Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 jour
Avec Elisabeth Lévy et Françoise Degois

Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr

##LE_GRAND_DEBRIEF-2026-04-30##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:01Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Patrick Roger.
00:06Alors qui va travailler demain, 1er mai ? Notamment les boulangers, les fleuristes.
00:11Et puis il y a d'autres professions, il y a plein d'autres professions qui bossent évidemment.
00:15Gonaël est avec nous. Bonjour Gonaël.
00:18Bonjour.
00:19Bonjour. Vous vous êtes boulanger. Vous êtes où précisément ?
00:24Je suis installée à Bébéard, du coup c'est à 10 minutes de Guingamp, dans l'école d'Armor.
00:29Ah, dans les côtes d'Armor. Très bien.
00:33Et alors demain, comment allez-vous faire ?
00:36Nous on ouvre demain matin du coup. On fait journée réduite comme tous les jours fériés.
00:42Avec moins de personnel, mais on est ouvert pour assurer les commandes, assurer le pain de tous les jours, les
00:49gâteaux.
00:49Et préparer bien évidemment le week-end qui s'annonce assez gros aussi, parce que c'est encore les derniers
00:54week-ends des vacances des Parisiens.
00:56C'est vrai, oui. Et puis les Parisiens ils consomment du pain. Bon bah c'est bien ça.
01:01Mais dites-moi, est-ce que vous n'avez pas peur d'avoir des contrôles ? Parce que j'ai
01:06entendu que vous faisiez travailler vos salariés.
01:10Oui, bah après nous on a eu les autorisations, enfin normalement toujours d'après ce qui avait été dit, on
01:17a les autorisations.
01:18On a fait signer les papiers qui nous ont été transmis par notre fédération, du coup de la Confédération Nationale
01:24de la Boulangerie.
01:25pour approuver que comme quoi nos salariés sont volontiers pour travailler et seront payés double.
01:31Oui, c'est ça.
01:31Comme si il est convenu. Et après, normalement on est couvert par rapport à ça.
01:37Sauf si la loi change d'ici là.
01:39Non, non, elle ne va pas changer d'ici là, mais c'est vrai qu'il faut avoir ces autorisations,
01:44etc.
01:45Je ne sais pas s'il y aura des contrôles.
01:48Il y a un appel, Elisabeth Lévy, merci.
01:52Guenaëlle, restez avec nous un instant parce que j'aimerais qu'on continue de dialoguer ensemble.
01:56Les contrôles, je ne sais pas, est-ce que l'inspection du travail peut s'auto-saisir et décider d
02:03'aller enquiquiner tous les boulangers de France, je suppose ?
02:05C'est ce qui s'est passé l'année dernière et les autres années, bien sûr.
02:09Juste, sur les boulangers, si vous voulez, ça suffit.
02:12Ce psychodrame, qu'est-ce qu'on perd comme temps pour des trucs absurdes ?
02:16On va voter une loi pour autoriser les boulangers à vendre du pain.
02:19Évidemment que le pain, c'est un truc dont on a besoin tout le temps.
02:22En revanche, là où je vais rejoindre peut-être Françoise avant qu'elle arrive d'ailleurs,
02:27c'est que je réfléchis à cette affaire de commerce ouvert.
02:33Et moi, j'ai toujours regretté un peu que tous les commerces de fringues, par exemple, soient ouverts à Paris
02:38le dimanche.
02:39Il n'y a plus jamais, en tous les cas dans les quartiers un peu centraux, etc.
02:43Il n'y a plus jamais, vous allez dans le Marais où il y a des musées magnifiques,
02:48il n'y a plus jamais une atmosphère de dimanche.
02:50Et les gens ne sortent plus que pour consommer.
02:52Donc, l'interruption, alors je ne dis pas que je ne veux pas empêcher les gens d'acheter le dimanche,
02:57sinon ils s'en kikinent, paraît-il.
02:59Mais que le centre commercial soit devenu le grand lieu de loisir, c'est quand même un peu embêtant.
03:06Mais un jour dans l'année, les boulangers, oui, les fleurisses, oui,
03:10enfin les trucs consommables et périssables, oui.
03:13Un jour dans l'année où non, il n'y a pas de marchand de fringues ouverts,
03:16il n'y a pas de marchand de téléphones, il n'y a pas de marchand d'iPhone, ce serait
03:20pas mal.
03:21Je rejoins Elisabeth.
03:22Le 1er mai, ce n'est pas simplement qu'un symbole.
03:24C'est aussi, c'est vraiment, normalement, ça devrait nous permettre de déconnecter.
03:29Mais cette année, et là je vous rejoins,
03:30enfin, je ne sais pas si c'est ce que vous disiez, on en a peut-être échangé,
03:33ils sont tous devenus fous sur le 1er mai.
03:35C'est-à-dire que tous les ans, on a le psychodrame.
03:38Mais là, regardez, ça devient une affaire d'État.
03:40On ne comprend pas où ils veulent aller.
03:42La seule chose à laquelle ils veulent aller, c'est vers 2027.
03:45Pourquoi Gabriel Attal fait cette proposition de loi ?
03:48Pour être le progressiste, libéral, genre je suis l'hérité d'Emmanuel Macron.
03:52Pourquoi Gérard Darmanin, là, d'un seul coup, il se met à défendre les ouvriers ?
03:56Gérard Darmanin.
03:57Mais en disant, bon, en même temps, je comprends.
04:00C'est le Noël des ouvriers, regardez chez moi, etc.
04:03Lui, parce qu'il a besoin de s'acheter une étiquette de droite sociale.
04:06En fait, la réalité, c'est que...
04:07Vous avez le maire dans le Nord-Pas-de-Calais du Rassemblement National
04:11qui dit, j'interdis la manifestation du 1er mai.
04:14Donc, elle est interdite dans sa commune.
04:15Mais pour revenir, parce qu'on s'éloigne un tout petit peu des boulangers,
04:19est-ce que vous trouvez...
04:20Et Guenaël est avec nous.
04:22Alors, Elisabeth Lévy, je comprends votre raisonnement.
04:24Bien sûr, on a envie aussi, évidemment, qu'il y ait des jours de repos, etc.
04:28Mais est-ce que c'est normal ?
04:29Mais alors, est-ce que c'est normal, le 1er mai,
04:31que le boulanger ou le fleuriste qui vend le muguet,
04:35notamment ses fleurs, etc.,
04:37devrait être fermé,
04:38alors que la petite surface juste à côté,
04:41où on vende tout, le tout alimentaire, sera ouverte ?
04:43Il va vendre du pain.
04:44Mais je vous réponds.
04:45Non, mais vous n'avez pas compris,
04:47je dis les boulangers, les fleuristes, oui.
04:48Elle a dit...
04:49J'ai dit les choses périssables.
04:51Oui.
04:51Voilà, j'ai dit oui.
04:53Mais simplement, ce qui me manquiquine,
04:56c'est qu'on sur-bureaucratise, on sur-règlemente tout.
04:59Est-ce que vraiment, c'est...
05:01Françoise a raison.
05:02C'est-à-dire que les boulangers puissent ouvrir...
05:03Vous avez vu, et ce que je disais,
05:05c'est-à-dire que le muguet, la tradition du muguet,
05:08normalement, le muguet, c'est du muguet sauvage
05:10et qu'on allait vendre dans la rue.
05:12Et les militants, bien sûr, les militants syndicalistes.
05:16Aujourd'hui, vous ne pouvez plus aller cueillir du muguet sauvage comme ça.
05:20Pourquoi ?
05:20C'est réglementé.
05:2110 à 15 brins, normalement, dans les forêts.
05:24Ah bon ?
05:25Ah ben, il est donc, on ne savait pas ça.
05:26Non, non, mais, Patrick, moi, je reviens vraiment à ce qu'on se disait.
05:31Cette affaire de 1er mai, il faudrait effectivement la réguler,
05:33la réglementer de façon avec le bon sens,
05:35tout ce qui est périssable, on peut,
05:36mais arrêter avec les grandes surphrases d'au bricolage.
05:39Je ne vais pas citer la grande marque qui fabrique des meubles.
05:42Sérieusement, est-ce qu'on peut se poser, réfléchir,
05:45regarder couler la Seine, ou bien regarder couler la rivière ?
05:48Et véritablement, nous ne sommes là que dans des postures, Patrick.
05:53Mais moi, je leur en veux beaucoup,
05:55d'hystériser à nouveau ce débat sur la posture.
05:58J'ai une question sur votre vision de la politique, quand même,
06:00parce que donc, Darmanin s'est fait pour 2027, machin.
06:04Vous ne pensez pas que des fois, les gens ont des convictions ?
06:08Gwenaëlle, vous avez écouté ce débat.
06:11On dit Gwenaëlle, hein ?
06:12Gwenaëlle ou Gwenaëlle ?
06:13Ben Gwenaëlle !
06:15Moi, c'est Gwenaëlle.
06:16Il y a un petit bâtiment.
06:17Gwenaëlle, c'est vraiment le temps, quoi.
06:20Gwenaëlle, c'est beau.
06:21Vous avez entendu Elisabeth et Françoise de Gois.
06:25Vous, vous estimez que, pour ce 1er mai,
06:28il faudrait avoir la liberté d'ouvrir, de ne pas ouvrir,
06:32parce qu'il faut raisonner de façon plus simple, quand même, quoi.
06:36Oui, après, pour les autres métiers, je ne sais pas, je ne suis pas concerné,
06:40mais en tout cas, pour les boulangers et les fleuristes,
06:43c'est une tradition.
06:45Je sais que nous, on a plein d'enfants, par exemple,
06:47qui viennent devant la boutique pour vendre le muguet qu'ils ont dans leur jardin.
06:50Oui, oui.
06:51Chose que l'an dernier, ils n'ont pas pu faire,
06:53et on a eu des retours, justement, on les voyait devant le magasin,
06:56mais comme il n'y avait personne, il n'y a pas de monde non plus à passer,
06:59donc ils ne vendent pas.
07:00Moi, je trouve que c'est quelque chose, quand même, qui est attractif
07:03et qui donne aux gens envie de travailler, quoi.
07:06Parce que, qu'on nous laisse le choix, oui ou non,
07:09nous, on laisse le choix aux salariés,
07:10donc qu'on laisse aussi le choix aux entreprises.
07:13Vous voulez rouler ?
07:13Ça, ce n'est pas beau.
07:15Ce n'est pas bon, ça.
07:16Un choix en France, vous voulez dire,
07:18un truc où il n'y aurait pas une règle avec un formulaire XB12,
07:21pour chacun, une nomenclature ?
07:26Autre sujet, on en profite de vous avoir en ligne,
07:30au 0826 300 300, d'ailleurs, tous les autres auditeurs peuvent réagir.
07:33Puisque vous êtes boulanger, vous avez vu,
07:36il y a un appel à une grande manifestation, mobilisation,
07:40le 2 mai, tous à Paris, d'artisans boulangers,
07:43de pêcheurs, de routiers, de taxis, etc.
07:46Des gens qui demandent des aides,
07:49notamment face à la hausse des carburants.
07:51Est-ce que vous seriez prêt, vous, Gwendaël,
07:54à vous mobiliser, à manifester ?
07:56Vous comprenez le sens de cet appel ?
07:59Je comprends le sens tout à fait,
08:01parce qu'on est impacté tous les jours par les hausses.
08:04Nous, on a eu l'électricité, le chocolat, les matières premières,
08:07maintenant le gasoil.
08:08Donc ça se reporte aussi sur tout ce qui est transport,
08:11donc tous les taxes augmentent derrière.
08:13Le frigo augmente, puisque c'est du gasoil non routier.
08:16Tout est taxé.
08:20Le geste est bon, en fait, d'aller sur Paris pour manifester,
08:24mais après, il faut encore pouvoir.
08:26Nous, dans nos entreprises, moi, je vois de Gargant, par exemple,
08:29il est impossible d'aller sur Paris pour manifester,
08:31alors que j'ai un gros week-end.
08:33C'est vrai.
08:34C'est la disponibilité, après, qui nous pose problème.
08:38Mais en tout cas, vous êtes solidaires,
08:40et puis je crois que c'est très relayé.
08:42Et il y a une mobilisation, finalement, sur Internet, sur les réseaux sociaux.
08:47Oui, sur les réseaux.
08:48Oui, sur les réseaux.
08:49Merci d'avoir été avec nous, et nous, on va relayer également,
08:52et on va continuer de vous donner la parole.
08:55Merci, mon cher Gwendaël, du côté de Guingamp.
08:58Sur les aides de l'État, Patrick et Elisabeth,
09:00quand même, c'est vraiment une goutte d'eau dans la mer.
09:02Ça va coûter à peu près...
09:03Il y a quand même beaucoup de trous dans la raquette.
09:06On faisait les vraies voix l'autre jour.
09:07Avant-hier, il y a une femme, une dame qui est appelée,
09:10qui était formatrice,
09:12qui fait, elle, expliquer, sur cinq journées de formation,
09:14en fait, il y en a une, désormais, que je consacre à faire le plein d'essence.
09:17Il y a beaucoup de gens qui ne sont pas dans le dispositif.
09:20Non, mais c'est vrai.
09:21Non, mais c'est vrai.
09:22Allez, on en parle, justement, dans un instant,
09:24autour de ce sujet, bien sûr.
09:26Et puis, cette question, quoi.
09:27Est-ce que l'État a raison de demander à Total Energy
09:31de redistribuer ses profits ?
09:34Est-ce qu'il a raison ?
09:35Je sens qu'on ne va pas être d'accord.
09:37Alors que l'État maintient ses taxes.
09:39L'État demande, faites ce que je dis, mais pas ce que je fais.
09:43Ben, c'est exactement ça.
09:45C'est exactement ça.
09:46On en parle dans un instant, 0826 300 300.
09:49Vous avez la parole, bien sûr.
09:53Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Patrick Roger.
09:57Il est 8h50, Elisabeth Lévy, Françoise Degoye,
10:00mais aussi vous, au 0826 300 300.
10:04Autour de cette question, est-ce que l'État, qui maintient ses taxes,
10:07a raison de demander à Total Energy de redistribuer ses profits ?
10:11Total a déjà répondu en disant, on bloque, on fait du plafonnement déjà.
10:15Bon, qu'est-ce que vous en pensez ?
10:16Tiens, avant de donner la parole à Elisabeth et François,
10:20c'est Éric de Metz.
10:21Nous étions en Bretagne.
10:23On file de l'autre côté, du Grand Ouest au Grand Est, avec Éric.
10:27Bonjour, mon cher Éric.
10:29Bonjour, Patrick.
10:30Bon, qu'en pensez-vous, alors ?
10:32Écoutez, je pense qu'encore une fois, le gouvernement fait de l'inversion,
10:35le Grand U fait de l'inversion.
10:37Il sait très bien qu'il n'aura aucune action sur Total,
10:40puisque c'est une entreprise privée.
10:42N'oublions pas non plus que Total a bloqué les prix.
10:47Moi, j'ai l'impression que c'est vraiment chez Total
10:49qu'on trouve les prix les plus bas, entre guillemets,
10:52au niveau des distributeurs.
10:55Mais par contre, vous savez, en ce moment,
10:57les dollars engrangent 2-3 milliards par mois,
10:59avec ces prix de l'incense qui ont explosé.
11:03Ah, je ne sais plus si c'est le somme.
11:06Oui, oui, c'est vrai.
11:07Mais moi, ce qui me dézone le plus, Patrick,
11:09c'est que partout en Europe,
11:10les gouvernements ont décidé de baisser les prix,
11:12baisser les taxes.
11:13Il n'y a qu'en France.
11:15Et moi, j'ai l'impression que c'est une décision présidentielle.
11:18Vous vous rappelez, il y a 4 ans,
11:20Macron avait dit, je vais emmerder les non-vaccinés.
11:23Donc, c'est à peu près 50% de la population.
11:25Aujourd'hui, il emmerde 100% des Français.
11:27Mais je crois qu'il n'en a rien à faire.
11:29Franchement, c'est ça qui me dézone le plus,
11:30c'est que le gouvernement...
11:31Ah, ben, il laisse le gouvernement gouverner.
11:33Il ne s'en donne pas.
11:34Je sais bien, mais bon, il y a forcément des directives,
11:36vous savez.
11:37Mais je crois qu'en fait, les Français,
11:39ils n'en ont rien à faire.
11:41Et puis, ce n'est pas 2-3 milliards par mois en plus
11:43qui vont combler la dette abyssale.
11:47Mais bon, en tout cas,
11:47on rejette aujourd'hui la responsabilité
11:49sur les pétroliers, sur les distributeurs.
11:52Et je trouve ça vraiment malhonnête.
11:55Bon, François, restez avec nous, Éric.
11:57C'est intéressant, ce que vous dites.
11:59Oui, oui, c'est intéressant, Éric, ce que vous dites.
12:00Moi, je pense que, pour le coup,
12:01Emmanuel Macron se tient très loin
12:03et il a intérêt de se tenir très loin
12:04parce que dès qu'il remet un petit doigt
12:05dans la vie politique nationale,
12:07les gens lui font comprendre,
12:08à travers les sondages,
12:09qu'ils sont très contents
12:10qu'ils s'occupent de l'international.
12:12Donc, je crois vraiment que...
12:13Oui, il a dit que, juste,
12:14quand il parle de la France,
12:15il dit que c'est le bordel.
12:16C'est ce qu'il a dit avant-hier.
12:17Oui, il a parlé des mamoules,
12:19il a parlé des mamoules, surtout.
12:20Mais je veux dire par là que,
12:23moi, je pense que c'est tout à fait normal.
12:25Je rappelle les super profits.
12:27Je rappelle les super profits
12:28dits à l'envolée du prix du gaz
12:29et du pétrole de total.
12:31C'est 5,8 milliards en super profits.
12:34Il est normal qu'à un moment donné,
12:37ces entreprises redistribuent.
12:39Il est bien mignon, Patrick Pouyanné,
12:41en disant, en gros,
12:42j'ai déjà donné,
12:43vous savez,
12:43j'ai déjà donné en bloquant les prix.
12:45Ce qui est vrai.
12:46Oui, mais ça n'est pas à la hauteur
12:48de ce qu'il a encaissé.
12:49Ça n'est pas à la hauteur
12:50de ce qu'il a engrangé.
12:51Dernier point,
12:52je pense véritablement
12:53que si on ne baisse pas les taxes,
12:55contrairement à l'Italie ou l'Espagne,
12:57c'est parce que nous n'avons pas,
12:58oui, ce que vous voulez,
13:00nous n'avons pas les moyens de le faire.
13:03Et je pense qu'encore une fois,
13:04on a un géant qui s'appelle Total,
13:07qui a engrangé des milliards.
13:09Il faut qu'il partage.
13:10Bon, mais attention.
13:11Excusez-moi,
13:11c'est une vision de l'économie
13:13et du capitalisme
13:14que je trouve extrêmement,
13:15comment dire,
13:16c'est dame patronèse,
13:17vous voyez.
13:17On va demander à nos riches,
13:19je veux dire,
13:19on va demander au seigneur du coin
13:21s'il veut bien faire la charité
13:23pour les Français.
13:23Mais on est...
13:24Ça se comprend
13:24qu'on essaie de partager.
13:26Je vais vous dire,
13:26je trouve ça démagogique.
13:28Voilà,
13:28totalement.
13:30Une boîte,
13:31elle est faite pour faire du profit
13:32et puis sinon,
13:32un jour,
13:33quand leurs profits vont baisser
13:34pour X ou Y raisons
13:35parce qu'on aura tous décidé
13:37de rouler à vélo,
13:38je veux dire,
13:38donc leurs profits vont faire ça
13:40et ils vont passer à la caisse,
13:41ils vont tendre la main
13:42en disant,
13:43hé,
13:43voilà,
13:44ça c'est la première chose.
13:46Donc,
13:46moi je pense que c'est complètement
13:48démagogique
13:48d'entretenir les gens
13:49dans l'idée,
13:50si vous voulez,
13:51que notre problème
13:51c'est que les riches
13:52sont trop riches,
13:53qu'ils ne payent pas assez,
13:54que les boîtes c'est mal,
13:56que Total c'est un géant français.
13:59J'ai appris hier,
14:00j'espère que c'est vrai,
14:02sur le plateau de Pascal Praud,
14:04quelqu'un a dit
14:04qu'ils étaient très écolos,
14:06en plus très branchés
14:07de transition écologique.
14:08C'est vrai qu'ils investissent
14:11énormément,
14:12c'est l'un des plus gros investisseurs,
14:15l'un des plus gros investisseurs
14:16dans l'éolien,
14:18dans la transition énergétique.
14:19Enfin bref,
14:20c'est une boîte en tous les cas
14:21qui continue de pluser
14:23Je pense que les gens sont contents
14:24de bosser chez Total
14:25et qu'ils sont aussi actionnaires.
14:27Bref,
14:27mais de toute façon,
14:28le capitalisme,
14:28ça marche comme ça,
14:29vous avez du capital,
14:31vous le prêtez,
14:31et ça suffit.
14:33Et juste,
14:35je sais que comme Benjamin,
14:36attends,
14:36je m'arrête.
14:37Alors d'abord,
14:37dame patronesse,
14:38ça ne me convient pas,
14:39ça ne me va pas du tout.
14:40Donc je n'ai pas du tout
14:41un discours de dame patronesse.
14:42Je pense que Total réalise
14:43des bénéfices colossaux aussi.
14:46Les grands patrons
14:47ne sont pas grands patrons
14:48ex nihilo.
14:49Total réalise aussi des bénéfices
14:51parce qu'il a aussi
14:52l'appui de l'État
14:53et d'un grand pays
14:53qui s'appelle la France.
14:54J'en ai un peu marre
14:55d'entendre que les grands patrons
14:56donnent tout.
14:57Quand vous êtes
14:58Bernard Arnault,
14:59vous représentez la France
15:00et la France vous appuie aussi
15:01dans la diplomatie économique.
15:03Donc,
15:03quand vous avez
15:04des super profits
15:05qui sont liés
15:05à des situations exceptionnelles,
15:07il est tout à fait logique
15:08qu'à un moment donné,
15:09ils soient taxés
15:10pour aider les gens
15:11qui rament.
15:12Mais une phrase,
15:14les impôts,
15:14ça ne peut pas être
15:15à géométrie variable,
15:16le bouton sur lequel
15:17on appuie.
15:19Non,
15:19on ne peut pas
15:20à chaque fois
15:21qu'il se passe un truc.
15:22On ne peut pas dire
15:22qu'il s'y attend
15:23sur les super profits.
15:24Par exemple,
15:25l'Italie est en train de le faire.
15:26Vous êtes très bien.
15:27Je vous félicite.
15:28Vous êtes tous les deux
15:29des admirateurs
15:30de la France soviétique.
15:31Non,
15:32non,
15:33non,
15:33mais pas du tout,
15:34Elisabeth Levy.
15:35Mais c'est vrai
15:35qu'on peut prendre
15:36de temps en temps
15:37des mesures
15:38en mettant,
15:39on peut agir
15:40sur des taxes,
15:40sur des impôts,
15:41comme l'État
15:42pourrait agir,
15:43évidemment,
15:43en baissant,
15:44en fait,
15:44ses taxes.
15:47les suspendre
15:49temporairement.
15:50C'est vrai quand même
15:51que Total Energy,
15:52Françoise,
15:53bon,
15:53on en terminera là,
15:54mais je ne sais plus
15:56quel est le pourcentage,
15:57mais c'est à l'étranger.
16:00Certains disent
16:01que c'est 80-90%.
16:02Oui, bien sûr,
16:02vous avez raison.
16:03ce qu'elle veut dire,
16:03ah bah oui,
16:04donc,
16:04ce n'est pas en France.
16:05Donc,
16:06finalement...
16:06C'est une marque française,
16:07il s'appuie sur la France,
16:08sur l'image de la France,
16:09sur les infrastructures de la France.
16:10Oui, mais elle a raison,
16:11mais elle a raison,
16:13quand tu vas leur demander
16:14une part de leur profit,
16:16réalisé,
16:16je ne sais pas.
16:17Pour des circonstances,
16:18exceptionnellement.
16:19Ce qui se dit,
16:19c'est que l'appel hier,
16:21ce qui se dit,
16:22c'est que l'appel hier
16:22de Sébastien Lecornu,
16:24ça ressemble à un appel du pied
16:25pour que Total continue
16:27de maintenir son plafonnement
16:29à 1,99€.
16:30Qui est déjà bien.
16:31Bah oui,
16:32bien sûr,
16:32quand on se déplace.
16:33C'est sûr que ça.
16:34Oh bah,
16:34non mais,
16:35c'est bien ce qui se dit,
16:36en fait,
16:37un peu partout.
16:37Merci Eric,
16:38d'avoir été avec nous
16:39au 0826 300 300.
16:41Vous continuez d'appeler
16:430826 300 300
16:44dans un instant.
16:45Hashtag,
16:45on en parle pour terminer
16:46comme chaque matin,
16:47évidemment,
16:49cette matinale,
16:50avec vous Benjamin Glaze.
16:51Hashtag,
16:51on en parle sur...
16:52Vous parliez de mesures,
16:53j'en ai une de mesures,
16:54une annonce qui fait pas mal réagir
16:55sur les réseaux sociaux.
16:56Elle nous vient de Jordan Bardella.
16:58S'il est élu président de la République,
16:59le patron du RN et eurodéputé,
17:01assure qu'il fera retirer
17:02le drapeau européen
17:04des perrons de l'Elysée
17:04de Matignon.
17:05Écoutez,
17:05c'était sur BFM hier.
17:06Sur le perron de l'Elysée,
17:07sur le perron de Matignon,
17:09oui, je pense que je ne laisserai
17:10que le drapeau français
17:11parce que c'est un symbole.
17:12Moi, je veux tout changer
17:13sans rien détruire.
17:14Je suis un optimiste,
17:16peut-être un idéaliste.
17:17C'est le retour du Frexit ?
17:17Mais non,
17:18c'est pas le retour du Frexit.
17:19Mais juste symboliquement,
17:20vous enlèveriez quand même
17:21ce drapeau ?
17:21Oui, parce que l'Elysée,
17:22si vous voulez,
17:23ça a une portée évidemment historique,
17:25une portée symbolique.
17:26Et écoutez,
17:26l'Elysée,
17:27c'est la maison du peuple français.
17:28Et c'est en étant fiers
17:29de ce que nous sommes,
17:30de notre drapeau,
17:31de notre rythme national,
17:31de notre identité,
17:32qu'on pourra demain
17:33continuer d'épater le monde.
17:34Je pense simplement
17:35que la France est le plus beau pays
17:36et peut-être qu'elle manque
17:37un peu d'appétit
17:37et nous allons essayer
17:38de renouer avec ce goût
17:39pour la conquête,
17:40pour la puissance
17:40et pour les symboles
17:41qui font la patrie.
17:42Voilà, cette annonce
17:43qui fait écho
17:44bien évidemment à la décision
17:45de plusieurs maires
17:46du Rassemblement national.
17:47Après les élections,
17:47ils avaient retiré
17:48le drapeau européen
17:49du fronton de leur mairie.
17:51Alors sur ce point,
17:51Jordan Bardella
17:52botte un petit peu en touche.
17:54C'est de leur responsabilité,
17:55dit-il,
17:56ils ne sont pas sous ma tutelle.
17:58D'un mot,
17:59très vite,
18:00moi je suis plutôt pour
18:02mais pour la raison suivante,
18:03c'est que le drapeau européen
18:04renvoie à une bureaucratie.
18:06Il ne renvoie pas du tout
18:07à des pays,
18:08une civilisation,
18:09une culture,
18:09ce que vous voulez.
18:10L'Europe de Bruxelles,
18:11c'est une bureaucratie
18:12et une bureaucratie
18:14ne mérite pas d'avoir un drapeau.
18:16Vous ne voulez pas aussi mettre
18:16le drapeau du ministère des Finances ?
18:18Oui, mais parce que
18:19vous faites une interprétation.
18:20Je suis complètement contre.
18:22Je pense que nous sommes intégrés.
18:23Vous êtes pour le maintien du drapeau.
18:25Bien sûr,
18:25nous sommes un pays souverain
18:26dans un continent
18:28qui ferait bien
18:29de se mettre
18:30à le devenir souverain.
18:31Moi, je propose
18:32de mettre le drapeau
18:33de Sud Radio
18:35au fronton des mairies.
18:38J'adore !
18:39Quel buve !
18:40Bien sûr !
18:41Et puis chez vous.
18:42On va lancer
18:45des petits drapeaux.
18:46On va demander ça
18:46à Lise Ekman
18:48de commander
18:48des petits drapeaux.
18:50Évidemment,
18:51qu'on mettra
18:51un petit peu partout.
18:52Dans un instant,
18:53c'est Jean-François qui dit
18:54« Vous continuez de réagir »
18:550826 300 300
18:56sur l'actualité.
Commentaires

Recommandations