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  • il y a 1 heure
Avec Franck Trouet, délégué général du Groupement des hôtelleries et restaurations (GHR) et Loïc Gobé, président de la fédération des entreprises de services à la personne (Fesp)

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##C_EST_A_LA_UNE-2026-04-29##

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Transcription
00:01Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Patrick Roger.
00:05Il est 7h14, c'est à la une.
00:08François Ruffin se dit hostile à l'immigration pour le travail.
00:12Le secteur des services à la personne et l'hôtellerie notamment dénonce une forme de déconnexion.
00:19Nous sommes avec justement Loïc Gobet qui est président de la Fédération des entreprises de services à la personne.
00:25Bonjour Loïc Gobet.
00:27Bonjour.
00:28Et nous sommes également avec Franck Trouet qui est délégué général du groupement des hôtelleries et restaurations.
00:35Alors, ce qu'a dit François Ruffin qui est candidat potentiel en tout cas pour la présidentielle,
00:42il dit je ne veux pas qu'on fasse appel à la main d'oeuvre étrangère effectivement comme ça.
00:51Je ne veux pas qu'on refasse ce qu'on a fait auparavant sur l'industrie, la métallurgie, sur Renault
00:56notamment.
00:57Il pense à l'après-seconde guerre mondiale.
01:00Vous, ce que vous dites, c'est que dans tous vos secteurs, vous avez besoin d'une certaine immigration, d
01:08'une immigration choisie.
01:09Alors, c'est un vrai débat dans la société française.
01:12Est-ce que vous comprenez quand même ce que dit François Ruffin ?
01:16Loïc Gobet, d'abord, président de la Fédération des entreprises de services à la personne.
01:21Oui, je comprends dans les grandes lignes ce qu'il veut dire et sur certaines dérives qu'il peut y
01:27avoir.
01:27Mais personne aujourd'hui ne veut un système où l'immigration servirait à tirer les salaires vers le bas.
01:32Le débat pour nous, il est ailleurs.
01:34C'est vraiment la réalité des besoins des Français dans notre secteur des services à la personne.
01:38Ce n'est pas simplement un secteur d'activité, les services à la personne.
01:42C'est le quotidien des Français qui va de la petite enfance, de la garde d'enfants, du soutien scolaire,
01:47de l'accompagnement des publics fragiles.
01:50Donc aujourd'hui, en fait, déjà sur le terrain, on manque de main-d'oeuvre partout.
01:54Oui, donc si on arrête cette immigration choisie de travail, vous dites, vous, vos entreprises, elles ne tiennent plus, quoi
02:05?
02:06Non, elles ne tiennent plus.
02:08Alors, elles ne tiendraient déjà plus aujourd'hui, mais on a des perspectives à 2050 avec le vieillissement de la
02:14population qui sont extrêmement inquiétants pour le secteur.
02:18On va avoir à peu près 500 000 nouveaux bénéficiaires âgés à accompagner.
02:23Et avec la pyramide des âges de nos secteurs d'activité, c'est quasiment 800 000 emplois à pourvoir en
02:302050.
02:31Donc clairement, sans l'apport d'une main-d'oeuvre extérieure à la population française, clairement, on n'y arrivera
02:38pas.
02:38Oui, vous n'y arriverez pas.
02:41Restez avec nous, Loïc Bobet.
02:42Franck Trouet, quelle est la situation, vous, dans l'hôtellerie et la restauration ?
02:48Bonjour, la situation, elle est la même.
02:50Nous ne pouvons pas travailler sans travailleurs étrangers dans la restauration et l'hôtellerie.
02:55Et il faut éviter les caricatures de la sorte.
02:59Comparer la restauration et l'hôtellerie avec la métallurgie ou la sidérurgie de l'après-deuxième guerre mondiale, ça n
03:06'a pas de sens.
03:07Nous, on parle d'emplois comme pour les services à domicile.
03:12On parle d'emplois non délocalisables qui font vivre nos territoires.
03:17Ça n'a vraiment aucun sens.
03:21Et vous, aujourd'hui, s'il n'y avait plus cette immigration, l'immigration choisie, je le dis bien sûr,
03:29en fait à terme, en tout cas pour la politique.
03:31Aujourd'hui, ce n'est pas le cas.
03:32Vous auriez du mal à faire tourner les hôtels et restaurants, Franck Trouet.
03:38Écoutez, je vais vous le dire très simplement.
03:41Chaque année, dans le secteur, en fonction de l'activité économique du pays, de sa bonne santé, on propose entre
03:50300 et 400 000 emplois.
03:53On a beau augmenter les salaires, on a beau former, on a beau améliorer les conditions de travail, le volume
04:01est tel que nous ne pouvons pas faire sans ces travailleurs étrangers.
04:06Et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle, dans notre secteur, nos métiers ont été reconnus comme étant en
04:11tension l'année dernière, ce qui nous autorise officiellement à faire venir des travailleurs étrangers.
04:18Mais nous ne demandons pas une immigration de masse, nous demandons à pouvoir, en dehors de toutes les autres solutions
04:28qui nous sont données, pouvoir travailler.
04:31Et le recours à ces travailleurs étrangers, n'en déplaise à certains hommes politiques, c'est indispensable à l'économie
04:38de notre pays.
04:39Oui, oui. Parce que sinon, vous n'arrivez pas à trouver du personnel.
04:44Alors qu'il y a quand même des millions de personnes qui sont sans emploi ou qui n'ont pas
04:48d'emploi très solide, des emplois précaires aujourd'hui, dans la situation actuelle.
04:53Chaque année, dans notre secteur, c'est 200 000 emplois qui ne sont pas pourvus.
04:58Oui, oui. Et là, alors qu'évidemment, il y a l'été qui arrive, il y a des situations délicates,
05:06Franck Trouet, dans des hôtels et restaurants.
05:10Vous savez, on a fait une enquête à la sortie de la crise Covid pour savoir comment ça se passait
05:17dans notre secteur.
05:18Et on a eu la très mauvaise surprise de constater que près de deux professionnels sur trois avaient dû refuser
05:27des clients faute de personnel.
05:29Et cette situation, elle demeure. D'où, comme je le disais tout à l'heure, la reconnaissance de nos métiers
05:35comme étant en tension.
05:38Nous, ce que l'on cherche, c'est à être pragmatique. On ne veut pas être idéologique. On veut faire
05:44fonctionner nos établissements. On veut créer des emplois. On veut faire vivre nos territoires.
05:49Oui. Et Loïc Goebbé, vous, dans les entreprises de services à la personne, c'est la même situation aujourd'hui
05:56?
05:56C'est exactement la même situation. Aujourd'hui, on a à peu près 150 000 emplois qui sont non pourvus.
06:03Là, aujourd'hui, très clairement, sans un apport, comme je disais tout à l'heure, d'une main-d'œuvre
06:11supplémentaire, clairement, on va devoir renoncer à de l'accompagnement.
06:16Il faut savoir que les services à la personne, c'est un Français sur six aujourd'hui qui font appel
06:21dans tous les domaines de la vie quotidienne.
06:24Clairement, ça va être une situation qui risque d'être très, très, très compliquée d'un point de vue social
06:29et même d'un point de vue humain, si on n'arrive pas à combler ses emplois.
06:35Merci donc à tous les deux. Franck Trouet, délégué général du groupement des hôtelleries et restaurations, et Loïc Goebbé de
06:40la Fédération des entreprises de services à la personne.
06:42On le voit bien, évidemment, il y a besoin d'une certaine immigration pour le travail.
06:49Alors, ce sera, je pense, d'ailleurs, tout le débat de la présidentielle qui va venir.
06:53En attendant, la situation est parfois assez difficile sur le terrain pour trouver, en fait, des personnes dans tous ces
07:00emplois.
07:00Vous l'avez dit, 250 000, 300 000 personnes dans chaque secteur que vous recherchez aujourd'hui.
07:06Il est 7h21.
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