- il y a 3 jours
Dans ce témoignage bouleversant, Camille lève le voile sur un parcours marqué par l'épreuve et la reconstruction. Victime d'une agression à l'âge de huit ans, elle explique comment son cerveau a occulté ce traumatisme pendant des années avant qu'il ne resurgisse violemment à l'adolescence, lors de son premier baiser. Confrontée au déni de son entourage scolaire et à une réputation injuste qui a transformé sa vie en enfer, Camille raconte avec une sincérité désarmante sa descente dans la dépression, ses périodes de m*tilation et ses séjours en hôpital psychiatrique.
Au-delà de la souffrance, le récit de Camille est une ode à la force intérieure et à l'importance du soutien. Elle rend un hommage vibrant à Anthony, l'ami précieux qui l'a portée à bout de bras durant ses heures les plus sombres, ainsi qu'à sa famille qui n'a jamais cessé de l'entourer. Aujourd'hui, elle utilise son expérience pour sensibiliser sur des mécanismes psychologiques méconnus comme la dissociation et l'amnésie traumatique, soulignant qu'il est normal de ne pas se souvenir immédiatement et que la vérité peut mettre des années à émerger.
Ce témoignage puissant rappelle que, si les parents et les proches sont des piliers essentiels, la guérison ultime réside dans la capacité à se sauver soi-même. En partageant son histoire, Camille souhaite briser l'isolement des victimes et offrir un message d'espoir à tous ceux qui traversent l'obscurité de la maladie mentale : même au plus profond de la solitude, vous n'êtes pas seuls.
Suivez O-Rigines le nouveau média qui s’intéresse à l’histoire des histoires.
Youtube : https://www.youtube.com/channel/UC33B...
Instagram : https://www.instagram.com/origines.me...
Twitter : https://twitter.com/Originesmedia
Au-delà de la souffrance, le récit de Camille est une ode à la force intérieure et à l'importance du soutien. Elle rend un hommage vibrant à Anthony, l'ami précieux qui l'a portée à bout de bras durant ses heures les plus sombres, ainsi qu'à sa famille qui n'a jamais cessé de l'entourer. Aujourd'hui, elle utilise son expérience pour sensibiliser sur des mécanismes psychologiques méconnus comme la dissociation et l'amnésie traumatique, soulignant qu'il est normal de ne pas se souvenir immédiatement et que la vérité peut mettre des années à émerger.
Ce témoignage puissant rappelle que, si les parents et les proches sont des piliers essentiels, la guérison ultime réside dans la capacité à se sauver soi-même. En partageant son histoire, Camille souhaite briser l'isolement des victimes et offrir un message d'espoir à tous ceux qui traversent l'obscurité de la maladie mentale : même au plus profond de la solitude, vous n'êtes pas seuls.
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PersonnesTranscription
00:00Je le répète souvent, et il n'a jamais pris conscience de cette phrase, mais sans lui je serais morte.
00:06Après ce six jours, j'ai compris que si je ne me sauvais pas moi-même, personne ne le ferait
00:09pour moi.
00:11J'ai été victime à huit ans d'une agression sexuelle à l'anniversaire d'une de mes amies.
00:16C'est un événement que j'ai vraiment effacé de ma mémoire jusqu'à mes 13 ans.
00:20Comment tout ça m'est remonté ? C'est qu'en fait, quand j'ai dû embrasser mon premier copain,
00:26il y a beaucoup d'images qui me sont venues en tête, des flashs, très très négatifs d'ailleurs,
00:31et aussi beaucoup de sensations très désagréables à éprouver, mais surtout beaucoup de honte en fait.
00:38Au début, je me suis remise en question, bien évidemment, je me suis dit que c'était mon cerveau qui
00:42me jouait des tours,
00:43que c'était un cauchemar, que ce n'était pas possible.
00:46Mais en fait, plus les jours y passaient, et plus je continuais de ressentir tout ça,
00:50plus j'ai compris en fait que ça m'était vraiment arrivé.
00:52Et à partir de ce moment-là, très très vite, j'ai décidé d'en parler.
00:57J'avais très peur que les gens ne me croient pas, surtout à cause du temps qui s'était écoulé
01:01entre le moment où ça s'est passé et le moment où j'ai décidé d'en parler.
01:06J'avais vraiment peur qu'ils pensent que j'étais en train de leur mentir en fait.
01:10Mais j'ai quand même fait le choix d'en parler à une de mes amies proches.
01:14Donc je me souviens qu'en lui expliquant l'histoire, j'étais assez hésitante.
01:17Je me disais, mais je ne suis pas sûre de mettre les bons mots sur ce qui s'est vraiment
01:22passé.
01:23D'être vraiment dans le juste quand je l'explique.
01:25Et en fait, elle, tout ce qu'elle en a retenu, c'est que j'étais en train de lui
01:28mentir.
01:29Le lendemain, quand je suis revenue à l'école, la moitié du collège était au courant en fait de tout
01:34ce que je lui avais confié.
01:36Dès ce moment-là, j'ai eu la réputation de la meuf qui voulait se rendre intéressante en racontant des
01:41conneries.
01:42Donc j'étais la pute, la monteuse, tout ce que vous voulez.
01:45Donc là, à ce moment-là, dès ce jour-là, l'école pour moi, c'est devenu un enfer.
01:49C'était une angoisse d'y aller vraiment.
01:51J'ai commencé à me mutiler à partir de ce moment-là.
01:53C'était vraiment un moyen pour moi de transformer ma douleur psychique en quelque chose de physique et d'avoir
01:59un peu de répit en fait.
02:01Jusqu'au jour en fait où ça allait vraiment trop loin.
02:04J'ai coupé toutes mes cuisses haut vers le bas.
02:07Et je me souviens que j'ai plongé le sang avec des rouleaux de papier toilette.
02:11Et j'ai dormi comme ça en fait.
02:12Et le lendemain, par contre, j'avais oublié que j'avais la piscine.
02:16Donc j'ai vite compris que je ne pourrais pas y aller.
02:17Mes plaies étaient encore ouvertes en train de signer.
02:19Ce n'était juste pas possible.
02:21Donc je suis allée chez l'infirmière scolaire, elle lui a expliqué ce que j'avais fait.
02:24Elle, elle m'a soignée et puis elle m'a envoyée chez le médiateur.
02:28Et le médiateur m'a dit qu'il fallait que j'explique tout à mes parents.
02:31Et que si je ne l'avais pas fait d'ici ce soir, ils s'en occuperaient en leur passant
02:34un coup de téléphone.
02:36Donc le soir quand le téléphone a sonné et que ma mère a décroché, je savais pourquoi elle s'effondrait.
02:43Les mois, ils sont passés et vraiment je me mutilais de plus en plus et de plus en plus profond.
02:47J'ai été déscolarisée pendant plusieurs périodes de deux semaines.
02:52En tout, j'ai loupé trois mois de cours pour prendre un peu de répit.
02:56J'ai aussi consulté des tonnes de spécialistes, des médecins, des psychiatres, des psychologues, des kinésithérapeutes, des hypnothérapeutes, tout ce
03:05que vous voulez.
03:05J'ai aussi testé plusieurs traitements.
03:08D'abord la médecine par les plantes, le benoctène, la mélatonine.
03:11Puis après on est passé à des choses plus radicales comme le xanax, la kétiapine, les somnifères, etc.
03:16Mais il n'y a rien qui fonctionnait, j'étais toujours aussi mal.
03:19Jusqu'au jour où suite à l'introduction d'un nouveau traitement, j'ai fait une tentative de suicide.
03:25Les médecins oublient parfois de le dire aux parents et aux patients.
03:28Mais lors de l'introduction d'une nouvelle molécule, l'état du patient peut se dégrader, voire même s'empirer
03:35de avant la prise du médicament.
03:38On peut avoir des épisodes dépressifs très très graves pendant ce premier mois.
03:42Mais nous on n'avait pas été mis au courant de ça.
03:44Donc la nuit j'ai fait une tentative de suicide dans mon lit, j'ai avalé plusieurs boîtes d'aspirine.
03:49Et je me rappelle que vraiment l'idée de ne pas me réveiller le lendemain pour devoir aller à l
03:54'école, ça m'avait soulagée.
03:57Je me souviens que je m'étais endormie là-dessus et que vraiment j'étais apaisée.
04:02Mais finalement après 14h de sommeil, je me suis réveillée, j'avais hyper mal au ventre.
04:08Et hyper mal à la tête.
04:10Je me souviens que j'avais vraiment du mal à voir net.
04:13Mais j'étais bel et bien là, ça n'avait pas fonctionné.
04:16Et personne ne s'était rendu compte de rien.
04:19Ma mère elle a compris cette semaine-là que si elle n'agissait pas et qu'elle ne faisait pas
04:23quelque chose, il allait se passer quelque chose de très grave.
04:27Donc elle a pris la décision de passer des appels pour me trouver une place en centre psychiatrique pour enfants.
04:33Quand j'ai su ça, j'étais terrorisée.
04:35C'est une idée qui m'angoissait au plus haut point de me retrouver seule et abandonnée alors que je
04:40l'étais déjà.
04:41C'était imbonsable pour moi.
04:44Mais j'étais mineure, donc ma mère avait tous les droits sur moi.
04:47Par contre, il faut savoir que dans ce genre d'établissement, il y a vraiment un ordre de priorité avec
04:51une liste d'attente.
04:53Donc au final, ils m'ont renvoyée chez moi avec ma mère pendant encore une semaine.
04:57Pendant toute cette période, il y a quelqu'un qui a changé ma vie et je dois le citer aujourd
05:01'hui parce qu'il a vécu ma dépression avec moi.
05:04C'est Anthony.
05:06C'était le mec cool, assez populaire à l'école que tout le monde kiffait, dont moi bien sûr.
05:14Mais je ne voulais pas lui dire parce que je me disais que je n'étais pas assez bien pour
05:19lui.
05:19Mais en fait, un jour, on a été en travaux de groupe ensemble avec aussi son meilleur ami.
05:23Et malgré le fait que son meilleur ami se foutait de ma gueule, je me rappelle qu'Anthony a parlé
05:27avec moi.
05:28Il m'a fait rire aussi.
05:29Et je me souviens que ça m'avait fait beaucoup de bien.
05:32C'était un rire sincère.
05:33Après ça, on est devenus amis et puis meilleurs amis.
05:37Et puis petit à petit, en fait, j'étais plus seule.
05:40C'était plus moi, c'était nous.
05:41On n'était qu'un et il vivait tout avec moi.
05:44Quand le vendredi 11 décembre 2015, ma mère est venue me chercher à l'école.
05:50Je me rappelle très bien, j'étais en plein test de science en train de tricher avec le cahier sur
05:54les genoux.
05:55Et ma mère est arrivée dans la classe pour m'emmener à l'hôpital en fait.
05:58Et une fois qu'on est arrivés, les médecins ont tout de suite dit à ma mère, après m'avoir
06:02parlé, qu'ils allaient me garder.
06:04Donc là, j'ai complètement vrillé, j'ai pété un câble, j'ai dit que j'allais fuguer.
06:09Et suite à ça, ils m'ont emmenée dans un hôpital psychiatrique adulte fermé.
06:14Pour pas que je puisse sortir de ma chambre en fait, et puis ils m'ont shooté aux médicaments.
06:18Et j'y suis restée 4 jours.
06:20Pendant ces 4 jours, je me suis montrée vraiment exemplaire.
06:23Je voulais leur faire croire que j'allais mieux parce qu'en fait, je voulais vraiment sortir d'ici au
06:27plus vite.
06:29Donc pour la première fois de ma vie, j'ai menti aux médecins.
06:31Ce que je n'avais jamais fait avant parce que pour moi, les médecins, ils pouvaient me sauver.
06:36Pour moi, ils allaient trouver un médicament qui allait m'apaiser.
06:39C'est comme mes parents, pour moi, ils allaient me sortir de tout ça.
06:42Ils m'avaient toujours aidée, ils m'avaient toujours sauvée quand j'avais besoin d'eux.
06:46Pourquoi pas cette fois-là ?
06:46À la fin de cette hospitalisation, j'étais vraiment super triste.
06:50Même si je ne le montrais pas, j'étais effondrée.
06:52Parce que j'ai compris que si je ne me sauvais pas moi-même, personne ne le ferait pour moi.
06:57Que même mes parents, cette fois-là, ils étaient impuissants.
07:00Malgré tout l'amour qu'ils avaient pour moi, ils ne pouvaient rien faire.
07:04Du coup, j'ai commencé à cacher mon mal-être à tout le monde, sauf Anto.
07:08Parce que bien sûr, Anthony, il savait tout.
07:11Il vivait tout avec moi, il a tout traversé avec moi.
07:14Et c'était vraiment la personne qui m'écoutait en permanence, jour comme nuit.
07:18Et grâce à lui et grâce à ma meilleure amie, j'ai eu des moments où j'ai été vraiment
07:23heureuse.
07:24Où j'étais avec eux et ils m'ont fait oublier la dépression.
07:30Ils m'ont fait oublier tout ça.
07:32Et je me rappelle qu'il y a certaines fois où j'ai vraiment souri pour de vrai avec eux.
07:36Et je les remercie pour ça.
07:38Et puis fin 2016, malheureusement, ça a recommencé.
07:41J'ai été admise à la fondation psychiatrique de Nantes.
07:44Par contre, là-bas, je suis restée un mois et demi.
07:46En sortant de là-bas en janvier 2017, j'ai commencé l'hypnose.
07:51Et grâce à ça, petit à petit, mes souvenirs sont devenus un peu plus nets.
07:55J'ai pu commencer à repérer des voix, repérer des visages,
07:59comprendre les positions des gens dans la pièce, etc.
08:01Et j'ai enfin pu voir ce qui m'était arrivé en 2008.
08:04Donc j'ai compris que j'avais été violée par deux garçons en même temps.
08:09Et que huit personnes observaient la scène pendant ce temps-là.
08:12Et que mon amie tenait la porte de la chambre dans laquelle j'étais enfermée.
08:15Savoir ce qui m'était arrivé, c'était une chose.
08:18C'était déjà très dur.
08:20Mais c'était que la première étape.
08:22Suite à ça, j'ai tenté d'entamer une procédure judiciaire qui n'a pas donné grand-chose.
08:27Comme beaucoup de fois, j'en suis consciente.
08:29Mais c'est vrai que quand ça nous arrive, on se sent vraiment décrédibilisés.
08:33On a l'impression que les gens minimisent ce qui nous est arrivé.
08:37Et surtout la gravité des actes que les gens ont eu envers nous.
08:41J'avais vraiment besoin d'être connue en tant que victime.
08:44Mais ce n'est pas du tout ce qui s'est passé.
08:46Donc j'ai abandonné cette idée.
08:48Aujourd'hui, je continue un suivi psy depuis toutes ces années.
08:52Ça m'aide beaucoup.
08:54Ça m'aide à me comprendre moi.
08:55J'en apprends tous les jours.
08:57À comprendre les autres aussi.
08:58À comprendre mieux comment interagir avec eux.
09:00Et si je suis là aujourd'hui, c'est pour vous dire plusieurs choses.
09:03La première, c'est que la dissociation, elle est trop peu connue.
09:07On n'en parle pas assez.
09:08Et je veux vraiment mettre en avant que c'est normal de ne pas se souvenir de tout.
09:12C'est normal de douter, de changer de version.
09:14D'avoir des images qui apparaissent petit à petit.
09:17De dire la vérité au bout de plusieurs années.
09:19Tout ça, c'est normal.
09:20C'est un mécanisme de défense de l'organisme.
09:24Où le corps, il se coupe de nos émotions.
09:27Parce qu'il pense qu'on ne va pas être capable d'affronter ce traumatisme.
09:32Ensuite, j'aimerais aussi témoigner du fait que, malgré que la dépression, elle ne soit pas une maladie qui tue.
09:38Enfin, ce n'est pas un cancer, etc.
09:40La pose de ce diagnostic, c'est très très dur à gérer.
09:43Et on ne s'en rend pas forcément compte quand on ne le vit pas.
09:46Mais en tant que personne dépressive, quand on vous met cette étiquette, ça ne représente rien.
09:51Et tout en même temps.
09:52C'est plein de symptômes.
09:54Mais des symptômes qui, au fond, sont complètement invisibles.
09:56Donc la plupart des gens, ils ne s'en rendent même pas compte.
10:00Et nous, en fait, que ce soit le présent ou le futur, on ne s'identifie à rien.
10:06On ne sait pas ce qu'on est.
10:07On ne sait pas où on va.
10:09Et du coup, autant le présent que l'avenir, il est noir.
10:11Et on n'a aucun espoir, en fait.
10:14Avec ce parcours, j'ai aussi compris l'importance d'expliquer aux enfants que malgré tout l'amour
10:21et malgré toute la volonté que les parents ont de les protéger,
10:25il y a des fois où les parents sont impuissants et sont incapables.
10:28J'ai grandi dans une famille où mes parents nous ont toujours fait comprendre
10:33et toujours expliqué qu'ils seraient là pour nous dans n'importe quelle épreuve de notre vie
10:38et qu'ils nous soutiendraient toujours et qu'ils feraient tout pour nous sauver.
10:41Je ne les remercierai jamais assez pour ça, c'est clair.
10:44Mais du coup, quand personne ne pouvait me sauver, je n'ai pas compris.
10:49Je n'ai pas compris pourquoi j'étais toute seule.
10:52Pourquoi cette fois-là, ils étaient impuissants
10:54et pourquoi cette fois-là, c'était à moi d'aller chercher la force tout au fond de moi
10:57alors que j'étais déjà au fond et que je n'avais plus aucune force, en fait.
11:01Je me suis sentie un peu naïve d'avoir pu croire que je pouvais me reposer sur eux,
11:06quoi qu'il arrive.
11:07Je ne sais pas si Anthony tombera sur cette vidéo un jour, car on n'est plus en contact aujourd
11:11'hui,
11:12mais je tiens à lui témoigner tout mon amour
11:16et tous mes remerciements pour ce qu'il a fait pour moi.
11:20Sans lui, je ne serais plus là aujourd'hui, c'est sûr.
11:23Je le répète souvent et il n'a jamais pris conscience de cette phrase,
11:27mais sans lui, je serais morte.
11:30Donc, Anthony, merci et je t'aime.
11:32Et en dernier lieu, j'ai aussi réalisé vraiment l'importance de ma famille.
11:37J'ai réalisé que même si je me suis sentie seule et abandonnée,
11:41c'était qu'un sentiment parce qu'en fait, eux, ils ont toujours été là.
11:44Ils ont toujours été présents et ils ne m'ont jamais lâchée,
11:47que ce soit mes parents ou mes sœurs.
11:49Quand j'étais dans une période de crise, ils m'ont toujours laissé la place que j'avais besoin de
11:52prendre
11:52et ils ne m'ont jamais jugée.
11:54Ils ont toujours été à mes côtés sans jugement.
11:58Et merci à eux parce que sans eux, je ne sais pas comment j'aurais fait non plus.
12:01Aujourd'hui, ce que je retiens de tout ça, c'est que même si au plus profond de moi,
12:05je ressens de la solitude et de l'abandon, je ne suis pas seule.
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