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Du lundi au vendredi à 23h, Mickael Dorian revient sur la journée d'infos et de débats traités sur l'antenne de CNEWS dans #lemeilleurdelinfo

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00:00:00Le meilleur de l'info sur CNews, première chaîne Info de France, bonsoir à tous.
00:00:04À Rennes, la possible expulsion de leurs logements sociaux de familles liées de près ou de loin au narcotrafic déclenche
00:00:10la colère des associations.
00:00:12Elles pointent du doigt la précarité et la double peine pour les familles.
00:00:15Mais la précarité peut-elle être un argument entendable lorsque ces familles vivent des aides sociales et du narcotrafic ?
00:00:21Vous verrez la réaction du ministre du Logement et on sera en direct avec Gilbert Collard pour en parler.
00:00:25On parlera également de cette enquête de la LICRA avec des chiffres hallucinants.
00:00:28Plus d'un Français sur deux victimes de discrimination raciale, évitent de fréquenter certaines rues ou certains quartiers
00:00:35ou évitent même d'afficher une apparence susceptible de révéler leurs origines.
00:00:39On va en parler également. Voilà le programme du meilleur de l'info.
00:00:42Mais tout de suite, le point sur l'actualité, c'est avec Adrien Fontenot. Bonsoir Adrien.
00:00:49Bonsoir Mickaël, bonsoir à tous.
00:00:51Dés pour parler entre Israël et le Liban auront lieu la semaine prochaine à Washington,
00:00:55selon un responsable américain anonyme.
00:00:58Plus tôt, Benjamin Netanyahou insistait, je cite,
00:01:00« Il n'y a pas de cessez-le-feu au Liban. »
00:01:03Le Premier ministre israélien répondait au Liban qui réclame cette trêve avant des négociations avec Israël.
00:01:08Benjamin Netanyahou souhaite que ces négociations portent notamment sur le désarmement du Hezbollah.
00:01:13L'Organisation européenne des gestionnaires de transport de gaz alerte.
00:01:17Il est crucial de stocker le gaz en Europe le plus tôt possible en vue de l'hiver.
00:01:21Le conflit au Moyen-Orient a réduit les disponibilités et les capacités de gaz.
00:01:25Les réserves européennes étaient remplies de seulement un quart.
00:01:29Au 1er avril, un niveau inférieur à celui des trois années précédentes,
00:01:3120% du commerce mondial de gaz naturel liquéfié transite par le détroit d'Hormuz.
00:01:36Face à la guerre au Moyen-Orient, le FMI tire aussi la sonnette d'alarme.
00:01:40Sa directrice générale appelle les gouvernements à ne pas faire plus de mal à leur économie.
00:01:45Kristalina Georgieva juge que les États doivent privilégier les actions ciblées, restreintes et temporaires.
00:01:50Le FMI prône la discipline budgétaire, surtout pour les pays, avec peu de marge de manœuvre.
00:01:56Le président russe Vladimir Poutine annonce un cessez-le-feu de son côté avec l'Ukraine,
00:02:01samedi en fin de journée et dimanche pour la PAC orthodoxe.
00:02:04Une annonce du Kremlin, tandis que Kiev propose également une pause dans les hostilités.
00:02:08Un cessez-le-feu de 24 heures à partir de 16 heures, donc le 11 avril, jusqu'à la fin
00:02:11de journée, le 12 avril.
00:02:13Et puis Nicolas Sarkozy prend un peu plus ses distances avec Claude Guéant au procès en appel sur le financement
00:02:18libyen de sa campagne présidentielle de 2007.
00:02:20L'ancien chef de l'État s'est dit surpris par les faits révélés.
00:02:24Claude Guéant, ex-secrétaire général de l'Élysée, est accusé d'avoir accepté une montre de luxe,
00:02:28puis 500 000 euros sans déclarer cette somme au fisc.
00:02:31Les deux hommes sont rejugés depuis mars avec 7 autres prévenus dans ce dossier.
00:02:36Merci Adrien Fontenot, on vous retrouve à minuit pour un nouveau point sur l'actualité.
00:02:39Le meilleur de l'info avec ce soir Mémola Interman, Nelson Monfort, Vincent Roy et Karim Maloum.
00:02:44Bonsoir à tous les quatre.
00:02:46Bonsoir à tous.
00:02:47Des familles liées au narcotrafic et à des règlements de compte pourraient bientôt être expulsées de leurs logements sociaux à
00:02:53Rennes.
00:02:54Une mesure assumée par la préfecture au nom de la lutte contre les points de deal,
00:02:58mais vivement contestée par des collectifs et par des avocats qui dénoncent une sanction collective.
00:03:0417 familles au total sont concernées.
00:03:07Ces expulsions sont possibles depuis la loi narcotrafic du 13 juin 2025.
00:03:12Il faut préciser que l'an dernier, le narcotrafic a fait quatre morts à Rennes.
00:03:17On est avec Gilbert Collard.
00:03:19Bonsoir Gilbert, merci d'être en direct avec nous ce soir sur CNews.
00:03:22Il y a quand même quelque chose, il faut le dire, qui ne tourne pas rond dans ce pays.
00:03:25C'est-à-dire qu'on passe notre temps à dénoncer quand il y a des failles dans le système,
00:03:29quand il faut changer la loi pour tenter de régler des problèmes.
00:03:32Sauf que quand on change la loi, quand finalement le gouvernement prend la mesure du problème,
00:03:40et bien même avec ça on n'y arrive pas, il y a toujours des personnes qui cherchent à bloquer
00:03:45le système.
00:03:45Que dit la loi précisément sur ce sujet, Gilbert Collard ?
00:03:49La loi elle est très claire, pour une fois on peut dire,
00:03:53si le bailleur social n'agit pas, quand il y a la preuve qu'un trafic de drogue met en
00:04:05lien,
00:04:05pas forcément en cause, mais en lien une famille,
00:04:10qui, la préfecture le dit, du reste, sait que l'un de ses proches est dans le narcotrafic,
00:04:18le préfet, devant l'inertie du bailleur social, qui est fréquente,
00:04:23parce que les bailleurs sociaux ont peur d'agir,
00:04:26le préfet peut agir et ordonner l'expulsion.
00:04:28Alors, ce qu'il faut bien préciser, pour répondre à ces collectifs humanitaires homicides,
00:04:35je dis bien humanitaires homicides,
00:04:37c'est que le préfet ne peut prendre cette décision,
00:04:41et il l'a dit, que lorsqu'il sait, il a la preuve,
00:04:45que la famille ne pouvait pas ignorer que le proche,
00:04:50qui fréquente les lieux, qui les habite,
00:04:54est dans le narcotrafic,
00:04:55ne serait-ce du reste que par le patrimoine de l'intéressé.
00:05:00Quand on roule en Porsche,
00:05:01quand on a des véhicules qui coûtent très cher,
00:05:04quand on a un compte en banque florissant,
00:05:06et qu'on vit dans un logement social avec sa famille,
00:05:11ou qu'on vient voir sa famille régulièrement,
00:05:13cette dernière ne peut pas ignorer d'où l'argent provient.
00:05:17Ce qui est incroyable, c'est que des collectifs
00:05:21puissent se rendre complices, finalement,
00:05:25de la facilitation du trafic de drogue,
00:05:28en non-pédiant des mesures aussi nécessaires.
00:05:32Parce que ce qui fait aujourd'hui l'efficacité du narcotrafic,
00:05:36ce sont les féodalités,
00:05:38les cités, ce sont les lieux où la police ne s'entre pas,
00:05:42ce sont les ramifications familiales.
00:05:44Donc il y a une complicité, véritablement,
00:05:46de ces associations.
00:05:47Alors, cette loi, sur le papier, Vincent Roy,
00:05:51ce que nous dit Gilbert Collard,
00:05:53effectivement, elle est très claire,
00:05:54elle paraît même être du bon sens, finalement.
00:05:56Oui, c'est du pur bon sens.
00:05:59Mais là, on a des rien...
00:06:01Écoutez, ce qui est vrai pour le narcotrafic
00:06:03est vrai dans un certain nombre d'autres domaines.
00:06:06On voit bien qu'on a des associations,
00:06:08des collectifs,
00:06:09qui vont contre une certaine...
00:06:11On va le dire très simplement comme ça,
00:06:14une certaine volonté des Français.
00:06:15Les Français veulent lutter contre le narcotrafic.
00:06:19Ils ne veulent plus qu'effectivement,
00:06:21dans ces appartements,
00:06:23puisse se dérouler ce narcotrafic,
00:06:25en raison de la dangerosité,
00:06:26de tout ce que vous voulez.
00:06:27Et par conséquent,
00:06:28ils trouvent normal que soit facilité
00:06:31l'expulsion de familles
00:06:34en contact avec le narcotrafic.
00:06:37Pour autant que tout cela soit prouvé,
00:06:38on l'a bien dit, quoi.
00:06:39Le préfet peut agir.
00:06:41Il y a mille manières
00:06:43de lutter contre le narcotrafic.
00:06:46En voici une, je ne vois pas pourquoi,
00:06:47des associations iraient détricoter
00:06:49quelque chose qui a été fait et bien fait.
00:06:52Alors, réaction de Vincent Jambrun sur X,
00:06:54le ministre délégué chargé du logement.
00:06:55Le logement social protège.
00:06:57Il ne doit jamais couvrir le narcotrafic.
00:06:58La solidarité nationale suppose
00:07:00le respect des règles communes.
00:07:02On ne peut pas bénéficier du logement social
00:07:04et participer au trafic de drogue.
00:07:06« Soutien total à l'action du préfet,
00:07:08la République ne recule pas ».
00:07:11Concrètement, Gilbert Collard,
00:07:13la justice peut-elle bloquer ces expulsions ?
00:07:16Oui, hélas, il peut y avoir.
00:07:18Hélas, je dis hélas,
00:07:20parce qu'on a des expériences judiciaires
00:07:22jusqu'à présent qui sont catastrophiques.
00:07:25Toute décision du préfet
00:07:26peut faire l'objet d'un recours.
00:07:28Et on connaît malheureusement
00:07:29l'idéologie des tribunaux administratifs.
00:07:32Mais là, on est dans la lutte
00:07:34contre le narcotrafic.
00:07:36Alors, il faut quand même être raisonnable.
00:07:38On ne peut pas imaginer une seconde
00:07:40que le préfet, un matin, s'est levé
00:07:41en disant « Tiens, allez,
00:07:43je vais me payer 17 familles
00:07:45dans des logements sociaux. »
00:07:47Comme ça, pour le plaisir.
00:07:49Non, il est évident que les services de police,
00:07:51les services de renseignement
00:07:53ont logé ces familles.
00:07:55C'est le cas de le dire.
00:07:57Ils ont localisé ces familles
00:07:58et qu'il est établi,
00:08:00qu'elles entretiennent un lien
00:08:02d'efficacité, de protection,
00:08:04de connexion avec le narcotrafic.
00:08:07Ce qui, à l'heure actuelle,
00:08:08rend la tâche des policiers
00:08:09très difficile du reste.
00:08:11L'argument des associations
00:08:13et des avocats, il y en a deux.
00:08:15Le fait que c'est une sanction collective,
00:08:18alors qu'un seul membre de la famille
00:08:19est concerné.
00:08:20Ils disent aussi que pour ces familles
00:08:21qui vivent dans la précarité,
00:08:23c'est la double peine.
00:08:24Ça, ce sont donc l'argument
00:08:25des collectifs.
00:08:26Sauf que, Mémona Interman,
00:08:29la précarité, elle a bon dos.
00:08:31C'est-à-dire que quand on vit
00:08:33des aides sociales
00:08:34et de l'argent du narcotrafic,
00:08:35parce que quand on est au courant
00:08:36que dans sa famille,
00:08:37quelqu'un, finalement,
00:08:40participe au narcotrafic,
00:08:42c'est d'une certaine façon...
00:08:44Alors, on n'y participe pas,
00:08:45mais en tous les cas,
00:08:46on vit aussi d'une certaine façon
00:08:47de cet argent-là.
00:08:48La précarité est un vrai problème.
00:08:50Moi, j'appelle ça la pauvreté.
00:08:52Mais bien évidemment.
00:08:52La précarité.
00:08:53Mais là, comme argument,
00:08:54je dis à la bon dos.
00:08:55Mais, la précarité est un véritable problème.
00:08:57Mais, il ne faut pas se voiler la face.
00:09:01C'est que la pauvreté
00:09:02ne doit pas être
00:09:04un motif de complicité
00:09:06par rapport à une situation
00:09:09qui devient réellement angoissante
00:09:11dans ce pays,
00:09:12c'est-à-dire une cangrène
00:09:13qui commence à aller
00:09:15un peu partout dans le pays
00:09:16et qui va finir par mettre en péril
00:09:18notre démocratie.
00:09:19Là est le problème.
00:09:21Et dont l'État semble prendre,
00:09:22justement, les mesures nécessaires.
00:09:24Donc, il y a un moment donné,
00:09:25Nelson Montfort,
00:09:26lorsque l'État prend des mesures
00:09:28ou en tous les cas,
00:09:29fait en sorte d'avoir des lois
00:09:31qui puissent permettre,
00:09:33justement, d'avancer,
00:09:34de lutter fermement
00:09:35contre ce narcotrafic,
00:09:37on ne comprend pas aujourd'hui,
00:09:38finalement,
00:09:38que des associations...
00:09:41C'est presque...
00:09:42Il y a presque une forme
00:09:43de complicité ici, en fait.
00:09:45Oui, c'est intéressant
00:09:46ce que vous dites,
00:09:46la mécanique.
00:09:47Je me suis pas mal penché
00:09:48sur ce texte de cette loi
00:09:49de juillet 2025,
00:09:50de mémoire,
00:09:51qui établit une différence
00:09:53entre la mise en lien
00:09:54et la mise en cause.
00:09:55Je ne vais pas trop
00:09:56rentrer dans les détails.
00:09:57En fait, la question
00:09:58qu'on peut se poser
00:09:59est la suivante.
00:10:00Est-ce qu'une famille
00:10:00où il y aurait un,
00:10:02on va dire,
00:10:03un trafiquant de drogue,
00:10:04peut-être y en a-t-il davantage,
00:10:05est-elle nécessairement
00:10:06au courant ?
00:10:07Moi, je pense qu'effectivement,
00:10:08si on vit ensemble
00:10:09dans un même foyer,
00:10:10je pense qu'il y a
00:10:10toutes les chances
00:10:11que tout le monde...
00:10:12Ça me paraît très difficile
00:10:13de cacher...
00:10:14Alors, ça doit arriver,
00:10:15mais vous avez vu
00:10:16ce que dit le préfet.
00:10:16Et dans le cas
00:10:17de ces 17 familles,
00:10:18ils ont les preuves,
00:10:19effectivement,
00:10:20qu'il n'y avait aucun doute
00:10:21sur le fait
00:10:21que les familles étaient au courant.
00:10:22Ce que je voulais dire,
00:10:23c'est que dans une France
00:10:24qui n'a pratiquement jamais
00:10:25été aussi divisée aujourd'hui,
00:10:26il me semble que ce sujet-là
00:10:28doit pouvoir faire l'unanimité.
00:10:30Ou alors...
00:10:31Oui, parce que tu as
00:10:32un véritable risque
00:10:33contre la démocratie.
00:10:34Quel que soit le parti politique,
00:10:36on ne peut pas soutenir
00:10:38une seule seconde
00:10:38le narcotrafic.
00:10:39C'est ce qu'il y a de pire.
00:10:41C'est pratiquement
00:10:42ce qu'il y a de pire
00:10:43avec les agressions
00:10:44contre les enfants.
00:10:44Je pense que là,
00:10:46il y a une unanimité
00:10:47qui doit forcément
00:10:49se produire.
00:10:50Le président de la République
00:10:51voulait en faire une priorité.
00:10:52Karim Maloum,
00:10:53il y a effectivement...
00:10:55Enfin, on le disait,
00:10:56à Rennes,
00:10:57quatre personnes sont mortes
00:10:58l'an dernier
00:10:58en raison du narcotrafic.
00:11:00Et ça se compte
00:11:01en dizaines, évidemment,
00:11:03en plusieurs dizaines
00:11:04sur tout le territoire français.
00:11:05Donc, aujourd'hui,
00:11:06le narcotrafic tue,
00:11:07clairement.
00:11:08Absolument.
00:11:09Surtout, Rennes est une plaque
00:11:10un peu tournante
00:11:11du trafic de drogue
00:11:11vers la Bretagne,
00:11:12vers la Normandie.
00:11:14Effectivement,
00:11:14dans certains quartiers
00:11:15surtout du Sud,
00:11:16il y a un bastion,
00:11:17il y a beaucoup de trafiquants,
00:11:18c'est connu.
00:11:19On a vu même,
00:11:20plusieurs fois,
00:11:20on a intervenu sur CNews,
00:11:22il y avait même les gens
00:11:23qui tiraient avec des kalachinikovs,
00:11:24etc.
00:11:25Donc, si vous voulez,
00:11:26le préfet a pris des décisions.
00:11:28Pourquoi ?
00:11:28Parce qu'aujourd'hui,
00:11:30le trafic de drogue
00:11:31non seulement déstabilise
00:11:34la vie quotidienne des Français,
00:11:36mais c'est une puissance financière.
00:11:38Récolte 7 milliards d'euros.
00:11:417 milliards.
00:11:41Ce n'est pas une petite somme.
00:11:44Deux,
00:11:44elles remettent en cause
00:11:45même les institutions régaliennes.
00:11:48Mais plus qu'une puissance financière,
00:11:50Karim Maloum,
00:11:51c'est une économie parallèle.
00:11:52Et plus,
00:11:54c'est une puissance financière.
00:11:56Économie parallèle
00:11:56et surtout,
00:11:57il s'est internationalisé.
00:12:00Donc, on a affaire aujourd'hui
00:12:01pas uniquement à des petits voyous,
00:12:03à des petits tracas,
00:12:04il y a des gens qui vendent des drogues.
00:12:05On a affaire à des puissances
00:12:07capables de remettre en cause
00:12:09la sécurité nationale.
00:12:11On sait aujourd'hui qu'il y a des...
00:12:12Alors, on parle de familles,
00:12:13mais il y a des quartiers
00:12:14qui vivent du narcotrafic aujourd'hui.
00:12:15Absolument.
00:12:15Il y en a,
00:12:17selon plusieurs enquêtes,
00:12:18environ 300 000 familles
00:12:19qui vivent
00:12:20avec le trafic de drogue.
00:12:22Le deuxième point,
00:12:23la justice.
00:12:24C'est énorme.
00:12:25C'est sûr que c'est énorme.
00:12:26La justice.
00:12:28On peut faire toutes les...
00:12:29Mais quand les trafiquants de drogue
00:12:31organisent dans des immeubles,
00:12:34rentrent des services,
00:12:35réparent des ascenseurs aujourd'hui,
00:12:37non seulement ils ont créé
00:12:38une économie parallèle,
00:12:39mais ils ont créé presque
00:12:40une société parallèle.
00:12:41C'est une société parallèle.
00:12:42Si ils se permettent cela,
00:12:43c'est parce que l'État a reculé.
00:12:44Et c'est aussi parce que l'État a reculé.
00:12:46Vous avez raison.
00:12:46Le trafic de drogue s'est beaucoup développé.
00:12:48Un, on n'a pas mis...
00:12:50Pour moi, je pense,
00:12:51quelque part,
00:12:52l'État a assumé une grande responsabilité.
00:12:54On a cru que c'est des petits délinquants,
00:12:55des petits voyous.
00:12:56On va s'en occuper.
00:12:57On ferme un point de délicie.
00:12:59On ouvre la banque, etc.
00:13:00Mais on a affaire, aujourd'hui,
00:13:02pas à ça.
00:13:03Aujourd'hui, je l'ai mis
00:13:04sur le même pied d'égalité
00:13:05que le terrorisme.
00:13:06La menace,
00:13:07elle est la même que le terrorisme.
00:13:08Donc la loi
00:13:09n'a pas été modifiée convenablement.
00:13:11Vous avez raison.
00:13:12Sans parler du fait
00:13:13que le narcotrafic
00:13:14finance le terrorisme aussi.
00:13:15Voilà.
00:13:16Le terrorisme,
00:13:17je ne voulais pas le dire,
00:13:18mais c'est en deuxième partie.
00:13:19Mais pour terminer,
00:13:20c'est bien de choses
00:13:21de faire des lois.
00:13:22Mais il y a certaines lois
00:13:23qui sont contradites
00:13:24par d'autres lois.
00:13:25Comme on a commencé
00:13:25avant le début de l'émission,
00:13:27vous savez,
00:13:28la France vit
00:13:29avec un code pénal,
00:13:31un code civil
00:13:31qui est issu de la paix,
00:13:33qui est issu
00:13:33d'une période
00:13:34où tout le monde
00:13:36vit tranquillement,
00:13:37en liberté.
00:13:37Mais nous,
00:13:38aujourd'hui,
00:13:38on est en guerre.
00:13:39Donc les lois doivent changer.
00:13:40Non pas sur le trafic de drogue,
00:13:42mais sur tout le reste des lois.
00:13:44Sinon,
00:13:44on ne va jamais s'en sortir.
00:13:46Gilbert Collard,
00:13:46un mot pour conclure
00:13:47avant de passer
00:13:49à un autre sujet.
00:13:50Oui,
00:13:51on sait maintenant
00:13:53par tout l'ensemble
00:13:55des services de renseignement
00:13:56qu'il y a
00:13:58des ramifications
00:14:01familiales
00:14:02dans le narcotrafic.
00:14:03C'est une manière
00:14:05de faciliter
00:14:06le narcotrafic
00:14:07qui est quelque part
00:14:12pratiquée
00:14:13dans des refuges
00:14:15de logements sociaux,
00:14:17de cités
00:14:18avec de multiples engagements
00:14:21souvent des membres
00:14:22de la famille
00:14:22parmi les plus jeunes
00:14:23qui échappent
00:14:25du fait de leur minorité
00:14:26du reste
00:14:26à la loi pénale
00:14:27en quelque sorte.
00:14:28Donc,
00:14:29on peut être certain
00:14:31que le préfet,
00:14:32par les services
00:14:33de renseignement,
00:14:34par les écoutes peut-être,
00:14:35a pu établir
00:14:37indiscutablement
00:14:38que les familles
00:14:38étaient au courant.
00:14:40et indirectement,
00:14:41non seulement
00:14:42elles sont au courant,
00:14:43mais elles profitent.
00:14:45Alors,
00:14:45la précarité,
00:14:46bien sûr que moi,
00:14:47je pense que jamais
00:14:49il faut accabler
00:14:50quelqu'un
00:14:50qui est en situation
00:14:51de précarité.
00:14:52Et c'est évidemment
00:14:54pas ce qu'on a fait
00:14:55ce soir,
00:14:56Gilbert Collard.
00:14:57Mais non,
00:14:57bien sûr que non.
00:14:58Bien sûr que non.
00:14:59Bien au contraire même.
00:15:00Bien sûr que non.
00:15:01Mais la précarité,
00:15:03c'est un mot
00:15:03de la rhétorique de gauche
00:15:05pour faire passer
00:15:07n'importe quel argument.
00:15:10il y a d'un côté
00:15:11le préfet
00:15:11qui prend des décisions
00:15:14vitales
00:15:14pour la sécurité
00:15:16du pays
00:15:16et pour contrecarrer
00:15:18ces mesures,
00:15:19on fait de la rhétorique
00:15:21morale mensongère.
00:15:23Mensongère,
00:15:24en utilisant un mot,
00:15:25un mot
00:15:26qui a des consonances
00:15:28et motifs,
00:15:29précarité.
00:15:30Bien sûr,
00:15:31vous avez raison.
00:15:32Les frilliers qui sont frappés
00:15:32ne sont pas dans la précarité.
00:15:34Ce n'est pas vrai.
00:15:36Peut-être même
00:15:36que les services du préfet
00:15:38savent
00:15:39qu'il y a
00:15:40de l'enrichissement.
00:15:41Merci beaucoup Gilbert Collard.
00:15:43Évidemment,
00:15:43l'enquête
00:15:45nous en dira plus
00:15:47dans les prochaines semaines.
00:15:49Je voulais qu'on parle
00:15:50à présent
00:15:50de cette étude
00:15:51de l'observatoire
00:15:52de l'immigration
00:15:53et de la démographie
00:15:53avec le nombre
00:15:55de mineurs
00:15:55non accompagnés
00:15:56qui est en forte hausse
00:15:57en France.
00:15:58On parle d'une augmentation
00:15:59de 370%
00:16:01en 10 ans
00:16:02et forcément,
00:16:03ça coûte cher.
00:16:03ça coûte même très cher
00:16:05finalement
00:16:05dans un pays
00:16:06où l'on cherche aujourd'hui
00:16:07à faire des économies.
00:16:08D'abord,
00:16:08on va essayer de comprendre
00:16:09comment s'explique
00:16:10cette hausse
00:16:10avec ce sujet
00:16:11de Sharon Camara.
00:16:13Une augmentation
00:16:14de plus de 370%
00:16:16en 10 ans.
00:16:17Entre 2013
00:16:18et 2024,
00:16:19le nombre
00:16:19de mineurs
00:16:20non accompagnés
00:16:21pris en charge
00:16:21par l'aide sociale
00:16:22à l'enfance
00:16:23est passé
00:16:24de 10 000
00:16:24à plus de 46 000.
00:16:26Le statut
00:16:27de mineur
00:16:27non accompagné,
00:16:29ça garantit
00:16:29à la fois
00:16:30une prise en charge
00:16:30intégrale
00:16:31de la vie
00:16:32de ces personnes,
00:16:32donc l'hébergement,
00:16:33la santé,
00:16:34l'éducation,
00:16:35la nourriture.
00:16:36C'est aussi
00:16:37une garantie
00:16:37contre l'expulsion.
00:16:38On ne peut pas
00:16:39être éloigné
00:16:39du territoire
00:16:40quand on est mineur
00:16:40dans quasiment
00:16:41aucune circonstance.
00:16:43C'est aussi
00:16:44un accès facilité
00:16:45à la nationalité française
00:16:46avant la majorité.
00:16:47Une prise en charge
00:16:48estimée à 50 000 euros
00:16:49par an en moyenne
00:16:50soit un coût total
00:16:52d'environ 2 milliards d'euros.
00:16:53Le rapport
00:16:54souligne également
00:16:55que le choix
00:16:56de la France
00:16:56comme terre d'accueil
00:16:57s'explique notamment
00:16:58par des facteurs économiques
00:17:00et aussi linguistiques.
00:17:01Les deux tiers
00:17:02de ces mineurs
00:17:02non accompagnés
00:17:03viennent de 3 pays seulement,
00:17:043 pays d'Afrique de l'Ouest
00:17:05que sont la Guinée,
00:17:07le Mali
00:17:08et la Côte d'Ivoire.
00:17:09Ailleurs en Europe,
00:17:09ce sont les Syriens
00:17:10et les Afghans
00:17:11qui sont de loin
00:17:11les MNA les plus nombreux
00:17:13et ça montre
00:17:13que la dynamique
00:17:14des mineurs non accompagnés
00:17:15s'inscrit dans la dynamique
00:17:16plus globale
00:17:17d'accélération
00:17:18de nos flux migratoires.
00:17:18Parmi ces mineurs
00:17:20parmi ces mineurs non accompagnés,
00:17:215 grands profils
00:17:22se distinguent.
00:17:23Les exilés
00:17:24fuyant une région
00:17:25en guerre
00:17:25ou des persécutions,
00:17:27les mandatés
00:17:27envoyés par leur famille
00:17:29pour suivre des études
00:17:30ou travailler,
00:17:31les exploités
00:17:31victimes de traites
00:17:32d'êtres humains,
00:17:33les fugueurs
00:17:34et enfin les mineurs
00:17:35en situation d'errance.
00:17:37Et la prise en charge
00:17:38de ces personnes
00:17:40coûte cher
00:17:41et coûte même très cher.
00:17:42Je dis ces personnes
00:17:43parce qu'effectivement
00:17:45il y a aussi
00:17:46l'objectif
00:17:47c'est aussi d'arriver
00:17:47à un moment donné
00:17:48à prouver qu'ils sont mineurs
00:17:49parce que ça aussi
00:17:49c'est évidemment compliqué.
00:17:51Ça coûte 2 milliards d'euros
00:17:53par an quand même
00:17:54Nelson Montfort.
00:17:55Ce qu'il y a
00:17:56c'est que quand
00:17:56il suffit de se promener
00:17:57dans certains quartiers
00:17:59de Paris
00:17:59notamment de la banlieue parisienne
00:18:00pour voir des véritables
00:18:02situations de détresse.
00:18:03Effectivement les deux
00:18:03peut-être qu'on peut revenir
00:18:04sur le tableau
00:18:05qu'on vient de voir
00:18:06parce qu'effectivement
00:18:07sur ces 5
00:18:08non c'est pas celui-là
00:18:09peu importe
00:18:10sur ces 5 catégories
00:18:11il y en a 2
00:18:13qui effectivement
00:18:13sont un peu différentes
00:18:15à partir du moment
00:18:15où on fuit un pays en guerre
00:18:17à partir du moment
00:18:17où on est menacé physiquement
00:18:18dans son propre pays
00:18:19que la France
00:18:20terre d'accueil
00:18:21depuis plus de 200 ans
00:18:22fasse son devoir
00:18:23c'est effectivement
00:18:24là-dessus
00:18:26c'est évidemment
00:18:26et vous avez raison
00:18:27mais j'ai envie de dire
00:18:29c'est presque un autre sujet
00:18:30en fait
00:18:30c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:18:32ce statut
00:18:33de mineur non accompagné
00:18:35c'est du pain béni
00:18:36pour ceux qui en bénéficient
00:18:38qui en bénéficient
00:18:39pardon
00:18:40et le truc
00:18:41c'est que certaines associations
00:18:42se chargent bien
00:18:43de l'expliquer
00:18:44aux migrants
00:18:44qui arrivent sur le sol français
00:18:46je veux dire
00:18:46qu'il y a un intérêt
00:18:47énorme pour ces personnes
00:18:49à dire qu'ils sont mineurs
00:18:51même s'ils ne le sont pas
00:18:52son contrôle
00:18:52c'est ça
00:18:53comment
00:18:55alors c'est la police
00:18:56c'est 21 ans
00:18:57est-ce que c'est 16 ans
00:18:58est-ce que
00:18:58c'est 18 ans
00:19:00puisque voilà
00:19:00et ce travail
00:19:02il revient à la police
00:19:02aux frontières
00:19:04Vincent Roy
00:19:04à partir du moment
00:19:05où vous voulez vérifier
00:19:07puisque il y a
00:19:07c'est extrêmement compliqué
00:19:09il n'y a aucune fiabilité
00:19:10aucune fiabilité
00:19:12la personne
00:19:13a passé le test
00:19:13si elle ne veut pas
00:19:15vous ne pouvez pas
00:19:16lui imposer
00:19:17le test
00:19:17en général
00:19:18elles ne le passent pas
00:19:19c'est-à-dire
00:19:19en général
00:19:19elles fournissent des papiers
00:19:20contre son acte de naissance
00:19:21en fait
00:19:22oui
00:19:23évidemment
00:19:25d'acte de naissance
00:19:26elles n'ont pas
00:19:26puisque le but
00:19:28des fois il y en a
00:19:29il y a des papiers
00:19:29mais des fois
00:19:30soit les papiers
00:19:31sont des faux papiers
00:19:32après contrôle
00:19:33les papiers
00:19:34des fois sont des vrais
00:19:34mais des fois
00:19:35ce n'est pas vraiment
00:19:35les leurs en réalité
00:19:36donc c'est-à-dire
00:19:37qu'il y a
00:19:3810 000 possibilités
00:19:40et je vous rappelle
00:19:41qu'il n'y a pas très longtemps
00:19:43le ministre de l'Intérieur
00:19:44lorsqu'on a interrogé
00:19:45sur le fait de savoir
00:19:46combien il y avait
00:19:47de clandestins
00:19:48en France
00:19:49n'était pas capable
00:19:49de nous donner un chiffre
00:19:50ou plutôt
00:19:51ne voulait pas nous le donner
00:19:52parce que
00:19:53tous ces mineurs
00:19:54non accompagnés
00:19:55dont nous parlons
00:19:56c'est un joli mot
00:19:57pour parler de clandestins
00:19:58en réalité
00:19:58en réalité
00:19:59beaucoup d'entre eux
00:20:00la question
00:20:00c'est si ils sont mineurs
00:20:02déjà
00:20:02mais bien sûr
00:20:03mais c'est ce qu'on se dit
00:20:04effectivement
00:20:04les faux papiers
00:20:05c'est facile
00:20:05ça s'achète
00:20:07vous savez que
00:20:08quand il y a enquête
00:20:09et quand il y a doute
00:20:10justement
00:20:11sur effectivement
00:20:12les papiers
00:20:13et à partir du moment
00:20:14où il y a enquête
00:20:15et qu'il y a doute
00:20:16le doute bénéficie
00:20:18évidemment
00:20:19aux mineurs
00:20:22à celui qui se revendique
00:20:24mineur
00:20:24et du coup
00:20:25c'est sa parole
00:20:25qui fait foi
00:20:26il appartient
00:20:27ce devoir-là
00:20:28revient aux départements
00:20:30et il y a des départements
00:20:31par exemple
00:20:31celui de la Gironde
00:20:32où il y a différentes associations
00:20:33de très grosses associations
00:20:34qui prennent en charge
00:20:35ces mineurs
00:20:36qui sont carrément
00:20:37dans l'incapacité
00:20:38aujourd'hui
00:20:38de financer
00:20:40la prise en charge
00:20:41de ces mineurs
00:20:41donc c'est à l'État
00:20:42ensuite
00:20:43de s'en occuper
00:20:44ça veut dire
00:20:44que tout le monde
00:20:45se renvoie la balle
00:20:46et résultat
00:20:46beaucoup d'entre eux
00:20:47se retrouvent à la rue
00:20:48étant à la rue
00:20:5266 899 individus
00:20:53se sont présentés
00:20:54comme mineurs
00:20:55non accompagnés
00:20:55en France
00:20:56seulement 23%
00:20:58ont été reconnus mineurs
00:20:59sauf que l'enquête
00:21:00elle prend du temps
00:21:01et que pendant
00:21:01la durée de cette enquête
00:21:02ils sont considérés
00:21:03comme mineurs
00:21:04absolument
00:21:04il y a deux catégories
00:21:06de personnes
00:21:07il y a ceux
00:21:08qui sont réellement
00:21:08victimes
00:21:09comme vous venez
00:21:09de le dire
00:21:10des guerres
00:21:11tout ça
00:21:11mais beaucoup d'entre eux
00:21:13ils viennent dans
00:21:13des trafics
00:21:14il ne faut pas oublier
00:21:15que ces gamins
00:21:16sont exploités
00:21:18sur le territoire français
00:21:19c'est à dire
00:21:20qu'ils sont même
00:21:20certains d'entre eux
00:21:21comme des esclaves
00:21:22on ne se rend même pas compte
00:21:24aujourd'hui
00:21:24il y a beaucoup
00:21:25parmi ces étrangers
00:21:27qui sont exploités
00:21:27parce qu'ils viennent
00:21:28des filières d'immigration
00:21:30clandestines
00:21:30où il y a beaucoup d'argent
00:21:31qui circule
00:21:32et en France
00:21:33avec ce statut
00:21:34de mineur
00:21:35quelque part
00:21:36on légalise
00:21:37on valide
00:21:38l'exploitation
00:21:39ils doivent rembourser
00:21:40même les viols
00:21:41des petites filles
00:21:42etc
00:21:43franchement
00:21:43et puis c'est des mineurs
00:21:44alors attention
00:21:44il ne faut pas faire
00:21:45non plus de raccourcis
00:21:46c'est pas de raccourci
00:21:47dans les filières
00:21:48d'exploitation
00:21:50des ces mineurs
00:21:51il faut les dénoncer
00:21:53il n'y a pas de raccourci
00:21:54c'est la vérité
00:21:55d'accord
00:21:56il n'y a pas de raccourci
00:21:58sur les viols
00:21:59d'enfants
00:21:59je viens de dire
00:22:00il y a deux groupes
00:22:01il faut faire la différence
00:22:01entre les deux
00:22:02il y a des gens
00:22:02qui sont victimes
00:22:04franchement
00:22:04il faut les prendre en charge
00:22:05mais d'autres
00:22:06participent à des trafics
00:22:07et ces trafics
00:22:08ils sont dans des réseaux
00:22:10de toutes sortes
00:22:11de trafics
00:22:11qui existent en France
00:22:12et c'est de l'esclavage
00:22:14moderne
00:22:14il y a une chose
00:22:14très troublante
00:22:15il y a plus de 90%
00:22:17de garçons
00:22:18oui
00:22:19c'est troublant
00:22:20tout de même
00:22:20on peut très bien
00:22:21imaginer par exemple
00:22:22que pour ceux
00:22:23qui veulent t'échapper
00:22:24comme le disait Nelson
00:22:24il a raison
00:22:25pour ceux qui veulent
00:22:26t'échapper à la guerre
00:22:27quand on est une fille
00:22:28on veut aussi échapper
00:22:29à la guerre
00:22:29alors c'est quand même
00:22:31curieux
00:22:32majoritairement des garçons
00:22:33et quand je dis curieux
00:22:34je veux dire suspect
00:22:35qu'il y ait plus de 90%
00:22:36de garçons
00:22:36il faut t'avouer
00:22:37que c'est plus compliqué
00:22:39de monter jusqu'à l'Europe
00:22:41que pour un homme
00:22:42là ce sont des facteurs
00:22:43surtout que ce sont
00:22:43des traversées
00:22:44qui sont
00:22:44des traversées
00:22:45des clandestines
00:22:46qui sont extrêmement
00:22:47compliquées
00:22:49mais encore une fois
00:22:50ce sont des traversées
00:22:51extrêmement compliquées
00:22:52extrêmement périlleuses
00:22:53et évidemment
00:22:56que ces personnes
00:22:57sont dans des situations
00:22:58absolument terribles
00:22:59pour se lancer
00:23:00dans de telles aventures
00:23:02et les réseaux
00:23:03et certaines associations
00:23:04ont une énorme responsabilité
00:23:05là-dedans
00:23:06en fait
00:23:06c'est ça qui est absolument terrible
00:23:08dangereuses pour tout le monde
00:23:09sauf pour les passeurs
00:23:10mais bien sûr que
00:23:10parce que c'est
00:23:11une manne financière
00:23:13qui est évidemment
00:23:13parce qu'on est monstre
00:23:14un autre problème
00:23:16allez-y Nelson
00:23:17j'ai terminé
00:23:19sauf pour les passeurs
00:23:20qui sont vraiment
00:23:20des gens sans aucune
00:23:21espèce de moralité
00:23:22aucune espèce de moralité
00:23:24un autre problème
00:23:25qui coûte cher à l'État
00:23:26et dont le gouvernement
00:23:28souhaite se préoccuper
00:23:29c'est celui
00:23:30des arrêts maladie
00:23:31en France
00:23:32les salariés
00:23:33sont de plus en plus
00:23:34absents
00:23:34on va essayer
00:23:35de comprendre pourquoi
00:23:36et puis on verra aussi
00:23:36si les mesures que le gouvernement
00:23:38souhaite mettre en place
00:23:39peuvent réellement servir
00:23:40à quelque chose
00:23:40on se rend direct
00:23:41avec le docteur Roger Rua
00:23:42qui est ancien président
00:23:43des médecins libéraux
00:23:44et on en parlera avec lui
00:23:45dans un instant
00:23:46dans le meilleur de l'info
00:23:47sur CNews
00:23:48reste avec nous
00:23:52le meilleur de l'info
00:23:53sur CNews
00:23:54merci de nous rejoindre
00:23:55la soirée continue
00:23:56on a plein de sujets
00:23:58à voir ensemble
00:23:58merci de nous rejoindre
00:24:00en direct
00:24:01avec nos invités
00:24:03plus de 12 milliards d'euros
00:24:04d'indemnisation
00:24:04c'est ce qu'ont coûté
00:24:05les arrêts maladie
00:24:06à la sécurité sociale
00:24:07en 2025
00:24:08soit 5 milliards de plus
00:24:10qu'il y a 10 ans
00:24:11le ministre du travail
00:24:12évoque un problème majeur
00:24:14mais le constat
00:24:15est sans appel
00:24:15en France
00:24:15les salariés
00:24:16sont de plus en plus absents
00:24:18on va essayer de comprendre
00:24:19pourquoi
00:24:19le phénomène touche désormais
00:24:20aussi bien
00:24:21les jeunes que les seniors
00:24:22chaque jour
00:24:2330 000 français
00:24:24posent un arrêt maladie
00:24:25c'est l'équivalent
00:24:25de 9 millions par an
00:24:27pour stopper l'hémorragie
00:24:29le gouvernement veut frapper fort
00:24:30écoutez le ministre du travail
00:24:31Jean-Pierre Farandou
00:24:32on sera en direct
00:24:33avec le docteur Roger Rua
00:24:34ancien président
00:24:35des médecins libéraux
00:24:36juste après
00:24:37c'est une fonction
00:24:38qui existe aujourd'hui
00:24:39un chef d'entreprise
00:24:40peut tout à fait saisir
00:24:41l'ACNAM aujourd'hui
00:24:42mais par des procédures
00:24:43on va dire
00:24:43ou mail ou papier
00:24:44donc un peu lente
00:24:45il nous a semblé utile
00:24:47d'avoir aussi un bouton d'alerte
00:24:48pour joindre plus rapidement
00:24:50l'ACNAM
00:24:50et demander un contrôle
00:24:52dès lors que le chef d'entreprise
00:24:53il somme certainement
00:24:53d'éléments
00:24:54qui peuvent lui faire
00:24:56penser qu'il y a un abus
00:24:57voilà
00:24:58donc c'est pas le comportement
00:24:59le plus fréquent
00:25:00mais il nous a semblé aussi important
00:25:01d'avoir un contrepoint
00:25:02de cette majeure
00:25:03qui est autour de la prévention
00:25:04et de l'adaptation du poste de travail
00:25:06d'avoir une capacité
00:25:07de contrôle rapide
00:25:08pour arrêter les fraudes
00:25:10lorsqu'elles sont en place
00:25:13Bonsoir docteur Roger Rua
00:25:14merci d'être avec nous
00:25:15ce soir sur CNews
00:25:17un bouton d'alerte
00:25:18pour les chefs d'entreprise
00:25:19quand ils ont un soupçon d'abus
00:25:21d'un de leurs salariés
00:25:22vous en pensez quoi ?
00:25:25Oh vous savez
00:25:26ça fait des années
00:25:28que les médecins libéraux
00:25:30sont accusés
00:25:32et d'être le bouc émissaire
00:25:34en quelque sorte
00:25:35des problèmes
00:25:35qui sont liés aux arrêts de travail
00:25:37notamment dans les entreprises
00:25:38mais il faut bien savoir
00:25:40que
00:25:40quand j'entends dire
00:25:43les patients
00:25:45demandent leur arrêt de travail
00:25:46à leur médecin
00:25:47bon
00:25:48c'est à l'issue
00:25:48d'une consultation médicale
00:25:51avec son patient
00:25:53seul avec son patient
00:25:54qu'un médecin décide
00:25:55que son état de santé physique
00:25:56ou mental
00:25:57ou les deux
00:25:57peut être
00:26:00amélioré
00:26:00grâce à un arrêt de maladie
00:26:02ça veut dire que
00:26:03selon vous
00:26:04cette mesure
00:26:05que propose
00:26:06que met en place
00:26:07le gouvernement
00:26:07elle vise
00:26:08elle finalement
00:26:09elle incrimine
00:26:12finalement directement
00:26:13les médecins
00:26:15oh oui
00:26:15on a l'habitude
00:26:17vous savez
00:26:17on a le dos dur
00:26:19comme on dit
00:26:19on est toujours accusé
00:26:21en première
00:26:21notamment les généralistes
00:26:22libéraux
00:26:23d'être trop complaisants
00:26:24de prescrire
00:26:25trop de médicaments
00:26:26trop de ci
00:26:27trop de là
00:26:27bon on a l'habitude
00:26:29mais ce que le gouvernement
00:26:30ne peut pas comprendre
00:26:30c'est que
00:26:31les français sont malades aussi
00:26:33ils sont malades
00:26:34non seulement
00:26:35de la covid
00:26:36on a vu
00:26:36avec la covid
00:26:37mais aussi
00:26:38dans leur état de santé mentale
00:26:39au travail
00:26:40ils sont parfois
00:26:41très mal à l'aise
00:26:42quelle peut être la solution
00:26:43dans ce cas là
00:26:44est-ce qu'on doit dire
00:26:45au patient
00:26:45de retourner travailler
00:26:46malgré son état
00:26:47est-ce qu'on doit lui prescrire
00:26:48des tonnes d'oxiolytiques
00:26:50pour qu'il soit mieux
00:26:51c'est très compliqué
00:26:52c'est pas
00:26:53des mesures comptables
00:26:56c'est pas une solution
00:26:57comment ça va se passer
00:26:58concrètement
00:26:59si un chef d'entreprise
00:27:01pour qu'on comprenne
00:27:02parce que pour le moment
00:27:03ces annonces
00:27:03elles sont quand même
00:27:03relativement flou
00:27:04pour qu'on comprenne
00:27:05si un chef d'entreprise
00:27:06a un soupçon
00:27:07et qu'effectivement
00:27:07il déclenche ce fameux bouton
00:27:09auprès de la CNAM
00:27:10qu'est-ce que ça va impliquer
00:27:14concrètement
00:27:14comment va se passer
00:27:15le contrôle
00:27:16pour le salarié en question
00:27:18est-ce que les médecins
00:27:19vont jouer un rôle d'ailleurs
00:27:21oui ça existe déjà
00:27:22le contrôle médical
00:27:23de la caisse d'assurance maladie
00:27:24il existe déjà
00:27:25et il peut être déclenché
00:27:26n'importe quand
00:27:27n'importe où
00:27:28c'est parce qu'il n'y a pas
00:27:28peut-être aussi
00:27:30pas assez de contrôle
00:27:30mais bon
00:27:31oui c'est une façon
00:27:32d'augmenter ces contrôles
00:27:34oui
00:27:34ils vont augmenter
00:27:36les contrôles
00:27:36ils vont être plus sévères
00:27:37sur les causes
00:27:39éventuelles
00:27:40qui sont liées
00:27:40à l'arrêt de maladie
00:27:41mais bon
00:27:42ça ne va pas changer
00:27:43grand chose
00:27:43ça peut faire
00:27:44quelques petits pourcents
00:27:45en moins
00:27:46mais ça ne va pas changer
00:27:46le fait que c'est
00:27:49globalement
00:27:49qu'en 10 ans
00:27:51si ça a augmenté
00:27:51en 10 ans
00:27:52il ne faut pas oublier
00:27:52que la population française
00:27:53a aussi augmenté
00:27:54en 10 ans
00:27:54donc ça augmente
00:27:55mécaniquement
00:27:56le nombre d'arrêts
00:27:57de maladies
00:27:57et il faut voir aussi
00:27:59que les conditions
00:27:59de travail
00:28:00se sont dégradées
00:28:01la crise Covid
00:28:02rappelez-vous
00:28:03la crise Covid
00:28:03c'est la sécu
00:28:04elle-même
00:28:05qui disait
00:28:06aux français
00:28:07arrêtez-vous tout seul
00:28:08on fera les papiers
00:28:09nous-mêmes
00:28:10ne passez pas par
00:28:11vos médecins
00:28:12j'entends ce que vous dites
00:28:13docteur
00:28:13et évidemment
00:28:15on peut comprendre
00:28:16aussi que pour les médecins
00:28:17ils ont l'impression
00:28:18finalement d'être fliqués
00:28:20aujourd'hui
00:28:20lorsqu'on propose
00:28:21ce contrôle
00:28:21mais docteur
00:28:22il faut aussi
00:28:25accepter le fait
00:28:26qu'il y a des abus
00:28:27c'est un constat
00:28:28qui est clair
00:28:29aujourd'hui
00:28:29il y a aussi des abus
00:28:30évidemment les arrêts
00:28:31et maladies sont nécessaires
00:28:32et que les français
00:28:33sont peut-être plus malades
00:28:34qu'avant
00:28:34mais il y a aussi des abus
00:28:36il y a toujours des abus
00:28:37dans toutes les couches
00:28:38de la société
00:28:39dans toutes les professions
00:28:41il y a des abus
00:28:42mais chez les médecins
00:28:43on peut dire quand même
00:28:45malgré tout
00:28:45que c'est extrêmement rare
00:28:47les médecins complaisants
00:28:48sont extrêmement rares
00:28:49ils sont d'ailleurs connus
00:28:50de l'assurance maladie
00:28:51ils sont souvent
00:28:52déjà contrôlés
00:28:54déjà avertis
00:28:55donc c'est pas
00:28:56la source
00:28:57le fond du problème
00:28:58n'est pas là
00:28:59je pense qu'on se trompe
00:29:01de solution
00:29:02Vincent Roy
00:29:03on écoutera aussi
00:29:03juste après
00:29:04la journaliste spécialisée
00:29:05en psychologie positive
00:29:06Florence Servan-Schreiber
00:29:08qui s'est exprimée
00:29:09vous allez voir
00:29:09c'est très intéressant
00:29:10ce qu'elle disait tout à l'heure
00:29:10dans 120 minutes info
00:29:12sur CNews
00:29:12Vincent
00:29:13je pense que votre médecin
00:29:14intervenant
00:29:15est très mesuré
00:29:16dans ses propos
00:29:16et que c'est plutôt bien vu
00:29:19c'est à dire que
00:29:20en fait
00:29:21lorsque vous avez
00:29:22des chiffres comme ça
00:29:23c'est le travail
00:29:24qui est interrogé
00:29:24est-ce que vous dites
00:29:26qu'il y a une explosion
00:29:27des arrêts maladie
00:29:28depuis 10 ans
00:29:30c'est ce que révèlent
00:29:32les chiffres
00:29:32est-ce que le
00:29:33est-ce que le travail
00:29:35n'a pas changé
00:29:36depuis 10 ans
00:29:36est-ce que les rapports
00:29:37au travail
00:29:37n'ont pas changé
00:29:38depuis 10 ans
00:29:39nous n'avons pas changé
00:29:40nous
00:29:40par rapport au travail
00:29:41à la conception du travail
00:29:42est-ce que nous n'avons pas changé
00:29:43depuis 10 ans
00:29:43ça interroge
00:29:45le travail
00:29:45et le rapport
00:29:465 milliards d'euros
00:29:48ça coûte 5 milliards
00:29:49d'euros de plus
00:29:51en 10 ans
00:29:51c'est le coeur du problème
00:29:52si vous me permettez
00:29:53mais qu'il y a une profession
00:29:55qui est je dirais
00:29:56la profession peut-être
00:29:57la plus française
00:29:58qui soit
00:29:58l'hôtellerie-restauration
00:30:00l'hôtellerie-restauration
00:30:01aujourd'hui
00:30:02de sources à peu près sûres
00:30:04on cherche entre
00:30:05500 et 800 000 postes
00:30:07c'est-à-dire entre
00:30:08500 000 et 800 000 postes
00:30:09qui ne sont pas attribués
00:30:11parce que effectivement
00:30:12les jeunes ne veulent plus
00:30:14alors que c'est la plus belle profession
00:30:16qui soit
00:30:17très exigeant
00:30:18de travail très long
00:30:19exactement
00:30:19c'est très exigeant
00:30:21effectivement
00:30:21et du coup
00:30:22on ne trouve plus
00:30:23j'ajoute que si
00:30:24on gagne à peu près autant
00:30:26en ne travaillant pas
00:30:27qu'en travaillant
00:30:28et a fortiori
00:30:29avec des horaires
00:30:30extrêmement difficiles
00:30:31comme le dit Mémona
00:30:32mais ça
00:30:32ça pose un vrai problème
00:30:33parce que ça
00:30:34c'est vraiment le coeur
00:30:35du travail en France
00:30:36c'est le coeur
00:30:37je dirais
00:30:37de la civilisation française
00:30:39écoutez ce que disait
00:30:40aujourd'hui
00:30:41la journaliste spécialisée
00:30:42en psychologie positive
00:30:43je le disais
00:30:43Florence Servan-Schreiber
00:30:44c'était dans 120 minutes info
00:30:46qui explique
00:30:46finalement que les moins
00:30:47de 25 ans
00:30:48sont beaucoup moins heureux
00:30:49aujourd'hui
00:30:49que l'été
00:30:50les générations précédentes
00:30:51c'est intéressant aussi
00:30:52comme analyse
00:30:53écoutez
00:30:53vous savez aujourd'hui
00:30:54ont été publiés
00:30:55les résultats
00:30:56de l'étude
00:30:57sur le bonheur mondial
00:30:59et ce qui est absolument
00:31:01frappant
00:31:02c'est que
00:31:03les moins de 25 ans
00:31:04sont beaucoup moins
00:31:06heureux
00:31:07que les générations
00:31:08précédentes
00:31:08et les réseaux sociaux
00:31:10ont absolument
00:31:11endommagé
00:31:12le niveau
00:31:14général
00:31:15d'accès
00:31:16au bonheur
00:31:16des moins de 25 ans
00:31:18et c'est vraiment
00:31:19lié à la quantité
00:31:20de consommation
00:31:20de ces réseaux
00:31:21là maintenant
00:31:22on a vraiment
00:31:22des chiffres
00:31:23donc on sait
00:31:24que c'est ça
00:31:24mais comme
00:31:25ils ne vont pas partir
00:31:26ces réseaux sociaux
00:31:28et bien
00:31:28aux gens
00:31:29qui ont
00:31:30le pouvoir
00:31:31de modifier
00:31:32des choses
00:31:32de créer
00:31:33des structures
00:31:34qui peuvent
00:31:35accueillir
00:31:35ces jeunes
00:31:36qui déjà
00:31:37vont moins bien
00:31:38que nous ne
00:31:39pouvions peut-être
00:31:39aller nous
00:31:41de manière à les aider
00:31:42pour qu'ils soient
00:31:42évidemment
00:31:44productifs
00:31:44heureux
00:31:45là où ils sont
00:31:45et qu'ils se sentent
00:31:46engagés
00:31:47dans la vie
00:31:47d'une entreprise
00:31:50je vais demander
00:31:51d'abord
00:31:51docteur Roger Rua
00:31:52d'abord je voudrais
00:31:53poser la question
00:31:53à vous docteur
00:31:54est-ce que vous êtes
00:31:54d'accord avec
00:31:55ce que nous dit
00:31:56Florence Servan-Schreiber
00:31:58ah oui oui
00:31:59tout à fait
00:32:00cette psychologie
00:32:01des jeunes
00:32:02au travail
00:32:02a nettement changé
00:32:04depuis quelques années
00:32:04je le constate
00:32:05tous les jours
00:32:07parce que
00:32:08il y a
00:32:09les réseaux sociaux
00:32:10la dématérialisation
00:32:12le fait
00:32:12qu'on se déplace
00:32:13beaucoup moins aussi
00:32:14qu'on a beaucoup moins
00:32:15d'activité physique aussi
00:32:16donc tout ça
00:32:17ça modifie
00:32:17le rapport au travail
00:32:18et
00:32:19le télétravail
00:32:20qui a été développé
00:32:21a aussi
00:32:22marqué
00:32:24ce changement
00:32:25vous savez que
00:32:26avec le télétravail
00:32:27il y a plus de lombalgie
00:32:28chez les gens
00:32:29qui font du télétravail
00:32:30que chez les gens
00:32:31qui vont travailler
00:32:31dans leur entreprise
00:32:32parce qu'ils ont mal au dos
00:32:33donc ça veut dire
00:32:34que rester chez soi
00:32:35c'est pas une solution
00:32:36non plus
00:32:37le coupable il est là
00:32:38ah oui
00:32:39non mais est-ce qu'il y a
00:32:40un lieu où on apprend
00:32:41aux gens à aimer
00:32:42un travail
00:32:43est-ce qu'il y a un lieu
00:32:44quelque part
00:32:44où on valorise
00:32:45la question du travail
00:32:47la philosophie du travail
00:32:48ça fait vieux jeu
00:32:49je sais bien
00:32:50mais
00:32:51je me souviens
00:32:51mais alors
00:32:52je me souviens
00:32:53à mon époque
00:32:54quand on avait 18 ans
00:32:56on continue à faire des études
00:32:57et on avait
00:32:58c'est pas grave
00:32:59mais bon
00:32:59il faut assumer
00:33:00j'assume
00:33:01mais il y avait un moment
00:33:02où on était heureux
00:33:03d'avoir un métier
00:33:04je suis d'accord avec vous
00:33:05mais alors attention
00:33:06attention à ce qu'on dit
00:33:07parce que
00:33:07je pense
00:33:08mais pourquoi
00:33:09non mais je dis ça
00:33:10c'est extrémiste
00:33:11de dire ça
00:33:11non c'est pas extrémiste
00:33:12mais je pense
00:33:13qu'autour de la table
00:33:14on a la chance
00:33:15d'exercer un métier
00:33:17qu'on a choisi
00:33:17et que ça
00:33:19c'est aussi
00:33:19ce qui peut faire la différence
00:33:21c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:33:21c'est capital
00:33:23c'est-à-dire
00:33:23cette question
00:33:24elle est capitale
00:33:27on fait partie
00:33:28d'une minorité
00:33:28de personnes
00:33:29qui ont la chance
00:33:31d'exercer un métier
00:33:32qu'ils ont choisi de faire
00:33:34on a certainement
00:33:35aussi autour de la table
00:33:35exercé d'autres professions
00:33:36mais celui que l'on fait
00:33:38aujourd'hui
00:33:38c'est celui qu'on a choisi de faire
00:33:39donc les français
00:33:40qui nous regardent
00:33:40peut-être pas
00:33:41et donc on peut comprendre
00:33:42aussi cette difficulté
00:33:43Raphaël Stainville
00:33:44sur Midi News
00:33:45disait que le problème
00:33:45est insoluble
00:33:46à moins justement
00:33:47qu'on s'intéresse vraiment
00:33:48au problème de mal-être au travail
00:33:50parce qu'il existe
00:33:50ce problème-là
00:33:51écoutez Raphaël
00:33:52comment résoudre
00:33:53ce problème
00:33:54des fraudes
00:33:56autour des arrêts maladie
00:33:57parce que moi j'entends bien
00:33:58qu'on soit plus rigoureux
00:34:01lorsque les gens
00:34:03font de la téléconsultation
00:34:04pour obtenir des arrêts maladie
00:34:05mais c'était une préconisation
00:34:07pour justement
00:34:09ne pas surcharger
00:34:10les cabinets
00:34:11donc il y a un moment
00:34:13le problème est insoluble
00:34:14l'une des questions
00:34:15à mon avis
00:34:15qui est centrale
00:34:16c'est la question
00:34:17du mal-être au travail
00:34:18et du mal-être dans la société
00:34:20c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:34:21alors c'est pas ça
00:34:24qui va vous donner
00:34:25une solution immédiate
00:34:27mais le nombre de personnes
00:34:28qui se lèvent le matin
00:34:30en étant angoissées
00:34:32à l'idée au travail
00:34:33qui sont malheureux
00:34:34parce qu'ils ont été mal orientés
00:34:36depuis le début
00:34:36dans les choix
00:34:37qu'ils ont réalisés
00:34:38c'est pas étonnant
00:34:40que la France
00:34:41soit le premier pays
00:34:42en Europe
00:34:43voire même au monde
00:34:44consommateur de psychotropes
00:34:45il y a une sorte de mal-être
00:34:46quand même généralisé
00:34:48qui en dit beaucoup
00:34:49sur notre pays
00:34:52voilà
00:34:53c'est-à-dire que ce que dit
00:34:53Mémona
00:34:54c'est très juste
00:34:54sur le fait qu'évidemment
00:34:55il faut revaloriser aussi
00:34:56le travail dans notre pays
00:34:57et que peut-être
00:34:58qu'il y a un sujet là-dessus
00:34:59mais le mal-être au travail
00:35:01on ne peut pas le balayer
00:35:04ça existe
00:35:05et ça ne doit pas être
00:35:06prêt à la légère
00:35:06quand vous regardez
00:35:07dans cette société
00:35:08où l'on fait
00:35:08de moins en moins nation
00:35:10quand vous regardez
00:35:10au quotidien
00:35:11quand vous êtes
00:35:12un petit peu attentif
00:35:13à la manière
00:35:13qu'ont les gens
00:35:14de se parler
00:35:15dans les commerces
00:35:16dans la rue
00:35:16dans les administrations
00:35:17etc etc
00:35:18vous n'êtes quand même
00:35:19pas étonné
00:35:20lorsqu'on vous dit
00:35:21qu'au travail
00:35:22il y a souvent
00:35:23des maltraitances
00:35:24qu'on se parle
00:35:24de plus en plus mal
00:35:25que c'est de plus en plus
00:35:26âpre
00:35:27de plus en plus violent
00:35:28de plus en plus dur
00:35:29qu'on est sans pitié
00:35:31les uns sans les autres
00:35:31qu'on est une société
00:35:33hyper individualiste
00:35:34etc etc
00:35:35j'en passe
00:35:35et des meilleurs
00:35:36on vous explique tout ça
00:35:36et vous le constatez
00:35:37au quotidien
00:35:38il n'est donc pas
00:35:39totalement anormal
00:35:40qu'on ait des gens
00:35:41qui se trouvent mal
00:35:42au travail
00:35:42qui vont angoisser
00:35:44ça crée
00:35:46un certain nombre
00:35:47de maladies
00:35:48de dépressions
00:35:48et les gens se mettent
00:35:49en arrêt maladie
00:35:50il y a des tirs au flanc
00:35:51il y a des tirs au flanc
00:35:52mais il y a des gens
00:35:53ce ne sont pas des tirs au flanc
00:35:54ce que dit Vincent
00:35:54est tout à fait exact
00:35:55parce qu'avant le travail
00:35:56il faut se rendre
00:35:56à son travail
00:35:57se rendre à son travail
00:35:58c'est souvent des transports
00:35:59c'est souvent des
00:35:59et c'est souvent effectivement
00:36:00des violences répétées
00:36:02enfin j'ai des témoignages
00:36:04même personnels
00:36:05l'attitude des automobilistes
00:36:06dans Paris
00:36:07par exemple
00:36:07je veux dire
00:36:08c'est la jungle
00:36:08c'est peut-être banal
00:36:10c'est la jungle
00:36:11donc avant de se rendre
00:36:12à son travail
00:36:13c'est un problème global
00:36:14au niveau de société
00:36:19alors allez-y Karim
00:36:20très rapidement
00:36:21après on va redonner la parole
00:36:21à Roger Rua
00:36:22qui souhaitait réagir
00:36:24docteur Roger Rua
00:36:25avant de passer à autre chose
00:36:25je vous écoute
00:36:27non non mais c'était
00:36:28pour abonder dans ce sens-là
00:36:29c'est vrai que la violence
00:36:31dans la société
00:36:31on le voit
00:36:32quand on se déplace
00:36:34dans Paris notamment
00:36:35qu'elle a envahi
00:36:37tout le système
00:36:38et même chez les médecins
00:36:40on voit beaucoup
00:36:40de jeunes médecins
00:36:41qui sont en burn-out aussi
00:36:42donc ça envahit
00:36:44toutes les couches
00:36:44de la société
00:36:45et c'est vrai
00:36:46que c'est un problème
00:36:46plus profond
00:36:47que le simple comptable
00:36:49qui va dire
00:36:50en 10 ans
00:36:50on est passé à 12 milliards
00:36:51on a plus de 5 milliards
00:36:52oui ok
00:36:53mais c'est pas le vrai problème
00:36:54il est pas là
00:36:55vous avez raison
00:36:56merci docteur Roger Rua
00:36:58ancien président
00:36:59des médecins libéraux
00:37:00ce chiffre à présent
00:37:01marquant
00:37:02dont je souhaitais absolument
00:37:03vous parler ce soir
00:37:04selon une enquête
00:37:05de la LICRA
00:37:06près d'un français sur deux
00:37:07aurait déjà subi
00:37:08des discriminations
00:37:09ou des agressions racistes
00:37:10dans sa vie
00:37:11encore plus effrayant
00:37:12on apprend que plus
00:37:13d'un français sur deux
00:37:14victimes de discriminations
00:37:16racistes ou religieuses
00:37:17a adopté une stratégie
00:37:18d'évitement
00:37:19des situations à risque
00:37:21éviter de fréquenter
00:37:22certaines rues
00:37:23certains quartiers
00:37:24éviter d'afficher
00:37:25une apparence
00:37:26susceptible de révéler
00:37:27leurs origines
00:37:27ou même éviter d'afficher
00:37:28leurs origines sur internet
00:37:29ou les réseaux sociaux
00:37:31cette étude montre également
00:37:32que les français
00:37:33de confession juive
00:37:34sont les plus concernés
00:37:35par cette stratégie
00:37:37d'évitement
00:37:37au quotidien
00:37:39Karim Maloum
00:37:40une réaction
00:37:41sur ces chiffres
00:37:42qui sont absolument
00:37:44effrayants
00:37:45absolument
00:37:47franchement
00:37:48quand je l'ai lu
00:37:48hier soir
00:37:49je l'ai reçu
00:37:50qu'un français sur deux
00:37:51est victime du racisme
00:37:53je me suis dit
00:37:53ce qu'on est en Afrique du Sud
00:37:55c'est comme ça
00:37:56que j'ai réfléchi
00:37:56que c'est comme ça
00:37:57que j'ai réagi
00:37:57en réalité
00:37:58le racisme existe
00:37:59il a toujours existé
00:38:01il faut le combattre
00:38:02il ne faut pas l'accepter
00:38:03bien entendu
00:38:05le racisme
00:38:06est à combattre
00:38:07pas à instrumentaliser
00:38:10la nuance
00:38:11et détail
00:38:12est très importante
00:38:13parce que si
00:38:14à chaque fois
00:38:14qu'on critique
00:38:15une pratique sociale
00:38:17relève du racisme
00:38:18à chaque fois
00:38:19qu'on critique
00:38:20des personnes
00:38:21qui veulent développer
00:38:22un système communautaire
00:38:23que la France
00:38:25c'est pas un système
00:38:26de communauté
00:38:27attends juste
00:38:27c'est très important
00:38:28et que si on critique
00:38:30une religion
00:38:30si j'ai envie de critiquer
00:38:31le catholicisme
00:38:32ou bien le judaïsme
00:38:34c'est ma liberté
00:38:35c'est une opinion
00:38:36ça ne relève pas du racisme
00:38:38donc si vous voulez
00:38:39on a tout mélangé
00:38:40tout d'un coup
00:38:41toute critique
00:38:42je suis d'accord avec vous
00:38:43carré Malou
00:38:43mais je crois que
00:38:45ce qui est important
00:38:45quand même de rappeler
00:38:46parce que souvent
00:38:47on a tendance à l'oublier
00:38:48c'est que
00:38:49les actes racistes
00:38:51et antisémites
00:38:51sont extrêmement graves
00:38:52et punis par la loi
00:38:54c'est à dire
00:38:54absolument
00:38:54et il faut arrêter
00:38:56de effectivement
00:38:57d'utiliser le racisme
00:38:59de condamner
00:39:01dès qu'on n'est pas d'accord
00:39:02avec quelqu'un
00:39:03de le condamner
00:39:03de racisme
00:39:04soit sur les réseaux sociaux
00:39:05soit comme ça
00:39:05si on a un doute
00:39:06et bien on saisit la justice
00:39:07parce que la justice
00:39:08elle est là
00:39:09et elle est là pour ça
00:39:10mais est-ce qu'on a eu
00:39:1150% de la population française
00:39:12qui a déposé plainte ?
00:39:13mais bien sûr
00:39:14mais le climat
00:39:16le problème c'est que
00:39:17non évidemment que non
00:39:18mais le climat
00:39:20le climat lié à ces discriminations
00:39:22est tout aussi grave
00:39:22selon moi
00:39:23je veux dire que
00:39:24quand ces personnes
00:39:24décident de changer
00:39:25leur mode de vie
00:39:26parce qu'ils ont peur
00:39:27en raison
00:39:27de leurs origines
00:39:29ou de leur couleur de peau
00:39:29là c'est extrêmement grave
00:39:31Vincent Roy
00:39:33oui écoutez
00:39:33je suis un peu interdit
00:39:34devant ce sondage
00:39:37je trouve ça d'abord
00:39:37d'une très grande tristesse
00:39:38d'abord
00:39:39bien sûr
00:39:40je trouve ça
00:39:42absolument terrible
00:39:43et je ne sais pas
00:39:44vraiment l'analyser
00:39:45pour être tout à fait franc
00:39:46parce que
00:39:47se dire
00:39:48mais quand vous en arrivez
00:39:49à finalement
00:39:50avoir peur
00:39:51de devoir cacher son nom
00:39:54de devoir retirer
00:39:55un signe religieux
00:39:57sur sa porte
00:39:57on peut penser au Mezouza
00:39:58pour les juifs
00:40:00ou des fois
00:40:01avoir des
00:40:02voilà
00:40:02en raison de la couleur de peau
00:40:04finalement
00:40:04avoir peur
00:40:05de se déplacer
00:40:06dans certains quartiers
00:40:07je vous disais tout à l'heure
00:40:08que je crois
00:40:09n'avoir
00:40:11jamais vécu
00:40:12dans une société
00:40:13aussi clivée
00:40:14aussi violente
00:40:17je crois que
00:40:18je n'ai pas connu
00:40:19je n'ai pas connu
00:40:20je n'ai jamais connu
00:40:21la France
00:40:21en tous les cas
00:40:21telle qu'elle est aujourd'hui
00:40:23donc
00:40:24autant je suis interdit
00:40:25parce que je trouve
00:40:26que plus de 50%
00:40:27le chiffre est énorme
00:40:29et colossal
00:40:31mais vous avez raison
00:40:32dans le sens
00:40:32où ça en dit long
00:40:33sur la société d'aujourd'hui
00:40:34c'est-à-dire que
00:40:35oui
00:40:35autour du même sujet
00:40:37ce racisme
00:40:37oui mais sauf que
00:40:38ce racisme
00:40:38il est aujourd'hui
00:40:39finalement
00:40:39la cause d'un
00:40:41communautarisme
00:40:42qui sévit
00:40:42dans notre pays
00:40:43de toutes les communautés
00:40:45c'est des communautés
00:40:46qui finalement
00:40:46se referment
00:40:47sur elles-mêmes
00:40:48qui ont peur
00:40:50les unes
00:40:50les unes des autres
00:40:52parce que
00:40:52le racisme
00:40:53qu'est-ce que c'est
00:40:54finalement
00:40:54c'est la peur
00:40:55de l'autre
00:40:55basée sur des préjugés
00:40:56c'est ça le racisme
00:40:57vous dites que
00:40:58le principe
00:40:59des communautés
00:41:00c'est d'avoir peur
00:41:00les unes des autres
00:41:02ça ne devrait pas
00:41:04attendez
00:41:04la vraie question
00:41:06et c'est à mon avis
00:41:07la question centrale
00:41:08aujourd'hui
00:41:09c'est celle qui consiste
00:41:10à se demander
00:41:11si nous faisons encore
00:41:12nation
00:41:12je crois que nous ne faisons
00:41:14plus nation
00:41:14la réponse est dans votre question
00:41:15la réponse est dans votre question
00:41:17Karim Malou
00:41:17juste rapidement
00:41:18et c'est vrai
00:41:19parce que je voulais un peu
00:41:21développer un petit peu
00:41:22effectivement
00:41:22on a constaté
00:41:23ça fait une petite dizaine d'années
00:41:24le débat qui s'est installé
00:41:26dans la société française
00:41:27c'est un débat racialiste
00:41:28les noirs
00:41:29les arabes
00:41:30les musulmans
00:41:30les juifs
00:41:31les chrétiens
00:41:31donc ce débat
00:41:32avant on parlait
00:41:34nation
00:41:34on parlait de français
00:41:35on parlait de programmes politiques
00:41:37on parlait de philosophie
00:41:38on parlait
00:41:39on est de gauche
00:41:40on est de droite
00:41:40on est d'accord
00:41:41on n'est pas d'accord
00:41:41maintenant on parle de race
00:41:42on parle des juifs
00:41:43je reviendrai sur nos compatriotes juifs
00:41:46donc le fait
00:41:48ils nous ont imposé
00:41:49les wokistes
00:41:50les racialistes
00:41:51les indigénistes
00:41:52ils nous ont imposé ce débat
00:41:53et beaucoup de gens
00:41:55sont tombés dans le piège
00:41:56non
00:41:56critiquer une religion
00:41:57est un droit
00:41:58critiquer une pratique sociale
00:42:01est une opinion
00:42:02donc on est tombé dans le piège
00:42:03il ne faut pas l'accepter
00:42:05et quand on parle de racisme
00:42:06parce que ceux
00:42:07qui sont victimes du racisme
00:42:09ils vivent difficilement
00:42:10c'est une violence
00:42:12bien sûr
00:42:12c'est une violence
00:42:13mais critiquer quelqu'un
00:42:15ce n'est pas du racisme
00:42:16pour terminer
00:42:16depuis le 7 octobre
00:42:18nos compatriotes juifs
00:42:19ils vivent un drame
00:42:21parce qu'ils sont juifs
00:42:22c'est comme s'ils sont
00:42:23comptables
00:42:24du comportement
00:42:26ou du programme
00:42:27ou de la pratique
00:42:28du premier ministre
00:42:29en Israël
00:42:30j'ajouterais que l'antisémitisme
00:42:33n'est pas né avec le 7 octobre
00:42:34mais qu'effectivement
00:42:36le 7 octobre
00:42:37il l'a amplifié
00:42:38il l'a amplifié
00:42:39bien évidemment
00:42:40et surtout
00:42:41et c'est très important
00:42:42si l'antisémitisme
00:42:44se développe comme un champignon
00:42:45parce qu'il y a
00:42:46une matrice idéologique
00:42:47qui le fait développer
00:42:47aujourd'hui
00:42:48en France
00:42:49en Europe
00:42:50et un peu partout
00:42:51l'islamisme
00:42:52qui s'est développé
00:42:53ils utilisent
00:42:54l'indie juif
00:42:55pour monter
00:42:56les communautés
00:42:57contre les autres
00:42:57l'islamisme
00:42:58c'est le vecteur
00:43:00de développement
00:43:00de l'islamisme
00:43:01là où il y a
00:43:02l'islamisme
00:43:03il y a la haine des juifs
00:43:04oui mais là
00:43:04ce que disait Vincent
00:43:05est tout à fait juste
00:43:06c'est que finalement
00:43:07la fracture
00:43:08de notre société
00:43:10en est aussi la cause
00:43:11c'est-à-dire qu'on sait
00:43:12que lorsqu'une société
00:43:12est fracturée
00:43:13on observe ces phénomènes
00:43:14de montée de racisme
00:43:15et de l'antisémitisme
00:43:16les dernières élections
00:43:17municipales
00:43:18ont prouvé
00:43:19que cette fracture
00:43:20est particulièrement profonde
00:43:22dans notre société
00:43:22écoutez l'analyse
00:43:24de l'ancien ministre
00:43:25Guy Drou
00:43:25qui était aujourd'hui
00:43:26invité sur CNews
00:43:28les dernières élections
00:43:29municipales
00:43:30l'ont prouvé
00:43:30les élites politiques
00:43:32la France est fracturée
00:43:34les élites politiques
00:43:36une partie d'entre elles
00:43:37de toute façon
00:43:37sont complètement déconnectées
00:43:39de ce que veut le peuple
00:43:41et j'écoutais avec attention
00:43:43Robert Aménard
00:43:44que je ne connais pas
00:43:45mais que j'apprécie
00:43:47et il m'a un peu piqué
00:43:50mon texte
00:43:50parce qu'il faut toujours
00:43:51écouter ce que les gens disent
00:43:52j'avais une
00:43:54j'aimais bien faire
00:43:55le tour des commerçants
00:43:56de la place du marché
00:43:57il y en avait une
00:43:58à Colomiers
00:43:58qui me disait régulièrement
00:43:59qu'il me parlait
00:44:00du sirop de la rue
00:44:01le sirop de la rue
00:44:02ce qu'on entend
00:44:03alors il ne faut pas faire
00:44:04en fonction
00:44:05parce qu'à ce moment-là
00:44:06ça devient du populisme
00:44:07mais il faut toujours
00:44:08en tenir compte
00:44:09voilà
00:44:10il faut en tenir compte
00:44:11ça
00:44:11Lémona Interman
00:44:12c'est important
00:44:12et il faut dire et redire
00:44:14aussi que le racisme
00:44:15tue
00:44:15et le racisme est responsable
00:44:16aussi de tueries
00:44:17de masse
00:44:18voilà
00:44:18on peut parler
00:44:19de celles
00:44:20les tueries du 13 novembre
00:44:22le racisme
00:44:22surtout la lutte
00:44:24contre le racisme
00:44:25contre l'antisémitisme
00:44:26ce sont des sujets
00:44:26extrêmement graves
00:44:27très préoccupants
00:44:29moi j'ai vu la France
00:44:30véritablement changer
00:44:31alors on m'en fait reproche
00:44:32en disant ça
00:44:33mais c'est un pays
00:44:34où on ne peut plus se parler
00:44:35déjà de se dire
00:44:36mais vous êtes d'où
00:44:37alors vous êtes d'où
00:44:38il ne faut surtout pas
00:44:39poser cette question
00:44:40à n'importe qui
00:44:40parce que
00:44:42j'ai connu ce temps
00:44:43où on pouvait
00:44:44demander aux gens
00:44:45vous êtes d'où
00:44:46et même si on peut imaginer
00:44:47quelqu'un a des racines
00:44:48qui viennent d'ailleurs
00:44:49mais il faut être fier
00:44:50de ses racines
00:44:51et beaucoup de gens
00:44:53se cachent quand même
00:44:54derrière ce panneau
00:44:55tuis raciste
00:44:56parce qu'ils supposent
00:44:57que dans votre pensée
00:44:58vous êtes en train
00:44:59d'imaginer
00:45:00qu'il n'est pas
00:45:00vraiment français
00:45:01mais ça
00:45:02ça va nous tuer
00:45:02c'est effrayant
00:45:04cette façon de suspecter
00:45:05et surtout
00:45:06de faire des procès
00:45:07d'attention
00:45:08à longueur de temps
00:45:09donc on ne se parle plus
00:45:10c'est plus la peine
00:45:11de dire
00:45:11et puis même
00:45:13à l'égard des femmes
00:45:14on ne peut plus dire
00:45:14à une femme
00:45:15oh mais t'es belle
00:45:16quand même
00:45:18mais où est le problème
00:45:19aujourd'hui on dit
00:45:20t'es belle
00:45:20mais c'est un autre racisme
00:45:22c'est un racisme à l'envers
00:45:23mais tout est pareil
00:45:24et ça fait qu'on s'enferme
00:45:26chacun dans sa bulle
00:45:26donc chacun
00:45:27a son petit précaré
00:45:28on ne va pas dire
00:45:29n'importe quoi
00:45:30à n'importe qui
00:45:30ça s'appelle
00:45:31une société
00:45:32cloisonnée
00:45:33et on ne fait plus société
00:45:34ça
00:45:34on ne fait pas nation
00:45:35on ne fait plus nation
00:45:37surtout
00:45:37ni société
00:45:38c'est chacun pour soi
00:45:39Dieu contre tout
00:45:40allez la pause
00:45:40la pause Karim
00:45:41désolé
00:45:42la pause
00:45:42et on reviendra
00:45:43dans un instant
00:45:43on va parler de Roubaix
00:45:44où le nouveau maire
00:45:45David Guiraud
00:45:46a décidé
00:45:46d'augmenter fortement
00:45:48ses indemnités
00:45:50ses indemnités
00:45:50et celles de ses adjoints
00:45:52voilà
00:45:52il y avait le conseil municipal hier
00:45:54ça a été la décision annoncée
00:45:55on imagine que c'est évidemment
00:45:57la première chose à faire à Roubaix
00:45:59on en parlera dans un instant
00:46:00on sera en direct
00:46:01notamment avec Amine Elbailly
00:46:02qui était hier justement
00:46:03au conseil municipal
00:46:04qui a assisté à ce conseil municipal
00:46:05à Roubaix
00:46:06restez avec nous
00:46:07pour la suite du meilleur de l'info
00:46:08en direct
00:46:09on est en direct
00:46:09jusqu'à 1h du matin
00:46:10sur CNews
00:46:14de retour sur CNews
00:46:15pour la suite du meilleur de l'info
00:46:17merci de nous rejoindre
00:46:19on est en direct
00:46:19bien évidemment
00:46:20on va vous emmener à Roubaix
00:46:21dans un instant
00:46:22où le nouveau maire
00:46:23David Guiraud
00:46:24a annoncé
00:46:26qu'il allait augmenter
00:46:27ses indemnités
00:46:28et celles
00:46:29de ses adjoints
00:46:31voilà
00:46:31donc est-ce que
00:46:31ses adjoints
00:46:32est-ce que c'était une priorité ?
00:46:34le problème
00:46:34c'est que
00:46:35les maires de villes
00:46:36de cette taille
00:46:38ont des indemnités
00:46:40qui en réalité
00:46:40sont assez ridicules
00:46:41bon
00:46:42et donc
00:46:43il est normal
00:46:44il est normal quand même
00:46:45que le problème
00:46:46on va en parler dans un instant
00:46:47je vous sens partir
00:46:49on en parlera dans un instant
00:46:51on sera avec Amine Elbailly
00:46:52également
00:46:52qui était présent justement
00:46:53hier au conseil municipal
00:46:54de Roubaix
00:46:55il va tout nous raconter
00:46:56mais d'abord
00:46:56minuit c'est le point
00:46:57sur l'actualité
00:46:58avec Adrien Fontenot
00:46:59bonsoir Adrien
00:47:03bonsoir Mickaël
00:47:04bonsoir à tous
00:47:04des pourparlers entre Israël
00:47:05et le Liban
00:47:06auront lieu
00:47:07à Washington
00:47:08la semaine prochaine
00:47:08selon un responsable américain
00:47:10anonyme
00:47:10plus tôt
00:47:11Benjamin Netanyahou
00:47:12insistait je cite
00:47:13il n'y a pas de cessez-le-feu
00:47:14au Liban
00:47:15le premier ministre israélien
00:47:16répondait au Liban
00:47:17qui réclame cette trêve
00:47:18avant des négociations
00:47:19avec Israël
00:47:20Benjamin Netanyahou
00:47:21souhaite que ces négociations
00:47:22portent notamment
00:47:23sur le désarmement
00:47:24du Hezbollah
00:47:25un pétrolier gabonais
00:47:27a franchi le détroit d'Hormuz
00:47:28il s'agit du premier
00:47:29pétrolier non iranien
00:47:30à passer depuis le cessez-le-feu
00:47:31l'Union Européenne
00:47:33et la France
00:47:33souhaitent de leur côté
00:47:34que la liberté de navigation
00:47:35y soit maintenue
00:47:36ils ont rejeté
00:47:37toute idée de péage
00:47:39plus tôt
00:47:39l'Iran mettait en garde
00:47:40contre un détroit
00:47:41probablement miné
00:47:42les gardiens de la révolution
00:47:43proposaient deux routes
00:47:44alternatives
00:47:44proches des côtes iraniennes
00:47:46les prix à la pompe
00:47:47pourraient reculer
00:47:48dans les heures
00:47:48les jours qui viennent
00:47:49une diminution
00:47:50d'environ 5 à 10 centimes
00:47:51par litre
00:47:52c'est ce qu'a annoncé
00:47:52le ministre de l'économie
00:47:54Roland Lescure
00:47:55plusieurs ministres
00:47:56étaient réunis à Bercy
00:47:56avec les professionnels
00:47:58du secteur
00:47:58Sébastien Lecornu
00:47:59en tant qu'à lui
00:48:00à tirer les leçons
00:48:01de la crise énergétique
00:48:02le Premier ministre
00:48:03s'exprimera demain
00:48:04en fin de journée
00:48:05depuis Matignon
00:48:05et puis Emmanuel Macron
00:48:07est arrivé à Rome
00:48:08et sera reçu demain
00:48:09au Vatican
00:48:09pour la première fois
00:48:10parlé en 14
00:48:11près d'un an
00:48:11après l'élection
00:48:12du premier pape américain
00:48:13le chef de l'état
00:48:14devrait profiter
00:48:15de cette rencontre
00:48:16pour inviter officiellement
00:48:18le souverain pontife
00:48:18en France
00:48:19aucune rencontre
00:48:20n'est prévue
00:48:20en revanche
00:48:21à l'occasion de ce séjour
00:48:22avec la première ministre
00:48:23italienne
00:48:24Giorgia Meloni
00:48:25et puis le chauffard
00:48:26impliqué dans la mort
00:48:27du gendarme
00:48:27Eric Comine
00:48:28survenu en août 2024
00:48:29dans les Alpes-Maritimes
00:48:31et renvoyé
00:48:31devant la cour d'assises
00:48:32pour meurtre
00:48:33et non pour homicide routier
00:48:34une première victoire
00:48:35pour la famille du militaire
00:48:36leur avocate
00:48:37maître Pauline Rago
00:48:38salue
00:48:38un signal fort envoyé
00:48:39par la justice
00:48:40le mis en cause
00:48:41fait appel de son renvoi
00:48:42devant la cour d'assises
00:48:43à sa défense
00:48:43souhaite une garnification
00:48:45des faits
00:48:45en délit d'homicide routier
00:48:46aggravé
00:48:49Merci beaucoup Adrien Fontenon
00:48:51on vous retrouve à une heure du matin
00:48:52pour l'édition de la nuit
00:48:53à Roubaix
00:48:54David Guiraud
00:48:55le nouveau maire de la ville
00:48:56a décidé d'augmenter fortement
00:48:57ses indemnités
00:48:59et celle de ses adjoints
00:49:00l'élu insoumis
00:49:01percevra désormais
00:49:034876 euros par mois
00:49:05soit 475 euros de plus
00:49:07que son prédécesseur
00:49:08Alexandre Garcin
00:49:09c'est une progression
00:49:10d'un peu plus de 10%
00:49:12vous voyez le sujet
00:49:13de Michael Dos Santos
00:49:13on sera ensuite avec
00:49:14Amine Elbailly
00:49:15qui était présent
00:49:16hier lors du conseil
00:49:17municipal de Roubaix
00:49:18qui va tout nous raconter
00:49:20David Guiraud
00:49:21avait promis la rupture
00:49:22il débute son mandat
00:49:23avec une augmentation
00:49:24de son indemnité
00:49:25le maire de Roubaix
00:49:27va désormais percevoir
00:49:294876 euros bruts par mois
00:49:30soit une hausse de 11%
00:49:32une décision justifiée hier
00:49:34par l'élu insoumis
00:49:36lors du conseil municipal
00:49:37sauf surprise
00:49:38je ne vais pas cumuler
00:49:40avec un poste de vice-président
00:49:42à la métropole
00:49:43ni avec un poste de vice-président
00:49:45à la région
00:49:46et j'ai regardé un petit peu
00:49:48les indemnités des maires
00:49:50des villes de 100 000 habitants
00:49:51je suis dans le plafond
00:49:52bas
00:49:53en France
00:49:54les indemnités des maires
00:49:55des villes de plus de 100 000 habitants
00:49:57sont plafonnées
00:49:58à 5960 euros bruts par mois
00:50:00à Roubaix
00:50:02David Guiraud
00:50:02a également décroché
00:50:04des augmentations
00:50:04pour ses adjoints
00:50:06des hausses de 55%
00:50:07à plus de 200%
00:50:09pour l'adjoint à leur propreté
00:50:10présent à temps plein
00:50:12face aux critiques
00:50:13de l'opposition
00:50:14là encore
00:50:15le maire de Roubaix
00:50:16se défend
00:50:17les adjoints
00:50:19sous cette mandature
00:50:20auront beaucoup plus
00:50:21de travail
00:50:22et puisqu'ils ont
00:50:23beaucoup plus de travail
00:50:24on veut qu'ils puissent le faire
00:50:25dans des conditions normales
00:50:27à l'inverse
00:50:28les élus de l'opposition
00:50:29ont vu leur rétribution
00:50:30divisée par deux
00:50:31elle s'élève désormais
00:50:33à 123 euros bruts par mois
00:50:35reste que Roubaix
00:50:36n'est pas un cas isolé
00:50:37les indemnités
00:50:38ont été revues
00:50:39à la hausse
00:50:40dans d'autres villes
00:50:40comme Perpignan
00:50:42Avignon
00:50:42Bordeaux
00:50:43ou encore Montargis
00:50:46bonsoir Amine Elbailly
00:50:47merci d'être en direct
00:50:48avec nous ce soir
00:50:49sur CNews
00:50:49je rigole
00:50:51parce que c'est assez fou
00:50:53et surréaliste
00:50:54ce qu'on vient de voir
00:50:55racontez-nous
00:50:56parce que vous étiez présent
00:50:57hier au conseil municipal
00:50:58de Roubaix
00:50:59il augmente ses indemnités
00:51:00celles de ses adjoints
00:51:01mais baisse en revanche
00:51:02celle de l'opposition
00:51:04des autres conseillers municipaux
00:51:06oui je dois vous avouer
00:51:08le message renvoyé
00:51:10par la France insoumise
00:51:12conduite par David Guiraud
00:51:13à Roubaix
00:51:13est totalement contradictoire
00:51:15le soir de son élection
00:51:16sur le parvis
00:51:17de la mairie de Roubaix
00:51:18il avait annoncé
00:51:19qu'il respecterait
00:51:20les oppositions présentes
00:51:22et voilà
00:51:23que la première mesure
00:51:24qu'il adopte
00:51:25à l'occasion
00:51:26d'un conseil municipal
00:51:27c'est l'augmentation
00:51:28de ses indemnités
00:51:30l'augmentation
00:51:31des indemnités
00:51:32des adjoints
00:51:33plus 50 à plus 55%
00:51:35voire même plus 200%
00:51:37pour le 12ème adjoint
00:51:38en charge de la pauvreté
00:51:39et puis
00:51:40une division par deux
00:51:41des adjoints
00:51:43des indemnités
00:51:44allouées aux élus
00:51:45de l'opposition
00:51:46mais vous savez
00:51:47ce soir
00:51:48ce que je dois vous dire
00:51:49c'est que
00:51:49évidemment que ce procédé
00:51:51n'est pas illégal
00:51:52en revanche
00:51:53ce procédé
00:51:54il interroge fortement
00:51:55fortement parce que
00:51:57il faut que les téléspectateurs
00:51:59sachent ce soir
00:51:59que Roubaix
00:52:00ce n'est pas n'importe quelle ville
00:52:01c'est l'une des villes
00:52:02les plus pauvres de France
00:52:03à l'heure où les Français
00:52:05doivent se serrer la ceinture
00:52:07nous sommes
00:52:08d'ailleurs
00:52:08depuis aujourd'hui
00:52:099 avril
00:52:11et bien
00:52:11depuis ce matin
00:52:13les Français doivent
00:52:13vous savez
00:52:14procéder à leur déclaration d'impôt
00:52:16moi je sais que
00:52:17beaucoup de Français
00:52:18et beaucoup de Roubaisiens
00:52:19ont la boule au ventre
00:52:19chaque année
00:52:20de devoir remplir les impôts
00:52:21et ne savent pas du tout
00:52:23à quelle sauce
00:52:24ils vont être mangés
00:52:24par l'administration
00:52:25et bien
00:52:26ce soir
00:52:27et bien
00:52:28les élus de la France insoumise
00:52:29eux ne partageront pas
00:52:30cette détresse
00:52:31parce que
00:52:31bien évidemment
00:52:32à Roubaix
00:52:33et bien
00:52:33leurs élus
00:52:34leurs indemnités
00:52:34vont augmenter
00:52:35mais c'est précisément
00:52:38essentiel
00:52:39ce que vous venez de dire
00:52:40Amine Elbaï
00:52:41c'est-à-dire
00:52:41la justification
00:52:43de David Guéraud
00:52:44vous l'avez entendu
00:52:45pendant ce conseil municipal
00:52:46c'était de dire
00:52:46mon indemnité
00:52:48est dans la fourchette basse
00:52:50des indemnités
00:52:51des maires
00:52:52de villes
00:52:52de 100 000 habitants
00:52:53sauf que
00:52:53Roubaix
00:52:54Roubaix
00:52:55est une des villes
00:52:56les plus pauvres
00:52:57de France
00:52:57donc à un moment donné
00:52:58est-ce que d'abord
00:52:59son travail
00:53:00c'est pas de faire en sorte
00:53:01de relever
00:53:02le pouvoir d'achat
00:53:03de ses administrés
00:53:05avant
00:53:05de s'occuper
00:53:06de ses indemnités
00:53:07à lui
00:53:07et quand on
00:53:09appartient
00:53:10à un parti
00:53:10comme le sien
00:53:12on a du mal à la croix
00:53:14le symbole destructeur
00:53:15mais bien sûr
00:53:15le symbole destructeur
00:53:16la gauche d'ordinaire
00:53:19dit l'argent
00:53:19on n'aime pas trop
00:53:20d'accord
00:53:22j'ai assez d'expérience
00:53:23pour savoir
00:53:23que c'est pas vrai
00:53:24mais là
00:53:25à Roubaix
00:53:26dans cette ville
00:53:27où il y a vraiment
00:53:28un tel étalage
00:53:29de pauvreté
00:53:30faire en sorte
00:53:31qu'à la première décision
00:53:32il augmente
00:53:34ça va pas
00:53:35et puis
00:53:36ce qui ne va pas du tout
00:53:37c'est de diminuer
00:53:38par deux
00:53:39c'est ridicule
00:53:40non c'est pas droit
00:53:41il y a un vieux proverbe
00:53:43breton
00:53:43qui dit
00:53:44quand on bat le beurre
00:53:45on se lèche les doigts
00:53:46mais ça revient
00:53:48exactement
00:53:48à cette guerre
00:53:49que mène
00:53:50la France insoumise
00:53:51à leurs opposants
00:53:53en fait
00:53:53finalement
00:53:54c'est-à-dire que
00:53:54c'est pas républicain
00:53:55d'un point de vue symbolique
00:53:56alors
00:53:57attendez
00:53:58cari
00:53:59cari
00:53:59mais je vous donne la parole
00:54:00juste après
00:54:00Vincent
00:54:01chacun ses priorités
00:54:03la gauche
00:54:05et l'argent
00:54:06c'est une grande histoire
00:54:07d'amour
00:54:07ah oui
00:54:08attention
00:54:09à peine arrivé
00:54:10dans une ville
00:54:11la plus pauvre de France
00:54:13entre guillemets
00:54:13je sais pas
00:54:14c'est une ville
00:54:15et il y a des difficultés
00:54:16là c'est compagne
00:54:17pour
00:54:19contre la pauvreté
00:54:20la première décision
00:54:21c'est
00:54:22d'augmenter son salaire
00:54:24et c'est historique
00:54:25la gauche
00:54:26et ce n'est pas la seule
00:54:27la ville de Paris
00:54:29ils ont augmenté
00:54:29de 25%
00:54:31ils ne se gênent pas
00:54:32à la seconde
00:54:33à chaque fois
00:54:34c'est comme ça
00:54:34mais par contre
00:54:35quand il y a un problème
00:54:35en France
00:54:36taxe les riches
00:54:37il y a un problème
00:54:37de chômage
00:54:38taxe les riches
00:54:39à chaque fois
00:54:40il y a un problème
00:54:40de la sécurité sociale
00:54:42taxe les riches
00:54:43ça ils le disent
00:54:44mais par contre
00:54:45quand ils sont aux affaires
00:54:46ils s'enrichissent aussi
00:54:47beaucoup d'entre eux
00:54:48et leurs chefs aussi
00:54:49qui n'ont jamais travaillé
00:54:50de sa vie
00:54:51ils s'y sont enrichis
00:54:52donc ils s'enrichissent
00:54:53en restant
00:54:54au pouvoir
00:54:55tout simplement
00:54:56et c'est ça
00:54:57qu'il faut retenir
00:54:57ils ne se battent pas
00:54:58contre la misère
00:54:59ils s'enrichissent
00:55:00ils se servent
00:55:01c'est ça
00:55:01le double discours
00:55:03Amine Elbaï
00:55:04quand on est dans l'opposition
00:55:05on fait du social
00:55:07c'est la lutte des classes
00:55:08tout ce que vous voulez
00:55:08et quand on arrive
00:55:09aux affaires
00:55:10on se sert
00:55:10ça c'est la gauche
00:55:11mais encore une fois
00:55:12c'est ce côté
00:55:14finalement
00:55:14de vouloir exclure
00:55:17ceux qui ne partagent pas
00:55:18leurs idéologies
00:55:19c'est-à-dire que
00:55:20ceux qui ne partagent pas
00:55:21leur idéologie
00:55:22qui n'appartiennent pas
00:55:22à leur famille
00:55:23ils doivent partir
00:55:24et c'est aussi un message
00:55:25c'est la nouvelle France
00:55:26alors
00:55:26c'est leur nouvelle France
00:55:28à eux
00:55:28c'est une façon de leur dire
00:55:29ben voilà
00:55:30on diminue vos indemnités
00:55:32par deux
00:55:33vous n'êtes pas les bienvenus
00:55:34c'est aussi ça
00:55:35clairement
00:55:36Amine Elbaï
00:55:37c'est qu'on a 5 000
00:55:39pour le maire
00:55:40et 123
00:55:40pour le maire
00:55:42alors ce sont des
00:55:43c'est-à-dire oui
00:55:43mais après
00:55:44ils sont conseillers municipaux
00:55:45c'est-à-dire
00:55:46qu'ils ne c'est pas non plus
00:55:46leur travail
00:55:47ils ne viennent que
00:55:48c'est pas leur travail
00:55:48à plein temps
00:55:49c'est une indemnité
00:55:50voilà
00:55:51Amine Elbaï
00:55:52comment cette annonce
00:55:53a-t-elle été accueillie
00:55:53surtout parce que vous
00:55:54vous étiez présent hier
00:55:55au conseil municipal
00:55:56je suis passé en couvent
00:55:58c'est un conseil municipal
00:55:59qui était assez marqué
00:56:00par les enjeux démocratiques
00:56:02et le vote
00:56:02et le conseil municipal
00:56:03a pu être rediffusé
00:56:04sur Youtube
00:56:07et je peux vous dire
00:56:08que cette annonce
00:56:09a été un immense choc
00:56:10ce matin à Roubaix
00:56:12y compris pour les électeurs
00:56:13de la France insoumise
00:56:14qui ne savaient pas
00:56:15que la France insoumise
00:56:17allait augmenter
00:56:17les indemnités des élus
00:56:19et vous dire quelque chose
00:56:20de très important
00:56:21cette hausse
00:56:22elle représente
00:56:248500 euros par mois
00:56:25de dépenses
00:56:26c'est-à-dire
00:56:27102 000 euros
00:56:29précisément
00:56:29de dépenses complémentaires
00:56:31dans le budget de la ville
00:56:32pour payer
00:56:33les élus
00:56:34la majorité
00:56:34la France insoumise
00:56:35à Roubaix
00:56:36102 000 euros par an
00:56:37ça fait
00:56:38plus de 600 000 euros
00:56:39sur le mandat
00:56:40avec 600 000 euros
00:56:41dans une ville
00:56:42comme Roubaix
00:56:42on aurait pu
00:56:43par exemple
00:56:43acheter
00:56:44trois balayeuses
00:56:45pour nettoyer la ville
00:56:46pour plus de propreté
00:56:47pour plus de proximité
00:56:48et aujourd'hui
00:56:50la France insoumise
00:56:51elle a fait ce choix politique-là
00:56:53et David Guiraud
00:56:53doit assumer
00:56:54ce choix politique
00:56:55et à côté de cela
00:56:57à côté des 4800 euros
00:56:59que vous avez évoqués
00:57:00vous devez ajouter
00:57:02dès demain matin
00:57:02l'élection
00:57:03au Conseil communautaire
00:57:04à la métropole européenne
00:57:05de Lille
00:57:06où M. Guiraud
00:57:07au même titre
00:57:07que 11 autres adjoints
00:57:09de sa majorité
00:57:09y siégeront
00:57:10et percevront chacun
00:57:12une enveloppe complémentaire
00:57:14de 1300 euros par mois
00:57:15au titre de leur fonction
00:57:17de conseiller métropolitain
00:57:18donc c'est toujours
00:57:19ça
00:57:19plus ça
00:57:20plus ça
00:57:21et puis derrière
00:57:21il y a aussi
00:57:22les frais indirects
00:57:23c'est le cabinet du maire
00:57:24c'est éventuellement
00:57:26le chauffeur
00:57:26puisque le service intérieur
00:57:27de la mairie de Roubaix
00:57:28dispose depuis
00:57:29maintenant
00:57:30d'une vingtaine d'années
00:57:30d'un chauffeur
00:57:31donc ce sont aussi
00:57:32tous les coûts indirects
00:57:33les remboursements
00:57:33de frais kilométriques
00:57:34les remboursements
00:57:35des frais de bouche
00:57:36etc.
00:57:37et tout ça
00:57:38c'est payé
00:57:39par le contribuable
00:57:40Quel signal
00:57:41ça renvoie finalement
00:57:42aux roubaisiens
00:57:42et aux roubaisiennes
00:57:43dont vous faites partie
00:57:44et qui ont clairement
00:57:46d'autres priorités
00:57:47aujourd'hui
00:57:49Mais si vous voulez
00:57:50ce signal
00:57:51est celui
00:57:52d'un désaveu
00:57:55un désaveu démocratique
00:57:56n'oublions pas
00:57:57nous sommes aussi
00:57:57l'une des villes
00:57:58à roubais
00:57:58les plus abstentionnistes
00:58:00de France
00:58:01les électeurs
00:58:02boudent
00:58:03les élections
00:58:04parce qu'ils n'ont plus
00:58:05confiance en leurs élus
00:58:06et David Guiraud
00:58:06avait d'ailleurs fait campagne
00:58:08sur ce dégagisme là
00:58:10en répétant
00:58:11que c'était le retour
00:58:12d'une ville
00:58:13sur la scène nationale
00:58:14et voilà
00:58:14qu'en réalité
00:58:15finalement
00:58:16il ne fait que reproduire
00:58:19la vieille tambouille
00:58:20politicienne
00:58:21on l'a vu
00:58:21Roubaix avait été absorbée
00:58:22il y a plus de 30 ans
00:58:24par les années socialistes
00:58:26où l'équipe socialiste
00:58:28en place
00:58:28avait quand même
00:58:29explosé
00:58:29la dépense publique
00:58:31municipale
00:58:31et moi
00:58:32la question que je me pose
00:58:33et la question que se pose
00:58:34beaucoup de roubaisiens
00:58:35c'est avec quel argent
00:58:36on va payer
00:58:37parce que Roubaix
00:58:38c'est aussi une ville
00:58:39qui n'a pas beaucoup
00:58:40de moyens
00:58:40c'est une ville
00:58:41comme beaucoup de communes
00:58:42qui n'a pas beaucoup
00:58:43de dotation de l'État
00:58:43donc ça laisse penser
00:58:45en tout cas
00:58:47probablement
00:58:47en tout cas
00:58:48j'aimais l'hypothèse
00:58:49d'une éventuelle hausse
00:58:51des impôts locaux
00:58:52parce qu'encore une fois
00:58:53il n'y a rien de gratuit
00:58:54tout ça est payé
00:58:55avec l'argent des contribuables
00:58:56avec ceux qui peuvent
00:58:57être soncières
00:58:58notamment
00:58:58à l'échelle locale
00:58:59merci beaucoup
00:59:00je vais vous donner
00:59:03la parole
00:59:05mon cher Nelson
00:59:05on a souvent parlé
00:59:07ces derniers jours
00:59:07après notamment
00:59:08les élections municipales
00:59:09on a souvent parlé
00:59:09de laboratoire
00:59:10de la France insoumise
00:59:11dans ces villes
00:59:11où des élus insoumis
00:59:13avaient été passés
00:59:14là on y est
00:59:15clairement
00:59:16c'est-à-dire que
00:59:16les roubaisiens
00:59:17verront
00:59:18et j'ai presque envie de dire
00:59:20ne se feront pas
00:59:21avoir deux fois
00:59:22oui mais la deuxième fois
00:59:23c'est dans 7 ans
00:59:24la deuxième fois
00:59:25c'est dans 7 ans
00:59:25c'est dans 7 ans
00:59:26non mais je crois
00:59:26que c'est Vincent Oumemona
00:59:27qui parlait de symbolique
00:59:29dans 6 ans
00:59:307 ans
00:59:30non je crois
00:59:31il y a un problème
00:59:33à cause de
00:59:35pour 2032
00:59:35il y a l'élection présidentielle
00:59:36et législative
00:59:37donc ça repousse
00:59:38ça repousse un an
00:59:39il a raison
00:59:39je sais que vous aimez bien
00:59:41les anecdotes
00:59:41sur la politique américaine
00:59:43je vais vous en donner une
00:59:43très très très courte
00:59:44assurez-vous
00:59:45bon je ne comparerai pas
00:59:46monsieur David Guiraud
00:59:47au président Kennedy
00:59:48mais
00:59:48oui la comparaison
00:59:49je suis d'accord
00:59:50l'éventail
00:59:51il se trouve que
00:59:52la première décision
00:59:53qu'a prise John Kennedy
00:59:54quand il est arrivé
00:59:55à la Maison Blanche
00:59:55en 1961
00:59:56c'est de renoncer
00:59:58totalement à être payé
00:59:59il dit je ne peux pas
01:00:00je ne peux pas considérer
01:00:02d'être au service
01:00:02des Etats-Unis
01:00:03et donc c'est vrai
01:00:04que tout son salaire
01:00:05on va dire de président
01:00:06était intégralement
01:00:07reversé
01:00:08dans un pays
01:00:08où l'argent
01:00:09est beaucoup moins tabou
01:00:10qu'en France
01:00:10personne ne le savait
01:00:12donc non
01:00:13bien sûr
01:00:13d'une élégance
01:00:14c'est ça
01:00:15la comparaison s'arrête là
01:00:16mais il y a encore
01:00:17des personnes
01:00:18qui voilà
01:00:18qui ont quand même
01:00:19une certaine noblesse
01:00:20de caractère
01:00:21Allez Vincent Roy
01:00:22après on enchaîne
01:00:23Non non
01:00:23je disais juste
01:00:24je continue
01:00:25que les maires
01:00:26et notamment
01:00:27les maires
01:00:28de grosses villes
01:00:29notamment plus de 100 000 habitants
01:00:30c'est vrai
01:00:31qu'ils sont
01:00:32de manière générale
01:00:33l'indemnité
01:00:34n'est pas très haute
01:00:35donc je ne suis pas étonné
01:00:37qu'ils veuillent s'augmenter
01:00:38le problème
01:00:38le problème
01:00:38c'est qu'on est
01:00:39encore une fois
01:00:40dans la ville
01:00:42la plus pauvre de France
01:00:43donc il s'agit quand même
01:00:44de montrer l'exemple
01:00:45Est-ce que c'est la décision
01:00:47qu'on prend dès qu'on arrive ?
01:00:48Et puis surtout
01:00:50il se sert
01:00:51et puis surtout
01:00:52c'est la justification
01:00:53il dit
01:00:53comme
01:00:54je ne vais pas cumuler
01:00:55avec
01:00:59la métropole
01:00:59l'agglomération
01:01:00comme je n'aurai pas d'autres boulots
01:01:01comme je n'aurai pas d'autres boulots
01:01:03donc finalement
01:01:03je ne suis pas serre
01:01:04Alors ça
01:01:05ça c'est quand même
01:01:06là quand même
01:01:07c'est quand même
01:01:07évidemment
01:01:08c'est quand même
01:01:09un peu fort de café
01:01:10il y a des maires
01:01:11il y a des maires
01:01:11qui sont augmentées
01:01:12je pense notamment
01:01:13alors à l'autre bout
01:01:14de l'échelle
01:01:15au maire de Perpignan
01:01:16Louis Alliot
01:01:17qui est un maire
01:01:17hérène
01:01:18mais qui a attendu
01:01:19de remonter
01:01:20les finances
01:01:21de Perpignan
01:01:21pour dire voilà
01:01:22on est plus confortable
01:01:24et effectivement
01:01:24mon indemnité
01:01:25n'est pas très forte
01:01:26et donc
01:01:26j'augmente mon indemnité
01:01:28Mais c'est surtout
01:01:29qu'en plus
01:01:29dans le contexte
01:01:30dans lequel on connaît
01:01:31en ce moment
01:01:32et on va en parler
01:01:32justement
01:01:33des difficultés
01:01:34rencontrées par les Français
01:01:35on imagine que
01:01:36dans des villes
01:01:36comme Roubaix
01:01:37c'est particulièrement
01:01:38compliqué
01:01:39avec la hausse
01:01:40des prix des carburants
01:01:422,11€
01:01:43aujourd'hui
01:01:43le litre de sans plomb
01:01:4498
01:01:452,08€
01:01:46le litre de sans plomb
01:01:4795
01:01:47et 2,39€
01:01:49le litre de gazole
01:01:50ça ce sont les prix
01:01:51aujourd'hui
01:01:52dans les stations essence
01:01:53qui n'avaient clairement
01:01:55pas encore baissé
01:01:56voilà
01:01:57vous les voyez s'afficher
01:01:58sur votre écran
01:01:59conséquence aussi
01:02:00d'instabilité
01:02:00du prix du baril
01:02:01qui est reparti à la hausse
01:02:02on nous dit que les premières
01:02:03baisses de prix sont attendues
01:02:04pour demain
01:02:05on attend de voir
01:02:06dans les grosses stations
01:02:07et à partir de dimanche
01:02:08ou lundi
01:02:09dans les plus petites
01:02:10selon Serge Papin
01:02:11le ministre des PME
01:02:12et du commerce
01:02:13Roland Lescure
01:02:14lui
01:02:14vous allez l'entendre
01:02:15joue la carte de la prudence
01:02:18on attend de voir
01:02:19la manière dont le CCFE
01:02:20va se mettre en place
01:02:21de manière très concrète
01:02:22et les espoirs d'ouverture
01:02:24du détroit d'Hormuz
01:02:25à ce stade
01:02:25évidemment ne sont pas matérialisés
01:02:27donc on a de la volatilité
01:02:29on est quand même
01:02:30sur des niveaux de prix
01:02:30aujourd'hui
01:02:31qui sont inférieurs
01:02:32à ceux qui prévalaient
01:02:32il y a deux jours
01:02:33donc nous on espère
01:02:34et on a eu des engagements
01:02:36en ce sens
01:02:36que ça puisse se retrouver
01:02:37sur la pompe
01:02:38au fur et à mesure
01:02:39des réapprovisionnements
01:02:39vous le savez
01:02:40les cuves sont réapprovisionnées
01:02:41au fur et à mesure
01:02:42qu'elles se vident
01:02:43et donc ça peut prendre
01:02:44quelques heures
01:02:45quelques jours
01:02:45le ministre Papin l'a bien dit
01:02:47moi ce que je souhaite
01:02:48ce que nous souhaitons
01:02:49et les engagements
01:02:50que nous avons eus
01:02:51c'est que
01:02:52quand ça baisse
01:02:53sur les marchés
01:02:54ça baisse à la pompe
01:02:55la manière
01:02:56et le chiffrage
01:02:57effectif
01:02:58ça s'est vu à la hausse également
01:02:59va dépendre
01:03:00des réseaux de distribution
01:03:01va dépendre
01:03:02parfois aussi
01:03:03des capacités
01:03:04des petites stations
01:03:05évidemment on le sait
01:03:06à réapprovisionner
01:03:07sur des prix
01:03:07parfois plus élevés
01:03:09alors le problème
01:03:10c'est que
01:03:10quand ça baisse
01:03:11sur les marchés
01:03:11ça ne baisse pas
01:03:12à la pompe
01:03:13alors Roland Lescure
01:03:14a beau nous dire
01:03:15que c'est ce qu'il souhaite
01:03:17mais pour le moment
01:03:17c'est pas ce qui se passe
01:03:18dans les faits
01:03:19Vincent Roy
01:03:21ça baisse
01:03:22c'est à dire que ça baisse
01:03:22effectivement
01:03:23on voit le prix du baril baisser
01:03:25ça n'augmente pas
01:03:25ça ne baisse pas
01:03:26instantanément à la pompe
01:03:27alors que dans l'autre sens
01:03:28c'est pas tout à fait la même
01:03:29le problème pour l'instant
01:03:30c'est Hormuz
01:03:31oui
01:03:32va-t-il ouvrir
01:03:33va-t-il fermer
01:03:34pour l'instant
01:03:35il est complètement paralysé
01:03:37pour l'instant
01:03:37c'est le trésor de guerre
01:03:39c'est le trésor de guerre
01:03:40du gouvernement
01:03:41du gouvernement iranien
01:03:42et sont véritablement
01:03:43les rois du pétrole
01:03:44deux sont les rois du pétrole
01:03:45maintenant grâce à Hormuz
01:03:46donc à partir du moment
01:03:47où le problème
01:03:47du détroit d'Hormuz
01:03:48ne sera pas réglé
01:03:50et bien on peut s'attendre
01:03:51à des hausses importantes
01:03:54alors maintenant
01:03:55bon il est question de péage
01:03:56on en parlera peut-être
01:03:57tout à l'heure
01:03:57mais c'est le
01:03:59j'allais le dire
01:04:00et c'est le cas
01:04:00c'est le nerf de la guerre
01:04:01c'est le nerf de la guerre
01:04:01mais ils n'ont jamais été
01:04:02aussi forts finalement
01:04:03ils parlent de quelques jours
01:04:04de quelques heures
01:04:05Serge Papin nous dit
01:04:06entre demain et lundi
01:04:07on a l'impression
01:04:08en réalité
01:04:08qu'ils ne sachent pas
01:04:09grand chose finalement
01:04:10franchement
01:04:11Karim Maloum
01:04:12le baril du pétrole
01:04:13réagit au quart de tour
01:04:14au quart de tour
01:04:16donc il ne peut pas
01:04:17annoncer une baisse
01:04:18elle est souhaitable
01:04:19bien sûr
01:04:20et il ne peut pas
01:04:20réagir de cette manière
01:04:22je vais y aller loin
01:04:23admittons que la guerre
01:04:24s'arrête maintenant
01:04:25à la minute
01:04:26à la minute
01:04:27il n'y a plus de guerre
01:04:27mais on mettra des mois
01:04:29non
01:04:30peut-être pas des mois
01:04:31plusieurs mois
01:04:32on mettra plusieurs mois
01:04:33pour remettre tout ça
01:04:34en marche
01:04:34les raffineries
01:04:35dans tous ces pays
01:04:36ouvrir le détroit d'Hormuz
01:04:38les transports
01:04:39etc
01:04:39ça mettra du temps
01:04:40donc la baisse
01:04:41du gaz
01:04:41des énergies
01:04:44des carburants
01:04:45mettra un peu de temps
01:04:46mais franchement
01:04:47franchement
01:04:48dire qu'on est capable
01:04:49de les baisser rapidement
01:04:51franchement
01:04:52ce n'est pas sûr
01:04:52par contre
01:04:53il y a
01:04:54le premier ministre
01:04:55qui a annoncé
01:04:55il y a une réunion demain
01:04:56il va donner une conférence
01:04:58de presse
01:04:58sur l'énergie
01:04:59ça c'est très important
01:05:00nous payons
01:05:02trois décennies
01:05:03de discours démagogiques
01:05:05de sauver la planète
01:05:07et on n'a pas décidé
01:05:08de ce
01:05:09de décider
01:05:10on n'a pas décidé
01:05:11de notre autonomie énergétique
01:05:13et là ça peut être
01:05:14un vrai débat
01:05:15là on paye l'addition
01:05:16de notre démagogie
01:05:19l'autonomie énergétique
01:05:20en ce qui concerne
01:05:22le pétrole
01:05:22c'est quand même
01:05:23mais on a 30 ans
01:05:24de retard
01:05:25oui
01:05:25je suis d'accord
01:05:26avec moi
01:05:26on n'a pas de pétrole
01:05:28mais on a des idées
01:05:29on n'a pas de pétrole
01:05:31mais on a de moins en moins
01:05:32d'idées
01:05:32mais on a de nucléer
01:05:34concernant les propos
01:05:35qu'on vient d'entendre
01:05:36de Roland Lescure
01:05:36Alexandre Devecchio
01:05:37disait que c'est une façon
01:05:38aussi
01:05:38il a raison
01:05:39c'est une façon aussi
01:05:40de renvoyer la balle
01:05:41au distributeur
01:05:42écoutez Alexandre Devecchio
01:05:43c'est aussi une manière
01:05:45finalement
01:05:45de renvoyer la balle
01:05:46au distributeur
01:05:48moi je pense
01:05:48que les distributeurs
01:05:49ils étaient pour rien
01:05:49dans cette augmentation
01:05:51le gouvernement
01:05:52a joué la montre
01:05:53pour pas baisser les taxes
01:05:55c'est ça la vérité
01:05:57alors moi j'étais
01:05:57contre les chèques
01:05:58mais par contre
01:05:58baisser les taxes
01:05:59et c'est même enrichi
01:06:01sur la crise
01:06:01et il ferait bien
01:06:02d'être prudent
01:06:03tout de même
01:06:04parce qu'effectivement
01:06:05si le détroit d'Hormuz
01:06:07est réouvert
01:06:09durablement
01:06:10et bien les prix
01:06:10vont effectivement baisser
01:06:12mais c'est pas le cas
01:06:13aujourd'hui
01:06:13donc il communique
01:06:14peut-être un peu
01:06:15un peu trop
01:06:16moi je serais moins optimiste
01:06:17que vous
01:06:18Nelson Monfort
01:06:18il a raison sur un point
01:06:19Alexandre Devecchio
01:06:20c'est à dire qu'à force
01:06:21de nous dire à longueur de temps
01:06:22on va être vigilant
01:06:24on va vérifier
01:06:25que les distributeurs
01:06:27baissent les prix
01:06:28quand le prix du baril
01:06:29baisse
01:06:30et augmente les prix
01:06:31on va être vigilant
01:06:32on va vraiment
01:06:33contrôler les distributeurs
01:06:34c'est ce qu'ils nous disent
01:06:35depuis le début
01:06:36ça change pas grand chose
01:06:37mais en fait
01:06:38c'est aussi une façon
01:06:38de détourner le regard
01:06:40du vrai problème
01:06:41du vrai problème
01:06:42et notamment
01:06:43celui des taxes
01:06:43ce bref reportage
01:06:45tout à fait passionnant
01:06:46sur le prix des
01:06:47sur le prix des carburants
01:06:49je crois que c'est Vincent
01:06:51ou même
01:06:51je sais pas qu'il parlait
01:06:52des deux France
01:06:53nous sommes en plein dedans
01:06:54entre la France des campagnes
01:06:55et la France des villes
01:07:12c'est vital que l'alimentation
01:07:13c'est vital et en plus
01:07:14pas des voitures
01:07:14peut-être de la dernière génération
01:07:16donc des voitures
01:07:16qui consomment
01:07:17qui consomment beaucoup
01:07:18et là ça devient
01:07:19un problème absolument
01:07:20insoluble
01:07:21alors justement
01:07:21pour les campagnes
01:07:22Sébastien Lecornu
01:07:23qui promet 20 millions
01:07:24d'euros d'aides supplémentaires
01:07:25pour les agriculteurs
01:07:27la guerre au Moyen-Orient
01:07:28pèse directement
01:07:29sur nos agriculteurs
01:07:29le coût du carburant
01:07:31et des engrais
01:07:31met certaines exploitations
01:07:32en difficulté
01:07:34voilà donc ça
01:07:35ce sont les mots
01:07:36du Premier ministre
01:07:37qui s'exprimait
01:07:38tout à l'heure
01:07:39dans 100% Politique
01:07:40ce soir sur CNews
01:07:41Eric Revelle
01:07:41disait que les Français
01:07:42ont été pris
01:07:43pour les dindons de la farce
01:07:45Eric Revelle
01:07:46On va avoir une baisse
01:07:47de 10 centimes
01:07:4815 centimes
01:07:49dans les 48 heures
01:07:50bon
01:07:50mais ce qu'on a noté
01:07:51quand même
01:07:51moi je vais vous le dire
01:07:52c'est que
01:07:53quand le prix du baril
01:07:54a explosé
01:07:55la répercussion à la hausse
01:07:56s'est faite immédiatement
01:07:57dans nos stations de service
01:07:59immédiatement
01:08:01et aujourd'hui
01:08:02le prix du baril baisse
01:08:02bon il n'est pas au niveau
01:08:03avant la guerre
01:08:04c'est vrai
01:08:04et bien ça met un certain temps
01:08:06à se répercuter
01:08:07alors je vais vous dire
01:08:07ça veut dire
01:08:08ça veut dire qu'il y a des gens
01:08:09et peut-être les raffineurs
01:08:11d'ailleurs le gouvernement français
01:08:12a demandé une enquête précise
01:08:13à la commission européenne
01:08:15pour voir les marges
01:08:16des raffineurs
01:08:17parce que le pétrole
01:08:18avant de le transformer
01:08:18en gazole
01:08:19ou en essence
01:08:20il faut le raffiner
01:08:21donc ce qu'on peut se dire
01:08:22c'est que ces raffineurs
01:08:24avaient peut-être des stocks
01:08:25avant la hausse
01:08:26ils auraient percuté
01:08:28immédiatement la hausse
01:08:29qui n'était pas
01:08:30celle de leurs stocks
01:08:31donc des profiteurs de la hausse
01:08:32et donc qui sont
01:08:33les dindons de la farce
01:08:34nous les Français
01:08:34c'est nous
01:08:36voilà
01:08:36juste pour préciser
01:08:38il vient de dire
01:08:38le raffinage
01:08:39il fait à 100%
01:08:40en France
01:08:41quand c'est le gazole
01:08:42c'est à 50%
01:08:43c'est pour cela
01:08:44que le gazole
01:08:44est plus élevé
01:08:45que l'essence
01:08:45parce que le reste
01:08:46on le fait à 100%
01:08:47en France
01:08:48c'est un choix
01:08:48qui a été fait
01:08:49et 25%
01:08:51se déroule
01:08:51dans les pays du Golfe
01:08:54c'est pour cela
01:08:54que le pétrole
01:08:55quand il arrive
01:08:56il est très cher
01:08:57donc ce n'est pas à 100%
01:08:58c'est à 50%
01:09:00donc cette idée
01:09:01et la raison
01:09:01quand ça augmente
01:09:03ça va très vite
01:09:03et quand ça baisse
01:09:04ils ne sont pas là
01:09:05mais on en baisse aujourd'hui
01:09:06ça a augmenté de 100%
01:09:07le phénomène
01:09:07des voitures désaussées
01:09:09qui prend de l'ampleur
01:09:10à Marseille
01:09:11les vols de voitures
01:09:12et pièces détachées
01:09:13ont bondi
01:09:13de 9,5%
01:09:15en 2025
01:09:15c'est un vrai problème
01:09:17on va en parler
01:09:17dans un instant
01:09:18on sera en direct
01:09:18avec Bruno Bartosetti
01:09:19du syndicat
01:09:21de police unité
01:09:22zone sud
01:09:22restez avec nous
01:09:23pour la suite
01:09:23du meilleur de l'info
01:09:24sur CNews
01:09:28de retour
01:09:29pour la dernière partie
01:09:30du meilleur de l'info
01:09:30merci de nous rejoindre
01:09:32en direct
01:09:32sur CNews
01:09:33je précise qu'on est en direct
01:09:34on est les seuls
01:09:35à cette heure-ci
01:09:35à être encore en direct
01:09:36donc il faut
01:09:37rester avec nous
01:09:38on a encore
01:09:38pas mal de choses
01:09:39à voir ensemble
01:09:40enfin restez avec nous
01:09:41sauf si vous travaillez
01:09:42très tôt demain matin
01:09:43pour ne pas vous mettre
01:09:43en arrêt maladie
01:09:44parce que
01:09:46attendez
01:09:46restez avec nous
01:09:47excellent
01:09:48mais vous êtes en pleine forme
01:09:49alors vous restez bien sûr
01:09:50avec nous
01:09:51Vincent Roy
01:09:52on peut même
01:09:54aller jusqu'à 3h
01:09:55regardez
01:09:55Vincent Roy
01:09:56est avec nous
01:09:57jusqu'à 1h du matin
01:09:57et demain matin
01:09:58je viens de recevoir
01:09:59un message
01:09:59vous êtes en matinale
01:10:00avec Romain Desarbres
01:10:01demain
01:10:03Vincent Roy
01:10:05Karim Malou
01:10:06Memona Interman
01:10:07et Nelson Monfort
01:10:08on prend la direction
01:10:09des bouches du Rhône
01:10:10les vols de voitures
01:10:10et pièces détachées
01:10:11ont bondi
01:10:12de 9,5%
01:10:13en 2025
01:10:14c'est un phénomène
01:10:16de plus en plus
01:10:17inquiétant
01:10:18en fait
01:10:18pour les habitants
01:10:19de Marseille
01:10:20illustration
01:10:21dans une résidence
01:10:22de Marseille
01:10:23avec Stéphanie Rouquier
01:10:24et on sera juste après
01:10:24en direct
01:10:25avec Bruno Bartosetti
01:10:26du syndicat de police
01:10:27Unité Zone Sud
01:10:29depuis qu'ils ont emménagé
01:10:31dans cette résidence
01:10:32flambant neuve
01:10:32ces Marseillais
01:10:34ne connaissent pas
01:10:34la sérénité
01:10:35la nuit
01:10:36des individus
01:10:37s'introduisent
01:10:38dans le parking souterrain
01:10:39pour voler
01:10:40et vandaliser
01:10:41les véhicules
01:10:41certaines voitures
01:10:43ont même été
01:10:43entièrement désossées
01:10:44toutes les semaines
01:10:46tous les week-ends
01:10:47les voitures
01:10:47se sont faites désossées
01:10:48dans le parking
01:10:48toutes les nuits
01:10:49pour l'instant
01:10:50j'ai eu de la chance
01:10:50je n'ai pas encore été touché
01:10:51et c'est sûr
01:10:52que quand on rentre tard
01:10:53s'il n'y a pas mon mari
01:10:54avec moi
01:10:55ça fait peur
01:10:55il y en a beaucoup
01:10:56qui se garent à l'extérieur
01:10:57apparemment
01:10:58c'est des habitants
01:10:59qui nous ont envoyé
01:10:59un mail
01:10:59pour nous dire
01:11:00qu'ils allaient installer
01:11:01un système de sécurité
01:11:02donc on attend
01:11:03ces jours-ci
01:11:03pour voir
01:11:04quand ça va être
01:11:05mis en place
01:11:06plus d'une dizaine
01:11:06les semaines d'habitants
01:11:07ont déjà porté plainte
01:11:08un phénomène
01:11:09loin d'être isolé
01:11:10l'an dernier
01:11:11les vols de pièces détachées
01:11:13ont augmenté
01:11:14de 9,5%
01:11:15dans les bouches du Rhône
01:11:16historiquement
01:11:17il y a toujours eu
01:11:17beaucoup de vols
01:11:18de véhicules à Marseille
01:11:19parce que
01:11:20nous avons le port
01:11:21qui permet effectivement
01:11:22d'approvisionner
01:11:22certains pays
01:11:24d'Afrique du Nord
01:11:24en véhicules volés
01:11:26et pièces de véhicules volés
01:11:28mais nous avons aussi
01:11:30depuis quelques années
01:11:30une nouvelle filière
01:11:32qui s'est mise en place
01:11:33en direction
01:11:33de l'Afrique subsaharienne
01:11:34la police nationale
01:11:35a créé dans le département
01:11:37une unité spécialisée
01:11:38appelée GTA
01:11:40dédiée au vol de voitures
01:11:42et de pièces détachées
01:11:43un dispositif unique en France
01:11:46Bonsoir Bruno Bartosetti
01:11:48merci d'être en direct
01:11:49avec nous
01:11:50ce soir sur CNews
01:11:51du syndicat de police
01:11:53Unité Zone Sud
01:11:53alors pourquoi
01:11:54est-ce que ce phénomène
01:11:55prend autant d'ampleur
01:11:56est-ce qu'on a une explication
01:11:58mon cher Bruno ?
01:12:00Oui bonsoir
01:12:01et merci de m'avoir invité
01:12:03d'abord
01:12:04ce qui est à retenir
01:12:05et je crois que c'est l'essentiel
01:12:07c'est que Marseille
01:12:08et les Bouches-du-Rhône
01:12:09de toute façon
01:12:11Marseille est la plus grande
01:12:12ville de France
01:12:13à préparer
01:12:13et c'est une ville portuaire
01:12:15aujourd'hui
01:12:16les réseaux de trafic
01:12:18de vols
01:12:19de véhicules
01:12:19et de pièces détachées
01:12:20se sont
01:12:21j'ai envie de dire
01:12:22entre guillemets
01:12:23professionnalisés
01:12:24et très très rapidement
01:12:25les vols de véhicules
01:12:27et bien on sait
01:12:28que la direction
01:12:28de ces voitures
01:12:30partent
01:12:31vers le Maghreb
01:12:32essentiellement
01:12:33et les pièces
01:12:35détachées également
01:12:36sont
01:12:37très
01:12:38très recherchées
01:12:39aujourd'hui
01:12:40il y a une inflation
01:12:40comme on le sait
01:12:41sur les pièces détachées
01:12:42et c'est vrai que du coup
01:12:43ça a pris
01:12:44beaucoup d'ampleur
01:12:44mais parallèlement
01:12:46ce qui est paradoxal
01:12:47c'est que ça a été souligné
01:12:48dans la présentation
01:12:49c'est que nous avons
01:12:50une unité
01:12:51qui apporte
01:12:52des résultats
01:12:53probants
01:12:54avec vraiment
01:12:55de très très bons résultats
01:12:56alors vous imaginez
01:12:57s'il n'y avait pas ce groupe
01:12:57mais il est sous-équipé
01:12:59lorsque vous avez
01:13:005 ou 6 effectifs
01:13:01qui travaillent
01:13:01pour démanteler
01:13:02des réseaux
01:13:03c'est largement
01:13:03insuffisant
01:13:04et c'est vrai
01:13:05que Marseille
01:13:06aujourd'hui
01:13:06est très exposé
01:13:07sur ces vols de véhicules
01:13:08j'insiste
01:13:09sur le professionnalisme
01:13:10de ces
01:13:13voleurs
01:13:13de ces trafics
01:13:15de vols de véhicules
01:13:16qui sont très très présents
01:13:17comment ils s'y prennent
01:13:19concrètement
01:13:19Bruno Bartosetti
01:13:21parce qu'on a l'impression
01:13:22qu'aujourd'hui
01:13:22ça paraît
01:13:25plus difficile
01:13:26qu'avant
01:13:26de voler
01:13:27une voiture
01:13:28aujourd'hui
01:13:28avec les technologies
01:13:30qui sont embarquées
01:13:31comment est-ce qu'ils s'y prennent
01:13:32aujourd'hui
01:13:34alors c'est pour cette raison
01:13:35que je parle
01:13:36de professionnalisation
01:13:37parce qu'ils sont
01:13:38eux aussi
01:13:38sur un plan technique
01:13:40très équipé
01:13:41et j'ai envie de dire
01:13:41qu'on est sur le vol
01:13:43sur commande
01:13:43par le passé
01:13:44on volait un véhicule
01:13:45on le maquillait
01:13:47on le cachait
01:13:48puis on essayait
01:13:49de le revendre
01:13:49ou de revendre
01:13:50les pièces détachées
01:13:50aujourd'hui
01:13:52voilà
01:13:52on trace un véhicule
01:13:54sur commande
01:13:55vous avez besoin
01:13:56d'un véhicule
01:13:56la marque X
01:13:57de la couleur
01:14:00rouge, bleu
01:14:01blanche
01:14:02peu importe
01:14:03et bien immédiatement
01:14:04on va chercher ce véhicule
01:14:05et il part
01:14:05très rapidement
01:14:06à l'étranger
01:14:07voilà comme ça se passe
01:14:08et c'est comme ça
01:14:09qu'on travaille nous aussi
01:14:10sur un plan technologique
01:14:12avancé
01:14:13pour les faire tomber
01:14:14mais nous ne sommes
01:14:15malheureusement
01:14:15pas assez équipés
01:14:16pour pouvoir répondre
01:14:18à une demande
01:14:18qui est très très forte
01:14:19aujourd'hui
01:14:20avec des réseaux
01:14:21qui sont très très fortement
01:14:22installés dans Marseille
01:14:23vous savez Marseille
01:14:24j'insiste aussi
01:14:25il n'y a pas que Marseille
01:14:26il y a d'abord
01:14:27toutes les bouches du Rhône
01:14:28qui sont concernées
01:14:29par ces vols
01:14:30il y a aussi
01:14:32un département
01:14:33qui est passé
01:14:35surveillé
01:14:35en matière de vidéosurveillance
01:14:37c'est mal éclairé
01:14:38et forcément
01:14:39ça donne beaucoup plus
01:14:40de liberté
01:14:40à ces réseaux
01:14:41de s'installer
01:14:42et de finalement
01:14:44de cibler
01:14:45les voitures
01:14:45qui les intéressent
01:14:46vous dites que vous n'avez pas
01:14:47suffisamment de moyens
01:14:49pour lutter contre ce fléau
01:14:51qu'est-ce qu'il faudrait
01:14:51aujourd'hui justement
01:14:52pour y arriver
01:14:53la vidéosurveillance
01:14:54la vidéosurveillance
01:14:56oui vous savez aujourd'hui
01:14:58on a un groupe
01:14:58j'insiste sur ce groupe
01:14:59qui est très très professionnel
01:15:01dans nos rangs
01:15:02et qui donne des résultats
01:15:03eh bien
01:15:04donnez-leur
01:15:06donnez-leur
01:15:06plus de moyens
01:15:07peut-être pour former
01:15:08d'autres policiers
01:15:09pour renforcer ce groupe
01:15:10passer à 10
01:15:1115
01:15:1120 effectifs de police
01:15:13vous imaginez
01:15:14quand je vous dis
01:15:145-6
01:15:15alors tous les policiers
01:15:16travaillent sur les vols
01:15:17de véhicules
01:15:17mais lorsque vous avez
01:15:185-6 effectifs
01:15:20dans un groupe spécialisé
01:15:21toutes les bouches du Rhône
01:15:22c'est largement insuffisant
01:15:23alors que c'est le groupe
01:15:25en France
01:15:26qui fait référence
01:15:27en matière de recherche
01:15:28donc formons des policiers
01:15:30n'hésitons pas à recuter
01:15:32dans ces services-là
01:15:33et puis renforçons-les
01:15:35pour pouvoir justement
01:15:36aller beaucoup plus loin
01:15:37sur l'appréhension
01:15:38de ces réseaux
01:15:39qui s'expriment
01:15:40dans les bouches du Rhône
01:15:41et qui vous donnent
01:15:42les résultats
01:15:43que vous avez
01:15:43à contresens
01:15:44des chiffres nationaux
01:15:46on a justement
01:15:47une hausse
01:15:48de vols de véhicules
01:15:49et de pièces détachées
01:15:50j'insiste
01:15:51ça aussi
01:15:51c'est une proie
01:15:52pour les voleurs
01:15:53des réseaux
01:15:54des réseaux
01:15:54qui se professionnalisent
01:15:56nous dit Bruno Bartosetti
01:15:57et c'est vrai
01:15:58que ça paraît
01:15:59totalement surréaliste
01:16:00que des personnes
01:16:01passent commande
01:16:02avant
01:16:03justement
01:16:03passent commande
01:16:04pour leur trouver
01:16:05le véhicule qu'ils veulent
01:16:06j'avais une question
01:16:07à ce propos
01:16:09est-ce qu'il y a
01:16:09plus de voitures neuves
01:16:11dans les bouches du Rhône
01:16:12qu'ailleurs
01:16:13ou plus de belles voitures
01:16:14dans les bouches du Rhône
01:16:15qu'ailleurs
01:16:15parce qu'on imagine bien
01:16:16qu'ils ne vont pas désoncer
01:16:17une 205
01:16:19qui a 25 ans
01:16:21et si vous me permettez
01:16:21une question subsidiaire
01:16:23est-ce que la Volkswagen Golf
01:16:24fait toujours partie
01:16:25des voitures
01:16:25les plus désossées
01:16:27en la circonstance ?
01:16:30Non
01:16:30là vous me prenez
01:16:31un petit peu
01:16:32au dépourvu
01:16:32pour entrer dans
01:16:34des chiffres précis
01:16:34sur les vols de voitures
01:16:35d'occasion
01:16:36ou voitures neuves
01:16:37mais les voitures
01:16:38d'occasion
01:16:38ou les vieilles
01:16:39entre guillemets
01:16:40les anciennes voitures
01:16:41intéressent bien sûr
01:16:42aussi certains
01:16:43réseaux
01:16:44parce que les pièces
01:16:45détachées
01:16:46intéressent aussi
01:16:47finalement
01:16:47l'acheteur
01:16:49qui lui
01:16:50va trouver la pièce
01:16:52sur un site
01:16:54à 2-3 fois moins cher
01:16:55donc toutes les voitures
01:16:57ont un intérêt
01:16:58maintenant
01:16:58je ne vais pas rentrer
01:16:59dans des marques
01:17:00sauf si vous avez
01:17:00le système
01:17:01et vous avez
01:17:01des marques japonaises
01:17:02et une marque française
01:17:04en tout cas
01:17:05deux marques françaises
01:17:05essentielles
01:17:06qui intéressent
01:17:07ces réseaux
01:17:07on va dire
01:17:08haut de gamme
01:17:09entre guillemets
01:17:10dans le vol
01:17:10pour partir
01:17:12pour envoyer
01:17:12ces véhicules
01:17:13à l'étranger
01:17:14et là on fixe
01:17:15des voitures neuves
01:17:15bien évidemment
01:17:16ou très récentes
01:17:17c'est un cas précis
01:17:18Mémona Interman
01:17:19merci
01:17:20c'est un cas précis
01:17:21où on se rend bien compte
01:17:22que les critiques récurrentes
01:17:24d'un parti comme LFI
01:17:25à l'égard de la police
01:17:26à force de leur casser
01:17:26du succul d'eau
01:17:27pour être extrêmement concrète
01:17:29et là
01:17:30on voit bien
01:17:31que ce serait indispensable
01:17:32d'augmenter les effectifs
01:17:34et notamment les effectifs
01:17:35extrêmement sophistiqués
01:17:37pour aller chercher
01:17:39ces voleurs
01:17:39mais Mémona
01:17:40j'ai envie de dire
01:17:41pas que là
01:17:41c'est à dire
01:17:41pas que là
01:17:42mais c'est un des cas
01:17:43un des cas
01:17:44qui intéresse tout le monde
01:17:45chacun à une voiture
01:17:45donc si on va à Marseille
01:17:47chacun
01:17:47quel que soit son parti politique
01:17:49peut être victime
01:17:50d'un vol de voiture
01:17:51ça montre clairement
01:17:53et on va dire aussi
01:17:54qu'il n'y a pas qu'à Marseille
01:17:55qu'il y a des vols de voiture
01:17:55parce qu'après on va dire
01:17:56que
01:17:56mais voilà
01:17:57il faut juste une petite précision
01:18:00Karim Malou
01:18:02se dirige vers l'Afrique du Nord
01:18:04souvent
01:18:05vers le Sahel
01:18:06vers le Sahel
01:18:07vers le Sahel
01:18:08et dans ces pays
01:18:09il n'y a pas de production
01:18:10de voitures
01:18:10et il n'y a pas de production
01:18:12de pièces détachées
01:18:14et donc
01:18:15quand vous avez
01:18:16un marché automobile
01:18:17on a des centaines
01:18:19de milliers de voitures
01:18:20mais il n'y a pas
01:18:22de pièces détachées
01:18:23et bien il y a tout un trafic
01:18:24qui se met en place
01:18:25pour transférer
01:18:27ces voitures
01:18:27surtout
01:18:28pas de voitures
01:18:30neufs
01:18:30des voitures intermédiaires
01:18:31parce qu'il y a en Corse
01:18:32qui fonctionne beaucoup
01:18:33en Maghreb
01:18:33et surtout
01:18:34les voitures japonaises
01:18:35parce que particulièrement
01:18:36l'Algérie
01:18:37qui a emporté énormément
01:18:39de voitures japonaises
01:18:40et que
01:18:41il n'y a pas
01:18:42d'usine
01:18:44bien sûr
01:18:44et c'est pour ça
01:18:45que ça se passe
01:18:45à Marseille aussi
01:18:46c'est plus facile
01:18:47que d'ailleurs
01:18:48donc les pouvoirs
01:18:49de l'autre côté
01:18:50de la Mise d'Iranée
01:18:50savent très bien
01:18:51qu'il y a tous ces trafics
01:18:52et ces vols
01:18:53pour être concrets
01:18:54la France
01:18:55et les pays du Sahel
01:18:56et du Maghreb
01:18:57sont tous corrompus
01:18:58de tous ces trafics
01:18:59qui perdent depuis
01:18:59des années
01:19:00un dernier mot
01:19:00Bruno Bartosetti
01:19:03oui je voudrais dire
01:19:04si vous le permettez
01:19:05qu'à la sortie
01:19:06et bien
01:19:07c'est finalement
01:19:08le citoyen
01:19:09qui va payer
01:19:10très très cher
01:19:11ses assurances
01:19:12et dans les bouches du Rhône
01:19:13et bien forcément
01:19:14les assurances
01:19:15pour véhicules
01:19:16sont très très élevées
01:19:17pour justement
01:19:18amortir
01:19:19encore une fois
01:19:20cette économie souterraine
01:19:22qui sert ses réseaux
01:19:23et qui sert
01:19:24ces pays du Maghreb
01:19:26qui sont très rapidement
01:19:28servis
01:19:28lorsqu'il y a des vols
01:19:29de pièces détachées
01:19:31de voitures
01:19:31merci beaucoup
01:19:32Bruno Bartosetti
01:19:33d'avoir été avec nous
01:19:34pour ces précisions
01:19:35du syndicat de police
01:19:36unité zone sud
01:19:38et on va terminer
01:19:39avec
01:19:39alors vous m'avez dit
01:19:40pas avec Jordan Bardella
01:19:41mais avec sa compagne
01:19:42surtout la princesse
01:19:42Jordan Bardella
01:19:44et sa compagne
01:19:45Maria Carolina
01:19:45de Bourbon
01:19:46des deux Siciles
01:19:47en une de Paris Match
01:19:48évidemment
01:19:49tout ça donne
01:19:50l'impression
01:19:51d'un instant volé
01:19:52mais est-ce
01:19:52en est-ce réellement un ?
01:19:54C'est évidemment
01:19:54la question qu'on va se poser
01:19:55ou tout cela
01:19:56a-t-il été orchestré ?
01:19:58Quand les politiques
01:19:58se prêtent à l'exercice
01:19:59du people
01:20:00il n'est bien évidemment
01:20:02pas le premier
01:20:02ni le dernier à le faire
01:20:03mais il y a une vraie portée
01:20:05politique
01:20:06derrière ces photos
01:20:07alors paparazzade
01:20:08ou shooting
01:20:09orchestré
01:20:10selon vous
01:20:11Nelson Montfort ?
01:20:12Je pense que ces photos
01:20:13orchestrées ?
01:20:14Oui
01:20:15je pense qu'elles sont
01:20:17en tout cas faites
01:20:17avec l'accord
01:20:18des deux principaux intérêts
01:20:20je le pense
01:20:20d'autant qu'en plus
01:20:21la couverture
01:20:21mais il y a également
01:20:22un très joli
01:20:23c'est plutôt un joli reportage
01:20:25à l'intérieur
01:20:26voilà
01:20:27ça c'est la couverture
01:20:29ça a été donc tourné
01:20:29en Corse
01:20:30et je ne peux pas imaginer
01:20:32C'est très arrangé quand même
01:20:33comme c'est
01:20:33Je ne peux pas imaginer
01:20:34Mais Mona vous aussi
01:20:35vous pensez que c'est orchestré ?
01:20:36Je suis comme vous
01:20:38Nassol
01:20:38l'image
01:20:39c'est notre profession d'origine
01:20:40de toute façon
01:20:41je trouve que ces photos
01:20:42sont très arrangées
01:20:43elles n'ont pas du tout
01:20:46l'air de photos volées
01:20:48et alors
01:20:48et la composition
01:20:51la composition comme la table
01:20:53ou la composition
01:20:53de ces images
01:20:54montre bien
01:20:55je pense qu'elles ont été
01:20:56acceptées d'ailleurs
01:20:57par les protagonistes
01:20:58les deux
01:20:58les deux amoureux
01:21:00elles sont faites
01:21:00pour animer
01:21:01nos imaginaires
01:21:02et nos imaginations
01:21:03parce que
01:21:04ils ne sont pas en train
01:21:05de faire des embrassades
01:21:06c'est pas
01:21:06c'est de la bonne classe
01:21:08on se tient
01:21:08et on discute
01:21:10c'est un peu presque
01:21:10Vous êtes tous d'accord
01:21:11là-dessus j'ai l'impression
01:21:11on discute
01:21:12orchestré
01:21:14ce sont des prématiques
01:21:15on va écouter
01:21:16ce que disait
01:21:17Marc Brincourt
01:21:18qui est ancien rédacteur
01:21:19en chef de Paris Match
01:21:19qui lui
01:21:20n'est pas de cet avis
01:21:21on l'écoute
01:21:22pour moi c'est un coup
01:21:23et c'est une information
01:21:26et c'est une paparazade
01:21:27pareil
01:21:27il y a deux sortes
01:21:29de photographes
01:21:29qui font les paparazades
01:21:30il y a ceux
01:21:30qui un peu comme Rostin
01:21:32souvent
01:21:32vont au contact
01:21:33c'est à dire que
01:21:34voilà
01:21:35il ne va pas prendre
01:21:36son 800
01:21:37et se retrouver
01:21:37à 800 mètres
01:21:39et il y a ceux
01:21:40qui sont très loin
01:21:41alors souvent
01:21:42ce qui se passe
01:21:42c'est qu'on croit
01:21:44que c'est une fausse paparazade
01:21:45pourquoi ?
01:21:46parce que techniquement
01:21:46souvent
01:21:47le un des deux
01:21:49ou le paparazade
01:21:50va repérer quelque chose
01:21:52et là tout d'un coup
01:21:54il va
01:21:54c'est pas sûr
01:21:55qu'il va voir
01:21:55qu'il y a un photographe
01:21:56mais il va regarder
01:21:57vers cet endroit
01:21:58à partir du moment
01:21:59où il regarde
01:22:00ça y est
01:22:01c'est une fausse paparazade
01:22:02c'est vrai que le regard
01:22:03a l'air complice
01:22:04mais pas du tout
01:22:05Marc Brincourt
01:22:06ancien rédacteur
01:22:06en chef de Paris Match
01:22:07dans l'heure des pros
01:22:08tout à l'heure
01:22:09quoi qu'il en soit
01:22:10le message politique
01:22:12renvoyé
01:22:12est très fort
01:22:13que ce soit orchestré
01:22:14ou non
01:22:14d'ailleurs
01:22:15attendez
01:22:15c'est l'amour
01:22:17c'est fâche
01:22:17c'est fâche
01:22:18c'est fâche
01:22:20mais attendez
01:22:21c'est de l'amour
01:22:21c'est une déclaration d'amour
01:22:22attendez dans un monde
01:22:24écoutez qu'on vient de décrire
01:22:25là depuis deux heures
01:22:26c'est quand même assez terrible
01:22:27voilà
01:22:28voilà de l'amour
01:22:29moi je suis absolu
01:22:30mais c'est pas de l'amour
01:22:31c'est de l'amour
01:22:31c'est de l'amour
01:22:38est un beau garçon
01:22:39alors évidemment
01:22:40évidemment que
01:22:41sans doute
01:22:42c'est instrumentalisé
01:22:43j'ai lu sur les réseaux
01:22:44des choses d'ailleurs
01:22:45horribles à propos de ça
01:22:46puisqu'on dit
01:22:47comment ce gamin
01:22:49élevé dans un quartier
01:22:50peut-il aller frayer
01:22:51peut-il aller frayer
01:22:53avec une aristocrate
01:22:55mais enfin
01:22:55il aurait
01:22:56on aurait les mêmes photos
01:22:57avec la caissière
01:22:59du supermarché
01:23:00d'en bas de chez lui
01:23:01on aurait dit
01:23:01oh ben voilà
01:23:02il veut faire peuple
01:23:03dans le cadre de la présidentielle
01:23:04Nelson
01:23:04vous connaissez
01:23:06son papa
01:23:07oui j'ai rencontré
01:23:08ses parents
01:23:09qui sont vraiment
01:23:10des gens adorables
01:23:11vraiment
01:23:11des gens extrêmement sympathiques
01:23:13et Charles
01:23:15Charles de Bourbon
01:23:16des deux Siciles
01:23:17Castro
01:23:17que je ne me trompe pas
01:23:19Castro et Calabre
01:23:20ça a été fondé
01:23:20par le roi
01:23:21enfin je vous dispense
01:23:22des détails
01:23:22Ferdinand Ier
01:23:23au début du XVIIIe siècle
01:23:24c'est une très très ancienne lignée
01:23:26mais ce sont des gens
01:23:27vraiment extrêmement simples
01:23:28et extrêmement gentils
01:23:29je ne pense que rien
01:23:31là-dedans
01:23:31n'était prémédité
01:23:32je pense qu'ils se sont
01:23:33rencontrés
01:23:34et j'ignore
01:23:34dans quelles circonstances
01:23:35et voilà
01:23:36mais ce que je voulais dire
01:23:37c'est que
01:23:37et leur fille
01:23:38qui est le portrait craché
01:23:40il y a deux sœurs
01:23:41c'est l'aîné
01:23:42puis il y a une sœur
01:23:42qui doit avoir un an
01:23:43un an d'écart
01:23:44c'est le portrait
01:23:45de leur mère
01:23:45qui est célibataire encore ?
01:23:48ça semble vous intéresser
01:23:50pour un ami
01:23:50je pense que la deuxième fille
01:23:53à ma connaissance
01:23:54oui elle est encore célibataire
01:23:55je ne l'ai pas vérifié
01:23:57peut-être que si elle nous écoute
01:24:00ce sont des gens
01:24:03je suis un homme marié
01:24:04Vincent Roy
01:24:05et en plus très généreux
01:24:07s'occupant d'énormément
01:24:09d'oeuvres caritatives
01:24:10je vous dispense des détails
01:24:12mais ce sont des gens
01:24:12ce qu'on appelle des gens bien
01:24:14André Valigny
01:24:15sur le message politique
01:24:17dans l'heure des pros
01:24:17tout à l'heure
01:24:18disait que ça participe
01:24:19aussi à la dédiabolisation
01:24:21du RN
01:24:22écoutez André Valigny
01:24:24d'abord la pipolisation
01:24:25de la politique
01:24:26il y a longtemps que ça existe
01:24:27vous l'avez dit ce matin
01:24:28ça a commencé avec
01:24:29Georges Pompidou
01:24:30Giscard, Mitterrand
01:24:31tout le monde l'a fait
01:24:31Chirac, Sarkozy
01:24:33Hollande parfois
01:24:34à son corps défendant
01:24:35tout le monde l'a fait
01:24:35de la pipolisation
01:24:38je confirme que c'était
01:24:39à son corps défendant
01:24:40il y a deux choses
01:24:41il y a une façon très positive
01:24:42un peu naïve
01:24:43de réagir
01:24:44et je pense qu'il y a des gens
01:24:45qui réagissent comme ça
01:24:46et tant mieux pour eux
01:24:46c'est une belle histoire
01:24:48d'amour on l'espère
01:24:49un fils des classes moyennes
01:24:51françaises
01:24:51avec une princesse
01:24:53riche héritière
01:24:54c'est bien
01:24:54il y a une façon
01:24:55plus négative
01:24:56un peu esprit chagrin
01:24:58de réagir
01:24:58qui consiste à dire
01:24:59comment va-t-il pouvoir
01:25:00continuer à défendre
01:25:01les classes populaires
01:25:02s'il était avec
01:25:03une riche héritière
01:25:04et puis j'ai une troisième
01:25:05façon plus sérieuse
01:25:06à mon avis
01:25:07d'analyser ce qui se passe
01:25:09là autour de cette photo
01:25:10de Paris Match
01:25:10de ces photos de Paris Match
01:25:11c'est de considérer
01:25:12que ça participe
01:25:13de la dédiabolisation
01:25:14du Rassemblement National
01:25:16mais vous savez que ça peut
01:25:18être plusieurs choses aussi
01:25:19c'est-à-dire que
01:25:19bien évidemment
01:25:21je ne suis pas la dupe
01:25:21on ne va pas remettre
01:25:23en cause cette histoire
01:25:24d'amour
01:25:25qui certainement
01:25:26est une très belle
01:25:26histoire d'amour
01:25:27mais ça peut être
01:25:27plusieurs choses
01:25:28ça peut être orchestré
01:25:30ça peut être une histoire
01:25:30d'amour
01:25:30et derrière
01:25:31il peut y avoir
01:25:32un message politique
01:25:33mais bien sûr
01:25:33il y en a forcément
01:25:35il y en a forcément
01:25:36Karim Maloum
01:25:37attendez là
01:25:39on parle de la guerre
01:25:40on parle tout d'un coup
01:25:41Paris Match
01:25:41nous raconte une histoire
01:25:42d'amour
01:25:43Paris c'est une histoire
01:25:44d'amour
01:25:44sur leur vie privée
01:25:45mais c'est formidable
01:25:46un gamin de Drancy
01:25:48raconte une princesse
01:25:49c'est une grande histoire
01:25:50c'est un conte de fées
01:25:51mais ça dérange qui ?
01:25:54peut-être que ça va
01:25:55intéresser Disney
01:25:56pour un prochain
01:25:57mais c'est pas une histoire
01:25:58privée en revanche
01:25:59c'est une histoire politique
01:26:00non mais ça relève
01:26:02si c'est une histoire d'amour
01:26:03ça relève d'une histoire privée
01:26:04l'amour et la politique
01:26:04peuvent se tenir par la main
01:26:06non je ne suis pas d'accord
01:26:06il faut respecter ça
01:26:08le deuxième point
01:26:09l'idée
01:26:09est-ce qu'une personnalité politique
01:26:12qui peut jouer
01:26:13peut-être
01:26:14ses chances de devenir président
01:26:15ou jouer un rôle important
01:26:18n'a pas sa place
01:26:20d'épouser une princesse
01:26:21sinon il va acquitter le peuple
01:26:22c'est quoi cette vision populiste
01:26:24à trois balles
01:26:25ça n'a aucun sens
01:26:26quelqu'un qui aime
01:26:27une princesse
01:26:28je tombe amoureux d'une princesse
01:26:29je serais content
01:26:29de tomber amoureux d'une princesse
01:26:31et je vais indresser
01:26:31sonnus pour en débattre
01:26:33c'est pas un problème ça
01:26:34Catherine Ney
01:26:35disait dans Punchline
01:26:36qu'il y a aussi
01:26:36une stratégie en vue
01:26:38c'est une question
01:26:38qu'on peut se poser
01:26:39de la prochaine élection présidentielle
01:26:41écoutez Catherine Ney
01:26:43Jordan Bardella
01:26:44est aujourd'hui
01:26:45en tête des sondages
01:26:46il sait que
01:26:48s'il est candidat
01:26:49dans un an
01:26:50il ne peut pas
01:26:51à 30 ans
01:26:51arriver seul
01:26:52et qu'il faut au moins
01:26:54qu'il soit en couple
01:26:55d'abord ça apportera
01:26:56une stabilité
01:26:57l'idée qu'il est prêt
01:26:59à faire une famille
01:26:59et il ne va pas arriver
01:27:00avec Mme Le Pen
01:27:02comme sa régente
01:27:03donc il lui faut
01:27:04quelqu'un
01:27:05qu'il l'accompagne
01:27:06et c'est vrai
01:27:08que parmi les françaises
01:27:10c'est difficile
01:27:13d'être la compagne
01:27:15du chef du parti
01:27:17parce qu'on est aussitôt
01:27:19ostracisé
01:27:20on peut perdre son emploi
01:27:21en fait c'est très difficile
01:27:23alors est-ce que
01:27:23est-ce que c'est une façon
01:27:24de se rendre présidentiable
01:27:25est-ce que c'est l'objectif
01:27:26de ces photos
01:27:27alors que pour le moment
01:27:28on ne sait pas finalement
01:27:29s'il sera ou non candidat
01:27:30les français sont très contents
01:27:32s'ils imaginent
01:27:33que M. Bardella
01:27:35puisse accéder
01:27:35aux plus hautes responsabilités
01:27:37ils sont contents
01:27:37de savoir
01:27:38qui le fréquente
01:27:39qui peut s'asseoir
01:27:41à ses côtés
01:27:41à l'Elysée
01:27:42comme première dame
01:27:42et puis excusez-moi du peu
01:27:44c'est une jeune personne
01:27:46qui parle
01:27:46six ou sept langues
01:27:47couramment
01:27:48mais Vincent Roi
01:27:48pour rebondir
01:27:49à ce que vous venez de dire
01:27:50il y a une question
01:27:51qu'on peut se poser
01:27:52c'est-à-dire
01:27:52est-ce qu'on peut
01:27:52demain
01:27:53c'est une question
01:27:54que je pose
01:27:54est-ce qu'on peut être
01:27:55candidat à l'élection
01:27:57présidentielle
01:27:57être présidentiable
01:27:58en gardant
01:28:00son intimité privée
01:28:01parce que finalement
01:28:01la réponse est oui
01:28:03regardez M. Hollande
01:28:06il est arrivé tout seul
01:28:07après on l'a retrouvé
01:28:08sur un scooter
01:28:09c'est une autre affaire
01:28:09il est arrivé
01:28:10il est arrivé seul
01:28:12et il est parvenu
01:28:12oui mais on connaissait ça
01:28:14on connaissait
01:28:15il y avait une histoire
01:28:18familiale
01:28:18on connaissait son ex-femme
01:28:19on connaissait ses enfants
01:28:20oui
01:28:21mais là il est si jeune
01:28:22qu'il n'a pas
01:28:23beaucoup d'histoires
01:28:24il est en train
01:28:24de s'en créer une
01:28:26voilà en même temps
01:28:27il joint le
01:28:28j'allais dire
01:28:28l'utile à la gréa
01:28:30on pourra le critiquer
01:28:31en disant que c'est une princesse
01:28:32lui il vient de mon prolétaire
01:28:33mais après tout
01:28:34puisqu'elle descend
01:28:35corrigez-moi
01:28:36si je dis une bêtise
01:28:36elle est liée
01:28:38cette princesse
01:28:39à la famille de Louis XIV
01:28:40c'est un peu l'image
01:28:41de la France de toujours
01:28:43oui
01:28:43c'est une bonbon
01:28:45voilà
01:28:45c'est la France de toujours
01:28:46bonbon des deux Siciles
01:28:48c'est une très très ancienne
01:28:49lignée
01:28:50qui est à la fois
01:28:51calabre et castro
01:28:52enfin je vous dispense
01:28:53des détails
01:28:53mais c'est encore une fois
01:28:54une lignée
01:28:55qui a été fondée
01:28:55au début du 18ème siècle
01:28:57par l'ancêtre
01:28:58ancêtre ancêtre
01:28:58le roi Ferdinand Ier
01:29:00des deux Siciles
01:29:01qui ne passaient pas
01:29:01d'ailleurs
01:29:02il y a un lien Louis XIV
01:29:03absolument
01:29:04il y avait un lien
01:29:05et c'était la même époque
01:29:06surtout
01:29:06donc c'est la France de toujours
01:29:07la France de nous tous
01:29:12qui nous rassemble
01:29:13absolument
01:29:14parce qu'une princesse
01:29:15des deux Siciles
01:29:16comme première dame
01:29:17pas mal
01:29:18pas mal
01:29:19pour lui
01:29:20il est déjà élu
01:29:21il n'est même pas candidat encore
01:29:24donc bon
01:29:25merci beaucoup
01:29:26on va terminer là-dessus
01:29:27merci Karim Maloum
01:29:28Vincent Roy
01:29:29Mémona Interman
01:29:30merci Anne-Elson Monfort
01:29:31d'avoir décrypté avec moi
01:29:32ce soir
01:29:33le meilleur de l'info
01:29:33cnews.fr
01:29:34pour revoir bien sûr
01:29:35toutes vos émissions
01:29:37dans un instant
01:29:37l'actualité continue
01:29:38très belle nuit à vous
01:29:39sur CNews
01:29:40avec Adrien Fontenot
01:29:41je vous dis à chaque fois
01:29:42à demain
01:29:43mais il est quasiment
01:29:44une heure du matin
01:29:44je vais plutôt vous dire
01:29:45à tout à l'heure
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