00:00Lundi 4 mai, nous avons ouvert tout à l'heure à 5h du matin.
00:05Tous nos amis viennent vous rendre compte de l'actualité, des dernières infos.
00:10Il y en a un qui est important évidemment, c'est notre docteur Daniel Siméka.
00:15Bonjour docteur !
00:17Bonjour Frédéric, bonjour à tous !
00:20Bien, nous vous avons...
00:21Alors, tout le monde tousse un petit peu en ce moment,
00:24c'est pas grave, vous nous rassurez, avant de rentrer dans le vif du sujet, la question du jour.
00:28Ça dépend, ça dépend.
00:31Non mais c'est le pollen un peu, non ?
00:32Je ne peux pas répondre pour tout le monde,
00:36mais c'est souvent effectivement lié aux allergies du printemps.
00:39Oui, ce n'était pas prévu, mais comme depuis ce matin,
00:42tout le monde dit, c'est bizarre, j'ai la gorge qui racle.
00:44Bon, le gros du dossier ce matin que nous ouvrons avec vous, Daniel,
00:50c'est le vaccin.
00:52Alors parlons du vaccin, parfois ça peut piquer,
00:55le recul de la couverture vaccinale mondiale
00:57et la résurgence d'infections établies par la vaccination
01:01représentent un enjeu majeur de santé publique,
01:04vous vouliez le rappeler,
01:05et ça justifie le déploiement de nombreuses stratégies d'amélioration.
01:10Lesquelles ?
01:11Alors, justement, des études ont montré,
01:14parce que des stratégies d'amélioration, il y en a plein,
01:17les études ont montré 237 essais cliniques,
01:21qui représentent 4,3 millions de patients,
01:25que parmi les mesures les plus efficaces,
01:28de façon très contre-intuitive,
01:31il y a tout simplement les horaires, les lieux,
01:35la manière de prendre les rendez-vous,
01:36c'est-à-dire la disponibilité, l'accès au vaccin.
01:41Et de ce point de vue-là, en France,
01:43le fait que, vous savez, ça a piqué un petit peu à un moment donné,
01:47lorsque les pharmaciens ont commencé à vacciner,
01:50les médecins n'étaient pas très contents,
01:51mais c'est vrai que l'accès à la pharmacie,
01:54c'est quand même très rapide, très facile,
01:57il n'y a qu'à pousser la porte,
01:58il n'y a pas de rendez-vous,
01:59et donc, certainement, c'est un grand progrès.
02:02C'est étonnant de voir comme cette chose très pratique
02:07a un fort impact.
02:09Le deuxième, évidemment, c'est le coût et la prise en charge.
02:11En France, nous avons la chance d'avoir la plupart des vaccins,
02:15en tout cas les vaccins obligatoires,
02:17qui sont pris en charge.
02:19On ne parle pas des vaccinations quand on voyage,
02:22ça, c'est autre chose.
02:24Et puis, surtout, vient aussi beaucoup
02:29ce qu'on appelle l'entretien motivationnel,
02:32c'est-à-dire la relation avec un professionnel de santé,
02:35mais pas seulement, avec des enseignants,
02:38avec des travailleurs sociaux,
02:40c'est-à-dire avec un interlocuteur
02:42qui va vous convaincre
02:43parce que peut-être vous êtes un peu réticent
02:47ou simplement, tout simplement, néglisant.
02:50Voilà, ce sont les trois éléments.
02:51Ou alors un petit peu peureux, disons-le.
02:54C'est comme dans les bronzés,
02:55je ne sais pas ce qui me retient de te mettre une bave,
02:57ça doit être la peur.
02:58Bon, c'est un peu ça aussi.
02:59Mais au-delà de ça, quand même, docteur,
03:02il y a cette question de l'adhésion vaccinale
03:05qui est centrale,
03:07qui avait été un peu remise en question
03:09autour du Covid aussi.
03:10Ça n'a pas aidé dans cette volonté
03:13de se prendre en main.
03:16Alors, moi, je fais partie des gens
03:18qui, pendant le Covid,
03:19n'arrêtaient pas de dire
03:20qu'il fallait qu'on fasse
03:22beaucoup plus de pédagogie
03:23et beaucoup moins d'obligations
03:25et que, même si l'obligation
03:27donnait un résultat immédiat,
03:30elle était, à terme, contre-productive.
03:32Moi, dans ma pratique,
03:33et je crois que mes confrères,
03:34beaucoup de mes confrères constatent ça,
03:37on n'avait pas autant d'antivax.
03:39Alors, les antivax, antivax,
03:41j'ai envie de dire,
03:42c'est compliqué.
03:43On ne peut pas faire vraiment grand-chose
03:45contre des gens
03:46qui n'écoutent pas les arguments,
03:48qui n'écoutent pas la science.
03:49Mais tous les autres,
03:50le gros du peloton,
03:51c'est-à-dire les vaccinaux
03:53un peu sceptiques,
03:55eh bien, on aurait fait
03:56un peu plus de pédagogie.
03:57Mais bon, aujourd'hui,
03:59en tout cas,
03:59on constate que c'est vraiment
04:01l'entretien particulier,
04:03donc, avec un professionnel de santé
04:05ou avec une personne de confiance,
04:09particulièrement chez les adolescents.
04:11Oui, parce que l'étude,
04:12en fait, ça compartimente
04:14enfants, adolescents, jeunes, adultes,
04:16puis les adultes
04:17et enfin les personnes âgées.
04:18Quatre grandes catégories.
04:21Exactement.
04:22Et chez les ados,
04:23donc, toutes les campagnes,
04:26en fait, la motivation non humaine,
04:30par des spots,
04:31par des campagnes,
04:33elle est plutôt contre-productive.
04:35C'est intéressant à entendre cela,
04:38d'autant plus que c'est une tranche d'âge
04:41où on les voit moins,
04:43ils sont, fort heureusement,
04:45bien souvent moins malades.
04:47et donc,
04:48c'est vrai que les enfants,
04:50on les voit,
04:50on les suit régulièrement
04:51et il y a toute une période d'adolescence
04:53où s'il n'y a pas de problème,
04:55au cabinet médical,
04:56on les voit quasiment plus.
04:58Donc,
04:58c'est intéressant de savoir
04:59que ce sont,
05:01il faut que le relais se fasse
05:03au niveau des professionnels de santé,
05:05des autres professionnels de santé
05:07et des travailleurs sociaux.
05:08Chez les enfants,
05:09c'est plutôt le coup.
05:13Oui, voilà, c'est ça.
05:14Bon, c'était important de rappeler tout ça.
05:15Merci docteur Daniel Siméka
05:17pour ce rappel,
05:19finalement.
05:20On peut le dire comme ça,
05:21le rappel vaccinal.
05:23Voilà,
05:24j'ai piqué au bon endroit.
05:25C'est bon.
05:25C'est bon.
05:25C'est bon.
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