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Du lundi au vendredi à 22h, Mickael Dorian revient sur la journée d'infos et de débats traités sur l'antenne de CNEWS dans #LeMeilleurdelInfo

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00:00:00Le meilleur de l'info sur CNews, bonsoir à tous, très heureux de vous retrouver.
00:00:05On est avec André Bercoff ce soir, Bertrand Deskers, Karima Brick, Stéphane Abelot, député PS de Meurthe-et-Moselle.
00:00:13Bonsoir à tous les quatre, merci d'être avec nous sur le plateau du meilleur de l'info.
00:00:17Une rencontre sous haute surveillance ce soir à Washington entre Donald Trump et le roi Charles III.
00:00:22Buckingham Palace et le gouvernement britannique ont tous deux affirmé que ce voyage de quatre jours
00:00:26doit, je cite, honorer la relation historique entre les deux pays, les Etats-Unis,
00:00:31qui célèbrent par ailleurs les 250 ans de leur indépendance.
00:00:37On a pu voir, vous voyez sur ces images, le roi Charles III accueilli il y a quelques minutes à
00:00:42peine.
00:00:43Charles III et Camilia accueillis par le président américain Donald Trump et par son épouse Melania Trump
00:00:49depuis le perron de la Maison Blanche.
00:00:52Ils sont attendus dans les toutes prochaines minutes pour un thé, un tea time avec le président américain.
00:00:59Pas sûr que Donald Trump d'ailleurs soit forcément un adepte du tea time.
00:01:02C'est une question aussi qu'on va pouvoir se poser avec Bertrand Deskers, chroniqueur royal qu'on ne présente
00:01:07plus.
00:01:07Mon cher Bertrand, est-ce que Donald Trump est coutumier du tea time ? J'en suis pas sûr.
00:01:13Non, en tout cas ce que l'on espère c'est qu'il ne va pas servir le thé à
00:01:16l'américaine.
00:01:17Vous savez le thé à l'américaine c'est dans un sachet et qu'il va le servir à l
00:01:21'anglaise dans la plus pure tradition
00:01:22parce que Charles III est très sensible à ce genre de détails.
00:01:26On peut juste dire que le vol a duré huit heures.
00:01:28En effet que la reine a pris le temps de se changer puisqu'elle est arrivée en rose.
00:01:31Et là on le voit, elle est dans une tenue blanche.
00:01:33Et comme vous le dites, ce voyage de quatre jours en effet est placé sous une sécurité absolue.
00:01:37On sait que durant toute la journée de dimanche, les équipes de Downing Street et de Buckingham Palace
00:01:41ont été en contact avec la Maison-Blanche pour savoir si le déplacement était maintenu
00:01:45et on sait qu'il était légèrement adapté et que la sécurité est maximale, nous dit la Maison-Blanche.
00:01:50Justement, on va en parler de la sécurité de ce déplacement.
00:01:53La sécurité évidemment lors d'un déplacement officiel, lors d'une visite d'État, c'est toujours un vrai sujet.
00:02:00Mais 48 heures après cette attaque qui a visé le président des États-Unis à Washington
00:02:06et dont on va bien sûr reparler, évidemment que les questions de sécurité sont centrales.
00:02:11Et il y a eu à un moment donné une question qui était celle d'annuler éventuellement ou d'adapter
00:02:16cette visite.
00:02:17Et on va en parler d'ailleurs avec Christophe Chavernas.
00:02:23Je ne sais pas s'il est en ligne, on va me dire en régie si Christophe Chavernas est en
00:02:26ligne,
00:02:26expert en sécurité, ancien militaire fondateur de Mentoring Security.
00:02:30Il est avec nous, bonsoir.
00:02:32Merci d'être en direct avec nous sur CNews ce soir.
00:02:36La question de la sécurité de cette visite, évidemment, elle est centrale aujourd'hui, M. Chavernas.
00:02:45Bonsoir à tous, bonsoir à toutes.
00:02:47Oui, en effet, cette visite aujourd'hui royale aux États-Unis,
00:02:54avec ce qui s'est passé ce week-end aujourd'hui, peut poser des questions.
00:02:58Donald Trump et Mélania Trump avaient été reçus, il faut le préciser également,
00:03:02à Windsor en septembre dernier.
00:03:04C'est ça Bertrand ?
00:03:05Exactement, c'était le premier voyage d'État que faisait Donald Trump en Angleterre.
00:03:10En Angleterre.
00:03:11Charles était le roi.
00:03:12Il fallait remonter en 2019, en juin, c'est à l'époque Elisabeth II,
00:03:15il avait été reçu à Buckingham Palace.
00:03:17Et cette visite s'était plutôt bien passée, cette visite du président ?
00:03:20Oui, mais il y avait quand même des choses qui avaient été mises au point.
00:03:22Moi, je me souviens quand même très bien avoir été frappé par le fait qu'il y avait quand même,
00:03:25comment dire,
00:03:26des grandes bâches en plastique qui avaient été tendues le long du parcours qu'ont emprunté les landos,
00:03:32vous savez, les traditionnels carrosses dans lesquels ils sont montés,
00:03:34parce que la population anglaise n'était quand même pas très favorable à cette venue du président américain.
00:03:41Tout avait été fait, en tout cas, pour donner à Donald Trump ce qu'il aime,
00:03:44c'est-à-dire le prestige, il adore la famille royale.
00:03:47On rappelle que sa mère, elle était d'origine écossaise
00:03:50et qu'il a un peu grandi, un petit peu, dans cet amour un peu de la famille royale
00:03:55et qu'il se dit très copa avec Charles III.
00:03:58Alors, c'est ce qu'il a dit.
00:04:01Il a déclaré que c'est un super mec en parlant du roi Charles III.
00:04:05Donc ça, ce sont les mots de Donald Trump.
00:04:06C'était lors d'un entretien à Fox News hier.
00:04:09Il est très courageux et représente son pays comme personne d'autre ne peut le faire.
00:04:13Il dit aussi, effectivement, que c'est un ami.
00:04:14Alors, est-ce que ça se dit ?
00:04:16Est-ce qu'on est ami avec un monarque ?
00:04:18Est-ce qu'on est ami avec le roi d'Angleterre ?
00:04:20Les Windsors maîtrisent comme personne cet art de vous donner de l'attention.
00:04:23Lorsqu'ils vous parlent, vous êtes persuadés qu'il n'y a que vous qui existez au monde
00:04:27et ils ne vous donneront jamais aucune amitié.
00:04:29En revanche, ça n'existe pas l'amitié pour les Windsors.
00:04:31On reste vraiment dans la sphère professionnelle.
00:04:35André Bercoff, vous connaissez très bien les États-Unis.
00:04:39C'est un pays que vous connaissez particulièrement bien.
00:04:41André, comment est-ce qu'on se prépare à une telle visite ?
00:04:45Quel est l'enjeu, finalement, aujourd'hui, d'une telle visite du roi Charles III ?
00:04:49Alors, d'abord, je voudrais rappeler un événement politique.
00:04:52Je ne sais pas si on en a parlé beaucoup, mais qui est un vrai événement politique, un drame politique.
00:04:56C'est la première fois qu'un monarque part avec non seulement l'assentiment,
00:05:02mais le désaccord avec son premier ministre.
00:05:04Le rôle du roi d'Angleterre, c'est le premier ministre qui fait la politique anglaise,
00:05:10ça va être de Elisabeth, Winston Churchill, tous les autres.
00:05:14En fait, Keir Starmer, c'est drôle parce que personne n'en parle aujourd'hui,
00:05:18était violemment contre la visite de Charles III.
00:05:22Cette visite avait été organisée bien en amont.
00:05:25Il semblerait qu'à l'origine, c'était une demande qui venait du gouvernement britannique
00:05:29et du président américain.
00:05:31Entre-temps, effectivement, les relations entre Donald Trump et Keir Starmer se sont...
00:05:34On sait ce que Donald Trump pense de Keir Starmer et vice-versa.
00:05:38Il est un fait, et ça a été rapporté par les gens anglais et américains,
00:05:43que Keir Starmer avait demandé à Charles III de reculer la visite et que ce n'était pas le moment.
00:05:49Or, c'est très important parce que constitutionnellement,
00:05:53le roi n'est pas, le premier ministre ne gouverne pas la politique anglaise.
00:05:58Keir Starmer a été désavoué par le roi Charles III, qui y est allé quand même.
00:06:03Il faut le rappeler, c'est politiquement...
00:06:05C'est le roi, vous voulez dire, le roi d'Angleterre ne dirige pas la politique anglaise.
00:06:08Absolument.
00:06:08Absolument, oui, tout à fait.
00:06:10C'est le roi, effectivement, mais c'est le premier ministre qui a...
00:06:14Et là, il y a eu quelque chose dont on a très peu parlé,
00:06:17parce que Charles III a dit, écoutez, ce n'est pas vous,
00:06:19j'ai décidé d'aller aux Etats-Unis, de répondre à l'invitation de Donald Trump et j'y vais.
00:06:25Bertrand Dickers ?
00:06:25Oui, parce qu'on rappelle quand même que la situation, pour le coup, est inquiétante.
00:06:29Parce que, voilà, il faut peut-être dire les choses comme elles le sont.
00:06:31À l'heure actuelle, il n'y a plus vraiment de relation entre Downing Street et la Maison Blanche.
00:06:36C'est-à-dire que Donald Trump refuse...
00:06:38Voilà, Downing Street refuse d'appeler la Maison Blanche.
00:06:40Et quand bien même ils appelleraient la Maison Blanche,
00:06:41Donald Trump a dit qu'il ne prenait plus Keir Starmer au téléphone.
00:06:43Il faut comprendre que c'est évidemment les positions britanniques
00:06:47qui dérangent aujourd'hui Donald Trump sur le conflit au Proche-Orient,
00:06:51pour son opposition à la guerre,
00:06:54ainsi que pour les politiques d'immigration également et d'énergie
00:06:56qui sont menées par Keir Starmer en Angleterre.
00:07:01Il a insulté Keir Starmer en lui disant,
00:07:02quand on pense que vous avez connu Winston Churchill
00:07:04et que maintenant vous vous retrouvez avec Keir Starmer,
00:07:06il a insulté aussi l'armée britannique
00:07:09en qualifiant les porte-avions de joujoux,
00:07:11en disant que vous pensez vraiment que vous avez une armée de sa vie.
00:07:14En fait, c'est une sorte de mépris qu'il a envers Keir Starmer,
00:07:16envers sa politique, envers sa vision aussi de son pays,
00:07:20d'où il veut le construire.
00:07:21Et ce qui est intéressant,
00:07:22que Keir Starmer a été désagréable...
00:07:24Pas tout le monde en même temps, s'il vous plaît.
00:07:25Et là, on envoie le roi parce que la situation est à ce poids problématique.
00:07:28Et je crois que le roi est vraiment le seul à tenter
00:07:30de pouvoir rabibocher les choses.
00:07:31C'est presque une mission impossible, presque pour Charles III.
00:07:34La mission est en tout cas délicate.
00:07:36On envoie la famille royale parce qu'ils vont vraiment jouer leur soft power.
00:07:39Ils vont vraiment mettre toute leur énergie.
00:07:41tenter de séduire, en tout cas, Donald Trump,
00:07:44et tenter de réhabiliter un contact.
00:07:46Stéphane Abloh, député de Meurthe-et-Moselle,
00:07:48je précise aussi que vous faites partie de la commission des affaires étrangères
00:07:50de l'Assemblée nationale.
00:07:52Quel est l'enjeu diplomatique de cette visite aujourd'hui ?
00:07:54Ce qui est important, vous avez donné la réponse dans la question,
00:07:58c'est bien de renouer des liens diplomatiques.
00:08:00Un pays ne peut pas rentrer éternellement en conflit avec les autres pays.
00:08:05Ce n'est pas parce qu'un pays est puissant qu'il doit écraser les autres.
00:08:08La solution, elle vient justement dans le respect,
00:08:10dans le travail en commun, dans l'initiative collective.
00:08:14Et on connaît M. Trump et ses déclarations sur le Groenland.
00:08:18On connaît aussi ses déclarations quand il parlait de l'Atlantique,
00:08:21avec ses caricatures, sa façon de faire.
00:08:24Les autres ont un peu peur aussi de cette façon d'opérer.
00:08:28Et tantôt, quand il parlait à M. Macron d'une certaine façon,
00:08:32et qu'ensuite il lui tapait sur l'épaule.
00:08:33Voilà, c'est toute une mise en scène.
00:08:36Et en même temps, on est quand même dans un conflit mondial
00:08:39avec des conséquences graves.
00:08:41Donc, il est important que le roi puisse aussi intervenir,
00:08:44rétablir les liens.
00:08:47Voilà, ça ne se fera qu'avec les relations diplomatiques, pas autrement.
00:08:51On va revenir.
00:08:51Mais il y a quand même deux éléments importants à souligner,
00:08:54parce que Donald Trump, il a quand même sa vision.
00:08:56Il a beaucoup critiqué plusieurs pays européens.
00:08:59Il a critiqué la Grande-Bretagne sur leur manque de soutien,
00:09:03finalement, dans ce conflit, justement, avec ce qui se passe en Iran.
00:09:07Donc, pour Donald Trump, c'est aussi une façon...
00:09:08Il a un respect pour la monarchie.
00:09:10Il a un grand respect, oui, pour le roi.
00:09:13Il n'a pas du tout ce même rapport avec K. Starmer.
00:09:16Et je pense que pour le roi, c'est aussi une façon de montrer
00:09:20l'importance de cette souveraineté.
00:09:22Parce qu'il y a quelque chose de très symbolique aussi.
00:09:24Quand le roi se déplace, le roi s'était déplacé,
00:09:27notamment au Canada, quand il y avait la menace du 51e État.
00:09:30Vous savez, Donald Trump, il y avait des visées des Américaines
00:09:33de se dire, bon, on pourrait finalement mettre la main
00:09:36sur le Canada, le 51e État.
00:09:37Il y a eu l'histoire du Groenland.
00:09:39Certains vont même parler peut-être d'une certaine souveraineté aussi
00:09:42qui serait menacée, notamment en Grande-Bretagne,
00:09:45si on parle de certaines régions, territoires, disons, outre-mer.
00:09:49Il y a aussi cette notion-là.
00:09:50Donc, le simple fait aussi d'avoir la visite du roi,
00:09:54c'est aussi pour le roi Charles de dire,
00:09:57il y a quand même cette souveraineté que, Donald Trump,
00:10:00vous devez respecter.
00:10:00Oui, alors, après la question, elle est de savoir
00:10:02si la monarchie britannique peut encore jouer ce rôle d'équilibre,
00:10:06finalement, dans les relations.
00:10:08Elle ne peut pas, il faut...
00:10:08André Bercoff, elle ne peut pas, selon vous ?
00:10:10Bien sûr qu'elle ne peut pas.
00:10:11Qu'est-ce qui s'est passé, là ?
00:10:13Une fois de plus, Starmer, Mers, Macron, spectateurs.
00:10:17Spectateurs en coulisses parce qu'ils sont allés jusqu'à dire
00:10:19« Ah, quand le détendormus va ouvrir, nous serons là. »
00:10:22N'oubliez pas que Macron, quand même, a dit « Nous sommes défensifs. »
00:10:26Mais attendez, on n'est pas dans les défensives.
00:10:28On est dans une guerre qui...
00:10:30Alors, on est d'accord, on n'est pas d'accord,
00:10:31mais les conséquences vont être très, très, très fortes
00:10:34de ce point de vue-là.
00:10:35Une fois que ce sera réglé...
00:10:37Une guerre qui a, entre parenthèses, coûté...
00:10:39Une guerre qui, en plus de ça, a coûté la vie
00:10:41à trois de nos soldats, il faut le rappeler aussi.
00:10:43Bien sûr, bien sûr, auquel on aurait aimé
00:10:45que le président Macron soit là.
00:10:47Mais enfin, c'est une autre question, ça.
00:10:48Mais le vrai problème, il est quoi ?
00:10:50Il est qu'on a choisi, on s'est dit...
00:10:52On avait le parapluie de l'OTAN, le parapluie américain,
00:10:55on était content pendant 80 ans.
00:10:56Maintenant, on n'en veut plus.
00:10:57Maintenant, effectivement, ça va se passer autrement.
00:10:59Mais la chose la plus, pour moi, préoccupante
00:11:03dans cette histoire, c'est qu'effectivement,
00:11:06Starmer, merde, c'est Macron.
00:11:07Et puis d'autres ont dit, écoutez,
00:11:08c'est pas notre guerre, it's not our war.
00:11:11Très bien.
00:11:11À ce moment-là, t'as assumé les conséquences.
00:11:14Et là, le problème, c'est que Charles,
00:11:15j'espère qu'il pourra faire quelque chose,
00:11:17mais je ne vois pas quoi.
00:11:17Alors, moi, il y a...
00:11:18Tant que Starmer est là.
00:11:19Il y a un autre sujet.
00:11:20Regardez bien ces images-là.
00:11:22C'était il y a quelques minutes encore, je vous le dis,
00:11:23sur le perron de la Maison-Blanche.
00:11:26Donald Trump et Charles III, côte à côte.
00:11:30Effectivement, on parlait avec vous,
00:11:32notamment Bertrand Deskers,
00:11:33finalement, de cette...
00:11:36En tous les cas, de ce sentiment d'amitié
00:11:38qu'avait Donald Trump à l'égard de Charles III
00:11:40et peut-être de cette admiration qu'il a de la monarchie.
00:11:43Mais on a quand même aussi deux hommes ici
00:11:45que tout oppose.
00:11:46Soyons clairs.
00:11:47C'est-à-dire, d'un côté, le roi de la vieille Angleterre.
00:11:50Pouvanté de ce déplacement.
00:11:51C'est ça.
00:11:52C'est-à-dire, on a d'un côté le roi de la vieille Angleterre
00:11:53avec tout ce que représente cette monarchie
00:11:55en matière d'histoire, en matière de code,
00:11:58en matière d'étiquette.
00:11:59Et de l'autre, le président des États-Unis
00:12:01qui a probablement le moins d'étiquettes au monde.
00:12:05Profondément écologiste aussi, soulignons-le.
00:12:07Ça fait quand même partie de l'État.
00:12:08Là, vous parlez de Charles III.
00:12:09Charles III.
00:12:09Absolument.
00:12:10Et le roi d'Angleterre, à côté, pardonnez-moi,
00:12:14je caricature un peu,
00:12:15mais à côté du roi de l'immobilier new-yorkais, en fait, finalement.
00:12:18Vous avez deux visions absolument que tout oppose.
00:12:21Et alors, ce qui fascine aussi absolument le président américain,
00:12:26c'est que Charles III représente le contraire de ce qu'il est,
00:12:29ce qu'il n'aura jamais, un peu l'éternité.
00:12:31Lorsque vous êtes roi, vous régnez pour l'éternité, vous comprenez.
00:12:34Lorsque vous êtes un homme politicien, pas.
00:12:36C'est ça aussi qui fascine profondément Trump.
00:12:39Ce sont vraiment deux visions totalement différentes,
00:12:41en effet, même si A, en effet, est principalement dans le symbole.
00:12:45C'est le cas, comme vous le disiez tout à l'heure,
00:12:46normalement, il ne gouverne pas, Charles III.
00:12:48Il n'est que dans la symbolique.
00:12:50Mais là, puisqu'on met très en avant cette guerre en Iran,
00:12:54en effet, qui est quand même une grosse partie du dossier, en effet,
00:12:56mais il n'y a pas que cela.
00:12:58On sait quand même que Charles III va aussi avec d'autres dossiers sous le bras,
00:13:01et notamment l'affaire des îles des Malouines aussi.
00:13:03Il y a ce problème-là, puisqu'on sait quand même qu'il y a le problème sous-jacent,
00:13:08que Trump a quand même dit qu'il allait peut-être soutenir l'Argentine,
00:13:13parce qu'on sait que Buenos Aires veut quand même récupérer un peu sa souveraineté
00:13:17à l'heure actuelle sur les îles Malouines.
00:13:20C'est un archipel pour lequel, à l'heure actuelle, Charles III est chef d'État.
00:13:24Donc il y a aussi ce dossier qui est problématique.
00:13:26Le Canada, ce n'est quand même pas totalement résolu non plus.
00:13:28Il suffirait quand même qu'il y ait un peu plus de temps libre,
00:13:30et que l'Iran lui laisse un peu plus de temps, il n'a jamais dit non plus ouvertement
00:13:33que le Canada ne souhaitait plus mettre la main dessus.
00:13:36Et puis il y a ce dossier, Upstein aussi, qui est très embêtant.
00:13:39Et on sait que Charles III aussi va aussi là-bas pour montrer quand même aussi en Amérique...
00:13:44Surtout qu'il y a le frère Andrew qui a joué un grand rôle.
00:13:46Et effectivement, un peu plus égale.
00:13:48Il y a ce dossier-là, et on sait vraiment qu'il suit la monarchie.
00:13:51On nous dit quand même à nos journalistes qu'il a vraiment abondamment travaillé ce dossier
00:13:55et ses quatre jours de visite, il a quasiment étudié par cœur la biographie de la moindre personne
00:13:59qu'il va recevoir pour éviter totalement le faux pas.
00:14:02Je vais vous donner la parole dans une seconde, Stéphane Abelot.
00:14:04Mais juste avant, on est toujours avec Christophe Chavernas, qui est expert, je le disais, en sécurité.
00:14:08On va revenir dans quelques secondes sur les derniers éléments de l'enquête
00:14:11concernant l'attaque déjouée qui a visé Donald Trump ce week-end dans un hôtel de Washington.
00:14:17Donald Trump qui a dû être exfiltré lors de ce dîner de gala.
00:14:21On va en parler dans un instant avec notamment les tout derniers éléments
00:14:25et les mots également du procureur général des États-Unis qui s'est exprimé
00:14:30et qui confirme que c'est bien une tentative d'assassinat qui a été déjouée.
00:14:35Mais d'abord, Christophe Chavernas, pour revenir à cette rencontre aujourd'hui,
00:14:38comment est-ce que sur le plan sécuritaire s'organise un événement comme celui-ci ?
00:14:43Un monarque, le roi d'Angleterre, qui rend visite au président des États-Unis à la Maison-Blanche.
00:14:48Comment est-ce que ça s'organise ? Comment est-ce que ça s'anticipe dans un contexte comme celui
00:14:52-ci ?
00:14:53Alors, ça s'anticipe sur plusieurs aspects.
00:14:56Donc, ça s'anticipe déjà sur un aspect technique où il va y avoir des précurseurs
00:15:02qui vont aller sur site et qui vont prendre contact avec les services secrets américains
00:15:07pour se mettre en adéquation avec les lieux et surtout les itinéraires.
00:15:13À l'issue de ça, ces personnes vont devoir travailler plusieurs axes.
00:15:19Donc, il va y avoir plusieurs périmètres.
00:15:21Il va y avoir le périmètre que l'on appelle intime, la zone intime.
00:15:26Ça va être la protection directe du monarque et du président des États-Unis.
00:15:30Ensuite, il y aura un premier cercle qui sera là pour accompagner ce monarque et le président.
00:15:37Et au-delà de ça, il y a un deuxième et troisième cercle
00:15:40qui, eux, sont là pour détecter et anticiper toute menace possible et plausible.
00:15:45D'accord.
00:15:46Sur ce qui s'est passé ce week-end, on pourrait dire que le deuxième et troisième cercle ont été
00:15:52pris à défaut.
00:15:53Charles Troyes qui s'était dit très soulagé d'apprendre que Donald Trump était sorti sain et sauf
00:15:58après les coups de feu tirés pendant ce dîner annuel des correspondants à la Maison Blanche
00:16:04à l'extérieur de la salle où se tenait donc le président avec des milliers d'autres convives.
00:16:09L'enquête se poursuit donc pour le moment après cette tentative d'assassinat.
00:16:13Tentative d'assassinat confirmée par le procureur général des États-Unis, Todd Blanche, que je vous propose d'écouter.
00:16:22Comme vous le savez tous, un acte de violence s'est produit qui a ciblé la possibilité de la presse
00:16:35de se réunir dans un acte de festivité.
00:16:40Cet horrible acte a été stoppé grâce au courage et au professionnalisme des forces de l'ordre.
00:16:47Les officiers qui ont réagi sans hésiter et ont fait leur travail comme ils ont été entraînés pour le faire.
00:16:56Les agents du service secret ont neutralisé le suspect, Cole Thomas Allen.
00:17:04Le président et tous les participants du dîner étaient en sécurité.
00:17:11Un agent courageux a été blessé. Il est actuellement soigné à l'hôpital.
00:17:19Christophe Chavernas, comment un individu armé de plusieurs armes a-t-il pu atteindre un point de contrôle aussi sensible
00:17:26?
00:17:27C'est la vraie question. Dans ce site d'événements, il y a trois niveaux à protéger.
00:17:32C'est donc le périmètre extérieur. Ensuite, il y a le filtrage et il y a la sanctuarisation du bâtiment
00:17:39et du lieu où se trouvera la manifestation.
00:17:44Ici, on peut distinguer que soit le site n'a pas été totalement nettoyé, donc sanctuarisé,
00:17:51soit les flux internes n'ont pas été maîtrisés, c'est-à-dire les escaliers adjacents,
00:17:57les sorties autres que la porte d'entrée principale, soit il y a une rupture de coordination, comme je vous
00:18:04disais, entre les cercles.
00:18:05Donc, entre la zone intime du président et le premier cercle et le deuxième cercle qui doit détecter et anticiper.
00:18:11Donc, concrètement, le problème, je pense, est avant les vêtements et pas pendant.
00:18:20Concernant, effectivement, à ce qu'il faut parler de loupé, justement, Christophe Chavernas,
00:18:25je vous propose d'écouter ce que disait ce matin sur RMC Christian Proutot, qui est fondateur du GIGN,
00:18:29qui estime, lui, que la sécurité n'était clairement pas au niveau.
00:18:33On écoute Christian Proutot.
00:18:35C'est surprenant que le président lui-même, qui a été relativement critique quand sa sécurité était assurée par ses
00:18:42prédécesseurs,
00:18:43son prédécesseur, pardon, puisse considérer que simplement parce qu'il a changé la tête des secrets de service, ça irait
00:18:51mieux.
00:18:52La sécurité n'était absolument pas au niveau, même si sur la fin, ce que l'on voit, c'est
00:18:56-à-dire arriver l'unité spéciale,
00:18:59du FBI qui assure la couverture, si effectivement l'attaque avait été plus importante, il y aurait eu une réactivité.
00:19:09Mais même le fait qu'un homme ait pu s'approcher aussi près, même si, comme le dit Trump,
00:19:15et ça semble le rassurer, au moins rassurer le fait que le secret service n'a pas failli,
00:19:23il n'est pas normal que dans ce type d'événement, on puisse se trouver face à une situation
00:19:28où un homme se retrouve en gros à quoi, 30 mètres du président des Etats-Unis, même s'il n
00:19:35'a pas pu franchir l'escalier.
00:19:37Alors qu'est-ce qu'on peut dire concernant le profil du tireur présumé ?
00:19:42Il encourt une peine de prison à perpétuité.
00:19:44Il est présenté comme un loup solitaire et un malade par Donald Trump.
00:19:48L'homme aurait agi seul.
00:19:49Les enquêteurs pensent qu'il s'est rendu à Washington en train depuis Los Angeles en passant par Chicago.
00:19:53Ce type de profil, Christophe Chavernas, est-il aujourd'hui finalement le plus difficile à détecter,
00:19:59sachant qu'il était client de l'hôtel, qu'il avait loué une chambre ?
00:20:02Ça veut dire, est-ce qu'il aurait fallu contrôler tous les clients de l'hôtel à un moment donné
00:20:06?
00:20:08Oui, tout à fait.
00:20:10Sanctuariser une zone, en fait, c'est pouvoir contrôler toutes les personnes qui se trouvent dans l'hôtel
00:20:14durant la manifestation et avant la manifestation pour pouvoir arriver
00:20:18sur un endroit dit safe.
00:20:20Sur la personne dont on parle, oui, probablement, on est sur un profil de type loup solitaire,
00:20:26c'est-à-dire un inconnu des services, sans historique, sans signal faible exploitable.
00:20:32Il agit vite et sans prévenir.
00:20:35Donc là, c'est la difficulté.
00:20:37Donc oui, le renseignement peut être aveugle sur ce sujet,
00:20:40mais dans tous les cas, c'est le terrain qui doit compenser
00:20:44et les procédures, elles, doivent être toujours gérées.
00:20:47Et je pense que là-dessus, il y a eu un petit couac sur la défaillance en amont.
00:20:53On est avec Radouane Courac également, qui est journaliste,
00:20:55qui connaît très bien les États-Unis.
00:20:57Bonsoir Radouane, merci d'être en direct avec nous sur CNews.
00:21:00Ce n'est pas la première fois que Donald Trump échappe à une attaque.
00:21:03On se souvient bien évidemment de ces images très fortes lors de sa campagne en juillet 2024.
00:21:10Il avait échappé de peu à la mort, clairement,
00:21:14puisqu'une balle l'avait touchée au niveau de l'oreille.
00:21:18On va regarder cette séquence, évidemment, dont on se souvient tous
00:21:22et on en parle avec vous juste après.
00:21:28Alors, il n'y a pas de son, visiblement.
00:21:30Voilà.
00:21:53Radouane Courac, c'était en juillet 2024.
00:21:56Ces images qui ont été évidemment très marquantes.
00:21:58Donald Trump avait été après ça qualifié de miraculé et pour cause.
00:22:05Absolument.
00:22:06C'est cinq attaques en dix ans et deux tentatives d'assassinat en deux ans.
00:22:12On se souvient évidemment tous de la tentative d'assassinat
00:22:14à laquelle il avait échappé en marge de son meeting.
00:22:17Là, aujourd'hui, il est président des États-Unis.
00:22:20C'est le président des États-Unis qui a été frappé.
00:22:22Mais ça en dit long sur la société américaine,
00:22:24qui est une société très violente.
00:22:26Plusieurs présidents américains dans l'histoire ont été assassinés.
00:22:30Et ce qui est très frappant, c'est qu'on présente souvent Donald Trump
00:22:33comme un fou furieux, comme un sanguinaire.
00:22:36En attendant, c'est lui qui est la cible de tentatives d'assassinat
00:22:41depuis plusieurs années.
00:22:43Mais la lumière doit encore être faite sur cette tentative récente.
00:22:49Il y a quelques jours, comment un individu qui a agi seul,
00:22:53qui visiblement ne semble pas être affilié à un groupe ou à une organisation,
00:22:56a-t-il pu pénétrer les lieux et préméditer cela ?
00:23:00On présente souvent les États-Unis comme un pays avec des normes de sécurité très élevées.
00:23:05Il y a quand même beaucoup de questions,
00:23:06toute cette tentative récente d'assassinat.
00:23:08Alors, Radouane Courac, suite à ces tirs,
00:23:11suite à cette tentative d'assassinat de ce week-end,
00:23:13Donald Trump réclame le renvoi de l'animateur américain Jimmy Kimmel
00:23:18en raison d'une blague qu'il qualifie d'ignoble.
00:23:21Cette blague, elle a été faite par cet animateur deux jours avant les faits.
00:23:25L'animateur avait déclaré en direct à la télévision,
00:23:29au sujet de la première dame,
00:23:30elle a l'aura d'une veuve en devenir.
00:23:37Radouane Courac, on peut expliquer aussi
00:23:39qu'évidemment, Jimmy Kimmel n'est pas à la base très copain avec Donald Trump.
00:23:43Il n'en est pas, évidemment, à sa première mauvaise blague
00:23:46à l'encontre du président américain.
00:23:49Il faut d'abord rappeler qu'il y a Jimmy Kimmel.
00:23:51Jimmy Kimmel, c'est un animateur star, vous savez, aux Etats-Unis.
00:23:54Il y a ses formats très populaires, ce que l'on appelle les late shows.
00:23:58C'est des émissions tardives.
00:23:59Il travaille sur la chaîne américaine ABC,
00:24:02qui est une chaîne ouvertement hostile à Donald Trump, aux Républicains.
00:24:06Mais Jimmy Kimmel, c'est aussi celui qui, au lendemain de l'assassinat,
00:24:10du terrible assassinat de Charlie Kirk,
00:24:11qui se moquait en direct de l'assassinat de Charlie Kirk.
00:24:14En septembre dernier, Donald Trump avait demandé son renvoi de la chaîne.
00:24:17Là, il réitère.
00:24:19Moi, objectivement, je suis pour la liberté d'expression.
00:24:22Je suis pour que les humoristes, les animateurs, puissent faire des blagues.
00:24:26Mais encore, faut-il que ces blagues appellent à un minimum de décence.
00:24:29Là, on parle d'un homme qui vient d'échapper à une tentative d'assassinat.
00:24:34Je pense que l'on peut rire de tout, mais il faut du contexte.
00:24:38Et il faut savoir le faire.
00:24:41Or, là, cette blague, si on peut parler de blague, est clairement déplacée.
00:24:46Stéphane Ablo, est-ce que le discours médiatique, le discours politique,
00:24:51même lorsqu'il s'agit d'humour, puisque là, visiblement,
00:24:55c'est une très mauvaise blague d'un animateur de télévision aux États-Unis,
00:24:59est-ce qu'à un moment donné, il peut avoir une forme de responsabilité
00:25:04dans une violence politique ambiante dans un pays, quel qu'il soit, d'ailleurs ?
00:25:08Un élu ou quelqu'un de responsable politiquement ne peut pas jouer avec des blagues
00:25:13parce qu'il est responsable devant des citoyens.
00:25:16Et d'ailleurs, je pose la question de manière ouverte et pas polémique,
00:25:20puisque vous connaissez bien les États-Unis.
00:25:22M. Trump a quand même lui-même demandé à sa police aussi d'intervenir.
00:25:28On a vu l'événement avec une militante qui avait été tuée.
00:25:31Vous savez, elle est ICE, la fameuse scène.
00:25:34Bon, alors, attention, sans caricaturer...
00:25:37C'est pas du tout le même problème.
00:25:37Non, mais quand même, la vente des armes, vous savez, procurez-vous des armes.
00:25:41On connaît aussi sa philosophie.
00:25:43Donc, on est dans une Amérique de violence aussi, quelque part.
00:25:46Non, mais il n'appelle pas à la pacification.
00:25:49Quand, regardez son opposition, c'est toujours les gauchistes, etc.
00:25:53Mais il y a peut-être moyen de faire autrement.
00:25:55Vous voulez dire qu'il contribue à une certaine violence politique dans le discours ?
00:25:58Non, je pose la question.
00:26:00Je ne pense pas être naïf en disant ça.
00:26:03Et c'est un personnage qui est un peu particulier.
00:26:05Mettez-vous à notre place et j'en terminerai là pour ce sujet.
00:26:08Mais les citoyens, celles et ceux qui nous regardent, ont besoin de comprendre aussi le phénomène Trump.
00:26:14C'est quelqu'un, souvenez-vous, dans l'histoire...
00:26:16Mais qu'est-ce que ça veut dire, comprendre, Stéphane Abelot ?
00:26:19Comprendre le phénomène Trump, c'est essayer de comprendre qu'il soit aujourd'hui la cible d'attaque physique à
00:26:26son encombre ?
00:26:26C'est ça ce que vous dites ?
00:26:27Non, c'est inadmissible et il faut condamner, ça c'est évident.
00:26:30Bon, après, il se compare en impression que c'est Dieu qui l'a sauvé, qu'il est lui-même
00:26:35Dieu.
00:26:35Il y a quelque chose de mystique aussi chez lui.
00:26:37Il y a quelque chose qui est important, en tout cas, à comprendre dans ce personnage.
00:26:42Bien sûr qu'il faut condamner.
00:26:44Et voilà, il continue, lui, et il est courageux.
00:26:47Il continue donc à défendre sa politique.
00:26:51Bon, après, il a parlé de Lincoln, d'autres personnalités.
00:26:54Effectivement, il est exposé et il s'expose avec des déclarations qui sont quand même...
00:26:59Alors, Radouane Courac, vous souhaitez réagir et je vous donne la parole.
00:27:02Mais je voudrais, oui, réagir aussi.
00:27:03Alors, André, André, André, André, juste avant, je vous donne la parole, Radouane.
00:27:07Non, mais attendez, il y a quelque chose qu'il faut dire là, qui est très important,
00:27:11parce qu'on ne va pas rappeler Kennedy, Larry Kennedy, la traduction, effectivement, américaine.
00:27:15Mais il y a quelque chose, quand même, je voudrais rappeler, moi,
00:27:18et ça va vous faire peut-être une conversation qui va vous choquer,
00:27:20c'est que ce qui s'est passé, en tout petit, avec Samuel Paty, en France,
00:27:25c'est la même chose qui se passe avec Donald Trump aux États-Unis.
00:27:29Simplement, Donald Trump est mieux protégé, et heureusement pour lui, qu'a été Samuel Paty.
00:27:33Même si ce sont des affaires qui sont très différentes, André.
00:27:36Mais je vais vous dire pourquoi.
00:27:37Pourquoi ? Parce que la campagne de haine, la campagne de lâchage qu'il y a eu sur Donald Trump,
00:27:42est unique.
00:27:43Il n'y a pas eu ça pour Obama, il n'y a pas eu ça pour Biden, il n
00:27:47'y a pas eu ça pour Kennedy.
00:27:47Mais ça, j'entends.
00:27:48Il n'y a pas eu ça pour Reagan.
00:27:49Non, mais je veux dire, Donald Trump, je suis souvent aux États-Unis,
00:27:52les gens qui sont anti-Trump considèrent Trump comme une espèce de poison,
00:27:56comme une espèce de virus, comme une espèce de pédophile.
00:27:59Vous avez vu ce qu'a dit Cole ?
00:28:00Il a dit, j'attaque un raciste pédophile en la période de Donald Trump,
00:28:05le type qui voulait tuer Trump.
00:28:07Il l'a dit, il a écrit une lettre une heure avant son irruption.
00:28:14Donc, il y a quand même quelque chose, une campagne...
00:28:16Moi, je veux bien, on peut accuser Donald Trump de tous les péchés du monde.
00:28:19Mais il y a quelque chose qui est quand même assez préoccupant,
00:28:23c'est qu'il y a ce que j'appelle le Trump dérangement de syndrome.
00:28:26Trump est considéré comme l'antéchrist à la droite d'Adolf Hitler
00:28:30par une partie des gens qui, à la fin, considèrent qu'il est bon de l'éliminer,
00:28:35que c'est une bonne chose de l'éliminer.
00:28:37Voilà ce qui se passe.
00:28:38L'écho, les compagnies vont continuer.
00:28:40Or, quand on fait, et une partie de la presse, il faut le dire,
00:28:42une partie de la télévision, une partie des médias, une partie des politiques,
00:28:45Biden a dit, Trump est un danger pour l'Amérique,
00:28:49un danger pour la démocratie et un danger pour le monde.
00:28:51Quand on arrive là, quand on arrive à diaboliser quelqu'un de façon aussi étrange,
00:28:55ce n'est pas étonnant que les gens ne veulent l'éliminer.
00:28:58Alors, Karima Bricq, les ont gardé.
00:29:00Oui, parce qu'on est à cette période, quand on parle de cette violence politique aussi,
00:29:04de cette hystérisation du débat, il y a aussi cette idée de diaboliser
00:29:09les adversaires idéologiques, de les fasciser, de les hitlériser.
00:29:14Donc, il y a aussi cet effet presque mimétisme pour certains de dire,
00:29:18s'il y a péril en la demeure, il faudrait peut-être, oui, les éliminer.
00:29:22Et ensuite, on va même entendre un discours qui va justifier l'élimination de certains individus.
00:29:27Je fais référence notamment à Charlie Kirk.
00:29:29Après l'assassinat de Charlie Kirk, certains disaient,
00:29:32mais vous savez, il l'a un peu cherché quelque part.
00:29:34On était en train de justifier la chose.
00:29:37Et si je reviens en France, évidemment, c'est autre chose,
00:29:40mais tout ça est lié aussi à cette diabolisation de l'autre,
00:29:43de ce qu'on finalement configure comme étant quelqu'un qui ne pense pas comme nous.
00:29:47On peut penser aussi à la mort de Quentin Doran.
00:29:50Plusieurs disaient, quelque part, il l'a aussi cherché.
00:29:52Donc, je pense qu'il faut faire très attention à cette idée.
00:29:55Je pense qu'il faut dénoncer cette violence politique et pas tout mélanger.
00:29:58Vous avez parlé de ICE.
00:29:59S'il y a des agents qui font des dérives,
00:30:03ils seront, comme on dit, ils seront traînés devant les tribunaux aussi.
00:30:07Je pense qu'il faut faire attention versus une tentative d'assassinat directe.
00:30:11Radouane Courac, vous souhaitiez ajouter quelque chose ?
00:30:13Oui, vous l'aviez rappelé, l'Amérique est violente,
00:30:16mais je suis assez d'accord avec André Bercoff.
00:30:17En réalité, Donald Trump est depuis plusieurs mois, même plusieurs années,
00:30:22la cible d'attaques récurrentes, mais d'attaques de la part de qui ?
00:30:26De cette intelligentsia new-yorkaise.
00:30:28Il faut savoir comment fonctionnent les États-Unis.
00:30:31C'est-à-dire qu'on a à New York une espèce de noyau médiatico-politique
00:30:35qui, en réalité, a pignon sur rue dans les médias,
00:30:38a pignon sur rue dans l'opinion,
00:30:40et qui se permet des choses de plus en plus grotesques
00:30:43sur les grands médias new-yorkais.
00:30:46Je pense à ABC, à toutes ces chaînes, la CNBC.
00:30:49On a des discours de haine, des discours appelant clairement à la violence,
00:30:53rigolant ou ricanant sur la mort d'individus,
00:30:56de Charlie Kirk, de Donald Trump.
00:30:58Il y a une complicité de la part de cette intelligentsia.
00:31:02Et je le précise, moi je suis réellement pour la liberté d'expression.
00:31:05Mais cette liberté d'expression, en France, c'est le cas,
00:31:08mais aux États-Unis aussi, elle est à géométrie variable.
00:31:11Car ce qu'on appelle aujourd'hui les magas,
00:31:13les mouvements autour de Donald Trump,
00:31:16eux ne peuvent pas se permettre de faire des blagues,
00:31:19de ricaner ou de faire le dixième
00:31:22de ce que fait cette intelligentsia new-yorkaise.
00:31:25Sinon ce serait le drame
00:31:26et ce serait une mort sociale insulée aux États-Unis.
00:31:29Merci beaucoup Radouane Courac d'avoir été avec nous, journaliste.
00:31:33Merci à vous.
00:31:35Bertrand Deskers, un dernier mot pour revenir
00:31:37concernant ce déplacement de Charles III aux États-Unis.
00:31:41Quelle va être la suite de la journée ?
00:31:44Il y a, je crois, une Garden Party qui doit être organisée, c'est ça ?
00:31:47Là, ils prennent le thé ?
00:31:48Voilà, là, c'est le tea time, en effet,
00:31:51dans le salon vert de Buckingham Palace.
00:31:53Ils vont ensuite aller visiter les ruches de la Maison Blanche
00:31:56puisqu'on sait que le roi et la reine sont particulièrement brillants de miel.
00:32:00Il y a une nouvelle ruche qui a été inaugurée
00:32:01Il y a quelques jours seulement,
00:32:03ce sera l'occasion de montrer que Camilla et Charles
00:32:05produisent eux-mêmes leur miel.
00:32:07Vous savez, ils sont très écologiques.
00:32:08Et qui représentent une petite Maison Blanche.
00:32:09Qui représentent une petite Maison Blanche, absolument.
00:32:11Et ils vont sans doute se voir offrir d'ailleurs
00:32:14un peu de miel qui n'est pas commercialisé,
00:32:16qui est uniquement gardé pour l'utilisation de la Maison Blanche.
00:32:19Et vous l'avez dit, cet après-midi,
00:32:20il y aura une réception, une Garden Party
00:32:22qui est organisée alors par l'ambassadeur de Grande-Bretagne
00:32:26aux USA.
00:32:28Et ce sera sur invitation.
00:32:31Et demain, alors, il se retrouve pour le coup
00:32:33à la Maison Blanche.
00:32:34Il y aura une petite revue militaire.
00:32:36Et puis alors, le roi sera dans le bureau ovale
00:32:39avec le président.
00:32:41Et puis alors, l'après-midi,
00:32:42il va s'exprimer devant le Sénat
00:32:44et les deux chambres réunies.
00:32:45C'est assez historique
00:32:46puisque aucun chef d'État ne l'a fait
00:32:48depuis Élisabeth II.
00:32:49C'était en 91.
00:32:51Et à la nuit tombée,
00:32:52ce sera le grand dîner de gala.
00:32:54Alors, c'est comme ça qu'on fait ça au banquet
00:32:56qui sera dans l'East Room.
00:32:57Et alors ça, ce n'est pas un détail.
00:32:58L'East Room, c'est exceptionnel.
00:33:00Normalement, un dîner de gala n'a jamais lieu
00:33:01dans l'East Room.
00:33:02C'est la plus vaste salle de la Maison Blanche
00:33:04qui a été mobilisée.
00:33:05On peut y asseoir plus de 250 personnes.
00:33:07Et ça veut donc dire aussi
00:33:08que de la part de Donald Trump,
00:33:09il veut un peu faire le show
00:33:10et éblouir sa invitée.
00:33:12On va remercier Christophe Chavernaz
00:33:14d'avoir été avec nous,
00:33:15expert en sécurité,
00:33:17ancien militaire,
00:33:17fondateur de Mentoring Security.
00:33:19Merci à vous de nous avoir éclairé
00:33:21effectivement sur ces questions
00:33:22de sécurité rapprochée.
00:33:24Alors, sécurité rapprochée
00:33:25qui n'est jamais infaillible, évidemment.
00:33:28On peut s'interroger
00:33:30sur les failles de la sécurité
00:33:33lors de ces attaques.
00:33:34Mais malheureusement,
00:33:35on n'est jamais infaillible
00:33:37face aux attaques.
00:33:38Encore que Bénala,
00:33:39ça va vous étonner
00:33:40que je parle d'Alexandre Bénala,
00:33:42il a fait un très bon tweet ce matin
00:33:44en disant,
00:33:44attention,
00:33:45on vous dit tous
00:33:45quelle sécurité,
00:33:46il n'est jamais rentré
00:33:48dans la salle.
00:33:49Il a été stoppé
00:33:51dans le péromètre
00:33:52à l'extérieur de l'hôtel.
00:33:54Absolument.
00:33:55Vous ne pouvez pas dire
00:33:55que ça a été un échec.
00:33:57Il a été stoppé.
00:33:58Un agent,
00:33:59une agent de sécurité
00:33:59a même été blessé.
00:34:01Absolument.
00:34:01Il avait son gilet pare-balles,
00:34:02heureusement pour lui.
00:34:03Merci donc à Christophe Chavernaz.
00:34:05Dans un instant,
00:34:06on va parler
00:34:07de la commission
00:34:08d'enquête
00:34:09sur l'audiovisuel public.
00:34:11Le dénouement
00:34:11de 4 mois
00:34:13d'audition
00:34:13sous tension
00:34:14avec 12 pour,
00:34:1510 contre
00:34:16et 9 abstentions.
00:34:17Le rapport
00:34:18sur l'audiovisuel public
00:34:19sera donc publié
00:34:20d'ici une semaine.
00:34:21On en parlera
00:34:21dans un instant,
00:34:22mais juste avant
00:34:22à 23h.
00:34:24C'est l'heure
00:34:24de faire le point
00:34:25sur l'actualité
00:34:26avec Isabelle Piboulot.
00:34:27Bonsoir Isabelle.
00:34:30Bonsoir Mickaël,
00:34:31bonsoir à tous.
00:34:32Salaune à Washington,
00:34:33le tireur présumé
00:34:34du gala de la presse
00:34:36a été inculpé
00:34:37pour tentative d'assassinat
00:34:38sur Donald Trump
00:34:39et deux infractions
00:34:41liées aux armes.
00:34:42Colt Thomas Allen
00:34:43encoure une peine
00:34:44de prison à perpétuité.
00:34:45Au moment des faits,
00:34:46il était en possession
00:34:47d'un fusil à pompe,
00:34:49d'un pistolet semi-automatique
00:34:50et de trois couteaux.
00:34:52La Maison Blanche
00:34:53impute la responsabilité
00:34:54de l'attaque
00:34:55à ce qu'elle qualifie
00:34:56d'un culte de la haine
00:34:57venu de la gauche.
00:34:59Dans ce contexte,
00:35:00le roi Charles III
00:35:01et la reine Camilla
00:35:02en visite d'État
00:35:03aux États-Unis.
00:35:04Un déplacement
00:35:05de quatre jours,
00:35:07le premier dans ce pays
00:35:08pour le couple royal
00:35:09dans un contexte
00:35:10de haute sécurité.
00:35:11Cette visite honorera
00:35:12le 250e anniversaire
00:35:14de l'indépendance américaine
00:35:16et célébrera
00:35:17les liens
00:35:17entre les deux nations.
00:35:19Mercredi,
00:35:19le roi et la reine
00:35:20se rendront au mémorial
00:35:21des attentats
00:35:22du 11 septembre
00:35:23à New York.
00:35:25L'actualité en France,
00:35:26le ras-le-bol
00:35:26des surveillants pénitentiaires.
00:35:28Plusieurs prisons du pays
00:35:30ont été bloquées aujourd'hui.
00:35:31Une mobilisation
00:35:32répondant à l'appel
00:35:33du syndicat
00:35:34UFAP-UNSA
00:35:35qui ne sera pas
00:35:36reconduite demain.
00:35:38Surpopulation carcérale,
00:35:39agents sous-effectifs,
00:35:41le syndicat sera reçu
00:35:43mercredi
00:35:43par la chancellerie
00:35:44pour aborder
00:35:45des revendications
00:35:46bien connues
00:35:47du secteur pénitentiaire.
00:35:48Le rappeur Frisk Orléon
00:35:50condamné à Nice
00:35:51à 15 mois de prison
00:35:52avec sursis
00:35:53pour apologie
00:35:54du terrorisme.
00:35:55À cela s'ajoute
00:35:56une amende
00:35:57de 50 000 euros
00:35:58et trois ans
00:35:59d'interdiction
00:35:59de séjour
00:36:00dans les Alpes-Maritimes.
00:36:02Dans le viseur,
00:36:03une chanson
00:36:04sortie en février 2024
00:36:05dans laquelle
00:36:06l'artiste évoque
00:36:07sans le prononcer
00:36:08l'attentat
00:36:09de la promenade
00:36:10des Anglais
00:36:10du 14 juillet 2016.
00:36:13Et puis,
00:36:14crise sécuritaire
00:36:15au Mali.
00:36:15La France exprime
00:36:16sa préoccupation
00:36:18face au récent développement.
00:36:20Les rebelles Touareg,
00:36:21alliés au groupe djihadiste,
00:36:23ont pris le contrôle
00:36:24de la ville-clé
00:36:25de Kidal
00:36:26dans le nord.
00:36:26Situation critique
00:36:28donc pour le pouvoir malien.
00:36:30Une série d'attaques
00:36:31s'est abattue
00:36:31sur le pays
00:36:32ce week-end
00:36:32avec aux manettes
00:36:33des membres du JNIM,
00:36:35alliés à Al-Qaïda
00:36:36et des rebelles
00:36:37du FLA.
00:36:39Merci Isabelle.
00:36:40On vous retrouve à minuit
00:36:41pour l'édition de la nuit.
00:36:43le dénouement
00:36:43de 4 mois d'audition
00:36:45sous tension
00:36:45avec 12 pour,
00:36:4610 contre
00:36:47et 9 abstentions.
00:36:48Le rapport
00:36:49sur l'audiovisuel public
00:36:50porté par Charles Alonc
00:36:51sera donc public
00:36:52d'ici une semaine.
00:36:55Voyez d'abord
00:36:55les précisions
00:36:57de notre journaliste politique
00:36:58Dunia Tengour
00:36:59et on en parlera
00:36:59avec Stéphane Abloh,
00:37:00député PS
00:37:01de Meurthe-et-Moselle
00:37:02qui est resté avec nous,
00:37:03qui était membre
00:37:04de cette commission d'enquête
00:37:05et qui a donc participé
00:37:07au vote
00:37:08cet après-midi.
00:37:09Dunia Tengour.
00:37:11Contre toute attente
00:37:12à 12 voix
00:37:13contre 10,
00:37:14les députés
00:37:14ont finalement décidé
00:37:15de publier
00:37:16le rapport
00:37:17de Charles Alonc
00:37:17sur l'audiovisuel public
00:37:19après plusieurs heures
00:37:20de débats houleux,
00:37:22un choix en faveur
00:37:22de la transparence
00:37:23mais qui ouvre désormais
00:37:25une séquence politique
00:37:26surtout pour la gauche
00:37:27qui a dénoncé,
00:37:28je cite,
00:37:28un rapport à charge
00:37:29pour le rapporteur
00:37:30Charles Alonc
00:37:31C'est une victoire.
00:37:32Ces conclusions
00:37:33vont pouvoir peser
00:37:34dans les discussions
00:37:35sur l'avenir
00:37:36de l'audiovisuel public.
00:37:38Reste maintenant
00:37:38à voir quelles suites
00:37:39politiques seront
00:37:41données à ces propositions.
00:37:43La publication du rapport
00:37:44pourra mettre
00:37:45les questions du coup
00:37:46et de la neutralité
00:37:48au cœur du débat public
00:37:49des prochaines semaines.
00:37:50Une chose est sûre,
00:37:51le débat ne fait que commencer
00:37:52ici à l'Assemblée nationale.
00:37:54Les précisions de Douné
00:37:56à Tengour
00:37:56depuis l'Assemblée nationale.
00:37:58Bienvenue à François Pirard
00:37:59qui vient de nous rejoindre
00:38:00sur ce plateau.
00:38:00Bonsoir,
00:38:01vous êtes directeur général
00:38:02d'Observatoire Hexagone.
00:38:05On va discuter avec vous
00:38:06de ces chiffres
00:38:07qui concernent
00:38:08le service public.
00:38:09La droite,
00:38:10très minoritaire
00:38:11dans les émissions
00:38:12de débat.
00:38:13C'est un rapport
00:38:13que l'Observatoire Hexagone
00:38:17a publié.
00:38:18On en parlera avec vous
00:38:19dans quelques secondes.
00:38:20Mais juste avant,
00:38:21Stéphane Ablau,
00:38:21je le disais,
00:38:22vous avez participé
00:38:23au vote.
00:38:24cet après-midi.
00:38:25D'abord,
00:38:25une réaction
00:38:26suite aux résultats
00:38:28qui ont été annoncés.
00:38:30Je pense que
00:38:31ce qui est important
00:38:32en tout cas,
00:38:32c'est qu'un débat
00:38:34a eu lieu,
00:38:35un échange a eu lieu
00:38:37devant des députés
00:38:38qui représentent
00:38:40la nation,
00:38:40qui représentent
00:38:41leur circonscription.
00:38:43Ce qui est malheureux,
00:38:44c'est qu'effectivement,
00:38:45on réagisse
00:38:45quelquefois par clan
00:38:47et on a l'impression
00:38:49qu'il y a des dogmes.
00:38:49Tout le monde est concerné
00:38:50quand je dis ça.
00:38:52Alors que normalement,
00:38:53moi je sais,
00:38:53puisque j'étais à l'origine
00:38:54d'une loi qui est passée
00:38:56parce qu'elle était transpartisane
00:38:57où j'ai réuni beaucoup de monde
00:38:58sur les parkings gratuits
00:39:00des hôpitaux,
00:39:00donc je sais ce que ça signifie
00:39:02que d'échanger.
00:39:03Et là,
00:39:03aujourd'hui,
00:39:04ce qui a été,
00:39:05en tout cas en tant que socialiste,
00:39:07avec mes camarades,
00:39:08si on a voté contre,
00:39:10il est important de préciser
00:39:12à celles et ceux
00:39:13qui nous regardent
00:39:14qu'on était d'accord
00:39:15sur la transparence
00:39:17et sur le fait
00:39:17de rendre publics
00:39:19les auditions
00:39:20qui ont été filmées.
00:39:20Ça veut dire qu'on ne voulait
00:39:21rien cacher.
00:39:22C'était un préalable
00:39:23et c'est le président...
00:39:23Alors, pourquoi est-ce que
00:39:24vous avez voté contre ?
00:39:25Parce que je crois
00:39:25que vous avez voté contre...
00:39:26Alors là, on a voté pour.
00:39:27Il y a eu deux votes.
00:39:28Il y a eu un premier vote
00:39:29qui concernait le fait
00:39:30de rendre publiques
00:39:31toutes les auditions
00:39:32pour montrer qu'on était transparent.
00:39:33Mais les auditions,
00:39:34elles avaient déjà été publiques ?
00:39:36Tout le monde avait pu déjà les voir ?
00:39:37Oui, mais il y avait des commentaires,
00:39:38des polémiques,
00:39:39des suspicions.
00:39:40Là, c'était clair.
00:39:41On les rend publiques
00:39:42et on sait exactement
00:39:42ce qui a été dit.
00:39:43Mais je veux dire,
00:39:43la plupart des personnes
00:39:51et même le RN s'est abstenue.
00:39:53Donc, je veux dire,
00:39:54cette idée montre, démontre
00:39:56qu'on n'est pas dans du sectarisme.
00:39:58Par contre,
00:39:59le fait d'avoir voté contre,
00:40:01c'est aussi parce qu'il y a eu
00:40:03un débat qui a duré longtemps
00:40:04entre le président et le rapporteur
00:40:06qui se tutoyait.
00:40:08Et finalement,
00:40:09le président était d'accord
00:40:10avec le rapporteur
00:40:10qui avait fait des efforts
00:40:11parce qu'il y avait
00:40:12des insinuations,
00:40:13des diffamations,
00:40:14des choses qui n'étaient pas claires.
00:40:15On a l'impression qu'au lieu...
00:40:16Alors, ils n'étaient pas d'accord
00:40:17surtout.
00:40:17Moi, j'ai eu cette chance
00:40:18de faire une enquête
00:40:19dans une commission aussi
00:40:20pour alimenter la loi
00:40:21que j'ai proposée.
00:40:22Je vous assure,
00:40:23on auditionne,
00:40:24on écoute,
00:40:25on alimente les réflexions
00:40:27alors que là,
00:40:28on a l'impression
00:40:28que c'était devenu
00:40:29une sorte de procès
00:40:30à l'audiovisuel public.
00:40:31Bien sûr qu'il y a
00:40:32des difficultés
00:40:33et bien sûr qu'on peut
00:40:35toujours faire évoluer
00:40:36les choses.
00:40:37Et on n'est pas
00:40:37des manichéens
00:40:38et il faut faire évoluer
00:40:40les choses.
00:40:40Mais pas non plus
00:40:42tuer dans l'œuf
00:40:43le projet.
00:40:44Pour aller dans votre sens,
00:40:46est-ce que finalement
00:40:48ce n'est pas un sujet
00:40:50qui a été peut-être
00:40:51trop politisé
00:40:53alors que finalement
00:40:54ça concerne tout le monde ?
00:40:56C'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:40:56on parle de l'argent
00:40:58de tous les Français.
00:40:59Donc ça veut dire
00:41:00qu'il ne devrait même pas
00:41:02y avoir de questions politiques
00:41:03dans ce rapport aujourd'hui.
00:41:04là-dessus pour vous démontrer
00:41:06il y a un véritable sujet
00:41:07qui peut être débattu
00:41:09en tout cas
00:41:10qui intéressera
00:41:11les citoyennes
00:41:11et les citoyens français
00:41:12c'est qu'on parle
00:41:14des 4 milliards
00:41:14comme un leitmotiv.
00:41:16Pourquoi ?
00:41:16Parce que c'est un chiffre
00:41:17c'est important.
00:41:18Moi je ne suis pas choqué
00:41:19que le privé
00:41:20puisse apporter quelque chose.
00:41:21Le principal
00:41:22c'est de voir
00:41:22quel service
00:41:23on apporte au public
00:41:24quel cahier des charges
00:41:25qu'est-ce qu'on définit
00:41:27en termes de télévision.
00:41:29Vous êtes bien placé
00:41:30pour savoir que
00:41:30c'est un magnifique outil
00:41:32pour contribuer à l'éducation
00:41:34à la culture
00:41:34à l'ouverture
00:41:35de la citoyenneté.
00:41:36C'est important.
00:41:37C'est ça aussi.
00:41:38Mais juste pour qu'on comprenne
00:41:41votre position
00:41:41vous avez voté contre
00:41:43ça veut dire que
00:41:43vous estimez
00:41:44que les Français
00:41:44n'ont pas le droit
00:41:45finalement de savoir
00:41:46et de connaître
00:41:47les conclusions
00:41:47d'une enquête
00:41:48financée avec leur argent
00:41:49qui aura duré 4 mois.
00:41:50Alors la question
00:41:51elle est importante
00:41:51et je vous répète
00:41:53et je suis sincère avec vous
00:41:54il faut bien comprendre
00:41:55qu'avec le président
00:41:57qui n'est pas à notre bord
00:41:57on a voté pour
00:41:58tout le monde n'a pas voté pour
00:41:59au niveau de la gauche
00:42:00le principe de rendre public
00:42:02toutes les auditions
00:42:03c'est-à-dire qu'on était
00:42:04pour la transparence totale
00:42:05de tout ce qui avait été dit.
00:42:07Et pourquoi ne pas rendre public
00:42:08le rapport ?
00:42:09Ce n'est pas le fait
00:42:09de le rendre public ou pas
00:42:10on était pour ou contre
00:42:12le rapport
00:42:13et par conséquent
00:42:14là c'était le fait
00:42:16de le rendre public.
00:42:17Parce que dans le rapport
00:42:18on considérait
00:42:19qu'il y avait des choses
00:42:20des diffamations
00:42:21y compris en carrière
00:42:22Ce n'était pas un projet de loi
00:42:23c'était uniquement
00:42:24des préconisations.
00:42:25Moi je ne suis pas choqué
00:42:26que les citoyens
00:42:27puissent y accéder
00:42:28il n'y a rien d'extraordinaire
00:42:30bon c'était une position
00:42:31qu'on avait prise
00:42:32parce qu'on était
00:42:33vraiment choqué lui
00:42:34par des diffamations
00:42:35et il a reconnu
00:42:36qu'il avait été loin
00:42:37il a fait des efforts
00:42:38vers la fin
00:42:38ce n'est pas suffisant.
00:42:40Donc c'est une position
00:42:40partisane ?
00:42:41Alors non
00:42:43parce que vous avez
00:42:43des députés
00:42:44qui étaient prêts
00:42:44à voter contre
00:42:45et qui ont voté pour
00:42:47parce qu'il avait fait
00:42:47des efforts
00:42:48nous on est resté
00:42:49pour le contre
00:42:49parce qu'on a pensé
00:42:50qu'il n'avait pas fait
00:42:51suffisamment d'efforts.
00:42:52le vrai problème
00:42:53on n'est pour rien
00:42:54cacher
00:42:54à nos concitoyens
00:42:56le débat doit avoir lieu
00:42:57c'est pas un souci
00:42:59il aura lieu
00:42:59de toute façon
00:43:00il faut que les choses
00:43:01évoluent.
00:43:01André Bercoff
00:43:02Alors je vais vous dire
00:43:03votre porte-à-faux
00:43:04cher monsieur le député
00:43:05d'abord je vais vous dire
00:43:06quelque chose
00:43:07à partir de
00:43:08d'abord je ne comprends pas
00:43:09qu'on vote sur un rapport
00:43:10où monsieur Aloncle
00:43:12aurait été dès le départ
00:43:13considéré comme
00:43:15partial
00:43:16et à ce moment-là
00:43:17il fallait dire
00:43:17non monsieur Aloncle
00:43:19à un moment donné
00:43:19vous n'êtes pas
00:43:20vous êtes partial
00:43:22vous ne faites pas
00:43:22ce qu'il faut faire
00:43:23mais à partir du moment
00:43:24où Charles Aloncle
00:43:26a fait son boulot
00:43:27en tout cas
00:43:28il a soumis un rapport
00:43:29moi ce qui me gêne
00:43:30vous êtes la représentation nationale
00:43:32et vive la représentation nationale
00:43:33et vive la démocratie représentative
00:43:35encore que le référendum
00:43:37s'aurait été pas mal aussi
00:43:38mais la chose
00:43:39enfin écoutez
00:43:40laissez les gens regarder
00:43:42quitte après
00:43:43à dire
00:43:44là ça va
00:43:45là ça ne va pas
00:43:46là il y avait quelque chose
00:43:47je vous assure
00:43:48qui va
00:43:49lâcher beaucoup de français
00:43:51dire mais enfin
00:43:51qu'est-ce qu'ils ont
00:43:52pourquoi on vote
00:43:53on fait une commission parlementaire
00:43:55on fait un rapport
00:43:56on fait un rapport
00:43:57il y a eu effectivement
00:43:58des passes d'armes
00:43:59entre le président
00:44:00et le rapporteur
00:44:01mais à la fin
00:44:02le président a dit
00:44:03j'ai rien
00:44:04mais pas très riche
00:44:04on l'accepte
00:44:06par souci de transparence
00:44:07vis-à-vis des français
00:44:08dit-il
00:44:08et malgré des différences
00:44:09politiques majeures
00:44:10et des différences
00:44:10de méthodes fondamentales
00:44:11avec le rapporteur
00:44:12il a levé la main
00:44:13il l'a baissé
00:44:14le président
00:44:15était quand même
00:44:15il était diversé
00:44:16bonjour modem
00:44:17bonjour monsieur
00:44:17voilà c'est ça
00:44:18il faut quand même
00:44:19être clair
00:44:20vous faites un rapport
00:44:21ce rapport a été
00:44:225 mois de travail
00:44:24etc
00:44:25que les gens jugent
00:44:27moi je suis français
00:44:28comme tout le monde
00:44:29on paye notre redevant
00:44:30enfin ce qui n'est plus
00:44:32la redevant
00:44:32c'est autre chose
00:44:33nous sommes
00:44:33dans 4 milliards
00:44:35c'est quand même
00:44:354 milliards
00:44:36mais même pour le reste
00:44:37je veux savoir
00:44:38où passe l'argent
00:44:39donc il y a ce rapport
00:44:41ce rapport existe
00:44:42et franchement
00:44:43je ne comprends pas
00:44:44très sincèrement
00:44:45qu'il y a un vote
00:44:46il ne devrait jamais
00:44:47vous faites
00:44:48la commission d'enquête
00:44:49a fait son travail
00:44:50il y a un rapport
00:44:51qui est là
00:44:51ensuite on peut discuter
00:44:52il n'y a pas de problème
00:44:53vous êtes quand même d'accord
00:44:54vous êtes quand même d'accord
00:44:56le fait que le président
00:44:57nous dise
00:44:58êtes-vous d'accord
00:44:59pour pas qu'il y ait
00:45:00de suspicions
00:45:00et qu'on cache les choses
00:45:01et qu'on soit transparent
00:45:03de rendre publiques
00:45:03toutes les auditions
00:45:04dans leur ensemble
00:45:05mais c'est la même chose
00:45:06on l'a fait
00:45:06tout le monde n'a pas voté pour
00:45:08et le RN s'est abstenu
00:45:11on a été pour
00:45:12avec le président
00:45:13donc on n'a rien à cacher
00:45:14par contre le rapport
00:45:16il partait déjà
00:45:17il était pour nous
00:45:18c'est notre point de vue
00:45:19peut-être qu'on se trompe
00:45:21mais c'est la démocratie
00:45:22on considérait que
00:45:23c'était le procès
00:45:24de l'audiovisuel public
00:45:25et que c'était l'ouverture
00:45:27pour
00:45:27vous savez
00:45:28les préconisations
00:45:29qui ont été proposées
00:45:30on en reviendra
00:45:31il y a des détails
00:45:32quand même
00:45:32qui sont très choquants
00:45:33alors écoutez
00:45:34écoutez
00:45:35je dois écouter
00:45:35Charles Lalong
00:45:36qui revenait tout à l'heure
00:45:37sur l'organisation
00:45:37de cette commission
00:45:38des auditions organisées
00:45:39qui ont duré
00:45:40plus de 4 mois
00:45:41on écoute Charles Lalong
00:45:43cette commission d'enquête
00:45:44a été organisée
00:45:44de façon thématique
00:45:45au début
00:45:46on s'est intéressé
00:45:46à la neutralité
00:45:47ensuite on s'est intéressé
00:45:49au fonctionnement
00:45:49et à la fin
00:45:50on s'est intéressé
00:45:51notamment
00:45:51à ce milliard d'euros
00:45:53par an
00:45:54attribué par France Tavision
00:45:55à quelques sociétés
00:45:57de production
00:45:57pour produire
00:45:58des contenus
00:45:59et des programmes
00:45:59du service public
00:46:00donc vous avez
00:46:01une entreprise
00:46:01comme France Tavision
00:46:02qui compte 9000 salariés
00:46:03qui bénéficient
00:46:04d'un cadre social
00:46:05très confortable
00:46:06et qui pourtant
00:46:08externalisent
00:46:08des missions essentielles
00:46:09comme par exemple
00:46:10des émissions d'information
00:46:11des émissions de débat
00:46:12et d'opinion
00:46:13c'est le cas
00:46:13de nombre d'émissions
00:46:15sur France 5
00:46:15vous savez
00:46:16c'est ce soir
00:46:16c'est politique
00:46:17c'est à vous
00:46:18c'est dans l'air
00:46:18qui sont confiées
00:46:19à des sociétés de production
00:46:20pour des montants
00:46:21non négligeables
00:46:22et donc moi j'invite
00:46:24les députés gauche
00:46:24et macronistes
00:46:25qui s'émeuvent
00:46:26et qui s'alarment
00:46:27d'une éventuelle privatisation
00:46:28je les invite
00:46:29à dénoncer
00:46:30ce phénomène
00:46:31de privatisation
00:46:31qui est aujourd'hui
00:46:32en cours
00:46:33sur le service public
00:46:34qui est en cours
00:46:34chez France Tavision
00:46:36et je crois
00:46:37que vous avez été perspicace
00:46:38mais plus je me suis intéressé
00:46:39à ce milliard de contrats
00:46:40notamment
00:46:41au contrat passé
00:46:42avec MediaOne
00:46:44qui est la première société
00:46:45de production
00:46:45à bénéficier
00:46:46de ces contrats
00:46:47avec France Tavision
00:46:47fondé par M. Pigasse
00:46:49qui figurait
00:46:51et qui s'affichait
00:46:51avec le parti socialiste
00:46:53il y a quelques jours
00:46:54fondé par M. Niel
00:46:55plus je me suis intéressé
00:46:56à ces contrats
00:46:57plus j'ai eu
00:46:58une opposition
00:46:59quand même très forte
00:47:00plus j'ai eu aussi
00:47:01des articles
00:47:02bien souvent mensongers
00:47:03et qui me calomniaient
00:47:04notamment de la part
00:47:05de médias détenus
00:47:06par M. Niel
00:47:07et M. Pigasse
00:47:08donc effectivement
00:47:09l'opposition a été
00:47:10la plus forte
00:47:11quand je me suis intéressé
00:47:12au sujet financier
00:47:13et notamment
00:47:13au contrat passé
00:47:14avec ces sociétés
00:47:15de production
00:47:16Est-ce que finalement
00:47:17le problème Stéphane Ablo
00:47:18c'est que certains sujets
00:47:19évoqués dans ce rapport
00:47:20dérangent finalement
00:47:21est-ce que c'est pas ça
00:47:22le problème ?
00:47:23Alors il peut
00:47:23non non c'est pas ça
00:47:25c'est pas ça
00:47:25et non non
00:47:26par contre je peux vous dire
00:47:28ça va vous étonner
00:47:29mais moi je fais partie
00:47:31de ceux
00:47:32au parti socialiste
00:47:33qui considèrent
00:47:35qu'on peut aussi reconnaître
00:47:38dans notre histoire
00:47:39dans l'histoire
00:47:40où les socialistes
00:47:42étaient au pouvoir
00:47:43qu'il y a eu
00:47:44des choses
00:47:44qui ne fonctionnaient pas
00:47:45vous savez
00:47:46dans notre parti
00:47:47on n'est pas toujours d'accord
00:47:48et moi-même
00:47:50j'ai même été viré
00:47:52du parti socialiste
00:47:52parce que
00:47:53voilà
00:47:54M. Cazeneuve
00:47:55c'est pas M. Valls
00:47:56M. Valls
00:47:56c'est pas M. Fort
00:47:57et puis ce qu'il faut
00:47:58c'est sortir
00:48:00sortir des partis
00:48:01regarder l'intérêt
00:48:02des français
00:48:02et c'est vrai
00:48:03que l'audiovisuel public
00:48:05doit évoluer
00:48:06la vraie question
00:48:08qui se pose
00:48:08et vous le savez
00:48:09vous êtes passionné
00:48:10par la communication
00:48:10c'est comment donner
00:48:12les moyens
00:48:13à tous ces jeunes
00:48:14qui utilisent
00:48:14les réseaux sociaux
00:48:15pour la violence
00:48:16pour les fake news
00:48:17etc
00:48:18comment leur donner
00:48:19les moyens
00:48:19de vivre
00:48:20leur citoyenneté
00:48:21bien maîtriser
00:48:22leur environnement
00:48:22c'est très heureux
00:48:23d'avoir des réseaux sociaux
00:48:24qui leur donnent
00:48:25aussi des informations
00:48:25que le service public
00:48:27ne leur donne pas
00:48:28peut-être
00:48:29Karim Abrik
00:48:29vous avez suivi
00:48:30évidemment
00:48:31ces 4 mois
00:48:32d'audition
00:48:33de commission
00:48:34ce rapport
00:48:35aujourd'hui
00:48:35on attendait
00:48:37évidemment
00:48:37ce verdict
00:48:38tout ça
00:48:39s'est déroulé
00:48:40avec tellement
00:48:40de tension
00:48:41finalement
00:48:41pour
00:48:43un résultat
00:48:44qui est quand même
00:48:45très mitigé
00:48:46c'est-à-dire
00:48:46que beaucoup de personnes
00:48:47voulaient
00:48:47finalement
00:48:48que ce rapport
00:48:49ne soit pas publié
00:48:51aujourd'hui
00:48:51est-ce qu'il y a
00:48:52des sujets
00:48:52qui dérangent
00:48:53selon vous
00:48:54absolument
00:48:54il y a des sujets
00:48:55qui dérangent
00:48:56et je pense
00:48:56que parce qu'il a
00:48:57mis le doigt dessus
00:48:58c'est pour ça
00:48:59qu'on s'attaque
00:48:59davantage
00:49:00à M. Allong
00:49:01que finalement
00:49:03au coeur
00:49:04des enjeux
00:49:04et en tout respect
00:49:07M. le député
00:49:08je suis désolée
00:49:08mais c'est peut-être
00:49:09pour ça que vous n'êtes
00:49:09pas tout à fait
00:49:10en phase
00:49:10avec la population
00:49:11quand on regarde
00:49:13les résultats
00:49:14que vous avez fait
00:49:14lors des dernières
00:49:16présidentielles
00:49:16ou dans d'autres
00:49:17élections
00:49:17c'est qu'il y a
00:49:18cette idée
00:49:19de transparence
00:49:20il y a cette idée
00:49:21à quoi aurait servi
00:49:22finalement
00:49:23c'est ça la grande question
00:49:25à qui aurait profité
00:49:26le fait de ne pas
00:49:27publier ce rapport
00:49:28certainement pas
00:49:28à l'intérêt public
00:49:29pas certainement
00:49:30pour les français
00:49:31non les français
00:49:32il y a un enjeu
00:49:33de 4 milliards
00:49:34d'euros par année
00:49:35c'est de l'argent
00:49:36mais c'est pas juste ça
00:49:37ça leur appartient
00:49:38c'est quelque chose
00:49:38aussi
00:49:39ça devrait être
00:49:40un service public
00:49:41pour tous les français
00:49:42mais parce que
00:49:42c'est l'argent des français
00:49:43quand Élise lussée
00:49:44et ça devrait représenter
00:49:45tous les français
00:49:46à ce moment-là
00:49:47donc il y a un vrai
00:49:48enjeu là-dessus
00:49:49et ensuite
00:49:50de voir cette énergie
00:49:51qui a été déployée
00:49:52pour ce qui aurait été
00:49:53une vraie tentative
00:49:54de censure
00:49:55excusez-moi
00:49:56mais oui
00:49:56il y a de quoi
00:49:56être vraiment sidéré
00:49:57de ça
00:49:58Monsieur le député
00:49:59quand Élise lussée
00:50:00refuse de répondre
00:50:01à une question simple
00:50:02sur son salaire
00:50:04c'est-à-dire que
00:50:05et pas seulement
00:50:06Élise lussée
00:50:06et pas seulement
00:50:07Élise lussée
00:50:07mais c'est pour
00:50:08pour citer par exemple
00:50:10Élise lussée
00:50:11qui refuse
00:50:11de répondre
00:50:12sur son salaire
00:50:13qui est payée
00:50:14avec l'argent
00:50:15des français
00:50:16c'est normal
00:50:17que ça crée
00:50:18des crispations
00:50:19finalement
00:50:19c'est-à-dire qu'on se dit
00:50:20finalement
00:50:21il y a des gens
00:50:21qui ont des choses
00:50:22à cacher
00:50:24sauf que ces choses-là
00:50:25concernent aujourd'hui
00:50:26les français
00:50:26directement
00:50:28je comprends
00:50:29effectivement
00:50:29qu'on doit faire
00:50:31la transparence
00:50:31et que les questions
00:50:32se posent légitimement
00:50:33qu'on puisse répondre
00:50:35maintenant il ne faut pas
00:50:36non plus faire
00:50:37de monsieur à l'oncle
00:50:37un martyr
00:50:38non mais ce n'est pas
00:50:40ce qu'on est en train
00:50:40de dire
00:50:40on est simplement
00:50:41en train de dire
00:50:41qu'il a porté un rapport
00:50:42qu'il a travaillé lui
00:50:43avec ses équipes
00:50:44pour aujourd'hui
00:50:47apporter des réponses
00:50:48à des questions
00:50:49qu'on peut se poser
00:50:50et qui sont simplement
00:50:51des préconisations
00:50:52à faire sur un sujet
00:50:53qui est celui
00:50:54de l'audiovisuel public
00:50:55c'est ni un projet de loi
00:50:56ni des mesures
00:50:58qui vont
00:50:59évidemment
00:51:00des mesures
00:51:02restrictives
00:51:02vis-à-vis de France Télévisions
00:51:03ce sont des préconisations
00:51:04aujourd'hui
00:51:05qui sont faites
00:51:05dans ce rapport
00:51:06supprimer des chaînes publiques
00:51:08etc c'est quand même
00:51:09on peut en débattre
00:51:10après
00:51:10on peut être
00:51:11en désaccord
00:51:12après du rapport
00:51:13le principe du rapport
00:51:14c'est d'ouvrir la voie
00:51:15au débat
00:51:15écoutez ce que disait
00:51:16Sophie Taillet
00:51:17qui est députée écologiste
00:51:18du Val-de-Marne
00:51:19à la sortie de ce vote
00:51:21une majorité
00:51:21s'est dégagée
00:51:22pour valider ce rapport
00:51:25je le déplore
00:51:26très profondément
00:51:27car aujourd'hui
00:51:28notre institution
00:51:29méritait bien mieux
00:51:30que cela
00:51:31il méritait une utilisation
00:51:33d'une commission
00:51:34d'enquête
00:51:34afin de faire éclore
00:51:37la vérité
00:51:37et non pas
00:51:38de distiller
00:51:39les insinuations
00:51:40il méritait
00:51:41des commissions
00:51:42d'enquête
00:51:42cela mérite
00:51:43l'honnêteté intellectuelle
00:51:44et on a vu
00:51:45dans ce rapport
00:51:46et donc il sera public
00:51:47et chacun pourra
00:51:48en prendre connaissance
00:51:49un nombre
00:51:51de mensonges
00:51:52par omission
00:51:53de visions
00:51:55absolument biaisées
00:51:56d'un certain nombre
00:51:57de problèmes
00:51:59on a peur
00:52:00on a peur de quoi
00:52:00on a peur
00:52:01on pense que les français
00:52:03ne sont pas suffisamment
00:52:04intelligents
00:52:04pour eux-mêmes
00:52:07réfléchir
00:52:07pour eux-mêmes
00:52:08analyser
00:52:08ce qui est juste
00:52:10ce qui n'est pas juste
00:52:11et pour participer
00:52:12justement au débat public
00:52:13vous savez
00:52:14vous me posez la question
00:52:15vous êtes à deux ou trois
00:52:17intervenir
00:52:17sur le même sujet
00:52:19moi je ne suis absolument
00:52:21pas complexé
00:52:21sur le fait que
00:52:22on puisse accéder
00:52:24même si
00:52:24j'ai expliqué la position
00:52:26tout à l'heure
00:52:27sur le principe
00:52:28c'est plus parce qu'il avait
00:52:30des diffamations
00:52:31et qu'on considérait
00:52:32que ce n'était pas
00:52:33une commission
00:52:33mais que c'est plutôt
00:52:34une sorte de procès
00:52:35c'est pour ça
00:52:36mais après on a rendu public
00:52:38toutes les auditions
00:52:39donc je le redis
00:52:39mais encore une fois
00:52:40des auditions
00:52:41qui avaient déjà été publiées
00:52:42oui mais
00:52:44pas toutes
00:52:44dans l'ensemble
00:52:45et on n'avait rien
00:52:47vous pouvez les suivre en direct
00:52:48tout à l'heure
00:52:49vous parliez de nos scores
00:52:51moi je me suis présenté
00:52:52à la mairie
00:52:52où j'ai été élu trois fois
00:52:53j'ai été réélu
00:52:54au premier tour
00:52:56avec 56%
00:52:57sur cinq listes
00:52:59donc dans nos villes
00:53:00c'est comme on fait
00:53:00on cache rien
00:53:02c'est à dire
00:53:03qu'on fait des commissions
00:53:04de quartier
00:53:04les gens veulent savoir
00:53:05on cache rien
00:53:05là voilà
00:53:06il y a quelque chose à dire
00:53:08c'est comme pour l'école publique
00:53:09mais n'assassinez pas
00:53:11n'assassinez pas
00:53:12l'hôpital public
00:53:13le service public
00:53:14l'école publique
00:53:15la télévision publique
00:53:17pour que vous puissiez introduire
00:53:19la notion
00:53:19on parle de vérité
00:53:20on parle de tentative
00:53:21de censure
00:53:22mais attention
00:53:22à ne pas casser
00:53:23c'est un vrai héritage
00:53:25de la république
00:53:26on n'a pas tenté
00:53:26de censurer
00:53:27monsieur le député
00:53:28vous dites vous même
00:53:29que vous êtes transparent
00:53:30sur votre mairie
00:53:30et vous donnez les comptes
00:53:31pourquoi on ne le fait pas
00:53:33aussi pour l'audiovisuel
00:53:34il n'y a aucune raison
00:53:35qu'on n'applique pas
00:53:36les méthodes
00:53:37pour l'audiovisuel public
00:53:38ce que vous appliquez
00:53:39dans votre mairie
00:53:39écoutez
00:53:40il y a un vote
00:53:41je respecte la démocratie
00:53:42et c'est tant mieux
00:53:43qu'ensuite
00:53:43les français puissent y accéder
00:53:45écoutez les réactions
00:53:46à présent de Laurent Jacobelli
00:53:47du RN
00:53:48et de François Sécoli
00:53:50qui est de la droite républicaine
00:53:51de Haute-Corse
00:53:53c'est un soulagement
00:53:54parce que les français
00:53:54vont pouvoir lire
00:53:55dans le détail
00:53:56tout ce que fait
00:53:57le service public
00:53:58de l'audiovisuel français
00:53:59avec son argent
00:54:00parce que ce sont nos impôts
00:54:01qui payent
00:54:02les voyages à Cannes
00:54:03qui payent
00:54:03les salaires exubérants
00:54:05d'un certain nombre
00:54:05d'animateurs producteurs
00:54:07qui payent
00:54:08des chaînes de télévision
00:54:09et de radio
00:54:09qui font parfois
00:54:10de la propagande
00:54:11notamment pour la gauche
00:54:12disons-le
00:54:13donc c'était important
00:54:14de dire la vérité
00:54:15chacun maintenant
00:54:16se fera son opinion
00:54:17mais les données
00:54:17seront publiques
00:54:18les faits seront publics
00:54:20et c'est bien le rôle
00:54:20de l'Assemblée nationale
00:54:21lorsqu'elle fait une commission
00:54:22d'enquête
00:54:22de révéler des choses
00:54:23il nous semblait naturel
00:54:25que les français
00:54:26aient accès à ce document
00:54:27ça veut pas dire
00:54:28que ce document
00:54:28est partagé
00:54:29dans son intégralité
00:54:30nous avons été critiques
00:54:31sur certains sujets
00:54:32certains sujets nous parlent
00:54:33quand on voit
00:54:34certaines dérives
00:54:34sur les producteurs
00:54:35aujourd'hui
00:54:36qui sont à la fois
00:54:37présentateurs
00:54:37quand on voit
00:54:38des indemnités
00:54:39de licenciement
00:54:39de plusieurs centaines
00:54:40de milliers d'euros
00:54:41il y a quand même
00:54:41des choses qui interrogent
00:54:42quand on voit
00:54:43des passerelles
00:54:43sur des gens
00:54:43qui ont travaillé
00:54:44dans le visuel public
00:54:45et qui passent dans le privé
00:54:46sincèrement
00:54:46c'est une manière
00:54:47de défendre les deniers
00:54:48alors la question
00:54:49de l'argent
00:54:50évidemment a été
00:54:51énormément mis en avant
00:54:52parce qu'encore une fois
00:54:52c'est de l'argent public
00:54:55cette commission
00:54:57a mis également
00:54:58d'autres aspects
00:54:58en lumière
00:54:59notamment celui
00:55:00du pluralisme
00:55:02François Pirard
00:55:03vous avez
00:55:04avec l'observatoire
00:55:05Hexagone
00:55:06publié un rapport
00:55:07sur le pluralisme
00:55:08au sein
00:55:09du service public
00:55:11et notamment
00:55:11vous affichez
00:55:13on va voir
00:55:13les chiffres s'afficher
00:55:14à l'écran
00:55:16effectivement
00:55:16vous nous dites
00:55:17que la droite
00:55:18est très minoritaire
00:55:19dans les émissions
00:55:20de débat
00:55:21en termes de répartition
00:55:22d'invités
00:55:23par courant idéologique
00:55:24selon les émissions
00:55:25de débat
00:55:26de France Télévisions
00:55:27ça ce sont
00:55:28des données
00:55:29qui ont été
00:55:30mis
00:55:31à la lumière
00:55:34de ce rapport
00:55:35justement
00:55:35du rapporteur
00:55:37Charles Aloncle
00:55:38ou ce sont
00:55:38des données
00:55:39qui sont totalement
00:55:39parallèles
00:55:40non c'est des données
00:55:41pas parallèles
00:55:42qui n'avaient pas vocation
00:55:43spécialement à alimenter
00:55:44ce rapport
00:55:45d'ailleurs on a fait
00:55:46l'analyse
00:55:47alors que le rapport
00:55:47était déjà bouclé
00:55:48et pas encore
00:55:49parce que c'était
00:55:52évidemment un sujet
00:55:53qui était aussi
00:55:53évoqué
00:55:55on savait que ça
00:55:56allait effectivement
00:55:57être dans le débat
00:55:57public
00:55:58dans ces jours-ci
00:56:00et nous on a
00:56:00simplement voulu répondre
00:56:01à une question
00:56:02très simple
00:56:02qui est assez récurrente
00:56:04aujourd'hui dans le débat
00:56:04public
00:56:04c'est est-ce que
00:56:05le service public
00:56:06penche à gauche
00:56:08et pour ça
00:56:09on a analysé
00:56:09les quatre principales
00:56:10émissions
00:56:11infodébat
00:56:11sur France 5
00:56:12les fameux 4C
00:56:13c'est dans l'air
00:56:14c'est ce soir
00:56:15c'est politique
00:56:15c'est à vous
00:56:16et la réponse
00:56:17est quand même
00:56:17bien plus nuancée
00:56:18que ce qu'on pourrait
00:56:20penser
00:56:21c'est pas vraiment
00:56:21que ça penche à gauche
00:56:23déjà ça dépend des émissions
00:56:24en revanche
00:56:25pour le faire très court
00:56:25c'est que ça penche
00:56:26clairement pas à droite
00:56:26ça c'est vrai
00:56:27il y a quand même
00:56:28dans l'ensemble
00:56:29assez peu d'invités
00:56:30de droite
00:56:31proportionnellement
00:56:32au total
00:56:32on est à environ
00:56:3315% d'invités
00:56:35qu'on peut étiqueter
00:56:36assez clairement à droite
00:56:37alors que la droite
00:56:38représente
00:56:39environ 37-38%
00:56:41des voix
00:56:42au premier tour
00:56:43de l'élection présidentielle
00:56:44de 2022
00:56:44donc oui
00:56:46il y a quand même
00:56:47une certaine
00:56:49un sujet
00:56:50en tout cas
00:56:50une question
00:56:50qui est assez légitime
00:56:51de se poser
00:56:52sur les personnalités
00:56:54qui sont invitées
00:56:55dans ces émissions
00:56:56Comment est-ce que
00:56:57ce rapport a été
00:56:58comment est-ce que
00:56:59vous avez effectivement
00:57:00fait ce calcul
00:57:01et cette mesure
00:57:01aujourd'hui
00:57:02ce sont des invités
00:57:04je vois par courant
00:57:05idéologique
00:57:06selon les émissions
00:57:07de débat
00:57:07de France Télévisions
00:57:08par courant idéologique
00:57:09en fonction
00:57:10de leur couleur politique
00:57:13alors il y a des invités
00:57:14pour lesquels
00:57:14c'est très simple
00:57:15les personnalités politiques
00:57:16voilà c'était ma question
00:57:17quand on invite
00:57:18Jean-François Copé
00:57:19par exemple
00:57:20Jean-François Copé
00:57:21et LR
00:57:21aux dernières nouvelles
00:57:22donc c'est la droite
00:57:23mais ce n'est pas uniquement ça
00:57:24qui a été pris en compte
00:57:25non parce qu'il n'y a pas
00:57:26que des invités
00:57:27qui sont étiquetés
00:57:28dans un parti politique
00:57:29il y a aussi des journalistes
00:57:30un journaliste de libération
00:57:31est invité
00:57:31sur le service public
00:57:32d'ailleurs il n'y en a pas qu'un
00:57:34on l'étiquette à gauche
00:57:35et puis
00:57:36même si les journalistes
00:57:38ne sont pas étiquetés
00:57:39tout à fait
00:57:39on n'a pas utilisé
00:57:40la méthodologie
00:57:41de l'ARCOM
00:57:41l'idée c'est de manière
00:57:43plus générale
00:57:43de dire
00:57:44bon est-ce que
00:57:44ce sont des invités
00:57:45qui penchent plutôt
00:57:46de tel ou tel côté
00:57:47d'accord
00:57:48et puis après
00:57:49il y a des personnes
00:57:50qui sont impossibles
00:57:51à étiqueter
00:57:52je pense notamment
00:57:52à une économiste
00:57:53en chef
00:57:54à la DG Trésor
00:57:55bon
00:57:56ni de droite
00:57:57ni de gauche
00:57:57donc dans ce cas là
00:57:58c'est les personnes
00:57:59qu'on a mis
00:57:59sans étiquette
00:58:00ou étiquette inconnue
00:58:02et d'ailleurs
00:58:02ce sont souvent
00:58:03des personnes
00:58:04qui ne portent pas
00:58:04un discours spécialement
00:58:05politisé
00:58:06des gens aussi
00:58:07qui sont interrogés
00:58:07sur ce qu'elles font
00:58:09dans leur métier
00:58:10parfois sur des sorties
00:58:11culturelles ou autres
00:58:12sans forcément
00:58:13lien avec la politique
00:58:14en revanche
00:58:14effectivement
00:58:15quand il y a des invités
00:58:17politiques
00:58:18politisés
00:58:19issus de think tanks
00:58:20issus de médias
00:58:22ce qu'on voit
00:58:23c'est que
00:58:23dans certaines émissions
00:58:24ça penche plutôt à gauche
00:58:25dans certaines émissions
00:58:26c'est peut-être
00:58:27le centre
00:58:27qui est assez représenté
00:58:28parce que
00:58:29le centre a
00:58:30historiquement
00:58:31et peut-être
00:58:32que ça s'est accentué
00:58:32ces derniers temps
00:58:33quand même
00:58:34ce côté au-dessus
00:58:36de la mêlée
00:58:36qui fait expert
00:58:37qui parle bien
00:58:38dans des émissions
00:58:39comme C'est dans l'air
00:58:40donc c'est les terrains
00:58:41qui sont favorables
00:58:42à ce courant là
00:58:44mais en revanche
00:58:45ce qui est commun
00:58:46à toutes les émissions
00:58:47qu'on a examinées
00:58:49c'est que la droite
00:58:50est peu représentée
00:58:51Stéphane Ablau
00:58:52la question du pluralisme
00:58:53la question du respect
00:58:54des temps de parole
00:58:55évidemment
00:58:56tous les médias
00:58:58sont particulièrement
00:58:59surveillés par l'ARCOM
00:59:00en tous les cas
00:59:00en ce qui concerne
00:59:01les temps de parole
00:59:02en ce qui concerne
00:59:03évidemment
00:59:04l'étiquetage politique
00:59:06j'ai envie de dire
00:59:07est-ce que
00:59:08en ce qui concerne
00:59:09le service public
00:59:10ce respect
00:59:12ne doit pas être
00:59:12d'autant plus
00:59:15respecté
00:59:15j'ai envie de dire
00:59:15est-ce que finalement
00:59:17on n'attend pas
00:59:18une certaine exemplarité
00:59:20de la part du service public
00:59:22sur ce sujet là
00:59:22vous avez donné
00:59:23la réponse
00:59:24dans votre question
00:59:26le pluralisme
00:59:27c'est pas n'importe quoi
00:59:28c'est aussi
00:59:29le fait
00:59:30que chaque
00:59:31tendance politique
00:59:32peut s'exprimer
00:59:33et qu'on puisse vivre
00:59:34ensemble
00:59:35et qu'on n'y ait
00:59:35pas d'inéquité
00:59:37bon après
00:59:38il faut voir
00:59:38si c'est en proportion
00:59:39du poids électoral
00:59:40ou autre
00:59:41mais tout ça
00:59:41ça se calcule
00:59:42et effectivement
00:59:43il ne peut pas y avoir
00:59:44de monopole
00:59:45ou de parti pris
00:59:46il faut trouver un équilibre
00:59:48c'est ce qui fait vivre
00:59:48le débat aussi démocratique
00:59:50c'est important
00:59:51il faut défendre
00:59:51cette idée là
00:59:52voilà
00:59:53juste un mot
00:59:54André Bercoff
00:59:55je serais quand même
00:59:55rappelé effectivement
00:59:56il y a quand même
00:59:57un progrès
00:59:58par rapport à
01:00:00je vous parle d'un temps
01:00:01que les moins de 40 ans
01:00:02ne peuvent pas connaître
01:00:03par rapport au général
01:00:04de Gaulle et l'RTF
01:00:05il faut se rappeler
01:00:06ce qu'était l'RTF
01:00:07du temps de Poupidou
01:00:08de Gaulle
01:00:09c'était la voix de la France
01:00:10il n'était pas question
01:00:11d'avoir une opposition
01:00:13avec Mitterrand
01:00:14ensuite
01:00:14il y a eu
01:00:15vous savez
01:00:15c'est en fonction
01:00:16de la politique
01:00:17il y a effectivement
01:00:18des chasseurs
01:00:19de tête
01:00:20et des changements
01:00:21de tête
01:00:21je parle de l'EUVS public
01:00:23alors aujourd'hui
01:00:24effectivement
01:00:24je suis assez d'accord
01:00:25il y a le problème
01:00:27c'est de se poser
01:00:27la question
01:00:28c'est les animateurs
01:00:28des émissions
01:00:29les animateurs
01:00:30des émissions
01:00:30sont plutôt
01:00:31penchants à gauche
01:00:32alors ça
01:00:33juste pour préciser
01:00:34on n'a pas étiqueté
01:00:34les animateurs
01:00:35on n'a pas étiqueté
01:00:36les animateurs
01:00:36parce que quand on regarde
01:00:38c'est déjà pas évident
01:00:38d'attribuer une orientation
01:00:39politique aux invités
01:00:40les animateurs
01:00:41c'est vrai
01:00:42mais le fond du problème
01:00:43c'est vraiment ça
01:00:44c'est qu'à partir du moment
01:00:45où on est dans le service public
01:00:47parce que le privé
01:00:48c'est les intérêts privés
01:00:49on voit bien Pigasse d'un côté
01:00:50il y a les milliardaires de gauche
01:00:52et les milliardaires de droite
01:00:53je veux dire ça
01:00:54ça il n'y a pas de problème
01:00:56c'est pas là l'argent
01:00:57qui fait le bonheur de gauche
01:00:58ou le bonheur de droite
01:00:58mais là c'est le service public
01:00:59en fait finalement
01:01:00qui est des
01:01:01en fait le problème
01:01:02n'est pas qu'il y ait
01:01:03des milliardaires de gauche
01:01:04et des milliardaires de droite
01:01:06Mathieu Pigasse
01:01:07finalement
01:01:07il est pointé du doigt
01:01:09dans ce rapport
01:01:09parce qu'il dirige
01:01:10une société de production
01:01:11qui travaille
01:01:12pour le service public
01:01:13qui est payé par le service public
01:01:16le problème il est là
01:01:17comment en fait
01:01:18le vrai problème
01:01:18c'est comment
01:01:21augmenter la pluralité
01:01:22dans le service public
01:01:23comment l'instaurer
01:01:24de façon précise
01:01:25il n'y a pas de solution miracle
01:01:27mais c'est vrai
01:01:28qu'on devrait l'améliorer
01:01:29c'est clair
01:01:30Charles Lalong disait ce soir
01:01:31que finalement
01:01:32il avait reçu une forme d'hostilité
01:01:33à l'égard de cette commission d'enquête
01:01:34avant même
01:01:35qu'elle ne démarre
01:01:36écoutez Charles Lalong
01:01:38avant même
01:01:39que la commission d'enquête
01:01:40soit créée
01:01:41il y a eu un vrai front
01:01:42de la gauche
01:01:42et des macronistes
01:01:43qui se sont opposés
01:01:45par vote
01:01:46à la création
01:01:46de cette commission d'enquête
01:01:47qui est pourtant de droit
01:01:48pour tous les groupes
01:01:50d'opposition
01:01:50ce sont les mêmes
01:01:51qui aujourd'hui
01:01:52ont essayé
01:01:53de faire barrage
01:01:54et de censurer
01:01:54moi vous savez
01:01:55j'ai essayé
01:01:57de faire fi
01:01:57de ces critiques
01:01:58j'ai essayé vraiment
01:01:59d'être le plus engagé possible
01:02:01dans ma mission
01:02:02je regrette simplement
01:02:03que ceux qui nous parlent
01:02:04de démocratie
01:02:04à longueur de temps
01:02:05sont les premiers
01:02:06à vouloir censurer
01:02:07des recommandations
01:02:08qui ne sont que matière
01:02:09à nourrir le débat
01:02:10matière à nourrir la réflexion
01:02:12quand vous voyez
01:02:12des entreprises
01:02:13comme France Télévisions
01:02:14qui sont menacées
01:02:15de dissolution
01:02:16qui ont cumulé
01:02:17un déficit
01:02:17de plusieurs dizaines
01:02:18de millions d'euros
01:02:19qui ont une trésorerie négative
01:02:20qui ont des capitaux propres
01:02:22inférieurs
01:02:22à la moitié du capital social
01:02:24quand vous voyez
01:02:25que certains députés
01:02:26prônent le statu quo
01:02:26et refusent même
01:02:28qu'on puisse émettre
01:02:29la moindre recommandation
01:02:30pour sauver ces entreprises
01:02:31je vous avoue
01:02:32que ça me dépasse
01:02:34Stéphane Ablo
01:02:34est-ce que vous aviez été
01:02:35contre la mise en place
01:02:37de cette commission
01:02:38d'enquête
01:02:39avant finalement
01:02:40son démarrage ?
01:02:41Non, moi je n'étais pas contre
01:02:42mais
01:02:43vous n'étiez pas pour
01:02:44mais je pense
01:02:45il faut vraiment
01:02:46que les propos
01:02:47soient sincères à la base
01:02:48est-ce qu'on est là
01:02:49pour apporter
01:02:49une réflexion
01:02:52il y a toujours
01:02:53un parti pris
01:02:54on a toujours
01:02:55des opinions
01:02:56mais après on doit échanger
01:02:57mais il ne faut pas
01:02:58qu'à la base
01:02:58on puisse considérer
01:03:00qu'une commission
01:03:01qui est un lieu d'échange
01:03:02devienne un tribunal
01:03:03par exemple
01:03:04quelque chose
01:03:04qui m'a surpris
01:03:06dans cette commission
01:03:07c'est qu'on n'a pas écouté
01:03:09les principaux intéressés
01:03:11est-ce qu'on a auditionné
01:03:12les téléspectateurs
01:03:13le public
01:03:14pour lequel
01:03:15la télévision
01:03:16est destinée
01:03:17c'est important
01:03:19de voir ces choses-là
01:03:20parce que
01:03:21ne cassons pas
01:03:22encore une fois
01:03:23le service public
01:03:24c'est tellement beau
01:03:25cette idée
01:03:26d'héritage
01:03:27de la République
01:03:27qui est d'offrir
01:03:29à nos enfants
01:03:29à toutes les générations
01:03:31le droit de savoir
01:03:32le droit d'échanger
01:03:33de participer
01:03:34c'est un formidable outil
01:03:35donc je veux dire
01:03:36ne faisons pas
01:03:37on a quand même fait fermer
01:03:38une chaîne de télévision
01:03:39qui était la première chaîne
01:03:40de la TNT
01:03:41c'est-à-dire que le public
01:03:41avait parlé par exemple
01:03:42en ce qui concerne
01:03:43la fermeture de cette chaîne
01:03:44donc c'est pour dire
01:03:45que le public
01:03:46justement
01:03:46n'est pas forcément écouté
01:03:47aujourd'hui
01:03:48par ceux qui nous dirigent
01:03:49alors attention
01:03:50parce que
01:03:51parler de C8
01:03:52absolument
01:03:53oui
01:03:53c'est pas parce que
01:03:54comment
01:03:55et ça c'est important
01:03:56on aura un vrai débat
01:03:57un jour
01:03:57peut-être plus de temps
01:03:58à consacrer
01:03:59mais moi c'est une question
01:04:00qui me passionne
01:04:01j'ai fait des études
01:04:02d'audiovisuel
01:04:03et de communication
01:04:04et c'est tellement beau
01:04:05d'avoir des outils
01:04:06de communication
01:04:06où les gens échangent
01:04:07mais votre idée
01:04:09d'interroger le public
01:04:10elle est bonne
01:04:10c'est peut-être quelque chose
01:04:12qu'on aurait pu ajouter
01:04:13effectivement
01:04:14à ce rapport
01:04:15et ça
01:04:16ça fait partie des choses
01:04:17qui peuvent être débattues
01:04:17par la suite d'ailleurs
01:04:18si vous dites
01:04:19à 100 personnes
01:04:2090 vous répondent
01:04:21on veut de la violence
01:04:22le but c'est déjà
01:04:23d'avoir quand même
01:04:23un minimum
01:04:24dans le service public
01:04:25il y a l'éthique
01:04:27il y a des choses
01:04:28enfin c'est des grands mots
01:04:29il faut y aller
01:04:30comment
01:04:31avec précaution
01:04:32mais il faut faire attention
01:04:33à ce qui est dit
01:04:34il ne faut pas non plus
01:04:35on parlait tout à l'heure
01:04:36de Donald Trump
01:04:37ses déclarations
01:04:39bien sûr
01:04:40qu'il n'est pas
01:04:41peut-être responsable
01:04:42de toutes les situations
01:04:43mais attention aussi
01:04:44à ne pas faire
01:04:45de la politique spectacle
01:04:45je vais débuter
01:04:46juste un mot
01:04:47à France Inter
01:04:48par exemple
01:04:49on fait passer
01:04:50sans aucun problème
01:04:51devant un public
01:04:52hilare
01:04:52une chanson
01:04:53Jésus est pédé
01:04:54etc.
01:04:54pendant trois minutes
01:04:55attendez
01:04:56moi j'ai aucun
01:04:56liberté d'expression
01:04:57vous pensez
01:04:58qu'il y a une autre religion
01:04:59qui passerait à France Inter
01:05:01en disant
01:05:01tel et tel est pédé
01:05:03etc.
01:05:04c'est-à-dire
01:05:04qu'il y a quand même
01:05:05quelque chose
01:05:06à France Inter
01:05:07comme c'est dans l'air
01:05:08comme c'est
01:05:09dans certains de ces places
01:05:11il y a quand même
01:05:13une gauchisme
01:05:14un wokisme
01:05:15un politiquement correct
01:05:17et une doxa
01:05:18qui est quand même
01:05:19franchement
01:05:20et que même vous
01:05:21socialistes
01:05:21je ne crois pas
01:05:22que vous soyez
01:05:23un promateur
01:05:24il y a quand même
01:05:25quelque chose
01:05:25qui est là
01:05:26alors il faut savoir
01:05:27où on fait
01:05:28une vraie pluralité
01:05:30ou alors
01:05:31on ne fait pas
01:05:32et moi je vais vous dire
01:05:33vous dites
01:05:33le service public
01:05:34mais le service public
01:05:35pourquoi est-ce qu'il faut
01:05:37vraiment six chaînes
01:05:38est-ce qu'il faut
01:05:38vraiment autant de chaînes
01:05:39et surtout
01:05:40et moi je finis avec ça
01:05:42alors là l'oncle
01:05:42c'est ce qui est scandaleux
01:05:44c'est quand même
01:05:46le côté
01:05:47Ménine de Velázquez
01:05:48le côté
01:05:49entre soi
01:05:50et le côté
01:05:50porte ouverte
01:05:51et le côté
01:05:52table tournante
01:05:53entre des directeurs
01:05:54de programmes
01:05:54qui deviennent producteurs
01:05:56qui deviennent
01:05:56employés chez le producteur
01:05:57à quel il a fait travailler
01:05:59et qu'il a donné
01:06:00des 100 millions
01:06:00pour des émissions
01:06:01allez on laisse répondre
01:06:02monsieur le député
01:06:03voilà
01:06:03je pensais
01:06:04à une chanson
01:06:05de Johnny Hallyday
01:06:06Jésus-Christ
01:06:07et un hippie
01:06:07vous avez connu
01:06:08oui
01:06:09on s'avait choqué aussi
01:06:10oui
01:06:11enfin rien à voir
01:06:12avec Jésus-Christ
01:06:13avec Jésus
01:06:13il est un PD
01:06:14à France Inter
01:06:14pendant trois minutes
01:06:15c'est-à-dire que
01:06:16sous couvert d'humour
01:06:17effectivement
01:06:18on laisse tout passer
01:06:20en fait
01:06:21non on ne peut pas
01:06:22tout dire
01:06:22et n'importe comment
01:06:23et il ne faut pas
01:06:24abrutir non plus
01:06:25les esprits
01:06:25évidemment
01:06:26voilà
01:06:27il y a quelque chose
01:06:28de je ne dis pas
01:06:29de pédagogique
01:06:29il ne faut pas
01:06:30se sentir dans une position
01:06:32verticale
01:06:32et imposer les choses
01:06:33mais vous avez
01:06:33une responsabilité
01:06:34vous-même
01:06:35en tant que journaliste
01:06:36est-ce que vous faites
01:06:37du sensationnel
01:06:38ou est-ce que vous informez
01:06:41les ceux qui nous écoutent
01:06:42c'est important
01:06:43tout à l'heure
01:06:44au début de l'émission
01:06:45je pense qu'on a vraiment
01:06:46bien débattu
01:06:47sur les questions
01:06:49internationales
01:06:49voilà
01:06:50les citoyens ont vraiment peur
01:06:51et ont besoin de savoir
01:06:52c'est bien de les éclairer
01:06:54et de leur donner la parole
01:06:55surtout
01:06:55et de faire circuler la parole
01:06:57le torchon
01:06:58brûle-t-il entre Emmanuel Macron
01:06:59et son ancien ministre
01:07:00de l'intérieur
01:07:01Bruno Retaille
01:07:01on va parler d'un tout autre sujet
01:07:03à présent
01:07:04au détour d'une visite
01:07:05d'hôpital
01:07:05dans l'Ariège
01:07:07dans l'Ariège
01:07:08pardon
01:07:08le président de la république
01:07:09a lancé une pique
01:07:10aux partisans
01:07:11d'une ligne dure
01:07:12avec le pouvoir algérien
01:07:13en regrettant
01:07:14tous les maboules
01:07:15je cite
01:07:15tous les maboules
01:07:16qui veulent se fâcher
01:07:17avec l'Algérie
01:07:18allez dire
01:07:19à tous les maboules
01:07:19qui nous expliquent
01:07:20qu'il faudrait se fâcher
01:07:21avec l'Algérie
01:07:21a-t-il dit précisément
01:07:23des propos tenus hors caméra
01:07:24mais en présence
01:07:25de journalistes
01:07:25notamment de l'AFP
01:07:26qui ont rapporté ces propos
01:07:28il a été interrogé
01:07:30un peu plus tard
01:07:30et a donné quelques précisions
01:07:31on va l'écouter
01:07:32dans un instant
01:07:33mais d'abord
01:07:33est-ce que ça vous fait
01:07:34réagir André ?
01:07:36Écoutez
01:07:36moi je trouve tout à fait étonnant
01:07:38que depuis
01:07:39quoi ?
01:07:40Depuis des décennies
01:07:41je ne dirais pas
01:07:42depuis 1962
01:07:42l'Algérie nous fout
01:07:44des coups de pied
01:07:45je parle du gouvernement
01:07:46algérien
01:07:46et qu'on répand par
01:07:48attendez
01:07:48c'est pas le problème
01:07:49je vais citer trois exemples
01:07:50on va pas remonter
01:07:51on va remonter trois choses
01:07:53d'abord
01:07:54l'histoire de Boehlem sans salle
01:07:55on en a suffisamment parlé
01:07:57je dois dire que vraiment
01:07:59bon
01:07:59on peut pas dire
01:08:00que ça a été
01:08:01vous savez c'est l'Allemagne
01:08:02qui a contribué à sa libération
01:08:03beaucoup plus que la France
01:08:04il faut le dire
01:08:06deuxièmement
01:08:06il y a Christophe Glez
01:08:08journaliste français
01:08:09sportif français
01:08:10qui a été condamné
01:08:11à 7 ans de prison
01:08:12qui est encore en prison
01:08:13qui est encore là-bas
01:08:14personne n'en parle
01:08:15ou très très peu
01:08:16il n'est pas écrivain
01:08:18il n'a pas la notoriété
01:08:19et puis quand même
01:08:20quelque chose
01:08:21Kamel Daoud
01:08:22Kamel Daoud
01:08:24éditorialiste
01:08:24qui a gagné
01:08:26le prix Goncourt
01:08:26avec Oury
01:08:27a été condamné
01:08:28par le
01:08:29il est heureusement
01:08:30pour lui en France
01:08:30et pas en Algérie
01:08:31a été condamné
01:08:32à trois ans
01:08:32de prison ferme
01:08:33par le tribunal
01:08:34algérien
01:08:35par le gouvernement algérien
01:08:36enfin la justice
01:08:37au nom de la charte
01:08:39pour je ne sais pas
01:08:40parce qu'il a parlé
01:08:41des années noires
01:08:41vous savez les 300 000 morts
01:08:43islamistes et compagnie
01:08:45vous avez entendu des réactions
01:08:46vous avez entendu des réactions
01:08:48de la part du gouvernement français
01:08:49vous avez entendu au moins 10 ans
01:08:50et de la part d'Emmanuel Macron
01:08:51effectivement
01:08:51il n'y a pas eu de réaction
01:08:52non plus
01:08:53Karim Abrik
01:08:54est-ce qu'il vise
01:08:56Bruno Rotaillot
01:08:57lorsqu'il dit ça
01:08:57à Emmanuel Macron
01:08:58il a dit que non
01:09:00on ne voit pas trop bien
01:09:01finalement
01:09:01qui est visé
01:09:02lorsqu'il parle
01:09:03de Maboul
01:09:04c'est ça
01:09:05lorsqu'il dit
01:09:06c'est Maboul
01:09:07qui nous explique
01:09:08qu'il faudrait se fâcher
01:09:09avec l'Algérie
01:09:10je pense en fait
01:09:10il vise
01:09:11tous ceux
01:09:12qui mettent
01:09:13de la pression
01:09:14pour que les choses bougent
01:09:15vous avez parlé
01:09:15de Christophe Gleize
01:09:16on pourrait parler
01:09:17des OQTF
01:09:19qui sont
01:09:20un véritable problème
01:09:21donc il y a quand même
01:09:22cet enjeu
01:09:22et je trouve
01:09:23qu'on est encore une fois
01:09:24dans cette polarisation
01:09:25dans le discours
01:09:26donc de lancer ceci
01:09:27de sortir
01:09:28le fait de dire
01:09:28des Maboul
01:09:29tout ça
01:09:30qu'est-ce qu'on fait
01:09:31donc on va parler
01:09:32de cet échange
01:09:33et ça évite
01:09:34au président de la République
01:09:35de revenir sur son bilan
01:09:37deux quinquennats
01:09:38presque
01:09:39et finalement
01:09:40sur ce bilan
01:09:41justement
01:09:41notamment avec l'Algérie
01:09:42sur la question
01:09:43des OQTF
01:09:43par exemple
01:09:44Bruno Rotaillot
01:09:45dont le passage
01:09:45Place Beauvau
01:09:46a été marqué
01:09:47par des tentatives
01:09:47de renvoi d'OQTF
01:09:49en Algérie
01:09:49qui avaient échoué
01:09:50puisque l'Algérie
01:09:51les avait renvoyés
01:09:52donc en fait
01:09:52ça évite
01:09:53de parler du fond
01:09:54de l'échec
01:09:55sur le fond
01:09:56et on discute
01:09:57finalement
01:09:58de cette espèce
01:09:58de controverse
01:09:59sur les mots
01:09:59mais c'est un peu
01:10:01une façon
01:10:01de dévier
01:10:02la conversation
01:10:04et la lumière
01:10:05sur ce bilan
01:10:06qui est loin
01:10:08d'une victoire
01:10:09si vous voulez
01:10:10au sens
01:10:10de relations
01:10:11qui sont rétablies
01:10:12d'un rapport
01:10:13finalement
01:10:13de force
01:10:14qui est équilibré
01:10:15en ce moment
01:10:15on n'est pas du tout
01:10:16là-dessus
01:10:16Vous allez me donner
01:10:17votre avis Stéphane Ablo
01:10:18dans une seconde
01:10:18mais juste avant
01:10:19écoutez ce qu'il a dit
01:10:20le chef de l'État
01:10:21un petit peu plus tard
01:10:22lorsqu'il a été interrogé
01:10:23sur ses propos
01:10:25L'intégralité des médecins
01:10:26qui étaient là aujourd'hui
01:10:27sont des praticiens hospitaliers
01:10:29qui ont été formés
01:10:30hors de France
01:10:31et qu'on a régularisés
01:10:33après les tests
01:10:34et donc je pense
01:10:34que c'est très important
01:10:37dans la période qui vient
01:10:38de ne pas accepter
01:10:40l'esprit de réduction
01:10:41de caricature
01:10:42c'est important
01:10:43de pouvoir coopérer
01:10:44avec des pays
01:10:46en ayant un dialogue exigeant
01:10:47en défendant nos intérêts
01:10:48ce qu'on fait
01:10:49mais en étant respectueux
01:10:50de chacun
01:10:51et je pense que
01:10:52la situation internationale
01:10:53nous montre
01:10:54qu'il faut être loin
01:10:55de toutes les caricatures
01:10:56être plutôt dans le dialogue
01:10:58avancer
01:10:59être respectueux
01:10:59faire respecter aussi
01:11:01nos droits
01:11:02c'est ce qu'on fait
01:11:03sur beaucoup de sujets
01:11:04mais considérer aussi
01:11:06que pour faire tourner
01:11:07nos services publics
01:11:07on a parfois besoin
01:11:08de leurs ressortissants
01:11:10Est-ce que vous visez
01:11:10Bruno Retailleau ?
01:11:11Non je ne vise personne
01:11:12non non
01:11:13je ne vise personne
01:11:14je suis dans une approche positive
01:11:16je dis qu'on a besoin
01:11:17de ces femmes et ces hommes
01:11:18qui servent notre pays
01:11:19je ne vise personne
01:11:20Alors il parle des médecins
01:11:21diplômés hors Union Européenne
01:11:23notamment en Algérie
01:11:23qui contribuent à la lutte
01:11:24contre les déserts médicaux
01:11:26Stéphane Ablo
01:11:26est-ce que vous ne pensez pas
01:11:28qu'en tenant de tels propos
01:11:30il est en train de tout mélanger
01:11:31finalement
01:11:32c'est-à-dire que
01:11:32est-ce qu'on ne peut pas
01:11:34reconnaître à la fois
01:11:35le travail de ces médecins
01:11:37étrangers
01:11:39tout en refusant
01:11:40de se faire marcher dessus
01:11:41par le régime algérien
01:11:42est-ce que les deux
01:11:43ne sont pas compatibles ?
01:11:44Tout à l'heure
01:11:45dans l'échange
01:11:46qu'on a eu
01:11:47j'ai apprécié
01:11:48votre discours
01:11:50il ne faut pas confondre
01:11:51la population algérienne
01:11:52avec le régime
01:11:53tout à fait
01:11:54c'est une population
01:11:55qui souffre
01:11:56Ben oui mais c'est ce qu'il est en train
01:11:57de faire là
01:11:57Emmanuel Macron finalement
01:11:58en fait c'est ce qu'il fait
01:11:59quand il met tout
01:12:00sur le même plan
01:12:00oui mais il était question
01:12:02de monsieur Rotaillot
01:12:03on parlait de Maboul
01:12:05franchement
01:12:05on ne peut pas rompre
01:12:07avec l'Algérie
01:12:08l'Algérie c'est aussi son peuple
01:12:10c'est aussi plus de 200 ans d'histoire
01:12:12vous le savez
01:12:12c'est un destin commun
01:12:14entre les deux pays
01:12:15il y a des entreprises
01:12:16qui fonctionnent ensemble
01:12:17il y a des personnes
01:12:18qui investissent dans l'économie
01:12:20dans le sport
01:12:20ils doivent travailler
01:12:21la main dans la main
01:12:22Monsieur le député
01:12:22vous savez bien que la diplomatie
01:12:23c'est aussi un rapport de force
01:12:24entre des états en fait
01:12:27et dans la diplomatie
01:12:28il est vrai que les questions
01:12:29sont légitimes
01:12:30il faut les poser
01:12:31sur des personnes
01:12:32qui se comportent mal
01:12:33qu'il est nécessaire
01:12:34de renvoyer dans leur pays
01:12:35moi ça va vous choquer
01:12:37qu'un socialiste dise ça
01:12:39mais il m'est arrivé aussi
01:12:40moi de bloquer une route
01:12:42pour renvoyer des personnes
01:12:43qui étaient réfugiées
01:12:46parce qu'on n'avait pas
01:12:47les moyens de les accueillir
01:12:48on m'a dit
01:12:48mais t'es pas de gauche
01:12:49ça n'a rien à voir
01:12:50c'est pas l'origine des personnes
01:12:53c'est le fait
01:12:54qu'on ne peut pas concentrer
01:12:54comme ça
01:12:55et il faut avoir le courage
01:12:57mais Retailleau
01:12:58il est à quelques mois
01:12:59des élections présidentielles
01:13:00il est à la tête
01:13:01d'un parti politique
01:13:02et il veut faire la copie
01:13:04de l'extrême droite
01:13:04parce que finalement
01:13:06lui il n'a pas
01:13:06l'expérience locale
01:13:07et c'est ce que
01:13:08monsieur Macron a voulu dire
01:13:09chacun l'ira
01:13:10à travers les lignes
01:13:11alors regardez
01:13:12la réponse de Bruno Retailleau
01:13:15pour
01:13:16donc effectivement
01:13:17pour lui
01:13:18ce faux prétexte
01:13:19des médecins algériens
01:13:19ne vise qu'à dissimuler
01:13:20les vrais problèmes
01:13:22c'est ce qu'il dit
01:13:22le problème
01:13:23ce ne sont pas
01:13:24les médecins algériens
01:13:24mais les centaines
01:13:25d'OQTF dangereux
01:13:27que le régime d'Alger
01:13:28refuse de reprendre
01:13:29contrairement aux accords
01:13:30de 1994
01:13:31que l'Algérie
01:13:31ne respecte toujours pas
01:13:33le problème
01:13:34ce sont aussi
01:13:34les barbouzeries
01:13:36de ce régime
01:13:37sur notre propre sol
01:13:38et la détention
01:13:38totalement arbitraire
01:13:39du journaliste
01:13:40Christophe Gleize
01:13:40le problème
01:13:41c'est aussi la condamnation
01:13:42de Kamel Daoud
01:13:43qui n'a suscité
01:13:44aucune réaction
01:13:44du président de la république
01:13:45il parle également
01:13:46des accords de 68
01:13:47avant de conclure
01:13:48par je le redis
01:13:49avec le régime d'Alger
01:13:50la politique
01:13:51des bons sentiments
01:13:52est condamnée à l'échec
01:13:53et aucune douleur de l'histoire
01:13:54ne donne le droit
01:13:55à ses dirigeants
01:13:56d'humilier
01:13:57et d'insulter la France
01:13:58affronter les vrais problèmes
01:13:59avoir le courage
01:14:00de la fermeté
01:14:01pour que les français
01:14:02soient protégés
01:14:02et la France respectée
01:14:04c'est cela
01:14:05le rôle d'un président
01:14:06de la république
01:14:07une réaction Stéphane Ablo ?
01:14:09je crois qu'ils se connaissent bien
01:14:12l'un a été ministre de l'autre
01:14:15donc à un moment donné
01:14:16c'est une affaire entre eux
01:14:18ce qu'il faut vraiment maintenant
01:14:19c'est créer les conditions
01:14:20de relations diplomatiques
01:14:22où effectivement
01:14:22on doit faire preuve
01:14:23de fermeté
01:14:24et on doit travailler
01:14:25dans un intérêt commun
01:14:27pour servir nos territoires
01:14:29des médecins
01:14:31voilà
01:14:31ce n'est pas des ennemis
01:14:32les médecins
01:14:32ils peuvent avoir
01:14:33un rôle important
01:14:34et à nous de savoir
01:14:35mais vous voyez
01:14:36vous dites
01:14:36ils se connaissent bien
01:14:37est-ce qu'on peut s'interroger
01:14:39aussi justement
01:14:39le fait qu'ils ne soient pas
01:14:40tout à fait sur la même longueur d'onde
01:14:42sur certains sujets
01:14:43notamment sur celui-ci
01:14:44c'est ce qui n'a pas été
01:14:46finalement l'échec
01:14:47aussi
01:14:48de certaines volontés
01:14:50entreprises par Bruno Retailleau
01:14:52lorsqu'il était ministre de l'Intérieur
01:14:53j'ai eu la chance
01:14:55en tant que député
01:14:56d'assister à de nombreuses interventions
01:14:58de M. Retailleau
01:15:01très sincèrement
01:15:02il avait le mérite
01:15:03de poser des questions
01:15:04mais il le faisait
01:15:06de manière franchement
01:15:06très populiste
01:15:08parce que ce n'est pas
01:15:09en attisant
01:15:09la haine
01:15:11je vous assure
01:15:11je vous assure
01:15:12de manière très précise
01:15:13quand il y a eu
01:15:14cette histoire
01:15:15avec l'Algérie
01:15:15mais en fait
01:15:16l'attiser la haine
01:15:17parce que c'est dur
01:15:18ce que vous dites
01:15:19c'est pas banal
01:15:20de dire attiser la haine
01:15:21ce sont des propos
01:15:23qui sont quand même
01:15:24je vous rejoins
01:15:25sur le fait
01:15:25qu'il y ait des personnes
01:15:26qui sont incarcérées
01:15:27vous avez trouvé
01:15:28qu'il avait attisé la haine
01:15:29alors lui
01:15:31il a quand même
01:15:32attiser la haine
01:15:32c'est lourd de sens
01:15:33entre l'Algérie
01:15:34et la France
01:15:35les propos qu'il a tenus
01:15:36regardez-les à l'époque
01:15:37est-ce qu'il a attisé la haine
01:15:38il a quand même
01:15:40oui
01:15:40il a eu des positions
01:15:41qui étaient très dures
01:15:42où il réclamait
01:15:43pour lui
01:15:44il était dans la rupture
01:15:45avec l'Algérie
01:15:47on peut pas
01:15:48effacer
01:15:48toute cette histoire-là
01:15:49il faut peut-être
01:15:50faire autrement
01:15:51pas effacer
01:15:51juste monsieur
01:15:52est-ce que monsieur
01:15:53Macron
01:15:53quand en 2017
01:15:55est allé en Algérie
01:15:57et Alger
01:15:57pour dire que
01:15:58la colonisation française
01:15:59était un crime
01:15:59contre l'humanité
01:16:00un crime contre l'humanité
01:16:03c'est bien ça aussi
01:16:05après on peut reparler
01:16:07de la colonisation
01:16:08c'est vrai que
01:16:08non mais est-ce que
01:16:09c'est bien de dire
01:16:10que la colonisation
01:16:11il est candidat
01:16:12à la présidence de la République
01:16:13est un crime
01:16:14contre l'humanité
01:16:15c'est-à-dire qu'à partir
01:16:16du moment où vous servez
01:16:17vous mettez le tapis rouge
01:16:19à un certain nombre de gens
01:16:20évidemment ils vont en profiter
01:16:21moi je suis Alger
01:16:22je suis gouvernement algérien
01:16:23j'entends la France
01:16:24on peut y aller
01:16:24allez-y les gars
01:16:25open bar
01:16:26ils font rien
01:16:27donc on va continuer
01:16:29et c'est ce qui s'est passé
01:16:30et c'est ça
01:16:31qui est quand même
01:16:32très préoccupant
01:16:33gauche ou droite
01:16:34confondu
01:16:34vous savez
01:16:35il n'y a pas la gauche
01:16:36la droite
01:16:36il y a bon sens
01:16:37Stéphane Abelot
01:16:38il y a des mots
01:16:38qui sont durs
01:16:39et il faut faire attention
01:16:40dans la diplomatie
01:16:41vous avez raison
01:16:43voilà
01:16:43allez
01:16:4467% des français
01:16:46estiment qu'il existe
01:16:47un racisme anti-blanc
01:16:48c'est le résultat
01:16:49d'un sondage
01:16:50CSA d'avril
01:16:51pour CNews
01:16:52Europe 1
01:16:52et le JDD
01:16:53ce soir CNews
01:16:54vous a proposé
01:16:55un long format
01:16:56intitulé
01:16:57racisme anti-blanc
01:16:58la fin du silence
01:16:59je voulais avant de se quitter
01:16:59il nous reste un petit peu
01:17:00plus de 5 minutes d'émission
01:17:02qu'on en dise quelques mots
01:17:03juste avant
01:17:05regardez tout de suite
01:17:06cet extrait
01:17:07de ce reportage
01:17:08inédit
01:17:09diffusé ce soir
01:17:10sur CNews
01:17:14très élite
01:17:15j'ai été prise pour somme
01:17:16on me disait
01:17:17sale bap
01:17:18tout
01:17:18tapette française
01:17:19trop blanche
01:17:20pour être dans ce collège
01:17:21et plein d'autres insultes
01:17:22du même genre
01:17:23le harcèlement
01:17:24ça n'arrêtait pas
01:17:26les tensions
01:17:26ne se limitent pas
01:17:27à la cour de récréation
01:17:28elles se manifestent aussi
01:17:30à la cantine
01:17:31au moment du ramadan
01:17:32il y avait 12 élèves
01:17:33qui mangeaient à la cantine
01:17:34sur l'ensemble de l'établissement
01:17:36alors ça veut pas dire
01:17:37qu'ils étaient tous musulmans
01:17:39ça veut dire que les autres
01:17:39avaient peur
01:17:40parce que
01:17:41tous les élèves
01:17:41qui mangeaient à la cantine
01:17:42se faisaient tabasser à la sortie
01:17:44donc les élèves
01:17:45préféraient ne pas manger
01:17:46se cacher
01:17:46pour essayer de boire
01:17:47quelque chose
01:17:48dans les toilettes
01:17:50mais ils n'osaient pas
01:17:50parce que c'était considéré
01:17:52comme de la provocation
01:17:53de manger à ce moment là
01:17:54même parmi les professeurs
01:17:55beaucoup ne mangeaient pas
01:17:56à la cantine
01:17:56on se planquait
01:17:57dans la salle des profs
01:17:58pour manger
01:18:00une professeure
01:18:01exerçant en banlieue parisienne
01:18:03se souvient
01:18:03elle
01:18:04d'élèves devenus hostiles
01:18:05lorsqu'elle évoquait
01:18:06son attachement
01:18:07à la France
01:18:07j'avais des élèves
01:18:08qui éclataient de rire
01:18:10vraiment
01:18:10tout le monde
01:18:11croyait que c'était
01:18:12la meilleure blague
01:18:13quand je leur avais dit
01:18:14que j'aimais la France
01:18:15et que c'était un beau pays
01:18:16il y avait aussi
01:18:17un autre élève
01:18:18d'origine italienne
01:18:18il s'appelait Joseph
01:18:19sa mère était venue me voir
01:18:20paniquer
01:18:21une croix autour du cou
01:18:22mon fils
01:18:23il me dit
01:18:24que j'ai le choix
01:18:26entre le faire
01:18:27sortir de l'école
01:18:28ou qu'il se convertisse
01:18:30à l'islam
01:18:30pour survivre
01:18:32voilà
01:18:32des collégiennes
01:18:34et une enseignante
01:18:34qui ont choisi
01:18:35de témoigner visage caché
01:18:37malheureusement
01:18:38on comprend pourquoi
01:18:39ce qu'elles décrivent
01:18:40Stéphane Ablo
01:18:41est extrêmement grave
01:18:42oui parce que
01:18:43c'est un point de vue
01:18:44on ne le partagera peut-être pas
01:18:46mais c'est un peu
01:18:47mon expérience
01:18:47de maire
01:18:48d'une ville
01:18:49vendeuvre
01:18:50avec 98 nationalités
01:18:52quand on voit
01:18:53quelqu'un
01:18:54quand on voit quelqu'un
01:18:55qui est différent
01:18:55qui est étranger
01:18:57dans notre nature profonde
01:18:58l'être humain
01:18:59se replie sur lui-même
01:19:01et peut rejeter l'autre
01:19:03c'est un petit peu naturel
01:19:04alors pour éviter ça
01:19:05il faut créer
01:19:06des espaces de tolérance
01:19:07il ne faut pas
01:19:08c'est une façon
01:19:09ce que vous dites
01:19:09vous justifiez le racisme
01:19:11oui je pense
01:19:12qu'on peut tous avoir
01:19:13quelque chose
01:19:13une graine comme ça
01:19:15mais il faut
01:19:15pour lutter contre ça
01:19:17il faut créer un cadre
01:19:18où les gens vivant
01:19:19ensemble
01:19:19il faut réguler
01:19:21il ne faut pas
01:19:22concentrer les populations
01:19:23qui viennent de je ne sais pas où
01:19:24les mettre dans des ghettos
01:19:25les utiliser
01:19:26les instrumentaliser
01:19:27ce n'est pas bien
01:19:28ceux qui font ça
01:19:29dans le sport
01:19:30dans la culture
01:19:31dans l'éducation
01:19:31on cultive la tolérance
01:19:33c'est ça qui
01:19:34qui est fondamental
01:19:36et le reste
01:19:37ça peut servir
01:19:38et ce n'est pas bien
01:19:39parce que nous-mêmes
01:19:40on peut être surpris
01:19:41par notre propre comportement
01:19:43tout ce qui est étrange
01:19:44à nous
01:19:44ça peut nous faire peur
01:19:45mais c'est parce
01:19:46qu'on tolère aussi
01:19:48et qu'on peut vivre ensemble
01:19:49une dame
01:19:50une fois qui votait
01:19:51Rassemblement National
01:19:52vient me voir
01:19:52elle me dit
01:19:52venez voir
01:19:53c'est pas normal
01:19:54regardez ces étrangers
01:19:55il y a des blattes
01:19:56chez eux dans leur appartement
01:19:57je dis mais je ne comprends rien
01:19:58elle est RN
01:19:59et elle me dit ça
01:20:00pourquoi ?
01:20:01parce qu'en vivant avec eux
01:20:02elle a compris
01:20:03comment ils pouvaient fonctionner
01:20:04mais après
01:20:05après
01:20:05il ne faut pas non plus forcer les choses
01:20:07il y a des cultures
01:20:08qui ne se mélangent pas
01:20:09quand elles se replient sur elles-mêmes
01:20:11quand elles sont sectaires
01:20:12quand elles sont communautaires
01:20:14il faut au contraire
01:20:15qu'on puisse avoir des seuils
01:20:17de tolérance
01:20:18pour que les gens vivent ensemble
01:20:20Monsieur le député
01:20:20est-ce que ça existe
01:20:21selon vous
01:20:22le racisme anti-blanc ?
01:20:24le racisme existe
01:20:26et est condamnable
01:20:27parce que c'est un délit
01:20:28mais il est
01:20:30pour moi
01:20:30ce n'est pas une question de couleur
01:20:31c'est une question de rejet de l'autre
01:20:33il y a différents types de racisme
01:20:34alors
01:20:35moi je ne regarde pas ça
01:20:37c'est une question
01:20:38je vous demande
01:20:38est-ce que le racisme anti-blanc existe ?
01:20:40le fait que quelqu'un soit
01:20:40il y a le racisme anti-musulman
01:20:43il y a le racisme
01:20:45l'antisémitisme
01:20:46et est-ce que le racisme anti-blanc existe ?
01:20:48demandez à l'époque
01:20:48avant Mandela
01:20:49en Afrique du Sud
01:20:50ce qui se passait
01:20:51il y avait un racisme anti-noir
01:20:53après il y a eu un racisme anti-blanc
01:20:54dans certains endroits
01:20:55les Black Panthers
01:20:56se sont radicalisés
01:20:57je vous pose la question
01:20:58en France aujourd'hui
01:20:58est-ce que le racisme anti-blanc existe ?
01:21:00moi ce que je constate
01:21:01c'est que quand on crée
01:21:01des espaces de tolérance
01:21:03il y a moins de racisme
01:21:04et je préfère être positif
01:21:05et vous demandez aussi
01:21:06quelle est la solution à apporter
01:21:07pour éviter ces dérives ?
01:21:09on peut voir ce chiffre
01:21:11également de cette autre étude
01:21:12parce qu'on parlait tout à l'heure
01:21:13de ce chiffre
01:21:14du sondage CSA
01:21:1667% des Français
01:21:17estiment qu'il existe
01:21:18un racisme anti-blanc
01:21:19et puis là
01:21:2046% des Français
01:21:22déclarent avoir déjà été
01:21:22victime d'une agression
01:21:23ou d'une discrimination
01:21:25à caractère raciste
01:21:26ça c'est le résultat
01:21:27d'un sondage IFOP
01:21:28pour la LICRA
01:21:29donc là on est effectivement
01:21:30sur tout racisme confondu
01:21:3146% des Français
01:21:33déclarent avoir déjà été victime
01:21:34d'une agression
01:21:35ou d'une discrimination
01:21:36à caractère raciste
01:21:37et toujours selon cette enquête
01:21:39de l'IFOP
01:21:40pour la LICRA
01:21:41elle précise ensuite
01:21:42que la proportion
01:21:42de victimes d'agression
01:21:43ou de discrimination
01:21:44parmi les individus
01:21:46perçus par autrui
01:21:47comme blanc
01:21:48est de 39%
01:21:51donc c'est-à-dire que
01:21:52selon cette enquête
01:21:53de LICRA
01:21:54vous voyez
01:21:54elle différencie bien
01:21:55tous les types de racisme
01:21:56le racisme anti-blanc
01:21:57il existe
01:21:59et c'est une réalité
01:22:01aujourd'hui
01:22:01dans notre pays
01:22:03il y a la question
01:22:04aussi du racisme
01:22:05en politique
01:22:06on va écouter également
01:22:07dans un instant
01:22:08un autre extrait
01:22:09de ce reportage
01:22:12qui était diffusé
01:22:13ce soir sur CNews
01:22:14mais juste avant
01:22:15je vous propose
01:22:15d'écouter
01:22:16la réaction
01:22:17de François Puponi
01:22:18sur les gens
01:22:20de Sarcelles
01:22:21qui est une commune
01:22:21qui connaît bien
01:22:22puisqu'il a été
01:22:23évidemment
01:22:23maire de Sarcelles
01:22:24François Puponi
01:22:25qui s'exprimait
01:22:26ce soir sur CNews
01:22:27C'est un moment
01:22:28quand vous avez
01:22:29dans une classe
01:22:30un ou deux
01:22:31trois enfants blancs
01:22:33dans l'école
01:22:33les parents
01:22:34qu'est-ce qu'ils font
01:22:35ils retirent les enfants
01:22:36et on a des classes
01:22:37où il n'y a quasiment
01:22:38que des gens
01:22:38issus de l'immigration
01:22:39et donc les blancs partent
01:22:41après ça se passe
01:22:42aussi par le commerce
01:22:43moi combien de fois
01:22:44j'ai entendu
01:22:44des personnes âgées
01:22:46à Sarcelles
01:22:46M. le maire
01:22:48on ne peut plus acheter
01:22:49une quiche Lorraine
01:22:51parce qu'il n'y a
01:22:51que des commerces
01:22:52à l'âle
01:22:52dans certains quartiers
01:22:53donc c'est une
01:22:55communauté dominante
01:22:56qui dit
01:22:56nous on va prendre
01:22:56la place
01:22:57on va s'installer
01:22:58on va prendre
01:22:58nos commerces
01:22:59on va installer
01:22:59nos pratiques
01:23:00on va avoir
01:23:00nos méthodes culturelles
01:23:01et les autres
01:23:02ils ont le sentiment
01:23:03qu'ils n'ont plus
01:23:04les blancs en particulier
01:23:05qu'ils n'ont plus
01:23:06leur place
01:23:06il faut qu'ils partent
01:23:07qu'est-ce qu'ils font
01:23:08ils partent
01:23:08et maintenant
01:23:09on arrive au processus
01:23:10suivant
01:23:10c'est bien entendu
01:23:11que l'éducation nationale
01:23:12et globalement
01:23:13l'intégration a fonctionné
01:23:14mais aujourd'hui
01:23:15dans ces quartiers
01:23:16si on suit
01:23:16ce qui s'est passé
01:23:16au municipal
01:23:17que disent les candidats
01:23:19votez pour des gens
01:23:20qui vous ressemblent
01:23:21c'est-à-dire votez
01:23:21pour des gens racisés
01:23:23ce qui s'est passé
01:23:24au municipal
01:23:25là c'est surréaliste
01:23:26voilà Karima
01:23:27un mot avant de terminer
01:23:29sur ce que disait
01:23:29François Puponi
01:23:30non mais je pense
01:23:31qu'aujourd'hui
01:23:32c'est l'ultime tabou
01:23:33certains ne reconnaissent
01:23:34tout simplement pas
01:23:35ils ne veulent pas
01:23:36entendre parler
01:23:36du racisme anti-blanc
01:23:37parce que ça serait
01:23:38faire le jeu
01:23:38de l'extrême droite
01:23:39ce serait quelque chose
01:23:41finalement
01:23:41ce serait extrêmement tabou
01:23:43je pense qu'il y a
01:23:45du racisme
01:23:45envers les personnes noires
01:23:46il y a du racisme
01:23:47envers les arabes
01:23:48il faut dénoncer tout ça
01:23:49et oui il y a ce tabou
01:23:50mais ça existe aussi
01:23:52il y a des blancs
01:23:52qui en sont victimes
01:23:53aujourd'hui
01:23:53et je pense qu'il y a
01:23:54une libération
01:23:55de la parole
01:23:55il faut être à l'écoute
01:23:57et il faut surtout
01:23:57reconnaître le problème
01:23:58si on veut être capable
01:23:59de lutter
01:24:00contre toutes les formes
01:24:01de racisme
01:24:01allez on va terminer
01:24:02là-dessus
01:24:02je suis désolé
01:24:03il ne nous reste plus
01:24:04du tout de temps
01:24:04merci en tous les cas
01:24:05à Karima Brick
01:24:06merci André Bercoff
01:24:08à François Pirard
01:24:10d'avoir été avec nous
01:24:11Bertrand Deskers
01:24:11on va suivre avec attention
01:24:13la visite de Charles III
01:24:14aux Etats-Unis
01:24:15et puis merci à Stéphane Ablo
01:24:16député PS de Meurthe et Moselle
01:24:18merci à vous cinq
01:24:20d'avoir décrypté avec moi
01:24:21le meilleur de l'info
01:24:22cnews.fr
01:24:23pour revoir bien sûr
01:24:23toutes vos émissions
01:24:24l'actualité continue
01:24:25avec Isabelle Piboulot
01:24:26pour l'édition de la nuit
01:24:28et on se quitte
01:24:28avec le rendez-vous
01:24:30humour de CNews
01:24:31c'est avec le sourire
01:24:32très belle nuit
01:24:33et à demain
01:24:34merci à tous
01:24:35merci à tous
01:24:36merci à tous
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