00:00Les boulangers avaient-ils vraiment le droit d'ouvrir le 1er mai ? Pas tous, visiblement, Péricault, puisque certains ont
00:05été verbalisés et ça va leur coûter cher.
00:07Alors, c'est à n'a rien à comprendre, puisque le gouvernement a pris position en disant que, pour l
00:12'instant, les chefs d'entreprise, les patrons, avaient le droit d'ouvrir s'il n'y avait pas les salariés.
00:16Et là, c'est un boulanger de Bourgouin-Galieu, dans l'Isère, M. Éric Amieux, qui a vu débarquer à
00:228h30 des policiers qui l'ont verbalisé.
00:25Il a reçu ensuite un appel du Premier ministre en disant, bon, bon, bon, d'accord, c'est extraordinaire d
00:30'ailleurs, ça, que le gouvernement passe derrière la police.
00:33Alors, nous savons que les inspecteurs du travail ont eu l'indépendance d'action à un peu, comme certains magistrats,
00:39et qu'ils agissent en vertu de ce qu'ils considèrent être la loi, et c'est tout à fait
00:43leur droit, c'est le cas de le dire.
00:45Pour autant, on a un gouvernement qui est aujourd'hui coincé aux entournures. Le projet a été porté, reporté, voilà.
00:50Donc, un fouillage gouvernemental, et Éric Amieux, le boulanger, a dit, écoutez, j'attends la sanction, on verra bien, lui,
00:56il fait que son travail, voilà.
00:58Je pense que le problème n'est pas du côté des boulangers et des artisans qui ouvrent, mais du côté
01:02des pouvoirs publics qui ne savent pas ce qu'ils veulent et qui passent aujourd'hui pour des gens foutre.
Commentaires