Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 semaines
Cette vidéo raconte le témoignage bouleversant de Caroline, une jeune femme diagnostiquée d’un cancer du sein agressif à seulement 31 ans, en pleine période de confinement.

Elle partage sans filtre les étapes de son parcours : le choc du diagnostic, la peur liée à son passé familial marqué par la maladie, et le début d’un combat intense contre le cancer.

Son récit met en lumière la réalité des traitements, notamment la chimiothérapie, ainsi que les impacts physiques et émotionnels qui accompagnent cette épreuve.

Mais au-delà de la maladie, Caroline incarne une force mentale et une résilience inspirantes. Entre moments de doute et élans de courage, elle choisit de transformer son expérience en message positif. Elle évoque l’importance du mental dans la guérison, l’acceptation de soi, et le regard des autres, notamment à travers son choix d’assumer son crâne rasé. Son initiative, comme la création d’un mouvement de femmes solidaires, montre qu’il est possible de redonner du sens et de la puissance à une épreuve aussi difficile.

Cette vidéo est un véritable message d’espoir et de sensibilisation autour du cancer du sein chez les jeunes femmes. Elle rappelle l’importance du dépistage, du soutien et de la confiance en soi dans le combat contre la maladie.

Un témoignage authentique, inspirant et profondément humain, qui ne laisse personne indifférent.

Suivez O-Rigines le nouveau média qui s’intéresse à l’histoire des histoires.
Youtube : https://www.youtube.com/channel/UC33B...​
Instagram : https://www.instagram.com/origines.me...​
Twitter : https://twitter.com/Originesmedia

Catégorie

😹
Amusant
Transcription
00:00Non, même pas une semaine, il faut qu'on commence les chimios.
00:03C'est là en fait où je me dis, je rentre dans une période que ma mère a connue.
00:08Du coup, qu'est-ce que je vais devenir ?
00:11Est-ce que je vais être comme elle ?
00:12Est-ce que je vais devenir comme elle ?
00:14Est-ce que je vais mourir ?
00:15En tout cas, j'ai le même parcours que ma mère et ça me fait peur.
00:18L'année dernière, j'ai eu un cancer du sein à l'âge de 31 ans.
00:21Cancer très agressif.
00:22Et tout a commencé là parce que je ne m'attendais pas du tout à avoir ça dans ma vie.
00:26Je n'avais aucun problème avant de santé.
00:28Et j'ai fait un tour du monde pendant un an avant.
00:31Donc au départ, je me disais, voilà, tout roule, tout est beau.
00:33Et puis je me suis toujours dit aussi, la vie va s'arrêter de s'acharner sur moi.
00:40Parce que j'ai perdu mes parents aussi également, d'un cancer.
00:43J'ai perdu mon père à 23 ans et la mère à 25 ans.
00:45Après ma grand-mère, cancer aussi.
00:48Je me suis dit, ok, qu'est-ce qui se passe ?
00:51Est-ce que tout le monde va mourir autour de moi ?
00:53Comment ça va se passer ?
00:54Je me suis dit, c'est bon, là je pense que j'ai touché le plus bas.
00:57Je ne peux que remonter.
00:58Et je suis remontée, je suis remontée.
01:00J'ai fait un tour du monde.
01:01Donc je me suis, voilà, je me suis bougée les fesses.
01:04Et j'ai décidé de me prendre en main et de me dire, écoute, la vie est belle.
01:08Il ne faut pas que tu la vois comme ça.
01:09Moi, mon cancer est arrivé en mars 2020, pendant le premier confinement.
01:13J'étais chez moi tranquille.
01:14Et il faut savoir que j'ai un stérilé en cuivre à la base.
01:17Donc pas d'hormones, etc.
01:18J'ai arrêté la pilule, enfin voilà.
01:20Et tout d'un coup, du jour au lendemain, mes seins se sont mis à gonfler, naturellement.
01:25Et puis, petit à petit, ça ne dégonflait pas, quoi.
01:29Donc du coup, là, je me suis dit, bon, qu'est-ce qu'on fait ?
01:32Allez, je vais quand même consulter, on ne sait jamais.
01:34Elle m'a touchée, elle m'a dit, non, ça va, vous avez un laissé un peu dense.
01:37Mais vu que vous êtes potentiellement à risque avec votre mère qui a eu un cancer du sein,
01:41je vous prescris une mammographie.
01:43Et puis, les résultats tombent, elle me fait, ah, on voit quelque chose, quand même, il y a un truc
01:49là.
01:52J'ai dit, bon, ce n'est pas très important, ce n'est pas très grave, quoi.
01:56Elle me fait, non, mais on va continuer, on va faire une écho, etc.
01:59Je me dis, il y a peut-être quelque chose, mais ça doit être un petit qui, ce n'est
02:03pas important, quoi.
02:04L'échographie a révélé une petite boule.
02:07Elle me dit, je ne veux pas vous donner trop d'espoir.
02:09Mais vu la tête que ça a, ça sent mauvais.
02:12Et là, je l'ai regardée et je me suis dit, ok, mais c'est quoi qui sent mauvais ?
02:16Enfin, qu'est-ce qui se passe ?
02:17Elle me dit, bah, ça, ça ressemble à un cancer du sein.
02:19Je vais vous faire une ponction et on va voir.
02:22Et j'ai attendu 7 jours les résultats.
02:24C'est long, très, très long, 7 jours.
02:26Et elle m'a appelée le mardi.
02:28Et elle m'a dit, il faut venir chercher les résultats, ils sont prêts.
02:32C'est assez important, venez les chercher rapidement.
02:35Et là, j'ai compris.
02:36Et là, l'émotion, il monte.
02:42Ça va, il est dur, hein ?
02:44Attends.
02:46Ah !
02:47Ça va te raconter en profondeur, c'est la première fois en plus, tu vois ?
02:50Et là, en fait, c'est un cauchemar.
02:54Pincez-moi que je me réveille.
02:56Même pas une semaine, il faut qu'on commence les chignots.
03:00Mon chignot.
03:01Tu me parles de ce produit que mes parents ont eu, ils ont maigri, ils en sont morts.
03:06Tu veux mettre ça dans les veines ?
03:07Non, mais je vais me réveiller, vraiment.
03:11Et en fait, le soir a été un petit peu compliqué, mais il y a eu une personne qui m
03:14'a remontée grave le moral, comme jamais.
03:17C'est une amie, Céline, qui a eu aussi un cancer du sein.
03:21Et qui m'a dit, ça va aller, meuf, ça va aller.
03:24Entre deux chimios, j'ai sauté, je faisais des sauts en parachute.
03:27J'ai deux enfants, je m'éclate, tout va bien, ça va le faire.
03:33Tu vas juste t'en chier pendant un an, mais ça va le faire.
03:36Et elle m'a tellement remontée le moral, elle m'a reboostée, qu'après l'appel que j'ai eu
03:41avec elle,
03:42après ce contact au téléphone, c'était le jour et la nuit.
03:45Donc, je suis passée d'une émotion en mode, je vais mourir, et en fait, je n'ai pas le
03:49choix.
03:49Je vais continuer.
03:50Et donc, du coup, je suis partie voir un spécialiste.
03:52J'étais ravie parce qu'elle me dit, oui, bon, ok, c'est un peu gros, c'est 4 cm,
03:56on ne va pas tarder à faire une chimio, etc.
03:58Mais ça, elle va le faire.
03:59Elle m'a appelé, elle fait, oui, je ne pensais pas que c'était, ça va, en fait,
04:02ce n'est pas si gros, gros que ça.
04:04Enfin, il y en a qui rassure, qui s'est parlé, qui met à l'aise, etc.
04:08Alors, avant de commencer les chimios, elle va m'installer un pack.
04:11Alors, je vais essayer de le montrer.
04:12C'est ça.
04:14C'est un petit boîtier.
04:15Et c'est là, en fait, qu'on perfuse avec la...
04:17Ouais, pour la chimio.
04:18Et j'ai pleuré, ouais.
04:20J'ai pleuré.
04:21J'ai pleuré parce que c'est dur.
04:25C'est là, en fait, où je me dis, je rentre dans une période que ma mère a connue.
04:30Du coup, qu'est-ce que je vais devenir ?
04:33Est-ce que je vais être comme elle ?
04:34Est-ce que je vais devenir comme elle ?
04:36Est-ce que je vais mourir ?
04:37En tout cas, j'ai le même parcours que ma mère et ça me fait peur.
04:40Même si elle est forte, qu'elle s'est toujours battue,
04:42elle avait un sein en moins.
04:44Elle n'avait plus de cheveux.
04:45Elle était fatiguée.
04:46À la fin, elle faisait pipi au lit.
04:49Et quand on me pose le pack...
04:51Ouais.
04:52Là, je prends conscience.
04:53Et je fais, putain, le voyage commence.
04:55Donc, je sors de l'opération.
04:57Et puis, une semaine après, j'ai une autre opération qui est des ganglions sentinelles.
05:02En fait, les ganglions, c'est ce qu'on a en dessous des aisselles, à côté du sein, etc.
05:07Et il faut les prélever pour savoir s'ils sont touchés.
05:10Et en fait, là, la nouvelle tombe.
05:13Je n'ai rien d'autre.
05:14Et mon cancer n'est pas métastasé.
05:16C'est-à-dire que ça ne peut pas se propager dans le sang.
05:20Ce n'est pas très grave.
05:21Ma mère a eu un cancer du sein métastasé.
05:23Donc, du coup, après, il y a des possibilités où ça passe dans le sang, que ça récidive ailleurs.
05:26Donc, c'est trop bien.
05:27Je suis trop contente.
05:28Alors là, je me détache totalement de l'expérience du vécu de ma mère.
05:31Je me dis, en fait, mon cancer du sang, il est différent de ma maman.
05:35Et je ne suis pas la maman.
05:36Les chimios d'il y a 20 ans ne sont pas les mêmes chimios que maintenant.
05:39Le cancer d'il y a 20 ans n'est pas le même cancer de maintenant.
05:42Je vais m'en sortir.
05:43Ça va le faire.
05:44Et je reprends, en fait, une dynamique qui est assez dingue sur le positif.
05:49Après, commence la première chimio où là, c'est chaud.
05:51Et en fait, il y a des effets, maman, mais c'est un truc de dingue.
05:55En règle générale, je dis que c'est une grippe sans avoir la grippe,
05:58des nausées de femme enceinte sans être enceinte et une gueule de bois sans avoir bu.
06:01Tout ça avec un corps qui est en trans, qui n'est pas bien.
06:04Et un jour après, j'ai commencé à perdre mes sourcils, cils, mais surtout un petit peu les cheveux.
06:09Et du coup, j'ai appelé des super potes de l'île à venir me raser.
06:15Évidemment, beaucoup d'émotions où je commence à pleurer parce que je sais que je ne le fais pas,
06:18parce que ça tombe.
06:22Et que ça ne va pas être évident, quoi.
06:24Mais je me dis, bon, tu rases ma grande, mais ça va repousser.
06:28Crois ta belle étoile, ça va aller.
06:30Donc du coup, on a rasé.
06:32J'avais peur, j'avais peur du regard des autres.
06:33Donc j'ai acheté des perruques, des frangines.
06:36C'est une marque que j'aime beaucoup.
06:38Mais c'est venu après où j'ai eu confiance en moi sur ça.
06:40Le premier lâcher de perruques dans la rue a été pour moi l'un des plus intenses moments de ma
06:45vie.
06:45J'étais dans une petite ruelle, l'été commençait à arriver.
06:48Et je me suis dit, Caro, tu n'as pas resté avec un bonnet en cachemire pendant tout l'été.
06:53Tu es à Marseille.
06:55Et j'avais peur tellement du regard des autres, en mode, elle a un cancer, elle est malade.
07:00Enfin, je me suis dit, mais mes meufs, en fait, tu t'en fous.
07:03Et j'avais un grand sourire en mode, meuf, tu l'as fait.
07:06Tu marches là devant tout le monde, le crâne à l'air.
07:10Je suis belge, j'ai crâne rasé dehors.
07:13Et j'affirme cette maladie ou non si on ne la voit pas.
07:17Mais je m'affirme sans artifices, sans perruques, qui m'aident évidemment.
07:23Mais je m'affirme sans rien, en fait, je suis moi.
07:26Et je me suis dit, lors d'une vidéo, pourquoi pas ?
07:30Je marche dans la rue et je balance ma perruque en l'air.
07:32Et j'interview des gens pour ça, pour voir leur réaction.
07:34Et je me suis dit, mais attends, balancer de ma perruque en l'air, etc.
07:37Et de m'affirmer comme ça, il y a peut-être des femmes qui n'osent pas.
07:40Du coup, j'en ai parlé.
07:41Et en fait, on s'est retrouvés avec trois filles.
07:44Justine, Amandine.
07:44Et j'ai créé le gang des crânes rasés, l'Instagram.
07:47Et on s'est dit, on veut des femmes en dessous de 40 ans.
07:49Ce n'est plus un cancer de vieilles personnes ou de personnes plus âgées.
07:52C'est un cancer maintenant, là, tout de suite.
07:54Et moi, j'ai envie de faire un événement où on voit nos têtes de bébés, chauves.
07:57Et qu'on se dise, mais attends, elles ont toutes un cancer du sein.
07:59Elles ont des tronches de 18 ans, 20 ans, 30 ans.
08:01C'est quoi ce bordel ?
08:02Ça arrive, ça existe ?
08:04Ouais, en fait, il faut se réveiller là, vraiment.
08:06Et je me suis dit, je vais transformer ce cancer en quelque chose de positif, de beau et de rigolo.
08:12Il y a des moments où c'est dur.
08:14Là, je vous en parle parce que j'ai le sourire, mais là, ça monte.
08:16C'est-à-dire d'avoir peur que ça revienne.
08:18Alors oui, je l'ai combattu une fois.
08:19Mais je me dis, mais si ça revient, ça ne va pas être possible.
08:22Je ne vais pas gérer du tout, quoi.
08:23Ça ne va pas le faire.
08:25C'est hard, quand même, ce qu'on m'a mis dans l'event pendant 7 mois.
08:28Mais il y a des moments où on est tellement positif qu'on peut sauver des montagnes.
08:32Mais ces moments durs, il ne faut pas les effacer.
08:33Et quand on me dit, mais attends, Caro, tu es une Wonder Woman,
08:36parce que je suis allée à ma première chimio habillée en Wonder Woman.
08:39Et du coup, j'incite les gens à y aller habillée.
08:42Voilà, un truc un peu fun qui vous rassure.
08:44Je ne sais pas, moi, des pyjamas licornes, on ne sait rien,
08:46mais ça donne un petit pouvoir supplémentaire, ça fait du bien.
08:48Et être positif, c'est au moins, pour moi, 80% de la réussite.
08:51C'est ce que me disait ma mère.
08:52Avoir le moral, ma chérie, c'est 80% de la rémission.
08:55Il faut que tu acceptes.
08:56Il faut que tu acceptes parce que si tu n'acceptes pas,
08:59ton corps et ton esprit ne vont pas du tout être sur la même longueur d'onde.
09:03Tu ne vas pas être bien, tu vas être déprimé.
09:05Alors qu'accepter, ça fait que, ok, c'est là.
09:08Eh bien, on va tout faire pour s'en sortir.
09:11Donc, voilà, j'invite les gens à s'écouter,
09:15à refaire des câlins aux autres, ça fait du bien.
09:17à se donner beaucoup d'amour parce qu'on en a besoin
09:19et de se donner les moyens d'avancer et de croire en soi.
09:24On en a besoin de croire en soi,
09:25on a perdu énormément de confiance en soi avec le Covid et cet enfermement.
09:28Ça, plus mon cancer du sein, c'est dur.
09:30Donc, je souhaite vraiment à beaucoup de personnes de reprendre confiance en elle
09:32et je suis sûre que c'est possible avec de la bienveillance
09:35et beaucoup d'amour de nous tous.
09:37On en a beaucoup besoin.
Commentaires

Recommandations