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Du lundi au vendredi à 22h, Mickael Dorian revient sur la journée d'infos et de débats traités sur l'antenne de CNEWS dans #LeMeilleurdelInfo

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00:01Soirée spéciale sur CNews qui se poursuit donc consacrée au pouvoir d'achat des français, un pouvoir d'achat en
00:06berne, une situation de crise mise en exergue bien évidemment par l'augmentation ces dernières semaines des prix des carburants,
00:14raison de la guerre au Moyen-Orient devenu le symbole du quotidien sous tension quand partout des français actifs basculent
00:22dans les arbitrages permanents,
00:23plein d'essence ou caddie de courses, factures ou loisirs et quand travailler surtout ne suffit plus, comment une société
00:30en arrive-t-elle à faire de la vie ordinaire à un luxe ?
00:33On en parle ce soir avec Bernard Cohen-Haddad, président de la CPME Paris-Île-de-France, chef d'entreprise
00:39également.
00:39Bonsoir Bernard, ravi de vous accueillir sur ce plateau et puis on vous a vu dans ce reportage ce soir
00:44de Guillaume Janton, Alexandre Jardin est également avec nous ce soir.
00:47Bonjour Alexandre, on sera dans quelques secondes avec Fabrice Garcia qu'on a pu voir également dans ce reportage qui
00:52est chef d'entreprise dans le BTP
00:55et qui va pouvoir également réagir tout au long de cette soirée.
00:59Concernant le carburant, la situation clairement ne s'arrange pas, vous allez voir tout de suite les prix, le prix
01:05du baril de Brent et les prix des carburants
01:08qui vous voyez restent à un niveau extrêmement élevé et le problème Bernard Cohen-Haddad, vous êtes chef d'entreprise,
01:15je le disais, plus 4%.
01:17Plus 4,14% pour le baril de Brent. Vous utilisez aussi votre véhicule, j'imagine, pour travailler.
01:24Là, il va clairement falloir prendre son mal en patience parce que ce que propose le gouvernement français aujourd'hui
01:30pour colmater l'hémorragie,
01:32on comprend que ça ne va pas servir à grand chose, que ça ne va clairement pas suffire.
01:35Oui, c'est une goutte d'eau et pas une goutte de carburant, il faut quand même le reconnaître.
01:40Et malheureusement, c'est très difficile pour les entrepreneurs, pour les indépendants, pour les artisans, les commerçants.
01:48C'est aussi encore plus difficile pour nos salariés itinérants.
01:53On a tendance à l'oublier. Il y a des collaborateurs qui se déplacent beaucoup dans le cadre de leur
01:57mission.
01:57C'est difficile pour les collaborateurs qui viennent travailler dans des zones rurales
02:01parce que dans les grandes métropoles, on peut prendre les transports en commun, ce qui n'est pas le cas
02:05dans les zones rurales.
02:06Et puis, ne l'oublions pas, Michael, c'est aussi très difficile pour les consommateurs qui ne se déplacent plus
02:11et donc qui ne viennent pas acheter dans nos commerces.
02:13Ils préfèrent, il faut le reconnaître, utiliser les plateformes des grands vendeurs en ligne.
02:20Et donc, ce n'est pas un gain et une perte sèche pour les entreprises de proximité.
02:25On a une triple peine qui touche l'ensemble de l'écosystème.
02:28Mais malheureusement, on a bien vu que le gouvernement avait géré cette crise,
02:34ou gère cette crise un peu ce que j'appelle la politique du chien crevé au fil de l'eau.
02:37C'est-à-dire qu'on attend à chaque fois de voir où il va pouvoir aboutir pour qu'on
02:40le récupère.
02:40Et donc, pour moi, c'est une vraie sinistre parce que les entrepreneurs ne peuvent pas récupérer les hausses sur
02:49les produits
02:50parce que récupérer une hausse supplémentaire, c'est vendre moins. Et déjà, ils ne vendent pas beaucoup.
02:55On est avec Fabrice Garcia, je le disais, chef d'entreprise dans le BTP qu'on a pu voir ce
03:00soir dans ce reportage signé Guillaume Genton.
03:02Bonsoir, Monsieur Garcia. Merci d'être en direct avec nous sur CNews pour cette soirée spéciale consacrée au pouvoir d
03:09'achat des Français.
03:10Vous avez pu voir les prix, cette augmentation encore une fois du baril de Brent avec cette situation au Proche
03:17-Orient
03:17qui malheureusement ne s'arrange pas et qui pénalise clairement, évidemment, les Français dans cette situation économique
03:25qui était déjà, disons-le, très difficile avant cette guerre et avant la situation actuelle, Monsieur Garcia.
03:34Oui, en effet. Mais vous savez, rappelons quand même que tout ça a été grévé dans le marbre depuis 2015
03:40avec la loi sur la transition énergétique initiée par Ségolène Royal.
03:45On savait déjà à l'époque que dès lors que le baril de pétrole allait atteindre, dépasser les 100 dollars,
03:50on allait arriver dans des situations extrêmement éprouvantes, extrêmement dures à tenir pour notre économie.
03:59Rappelons aussi qu'on sort déjà d'une période inflationniste importante en 2022.
04:05Rappelons que quand le litre de gasoil est arrivé à 1,50€, on avait franchi déjà un palier
04:10et on se disait « mais ce n'est pas possible qu'ils montent au-dessus, c'est impossible ».
04:14Et là, on n'est plus à 1,50€, mais on est 50% au-dessus, c'est-à-dire
04:17qu'on est totalement asphyxiés.
04:20C'est vraiment le coup de grâce sur notre économie, sur nos entreprises, sur la France en général, tout simplement.
04:28Écoutez ce que disait Sébastien Lecornu aujourd'hui au sujet du carburant lors d'un déplacement à Marseille.
04:35On écoute le Premier ministre.
04:37C'est de se dire que quand ça augmente vite sur les marchés, notamment le cours du Brent et les
04:42marchés asiatiques,
04:44ça augmente vite à la pompe.
04:45Je crois que tout le monde s'en est bien rendu compte de Marseille à Vernon.
04:48Quand ça diminue, parce qu'en fonction de ce qui se passe, ou de ce que dit le président américain
04:52d'ailleurs,
04:53ça diminue, ça diminue parfois moins vite à la pompe.
04:55Donc malheureusement, c'est compliqué.
04:57Malheureusement, il va falloir tenir.
04:59Il va falloir continuer à s'adapter.
05:01Les propositions qu'on a mises sur la table cette semaine, elles vont rentrer en application au 1er mai.
05:05Les guichets vont commencer à ouvrir.
05:07Pour les agriculteurs, ça sera le premier à ouvrir.
05:11S'il faut s'adapter encore plus, on s'adaptera.
05:13S'il faut faire d'autres mesures d'économie ailleurs pour avoir des mesures d'accompagnement des Françaises et des
05:17Français, on le fera.
05:19On a un extrait ici, je le dis, qu'on devrait montrer aux étudiants en école de communication.
05:25C'est-à-dire que voilà tout ce qu'il ne faut pas faire.
05:27Clairement.
05:28Il va falloir tenir, il va falloir encore s'adapter.
05:31Mais s'il faut faire d'autres économies, Alexandre Jardin, ailleurs pour avoir d'autres mesures d'accompagnement, pour les
05:37Français, on le fera.
05:38Qu'est-ce que ça veut dire ?
05:40Ça veut dire qu'ils en ont encore sous le pied, en fait.
05:42C'est-à-dire qu'il faut regarder la rediffusion après cette émission du documentaire.
05:50Pourquoi ? Parce que d'abord, on écoute Fabrice Garcia qui explique vraiment le détail.
05:56Et moi, j'étais complètement bouleversé par ce documentaire.
06:01Parce que vous voyez un pays qui est réellement à l'euro près.
06:07Et vous voyez des gens, là, qui se baladent et qui ont...
06:12Mais c'est une honte de tenir ces propos-là, qui sont des propos généraux.
06:17Je veux dire, les gens sont à un euro près.
06:20La dame que l'on voit dans le documentaire, elle vise pour faire ses courses 20 euros et elle est
06:24emmerdée parce que c'est 21,20 euros.
06:28Donc ça, c'est la réalité.
06:30Et ce documentaire est un moment politique très important dans l'histoire de notre pays.
06:34Parce que ce n'est pas un documentaire comme les autres.
06:38Cette chaîne, ce soir, vient de montrer la réalité.
06:41La vraie réalité.
06:43Fabrice Garcia, que l'on vient d'écouter, est absolument exemplaire, même de sobriété, alors qu'il devrait hurler.
06:50C'est un pays qui est d'une fragilité.
06:53On ne voit que des gens qui vous parlent de toute petite somme.
06:56Et pendant ce temps-là, vous avez ce monsieur qui est déguisé en Premier ministre et qui ne prend pas
07:04de décision.
07:05Je veux dire, tout le monde sait qu'il faut absolument annuler les certificats d'économie d'énergie.
07:11C'est 17 centimes sur l'essence, 21 sur le gasoil.
07:15Alors, il y a plein de gens qui disent oui, mais pour les gens qui sont à 1 euro.
07:20Donc ça suffit, la gabegie publique.
07:23On ne peut pas avoir une gabegie publique d'un côté et des gens à 1 euro.
07:29C'est totalement immoral.
07:31Il faut arrêter les 14 milliards qui sont consacrés aux éoliennes dont nous n'avons pas besoin.
07:38Il faut couper ça tout de suite, au moins pour cette année, et le redistribuer à raison de 40 centimes
07:44par litre pendant 9 mois.
07:48Pour passer.
07:49Ou alors, l'autre solution, c'est d'aller vers une baisse de 25% des tarifs de l'électricité.
07:55J'ai l'impression que tous les problèmes, en fait, cette crise du carburant, la situation qu'on vit aujourd
08:00'hui avec ce conflit au Moyen-Orient,
08:01j'ai l'impression qu'elle met en exergue tous les problèmes qu'on avait et sur lesquels, finalement,
08:09alors je ne vais pas dire qu'on nous mentait, mais en tout cas, on nous bandait les yeux, en
08:13fait.
08:14C'est-à-dire qu'on ne voulait pas nous montrer ce qui se passait aujourd'hui.
08:15Oui, mais maintenant, elles existent, les solutions.
08:17Mais maintenant, elles existent.
08:17Elles existent.
08:18Absolument.
08:19Mais la situation économique de la France, Alexandre Jardin, aggravée par cette guerre au Moyen-Orient,
08:23on avait déjà les pires prélèvements obligatoires, 51 milliards d'euros en 2025.
08:28Alors que les caisses sont vides, on le sait.
08:30On nous demande désormais de trouver 6 milliards d'euros.
08:324 milliards dans les ministères, 2 milliards dans les dépenses sociales.
08:35C'est ce que nous disait hier Maude Bréjon.
08:37On va les chercher comment, concrètement, Bernard Kouanadan ?
08:41Michael, on peut les trouver et on les aurait trouvées si on n'avait pas augmenté un certain nombre de
08:45dépenses
08:45pour faire une alliance avec le Parti socialiste et LFI pour voter le budget.
08:51Il faut dire les choses aussi.
08:53Parce que quand il s'agit d'augmenter un certain nombre de dépenses publiques,
08:56au lieu de les réduire, on a trouvé de l'argent pour pouvoir passer un budget
09:00qui n'était pas un budget qui allait vers le sens d'aider ceux qui, aujourd'hui, sont la richesse
09:05du pays.
09:06C'est-à-dire que toutes les mesures d'économie qu'on avait prévues de faire,
09:08finalement, on s'est assis dessus.
09:09Et bien entendu.
09:10On tient jusqu'en 2027.
09:12C'est-à-dire jusqu'à la présidentielle.
09:13C'est ça l'objectif.
09:14Sauf qu'on ne peut pas tenir.
09:16C'est ça.
09:17Donc voilà.
09:17La difficulté, c'est qu'on a amassé, depuis l'après-Covid, un certain nombre d'aides phénoménales,
09:25qu'on a accumulé crise et qu'on n'a pas fait d'efforts.
09:28Et surtout, qu'on n'a pas allégé, vous l'avez bien dit, l'ensemble des prélèvements obligatoires,
09:33qu'on n'a pas abaissé les charges qui pèsent sur le travail.
09:36Et donc, forcément, ceux qui sont salariés travaillent, mais sont encore plus pauvres aujourd'hui qu'ils étaient il y
09:44a cinq ans.
09:45Et ceux qui sont indépendants, qui sont commerçants, artisans, voire libéraux,
09:49travaillent toujours plus, y compris le samedi et parfois le dimanche matin ou le dimanche,
09:53parce qu'il faut qu'ils fassent un chiffre d'affaires et ils ne sont pas plus riches.
09:56Donc on est effectivement dans un système qui est bloqué.
09:59Fabrice Garcia, je précise que vous n'êtes pas avec nous sur le plateau parce que vous êtes un petit
10:02peu loin.
10:03Vous n'êtes pas en région parisienne, mais c'est tout comme.
10:05Ça veut dire que vous êtes là, moi je vous vois, dès que vous voulez intervenir, vous levez la main,
10:10comme si vous étiez évidemment à nos côtés, aux côtés de Bernard Kouanadad et d'Alexandre Jardin.
10:16Je vais vous donner la parole dans une seconde.
10:18J'aimerais qu'on écoute Thierry Breton, qui était ce matin l'invité de Laurence Ferrari
10:23dans la grande interview sur CNews et Europa, ancien commissaire européen au marché financier.
10:28Il disait en gros, il nous parlait de la dette, la dette qui est un véritable problème.
10:33On écoute Thierry Breton.
10:35En ce qui concerne ces 6 milliards, on voit qu'il y en a à peu près 4 milliards, 3
10:38,8 milliards exactement,
10:40dont Bercy nous dit qu'ils proviennent de l'augmentation des intérêts de la dette.
10:43Vous voyez, sur 6 milliards, il y en a à peu près 4 milliards, c'est-à-dire les deux
10:46tiers,
10:47qui viennent du fait qu'on est hyper endettés et que, je le rappelle...
10:50Ça n'a rien à voir avec la guerre.
10:50Ça n'a rien à voir avec la guerre, sauf qu'évidemment, les taux d'intérêt augmentent un petit peu.
10:54Alors, ils augmentent un petit peu maintenant, mais ils ne vont peut-être pas augmenter toute l'année.
10:57Donc, peut-être que là, on a tiré un tout petit peu le trait.
10:59Mais qu'est-ce que ça nous dit, Laurence Ferrari ?
11:01Ça nous dit aujourd'hui que si on a une crise exogène comme celle que nous vivons,
11:04qu'est-ce qui nous coûte le plus cher ?
11:06C'est le poids du passé, c'est donc notre surendettement.
11:09C'est-à-dire qu'on est tellement endettés, on va devoir émettre pour plus de 300 milliards de dettes
11:14en renouvellement cette année.
11:15300 milliards, vous vous rendez compte, c'est le montant le plus important du monde en euros.
11:21Il va falloir aller chercher sur les marchés.
11:23Comme la dette est un peu plus chère, on va payer un petit peu plus cher.
11:26Le budget alloué au remboursement des intérêts de la dette a dépassé le budget de l'éducation nationale aujourd'hui.
11:33Alexandre Jardin, c'est colossal.
11:35Parce qu'on n'a fait aucun choix depuis dix ans.
11:39Donc à un moment, puisqu'ils ne sont pas courageux, et que c'est notre pays, c'est notre vie,
11:44c'est nos enfants, c'est notre sécu, c'est nous quoi.
11:48C'est notre argent.
11:49Dans le mouvement des gueux, on va prendre une initiative le mois prochain.
11:53On va proposer au pays un outil référendaire pour que les gens puissent faire leur choix et l'imposer dans
11:59un rapport de force avec la classe politique.
12:00Parce qu'à un moment, les gens qui nous écoutent, ils sont à un euro près.
12:07Donc, est-ce qu'ils veulent un certain nombre de décisions ? À un moment, la nation doit pouvoir se
12:13défendre.
12:14Donc le mois prochain, on est en train de terminer la fabrication de cet outil.
12:19On va permettre aux Français de se défendre, de faire leur choix.
12:24Puisque cette classe politique n'a pas été foutue de faire des choix, à un moment, il faut qu'on
12:29se conduise comme un grand peuple.
12:31Mais on ne va certainement pas laisser les gens qu'on a vus ce soir dans le documentaire dans cette
12:35situation de merde.
12:39Donc, on va s'en sortir avec plus de démocratie.
12:43On est avec Cyril Colombani, qui est porte-parole de l'Union des syndicats de pharmaciens d'officine.
12:48Bonjour, merci d'être, bonsoir même, merci d'être avec nous en direct sur CNews.
12:53Il ne faut pas oublier que tous les secteurs sont ou vont être concernés, bien évidemment, par cette crise, et
13:00notamment celui de la santé, M. Colombani.
13:04Je vous confirme, le monde de la santé ne vit pas en dehors du reste de la France.
13:12Je l'ai dit pendant le reportage, malheureusement, elle était pour tous et pour tous les professionnels de santé.
13:20Si on prend par exemple les infirmiers aujourd'hui, les infirmiers n'ont pas les moyens de continuer à faire
13:24leur tournée.
13:25Les médecins aujourd'hui n'ont pas les moyens d'embaucher quelqu'un dans leur cabinet.
13:30Donc tout ce qui a été dit est valable pour l'ensemble des professionnels de santé et pour l'ensemble
13:36des médecins de santé.
13:40Alors, il y a des petits problèmes de liaison.
13:42On va voir avec la régie si on peut identifier et réparer la liaison.
13:48Vous avez entendu aujourd'hui que l'Union européenne a validé un prêt de 90 milliards d'euros à l
13:58'Ukraine.
13:59On peut se poser la question comment est-ce que ce prêt, à un moment donné, va être financé dans
14:04une situation dans laquelle on est aujourd'hui.
14:08Et lorsqu'on demande ces efforts, tous les jours des efforts aux Français.
14:13Bernard Kouanadane.
14:14Il y a un problème d'arbitrage.
14:16Si vous me le permettez, je voudrais juste revenir sur les pharmaciens.
14:19On n'a pas entendu notre ami.
14:21On va l'avoir.
14:21Peut-être qu'on l'aura tout à l'heure.
14:22On est en train de le rappeler.
14:22Mais c'est important de le dire que ces dernières années, il y a eu une déngringolade sociale des pharmaciens.
14:28Pendant des années, c'était une profession protégée.
14:31Aujourd'hui, les pharmaciens, parfois certains, n'arrivent pas à vendre leur officine.
14:36C'est-à-dire qu'ils perdent beaucoup d'argent.
14:38Ils n'arrivent pas à se payer.
14:40Parce qu'ils sont, pour qu'une officine fonctionne, il faut que le pharmacien soit dans l'entreprise.
14:46Et donc, ils sont obligés d'avoir du personnel.
14:48Dans les grandes villes, ils se font voler.
14:50On a eu plusieurs fois sur le plateau, vous vous souvenez, des émissions où les pharmaciens se faisaient voler des
14:56produits.
14:57Donc, il y a un vrai enjeu de paupérisation d'une profession qui, il y a dix ans,
15:01était une profession qui avait les revenus les plus importants parmi ces métiers de la santé.
15:05Et ce n'est plus le cas aujourd'hui.
15:07Monsieur Colombani est revenu, normalement.
15:08Est-ce que vous nous entendez ?
15:10Parfaitement bien.
15:11Parfaitement.
15:12Porte-parole de l'Union des syndicats de pharmaciens d'officine, je le disais.
15:15On parlait de cette crise qui touche évidemment tous les secteurs, et notamment le secteur de la santé.
15:20Vous nous parliez, juste avant que ça coupe, de la situation extrêmement difficile,
15:24notamment pour les infirmiers et les infirmières.
15:27Hier, on était avec le secrétaire général de Past Alliance, monsieur Colombani,
15:30qui nous parlait des conséquences de la flambée du pétrole, également sur le plastique.
15:34Il était avec nous sur ce plateau.
15:36Le plastique, on en a besoin dans plein de domaines.
15:38On essaie aussi de plus en plus de s'en passer, c'est vrai,
15:40mais il y a un domaine dans lequel on peut difficilement s'en passer,
15:43et dans lequel il est indispensable, c'est celui de la santé.
15:46Je vous propose de l'écouter.
15:48On ne va pas revenir au sering en verre.
15:50L'usage unique, c'est aussi l'hygiène, c'est aussi d'éviter les contaminations.
15:54Et donc, en l'occurrence, si on prend même, on va dire, dans l'agroalimentaire d'une manière générale,
15:58et on se dit, voilà, on va prendre, et on a fait un calcul d'ailleurs avec des minéraliers,
16:01si on remplaçait aujourd'hui pour l'eau de source ou l'eau minérale,
16:04notamment pour une grande marque, les bouteilles en plastique par des bouteilles en verre,
16:08c'est 10 000 camions en plus sur les routes.
16:10Le gouvernement, aujourd'hui, reste très flou, on va dire, sur les quantités,
16:14et ne donne pas, on va dire, d'indications précises sur combien de jours
16:19ou combien de semaines on a de seringues ou de cathéteres, par exemple.
16:22– Monsieur Colombani, ça aussi, c'est un sujet sur lequel, à un moment donné,
16:26il va falloir se pencher ?
16:29– On n'a plus d'industrie en France.
16:32On parle du plastique, mais on n'a plus de médicaments,
16:36on ne fabrique plus rien,
16:37et aucun maire ne veut avoir une entreprise polluante sur sa ville.
16:43On n'a plus rien du tout.
16:46Aujourd'hui, je pense que l'on voit la France telle qu'elle était il y a 10, 15 ou
16:5020 ans.
16:51On ne réalise pas que les autres pays ont fait les efforts que l'on a toujours refusés.
16:55Et aujourd'hui, le problème de paupérisation dont vous parlez,
16:58touche tout le monde et coupe l'envie aux gens de travailler, d'investir
17:03et de donner du temps aux autres.
17:06On parlait des médecins, on va dire, les médecins gagnent bien leur vie.
17:09Mais aujourd'hui, pourquoi est-ce qu'il est aussi de plus en plus dur d'avoir un médecin ?
17:12Parce qu'un médecin qui travaille 50 heures, il se dit,
17:14si je vois 10, 15, 20, 30 patients en plus sur ma semaine,
17:18au final, tout ce que je gagne, je vais en donner 50, 60 % à l'État.
17:22Au bout d'un moment, voir sa famille, voir ses enfants grandir,
17:27avoir du temps un petit peu pour soi,
17:28qui est quand même dans l'air du temps aujourd'hui pour tout le monde.
17:30Tout ça, quand il n'y a pas une récompense à la fin,
17:34c'est quelque chose que les gens n'arrivent plus à faire.
17:37Et Fabrice Lugini avait dit ça très bien,
17:40on peut travailler, on peut avoir une passion,
17:42on peut faire ça parce qu'on a une vocation,
17:44mais on a quand même besoin d'avoir une récompense,
17:46on a quand même besoin de se dire que l'on travaille
17:48et qu'on va avoir un confort de vie.
17:50Donc, les professionnels de santé, j'entendais,
17:52oui, les pharmaciens ont été déclassés.
17:54Oui, on a de gros problèmes de recrutement,
17:57parce que nos salariés, on aimerait...
18:00Mais aujourd'hui, tout ce qui a été dit avant,
18:02on ne peut pas, parce que vous voulez donner 100 ou 200 euros en plus par mois,
18:06l'entreprise n'est pas capable, aujourd'hui,
18:09de payer la somme totale qui va repartir en grande partie dans les caisses de l'État.
18:13Et aujourd'hui, on arrive à un point de rupture où la bonne volonté,
18:16le temps, la passion des gens n'arrivera plus à faire tenir le système,
18:21ni à l'opinion en ville.
18:22Merci beaucoup, Cyril Colombani.
18:24Il y a encore quelques soucis de liaison.
18:25En tous les cas, merci d'avoir été avec nous ce soir
18:27sur ces news, porte-parole de l'Union des syndicats de pharmaciens d'officine.
18:32Je voudrais qu'on revienne sur le reportage de ce soir,
18:35qu'on va pouvoir revoir, si vous l'avez raté,
18:37si vous n'avez pas pu le voir en intégralité.
18:39Soyez là, on va rediffuser ce reportage dans son intégralité
18:42aux alentours de 23h15.
18:44Tout à l'heure, on a vu beaucoup de personnes qui travaillent,
18:49beaucoup de chefs d'entreprise témoigner dans ce reportage.
18:51Il y a énormément de choses à retenir.
18:55Il y a notamment un salarié qui nous parle de la situation
18:57avec le carburant qui nous dit
18:58« Moi, ça me coûte de l'argent pour aller travailler ».
19:00Bien sûr qu'il n'y a rien qui va quand on entend ça aujourd'hui.
19:03Quand on paye de l'essence ou le gazole,
19:07ce prix-là le matin pour aller travailler,
19:09la question que finissent par se poser les Français,
19:11c'est « Est-ce que ça ne va pas me coûter moins cher de rester chez moi ? »
19:14Et lorsqu'on en arrive là, c'est qu'on est en train de basculer, Alexandre Jardin.
19:19Ça veut dire qu'on est dans un système aberrant.
19:22Ça veut dire aussi que nous avons donné les clés
19:25à une technocratie qui ne sont pas des gens de métier.
19:29On demande à des gens qui ne sont pas des gens de métier
19:32de régler des problèmes de métier.
19:34Moi, je voudrais qu'on écoute encore Fabrice Garcia.
19:37Mais oui, parce que je voulais vous poser la question d'ailleurs.
19:39Parce qu'il est le patron de ce salarié.
19:42Et qu'est-ce qu'il a eu comme réflexe ?
19:45C'était de faire parler son salarié.
19:46Absolument.
19:47C'est-à-dire de dire la vérité, la vraie vérité à l'intérieur de son entreprise.
19:51Fabrice Garcia, aujourd'hui, cette situation dans laquelle se retrouve votre salarié,
19:57évidemment que c'est une situation que beaucoup de Français connaissent aujourd'hui.
20:00Bien sûr.
20:01Non, mais tout à fait.
20:02Mais vous savez, je vais faire un peu le parallèle avec ça.
20:05Aujourd'hui, je fais des devis essentiellement pour des particuliers.
20:10Par exemple, pour des entreprises, c'est un peu différent.
20:12Mais vous faites des devis.
20:14Et quand je vois le montant de mes devis, parfois, je me dis, mon Dieu, nos prix sont exorbitants.
20:22Moi, personnellement, je ne pourrais pas payer ça.
20:24Et en même temps, nos entreprises ne font plus de marge.
20:27C'est-à-dire que quelque part, il y a des pertes de charges extrêmement importantes.
20:34Le client est assommé.
20:35L'entreprise ne fait plus de marge, ne peut plus constituer de fonds propres.
20:39Et des fonds propres, pour une entreprise, ce n'est pas pour rouler avec une voiture de sport.
20:43Ce n'est pas ça.
20:43C'est pour pérenniser nos entreprises, pour la recherche, pour l'investissement.
20:51Et là, on se rend compte qu'en fait, toutes les richesses qu'on crée sont absorbées par l'État
20:57aujourd'hui.
20:58Tout simplement.
20:59On est pris en étau par l'État.
21:02Le problème, c'est le système.
21:03C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a un système qui est un cancer puisqu'il métastase.
21:07C'est-à-dire qu'on a un système qui s'auto-alimente en encourageant à ne pas travailler,
21:11donc à alimenter davantage cette crise.
21:14Écoutez ce chef d'entreprise qui, dans le reportage de ce soir, racontait
21:17qu'il était régulièrement à devoir faire des avances de salaire pour ses employés.
21:23Malheureusement, on voit bien que nos collaborateurs ont quelques difficultés en fin de mois.
21:28Donc, il faut faire des accomptes.
21:29Marine, effectivement, vous témoigne qu'elle a des difficultés économiques.
21:33Moi, je vous témoigne que ce n'est pas la seule.
21:36Dans notre environnement et chez nos collaborateurs, tous ont quelques difficultés.
21:41Et plus prononcée aujourd'hui qu'elle ne l'était il y a quelques années.
21:45Quand on travaille, qu'on se retrouve à découvert au milieu du mois, c'est qu'il y a un
21:48problème.
21:48Alors, soit, évidemment, ça peut être notre façon de gérer notre argent.
21:52Bien sûr, bien évidemment, ça peut être une possibilité.
21:54Mais si le problème commence à se généraliser, si dans une entreprise, il y a un problème qui se généralise,
22:00dans notre société, il y a un problème qui se généralise, c'est que le problème, il est ailleurs.
22:03Un père de famille, une mère de famille qui travaille, qui se bat pour nourrir ses enfants,
22:08qui se retrouve étranglée par les factures, les charges, qui se retrouve à devoir arbitrer, on le disait, pour faire
22:13le plein, pour faire les courses.
22:14Vous imaginez le sentiment de culpabilité, Bernard Kouanadad ?
22:18Oui, mais ça, je le vis en tant qu'entrepreneur, Mickaël.
22:21C'est ce que j'appelle les nouveaux pauvres, moi.
22:24Qu'ils soient entrepreneurs ou salariés, c'est-à-dire qu'ils travaillent encore plus,
22:28ils ont encore moins de disponibilité financière à la fin du mois ou au milieu du mois,
22:32parce qu'ils ont un certain nombre de dépenses incompressibles.
22:36Et ces dépenses incompressibles, le prix a augmenté de 20% ou 30%.
22:40C'est-à-dire que vous avez un loyer à payer, vous avez une assurance, vous avez les frais d
22:44'école,
22:44vous avez, là on voit bien, les remboursements de la voiture.
22:48Vous avez, comment dirais-je, l'électricité, tout ça.
22:51Le téléphone, ça c'est incompressible, vous ne pouvez pas vivre sans.
22:56Et bien entendu, il faut aller accompagner les enfants, parfois un peu de sport,
22:59parce qu'on ne peut pas vivre tout simplement en autarcie.
23:02C'est ça.
23:02Et aujourd'hui, ça vous aura peut-être échappé, nous faisons de plus en plus d'avance,
23:08comme le dit Amaury dans ce reportage, très poignant.
23:11D'avance sur les salaires.
23:11Et c'est plus le 25, c'est vers le 10 ou le 12 du mois.
23:15Et il y a un témoignage très poignant dans ce beau reportage.
23:19C'est justement l'employé de ce petit restaurant qui dit,
23:24« Oui, mais j'ai demandé 20 ou 30 euros, mais si je les demande le 20, le 5 du
23:29mois,
23:29ils vont me manquer. »
23:30Et donc, c'est une réalité.
23:32Donc, ce que j'appelle ces nouveaux pauvres qui travaillent beaucoup
23:34et qui ne bénéficient pas d'aide.
23:36Le problème, c'est qu'il y a l'argent que le salarié gagne dans sa poche à la fin
23:40du mois
23:41et il y a ce que coûte le salarié à l'employeur.
23:43Cette différence, on le sait, malheureusement, elle est considérable.
23:46Et c'était particulièrement bien expliqué dans le reportage de ce soir.
23:50Regardez cet extrait.
23:53Pour un salarié qui gagne 2 500 euros brut par mois,
23:57son employeur doit débourser au total 3 163 euros.
24:00Après impôts, il ne restera que 1 898 euros au salarié.
24:053 163 euros déboursés, 1 898 euros reçus.
24:10La différence, 1 265 euros qui n'iront jamais à l'entreprise ni au salarié.
24:16Autrement dit, 40% du coût du travail disparaît entre la poche de l'employeur et celle du salarié.
24:22Et plus les salaires augmentent, plus les charges et les impôts sont élevés.
24:26Et résultat, on continue de financer un modèle qui ne fonctionne plus
24:29avec l'argent de Français qui travaillent,
24:31qui sont étranglés par un pouvoir d'achat qui n'arrête pas de baisser.
24:34On se retrouve avec des arbitrages.
24:36Les loisirs sont souvent mis de côté.
24:38Forcément, quand une famille est à 20 euros près pour faire le plein ou remplir son caddie,
24:42forcément, elle ne part plus en vacances.
24:43On est avec Patrick Viceria, qui est président de l'Association française des experts en tourisme.
24:48Bonsoir.
24:48Bonsoir.
24:49Merci d'être avec nous sur CNews.
24:51Les loisirs, les vacances ont pourtant souvent été des pôles de dépenses préservés.
24:55C'est important de le dire, préservés par les Français en période de crise.
24:58Malheureusement, il semblerait que ce soit en train de changer.
25:01Oui, alors je vais essayer de vous parler de quelque chose d'un peu plus gai.
25:05Mais je m'inscris tout à fait dans les constats
25:08et dans les analyses que vous avez développées au cours de l'émission.
25:12Il faut savoir que le tourisme est un des secteurs qui est le plus touché par la guerre de GUE
25:17aujourd'hui,
25:18parce qu'en fait, et je feuilletais tout à l'heure le dernier numéro de Capital,
25:24qui met en exergue en fait une forte hausse des prix de l'énergie,
25:29qui impacte aussi le secteur du tourisme et donc une reprise de l'inflation.
25:33Je crois qu'on est parti sur à peu près 3,2 % sur 2026.
25:38Alors, on a un pouvoir d'achat globalement qui recule.
25:41Les Français qui veulent continuer à partir en vacances,
25:45parce que c'est bien pour leur santé, c'est bien pour leurs enfants.
25:49Mais il faut savoir que les Français dépensent en moyenne à peu près 1 700 euros par an
25:54et pour les vacances d'été.
25:57Donc, c'est un budget qui n'est pas négligeable et beaucoup doivent faire des efforts pour partir.
26:04Quand on regarde la dernière enquête de l'Ipsos,
26:07on s'aperçoit que 37 % des dépenses des Français plutôt envisagent de réduire leurs dépenses de loisirs et de
26:14restauration
26:14et que 37 % également envisagent de réduire leurs week-ends et leurs vacances.
26:20Mais ils veulent continuer à partir.
26:22Donc, il faut essayer de voir comment, en fait, on peut essayer de dépenser moins quand on part en vacances.
26:30Par exemple, partir moins loin.
26:33Par exemple, oui, rester en France ou aller dans des régions qui sont peut-être moins cotées.
26:39En gros, les prix sont quand même moins chers.
26:41Monsieur Viceria, ça, c'est quelque chose que vous observez en ce moment,
26:46en cette période de vacances, vous, en tant que professionnel du tourisme ?
26:49Alors, oui, tout à fait.
26:51Parce qu'en fait, on voit bien que les Français veulent continuer à partir,
26:56mais ils ont leurs contraintes budgétaires.
27:00Ce sont des vacances, surtout les vacances d'été,
27:02parce qu'on ne sait pas encore dans quelle situation on va se trouver au niveau de la hausse des
27:08prix,
27:09dans deux mois.
27:10On voit ce qui s'est passé.
27:12On voit que, par exemple, dans le secteur du tourisme,
27:16nous sommes très impactés sur la hausse des produits dérivés du kérosène, par exemple.
27:22Mais rien ne nous empêche de penser que ça peut augmenter encore dans les mois qui viennent.
27:29Je n'espère pas, évidemment.
27:31Donc, il faut s'inscrire dans cette nouvelle situation,
27:34c'est-à-dire de trouver les moyens de moins dépenser,
27:38aller, par exemple, j'allais dire, se faire inviter chez des parents et amis,
27:42se faire prêter un appartement ou une maison,
27:46échanger, par exemple, sa maison.
27:47Il y a plein de moyens, aujourd'hui, pour essayer de dépenser moins,
27:51tout en continuant à partir.
27:52Et puis, il y a également les habitudes qui doivent changer sur les lieux de vacances,
27:56c'est-à-dire on consomme moins, on va moins en resto, on fait moins les magasins.
28:01Voilà. En fait, il faut essayer d'aller vers des formes de loisirs moins non marchands,
28:09qui soient aussi importants que les loisirs marchands.
28:13Parce qu'on voit bien qu'aujourd'hui, les Français planifient de plus en plus,
28:18utilisent les applis et les moteurs de comparaison, par exemple,
28:22pour essayer de trouver les prises les plus intéressantes.
28:26Donc, il y a sans cesse cet effort qui est mené par les Français
28:31pour continuer à consommer et à partir en vacances,
28:35parce que c'est bien et que, n'oublions pas que le tourisme aussi,
28:39c'est important pour les régions d'accueil,
28:40mais en même temps, essayer de moins dépenser,
28:43parce que leur pouvoir d'achat est contre.
28:45Merci beaucoup, Patrick Visseria, d'avoir été avec nous,
28:48président de l'Association française des experts du tourisme.
28:51Il y a une autre question aussi qui est centrale,
28:53c'est celle du logement.
28:55Clairement, Antoine Fouché, dans le reportage qu'on a vu,
28:59faisait un constat alarmant sur les difficultés
29:02qu'il y avait aujourd'hui à se loger en France, dans notre pays.
29:05Les jeunes sont évidemment particulièrement impactés.
29:09Et en plus, on a rajouté le DPE.
29:11Absolument.
29:12On a rajouté toutes ces conneries.
29:14Ça, c'est ces normes, évidemment, qui empoisonnent aujourd'hui les Français.
29:17Non, mais pas qui empoisonnent, qui foutent en l'air la vie des gens.
29:20Absolument.
29:21C'est-à-dire, le DPE, c'est une catastrophe sociale.
29:25On va l'écouter, Antoine Fouché, sur sa réflexion sur le logement.
29:28On écoutera un extrait du reportage de ce soir.
29:32Dans un instant, il est quasiment 23h sur CNews.
29:34Il est l'heure de retrouver Margot Schiffer
29:36pour faire un point sur les toutes dernières actualités de la soirée.
29:38Bonsoir, Margot.
29:42Bonsoir, Michael.
29:43Bonsoir à tous.
29:44Un homme muni d'une arme blanche, abattu en fin d'après-midi à Marseille par la police municipale.
29:49C'était lors d'un contrôle routier.
29:51La victime aurait tenté d'agresser les policiers à l'aide d'un couteau.
29:54Une enquête a été ouverte.
29:56Tension toujours très vive entre Washington et Téhéran.
29:59Autour du détroit d'Hormuz,
30:00Donald Trump ordonne la destruction de tous les poseurs de mines.
30:03Il ajoute toutefois ne pas avoir l'intention d'utiliser l'arme nucléaire contre l'Iran.
30:0875% de ses objectifs auraient été atteints.
30:12Et dans ce contexte de tension,
30:14les cours du pétrole bondissent de plus de 5%.
30:16Le baril de Bren grimpe désormais à 107,17 dollars.
30:20Une hausse qui s'est intensifiée avec ces nouvelles explosions
30:24entendues dans la soirée à Téhéran.
30:26Et Israël qui dit se préparer à une attaque surprise de l'Iran dans les prochaines heures.
30:31Et puis un hommage a été rendu ce jeudi au sergent-chef Florian Montauriau.
30:36Cérémonie militaire émaisse en sa mémoire à Montauban.
30:39Le soldat français de la Finule a été fait à titre posthume
30:42chevalier de la Légion d'honneur par la ministre des Armées.
30:47Merci Margot Siffer.
30:48On vous retrouvera à minuit pour l'édition de La Nuit.
30:51La suite de cette soirée spéciale sur CNews consacrée au pouvoir d'achat des Français
30:55avec ce reportage qui a été diffusé tout à l'heure.
30:58Si vous l'avez raté, si vous n'avez pu voir que la fin, vous allez pouvoir le voir en
31:02intégralité
31:03d'ici un petit quart d'heure, aux alentours de 23h15.
31:07Antoine Fouché, on le disait, qu'on voit dans ce reportage, faisait un constat alarmant
31:13sur les difficultés qu'il y avait aujourd'hui à se loger en comparaison aux années précédentes.
31:17C'est un vrai problème et en particulier pour les jeunes.
31:20Je vous propose de regarder cet extrait.
31:22Parce qu'il y a eu un décrochage entre les prix de l'immobilier et les salaires depuis 25 ans.
31:28Et il faut travailler deux fois plus aujourd'hui que ses parents pour avoir le même appartement.
31:32Ou si on travaille ou on emprunte pour la même durée, on a un appartement deux fois plus petit
31:37ou une maison deux fois plus petite.
31:38Donc oui, il y a un sujet de stagnation du niveau de vie qui pèse d'abord sur les jeunes
31:43et qui fait que sur le logement, là pour le coup, ils vivent moins bien que leurs parents.
31:47Et on le voit dans les grandes métropoles où, sans exagérer, si vous n'êtes pas héritier, vous ne pouvez
31:52pas acheter.
31:53C'est terrible, travailler deux fois plus que nos parents pour avoir le même appartement que nos parents.
31:58C'est un immense sentiment d'échec, Alexandre Jardin.
32:01Oui, mais la question, c'est la question de l'État.
32:05Derrière tout ça, il n'y a aucune forme de fatalité.
32:09Si effectivement on étrangle un secteur avec des normes, qu'on fait exploser les coûts,
32:13si on rajoute des DPE, des trucs, on peut aussi faire le choix collectif
32:18de faire disparaître les frais de notaire pour les jeunes.
32:22On peut aussi faire des choix.
32:24Et ce que j'ai envie de dire aux gens, parce qu'il n'y a pas de fatalité
32:28à partir du moment où on se dresse avec des outils collectifs.
32:33Et comme visiblement il y a eu un vrai problème avec nos partis politiques,
32:38moi j'invite les gens à se prendre en main eux-mêmes.
32:40Et donc le mois prochain, on va lancer des référendums.
32:43Et j'inviterai vraiment les gens à utiliser les outils référendaires
32:47pour établir un rapport de force.
32:50Je veux dire, on ne va pas attendre jusqu'en 2027.
32:53Les gens vivent tout de suite.
32:54Vous imaginez le nombre de boîtes qui vont crever ?
33:01Donc, Fabrice Garcia, est-ce que sa boîte sera encore vivante dans un an ?
33:05Je veux dire, donc on doit prendre des décisions maintenant.
33:08Vous pensez qu'il n'y a pas un sentiment justement aujourd'hui
33:10de la part des Français justement de fatalité en se disant que
33:13finalement en 2027 c'est loin et ce n'est pas loin à la fois.
33:15C'est-à-dire que c'est l'année prochaine.
33:16La campagne présidentielle, on le voit, est en train de commencer
33:20avec Bruno Retailleau notamment qui était en déplacement aujourd'hui.
33:23Ça n'intéresse que les partis.
33:25Les gens ont des problèmes très concrets.
33:27Justement.
33:27C'est-à-dire qu'aujourd'hui, est-ce que les Français ne se disent pas
33:30voilà finalement ce qu'on est en train de vivre, on ne peut plus faire grand-chose.
33:35Le président qui est là, on voit, il va bientôt partir.
33:38On l'écoutera d'ailleurs Emmanuel Macron parce que vous avez vu ce qu'il a annoncé.
33:40Visiblement, Emmanuel Macron annonce qu'il se retire de la politique
33:43puisqu'il nous dit que lorsqu'il partira de l'Élysée, il partira de la politique.
33:47Non mais c'est pour vous dire, est-ce qu'aujourd'hui, les Français finalement,
33:50ils voient tout ça de très très loin et ils se disent que tout ce qu'on a fait,
33:53ça n'a servi à rien.
33:55Moi je pense l'inverse.
33:57Il y a un an, on devait avoir les ZFE.
34:00On s'est mobilisés.
34:02On a collectivement réussi à les faire tomber.
34:05Je veux dire, pourquoi ?
34:06Parce qu'on s'est conduits comme un grand peuple.
34:08Pas comme un peuple fataliste.
34:10Et on a gagné.
34:11Et aujourd'hui, la victoire sur les ZFE fait que la nation sait qu'elle peut gagner.
34:16Fabrice Garcia, vous souhaitez ajouter quelque chose ?
34:19Moi je pense que dans un an, en fait, on en a assez des politiques, des partis, des ceci, des
34:23cela.
34:24Aujourd'hui, il faut réparer la France.
34:25La France est malade.
34:26La France, c'est notre pays.
34:27Il faut que la joie soit.
34:29On retrouve la joie dans ce pays.
34:30L'envie de réussir, la fierté d'être français.
34:34Il nous faut des mécaniciens.
34:36On ne peut plus.
34:38J'entendais parler des tambouilles politiciennes avec le vote du budget.
34:42Et ça, on n'en peut plus.
34:44Sur le terrain, on est en train de crever avec ça.
34:47Il nous faut des gens de la société civile, des gens qui veulent réparer la France avec le cœur, tout
34:54simplement.
34:54Voilà ce qu'on veut aujourd'hui.
34:57C'est très intéressant ce que dit M. Garcia.
35:00Mais dans le reportage, moi je voudrais renvoyer la balle à Alexandre Jardin.
35:07parce qu'il parle des petits gris, c'est ça ?
35:11C'est-à-dire un certain nombre d'élites qui est là depuis des années et qui ne veut surtout
35:18pas laisser la place.
35:20Il pense qu'il dit petits gris parce que c'est pour les costumes gris.
35:22Je pense que c'est comme ça que je l'ai compris.
35:24Et c'est peut-être ça aujourd'hui qui fait que le système est un peu bloqué.
35:28Il n'y a pas d'espoir.
35:30Parce que les entrepreneurs et les salariés...
35:32Mais il n'y a pas d'espoir parce qu'il n'y a plus de confiance en fait.
35:35Mais non, mais parce que tout simplement, on ne prend pas les mesures.
35:38Il n'y a plus de confiance dans une société et dans un pouvoir politique
35:41qui n'a pas réussi à tout simplement réformer alors que les Français attendent de réformes,
35:46que ce soit pour l'école, que ce soit pour l'hôpital, que ce soit pour le justice, que ce
35:50soit pour la sécurité.
35:51Mais on les porte nous-mêmes.
35:51Alors vous disiez justement, Alexandre Jardin, qu'il n'y avait pas de fatalisme.
35:56Ce qui est sûr, c'est qu'en revanche, les prévisions sont particulièrement alarmistes.
36:022026 pourrait bien être une année noire pour le pouvoir d'achat des Français
36:06puisque les capacités des ménages à absorber les chocs économiques semblent atteindre leurs limites.
36:12C'est ce que nous disent toutes les prévisions.
36:14La question est simple.
36:15Est-ce qu'on est en train d'assister à un point bas conjoncturel
36:19ou est-ce que c'est l'installation durable de l'appauvrissement des Français aujourd'hui ?
36:23Non, on va se redresser.
36:27Je veux dire, nous sommes un grand peuple.
36:30Je reviens, cette histoire de ZFE, les petits gris nous avaient expliqué que c'était comme ça
36:35et que c'était le sens de l'histoire et qu'il fallait virer les pauvres des villes pour purifier
36:39l'air des riches.
36:39Non mais ce genre de dingo, à un moment, on les a remis à leur place.
36:43Collectivement, la nation, on a été 80% à dire non.
36:46Les petits gris, ce sont les élites, ce sont ceux qui nous dirigent aujourd'hui.
36:49Aujourd'hui, il y a un sentiment de mépris de la part de ces personnes-là.
36:52Mais complètement.
36:54Complètement.
36:55De mépris pour les entrepreneurs qui sont traités comme des gueux.
37:00Fabrice Garcia est traité comme un gueux.
37:02Les infirmières sont traitées comme des gueux.
37:05Est-ce que vous imaginez que cet homme, qui était encore Premier ministre,
37:09ose dire, on en a encore sous le coude, on va voir si vous pouvez souffrir ?
37:13Parce que ça veut dire ça.
37:16Les gens souffrent.
37:17Il faut arrêter.
37:18On a du mal d'ailleurs à comprendre ça, Bernard Cohen-Haddad, aujourd'hui.
37:20Il faut arrêter.
37:22À quoi jouent nos dirigeants ?
37:23Parce qu'à un moment donné, qu'est-ce qu'ils attendent ?
37:27Aux équilibres politiques, qu'est-ce qu'ils attendent concrètement ?
37:29C'est simple, il n'y a pas de majorité.
37:31Donc, un pays ne se gouverne pas uniquement avec des paroles.
37:35Malheureusement, parce qu'on en a été abreuvés.
37:37Donc, aujourd'hui, il faut une majorité pour pouvoir diriger ce pays.
37:41Et dans la tripolarisation de la vie politique, il faut faire des arbitrages.
37:46Et malheureusement, les Français n'ont pas donné aux législatives
37:50une majorité au président de la République,
37:53mais ni une majorité d'opposition.
37:55Parce que s'il y avait une majorité d'opposition claire, on n'en serait pas là.
37:59Moi, je crois, et je suis un peu en désaccord avec Alexandre Jardin,
38:02je crois que les Français attendent beaucoup de l'élection présidentielle de 2027
38:07et que s'ils sont déçus sur le choix qui sortira des urnes,
38:12c'est là que ça va exploser.
38:13Moi, je crois à cela.
38:14Ce n'est pas maintenant parce que les gens n'en peuvent plus.
38:17Ils sont tétanisés.
38:18On est dans le sauve-qui-peut, c'est tous les jours.
38:21Personne n'est épargné, il faut le dire.
38:23Je vois la paupérisation qui nous guette.
38:26En fait, ceci étant, les Français ont beaucoup de résilience aussi.
38:29Ils ont beaucoup de résilience et ils ne veulent pas casser un pays
38:32qui est déjà très malade.
38:33Est-ce que cette résilience dont vous parlez,
38:35et c'est intéressant ce que dit Bernard Connaudet
38:37sur la résilience aujourd'hui des Français,
38:40est-ce que le Covid n'a pas fait beaucoup ?
38:43Oui, justement.
38:44C'est évident.
38:46La culture de la soumission, elle vient de là à un moment donné.
38:51Oui, mais on est en train de remonter.
38:53On est en train de remonter.
38:55Est-ce que vous imaginez ?
38:56Sur la question de ce que disait Bernard,
38:58sur la question de l'élection présidentielle de 2027.
39:00Est-ce qu'il y a un espoir quand même de ce côté-là
39:04et du côté des Français ?
39:05Je pense qu'il n'y a plus un Français
39:07qui a envie d'être viré le soir d'élection présidentielle.
39:11C'est-à-dire, est-ce qu'on est prêt
39:13à redonner un chèque en blanc à qui que ce soit ?
39:16Parler avec les gens.
39:17Personne.
39:18Donc à un moment, il va falloir qu'on bascule
39:20dans un système démocratique.
39:21Je veux dire, en Suisse,
39:22le citoyen n'est pas viré le soir de l'élection.
39:25Il reste debout, capable de s'exprimer,
39:28capable de prendre une décision
39:29pendant la durée d'une législature.
39:31Moi, je veux qu'on redevienne,
39:33ou plutôt qu'on devienne,
39:34une très grande nation démocratique.
39:36Et à ce moment-là, on va s'en sortir.
39:39Mais donner un chèque en blanc à qui que ce soit,
39:43et que le peuple soit à nouveau viré
39:44le soir de l'élection présidentielle pour 5 ans,
39:48qui veut ça ?
39:51Fabrice Garcia, un mot sur ce sujet,
39:53un mot sur la prochaine élection présidentielle.
39:56Et on écoutera quand même d'ailleurs
39:57les mots d'Emmanuel Macron ce soir,
40:00parce que vous entendrez,
40:01c'est assez intéressant.
40:04Mais je crois, vous savez,
40:06de toute façon, les clivages ont disparu.
40:08Les clivages gauche-droite, pour moi, ont disparu.
40:11On voit que, quels que soient les présidents,
40:13aujourd'hui, nous n'avons plus...
40:16On n'a plus le gouvernail en main.
40:18On dépend de l'Union européenne.
40:21Notre président de la République est devenu
40:23un préfet de la région France.
40:26Donc, je pense que déjà,
40:29le référendum sur notre appartenance
40:31à l'Union européenne serait indispensable
40:33pour un retour déjà un peu à la démocratie.
40:36Et puis, encore une fois,
40:37les partis politiques, on n'en peut plus.
40:40Ils ne sont pas la solution.
40:42Preuve en est.
40:43Ils nous ont conduits vers le chaos.
40:45On a besoin d'un total changement.
40:48On a besoin de vraies personnes
40:50qui ont besoin de diriger ce pays
40:52et qui sont là pour le peuple.
40:54Tout simplement pour le peuple,
40:56pour le retour de la démocratie.
40:58Emmanuel Macron, qui, je le disais,
41:00a tenu des propos plutôt surprenants
41:03venus de sa part.
41:05C'était tout à l'heure,
41:06lors d'un déplacement,
41:07puisque vous savez que le président de la République,
41:08en ce moment, est à Chypre.
41:10Il s'est exprimé au sujet de son avenir politique.
41:12Écoutez le président de la République.
41:15Je me suis dit,
41:16on peut changer les choses plus fort, plus vite.
41:19Et donc, j'ai lancé un mouvement politique.
41:21Et puis, je suis allé à la présidence.
41:23Mais c'est toujours pour faire des choses
41:27que je crois, pas simplement utiles,
41:29mais c'est me battre pour que mon pays
41:33et puis notre Europe avancent.
41:36Et puis défendre des valeurs auxquelles je crois.
41:39Donc, c'est une affaire de passion.
41:41Ce n'est pas tellement un plan de cas.
41:43Je n'ai pas fait de politique avant.
41:44Et je n'en ferai pas après, tu vois.
41:47On comprend finalement que la politique,
41:48c'était une parenthèse, en fait.
41:51C'est-à-dire, c'est ce qu'il nous dit.
41:51Il nous dit, moi, je ne voulais pas faire politique.
41:54Je n'ai pas fait de politique avant.
41:55J'en ai fait, je suis arrivé à l'Élysée
41:57et je n'en ferai pas après.
42:01Qu'est-ce que ça dit aujourd'hui
42:04de la personne qui aura passé
42:07dix ans à l'Élysée ?
42:09Un problème de cœur.
42:13C'est terrible, ce genre de phrase.
42:16Parce que, en gros, ça veut dire
42:19je reprends mes billes et je me casse.
42:23La partie est finie.
42:24La partie est terminée.
42:25Qu'on soit citoyen,
42:27simple citoyen,
42:28qu'on soit politique,
42:30que l'on dirige une organisation,
42:32c'est notre pays.
42:33On ne peut pas s'en laver les mains
42:35sous prétexte qu'on n'a plus le job.
42:40Franchement, ce qui me désespère
42:41dans ce genre de phrase,
42:42c'est pas parce qu'il redevient citoyen
42:46qu'il n'est plus responsable de son pays.
42:48C'est-à-dire qu'en tant que citoyen,
42:50nous sommes responsables.
42:51Mais il ne dit pas ça.
42:53Bernard Cohen-Hadad ?
42:54Oui, mais c'est un discours
42:55du en même temps.
42:57On n'arrive pas à présenter
42:58la République si on n'est pas un politique.
42:59Il faut aussi être raisonnable.
43:01On ne peut pas tenir ce discours-là.
43:03Et aujourd'hui, je comprends
43:05la déception de ceux
43:06qui ont soutenu Emmanuel Macron.
43:08C'est aussi une façon
43:08de rabaisser la fonction présidentielle.
43:11On a beaucoup parlé
43:12ces dernières années
43:13que le quinquennat
43:14avait modifié
43:16la fonction présidentielle,
43:17l'avait rendu un peu moins élevé
43:21et plus dépendante aussi
43:22des aléas de la vie politique.
43:24Mais ce qui est aujourd'hui
43:25et la difficulté d'un président,
43:26c'est de ne pas avoir de majorité,
43:28Michael.
43:28C'est bien ça la difficulté.
43:30Parce qu'Emmanuel Macron,
43:32s'il avait eu la majorité en 2024
43:34de celle qu'il avait eue en 2017,
43:36ne tiendrait pas le même discours.
43:37Et ce sera là-dessus
43:38que nous allons terminer notre débat
43:40consacré au pouvoir d'achat
43:41des Français.
43:42Merci à vous de nous avoir suivis.
43:44Merci Alexandre Jardin.
43:45Merci à Bernard Cohen-Haddad
43:46et puis Fabrice Garcia
43:47qui était avec nous ce soir.
43:49Merci à vous,
43:49chef d'entreprise dans le BTP.
43:52On va vous retrouver, vous,
43:53Fabrice Garcia, vous,
43:54Alexandre Jardin,
43:55tout de suite sur CNews.
43:56Vous restez avec nous
43:57si vous n'avez pas pu le voir
43:58tout à l'heure
43:58ou si vous n'avez pas pu le voir
44:00dans son intégralité.
44:01Séance de rattrapage
44:02pour ce grand reportage
44:04français déclassé,
44:05travaillé pour survivre.
44:07C'est signé Guillaume Janton,
44:08c'est tout de suite sur CNews.
44:09Très belle nuit à vous
44:10et à demain.
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