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  • il y a 8 minutes
Avec Elisabeth Lévy
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##SOYEZ_LIBRES-2026-03-18##

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Transcription
00:01Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger.
00:06Il est 8h10, soyez libre comme chaque matin, Elisabeth Lévy, bonjour.
00:11Bonjour Patrick, bonjour à tous.
00:12Alors, dans ces temps de retour, entre deux tours des municipales, la France apparaît plus divisée que jamais.
00:20Oui, archipélisée, fracturée, caléidoscopisée, ça c'est Jérôme Fourquet.
00:24Les commentateurs ne savent plus à quel mot se vouer, mais la chose visible pour tous, c'est qu'il
00:30y a plusieurs Frances qui semblent dériver loin les unes des autres.
00:34Alors, toute typologie est schématique et donc mensongère, mais tout de même, on peut essayer de cartographier des sensibilités culturelles.
00:42Alors, ce qu'on peut dire, c'est que le progressisme d'atmosphère domine dans les centres-villes sociales ou
00:48macronistes,
00:48où vivent les nowhere, vous savez, les nulle part, les sauts de frontières.
00:54Ceux qui se sentent bien partout.
00:58Dans la France des villes moyennes et des campagnes, cette France où justement on est de quelque part,
01:03eh bien, on peut observer toutes les nuances de conservatisme et de populisme.
01:08Et enfin, il y a une forme de sécession post-nationale dans les quartiers immigrés,
01:13où on célèbre la Nouvelle-France en scandant « Nous sommes tous les enfants de Gaza ».
01:17Alors attention, ne nous énervons pas.
01:20Dans un pays qui a décapité son roi et une bonne partie de ses classes dirigeantes dominantes,
01:26la nouveauté, ce n'est pas qu'il y ait des affrontements idéologiques.
01:30Dans la France d'avant, on se traitait d'agent de Moscou ou de suppos du capitalisme.
01:34Mais de part et d'autre de la lutte des classes, il y avait un monde commun.
01:38On était d'accord pour s'engueuler.
01:40Bon, et ce n'est plus le cas aujourd'hui, parce qu'on s'engueule quand même.
01:42Bah oui, mais aujourd'hui, l'autre n'est plus vraiment un partenaire de dispute.
01:46C'est une menace, un danger social et moral, avec lequel tout contact est interdit.
01:52À la nouvelle grammaire politique, c'est badé-rétro, satanas, chacun est le facho de quelqu'un.
01:58Et dans la tripartition dont j'ai parlé, le cercle de la raison au centre du jeu
02:04observe des peuplades étranges qui votent mal de part et d'autre.
02:08Parce que pour le néo-bourgeois parisien qui conjugue de confortables revenus
02:13et un sentiment de supériorité morale à toute épreuve,
02:17le diable s'habille en Sarah, Rachida et même un peu Sonia.
02:21Alors, après la fusion des listes entre Pierre-Yves Bournazel et Rachida Dati,
02:26on a vu Clément Beaune, par exemple, mais pas le seul,
02:29avoir ses vapeurs, comme si on lui proposait de rejoindre des nazis.
02:33Donc ça commence avec Rachida Dati.
02:36Et au PS, le prétendu danger, ressassé, ressorti à chaque fois de la droite alliée à l'extrême droite,
02:43justifie tous les accords avec des insoumis,
02:46contactés hier et avec raison d'antisémitisme et d'extrémisme.
02:50Et quant aux insoumis, bien sûr, ils continuent d'insulter la volaille socialiste
02:54qu'ils entendent plumer.
02:57La politique, normalement, Patrick, c'est le lieu où les mondes se rencontrent.
03:01Chacun est dans sa bulle, mais quand même, de temps en temps, elle se parle.
03:04C'est la scène où on représente les conflits.
03:07Un théâtre où il ne devrait pas y avoir d'ennemis, mais des adversaires.
03:11Seulement, voilà, ça suppose un imaginaire partagé,
03:14un passé assumé par tous, même les derniers arrivés.
03:18Et bien, si la politique ne joue plus ce rôle aujourd'hui,
03:20si elle échoue à dégager des consensus et des majorités,
03:24c'est peut-être justement parce que nous n'avons plus de langue commune
03:28et ça pousse à se demander si nous pouvons encore être un peuple là.
03:33Oui, c'est ça, nous étions côte à côte.
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