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- #hdpros2we
Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche
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00:0120h05 sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros 2 avec Sabrina Berlin-Bouillet qu'on
00:06est heureux de retrouver, journaliste service police-justice de CNews.
00:09Et nous allons parler évidemment du 1er mai avec vous, des tensions avec les forces de l'ordre, des interpellations
00:14et du nombre de manifestants.
00:17Mais avant cela, je vais saluer bien sûr Julien Drey, Jules Torres, Benoît Perrin, directeur général de Contribuables et Associés.
00:24Ici, on va parler du travail, c'est un mot qui dérange en ce moment, et Sébastien Ligné, chef du
00:29service de Valeurs Actuelles, chef du service politique.
00:32On va commencer avec un témoignage d'un homme qui a voulu fêter le travail en travaillant, fêter ce 1er
00:38mai en travaillant.
00:39Il s'appelle Eric, il est boulanger en Isère, je crois que ça fait 40 ans qu'il est boulanger
00:44en Isère.
00:45Et il a eu le malheur ce matin de se dire, ben tiens, parce que le gouvernement me l'avait
00:50dit, bon j'ai compris qu'il y avait une petite cacophonie,
00:53mais j'ai eu quand même la possibilité, je vais faire quelque chose d'incroyable, je vais travailler.
00:57Je vais travailler ce matin, et il a plusieurs employés, et il a donc ouvert sa boulangerie ce matin.
01:05Qu'est-ce qui s'est passé une heure plus tard ? Il s'est retrouvé, et là on bascule
01:07non pas dans l'heure des pros, mais l'heure de l'absurdistan,
01:10il se retrouve une heure plus tard face à des contrôleurs.
01:13Des contrôleurs qui vont lui dire, mais est-ce que vous avez des salariés ?
01:16Je crois qu'il va être en direct dans quelques secondes avec nous.
01:19Visiblement c'était plutôt agréable, donc on va faire attention à ce qu'on dit.
01:23Mais il a été donc contrôlé, malgré les demandes.
01:29C'était quoi la formule de M. Leporeau ?
01:31L'intelligence collective.
01:33L'intelligence collective.
01:34L'intelligence et le bon sens.
01:36Le bon sens et l'intelligence collective.
01:38Alors je demande en régie si Eric est avec nous.
01:41Alors, il n'entend pas pour l'instant, cher Eric, mais je pense que si on va trouver une solution
01:47assez rapidement.
01:49Mais avant d'avoir le témoignage d'Eric, je me tourne vers celui qui a souvent manifesté,
01:54qui est très attaché au travail, Julien Drey.
01:57Vous allez dire quoi au boulanger Eric qui voulait juste travailler ce matin,
02:02qui s'est retrouvé contrôlé ? Il risque plus de 5000 euros d'amenda.
02:05Il y a combien de jours dans l'année ?
02:06365.
02:07Donc il en a à 3,64 où il peut travailler ?
02:09Bah non.
02:10Alors plus sérieusement, parce que je sais qu'il ne pense pas ça et c'est de la mauvaise foi.
02:14C'est de la mauvaise foi.
02:15Je sais que c'est de la mauvaise foi.
02:16Je l'ai fait exprès pour vous mettre un peu de bonne humeur.
02:18Eh bien ça me fait plaisir.
02:19Mais rien que de vous voir, ça me met de bonne humeur.
02:21Voilà, je ne savais pas.
02:22À ce point-là, non.
02:23Écoutez, moi je suis pour garder la centralisation du 1er mai.
02:26Je ne vois pas pourquoi la France est en train de s'inventer une polémique de dingue.
02:29Il y a des débats beaucoup plus importants pour la société française.
02:32Si vous pensez que le redressement économique de la France,
02:35sa réindustrialisation par exemple,
02:37le retour au travail nécessaire pour toute une catégorie de population
02:41qui aujourd'hui se réduit à la question du 1er mai,
02:46chapeau bas,
02:47je pense effectivement que la France n'est pas sortie de l'auberge avec une politique comme ça.
02:51Alors, est-ce que vous me permettez une relance ?
02:52Puisque par exemple,
02:54prenons les fleuristes.
02:55Vous savez quel est le 3e jour le plus important de l'année pour un fleuriste ?
03:00En termes de chiffres d'affaires ?
03:01Non, le 3e.
03:02Ça c'est le 1er.
03:03Il y a la Saint-Valentin.
03:04Et qu'est-ce qui vient après ?
03:05Le 1er mai.
03:06La vente de Muguet par exemple,
03:08le 1er mai,
03:08ça représente 10 millions d'euros pour les fleuristes.
03:11La vente de Muguet, c'était...
03:12Ah bah si c'est pour le Parti communiste,
03:13dites-moi !
03:14Si c'est préempté par le Parti communiste,
03:16dites-moi qu'il est 10 millions,
03:17ils doivent revenir au Parti communiste,
03:19dites-le-moi, Julien Drey.
03:20100 millions, généralement, le Parti communiste.
03:22Mais je ne savais pas que sur le plateau,
03:23j'allais être le représentant du Parti communiste.
03:25Mais si vous voulez, je vais le faire.
03:28Je crois qu'il y a un caractère.
03:29D'ailleurs, je suis assez d'accord avec ce qu'a dit
03:32Darmanin, vous voyez, comme quoi je ne suis pas sectaire.
03:34Sur le 1er mai, il a dit
03:35qu'il y a une sécurisation d'une journée
03:36qui représente beaucoup de choses dans l'histoire sociale.
03:39On peut s'asseoir sur toute l'histoire d'un pays,
03:41considérer que tout ça n'existe pas.
03:44Moi, pour moi, ça existe.
03:46Alors, visiblement, Eric est avec nous.
03:49On l'a en image,
03:50mais il y a un problème de son.
03:52Donc, je veux quand même voir l'image
03:54et je crois qu'il nous entend.
03:55Donc, cher Eric, il y a un petit problème technique,
03:57mais on va vous reprendre dans quelques instants.
03:59Est-ce qu'au moins, on peut avoir l'image pour saluer Eric
04:02et lui dire qu'on va essayer de l'avoir dans quelques instants ?
04:05Visiblement, même l'image.
04:06Il faut qu'il appuie sur son petit téléphone.
04:08Ah, Eric nous voit, mais il ne nous entend pas.
04:11Eric, on ne peut pas échanger
04:13parce que le son ne fonctionne pas avec vous, cher Eric.
04:16Mais soyez certains qu'avant 21h,
04:18nous allons essayer d'avoir la connexion avec vous.
04:21Et c'est un bonheur de vous avoir.
04:23Eric, vous allez tout nous raconter.
04:24Mais puisque nous avons pu échanger à 11h ce matin sur Europe 1,
04:29eh bien, on va écouter votre témoignage.
04:32Que s'est-il passé ?
04:33Eric raconte.
04:35Ce matin, moi, j'ai ouvert à 7h.
04:37Et à 8h15, j'ai deux inspecteurs du travail
04:40qui sont vendus,
04:42qui ont demandé à mes vendeuses de me parler.
04:46Et puis, ils m'ont dit que je n'avais pas le droit d'ouvrir.
04:49Alors, j'aurais dit que si, j'avais le droit d'ouvrir,
04:51mais que je n'avais pas le droit d'avoir de salarié, c'est tout.
04:53Et que j'avais fait signer,
04:55je lui ai dit que j'avais fait signer,
04:58parce que c'était sur la base du volontariat,
04:59alors mes salariés m'avaient signé une décharge.
05:02L'inspectrice m'a dit que ce n'était pas valable
05:04parce que la loi dit qu'on n'a pas le droit de les faire travailler.
05:08Alors, je lui ai dit que le Premier ministre
05:10nous avait quand même donné l'autorisation.
05:12Il m'a dit que comme ce n'est pas un texte de loi qui a été voté,
05:17j'étais dans l'inégalité.
05:19Et voilà, moi j'avais 7 salariés dans l'entreprise,
05:21et elle m'a dit qu'elle ferait un PV, qu'elle ferait un rapport,
05:25mais que voilà, l'amende, je ne sais pas si j'aurais une amende,
05:29mais de toute façon, c'était 750 euros par salarié,
05:33multiplié par 7 salariés, ça fait 5 250 euros.
05:37Et alors, je vois Benoît Perrin, vous êtes à deux doigts de pleurer,
05:41mais alors, encore plus fou dans cette séquence,
05:43encore plus fou dans cette séquence,
05:45et c'est là où on bascule en absurdistan,
05:47c'est que le Premier ministre va prendre son téléphone.
05:51Et alors, certains pourraient dire, c'est très bien quand même,
05:52le Premier ministre, il voit que la situation est ubuesque,
05:56il prend son téléphone, il le rassure visiblement,
05:58il le félicite d'ouvrir un 1er mai.
06:01Écoutez.
06:03Je viens d'avoir le Premier ministre au téléphone,
06:05il vient de m'appeler,
06:07et il m'a dit que de toute façon,
06:09les amendes, il n'y aurait pas de suite.
06:12C'est très important ce que vous dites,
06:12vous me dites que vous avez échangé avec Sébastien Lecornu, Éric.
06:16Oui, Sébastien Lecornu m'a appelé justement,
06:19via Laurent V. Wauquiez.
06:23Non mais c'est exceptionnel.
06:24Et vous avez, donc là, vous avez un coup de téléphone,
06:27vous prenez le téléphone et vous entendez,
06:29bonjour, c'est le Premier ministre.
06:32Voilà, voilà, tout à fait.
06:34Et là, vous réagissez comment, Éric ?
06:37Comment ?
06:37Et vous réagissez comment ?
06:39Parlez-nous de cet échange, racontez-nous.
06:42J'ai réagi, il m'a dit que,
06:44il m'a remercié d'être ouvert,
06:46d'avoir joué le jeu, d'avoir ouvert,
06:47et que je n'avais pas à m'en faire,
06:50que s'il y aurait des poursuites,
06:53comme il l'avait annoncé,
06:55il y a 15 jours, le vendredi,
06:59quand il nous a donné l'autorisation d'ouvrir,
07:02qu'il n'y aurait pas de sanctions derrière.
07:04Et vous pensez que c'est terminé ?
07:05Pas du tout.
07:06Manuel Bompard, responsable de la France insoumise,
07:09est foudrage,
07:10à tel point qu'il signale l'échange
07:13au procureur de la République.
07:15Le Premier ministre est hors la loi.
07:18Puisqu'il a félicité un hors la loi
07:20d'avoir ouvert sa boulangerie.
07:22Regardez donc le communiqué de Manuel Bompard.
07:26C'est une tentative claire de faire échec
07:28à l'application de la loi
07:29qui proscrit pour un chef d'entreprise
07:31le fait de faire travailler des salariés
07:33le 1er mai.
07:35Or, selon l'article du Code pénal,
07:37le fait par une personne dépositaire
07:39de l'autorité publique agissant
07:40dans l'exercice de ses fonctions
07:41de prendre des mesures destinées
07:42à faire échec à l'exécution de la loi
07:44est puni de 5 ans d'emprisonnement.
07:4675 000 euros d'amende
07:48tremblés, M. le Premier ministre.
07:50Et je crois que ça peut aller même
07:51encore plus loin.
07:52C'est pourquoi, avec les députés
07:53de la France insoumise,
07:54ils se liguent tous ensemble
07:56au titre de l'article 40
07:57du Code de procédure pénale.
07:59Nous saisissons ce jour
08:00le procureur de la République,
08:02Benoît Perrin,
08:03de Contribuables et Associés.
08:05C'est une histoire de hors la loi.
08:07C'est une histoire de hors la loi.
08:08Mais si vous voulez,
08:08j'en veux déjà beaucoup au gouvernement
08:09qui n'a pas eu le courage
08:11d'affronter une partie de la gauche
08:12et les syndicats
08:13parce qu'il avait un projet
08:15de loi qui, effectivement,
08:16allait simplifier les choses.
08:17Et en fait, il ne l'a pas fait.
08:20Malheureusement.
08:20Donc, c'est vrai qu'il a appelé
08:21au bon sens.
08:21Il a appelé à l'intelligence collective.
08:22Mais manifestement,
08:23ce ne sont pas des qualités
08:24qui sont partagées
08:25par l'ensemble des inspecteurs
08:26du travail.
08:27Malheureusement.
08:27Et le pire dans cette histoire,
08:28c'est qu'a priori,
08:30effectivement,
08:30le commerçant va être verbalisé,
08:32a été verbalisé, pardon,
08:33mais n'aura pas d'amende.
08:34Donc, je veux dire,
08:34en plus, on est dans un système...
08:36Il a été contrôlé,
08:37mais il ne sera pas forcément
08:39verbalisé.
08:40Il a, Eric,
08:417 salariés
08:42qui ont travaillé aujourd'hui.
08:43C'est 750 euros
08:44par salarié
08:45qui travaille.
08:47Donc, potentiellement,
08:48c'est 5 250 euros
08:49d'amende.
08:50Il faut savoir que,
08:51je lui avais demandé ce midi,
08:52son chiffre d'affaires
08:52sur une journée comme celle-ci,
08:54je ne parle pas
08:54des bénéfices,
08:55du chiffre d'affaires,
08:56c'est 5 000 euros.
08:58Voilà où on en est.
08:59Et vous dites,
08:59il faut sanctuariser, Julien.
09:00Il y a des gens,
09:01Julien Drec,
09:02qui ont peut-être le droit
09:03sanctuariser.
09:03Je sais que vous êtes jeune
09:05et c'est votre privilège
09:05dans ce débat.
09:06Vous savez,
09:07le 1er mai,
09:08c'est une histoire sociale.
09:10Ça fait des années,
09:11des années.
09:11C'est un rendez-vous
09:13historique,
09:13marque la vie
09:14de notre pays
09:15et pas que de notre pays.
09:16Voilà.
09:17Vous pouvez décider
09:18que tout ça,
09:18c'est fini
09:18et que...
09:20Voilà.
09:20Mais,
09:20t'as ça d'un point de vue.
09:21Vous adorez faire des référendums.
09:24Dans les débats,
09:25j'entends faire des référendums.
09:26Faites un référendum
09:27sur le 1er mai,
09:27on verra le résultat.
09:28Alors là,
09:29je veux bien comparer maintenant.
09:30Parce que ne peuvent travailler
09:32que les gens volontaires
09:33et qui sont payés double.
09:34Donc ceux qui ne veulent pas
09:35travailler,
09:35ils ne travaillent pas.
09:36Ils vont manifester.
09:37Ceux qui veulent travailler,
09:38ils travaillent.
09:38Il y a un gros problème
09:39de pouvoir d'achat.
09:40Vous le savez bien.
09:41Pourquoi les empêcher
09:42de travailler ?
09:43Écoutez,
09:44franchement,
09:44le pouvoir d'achat,
09:45c'est d'augmenter les salaires.
09:46Ce n'est pas le 1er mai
09:47qui va se payer double.
09:49D'abord,
09:49ce n'est pas comme ça
09:50que ça se passe.
09:50Ce n'est pas aussi simple.
09:51Surtout dans les...
09:52Mais attendez.
09:53Il se trouve,
09:54si vous voulez,
09:54que j'ai travaillé
09:56avec Emmanuel Macron
09:57sur la fameuse loi Macron
09:59de 2014.
10:00Donc j'ai travaillé,
10:01vous avez retrouvé mes traces,
10:02sur l'ouverture
10:03des magasins le dimanche.
10:04On a mis,
10:05et c'est comme ça
10:05qu'on a réussi à l'époque,
10:07un certain nombre de conditions
10:08pour permettre justement
10:09qu'on puisse ouvrir
10:10le magasin le dimanche.
10:11Quand c'est des entreprises
10:13très réduites
10:13où le rapport
10:14avec le salarié
10:14est compliqué,
10:16excusez-moi,
10:16ce n'est pas aussi simple.
10:17Vous pouvez dire
10:17c'est le volontariat,
10:19mais quand il y a
10:19trois employés
10:20qui vous disent jour
10:20et que le salarié
10:21lui dit ce tu veux
10:22ou tu ne veux pas
10:22et qu'il dit je ne veux pas,
10:26je voudrais bien
10:26dans ce cas-là
10:26que vous affrontiez
10:27les salariés
10:27qui veulent travailler
10:28et que vous leur disiez
10:29les yeux dans les yeux
10:30et bien non toi
10:30tu n'as pas le droit
10:31de travailler
10:31parce que ma vision du monde
10:32c'est que tu n'as pas
10:33le droit de travailler
10:33le 1er mai.
10:33Moi j'affronte
10:34tout ce que vous voulez,
10:35aujourd'hui je me bats
10:36pour que des millions
10:37de gens qui n'ont pas de travail
10:38trouvent du travail.
10:39Et cette affaire du 1er mai
10:42est une diversion
10:43ouverte par un gouvernement
10:44qui est en échec
10:45sur le plan économique
10:46et qui croit
10:47qu'il va se refaire
10:47une santé
10:48et qui ne vient même
10:48pas du gouvernement Julien.
10:49Si ça vient d'Attal
10:50c'est la même chose
10:51que le gouvernement.
10:51Non bien au contraire
10:52Sébastien Lecornu
10:53est très en colère
10:53contre Gabriel Attal
10:54pour cette raison-là
10:55parce qu'en effet
10:56Benoît Perrin
10:56Vous êtes dans les secrets
10:58des choses
10:59Vous me prêtez un rôle
11:00que je n'ai pas
11:00Vous voulez dire
11:01que c'est le baron rouge
11:02C'est le baron rouge
11:03Je n'ai plus ce pouvoir
11:04mais c'est quand même
11:05on sent bien
11:06que c'est une diversion
11:06Non mais vraiment pas
11:07pour le coup
11:08il y avait une proposition
11:08de loi en effet
11:09qui a été portée
11:10par la droite
11:11notamment des sénateurs
11:12et Gabriel Attal
11:13a tenu
11:13à ce que les boulangers
11:14travaillent
11:19a peur d'une motion
11:20de censure du Parti Socialiste
11:21et parce qu'il veut
11:23qu'il y ait une discussion
11:24avec vos amis
11:25de la CGT
11:26et de la CFDT
11:27les partenaires sociaux
11:28et les partenaires syndicaux
11:30Mais bien sûr
11:31moi j'adore
11:32les syndicats
11:32d'ailleurs
11:33il y en a de plus en plus
11:33en France
11:33Non mais
11:36c'est à dire que
11:37non vous ne pouvez pas
11:38dire que c'est le gouvernement
11:40La démocratie sociale
11:41ça existe
11:42Et juste les français
11:43ils ont envie de travailler
11:44et 80% des salariés
11:46Non non
11:46les français
11:47ils ont envie de travailler
11:48dans toutes les enquêtes
11:49d'opinion
11:49chez vos amis de l'IPSO
11:51c'est du monde
11:53dans toutes les enquêtes
11:55d'opinion
11:56les salariés
11:57disent qu'ils ont envie
11:57de travailler
11:58sur la base du volontariat
11:59pour travailler
12:00Et pas le 1er mai
12:00Et ils disent
12:0180% je vous le dis
12:02C'est dans la liberté
12:05Je connais la technique
12:07tu donnes la température
12:09à quelqu'un
12:09et après tu la prends
12:10et le sondage
12:12vient pour vérifier
12:13Je ne suis pas médecin
12:13Je vous apprends quelque chose
12:15Vous voyez
12:16ça c'est très simple
12:17sur internet
12:17Allez-y Julien
12:18c'est le vous
12:19Donc je ne crois pas
12:20à ce discours
12:21Donc vous voulez un référendum
12:23sur le travail du 1er mai
12:25Je pense que le débat sérieux
12:26c'est aujourd'hui le débat
12:27Je pense que c'est la valeur travail
12:29Non non
12:29c'est pas le 1er mai
12:30Le débat sérieux
12:31c'est comment on remet la France
12:33on lui fait réapprendre
12:34je veux dire
12:35on revalorise le travail
12:36je pense par exemple
12:37que les déclarations
12:37de M. Ruffin
12:38sont utiles de ce point de vue-là
12:39pour la gauche
12:41parce que je pense
12:41c'est ça le vrai débat
12:42Et peut-être aussi
12:43de revenir sur les 35 heures
12:44de revenir sur plus de liberté
12:46au niveau du travail
12:47Sébastien Ligné
12:48et ensuite
12:48on a retrouvé la connexion
12:49avec Eric
12:49Peut-être que je ne vais pas
12:51aller sur un débat
12:51assez sérieux
12:52pour M. Drey
12:52mais je veux quand même
12:53qu'on s'arrête deux minutes
12:54sur la scène
12:55qu'on vient de vivre
12:56dans cette boulangerie
12:57Non mais non
12:58mais si c'est important
12:58parce qu'on est dans un état
13:00qui est tellement impossible
13:01à réformer
13:01un état qui est tellement
13:02prisonnier de sa propre bureaucratie
13:04que le premier ministre
13:05est obligé de contourner
13:06son propre état
13:07pour remettre un peu
13:08de bon sens
13:09dans la politique publique
13:10je ne sais pas
13:10si on se rend compte
13:11de la scène qu'on vit
13:11c'est-à-dire qu'on a un premier ministre
13:13qui appelle un boulanger
13:14qui lui dit
13:15ce que tu viens de faire
13:16c'est illégal
13:16je le sais
13:17mais on va fermer les yeux
13:18on va fermer les yeux
13:19parce qu'on n'a pas eu le courage
13:20on n'a pas eu le pouvoir politique
13:24le travail d'un premier ministre
13:25c'est de changer la loi
13:25pour faire en sorte
13:26que les gens puissent travailler
13:27le 1er mai
13:27on en arrive
13:29à un tel moment
13:29d'impuissance de l'état
13:31que le premier ministre
13:31est obligé de dire
13:32on n'a pas pu changer la loi
13:33mais ne vous inquiétez pas
13:34on va fermer les yeux
13:35c'est tellement symbolique
13:37de ce qu'est devenue
13:38la France aujourd'hui
13:39Priorité aux travailleurs
13:40et Eric est avec nous
13:42et ça me fait plaisir
13:42de dire que c'est un travailleur
13:44Eric est en direct avec nous
13:45je ne sais pas
13:46si vous avez pu entendre
13:48le débat
13:48qui s'est installé
13:49autour de ce plateau
13:50d'abord comment allez-vous
13:51et ce n'est pas un drame
13:53ce qui s'est passé
13:54bien évidemment
13:54mais on a l'impression
13:56d'être dans une scène
13:57kafkaïenne
13:58d'être en absurdistan
13:59et non en France
14:01quels ont été d'ailleurs
14:02comment allez-vous
14:03quels sont les retours
14:04que vous avez
14:04peut-être même
14:05de vos salariés
14:05qui voulaient travailler
14:06aujourd'hui
14:07vous leur avez
14:08mis le couteau sous la gorge
14:10la miche sous la gorge
14:11peut-être
14:12oui oui
14:13j'en ai gorgé
14:15deux trois
14:15pour qu'ils acceptent
14:16de travailler
14:17non non
14:17mais
14:20ils étaient tous volontaires
14:21pour travailler
14:22et je n'ai pas
14:23jamais j'ai forcé
14:24un salarié
14:25à venir
14:26pour travailler
14:27ce jour-là
14:29vous pouvez revenir
14:30sur ce qui s'est passé
14:31ce matin
14:31les échanges
14:32que vous avez pu avoir
14:33avec ces deux contrôleurs
14:34si je me n'abuse
14:37les échanges
14:37j'avais été très cordial
14:38ils sont venus
14:39ils m'ont demandé
14:39pourquoi j'étais ouvert
14:40je leur ai expliqué
14:42et puis je leur ai dit
14:43que j'avais le droit
14:43d'ouvrir
14:44que le premier ministre
14:45nous avait autorisé
14:46à ouvrir
14:47et c'est là qu'ils m'ont dit
14:47que non
14:48comme il n'y avait pas
14:48de projet de loi
14:50que de loi
14:51j'avais pas le droit
14:51d'ouvrir
14:52et que j'avais pas le droit
14:52d'avoir de salarié
14:53ils ont juste pris
14:54le nom de mes salariés
14:55et après ils sont repartis
14:58on est resté très calme
14:59et puis
15:00cher Eric
15:01vous vous êtes levé
15:01à quelle heure ce matin
15:02vous êtes levé
15:03à quelle heure
15:04pour ouvrir
15:04votre boulangerie
15:05je me suis levé
15:05à deux heures ce matin
15:06à deux heures du matin
15:07et vous travaillez
15:08par exemple par semaine
15:09vous travaillez
15:10combien d'heures par semaine
15:10je travaille à peu près
15:13dix heures par jour
15:14sur six jours
15:16voilà ça fait
15:17à peu près 60 heures
15:18par semaine
15:20et aujourd'hui
15:21vous arrivez
15:22à vivre
15:23de votre travail
15:24qui est j'imagine aussi
15:25quelque chose
15:25c'est une passion
15:26ça fait 40 ans
15:28que vous êtes dans
15:28ah oui c'est une passion
15:29ça fait
15:30ça fait 40 ans
15:32que je suis boulanger
15:3230 ans que je suis installé
15:33à mon compte
15:34et voilà
15:35moi je suis né
15:36dans un pétrin
15:37parce que mes parents
15:37étaient boulangers
15:38et que
15:40ça fait 57 ans
15:41que je suis dans
15:41le pétrin
15:42mais bon
15:43on vit ça par passion
15:44mais ça me fait plaisir
15:46encore une fois
15:47parce que c'est des témoignages
15:48qui sont tellement connectés
15:49au réel
15:49vous dites quoi
15:50à ceux
15:51finalement
15:51qui ne supportent pas
15:53l'idée
15:54de voir
15:55que un 1er mai
15:56ont fait travailler
15:57ses employés
15:58alors coucou
15:59ceux qui ne supportent pas
16:00c'est moi qui dise
16:01mais comme ils disent pas
16:02ils n'osent pas me citer
16:03je me présente
16:04alors c'est Julien Drey
16:05mais je ne faisais pas
16:08de l'avis de Julien Drey
16:09une généralité
16:10parce que je sais que
16:10Julien Drey
16:11est dans l'opinion publique
16:13parfois malheureusement
16:14minoritaire
16:15mais il a souvent
16:15des bonnes idées
16:16je suis comme le boulanger
16:18il est tombé dans le pétrin
16:19pour la boulanger
16:19l'année dernière
16:20qu'on était obligé de fermer
16:21l'année dernière
16:22qu'on était obligé de fermer
16:25la CGT
16:26m'avait commandé
16:27des baguettes
16:28quand je leur ai dit
16:29que je ne pouvais pas
16:29les fournir
16:29parce que j'étais obligé
16:30de fermer
16:32je me suis fait
16:33renvoyer
16:33par le client
16:35en disant
16:36que ce n'était pas normal
16:37que voilà
16:37et tout ça
16:39parce que
16:39je n'étais pas ouvert
16:40le 1er mai
16:41ils avaient besoin de pain
16:42pour leur manifestation
16:43alors bon
16:44ça me fait bien sourire
16:45quand ils disent
16:45qu'ils veulent
16:47un jour
16:47c'est qu'un jour
16:49dans l'année
16:49ça me fait bien sourire
16:51Eric
16:51vous êtes un hors la loi
16:53vous êtes un délinquant
16:55Eric
16:55vous êtes un hors la loi
16:56et vous avez échangé
16:58avec un autre hors la loi
16:59visiblement
17:00c'est le Premier ministre
17:01là aussi
17:01dans cette situation
17:02complètement folle
17:02vous avez eu un échange
17:03avec le Premier ministre
17:05Sébastien Lecornu
17:06qui n'avait pas le droit
17:07de vous féliciter
17:08vous me confirmez
17:08qu'il vous a félicité
17:09ce matin
17:10d'ouvrir ?
17:11Ah oui
17:12il m'a dit que
17:13oui il m'a félicité
17:14il m'a dit que
17:15voilà j'ai bien fait
17:16de l'ouvrir
17:16que c'était
17:18comme c'est eux
17:18qu'il avait décidé
17:20avec notre président national
17:23et il nous avait donné
17:24l'autorisation d'ouvrir
17:25et il m'a dit que
17:26voilà
17:27j'étais bien
17:27que je sois ouvert
17:30pour les clients
17:32pendant le Covid
17:33on était des commerces
17:34de première nécessité
17:36et maintenant
17:36on nous tire dans les pattes
17:37pour pas qu'on ouvre
17:39alors voilà
17:39ils sont bien contents
17:40de trouver des boulangers
17:41quand il y avait le Covid
17:43Une dernière question
17:44Eric
17:45est-ce que vous savez
17:46si dans votre secteur
17:49dans votre activité
17:49d'autres boulangers
17:50ont été contrôlés
17:51aujourd'hui
17:52vous êtes un cas unique
17:54en France ?
17:55Non non
17:56je n'ai pas un cas unique
17:58en France
18:00nous sur la commune
18:02de Bourgouin
18:03on était au moins
18:04cinq boulangers d'ouvert
18:05je ne sais pas
18:05si les collègues
18:06ont été contrôlés aussi
18:08on dénombre à peu près
18:10une trentaine
18:10de contrôles
18:11sur toute la France
18:12à ce jour
18:14et moi j'invite
18:15je vous remercie Eric
18:17merci d'avoir pris la parole
18:19d'avoir raconté
18:20ce que vous avez vécu
18:20et à travers votre témoignage
18:22j'invite
18:22tous les boulangers
18:24à nous interpeller
18:25nous appeler
18:26s'ils le souhaitent
18:26on prendra tous les boulangers
18:28et s'il y a des fleuristes
18:29qui ont été également
18:30contrôlés
18:31qu'ils nous appellent
18:32et qu'ils nous racontent
18:33parce que c'est très important
18:34qu'ils nous racontent
18:35leur quotidien
18:36leur passion
18:36et à travers votre témoignage
18:38c'est aussi
18:38un métier de passion
18:40et vous avez rappelé
18:41que vos employés
18:42les 7 employés
18:43qui étaient avec vous
18:44étaient volontaires
18:45pour travailler
18:46parce que c'est souvent
18:47et j'avais par exemple
18:48un restaurateur
18:51qui avait pris la parole
18:53ce midi
18:53qui disait
18:54dans la situation actuelle
18:55alors que je suis à l'euro près
18:57puisque tout augmente
18:58tout explose
18:59évidemment que j'ai envie
19:00de travailler
19:01un vendredi 1er mai
19:03voilà une parole de bon sens
19:04bienvenue en absurdistan
19:06Eric
19:07c'est pas encore terminé
19:08vous êtes
19:11je peux vous dire
19:12vous allez encore
19:12faire quelques pains
19:13avant
19:14finalement que
19:15la situation
19:16ne redevienne
19:18normale
19:19merci beaucoup
19:20d'avoir réagi
19:20en direct
19:21Eric
19:22donc boulanger
19:23contrôlé
19:23aujourd'hui
19:25je rêverais aussi
19:26d'avoir la contrôleur
19:27parce qu'ils étaient deux
19:28il y avait une femme
19:28ah oui ils travaillent
19:30le 1er mai
19:31le 1er mai ils travaillent
19:32les c'est payé double aussi
19:33écoutez par exemple
19:34Jean-Luc Mélenchon
19:34je voudrais juste faire une remarque
19:35oui Julien
19:36moi j'ai énormément de respect
19:37pour ce monsieur
19:39pour ceux qui aiment leur métier
19:40qui s'y consacrent totalement
19:42et qui sacrifient une partie
19:43de leur vie
19:44pour cela
19:45donc le débat qu'on a
19:46c'est pas ceux qui aiment le travail
19:47et ceux qui n'aiment pas le travail
19:48d'accord
19:49le débat c'est qu'il y a une journée
19:51dans l'histoire sociale
19:52de ce pays
19:52qui marquait
19:54voilà
19:54qui était un moment de réflexion aussi
19:56sur ce que c'était
19:57si vous pensez
19:58que l'essentiel
19:59du débat politique français
20:00doit tourner désormais
20:01pendant plus de 25 minutes
20:03sous l'ouverture du 1er mai
20:04alors qu'il y a
20:05aujourd'hui
20:06des questions de pouvoir d'achat
20:07des questions de
20:08voilà
20:08vous vous trompez
20:09et vous êtes tombé dans le piège
20:10que nous a tendu le gouvernement
20:12d'une manière ou d'une autre
20:13parce que comme ça
20:14il y a un bon dérivatif
20:15sur l'échec
20:16aujourd'hui
20:17de la situation
20:17face à l'augmentation
20:20des taxes
20:20personne n'est naïf
20:22sur l'augmentation des taxes
20:23on en parle tout le temps
20:24on parle de l'ubéralisation
20:25de la société
20:26de finalement
20:27cette industrie française
20:28qui est en train de mourir
20:29on en parle tout le temps
20:30mais la réussite économique
20:32c'est aussi une question
20:32de symbole
20:33quand vous allez emmerder
20:34des gens
20:34pardonnez-moi l'expression
20:35qui ont juste envie
20:36d'aller travailler
20:37alors qu'ils travaillent
20:3860 heures par semaine
20:39et qu'ils ont des employés
20:40qui veulent aussi travailler
20:41permettez-moi de leur donner
20:42la parole
20:4320 minutes
20:43et j'aurais peut-être
20:44dû leur donner 40 minutes
20:45et vous avez le droit
20:46de donner la parole
20:46je ne vous reproche pas ça
20:47d'abord
20:48quel serait
20:49mon autorité
20:50l'autorité du baron noir
20:52non je n'ai pas d'autorité
20:53là-dessus
20:53l'expérience
20:54je vous dis simplement
20:55qu'on a ouvert une polémique
20:56inutile
20:57parce que je vous donne
20:58un exemple
20:58on a résolu
21:00la question du travail
21:01du dimanche
21:01qui était une question
21:02autrement compliquée
21:03et on l'a résolue
21:04positivement
21:05il est 20h26
21:06on revient dans quelques secondes
21:07pour la suite de l'heure des pros
21:08on parlera de la manifestation
21:09du 1er mai
21:10vous parlez de grande mobilisation
21:11de grande journée
21:12de Saint-Belic
21:12vous vivez dans le passé
21:13depuis 10 ans
21:14j'ai regardé les chiffres
21:15il n'a pas d'avenir
21:16depuis 10 ans
21:17mais il y a quasiment
21:18c'est un peu triste
21:19d'ailleurs
21:20sur les manifestations
21:21du 1er mai
21:22il n'y a plus grand monde
21:23et à chaque fois malheureusement
21:24il y a des tensions
21:25alors pourquoi on continue
21:26à sécuriser cette journée
21:27il n'a pas perdu le monopole
21:28du social
21:28on va revenir là-dessus
21:29s'il vous plaît
21:30Sabrina Berlimbouillet
21:31ça a été une journée tendue
21:32mais moins tendue
21:33que les années précédentes
21:34j'ai l'impression
21:34tendue mais plus maîtrisée
21:36ah ça c'est une bonne formule
21:3920h27
21:40pourquoi les Oranais
21:44il est quasiment 20h30
21:46et pour le plus grand bonheur
21:47de Julien Drey
21:48on continue de travailler
21:49aujourd'hui
21:50non là
21:51moi je travaille pas
21:51je travaille avec vous
21:52bah évidemment
21:52c'est du bonheur
21:54c'est du plaisir
21:54alors attendez
21:55je vais vous dire
21:55moi c'est un plaisir
21:56j'ai la chance
21:56et vraiment je le dis
21:58d'être un privilégié
21:59donc je ne vais pas
22:01comparer mon travail
22:02à ceux qui ont
22:03une vraie pénibilité
22:04dans le travail
22:05etc
22:05je suis un privilégié
22:06je fais mon métier
22:07moi je suis un privilégié
22:07je viens
22:08c'est une patte avec vous tous
22:09c'est un privilège
22:10et c'est un privilège
22:11qui compte double
22:12le 1er mai
22:13si je ne m'abuse
22:14place de la République
22:15Jean-Luc Mélenchon
22:15a pris la parole
22:16pour dénoncer cette mesure
22:18le 1er mai travaillé
22:20et s'en est même pris
22:21directement ou indirectement
22:22aux boulangers
22:23et aux fleuristes
22:24écoutez sa déclaration
22:26quand le parti du président
22:28de la République
22:29propose
22:30qu'on abroge
22:31pour le 1er mai
22:33l'application
22:34du jour férié
22:35aux boulangers
22:36et aux fleuristes
22:38est-ce qu'ils nous prennent
22:39vraiment pour des imbéciles
22:41les boulangers
22:42et les fleuristes
22:43qu'est-ce qui vous prend
22:44qu'est-ce qui fait
22:45que tout d'un coup
22:46les boulangers
22:47et les fleuristes
22:48sous peine de quoi
22:49de mort
22:50doivent retourner au travail
22:53qu'est-ce que c'est
22:54que cette histoire
22:54c'est les boulangers
22:55et les fleuristes
22:56pour que l'un et d'après
22:57ce soit les autres
22:59comme ils l'ont fait
23:00pour le travail du dimanche
23:02où ils nous avaient dit
23:03ah c'est exceptionnel
23:04et c'est à condition
23:05que les travailleurs
23:06veuillent bien
23:07qui a la liberté
23:08dont son entreprise
23:09de dire non
23:10à son patron
23:13ceux qui n'ont jamais lu
23:15leur contrat d'embauche
23:17parce que dedans
23:18il est dit
23:18que le contrat de travail
23:20est un contrat
23:21de subordination
23:22dans le contrat de travail
23:24il n'est pas prévu
23:26qu'on discute individuellement
23:27de ce qu'on va faire
23:28de sa journée
23:29ça n'existe pas
23:30et par conséquent
23:32personne n'est libre
23:33quand personne n'est pas
23:35en possibilité
23:36de choisir
23:37et celui qui doit signer
23:39n'est pas libre
23:40celle qui doit
23:41qui est obligée de signer
23:42n'est pas libre
23:43de choisir
23:44alors arrêtez
23:45avec votre argument
23:46du choix libre
23:47parce qu'il n'existe pas
23:49mais c'est à dire que
23:50j'essaye de comprendre
23:52la réflexion
23:53de Jean-Luc Mélenchon
23:54c'est le contrat de travail
23:56qui pose problème
23:56dans tout contrat
23:58il y a effectivement
24:00une signature
24:00qu'on doit poser
24:01puis après il y a
24:02des liens de confiance
24:02il y a une liberté
24:04de travailler ou non
24:05je crois que ce qu'il veut dire
24:07c'est que dans le contrat de travail
24:08il y a
24:10comment dire
24:10il y a une forme de subordination
24:11c'est ça qu'il veut dire
24:12donc il ne faut plus signer de contrat
24:14non c'est pas ça qu'il dit
24:15dans la signe
24:16je ne veux pas le dire
24:16non mais j'essaye de comprendre
24:18si je vois à peu près
24:19ce qu'il essaye de dire
24:20moi je ne comprends pas
24:21mais peut-être que
24:22grosso modo
24:22il dit que celui
24:23qui signe un contrat
24:24n'a pas la liberté
24:26d'imposer
24:26voilà
24:27mais ça peut être l'anarchie
24:28je peux rentrer dans une entreprise
24:29et me mettre patron
24:30du CAC 40
24:32Sophie Binet
24:33qui parle de l'état de droit
24:34Sophie Binet
24:35c'est pour ça que Mélenchon
24:35est communiste
24:37c'est un énorme problème
24:39que cette cacophonie
24:41gouvernementale
24:41ait laissé libre cours
24:43à la délinquance patronale
24:44oui avec des patrons
24:46qui se sentent autorisés
24:47à ouvrir tout leur commerce
24:48et à faire travailler
24:49leurs salariés le 1er mai
24:50alors que c'est interdit
24:52nous sommes dans un état de droit
24:54la loi est claire
24:56les seuls salariés
24:57qui peuvent travailler
24:58le 1er mai
24:59ce sont ceux qui exercent
25:00des activités
25:01qu'on ne peut pas interrompre
25:02pas d'autre
25:03donc l'état
25:04le gouvernement
25:05doit faire respecter
25:06la loi
25:06et le droit
25:07on est dans un état de droit
25:08jusqu'à preuve du contraire
25:10peut-être même Sophie Binet
25:11qui en juillet 2024
25:13après les élections législatives
25:14entendait
25:15alors je ne sais pas
25:15si elle avait la même notion
25:16de l'état de droit
25:17mettre l'Assemblée nationale
25:18sous surveillance
25:19s'il n'y avait pas
25:20un premier ministre
25:21du nouveau front populaire
25:22mais peut-être
25:23qu'il y a des états de droit
25:24à géométrie variable
25:25c'est important de le rappeler
25:27moi je reçois des dizaines
25:28de messages d'entrepreneurs
25:29ou de patrons
25:30qui me disent
25:31mais au contraire
25:31vous êtes venu avec votre portable
25:33moi si j'avais mis mon portable
25:34j'aurais aussi des dizaines
25:35mais qu'est-ce qu'il me le dit
25:37le droit du travail
25:38aujourd'hui
25:39permet
25:39et ça peut être très bien
25:41mais quand il est maintenant
25:42pléthorique
25:42c'est-à-dire que les salariés
25:44ont évidemment
25:44la possibilité
25:45de dire oui ou non
25:47Benoît Perrin
25:48mais oui
25:48que ce soit pour le 1er mai
25:49comme ce soit
25:50pour les heures supplémentaires
25:51et puis moi ce qui m'embête
25:52toujours dans ces histoires-là
25:53c'est qu'on a l'impression
25:54que finalement
25:55on a d'un côté les salariés
25:56de l'autre côté
25:57les chefs d'entreprise
25:58et qu'on est censé
25:58se regarder tout le temps
25:59en chaîne de faïence
26:00comme s'il y avait
26:00une opposition frontale
26:01entre les deux
26:02moi je pense que
26:03le rôle des responsables politiques
26:04c'est justement de dire
26:05de faire comprendre à tout le monde
26:06qu'on est sur le même bateau
26:07on est dans le même pays
26:08on travaille dans une entreprise
26:09l'entreprise ça doit être
26:10je crois une aventure épique
26:11ça ne doit pas simplement
26:12être un affrontement
26:14entre d'un côté
26:15soi-disant ceux qui exploitent
26:16et ceux qui sont exploités
26:17et là la difficulté
26:18des syndicats me semble-t-il
26:19c'est qu'ils nous font croire
26:20à longueur de temps
26:20dès qu'on parle de travail
26:21c'est toujours la même histoire
26:22ils nous disent globalement
26:23que l'argent tombe du ciel
26:24qu'on peut travailler moins
26:26tout en gagnant autant
26:27que les employeurs
26:29sont tous des exploitants
26:30que ceux qui réussissent
26:32réussissent sur le dos des autres
26:33c'est un discours
26:34je crois qu'ils ne portent plus
26:35ou qu'ils ne portent pas
26:36et c'est pour ça qu'il y a plus un rat
26:37s'il n'y a plus un rat
26:39dans les syndicats
26:40parce qu'en fait
26:41les salariés ont bien compris
26:42qu'ils ne les défendent plus
26:43à cause de leur vision du monde
26:46les salariés ne se sentent plus du tout
26:48juste une formule s'il vous plaît
26:50les gens qui sont dans les syndicats
26:51ne sont pas des rats
26:52il a dit il n'y a plus un rat
26:54il n'y a plus personne
26:55il n'y a plus un chat
26:56il n'y a plus un chat
26:58est-ce que j'ai le droit de dire
27:00il n'y a plus un rat
27:01il n'y a plus un rat dit dans les caisses
27:02il n'y a plus un rat dit dans les caisses
27:03c'est pas la même chose
27:04vous savez très bien
27:05pourquoi je fais ça
27:06il n'y a plus un chat
27:07il n'y a pas un chat
27:07c'est déjà pas pareil
27:09deuxièmement
27:09si vous me permettez
27:10toute la première partie
27:11je suis d'accord avec vous
27:12toute la première partie
27:13de ce que vous avez fait
27:14je suis d'accord évidemment
27:15c'est un collectif
27:15le problème c'est que
27:16quand vous avez
27:17une toute petite structure
27:19c'est-à-dire
27:19où il y a 3-4 salariés
27:21la marge de manœuvre
27:22du salarié qui dit
27:23moi je ne veux pas venir
27:25et j'ai ma liberté
27:26etc
27:26vous savez comme moi
27:27c'est comme ça
27:28elle se discute
27:28Jules Torres
27:29le mot de la fin
27:29parce qu'après
27:30je veux qu'on aille justement
27:31sur cette mobilisation
27:32aujourd'hui
27:33et je suis allé regarder
27:34les chiffres depuis 10 ans
27:35mais il n'y a plus personne
27:36dans les manifestations
27:37et ça rejoint
27:38malheureusement
27:39ça rejoint ce que je disais
27:40sur le syndicalisme
27:40le syndicalisme militant
27:42il n'existe quasiment plus
27:43il n'y a que 10%
27:43des salariés
27:44qui aujourd'hui sont salariés
27:46la confiance dans les syndicats
27:47aujourd'hui c'est à peine
27:48à peine 30%
27:49donc les partis politiques
27:50sont quasiment au même niveau
27:51donc on explique très bien
27:53le fait qu'il n'y ait plus
27:54de mobilisation
27:54et le fait aussi
27:55que le débat public
27:58aujourd'hui
27:58en tout cas le débat public social
27:59est quand même
28:00pris en otage
28:00par des syndicats
28:01qui ne représentent
28:02quasiment plus personne
28:03les chiffres
28:03justement
28:03et on en vient avec vous
28:05Sabrina Berlin-Bouillard
28:06vous êtes journaliste
28:07police-justice
28:07à CNews
28:08quels sont les chiffres
28:09de la mobilisation
28:10aujourd'hui
28:11pour un 1er mai ?
28:12Pour ce 1er mai
28:13donc les chiffres
28:13nous sont parvenus
28:14et ils sont plus faibles
28:16que l'an passé
28:16on va le voir ensemble
28:17ils sont 158 000 manifestants
28:20partout en France
28:21dont 24 000 à Paris
28:23selon le ministère de l'Intérieur
28:24à titre de comparatif
28:26l'an passé 2025
28:27concernant la France
28:28c'était quasiment la même chose
28:29la mobilisation
28:30elle était de 157 000
28:32manifestants partout en France
28:33en revanche
28:34l'an passé
28:35ils étaient plus nombreux à Paris
28:36ils étaient 32 000
28:37contre seulement 24 000 aujourd'hui
28:38alors si maintenant
28:39on regarde les chiffres
28:40de la CGT
28:41cela ne changerait pas
28:42d'une année à l'autre
28:44j'ai envie de vous dire
28:44le chiffre
28:45montre une mobilisation
28:46plus importante
28:47ils sont à plus de 300 000
28:48dans les rues en France
28:49et 100 000 à Paris
28:50c'était déjà la même chose
28:52l'année passée
28:52selon la CGT toujours
28:55un chiffre de plus
28:56quelques chiffres de plus
28:57les interpellations
28:58c'est important
28:58il y a eu quand même
28:59quelques interpellations
29:00il y a eu des moments
29:01de tension
29:01mais en fait
29:02malheureusement
29:03la fête du travail
29:03c'est aussi la fête
29:04des casseurs
29:04et des black blocs
29:05un peu partout
29:06à Nantes
29:06à Lyon
29:07à Paris
29:07et ce n'est pas
29:07la fête du travail
29:08pour les policiers
29:09qui sont à nouveau
29:10visés par des tirs
29:11de mortiers
29:12de projectiles
29:12là vous allez le voir
29:13cette année
29:14ils sont 15
29:15à être interpellés
29:1615 interpellations
29:17à l'échelle nationale
29:18dont 7 à Paris
29:20ça c'était
29:21cette année
29:22et l'année dernière
29:22vous voyez
29:23c'était plus important
29:23c'était 72 interpellations
29:25en France
29:25dont 52 à Paris
29:26et donc ça montre
29:27une mobilisation
29:28moins forte
29:29en particulier
29:30dans la capitale
29:31une situation
29:31qui a été maîtrisée
29:32par la police
29:33à Paris
29:33ils étaient 1500
29:34policiers et gendarmes
29:36dans les rues
29:36mais il y a eu
29:37des tensions
29:38nous avons appris
29:39selon nos informations
29:40CNews
29:41que deux policiers
29:41ont été blessés
29:42à Paris
29:43ils ont reçu
29:43une grenade artisanale
29:45au niveau de la tête
29:47il y a eu aussi
29:47un CRS blessé
29:49c'était en région
29:50parce qu'en région
29:51il y a eu des tensions
29:52à Nantes par exemple
29:53où il y a eu
29:54500 black blocs
29:55sur 4500
29:56manifestants
29:57là-bas
29:57un CRS
29:58a été blessé
29:58et puis il y a
29:59le cas de Lyon
30:00Lyon c'est un peu
30:01particulier
30:02là-bas
30:02ils étaient
30:026500
30:03selon la préfecture
30:0412000
30:05selon les syndicats
30:06il y a eu
30:074 interpellations
30:08pour des jets
30:09de projectiles
30:09sur les policiers
30:10et cette image
30:12cette image
30:12qui est incroyable
30:14et qui est terrifiante
30:15en même temps
30:16vous voyez
30:16c'est une sorte de fusion
30:17de 4 caddies
30:184 chariots
30:19de supermarché
30:20que des black blocs
30:22parce qu'ils ont
30:23le visage dissimulé
30:24ils sont habillés
30:24en noir
30:25ont fusionné
30:26comme ça
30:26et ils ont mis au milieu
30:27regardez
30:28si on revoit les images
30:29ils ont mis au milieu
30:30une sorte de front
30:31d'artisanal
30:32c'est une sorte
30:33d'arbalète
30:34pour utiliser
30:35comme projectiles
30:36les tirs de mortier
30:37pour bien viser
30:38les forces
30:39de l'ordre
30:40il n'y a pas de guillotine
30:41heureusement
30:42les policiers
30:44ont interpellé
30:44en tout cas
30:45ont saisi
30:45les 4 chariots
30:47mais voilà
30:47et puis il y a marqué
30:48sur la banderole jaune
30:49en gros
30:49en noir
30:51à la guerre
30:52voilà
30:52ce qui circulait
30:53dans le cortège
30:54aujourd'hui à Lyon
30:55guerre à la guerre
30:56il faut faire la guerre
30:57à la guerre
30:57c'est comme ça
30:58que je le comprends
30:59c'est des pacifistes
30:59c'est une autre forme
31:00quand vous tirez
31:01des mortiers d'artifice
31:02sur la police
31:03c'est une autre forme
31:04de pacifisme
31:05où à Lyon
31:05toujours il y a eu
31:06une banderole
31:06où il y avait marqué
31:07l'avenir
31:08on s'en charge
31:09anarchie
31:10pourquoi pas
31:10c'est ça
31:11pourquoi pas
31:12l'anarchie 300%
31:13il faut rappeler quand même
31:14qu'il y a eu
31:14un pic de mobilisation
31:16en 2023
31:16quand je vous disais
31:17que depuis 10 ans
31:18les chiffres étaient
31:19plutôt stables
31:20en 2023
31:21c'était au moment
31:21de la réforme des retraites
31:22il y avait quand même
31:23782 000 personnes
31:24dans la rue
31:24selon les forces de l'ordre
31:252 millions de croix
31:26c'était moins une journée sociale
31:27qu'une journée quoi
31:27la réforme des retraites
31:28c'est pour ça
31:29que je ne comprends pas
31:30l'argument de Julien Dré
31:35de la bataille sociale
31:36que représente ce 1er mai
31:37si ce 1er mai
31:38représentait encore
31:39un moment important
31:40dans la lutte sociale
31:41qu'il y avait encore
31:42comme quand je suis né
31:433, 4, 5 millions
31:44de personnes dans les rues
31:46la guerre des roses
31:47la mobilisation monstre
31:48je pourrais comprendre
31:50cet argument
31:50de dire que le 1er mai
31:51reste sanctuarisé
31:52c'est le moment
31:53des travailleurs
31:53des syndicats
31:54mais ce n'est plus le cas
31:55aujourd'hui
31:55on voit les images
31:56158 000 manifestants
31:57c'est ridicule
31:58on voit des arbalètes
32:01artisanales
32:02on voit des chants
32:03d'extrême gauche
32:04on voit parfois
32:05des drapeaux palestiniens
32:06ça n'a plus rien à voir
32:07avec ce qui était
32:07le 1er mai
32:08à ses origines
32:09et j'ai envie de vous dire
32:10la fête du travail
32:11des travailleurs
32:12aujourd'hui en France
32:13elle s'est passée
32:14dans les boulangeries
32:14qui ont accepté
32:15d'ouvrir
32:16et qui ont fait
32:17du commerce
32:18la fête du travail
32:19des travailleurs
32:19ce sont ceux
32:20qui ont accepté
32:21de travailler
32:21ce ne sont pas
32:22les 158 000 manifestants
32:23qui nous ont dit
32:24qu'il fallait arrêter
32:24de travailler
32:25un jour en plus
32:25et peut-être que les français
32:26je vais répondre
32:27oui bien sûr
32:27mais rapidement
32:28je crois que la société
32:30française est malade
32:32de la faiblesse
32:32des grandes organisations syndicales
32:34parce que le dialogue social
32:35il a besoin
32:36de partenaires sociaux
32:37et donc
32:38je vous le dis
32:39vous pouvez considérer
32:40que les syndicats
32:41ne servent plus à rien
32:41mais quand vous aurez
32:42des conflits sociaux
32:43vous n'aurez plus
32:44aucune possibilité
32:45d'avoir un interlocuteur
32:46pour discuter
32:47pour dialoguer
32:48pour trouver des solutions
32:49vous serez les premiers
32:50à faire des émissions
32:51en dénonçant l'anarchie
32:52des conflits sociaux
32:53mais peut-être
32:54qu'aussi les français
32:54se sont détournés
32:56de ces mobilisations
32:57sociales et syndicales
32:58parce qu'elles se sont
32:59radicalisées
33:01donc la bataille
33:03c'est de permettre
33:04la bataille
33:05c'est-à-dire le débat
33:06aujourd'hui
33:07c'est de trouver
33:08justement
33:09la possibilité
33:10pour les organisations syndicales
33:11de reprendre en main
33:12je dirais
33:13le dialogue social
33:14d'être des interlocuteurs
33:15respectés
33:16et parce qu'ils seront
33:17des interlocuteurs respectés
33:18beaucoup de gens
33:19leur feront confiance
33:19voilà
33:20et une démocratie sociale
33:21a besoin de partenaires
33:22sinon c'est un régime autoritaire
33:24mais pourquoi pas
33:24sauf que
33:25prenons le cas
33:26de madame Binet
33:27qui est devenue
33:28la tête d'affiche
33:29des mobilisations syndicales
33:31et de la CGT
33:31c'est madame Binet
33:32qui est très contente
33:33de tweeter
33:34en disant qu'il y a
33:34300 000 personnes
33:35partout en France
33:36selon la CGT
33:36pas un mot
33:37elle a eu pour l'instant
33:38pour dénoncer
33:39ce qui s'est passé
33:40pour Olivier Faure
33:41qui a été insulté
33:43à Amiens
33:43traité de sale traître
33:45enfariné
33:46je vous vois sourire
33:47mais
33:48je savais pas
33:49que vous alliez être
33:51le défenseur
33:52d'Olivier Faure
33:52ce soir
33:53attendez
33:53toute forme de violence
33:54moi je les condamne
33:55quand on est insulté
33:56de traître
33:57visiblement
33:58de nom d'oiseau
33:59mais aussi
33:59enfariné
34:00et que je vois
34:01que madame Binet
34:02ne répond absolument pas
34:03au moins un petit message
34:04de soutien
34:05elle a peut-être piscine
34:05entre 19h
34:07et
34:09visiblement
34:09Jordan Bardella
34:10a tweeté
34:10il a fait un tweet
34:11de soutien
34:11pour soutenir Olivier Faure
34:12mais parce que vous savez
34:13il l'a vécu il y a quelques mois
34:14à Moissac
34:14donc évidemment
34:15Jordan Bardella l'a fait
34:16c'était
34:16alors je vais lire
34:18effectivement
34:18soutien à Olivier Faure
34:19face à l'agression
34:20dont il a été victime
34:21aujourd'hui à Amiens
34:21rien ne justifiera
34:23la violence dans le débat public
34:24ces comportements sectaires
34:25et brutaux
34:26n'ont pas leur place
34:26dans la république
34:27la démocratie exige
34:28le respect
34:29même dans le désaccord
34:30mais il a raison
34:31je veux dire
34:31vous voyez
34:31moi j'ai pas de problème
34:32je suis contre la violence
34:34j'en étais victime
34:35deux ou trois fois
34:35mais à l'époque
34:36on avait d'autres traditions
34:37pour se faire respecter
34:40mais je veux dire
34:41c'est insupportable
34:42et c'est la preuve d'ailleurs
34:44que
34:44c'est la preuve supplémentaire
34:45pour Olivier Faure
34:46qu'il y a aujourd'hui
34:47une radicalité
34:48avec laquelle
34:49il faut être intransigeant
34:50ça montre aussi
34:52que dans les cortèges
34:52maintenant
34:53vous avez de plus en plus
34:53de militants d'extrême-gauche
34:54si même Olivier Faure
34:56et le cible
34:57est enfariné
34:58c'est pas des centristes
35:00qui l'ont enfariné
35:00monsieur Olivier Faure
35:01tout est un problème
35:03je vais pas vous faire
35:04les cours
35:04sur les manifestations
35:05l'organisation des manifs
35:06etc
35:07c'est pas un électeur
35:08de Bonnet-Rotaillot
35:09qui a enfariné
35:09Olivier Faure
35:10non mais justement
35:10vous avez une radicalité
35:11c'est un modem
35:12et surtout vous n'avez pas
35:13l'impression que là
35:14dans une certaine gauche
35:15on mange toujours
35:15les enfants de sa révolution
35:17la révolution
35:18on n'est jamais assez radical
35:20je vais vous faire une confidence
35:21moi-même j'ai été gazé
35:23en 1994
35:24dans une manifestation
35:26par des éléments radicaux
35:27qui trouvaient que
35:28j'étais devenu la gauche barbelée
35:29donc c'est pas nouveau
35:30ces phénomènes là
35:30maintenant il faut effectivement
35:32que ce genre de comportement
35:34soit d'abord
35:34unanimement condamné
35:35combattu
35:36et justement
35:37c'est aussi la responsabilité
35:38des organisateurs
35:39des manifestations
35:39de se donner les moyens
35:40que ces éléments radicaux
35:42ne soient plus là
35:42je constate que Bernard Cazeneuve
35:44a apporté son soutien
35:45que Marine Tondelier également
35:46que François Hollande
35:48Jérôme Guedges
35:48qui lui-même
35:49un premier maire
35:49avait été insulté
35:50et attaqué
35:51pas qu'en raison
35:52de ses convictions politiques
35:54Alexis Corbière l'a fait
35:55Xavier Bertrand l'a fait
35:57mais je constate
35:58que Jean-Luc Mélenchon
35:59pour l'instant
35:59a laissé son téléphone
36:01peut-être dans un sac
36:02et que Mme Binet
36:04qui vient nous donner
36:04des leçons d'état de droit
36:05n'a toujours pas réagi
36:07mais j'ai aucun doute
36:08mais j'ai aucun doute
36:09concernant Mme Binet
36:10alors pour lui faire
36:11des tas de reproches
36:11qu'elle sera intransigeante
36:13sur ces violences-là
36:13moi non plus
36:14j'ai aucun doute là-dessus
36:15et d'ailleurs je suis certain
36:17que sa réaction
36:18on va la découvrir
36:19dans les prochaines minutes
36:20après cela
36:20vous l'avez presque
36:21vous l'aurez suscité
36:22mais moi je n'accepte que ça
36:24de donner les déclarations
36:25de Sophie Binet
36:26mais Sophie Binet
36:27elle est bienvenue
36:27sur ce plateau
36:28pour échanger
36:30notamment sur le travail
36:31pourquoi pas
36:31avec un débat
36:33avec vous
36:33Benoît Perrin
36:34mais regardez
36:35quand on vous dit
36:37c'est pas l'heure des pros
36:37c'est l'heure de l'absurdistan
36:38vous avez donc
36:40des contrôleurs
36:40qui sont venus
36:41taper à la porte
36:42de boulangerie
36:43ce matin
36:43vous avez dans le même temps
36:45une rêve partie
36:47interdite
36:47illégale
36:48sur un champ
36:50extrêmement dangereux
36:51un champ militaire
36:51avec 20 000 personnes
36:53qui sont attendues
36:54voire 30 000
36:55durant tout le week-end
36:56et donc vous avez le préfet
36:57qui nous explique
36:58aujourd'hui
36:59ben c'est pas bien
36:59il y a une rêve partie
37:00etc
37:00donc on va
37:02c'est pas les même
37:03contrôler
37:04ben non c'est sûr
37:04vous avez
37:05je ne veux pas être
37:08harcomisé
37:09mais effectivement
37:09vous avez donc
37:10des tuffeurs
37:11pour ne pas dire
37:11je ne le dirai jamais
37:12les punkachiens
37:13et les boulangers
37:15évidemment
37:15mais c'est les tuffeurs
37:16qui viennent
37:17donc en toute illégalité
37:20se faire la fête
37:21voyez le sujet
37:22d'Inès Salicane
37:23là aussi c'est incroyable
37:24on se demande
37:24mais que fait l'Etat
37:26qu'est-ce qui se passe
37:27on en voit les temps
37:28on voit le sujet
37:29pour comprendre
37:29j'appuie ce qu'a dit
37:31votre correspondante
37:33moi je trouve
37:34que le ministre
37:35de l'intérieur
37:36cette année
37:36s'est bien débrouillé
37:37dans la gestion
37:38des manifestations
37:38du 1er mai
37:39malgré les débordements
37:40on écoute
37:41effectivement
37:42le QTF
37:42c'est pas la même chose
37:43Inès Salicane
37:46des milliers de fêtards
37:47des enceintes
37:49et une musique à fond
37:50qui ne s'arrête pas
37:51depuis la nuit dernière
37:52près de 20 000 personnes
37:54ont convergé
37:54vers ce terrain militaire
37:56pour une free party géante
37:57sur place
37:58les riverains sont partagés
38:00entre inquiétude
38:01et tolérance
38:02les jeunes ils sont sympas
38:04quand même
38:04j'ai discuté avec eux
38:05c'est géré entre eux
38:06de toute façon
38:07ils sont corrects
38:07ils sont polis
38:08ils viennent s'amuser
38:09ils sont jeunes
38:10si si c'est dangereux
38:11c'est dangereux
38:12il ne faut pas toucher
38:13il y a beaucoup de choses
38:14qu'il ne faut pas toucher
38:15il y a des obus
38:15qui sont tirés
38:17ils sont ratés
38:17il y a des jeunes
38:18qui sont assez culottés
38:19touchés à tout
38:20les autorités alertent
38:21sur les dangers du site
38:23le terrain appartient
38:24à la délégation générale
38:26de l'armement
38:26et pourrait encore contenir
38:28d'anciennes munitions
38:29non explosées
38:30pour encadrer l'événement
38:31350 gendarmes
38:33et des secours
38:34ont été déployés
38:35contrôle routier
38:37surveillance
38:38et prévention
38:39pour éviter tout accident
38:40comme c'est un site ancien
38:42qui depuis 150 ans
38:44connaît des tirs
38:46d'essai
38:47d'artillerie
38:47on n'est pas à l'abri
38:49de découvrir
38:50des munitions
38:52c'est particulièrement
38:53le cas près du bois
38:54qui est tout près
38:56de là où ils sont
38:57donc on est vraiment
38:58dans une zone à risque
38:59sur laquelle
39:00il faut être
39:00extrêmement vigilant
39:01les organisateurs
39:03dénoncent un projet de loi
39:04visant à durcir
39:05les sanctions
39:06contre les rave parties
39:07illégales
39:08la fête
39:09doit se poursuivre
39:10tout le week-end
39:11jusqu'à 30 000 participants
39:13sont attendus
39:14selon la préfecture
39:16et là je suis boulanger
39:17je regarde ça
39:18je me suis dit
39:18mais en fait
39:18on est chez les fous
39:19on est chez les fous
39:20c'est-à-dire que moi
39:21j'ai eu le malheur
39:22d'ouvrir ma boulangerie
39:23ou mon magasin de fleurs
39:25où je suis bouché
39:26j'ai envie de
39:26et on était à deux doigts
39:27et on était à deux doigts de me contrôler
39:29imaginez juste 750 euros
39:31d'amende
39:32par tête de tufeur
39:33pourquoi pas
39:34tiens 750 euros
39:36je suis le temps
39:36c'est aux agriculteurs
39:37qui il y a quelques semaines
39:38parce qu'ils ont voulu manifester
39:39pour avoir davantage d'aides de l'état
39:41parce qu'ils ont manifesté
39:42pour avoir un petit peu plus d'argent
39:43à la fin du mois
39:44se sont retrouvés
39:45avec les hélicoptères
39:46de la gendarmerie nationale
39:47les chars
39:48des tirs de LBD
39:49contre eux
39:50et qui ont passé
39:51des nuits en garde à vue
39:52750 euros
39:53par tête de tufeur
39:55ça fait juste
39:56il faut 20 000
39:57donc
39:57il y en a 20 000
39:58ça fait 15 millions d'euros
39:59c'est pas mal
40:0015 millions d'euros
40:01je me permets
40:02parce que le risque
40:03le risque principal
40:04c'est surtout
40:05cette mise en danger
40:05parce que là
40:06ils vont être très nombreux
40:07c'est un terrain militaire
40:08et alors on leur donne
40:09des consignes
40:10aux uns et aux autres
40:10de ne rien ramasser
40:12parce qu'il peut y avoir
40:12des restes d'obus
40:14il peut y avoir
40:14une explosion
40:15à tout moment
40:16ils ont décidé
40:16cette offerte
40:17de rester sur place
40:18et s'il arrive un drame
40:20qui sera responsable ?
40:22Est-ce que c'est l'Etat ?
40:23Est-ce que c'est une partie ?
40:24Il y aura une sorte
40:24de co-responsabilité
40:26entre ceux
40:26qui sont venus
40:27occuper ce territoire
40:28enfin ce terrain illégalement
40:30et l'Etat
40:31puisque c'est un terrain militaire
40:32Et ce qu'on comprend
40:32dans le sujet
40:33c'est qu'ils viennent défier
40:34le projet de loi
40:36qui veut être mis en place
40:37pour durcir les sanctions
40:39en cas de mise en place
40:40des vraies parties illégales
40:41on est en plein dedans
40:42donc ils sont en train
40:44de vous dire
40:44pardonnez-moi l'expression
40:45mais le terme a été employé
40:47un jour par le président
40:47de la République
40:48vous nous emmerdez
40:50on vous emmerde
40:51et pendant trois jours
40:52on va rester faire la fête
40:54et vous avez intérêt
40:55à organiser un système
40:56de sécurité
40:58mais également sanitaire
41:00parce qu'ici je peux vous dire
41:02qu'ils ne sont pas forcément
41:04tous nets
41:05ils peuvent prendre de la drogue
41:07ils peuvent prendre
41:08beaucoup d'alcool
41:09et donc il faut aussi
41:10un dispositif sanitaire
41:12avec des ambulanciers présents
41:13au pays
41:14mais les policiers
41:14parce que c'est un phénomène
41:15qui se multiplie de plus en plus
41:16les policiers vous disent
41:17qu'ils font maintenant
41:18de la garderie
41:19c'est-à-dire qu'on leur donne
41:20la consigne de ne pas
41:22liquider la Rêve Party
41:23les installations etc
41:24donc ils surveillent
41:25la Rêve Party
41:26ils accompagnent les fêtards
41:27ils les ramènent
41:28à la fin de ces trois ou quatre jours
41:30ça a des conséquences
41:31évidemment sanitaires
41:32ça a surtout des conséquences
41:33en général
41:33pour les agriculteurs
41:35qui sont dramatiques
41:35parce que quand c'est sur un champ
41:37d'une manière illégale
41:38ils vous ravagent
41:40le champ de l'agriculteur
41:41et l'agriculteur ne peut rien faire
41:42mais comment on a fait
41:43pour laisser 20 000 personnes
41:44passer
41:44enfin moi j'arrive toujours pas
41:46à ces 1000 questions
41:47que j'arrive pas à avoir
41:48mais je vous parle de l'Iran
41:49après avec vous Julien
41:49donc en amour
41:50je ne suis pas un spécialiste
41:51des Rêves Party
41:52et pourtant
41:54et je pense que
41:56bon il y a
41:57il y a une volonté de gens
41:58de faire des Rêves Party
41:59etc
41:59et on essaye de trouver
42:00des terrains justement
42:02pour canaliser cela
42:03donc justement
42:04il y a une loi
42:05qui normalement
42:07conditionne
42:07c'est-à-dire
42:08réponds à la question
42:09c'est-à-dire qu'il faut
42:10des organisateurs
42:10il faut que ça soit déposé
42:12pour qu'on puisse justement
42:13s'il y a des dérapages
42:14oui ça s'appelle
42:15des festivals
42:16non mais pour le coup
42:17l'État n'est pas là
42:17pour organiser les soirées
42:18des pancakes
42:18non mais pas du tout
42:19non Julien vous avez raison
42:21c'est-à-dire que si
42:22pour créer un festival
42:23il faut que ça soit déposé
42:24il faut qu'il y ait une mise en place
42:26là c'est en tout
42:27illégalité
42:2920 000 personnes
42:29ça vient de toute l'Europe
42:30vous pensez qu'ils vont faire
42:31une déposition à la préfecture
42:32ces gens-là
42:33qu'est-ce que viennent faire
42:34des toughers dans toute l'Europe
42:36c'est-à-dire qu'ils sont informés
42:37et nous on n'est pas informés
42:3830 secondes
42:38oui
42:39je ne vous dis pas
42:40normalement
42:40voilà la loi
42:41c'est-à-dire vous voulez
42:42organiser une répartie
42:43sur un terrain
42:44vous déposez
42:45vous déposez votre demande
42:46la préfecture vérifie
42:47votre demande
42:48et s'il y a des dérapages
42:51ou des dégradations
42:52à ce moment-là
42:53il y a un responsable
42:53parce que c'est vous
42:54qui avez déposé
42:55donc ça veut dire
42:55que l'organisateur
42:56il est tenu lui aussi
42:57de faire attention
42:59là visiblement
43:00si c'est
43:00je ne sais pas le détail
43:01mais si c'est une répartie sauvage
43:03et que les autorités publiques
43:05n'ont pas été capables
43:06d'interdire cet accès
43:07elle est illégale
43:08on n'a jamais vu un marginal
43:09de répartie débarquer
43:10devant la mairie
43:10il est 20h50
43:11s'il vous plaît
43:12je voudrais qu'on aille
43:13sur la dernière information
43:14du jour internationale
43:15et Olivier va nous rejoindre
43:16pour nous donner
43:16le programme de 100% politique
43:17au 73ème jour de guerre
43:19en Iran
43:19Donald Trump a mis
43:20une nouvelle fois
43:21la pression sur le régime iranien
43:22qui a transmis
43:23une proposition via le Pakistan
43:25aux Américains
43:25accord insatisfaisant
43:27selon Trump
43:28le calme avant la tempête
43:29c'est la question
43:30qu'on pourrait se poser
43:31et le sujet
43:32il est signé
43:32Sarah Fenzare
43:3560ème jour de conflit
43:37entre les Etats-Unis
43:38Israël et l'Iran
43:39et malgré un cessez-le-feu fragile
43:41la guerre continue
43:42de se jouer en coulisses
43:44soit nous intervenons
43:46et détruisons tout
43:47nous sommes tout explosés
43:48ou alors
43:49il y a
43:50notre voie à suivre
43:52le ton de Donald Trump
43:54est offensif
43:55et pour cause
43:56il a été briefé
43:57par le Pentagone
43:58sur la table
43:59plusieurs scénarios militaires
44:01dont un
44:02particulièrement radical
44:03portait un coup fatal
44:05à l'Iran
44:05je préférerais
44:07ne pas devoir
44:08tout détruire
44:09dans le détail
44:11ce plan reposerait
44:12sur une vague
44:13de frappes courtes
44:13mais puissantes
44:14avec un objectif
44:15détruire les infrastructures
44:17militaires
44:18les dirigeants
44:19et les centres stratégiques
44:20du régime iranien
44:21une option étudiée
44:23alors même que
44:24la république islamique
44:25tente encore
44:25de négocier
44:26notamment
44:27via le Pakistan
44:29vous savez
44:30les dirigeants
44:31sont fragmentés
44:32ils ne s'entendent pas
44:34les uns avec les autres
44:35vous avez un accord
44:36qui veut un groupe
44:38qui souhaite un accord
44:39un groupe
44:39qui en souhaite un autre
44:41même les extrémistes
44:42veulent un accord
44:43et un accord
44:44ne ferait pas de mal
44:45à Donald Trump
44:46car cette guerre
44:47coûte très cher
44:4825 milliards de dollars
44:50selon Washington
44:50100 milliards
44:51selon plusieurs experts
44:53en parallèle
44:54les Etats-Unis
44:55continuent de soutenir
44:56ses alliés
44:57plus de 150 millions
44:58de dollars d'armes
44:59ont été validés
45:00pour Israël
45:02voilà ce qu'on pouvait dire
45:03sur la guerre en Iran
45:04Olivier de Kerenfleck
45:05nous a rejoint
45:06quel est le programme
45:06de 100% politique
45:07on va y revenir
45:08au début de 100% politique
45:09puisque Donald Trump
45:10il doit prendre la parole
45:11parole prévue vers 21h
45:12ce soir
45:13on va voir ce qu'il va dire
45:13alors il n'est pas censé
45:14s'exprimer
45:15il a pris la parole
45:15il y a deux heures
45:15exactement
45:16il n'est pas censé
45:17s'exprimer sur la guerre
45:18en Iran
45:18mais vous connaissez
45:19Donald Trump
45:19mais il a un meeting
45:20c'est ça
45:21c'est le premier meeting
45:21que vous allez suivre
45:22après le premier meeting
45:23il est avec des étudiants
45:25ce soir
45:25en face d'étudiants
45:26et vous savez
45:26comment il est Donald Trump
45:27donc on va rester très attentif
45:28et les options
45:29d'opérations militaires
45:30dans combien de temps
45:30on va s'interroger
45:37des lieux
45:37c'est difficile de savoir
45:38quand est-ce qu'il pourrait y avoir
45:39On a un très bon
45:40ancien officier de la marine
45:41qui va nous décrypter tout cela
45:43et bien écoutez parfait
45:44et je suis ravi
45:44de pouvoir vous passer
45:46l'antenne
45:47cher Olivier
45:49je remercie les téléspectateurs
45:50très nombreux
45:51à avoir réagi
45:51sur les réseaux sociaux
45:54je dis ça
45:54je ne dis rien
45:55c'est un conte
45:55qui me dit
45:55on revient à ce dicton
45:57état fort avec les faibles
45:58état faible avec les forts
45:59vous êtes fort avec les boulangers
46:00qui veulent ouvrir
46:01vous êtes faible
46:01face à 20 000 toughers
46:03dont certains qui viennent
46:04de toute l'Europe
46:05évidemment un jour
46:06peut-être qu'on retrouvera
46:07des frontières
46:07merci à tous les six
46:09je vais remercier
46:11François à la réalisation
46:13Hugo à la vision
46:14Raphaël Hausson
46:14ont participé à l'émission
46:16Lucas Busutile
46:17que je salue chaleureusement
46:18Afid Hibour
46:19à la préparation
46:20ainsi que Tess Lafétaire
46:21l'info se poursuit
46:23sur CNews
46:24dans un instant
46:25100% politique
46:26à tout de suite
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