et les plus précises.
26:31De l'autre côté, on a les moustiques,
26:33la flotte moustique pour les bateaux,
26:36des mines,
26:36donc des armes relativement rudimentaires.
26:39Et donc, tout, en fait,
26:42est totalement dissymétrique
26:43et c'est ça qui est, quelque part,
26:46différent, en tout cas,
26:47dans ce conflit,
26:48par rapport à ce qu'on peut voir,
26:49quelquefois, sur d'autres terres.
26:49C'est parce que les États-Unis
26:50veulent frapper, veulent gagner,
26:52mais en même temps,
26:53ils ne veulent pas nécessairement,
26:54ils ne veulent pas du tout
26:55mettre les hommes au sol
26:56et s'engager pendant des mois et des années.
26:58Parce qu'en termes de puissance militaire,
27:00on l'a mentionné,
27:01les États-Unis sont quand même supérieurs.
27:03Moi, je pense que c'est l'idée
27:03de la durée, de s'engager aussi.
27:06Et on parle souvent du droit international.
27:08Les États-Unis, les États-Unis.
27:09Rappelez-vous qu'après la guerre des 12 jours,
27:11il y avait beaucoup de plusieurs pays,
27:13notamment européens,
27:14qui finalement condamnaient
27:16en disant, attention, l'escalade...
27:18Et on dit souvent aussi
27:18que la notion de temps,
27:19elle n'est pas la même pour les États-Unis
27:20que pour le régime iranien aussi.
27:22La notion de temps n'est pas forcément la même,
27:23mais ça s'est un peu inversée,
27:24cette notion de temps.
27:25Parce qu'au début,
27:25c'était les États-Unis
27:26qui n'étaient pas pressés.
27:27Et depuis qu'ils ont fait le blocus naval,
27:30il y a une sorte de jeu de rôle
27:31où ça s'inverse à un moment donné.
27:33Alors, le cessez-le-feu
27:34entre les États-Unis et le régime de Téhéran
27:36est-il sur le point de voler en éclats ?
27:38Entre d'un côté l'opération Project Freedom
27:40qui a débuté ce matin dans le détroit d'Hormuz,
27:42que Téhéran semble interpréter
27:43comme une violation de cessez-le-feu.
27:46Plusieurs incidents ont été recensés
27:47dans le détroit,
27:48mais aussi aux Émirats.
27:49Le ministère de l'Éducation
27:50des Émirats Arabes Unis
27:51a d'ailleurs imposé aujourd'hui aux écoles
27:54le retour à l'enseignement à distance
27:55jusqu'à la fin de la semaine
27:57après une attaque de drones et de missiles.
27:59Faut-il y voir un signe ?
28:01Et puis de l'autre côté,
28:01Israël qui se prépare clairement
28:03à une reprise des combats.
28:04On va retrouver notre envoyé spécial
28:06Olivier Benkemoun
28:07qui est sur place,
28:09qui est à Tel Aviv
28:10avec Olivier Gangloff.
28:11Bonsoir Olivier.
28:12Israël en alerte élevée
28:13comme tous les jours finalement
28:14depuis 66 jours maintenant,
28:17mais avec un niveau peut-être
28:18un petit peu plus haut, Olivier,
28:20après que les États-Unis
28:20ont annoncé avoir intercepté
28:22des missiles et des drones
28:24tirés depuis Téhéran.
28:29Non, mais vous avez raison.
28:30L'alerte, elle est élevée,
28:31elle reste élevée
28:32et on est très très attentif
28:34à ce qui se passe évidemment.
28:35Mais il faut rappeler
28:37que le pays est en guerre ici
28:38parce qu'on a beau appeler
28:39un cessez-le-feu
28:40ce qui se passe entre Israël
28:42et le Hezbollah,
28:43ou en tout cas l'État libanais,
28:45il y a une guerre
28:46qui se rejoue en ce moment
28:47au sud des banques,
28:48qui a continué,
28:49qui continue
28:50avec des attaques,
28:51de roquettes,
28:52avec l'aviation israélienne
28:54qui a fait de nombreuses
28:56et de nombreuses sorties aujourd'hui,
28:58avec des échanges de tirs nourris,
29:00avec l'utilisation de l'artillerie
29:02et puis surtout ces drones.
29:04Vous parliez de guerre asymétrique.
29:05Depuis à peu près un mois,
29:07il y a une vraie guerre asymétrique
29:08qui se joue avec une armée
29:10et des solbats
29:11face à des drones
29:13qui sont chargés d'explosifs,
29:15qui sont reliés
29:16par des fibres optiques
29:17et pour lesquels Israël
29:19n'a pas vraiment de solution
29:20jusqu'à présent,
29:21mais qui va déployer
29:22de nouveaux systèmes.
29:24Peut-être que demain soir,
29:25je pourrai vous en parler davantage.
29:26C'est un système assez intéressant
29:28et on ira avec Olivier Gangloff
29:30rencontrer des sociétés
29:31qui travaillent sur ces projets.
29:34Mais voilà,
29:34la guerre,
29:35elle continue,
29:36elle est là.
29:37Il n'y a pas de cessez-le-feu,
29:37en tout cas.
29:38Et par ailleurs,
29:39on se prépare,
29:40évidemment.
29:41Tout est prêt.
29:41Ici,
29:42s'il fallait à nouveau
29:45agir en Iran,
29:46on serait prêt.
29:47L'aviation,
29:48les ravitailleurs,
29:49tout est là.
29:50Une étude particulière
29:51autour des drones,
29:52notamment,
29:52vous le disiez,
29:53sur le front libanais.
29:54Quelle était la situation
29:54d'ailleurs aujourd'hui
29:55à la frontière
29:56entre Israël et le Liban ?
29:58Vous y avez passé
29:58une grande partie
29:59de la journée,
30:00Olivier Benkemoun,
30:01avec Olivier Gangloff.
30:06Alors,
30:07effectivement,
30:08toute la journée,
30:08mais alors,
30:09je peux vous dire,
30:09toute la journée,
30:10ça a tonné.
30:11Et ce n'était pas
30:11à des kilomètres,
30:12ce n'était pas au fond,
30:13ce n'était pas loin,
30:15profondément,
30:16dans la vallée
30:17de la Béca,
30:18alors qu'on entend encore
30:19d'ailleurs même ici
30:20des avions de chasse.
30:22Toute la journée,
30:23ça a été de l'artillerie,
30:25des échanges de tirs,
30:27ce qu'on entend.
30:29Le ciel était très chargé
30:30au niveau de la frontière libanèse,
30:32donc on ne voyait pas
30:32les panaches de fumée
30:33qu'on voit d'habitude.
30:34Et puis,
30:34par ailleurs,
30:35il y a des opérations
30:35qui se poursuivent
30:36de la part de l'armée israélienne
30:38qui consistent
30:38à faire sauter des tunnels
30:40parce que tous les jours,
30:40ils découvrent des tunnels,
30:41tous les jours,
30:41ils découvrent des caches
30:42et il s'agit de nettoyer,
30:45entre guillemets,
30:45le terrain,
30:46c'est-à-dire faire en sorte
30:47que ces tunnels disparaissent
30:48et que ce ne soient plus
30:48des endroits
30:50où l'armée terroriste
30:52du Hezbollah,
30:53comme ici on l'appelle,
30:55utilise ces caches
30:56pour tirer sur des positions
30:58israéliennes
30:59parce que le danger
31:00pour l'armée israélienne,
31:02aujourd'hui,
31:02même dans des positions
31:03dans cette zone
31:04de défense avancée,
31:06c'est qu'elle est très statique
31:07et comme elle est statique,
31:08elle est une cible idéale.
31:10Merci beaucoup,
31:11Olivier Benkemoun
31:12et Olivier Gangloff,
31:13les deux Oliviers
31:13depuis Tel Aviv en Israël.
31:16Merci à tous les deux.
31:18Karim Abrik,
31:18Israël,
31:19qui s'apprête
31:20à poursuivre cette guerre.
31:21C'est d'ailleurs
31:21ce que semble vouloir
31:22l'opinion publique israélienne,
31:24clairement,
31:24qui n'était pas réellement
31:25favorable à se cesser le feu,
31:27disons-le.
31:28C'est toujours la question
31:29des objectifs aussi de guerre
31:31et pour Israël,
31:32il y a quelque chose
31:33d'existentiel aussi.
31:34Il y a un moment,
31:35c'est en ce moment
31:36que c'est en train
31:37de se jouer.
31:38Donc, pour plusieurs,
31:39c'est de dire
31:39c'est maintenant
31:40qu'il faut frapper,
31:41ce ne sera pas dans deux ans,
31:42dans trois ans.
31:43Il y a ce momentum
31:44et il faut se tenir prêt
31:45parce que, eux,
31:46la menace,
31:47elle est toujours présente.
31:49Je veux dire,
31:49ça fait partie,
31:50il y a cette idée
31:51de cette destruction,
31:52de cette volonté
31:53pour le régime,
31:54de destruction d'Israël,
31:56de cet anéantissement d'Israël.
31:58Donc, on comprend cette logique
31:59et on comprend aussi
32:00pourquoi c'est soutenu
32:02par une grande partie
32:02de la population.
32:03Bono Combi.
32:04Oui, peut-être un mot
32:05sur ces drones à fibre optique.
32:07On a vu que,
32:08depuis le début
32:08de la guerre en Ukraine,
32:09les drones jouent
32:10un rôle extrêmement important
32:11maintenant dans la guerre
32:12alors que ce n'était pas
32:12le cas auparavant.
32:13Et la plupart des drones
32:14au début étaient guidés
32:16par des systèmes GPS.
32:18Et on voit maintenant
32:19apparaître et se développer
32:20d'abord en Ukraine,
32:21puis récemment
32:23au sud de l'Iban
32:24et maintenant aussi
32:26dans le Golfe Persique,
32:27ces drones à fibre optique.
32:28Donc, c'est une toute petite fibre
32:30qui fait à peine
32:30de l'ordre d'un micron
32:31qui est tirée.
32:33c'est une bobine
32:34qui se déroule
32:35et donc il y a une fibre optique
32:36qui permet de transmettre
32:37le signal à la vitesse
32:38de la lumière
32:38et donc de téléguider
32:40le drone en temps réel
32:41sans avoir besoin
32:42d'émettre d'ondes radio
32:44ni de recevoir d'ondes radio.
32:46Et donc,
32:46tous les systèmes
32:47de brouillage des drones
32:48qui étaient la contre-mesure
32:49des armées développées
32:50comme les États-Unis
32:51pour ne pas être sensibles
32:53aux drones,
32:53ils brouillèrent
32:54avec des systèmes radio.
32:55Le GPS
32:56qui du coup
32:56ne fonctionnait plus.
32:57Mais avec la fibre optique,
32:59le pilote
32:59est à distance
33:01mais en temps réel
33:02il peut piloter le drone,
33:03il voit exactement
33:03ce qui se passe
33:04jusqu'au moment de l'impact.
33:06Et donc,
33:06ces drones à fibre optique
33:07ils échappent
33:08aux techniques de brouillage
33:10et donc ils sont susceptibles
33:11de faire des dégâts
33:12et l'Iran
33:13a dévoilé récemment
33:15son nouveau modèle
33:15le Shahad 3
33:17qui a une portée
33:18de l'ordre de 50 km
33:19avec une petite fibre optique
33:21jusqu'à 50 km de long.
33:21C'est-à-dire qu'il y a un fil
33:22en fait ?
33:22C'est un fil
33:23qui est déroulé derrière le drone
33:24qui est tout petit
33:25qui vole derrière le drone
33:26tout léger
33:26c'est une toute petite fibre optique
33:28comme un cerf-volant
33:29c'est ça
33:30un peu
33:30ou un fil de pêche
33:31mais encore plus petit
33:32et qui permet
33:33d'avoir l'image à distance
33:34et donc il y a un opérateur
33:35derrière un écran télé
33:36qui voit exactement
33:37la même chose
33:38que la caméra du drone
33:39mais c'est incroyable
33:40en temps réel
33:41Sur le sujet des drones
33:42en fait il y a deux types
33:43de drones
33:43il y a le drone
33:44elle volante
33:45donc le Shahed
33:46et le drone
33:48qu'on peut avoir
33:49en drone civil
33:50qui va être retravaillé
33:52qui est généralement
33:53assemblé
33:54sur place
33:56et qui peut être produit
33:57avec des imprimantes 3D
33:59et donc la bobine
34:00de la fibre optique
34:02en fait
34:02elle est à peu près
34:03grosse comme ça
34:04et épaisse comme ça
34:07si elle fait
34:08une portance
34:09de 50 km
34:11donc c'est assez lourd
34:11pour un petit drone
34:13civil
34:16et effectivement
34:17la fibre optique
34:18peut être déployée
34:19sur des drones
34:20avion
34:21Les services de renseignement
34:23iraniens
34:24et les gardiens
34:25de la révolution
34:25auraient mis sur pied
34:27en Europe
34:28ça c'est un sujet aussi
34:29très inquiétant
34:30depuis des années
34:31un véritable réseau
34:32d'influence
34:32permettant de recruter
34:34des militants extrémistes
34:35chargés d'organiser
34:36des attentats antisémites
34:37c'est une information
34:38particulièrement grave
34:38que nous révèle
34:39une enquête du Times
34:40de Londres
34:41et on en parle avec
34:41Claude Moniquet
34:42Claude on parle ici
34:43d'attaques qui viseraient
34:44des cibles juives
34:45dans toute l'Europe
34:46qui seraient commanditées
34:47donc par le régime iranien
34:49Oui tout à fait
34:50et du reste
34:51c'est pas une surprise
34:52puisque ces attaques
34:53ont commencé le 9 mars
34:54avec l'incendie volontaire
34:57d'une synagogue à Liège
34:59après donc en Belgique
35:00après il y a eu
35:01Rotterdam, Amsterdam
35:02à deux reprises
35:04il y a eu
35:05là c'était pas une cible juive
35:06c'était l'ambassade
35:07des Etats-Unis
35:08à Oslo
35:10à peu près à la même époque
35:12et puis il y a eu
35:13surtout en Grande-Bretagne
35:14neuf attaques
35:16ces 3-4 dernières semaines
35:21sans compter
35:22l'attaque au couteau
35:23qui n'était pas directement
35:24téléguidée par les Iraniens
35:25mais qui clairement
35:26était inspirée
35:28l'auteur de cette attaque
35:29a été incité
35:30et inspiré
35:31par le climat
35:32entretenu par les Iraniens
35:34mais cette pratique
35:35n'est pas nouvelle
35:36les Iraniens effectivement
35:38ont développé
35:38depuis des dizaines
35:39d'années en Europe
35:40des centres
35:42de véritables centres
35:43de propagande
35:44qui permettent d'une part
35:46de faire de la désinformation
35:47de faire de l'influence
35:49et de faire de la propagande
35:52et d'autre part
35:53de sélectionner
35:53d'inciter les gens
35:54qui sont susceptibles
35:55de passer à l'acte
35:56et là le panel
35:57de recrues possibles
35:59est très large
35:59puisque ça va
36:00de militants islamistes
36:02dont certains d'ailleurs
36:03ne sont pas chiites
36:04mais sunnites
36:05ça passe par des criminels
36:07en Grande-Bretagne
36:08il y a eu 30 arrestations
36:10depuis le 9 mars
36:11et l'immense majorité
36:14le 9-10ème
36:14des personnes arrêtées
36:15sont des gens
36:16qui ne sont pas du tout
36:17des politiques
36:17ni des religieux extrémistes
36:19mais des petits truands
36:20des trafiquants
36:21de stupes
36:22souvent très jeunes
36:24pas mal d'ados
36:25dans le tas
36:25mais ça va encore
36:27beaucoup plus loin
36:27puisqu'on a eu
36:28un exemple en France
36:30mon âge me permet
36:31de me le rappeler
36:32il y a plus de 40 ans
36:33qui était la manipulation
36:35par les Iraniens
36:36d'un groupe néo-nazi
36:37qui exploitait
36:40une librairie révisionniste
36:42à Paris rue des Pyramides
36:43et qui était financée
36:44par les Iraniens
36:45parce que
36:46en fait
36:48la base commune
36:49la base d'entente
36:50tout simplement
36:51c'était l'antisémitisme
36:52et l'antisémitisme
36:53qu'ils le trouvent
36:54chez des néo-nazis
36:54chez des truands
36:56qui vont être payés
36:56pour agir
36:57et agir comme des mercenaires
36:59ou chez des islamistes
37:00chiites ou sunnites
37:02tout fait farine
37:03à bon moulin
37:04et les services iraniens
37:06sont passés maîtres
37:07dans ce genre d'opération
37:08qui leur permet
37:09en plus de se dédouaner
37:10en disant
37:11ça n'a rien à voir avec nous
37:12c'est pas nous
37:13ce sont des voyous
37:13ce sont des extrémistes locaux
37:15c'est votre problème
37:16c'est pas le nôtre
37:17Merci beaucoup Claude Moniquet
37:18pour ces précisions
37:19spécialistes terrorisme
37:20et renseignements
37:21cette enquête
37:22ces révélations
37:23elles sont évidemment
37:24particulièrement inquiétantes
37:25Sarah Doragui
37:25Et oui
37:26et c'est pas nouveau
37:27c'est-à-dire que
37:28ça fait longtemps
37:29que la pieuvre
37:31du régime islamique
37:32vraiment
37:33balance ses tentacules
37:35absolument partout
37:36en Europe
37:36partout en Occident
37:37et tisse sa toile
37:38et je vous conseille
37:40d'ailleurs
37:40deux excellents livres
37:42d'Emmanuel Razavi
37:43et de Jean-Marie Montali
37:45La pieuvre de Téhéran
37:46et Paris Téhéran
37:47le grand dévoilement
37:48vraiment
37:48sur 50 ans
37:49de falsification
37:51française
37:51sur l'Iran
37:52la vérité
37:53hier
37:53aujourd'hui
37:54demain
37:54sur les agents
37:55d'influence
37:56et sur les agents
37:57du régime
37:57au sein même
37:59de l'Europe
38:00et évidemment
38:01de la France
38:01donc quand j'entends
38:02sur les plateaux
38:03dire
38:03ce n'est pas notre guerre
38:04c'est précisément
38:05notre guerre
38:06en France aussi
38:06Il nous reste
38:07deux minutes d'émission
38:08on va terminer
38:10alors concernant
38:11évidemment
38:11on va rester
38:12sur l'actualité
38:13internationale
38:14avec cette guerre
38:15menée depuis
38:15le 28 février
38:16dernier
38:17menée par Israël
38:19et les Etats-Unis
38:20contre le régime
38:21iranien
38:22cette guerre
38:23vous le dites
38:23Sarah
38:23qui concerne
38:24finalement tout l'Occident
38:26aujourd'hui
38:27on va revenir
38:28sur les différentes opérations
38:29menées de part et d'autre
38:30des opérations
38:30qui portent tous
38:31des noms
38:31très imagés
38:32qui semblent
38:33tout droit sortis
38:33de films hollywoodiens
38:35et c'est ce que nous expliquait
38:37des noms qui n'ont pas été
38:38choisis au hasard
38:38c'est ce que nous expliquait
38:39aujourd'hui
38:39Félix Pérolas
38:40dans 120 minutes info
38:42Ces noms d'opérations
38:44qui ont été donnés
38:44dès le début
38:45du conflit
38:46au Moyen-Orient
38:46opération
38:48fureur épique
38:48pour les Etats-Unis
38:49Lyon rugissant
38:50pour les Israéliens
38:52et promesse honnête
38:53pour l'Iran
38:54Quand on voit ces noms
38:55on se croirait
38:55dans un studio hollywoodien
38:57mais ils ne sont pas donnés
38:58par hasard
38:59il y a deux objectifs
39:01désigner les messions
39:02sans en révéler la nature
39:03lors des communications radio
39:05mais ils sont là aussi
39:06pour encourager les troupes
39:08à poursuivre leurs efforts
39:09Il faut bien comprendre
39:10que ces noms d'opérations
39:11ils servent à envoyer
39:12un message
39:12à l'opinion publique
39:13nationale
39:14pour les rassurer
39:15pour montrer sa puissance
39:17à l'ennemi
39:17pour le dissuader
39:19pour l'intimider
39:20et aussi aux alliés
39:21pour afficher
39:22une ligne claire
39:22sur l'opération
39:23Ensuite
39:24chaque Etat est libre
39:25de choisir ou non
39:26un nom de code
39:27et de le diffuser
39:28vous allez voir
39:28que chaque pays
39:29a sa spécificité
39:30dès qu'il s'agit
39:31de donner un nom
39:32les Américains
39:33ils ont une tradition
39:33très imagée
39:34qu'on pourrait qualifier
39:35d'approche théâtrale
39:36les Israéliens
39:37par exemple
39:38aiment souvent reprendre
39:39des images bibliques
39:40et les Iraniens
39:41ont souvent des noms
39:42idéologiques
39:43ou religieux
39:44en référence
39:44à l'islam chiite
39:45ou encore à la résistance
39:47Voilà
39:48pour les précisions
39:49de Félix Pérolas
39:50ces noms qui jouent
39:50avec le sensationnel
39:52ils entrent évidemment
39:53dans la guerre
39:54de communication
39:55dont on parlait
39:55au début de cette émission
39:57Merci à tous les quatre
39:58c'était un plaisir
39:59de vous accueillir ce soir
40:00pour cette émission
40:01du Meilleur de l'Info
40:01un peu raccourcie
40:03Merci à Karim Abrik
40:04à Sarah Doraghi
40:05Bruno Combi
40:06et Caroline Tominé
40:07Merci à vous
40:07d'avoir décrypté
40:08le Meilleur de l'Info
40:16avec le rendez-vous
40:18humour de CNews
40:19c'est avec le sourire
40:20Très belle nuit à vous
40:21et à demain
40:22Sous-titrage Société Radio-Canada
40:24Merci à vous
40:24Merci à vous
Commentaires

Recommandations