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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE
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00:00:00Il est 12h, bonjour, soyez bienvenus, je suis très heureux de vous retrouver, c'est votre mini-news du week-end, nous sommes vendredi, on commence tout de suite à 12h par un tour complet de l'information avec vous, Sommayel Abidi, bonjour.
00:00:11Bonjour Thierry et bonjour à tous. A la une de l'actualité, Sébastien Lecornu s'octroie un sursis.
00:00:16Le gouvernement a annulé les débats prévus aujourd'hui et lundi sur le projet de budget de l'État pour 2026 et renvoyé les discussions à mardi.
00:00:24objectif tranché entre l'utilisation du 49-3 et une ordonnance pour faire passer le texte du budget sans vote.
00:00:31Toutefois, le Premier ministre prendra la parole en fin de journée pour présenter ses propositions en vue d'un compromis.
00:00:38Au terme d'une grève de 10 jours des médecins libéraux, le gouvernement lâche du lest et propose des mesures pour apaiser les tensions
00:00:45comme l'abandon des objectifs obligatoires de réduction des prescriptions décidées par l'assurance maladie.
00:00:50Pour autant, les syndicats ne crient pas encore victoire et préfèrent attendre la traduction de ces annonces dans les textes.
00:00:58C'est l'autre information de ce vendredi.
00:01:00Une enquête administrative ouverte après le suicide d'une lycéenne de 17 ans en Seine-et-Marne mardi.
00:01:06Lycéenne qui était la cible selon sa famille de harcèlement scolaire depuis le mois de décembre.
00:01:11L'enquête confiée à l'inspection générale de l'éducation nationale devra établir avec rigueur et objectivité le déroulement des événements,
00:01:18les réponses apportées par l'institution et en tirer tous les enseignements nécessaires.
00:01:24À la une de l'actualité internationale, après des mois d'efforts diplomatiques déployés pour atténuer les tensions,
00:01:30le Canada et la Chine forgent un nouveau partenariat stratégique qui devrait dépoucher sur des avancées, je cite,
00:01:36« historique » en tirant parti des forces de chacun des deux pays dans les domaines de l'agriculture, l'agroalimentaire, l'énergie mais aussi la finance.
00:01:44Déclaration ce matin du Premier ministre canadien Mark Carney.
00:01:49C'est un cadeau qui l'a fait sourire jusqu'aux oreilles.
00:01:52Vous découvrez les images de la rencontre hier à la Maison-Blanche entre Donald Trump et Maria Corina Machado,
00:01:58l'opposante vénézuélienne qui lui a remis la médaille de son prix Nobel de la paix.
00:02:03Je vous rappelle que le dirigeant américain a longuement convoité cette distinction depuis son retour dans le bureau ovale.
00:02:10Et pour finir un mot de sport et de Formule 1, l'écurier Red Bull a dévoilé hier à Détroit,
00:02:15fief de son partenaire Ford, sa monoplace pour l'année 2026 avec le quadruple champion du monde Max Verstappen et son nouveau pilote Isaac Hadjar.
00:02:25Le Français de 21 ans se projette à long terme avec son équipe où il entend gagner de la confiance.
00:02:29Premier grand prix à venir le 7 mars en Australie.
00:02:33Une saison qui sera bien évidemment à suivre sur les antennes du groupe Canal+.
00:02:37Voilà ce qu'on pouvait dire de l'actualité à midi Thierry.
00:02:41Merci beaucoup Sommaire et à tout à l'heure. Allez, Midi News, c'est parti. Voici le sommaire.
00:02:47À la une pour débuter, on va évoquer un chiffre. Oui, un chiffre.
00:02:50Plus de 2100 livraisons réussies par drone ont été enregistrées en 2025.
00:02:54Les narcotrafiquants ne peuvent visiblement plus se passer des drones pour livrer aux détenus, téléphones portables ou stupéfiants.
00:03:01C'est l'office anti-stupéfiant qui le dit justement.
00:03:03On va y revenir avec Wilfried Fonck, secrétaire national UFA-Punsa, justice qui sera notre invité.
00:03:09Dans Midi News, on écoutera à nouveau Emmanuel Macron hier.
00:03:12Après ses voeux aux armées, c'était à Istres.
00:03:15Notre effort de défense va continuer, a-t-il dit.
00:03:17L'accélération des périls, la commande, le réarmement de la France.
00:03:21On va y revenir. Oui, mais ça ne vous a pas échappé.
00:03:24Pour cela, il faut un budget.
00:03:25Il ne vous a pas échappé que nous n'avons pas de budget.
00:03:27Sébastien Lecornu renonce au vote et se projette vers la méthode forte.
00:03:31Il doit s'exprimer normalement en fin d'après-midi.
00:03:34Et on recevra à 13h30 Laurent Panifousse, ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement.
00:03:39On aura beaucoup de questions à lui poser avec Thomas Bonnet, notre spécialiste politique.
00:03:44Voilà pour notre programme.
00:03:46Tout de suite, l'équipe de ce vendredi.
00:03:48Sarah Salman, bonjour.
00:03:49Ravie de vous retrouver.
00:03:50Jonathan Sixou, journaliste.
00:03:52Soyez le bienvenu.
00:03:53Madi Saidi, communicante.
00:03:54Bonjour.
00:03:55Bernard Cohen-Hadat, président du Cercle de Réflexion.
00:03:57Etienne Marcellé est avec nous.
00:03:58Bonjour, cher Thierry.
00:03:58Et évidemment, Thomas Bonnet est avec nous.
00:04:01Notre spécialiste politique.
00:04:02Et on aura beaucoup de questions à poser au ministre.
00:04:05Monsieur Panifou, absolument.
00:04:06Exactement.
00:04:07Et on verra s'il a des informations sur l'intervention potentielle de monsieur Lecornu.
00:04:11On sort qu'il en est.
00:04:12On sort qu'il en est, voilà.
00:04:14Et on prévient nos téléspectateurs.
00:04:15Si vous le voulez bien, on va parler des narcotrafiquants qui ne peuvent plus, je vous le disais, se passer de l'usage des drones.
00:04:21On savait depuis plusieurs années que les trafiquants les utilisaient pour livrer aux détenus des téléphones, des stupéfiants en prison.
00:04:27Maintenant, ça va beaucoup plus loin.
00:04:29Et c'est l'OFAST, les policiers de l'Office anti-stupéfiants qui tirent la sonnette d'alarme.
00:04:33Juliette Sadat, on raconte tout cela.
00:04:34Et juste après, on sera avec Wilfried Fonck, secrétaire national UFAP.
00:04:38Ils sont la bête noire des services de sécurité.
00:04:45Les narcotrafiquants s'en servent depuis des années pour livrer aux détenus téléphones portables et stupéfiants.
00:04:51Plus de 2100 livraisons illégales recensées en 2025.
00:04:55C'est quotidien.
00:04:56C'est jour, c'est nuit.
00:04:57C'est plusieurs fois par jour dans les mêmes établissements.
00:04:59Généralement, c'est beaucoup de drogue, de téléphones portables.
00:05:03À l'heure actuelle, on l'a déjà dit, on le répète.
00:05:05La majorité des prisons françaises sont des réels passoires.
00:05:09Les personnels pénitentiaires sont inquiets.
00:05:12Cette semaine à Lonce-le-Saunier, près de Dijon,
00:05:14un colis livré par drone a été intercepté par les surveillants.
00:05:18À l'intérieur, une arme de poing et des munitions.
00:05:21Mais l'usage des drones a aussi évolué.
00:05:23Ils sont désormais utilisés pour gérer toute l'organisation du trafic de drogue.
00:05:28Surveillance des points de deal, ravitaillement.
00:05:31À Marseille, des vues aériennes capturées par drone
00:05:34ont même servi à guider le consommateur vers le point de deal.
00:05:38Et le phénomène ne concerne pas que la France.
00:05:40En Espagne, les autorités ont démantelé un réseau
00:05:43qui importait de la résine de cannabis depuis le Maroc
00:05:46à l'aide d'un essaim de drone.
00:05:49Jusqu'à huit appareils transportant jusqu'à trois kilos de drogue chacun,
00:05:53dirigés par un seul pilote depuis son salon.
00:05:55Bonjour, Wilfried Fonck.
00:05:58Merci d'être avec nous.
00:06:00Je le disais, l'OFAST tire la sonnette d'alarme.
00:06:02Mais vous, ça fait très longtemps que vous tirez cette sonnette d'alarme
00:06:05avec ces fameux drones.
00:06:08Oui, bonjour Thierry.
00:06:09En effet, nous, ça fait au moins, au bas mot, une bonne quinzaine d'années
00:06:12que l'on alerte l'administration sur la menace et sur les risques qui vont avec.
00:06:18Donc, peut-être que, finalement, la note de l'OFAST, 15 ans plus tard,
00:06:22aura les effets enfin escomptés et qu'on disposera des moyens nécessaires
00:06:26pour aller lutter, effectivement, contre le fléau des drones
00:06:29qui met en jeu à la fois la sécurité des établissements,
00:06:33mais aussi celle des personnels.
00:06:34Mais qu'est-ce qu'on fait concrètement, Wilfried Fonck ?
00:06:36Parce que le constat, on ne cesse de le faire.
00:06:38On a dû le faire, je ne sais pas combien de fois on a échangé sur le sujet.
00:06:40Mais qu'est-ce qu'on fait ? L'OFAST tire la sonnette d'alarme
00:06:43et il ne se passe rien, finalement.
00:06:45Non, il ne se passe rien.
00:06:47Tout à l'heure, dans votre journal, vous faisiez référence à l'absence de budget.
00:06:51Donc, effectivement, on n'a ni budget, mais on n'a surtout pas
00:06:53les dotations budgétaires suffisantes et nécessaires
00:06:56pour pouvoir, aujourd'hui, équiper l'ensemble des établissements pénitentiaires
00:07:00de moyens technologiques pour aller, en tout cas, brouiller les fréquences
00:07:04et éviter qu'ils ne se fassent survoler par ces objets-là.
00:07:08Donc, on a bel et bien une enveloppe de 29 millions d'euros
00:07:11qui a été débloquée par le ministre.
00:07:13Mais ça ne concerne malheureusement que six établissements.
00:07:16Donc, en gros, au bout du compte, on aura un peu plus de 50 structures
00:07:20qui, à la fin de l'année, seront équipées de ce type de technologies-là.
00:07:27Donc, comment voulez-vous que l'on puisse lutter contre ça
00:07:30sans les moyens qui vont avec ?
00:07:31Sarah, petite réaction sur le sujet.
00:07:33Ce n'est pas la première fois qu'on en parle.
00:07:34Non, ce n'est pas la première fois qu'ils vous disent que ça fait des années
00:07:36qu'on est au courant, des années que ça existe.
00:07:38Alors, pourquoi on n'a rien fait ?
00:07:39Pourquoi on attend toujours que ça explose pour agir
00:07:41alors que ça fait des années, pas une décennie,
00:07:43mais ça fait quand même au moins cinq ans qu'on en parle ?
00:07:45Donc, on en parle, on en parle.
00:07:47Et finalement, que fait-on ? Rien, tout ça,
00:07:48pour que dans cinq ans, on dise encore, ça explose encore plus.
00:07:51Oui, si on ne fait rien, ça va continuer,
00:07:53vu que les prisons, il l'a dit, sont parfois des passoires.
00:07:56Mais ça ne se passe pas forcément par un parloir.
00:07:58Ça se passe aussi de façon aérienne.
00:08:00Et la technologie évolue, en plus.
00:08:01Oui, la technologie évolue a toujours un train d'avance sur les réactions.
00:08:05Et comme les narcotrafiquants ont beaucoup de moyens,
00:08:07ils peuvent investir dans cette technologie.
00:08:08Parce qu'on les laisse faire aussi.
00:08:09Exactement. Jonathan ?
00:08:10On peut aussi pallier le problème avec des moyens très simples.
00:08:14Je pense là aux prisons, parce que là,
00:08:16votre problématique montre les prisons et les quartiers.
00:08:18Oui, il n'y a pas que les prisons.
00:08:19Mais il y a un truc très simple, et on le voit même,
00:08:20c'est usé en Ukraine actuellement,
00:08:23c'est l'usage de filets.
00:08:24On met des filets au-dessus des...
00:08:25Ils viennent de Bretagne, il faut le rappeler en plus.
00:08:27Beaucoup de Bretagne.
00:08:28Qui envoient effectivement leur filet, on peut le souligner.
00:08:31Mais pour les cours de prison,
00:08:33comme c'était le cas dans le passé,
00:08:35jusqu'à le ministère de Mme Taubira et autres,
00:08:38qui ont retiré les filets au-dessus des cours de prison,
00:08:41ça permettait d'éviter les livraisons à toute heure
00:08:43dans les cours elles-mêmes.
00:08:45Ensuite, pour ce qui est des quartiers,
00:08:47comme le montre votre reportage,
00:08:48il y a plusieurs solutions.
00:08:50Le brouillage est une méthode.
00:08:52Je mets ça à coup de chair,
00:08:53comme l'a dit votre intervenant.
00:08:56Il est paradoxal de souligner
00:08:58que l'usage des drones pour la police
00:09:00est plus qu'encadré,
00:09:01il est hyper limité au nom de la loi.
00:09:03Et on voit qu'il y a une sérieuse différence de moyens
00:09:06entre les narcotrafiquants et la police.
00:09:08Vous savez à quoi ça me fait penser ?
00:09:10C'est la manifestation de Saint-Solene
00:09:12où les gendarmes ne pouvaient pas utiliser les drones
00:09:14alors que les manifestants pouvaient utiliser les drones.
00:09:17Comprendent qui pourra ?
00:09:18Thomas ?
00:09:18Justement, je pense que là,
00:09:19on est au croisement de deux gros problèmes
00:09:20que rencontre l'État.
00:09:21D'abord, les moyens, bien sûr,
00:09:22vous en avez parlé et je pense que Wilfried Font
00:09:24ne nous démentira pas.
00:09:25Aujourd'hui, pour 1 000 euros de dépenses publiques,
00:09:275 euros seulement vont à la justice.
00:09:29Donc ça va évidemment avoir des conséquences
00:09:30sur les lieux de privation de liberté
00:09:32comme les prisons, les maisons d'arrêt.
00:09:33Ça va avoir des conséquences,
00:09:34comme on l'a vu hier avec ces magistrats
00:09:36qui disent qu'on est obligé de libérer des accusés
00:09:37parce qu'on n'est pas arrivé au bout du délai
00:09:39pour faire leur procès.
00:09:41Et l'autre grosse problématique,
00:09:42c'est la contrainte, le poids administratif.
00:09:45C'est-à-dire qu'entre le moment
00:09:46où vous détectez un problème,
00:09:47le moment où vous mettez en place un plan,
00:09:49le moment où il s'applique vraiment,
00:09:50vous avez dû activer un nombre
00:09:52de strates administratives énormes
00:09:54et donc vous avez toujours un temps de retard.
00:09:56Et en effet, le problème se pose
00:09:57de la même manière pour les policiers
00:09:58et les gendarmes qui, eux,
00:09:59pour recourir au drone,
00:10:00doivent avoir des demandes préalables,
00:10:02des autorisations, etc.
00:10:04Tout ça est très long à bouger.
00:10:06Et vous voyez, en face,
00:10:07c'est beaucoup plus agile,
00:10:08beaucoup plus souple.
00:10:09Il y a la narcotrophie,
00:10:10il faut plus agir, plus souple,
00:10:11mais ils ont l'argent.
00:10:11On a une asymétrie des forces en présence.
00:10:13Madi ?
00:10:14Oui, ce qui est impressionnant,
00:10:15c'est que ça date depuis longtemps.
00:10:16On le sait depuis longtemps,
00:10:17il y avait ce fameux rapport
00:10:18qu'il le disait déjà.
00:10:20On le sait, mais qu'est-ce qu'on fait ?
00:10:22Visiblement, pas grand-chose.
00:10:23Et il y a aussi une réalité,
00:10:24c'est les moyens des délinquants.
00:10:26Aujourd'hui, les délinquants
00:10:26ont des moyens que la police n'a pas toujours.
00:10:29Et ils se sont aussi accommodés
00:10:32à l'évolution de la société.
00:10:33Aujourd'hui, tout ce qui existe
00:10:34en termes d'innovation, ils l'ont.
00:10:36Alors qu'on pourrait faire
00:10:37quelque chose de très simple, évidemment,
00:10:38c'est couvrir les cours
00:10:40par-dessus lesquels passent les drones
00:10:42et par-dessus lesquels aussi
00:10:43les jeunes balancent du shit
00:10:46ou autre chose aux gens.
00:10:47Donc, il y a effectivement
00:10:48une question de moyens,
00:10:49mais il y a aussi des choses très simples
00:10:50qu'on pourrait faire de manière rapide
00:10:52et pas attendre 5 ans ou 10 ans
00:10:53pour faire exactement le même rapport.
00:10:55Et on se pose toujours la question
00:10:55pourquoi on ne les fait pas, ces choses-là.
00:10:56Ben oui, mais c'est une vraie question.
00:10:58Malheureusement, je n'ai pas la réponse.
00:10:59Bernard, dernier mot sur le sujet.
00:11:00Oui, c'est 7 à 8 milliards d'euros.
00:11:02Donc, ce n'est pas rien dans l'économie.
00:11:03En tout cas, une économie parallèle.
00:11:05Et comme toute industrie,
00:11:06puisque le narcotrafic est devenu
00:11:08une industrie mafieuse aujourd'hui,
00:11:09on utilise du marketing.
00:11:11Vous vous souvenez,
00:11:11on en parlait des flyers
00:11:13dans un certain nombre de quartiers
00:11:15et des boîtes aux LED
00:11:16pour dire que les narcotrafiquants
00:11:19pouvaient livrer les courses,
00:11:20ils pouvaient garder les enfants,
00:11:21ils pouvaient aussi vendre pas cher, etc.
00:11:23et sécuriser le quartier.
00:11:24Aujourd'hui, ils utilisent la logistique.
00:11:26C'est tout à fait normal.
00:11:26Et c'est même assez intéressant, Thierry,
00:11:28parce que ça va donner une bonne idée,
00:11:30vous savez, aux GAFAM
00:11:30qui essaient de voir
00:11:31comment on peut livrer plus vite
00:11:32et plus rapidement dans la ville.
00:11:34Donc, on voit que les narcotrafics
00:11:36sont en avance
00:11:37sur les grandes majors internationales.
00:11:39Le problème, c'est qu'ils rient au nez
00:11:41de l'État et de la sécurité.
00:11:42On voit bien qu'ils font n'importe quoi
00:11:43parce que derrière,
00:11:44il n'y a aucune réponse pénale.
00:11:45Bon, Wilfried Franck,
00:11:46je suppose que vous allez attendre
00:11:48évidemment l'intervention
00:11:49et on va y revenir
00:11:49dans quelques instants
00:11:50de M. Lecornu
00:11:51puisqu'on n'a toujours pas de budget
00:11:53et pour lutter contre tout cela,
00:11:54il faut de l'argent, vous l'avez dit.
00:11:57Oui, et puis alors nous,
00:11:58effectivement, il nous faut de l'argent
00:11:59et si on veut véritablement
00:12:00sécuriser les établissements pénitentiaires,
00:12:03grosso modo,
00:12:03c'est entre 1 milliard
00:12:04et 1 milliard et demi d'euros.
00:12:06Alors, pour apporter un peu aussi
00:12:08un début de réponse à Sarah
00:12:09sur sa question
00:12:10pourquoi est-ce qu'on n'a rien fait,
00:12:12tout simplement parce que
00:12:13l'administration pénitentiaire
00:12:14éprouve de grandes difficultés
00:12:16en matière d'innovation,
00:12:19en matière d'anticipation des menaces
00:12:22et d'évaluation des risques
00:12:23et que malheureusement,
00:12:25quand on est au courant
00:12:26depuis au bas mot
00:12:27entre 2010 et 2015
00:12:28que les drones vont devenir
00:12:30un problème
00:12:30pour les établissements pénitentiaires
00:12:32et que derrière,
00:12:33ça fait plutôt sourire
00:12:34les gens qui étaient
00:12:35aux commandes à ce moment-là,
00:12:37aujourd'hui,
00:12:37il ne faut pas s'étonner
00:12:38de voir la situation
00:12:39dans laquelle on se trouve.
00:12:40Merci Wilfried Fonck,
00:12:42secrétaire national du FAP,
00:12:43UNSA, Justice,
00:12:44merci d'avoir accepté
00:12:45de témoigner dans ce
00:12:46mini-news week-end.
00:12:48On aurait pu dire
00:12:48qu'à la thématique
00:12:49de notre émission,
00:12:50mon cher Thomas,
00:12:50c'est l'argent aujourd'hui,
00:12:51c'est le budget.
00:12:52C'est un peu le fil rouge,
00:12:53on ne va pas se mentir,
00:12:55c'est un peu ça.
00:12:55On peut aussi rappeler
00:12:56qui était aux responsabilités
00:12:57parce que Wilfried Fonck
00:12:57vient de le dire,
00:12:58je vous ai dit d'un mot,
00:12:58qui était aux responsabilités
00:12:59à la tête de l'administration
00:13:00pénitentiaire dans ces années-là.
00:13:02C'est intéressant de noter
00:13:03que c'était quand même
00:13:03essentiellement des gardes
00:13:05des sceaux de gauche
00:13:05qui ont occupé ces fonctions,
00:13:07ceci explique parfois cela.
00:13:09Alors, argent,
00:13:10vous avez dit argent,
00:13:11vous avez dit budget.
00:13:13Hier, je voudrais qu'on vienne
00:13:14sur les voeux d'Emmanuel Macron,
00:13:16c'est à Istres,
00:13:17évidemment,
00:13:18il a notamment assisté
00:13:19sur la nécessité pour la France
00:13:20d'accélérer son effort de défense.
00:13:22Je propose de l'écouter
00:13:23parce que, oui,
00:13:24qui dit défense,
00:13:25accélérer l'effort,
00:13:26dit argent.
00:13:27Mais on va d'abord écouter
00:13:28une première fois Emmanuel Macron
00:13:29et puis on va ouvrir le débat ensemble
00:13:30si vous le voulez bien.
00:13:31Notre effort de défense
00:13:34va continuer ici
00:13:35comme dans les autres
00:13:36garnisons de France.
00:13:38Oui, il va continuer
00:13:40parce que,
00:13:41comme je vous l'annonçais
00:13:42le 13 juillet dernier,
00:13:44l'accélération des périls
00:13:46commande d'accélérer
00:13:48le réarmement de la France.
00:13:51Pour rester libre,
00:13:52il faut être craint.
00:13:55Pour être craint,
00:13:57il faut être puissant.
00:13:59Et pour être puissant
00:14:00dans ce monde si brutal,
00:14:02il faut faire plus vite
00:14:03et faire plus fort.
00:14:06Cela suppose que la nation
00:14:07consente à des efforts
00:14:08à la mesure de notre rude époque.
00:14:12Bon, Thomas,
00:14:12il aime bien cette phrase.
00:14:13Pour rester libre,
00:14:14il faut être craint
00:14:14et pour être craint,
00:14:15il faut être puissant.
00:14:17Ça, il l'avait déjà dit.
00:14:18C'est le principe de répétition.
00:14:20Mais ça étant dit,
00:14:20une fois qu'on a dit ça,
00:14:22on fait comment ?
00:14:23Non, alors, écoutez,
00:14:24on est suffisamment critique
00:14:25avec le président de la République.
00:14:26Honnêtement,
00:14:26sur le budget des armées,
00:14:28indéniablement,
00:14:28il y a un effort considérable
00:14:29qui a été mené depuis 2017.
00:14:31On va peut-être arriver
00:14:32à un doublement du budget
00:14:33d'ici 2027.
00:14:34C'est en tout cas l'objectif.
00:14:35Ça va plutôt dans le bon sens.
00:14:36Dans un monde
00:14:37qui devient de plus en plus périlleux
00:14:39et avec des menaces
00:14:39toujours plus fortes,
00:14:40je trouve que ça va dans le bon sens.
00:14:42Après,
00:14:42on ne peut pas s'empêcher
00:14:43de penser que pour être craint,
00:14:44il faut aussi être loin
00:14:46des 3 500 milliards de dettes
00:14:49qu'on a aujourd'hui à notre actif.
00:14:53Donc, effectivement,
00:14:54être craint, être puissant,
00:14:55c'est aussi la puissance économique.
00:14:56Et malheureusement,
00:14:57ce qu'il a mené d'un côté
00:14:58avec l'aspect militaire,
00:14:59il ne l'a pas mené.
00:15:00Au contraire,
00:15:01il a même aggravé
00:15:02l'aspect économique.
00:15:03Donc, on aurait aimé
00:15:04qu'il y ait une souveraineté,
00:15:05une puissance,
00:15:06là aussi, sur ces sujets-là,
00:15:07comme on aurait aimé
00:15:08que sur les sujets
00:15:09de sécurité intérieure,
00:15:10on ait la même volonté
00:15:11d'être autoritaire
00:15:14et de faire appliquer
00:15:15l'autorité de l'État.
00:15:16Et ça, on n'a pas vraiment noté.
00:15:17On aurait aimé aussi
00:15:18qu'il applique
00:15:18ce qu'il dise à lui-même
00:15:19parce que là,
00:15:20pour l'instant,
00:15:20on n'est craint de personne.
00:15:21L'Algérie ne nous craint pas,
00:15:22les États-Unis ne nous craignent pas.
00:15:24Donc, ce serait bien
00:15:25d'appliquer ce qu'il dit
00:15:26puisque là,
00:15:26on fait du coup
00:15:27au fils de paillation
00:15:27la plupart du temps.
00:15:29C'est vrai.
00:15:30Jonathan ?
00:15:30L'intervention était hier
00:15:32effectivement assez intéressante
00:15:33à suivre
00:15:34parce qu'elle était bourrée
00:15:35de paradoxes
00:15:35et de en même temps
00:15:36qui en la matière
00:15:37sont très problématiques.
00:15:38Par exemple,
00:15:39il a haussé le ton
00:15:41vis-à-vis des industriels
00:15:43de l'armement.
00:15:44On ne sait pas très bien
00:15:45pour quelles raisons
00:15:46parce qu'il avait lui-même
00:15:47dans un précédent discours
00:15:48il y a un certain temps
00:15:49dit qu'il fallait passer
00:15:50en économie de guerre.
00:15:51Hier, il nous dit
00:15:52non, non,
00:15:53on n'est pas du tout
00:15:53en économie de guerre
00:15:54sinon ça se saurait.
00:15:55Et puis,
00:15:56il a émaillé son discours
00:15:57de fléchage envers
00:15:58les industries militaires françaises
00:16:00tout en disant
00:16:01qu'il va falloir s'ouvrir
00:16:02aux industries européennes.
00:16:04Et donc là,
00:16:05c'est un grand écart.
00:16:05C'est même plus dur en même temps.
00:16:06C'est un grand écart.
00:16:07Un pied dans l'industrie française,
00:16:08un pied dans l'industrie européenne.
00:16:10Donc,
00:16:11on était un peu perdus,
00:16:12me semble-t-il,
00:16:13si on était attentifs
00:16:14au discours du président
00:16:15sur ce point précisément.
00:16:16Sinon,
00:16:16Thomas a parfaitement raison.
00:16:18La hausse des budgets
00:16:19de la défense
00:16:20vont dans le sens
00:16:21de l'histoire,
00:16:21malheureusement.
00:16:22Bernard ?
00:16:23Oui, mais il y a un hiatus.
00:16:25On a un président de la République
00:16:26qui tient un discours
00:16:27très clair
00:16:27sur notre budget défense
00:16:28et nous avons besoin
00:16:29d'avoir une défense forte,
00:16:30d'affirmer aussi
00:16:31un soutien à nos armées
00:16:32sur notre sol
00:16:33et au-delà.
00:16:34Il faut que la France
00:16:35soit respectée.
00:16:36c'est comment être respectée
00:16:37quand on est le 16 janvier
00:16:40et qu'on n'a pas de budget,
00:16:41quand on a eu
00:16:42plusieurs premiers ministres
00:16:43depuis 2024,
00:16:45comment on a des ministres
00:16:47de l'intérieur
00:16:48et de la défense
00:16:49qui changent tous les mois.
00:16:51J'exagère un peu.
00:16:52Et lorsqu'on n'arrive pas
00:16:53à se faire respecter
00:16:54des narcotrafiquants,
00:16:55il y a un vrai problème
00:16:56de crédibilité aujourd'hui.
00:16:58Et quand vous voyez
00:16:59ce que pense Donald Trump
00:17:01d'Emmanuel Macron,
00:17:02on se pose quand même
00:17:02des questions.
00:17:03Donc, aujourd'hui,
00:17:04la difficulté,
00:17:05c'est de voir comment
00:17:06Emmanuel Macron
00:17:07peut reprendre
00:17:08non seulement
00:17:08le discours
00:17:09de la méthode
00:17:10en parole.
00:17:11Et là-dessus,
00:17:12ça a été bien dit
00:17:13par Jonathan
00:17:13et par Thomas,
00:17:15le discours,
00:17:16il est là,
00:17:17il est concret,
00:17:18il représente
00:17:19une certaine réalité,
00:17:20c'est-à-dire soutenir
00:17:21notre effort
00:17:23et notre industrie
00:17:24de défense,
00:17:24et ça,
00:17:25c'est extrêmement important,
00:17:25notamment dans un certain
00:17:26nombre de domaines,
00:17:28pour assurer
00:17:28notre autonomie,
00:17:29notre souveraineté
00:17:30militaire.
00:17:32Et d'un autre côté,
00:17:32lorsque vous êtes
00:17:33un État
00:17:33qui n'a pas d'économie,
00:17:35qui a une dette abyssale
00:17:35et qui n'a pas
00:17:36de gouvernement,
00:17:37qui s'est-il-ci sera là
00:17:38encore dans quelques jours,
00:17:39quelle parole forte
00:17:40on peut porter
00:17:41à l'international ?
00:17:42C'est bien ça,
00:17:42la question.
00:17:43Madi ?
00:17:44Oui, effectivement,
00:17:45Emmanuel Macron
00:17:45est dans le rôle
00:17:46qu'il préfère aujourd'hui,
00:17:47puisqu'il est plus audible
00:17:48sur les questions nationales.
00:17:50Quand il est sur ces questions
00:17:51internationales,
00:17:51il est plutôt bon
00:17:52et il a raison.
00:17:54Néanmoins,
00:17:55il y a un vrai souci
00:17:55entre la réalité des faits,
00:17:57comment se faire respecter
00:17:58aujourd'hui ?
00:17:59On parlait justement,
00:18:00Sarah, de l'Algérie,
00:18:01mais pas que.
00:18:02Aujourd'hui,
00:18:02la parole de la France,
00:18:03même ne serait-ce
00:18:04qu'en Afrique francophone,
00:18:05elle n'a plus de valeur.
00:18:07Donc, effectivement,
00:18:08il faudrait associer
00:18:09les mots,
00:18:10les paroles aux actes
00:18:12et aussi avoir
00:18:13de vrais moyens,
00:18:13puisque la vérité,
00:18:14c'est qu'aujourd'hui,
00:18:14on n'a plus tellement de moyens,
00:18:16on n'a pas de budget
00:18:16et on sait bien
00:18:17que l'armée, effectivement...
00:18:19Mais on bombe le torse.
00:18:20On bombe le torse.
00:18:20Mais ça, c'est très macronien,
00:18:22si je peux dire ça comme ça.
00:18:23Ça va.
00:18:23Pour ajouter un mot,
00:18:25je voulais dire aussi
00:18:26qu'effectivement,
00:18:27Emmanuel Macron,
00:18:27c'était à mettre à son crédit
00:18:28le fait d'avoir augmenté
00:18:28le budget des armées.
00:18:30Il convient de rappeler
00:18:31qu'il avait reçu une alerte
00:18:32en ce sens du général de Villiers,
00:18:34qu'il a été limogé
00:18:35justement pour avoir dit ça.
00:18:37Donc, on peut quand même
00:18:38le rappeler,
00:18:38c'est important.
00:18:39De la même manière,
00:18:40on peut saluer le fait
00:18:40que le président de la République
00:18:41a été l'un des premiers
00:18:42à vouloir mettre en avant
00:18:43la souveraineté,
00:18:44en tout cas l'autonomie stratégique
00:18:46de l'Union européenne.
00:18:50Sur les 90 milliards d'euros
00:18:52qui vont être alloués à l'Ukraine
00:18:53pour mener sa guerre,
00:18:56on pensait qu'ils allaient
00:18:57acheter du matériel européen.
00:18:58Or, on apprend désormais
00:18:59qu'ils vont acheter
00:18:59du matériel américain.
00:19:01Donc, vous voyez,
00:19:01les discours se heurtent
00:19:02en permanence aux actes
00:19:03et c'est ça qu'on peut reprocher
00:19:05au président de la République.
00:19:06Alors, juste pour vous,
00:19:07ma chère Sarah,
00:19:08vous avez réagi,
00:19:09on vous a sorti
00:19:09un autre extrait
00:19:10d'Emmanuel Macron hier
00:19:11où effectivement,
00:19:12la voix de la France,
00:19:13on a du mal à l'entendre
00:19:14mais pourtant,
00:19:14il bombe le torse.
00:19:15Écoutez-le.
00:19:17Et regardons le monde
00:19:18dans lequel nous sommes plongés.
00:19:21Retour des puissances
00:19:22de déstabilisation,
00:19:24la Russie sur le sol européen,
00:19:26déstabilisation
00:19:27par plusieurs puissances régionales.
00:19:30Je pourrais ici convoquer l'Iran
00:19:32et beaucoup d'autres.
00:19:34Et puis, un discours
00:19:36qui parfois sème le doute,
00:19:37y compris chez les alliés
00:19:39par certains,
00:19:40mais en tout cas,
00:19:41un nouveau colonialisme
00:19:43qui est à l'œuvre
00:19:44chez quelques-uns.
00:19:47Sarah.
00:19:47Oui.
00:19:49C'est un super bon chroniqueur.
00:19:51C'est un très bon commentateur
00:19:52de l'actualité.
00:19:53C'est ce que vous disiez tout à l'heure.
00:19:55Voilà quoi.
00:19:55Il y a les actes
00:19:56et les paroles
00:19:56et on bombe le torse.
00:19:57Mais en fait,
00:19:58si on n'a pas
00:19:58le sous-texte des actes,
00:20:01on pourrait presque croire
00:20:01que c'est efficace
00:20:02mais comme on voit
00:20:03qu'il ne se passe rien,
00:20:03on n'est pas dû
00:20:04puis on n'attend plus rien.
00:20:06Jonathan.
00:20:08Vous dites que c'est
00:20:09très macronien,
00:20:10certes,
00:20:10c'est macronien,
00:20:11mais c'est assez français
00:20:12en fait.
00:20:13Parce que si on remonte
00:20:14au temps du général de Gaulle
00:20:16et l'immédiate après-guerre,
00:20:17le général réussit
00:20:19à faire asseoir
00:20:20la France
00:20:20à la table des vainqueurs.
00:20:21On peut même remonter
00:20:22bien plus loin
00:20:25à Talleyrand
00:20:26au sommet de Vienne,
00:20:27au congrès de Vienne
00:20:28alors que l'Empire
00:20:29est écrasé.
00:20:30Il réussit à faire
00:20:31en quelque sorte
00:20:32gagner la France
00:20:33qui est battue
00:20:33à plate couture.
00:20:34C'est un savoir-faire français,
00:20:36dirais-je.
00:20:37Et en ce sens,
00:20:38Emmanuel Macron
00:20:39s'inscrit
00:20:39dans cette tradition.
00:20:41Oui, mais Jonathan a raison,
00:20:42mais on n'est plus
00:20:43dans la même problématique
00:20:45politique intérieure
00:20:46que ce soit
00:20:47du temps du général de Gaulle,
00:20:48de Jean-Pierre Guido,
00:20:50de Valéry Giscard,
00:20:51voire de François Mitterrand
00:20:53qui avait aussi,
00:20:54ne l'oublions pas,
00:20:55une parole extrêmement forte
00:20:56à l'international,
00:20:57y compris dans sa relation
00:20:59vis-à-vis d'Israël
00:21:00et d'un certain nombre
00:21:01de pays.
00:21:02Malheureusement,
00:21:03aujourd'hui,
00:21:03la France est gouvernée
00:21:06avec cette politique
00:21:07du chien crevé
00:21:09au fil de l'eau,
00:21:10c'est-à-dire
00:21:11au jour le jour
00:21:11et ce discours
00:21:13qui est volontaire
00:21:13et qu'on pourrait apprécier
00:21:14si derrière,
00:21:16il y avait une majorité unie
00:21:17sur des problématiques
00:21:18et non pas
00:21:18cette déliquescence
00:21:20de la tripolarisation politique
00:21:21qui finalement mine
00:21:23la voie de la France
00:21:24en interne
00:21:25et forcément en Europe.
00:21:26Regardez le rôle
00:21:27qu'a Mme Mélanie aujourd'hui.
00:21:29Bien sûr.
00:21:29Allez,
00:21:29on marque une première pause
00:21:30dans ce BD News du vendredi.
00:21:32Ordonnance,
00:21:33car 9-3,
00:21:33car 9-3,
00:21:34ordonnance,
00:21:35qui dit mieux ?
00:21:35Thomas ?
00:21:36L'un ou l'autre.
00:21:37Merci.
00:21:37On va attendre le ministre
00:21:38dans quelques instants.
00:21:39Allez,
00:21:39on en parle dans quelques instants,
00:21:40on marque une pause
00:21:41très grande fidélité.
00:21:43A tout de suite.
00:21:49Il est 12h30,
00:21:50soyez les bienvenus.
00:21:51C'est votre Mélaniews
00:21:52du week-end du vendredi.
00:21:53Nous sommes ensemble
00:21:54jusqu'à vendredi.
00:21:55Jusqu'à...
00:21:56On est vendredi.
00:21:57Jusqu'à 14h.
00:21:58Jusqu'à vendredi,
00:21:59ça me paraît juste normal,
00:22:00évidemment,
00:22:01et bien compris.
00:22:02On va parler du budget,
00:22:03les amis.
00:22:03On va parler du budget.
00:22:05Ça ne vous a pas échappé.
00:22:06Le Premier ministre
00:22:07se donne jusqu'à mardi.
00:22:09C'était les dernières informations.
00:22:10Je parle sous votre gouverne,
00:22:11mon cher Thomas,
00:22:13pour éventuellement trancher
00:22:15entre les ordonnances
00:22:16et le 49-3.
00:22:16Et on a appris ce matin
00:22:18qu'il devrait s'exprimer
00:22:19en fin d'après-midi.
00:22:20Avant d'en parler,
00:22:21on va peut-être prendre
00:22:22la direction de l'Assemblée nationale
00:22:24et retrouver notre équipe.
00:22:25Dounia Tangour et Olivier Gangloff.
00:22:28Bonjour, Dounia.
00:22:29Les débats se sont stoppés
00:22:34et le débat,
00:22:35c'est 49-3
00:22:36ou ordonnance,
00:22:37Dounia ?
00:22:38Oui, cher Thierry,
00:22:43on l'attendait un peu.
00:22:44Enfin, on le voyait venir.
00:22:45L'Assemblée a interrompu
00:22:47ces débats sur le budget hier soir.
00:22:49Un texte qui, vous le savez,
00:22:50peine à passer
00:22:51en raison d'interminables débats,
00:22:54d'accords impossibles
00:22:55et surtout d'amendements
00:22:56trop nombreux.
00:22:56Eh bien, on l'a pris hier.
00:22:58Le gouvernement a décidé,
00:22:59eh bien, tout bonnement,
00:22:59plutôt jugé
00:23:00qu'il était impossible
00:23:01de parvenir à ce fameux compromis
00:23:04tant espéré
00:23:05qu'on a tellement entendu
00:23:06dans la bouche
00:23:07de notre Premier ministre
00:23:08et désormais,
00:23:09il préfère recourir
00:23:10à un passage en force
00:23:11avec soit, vous l'avez dit,
00:23:12le 49-3,
00:23:13soit les ordonnances.
00:23:15Alors, ces deux options
00:23:15s'offrent à lui.
00:23:16L'article 49 alinéa 3
00:23:18pourrait faire adopter
00:23:19le budget sans passer
00:23:20par un vote des députés
00:23:21tout en engageant
00:23:22la responsabilité du gouvernement
00:23:25et on devrait l'utiliser
00:23:26trois fois sur la partie
00:23:28recettes notamment.
00:23:30Je vous épargne les détails
00:23:31qui sont un peu techniques
00:23:32mais il y a aussi
00:23:33ce risque de motion de censure
00:23:35et la deuxième option
00:23:36à laquelle Matignon
00:23:37ne ferme pas ses portes
00:23:38ce sont les ordonnances
00:23:39qui est moins risquée
00:23:40mais avec également
00:23:41une possible chute
00:23:42du gouvernement
00:23:43mais un budget à la fin.
00:23:44Voilà ce qu'on peut vous dire.
00:23:46On le savait,
00:23:47vu de l'Elysée,
00:23:48l'affaire du budget
00:23:48avait trop duré,
00:23:49il fallait y mettre un terme
00:23:51donc c'est un coup d'accélérateur
00:23:52de la part du Premier ministre
00:23:54donc 49-3 ou ordonnances.
00:23:56Le choix n'a pas encore été acté
00:23:58mais Matignon nous dit
00:23:59qu'il y aura une communication
00:24:00d'ici la fin de journée.
00:24:02Bien noté évidemment,
00:24:03Dounia Tangour
00:24:04avec Olivier Gangloff
00:24:05et j'en profite pour vous dire
00:24:06qu'à partir de 13h30
00:24:07on interrogera
00:24:08mon cher Thomas
00:24:09Laurent Panifousse
00:24:10qui est le ministre délégué
00:24:10chargé des relations
00:24:11avec le Parlement
00:24:12qui sera notre invité.
00:24:13On essaiera d'en savoir
00:24:14un petit peu plus.
00:24:15Qu'est-ce qu'on fait maintenant
00:24:17une fois qu'on s'est dit ça ?
00:24:18Moi ce que je me dis
00:24:19en voyant l'issue arriver
00:24:22c'est tout ça pour ça
00:24:23c'est-à-dire qu'on a fait
00:24:233-4 mois de débat budgétaire
00:24:25Vous m'arrachez le mot de la bouche.
00:24:273-4 mois de débat budgétaire
00:24:28pour arriver finalement
00:24:29à l'idée qui au départ
00:24:31avait été envisagée
00:24:33en tout cas tout le monde se disait
00:24:34que le 49-3 serait sans doute
00:24:35la moins pire des options.
00:24:37Alors 49-3 ou ordonnance
00:24:39c'est pas tout à fait la même chose.
00:24:40C'est quoi les différences
00:24:41pour nos téléspectateurs
00:24:42qui comprennent bien
00:24:42les conséquences ?
00:24:4349-3 on a l'habitude
00:24:45parce que la plupart
00:24:45des budgets récents
00:24:46ont été adoptés par 49-3
00:24:48ça veut dire que le gouvernement
00:24:50engage sa responsabilité
00:24:52sur le budget
00:24:53le budget est voté
00:24:54enfin il n'est pas voté
00:24:55il est adopté pardon
00:24:56et derrière il y a un vote
00:24:58pour savoir si l'Assemblée
00:24:59accorde sa confiance
00:25:01ou pas au gouvernement
00:25:02et si ce n'est pas le cas
00:25:03il y a une chute du gouvernement
00:25:04et une chute du budget
00:25:05c'est ça qu'il faut bien comprendre.
00:25:06Les ordonnances
00:25:07là on avance en terrain inconnu
00:25:08parce que ça ne s'est jamais produit
00:25:10dans l'histoire de la Vème République
00:25:11là c'est le gouvernement
00:25:12l'exécutif qui ordonne
00:25:14d'une certaine manière
00:25:15le budget
00:25:15il est adopté tel
00:25:17que le gouvernement
00:25:18l'a prévu
00:25:19et ensuite
00:25:19il peut y avoir
00:25:20une motion de censure
00:25:21mais qu'il n'y a pas d'incidence
00:25:22sur le budget
00:25:22qui resterait adopté
00:25:23peu importe l'issue
00:25:25de cette motion.
00:25:26La façon avec laquelle
00:25:27les oppositions vont appréhender
00:25:28l'une ou l'autre
00:25:29des options
00:25:29n'est pas tout à fait la même
00:25:30en ordonnance
00:25:31c'est un réel passage en force
00:25:32qui est plus conséquent
00:25:34si je puis dire
00:25:35que le 49-3
00:25:36où on peut avoir
00:25:37des accords
00:25:37de non-censure
00:25:39ce sera d'ailleurs
00:25:39l'occasion de demander
00:25:40tout à l'heure
00:25:40à Laurent Panifousse
00:25:41quelles pourraient être
00:25:43les concessions
00:25:44du gouvernement
00:25:45avec les oppositions
00:25:46avec les socialistes
00:25:47avec les LR
00:25:48pourquoi pas avec les autres
00:25:49pour éviter
00:25:50que le gouvernement
00:25:51ne chute à l'issue
00:25:52de ce budget
00:25:53qui sera dans tous les cas
00:25:54adopté à une finée
00:25:55soit par 49-3
00:25:56soit par ordonnance.
00:25:57On lui posera la question
00:25:58est-ce qu'on aura la réponse
00:25:59mais on lui posera la question
00:25:59évidemment.
00:26:01Jonathan.
00:26:02On dit souvent
00:26:03que l'Assemblée nationale
00:26:04c'est la représentation nationale
00:26:06je me demande
00:26:06qui se sent encore représenté
00:26:08après tous ces mois
00:26:10de cirque parlementaire
00:26:11qui malheureusement
00:26:14offrent le spectacle
00:26:15de parlementaires hors sol
00:26:17on le disait tout à l'heure
00:26:18il y a des enjeux nationaux
00:26:19des enjeux internationaux
00:26:21cruciaux
00:26:22des attentes
00:26:23des attentes
00:26:24des français qui nous regardent
00:26:25dans tous les domaines
00:26:26et on voit
00:26:27qu'ils débattent
00:26:28dans le vide
00:26:29depuis tant de mois
00:26:30pour arriver
00:26:31comme l'a dit très bien Thomas
00:26:32au point de départ
00:26:33d'il y a 4 mois
00:26:35la constitution
00:26:36de la 5ème république
00:26:37est très bien faite
00:26:38si le 49-3 existe
00:26:40c'est pour justement
00:26:41éviter cette situation
00:26:42c'est pour éviter
00:26:44les blocages
00:26:44il y a un gouvernement
00:26:45il y a un chef de l'état
00:26:46élu
00:26:47qu'on le veuille ou non
00:26:48donc il y a une légitimité
00:26:49à faire passer
00:26:51en force
00:26:51des textes
00:26:52qui bloquent
00:26:53à l'Assemblée
00:26:53c'est le 49-3
00:26:54pourquoi
00:26:55on ne va pas refaire
00:26:56le débat parlementaire
00:26:57de ces derniers mois
00:26:57je dis qu'émission
00:26:59c'est terminé à 14h
00:26:59pourquoi ne pas
00:27:00l'avoir utilisé
00:27:01cet outil
00:27:02de la 5ème
00:27:03république
00:27:04pour justement
00:27:05avancer
00:27:05parce qu'il y avait
00:27:06urgence
00:27:07d'avoir un budget
00:27:08pour la France
00:27:08je vous propose
00:27:09d'écouter
00:27:10Amélie de Montchalin
00:27:11écoutez bien
00:27:11ce qu'elle dit
00:27:12et je fais tourner
00:27:13la parole
00:27:13juste après
00:27:14évidemment
00:27:14Amélie de Montchalin
00:27:15nous avons des saboteurs
00:27:18à l'Assemblée nationale
00:27:19c'est qui ces saboteurs
00:27:20nous avons d'un côté
00:27:21des insoumis
00:27:22et notamment
00:27:23le président
00:27:24de la commission
00:27:24des finances
00:27:25Eric Coquerel
00:27:25qui ont un objectif
00:27:27et ils l'ont dit
00:27:28aux français
00:27:28nous n'avons pas
00:27:29besoin de budget
00:27:30nous pouvons vivre
00:27:31en service minimum
00:27:32cette loi spéciale
00:27:33qui nous permet
00:27:34d'avoir le même argent
00:27:35que l'année dernière
00:27:35ça suffit
00:27:36et donc vivons comme ça
00:27:37bon déjà
00:27:38vous avez une partie
00:27:39de l'hémicycle
00:27:40qui ne veut même pas
00:27:41y arriver
00:27:41et de l'autre côté
00:27:42vous avez
00:27:43le Rassemblement National
00:27:44alors moi j'ai vraiment
00:27:45je vous le dis
00:27:46j'étais assez abasourdie
00:27:47ces dernières heures
00:27:48par un certain nombre
00:27:49de leur vote
00:27:49manifestement
00:27:51soit ils n'ont aucun sens politique
00:27:52soit ils ont vraiment
00:27:53un sens de l'opportunisme
00:27:54c'est un peu une synthèse
00:27:56de ce que vous évoquiez
00:27:57peut-être les deux
00:27:58ou peut-être les deux
00:27:59oui peut-être
00:28:02Bernard
00:28:02non mais c'est pas
00:28:03avec ce type de discours
00:28:04qu'on crée un budget
00:28:05je crois qu'il faut aussi
00:28:06c'est très facile
00:28:07de jeter
00:28:08la responsabilité
00:28:10sur
00:28:10un certain nombre
00:28:12de parlementaires
00:28:12l'Assemblée est ingouvernable
00:28:14si bien pour ça
00:28:14il s'était rappelé tout à l'heure
00:28:15justement par Jonathan
00:28:16que dans la 5ème République
00:28:17on a mis en place
00:28:18le 49-3
00:28:19un certain nombre
00:28:21de premiers ministres
00:28:22sous l'impulsion
00:28:23du président de la République
00:28:23ont utilisé le 49-3
00:28:25et beaucoup
00:28:26je pense à Manuel Valls
00:28:27nous ne l'oublions pas
00:28:28Raymond Barr
00:28:29y compris lorsqu'ils avaient
00:28:30un certain nombre
00:28:31de majorités
00:28:31parce que le 49-3
00:28:32c'est faire passer
00:28:34le budget
00:28:35du gouvernement
00:28:36sans un certain nombre
00:28:38de modifications
00:28:39le problème
00:28:39que l'on a aujourd'hui
00:28:40c'est que Sébastien Le Bornu
00:28:42qui quand même
00:28:43est philosophie gaulliste
00:28:46a souhaité annoncer tout de suite
00:28:47et je crois que c'est Thomas
00:28:48qui ne dira pas le contraire
00:28:49qu'il ne voulait pas utiliser
00:28:51le 49-3
00:28:52il a dit et répété
00:28:53et donc il a ouvert
00:28:54la boîte de Pandore
00:28:55et aujourd'hui
00:28:56on a un budget
00:28:57et Madame
00:28:58de Montchalin a raison
00:29:00on a un budget
00:29:01fait de briques de broc
00:29:02et surtout de dépenses
00:29:04supplémentaires
00:29:04et on s'aperçoit
00:29:05que malgré
00:29:06cette volonté
00:29:07de ne pas utiliser
00:29:08le 49-3
00:29:09on n'arrive pas
00:29:10à avoir une majorité
00:29:11à l'Assemblée
00:29:12sur un budget
00:29:13qui va en plus
00:29:14faire beaucoup plus
00:29:15de dépenses
00:29:15que de recettes
00:29:16donc aujourd'hui
00:29:17on est acculé
00:29:19je comprends
00:29:19le président de la République
00:29:20qui dit ça suffit
00:29:21qui sonne
00:29:21qui veut sonner
00:29:22la fin de ce jeu ridicule
00:29:24on n'a pas le choix
00:29:25soit on utilisera
00:29:26le 49-3
00:29:27il faudra bien trouver
00:29:28une majorité
00:29:29mais sur quel budget
00:29:30c'est-à-dire sans doute
00:29:31pour un budget
00:29:32de compromis
00:29:32voire de compromission
00:29:34avec les socialistes
00:29:35notamment sur un certain
00:29:36nombre de dépenses
00:29:37où les ordonnances
00:29:38c'est extrêmement grave
00:29:40voire exceptionnel
00:29:41c'est-à-dire que
00:29:41bien dit à l'instant
00:29:42l'État
00:29:43va prendre des mesures
00:29:45ça a été fait souvent
00:29:46aussi de prendre
00:29:47des ordonnances
00:29:48notamment du temps
00:29:49de François Mitterrand
00:29:51lorsqu'il était
00:29:52en cohabitation
00:29:53on impose
00:29:54un certain nombre
00:29:55de textes
00:29:55mais là
00:29:56ça nie complètement
00:29:57le débat parlementaire
00:29:59et donc forcément
00:30:00ça crée un mouvement
00:30:01de force supplémentaire
00:30:02avec peut-être
00:30:03une difficulté derrière
00:30:04c'est-à-dire
00:30:04une cabale au Parlement
00:30:06et donc
00:30:07un certain nombre
00:30:08de textes négatifs
00:30:09qui viendront
00:30:09affaiblir encore
00:30:11le gouvernement
00:30:12et annoncer
00:30:14sa chute prochaine
00:30:15c'est deux
00:30:16c'est deux
00:30:17choix complètement différents
00:30:19un choix de compromis
00:30:20voire de compromission
00:30:21avec un budget
00:30:22qui n'est pas excellent
00:30:23il est même extrêmement mauvais
00:30:24ce budget
00:30:25pour les entreprises
00:30:25en tous les cas
00:30:26et pour l'État également
00:30:27et puis
00:30:28une épreuve de force
00:30:30qui ne réglera pas
00:30:31la situation politique
00:30:32d'apaisement non plus
00:30:33Dernier mot Madi Sely
00:30:34puisqu'on en reparlera
00:30:36à partir de 13h30
00:30:37Ce qui est d'hommage
00:30:38c'est que les options
00:30:38on les avait depuis le début
00:30:39on les avait depuis le début
00:30:41donc quelque part
00:30:41on a perdu un temps fou
00:30:43pour finalement
00:30:44se retrouver
00:30:44à la situation de départ
00:30:46avec les promesses
00:30:48malheureusement
00:30:49que le Premier ministre
00:30:50avait faites
00:30:51moi je pense
00:30:52qu'il a fait trop de promesses
00:30:53il s'est trop couché
00:30:54face aux socialistes
00:30:55qui finalement
00:30:56en demandent
00:30:57en demandent
00:30:57en demanderont toujours
00:30:58finalement on se retrouve
00:30:59à la situation de départ
00:31:00et il va forcément passer
00:31:02soit par le 40-3
00:31:03soit par les ordonnances
00:31:03il aurait peut-être dû le faire
00:31:05depuis longtemps
00:31:06il serait peut-être débloqué
00:31:07une partie de la situation
00:31:08c'est sûr que le débat parlementaire
00:31:09celui-ci sera toujours bloqué
00:31:11Et je rappelle que
00:31:12Laurent Panifousse
00:31:13sera notre invité
00:31:15avec Thomas Bonnet
00:31:16à partir de 13h30
00:31:18ministre délégué
00:31:19chargé des relations
00:31:19avec le Parlement
00:31:21Je ne sais pas
00:31:21si vous avez vu
00:31:22cette tribune
00:31:23de Florence Bergeau-Blacquer
00:31:25dans le Figaro
00:31:26concernant justement
00:31:27l'arrivée du halal
00:31:28dans les chaînes
00:31:30de fast-food
00:31:30ça c'est un sujet
00:31:31pour vous mon cher
00:31:32vous sortez un livre
00:31:33bientôt vous
00:31:34sur
00:31:34pas sur les fast-food
00:31:36mais pas sur les fast-food
00:31:37sur les restaurants
00:31:39etc
00:31:39on aura peut-être
00:31:40l'occasion d'en parler
00:31:40en tous les cas
00:31:41je dénonce l'hypocrisie
00:31:43de ces restaurants
00:31:44de fast-food
00:31:45qui justifient cette décision
00:31:46au nom du respect
00:31:47de la diversité
00:31:48on va avoir le sujet
00:31:49de Félix Perrolas
00:31:50et on ouvre le débat
00:31:51ensemble évidemment
00:31:52parce qu'il y a débat
00:31:53vous vous en doutez bien
00:31:54à partir du 21 janvier
00:31:5724 des 404 restaurants
00:32:00KFC en France
00:32:01vont passer au halal
00:32:03une offre
00:32:04dénoncée par l'anthropologue
00:32:05Florence Bergeau-Blacquer
00:32:07selon elle
00:32:08c'est une réponse
00:32:09à une demande religieuse
00:32:10les offres de poissons
00:32:12et végétariennes
00:32:13elles répondent
00:32:14à des choix personnels
00:32:16et elles imposent
00:32:17à personne une norme
00:32:18alors que le halal
00:32:20est une norme collective
00:32:22et qui s'impose
00:32:23et qui remplace
00:32:24l'anthropologue
00:32:25accuse également
00:32:27les acteurs religieux
00:32:28de faire de ce marché
00:32:29un outil de propagande
00:32:31pour la société islamique
00:32:32cette norme
00:32:34cette norme de pureté
00:32:35si vous voulez
00:32:36elle implique
00:32:38le remplacement
00:32:40d'une offre
00:32:41par une autre
00:32:42elle implique aussi
00:32:43de diffuser
00:32:43dans la société
00:32:45disons multiculturelle
00:32:47libérale
00:32:48l'idée qu'il y a
00:32:49du pur et de l'impur
00:32:50on arrive là
00:32:52à des principes
00:32:52de société de caste
00:32:54de son côté
00:32:55KFC explique
00:32:56vouloir rassembler
00:32:57le plus grand nombre
00:32:58et satisfaire
00:32:59une demande croissante
00:33:00du marché
00:33:00bon
00:33:02Jonathan
00:33:02c'est la tendance
00:33:04en ce moment
00:33:05c'est la tendance
00:33:06je suis moyennement choqué
00:33:08pourquoi ?
00:33:09parce que ça
00:33:10je m'attendais pas
00:33:10à ça de votre part
00:33:11pourquoi ?
00:33:13pour une raison simple
00:33:13c'est que
00:33:14ce serait un vrai scandale
00:33:16si on parlait
00:33:16de cantine scolaire
00:33:17par exemple
00:33:17c'est un restaurant
00:33:18c'est une enfranchise privée
00:33:20il y a un marché
00:33:21ça c'est un fait
00:33:22on peut en parler
00:33:22il y a une démographie
00:33:23galopante
00:33:24etc
00:33:24c'est un révélateur
00:33:26d'un changement
00:33:27de notre société
00:33:28mais on ne peut pas
00:33:29demander à un établissement
00:33:31privé
00:33:32d'avoir des règles
00:33:34j'allais dire
00:33:35morales
00:33:35c'est 24 établissements
00:33:37sur 404
00:33:38vraisemblablement
00:33:39on peut
00:33:40s'en alarmer
00:33:43d'un point de vue
00:33:44démographique
00:33:44encore une fois
00:33:45c'est révélateur
00:33:46d'autre chose
00:33:47d'un phénomène social
00:33:48mais je pense
00:33:50que plus globalement
00:33:50moi ce qui me scandalise
00:33:51profondément
00:33:52et peut-être que là
00:33:53je vais répondre
00:33:54à vos attentes
00:33:54c'est que ce type
00:33:55d'enseigne
00:33:56est des clients
00:33:56tout simplement
00:33:57parce que c'est
00:33:58l'incarnation
00:33:58de la maladie
00:33:59c'est un autre aspect
00:34:00qui ne me surprend pas
00:34:02venant de vous
00:34:02très sérieusement
00:34:03ça y est
00:34:04c'est pour ça
00:34:05je réponds à vos attentes
00:34:06en la matière
00:34:07mais la malouf
00:34:09est un vrai problème
00:34:10on en a déjà parlé
00:34:11sur ce plateau
00:34:12ça représente
00:34:13125 milliards
00:34:14de coûts à l'état
00:34:16avec les maladies
00:34:17les traitements etc
00:34:18qui en découlent
00:34:18c'est un vrai sujet
00:34:19et qui n'est absolument
00:34:21pas pris en compte
00:34:22par les dirigeants
00:34:23quels qu'ils soient
00:34:23et quelles que soient
00:34:24leurs couleurs politiques
00:34:25donc si vous voulez
00:34:26il y a ce problème
00:34:27sur le halal
00:34:28dans cette enseigne
00:34:29mais souvenez-vous
00:34:30il y avait aussi
00:34:30une célèbre marque
00:34:31de sport
00:34:32qui mettait en scène
00:34:33des sportives voilées
00:34:35il y a des clients
00:34:36c'est des boîtes privées
00:34:38qu'est-ce que vous voulez
00:34:38y opposer ?
00:34:39mais vous n'y voyez pas
00:34:39la propagande
00:34:40bien évidemment
00:34:41mais comment vous voulez
00:34:43vous opposer à cela
00:34:45je pense qu'il y a
00:34:46une histoire de droit
00:34:46ça c'est révélateur
00:34:47d'une évolution
00:34:48de notre société
00:34:48c'est ce que j'ai commencé
00:34:50par vous dire ça
00:34:50c'est guidé par une dimension
00:34:52pécuniaire et économique
00:34:53quand il y avait
00:34:54l'écologie
00:34:55McDonald's avait changé
00:34:56les boîtes
00:34:57mis des pailles
00:34:57alors là vous avez
00:34:58obligé à citer
00:34:58tout le monde
00:34:59de restaurant
00:34:59McDonald's
00:35:00je ne sais pas
00:35:00mais certaines enseignes
00:35:03avaient changé
00:35:04les emballages
00:35:04avaient arrêté
00:35:05les pailles en plastique
00:35:06quand il y a eu
00:35:06les vegans
00:35:07on a eu
00:35:07alors c'était pas en France
00:35:08l'impossible burger
00:35:10donc à chaque fois
00:35:10quand il y a des choses
00:35:11ils s'adaptent
00:35:12pour des logiques pécuniaires
00:35:13c'est pas du tout idéologique
00:35:14eux c'est de l'argent
00:35:15avant tout
00:35:15si demain
00:35:16il faut faire autre chose
00:35:18ils feront autre chose
00:35:19voilà
00:35:19pour moi il n'y a pas
00:35:20d'idéologie de leur part
00:35:21ça s'appelle le capitalisme
00:35:22exactement
00:35:22tout le monde est d'accord
00:35:25sur ce plateau
00:35:26vous n'entendez pas là-dessus
00:35:27en fait
00:35:27ça ne me choque pas
00:35:28dans la mesure
00:35:28où ça répond
00:35:29à une logique économique
00:35:30il y a un marché
00:35:30et ils répondent au marché
00:35:31voilà je pense que c'est ça
00:35:33et on ne peut rien y faire
00:35:34les restaurants
00:35:36s'adaptent aussi à ça
00:35:37et là où je suis d'accord
00:35:38avec ce qui vient d'être dit
00:35:39enfin moi
00:35:40ils ne m'auront pas
00:35:40comme cliente
00:35:41parce que d'abord
00:35:42moi la malbouffe
00:35:44tout ça
00:35:44je ne suis pas une cliente
00:35:45mais je comprends
00:35:46un bon Burger King
00:35:46de temps en temps
00:35:47ce n'est pas désagréable
00:35:48oui
00:35:48allez continuez
00:35:50mettez-moi
00:35:50mettez-moi dans mon bar
00:35:52voilà
00:35:52c'est que les autres
00:35:53mais vraiment
00:35:54ils répondent à une logique pécuniaire
00:35:56il y a un marché
00:35:56il y a des clients
00:35:57et ils ont compris
00:35:58qu'il y avait une brèche
00:35:58et ils se sont enfoncés dedans
00:35:59tout simplement
00:36:00mais oui c'est ça
00:36:01en fait
00:36:01la seule chose c'est
00:36:02l'argent
00:36:03si demain il y a autre chose
00:36:04vraiment ils feront autre chose
00:36:05mais sans aucun problème
00:36:06après Jonathan disait
00:36:08à juste titre
00:36:08l'obésité gagne du terrain
00:36:11de plus en plus
00:36:12et c'est vrai qu'il n'y a jamais
00:36:12de grandes campagnes
00:36:13qui sont faites
00:36:14mais vous avez bien compris
00:36:14que la thématique de notre débat
00:36:16ce n'était pas justement
00:36:17les conséquences
00:36:17sur le physique
00:36:19sur la malbouffe
00:36:20c'était pas le terrain
00:36:22que j'avais choisi d'évoquer
00:36:24je veux bien que vous transformiez
00:36:25l'angle
00:36:25de cette thématique
00:36:26mais en l'occurrence
00:36:27il n'y avait pas d'angle justement
00:36:28c'est pour ça qu'on s'est permis
00:36:30d'aller sur le terrain
00:36:31merci
00:36:32c'est dans ces moments difficiles
00:36:33qu'on reconnaît
00:36:34ses amis
00:36:34Thomas
00:36:35l'élément à souligner en fait
00:36:37dans ce débat
00:36:38c'est le fait que ces restaurants
00:36:39passent 100% à l'âle
00:36:40c'est ça
00:36:40qui doit nous interroger
00:36:42c'est-à-dire que
00:36:43qu'il y ait de la nourriture à l'âle
00:36:44qui soit proposée
00:36:45à nos compatriotes musulmans
00:36:46et personne n'y trouvera
00:36:47rien à redire je crois
00:36:48en revanche
00:36:48que ce soit 100% à l'âle
00:36:50ça veut dire que
00:36:50on estime
00:36:52l'intégralité de l'offre
00:36:53dans ces 24 restaurants
00:36:54et à l'âle
00:36:55il n'y a plus d'autre choix
00:36:56et on vous dit
00:36:56si vous ne mangez pas à l'âle
00:36:57tant pis
00:36:57vous mangerez à l'âle
00:36:58et c'est pas grave
00:36:58non vous n'allez rien
00:36:59vous ne mangez pas
00:37:00c'est ça
00:37:00non mais d'accord
00:37:00mais là si on revient
00:37:01dans le débat
00:37:02et c'est là où en fait
00:37:03ça pose plutôt la question
00:37:04très vaste
00:37:05de la cohabitation
00:37:06de la coexistence
00:37:07de différents modes de vie
00:37:09de différentes religions
00:37:10de différentes communautés
00:37:11puisque c'est le mot à la mode
00:37:12en ce moment
00:37:12c'est ça que ça interroge
00:37:13en fait
00:37:14c'est-à-dire qu'il y ait des offres
00:37:15on aurait pu très bien imaginer
00:37:16que dans ces restaurants
00:37:17il y ait un menu
00:37:18dit classique
00:37:19entre guillemets
00:37:19et un menu à l'âle
00:37:20or non c'est pas le choix
00:37:21qui a été fait
00:37:22c'est 100% à l'âle
00:37:24Bernard
00:37:24quel est votre regard
00:37:26mais moi je trouve
00:37:26qu'on est dans un choix
00:37:27commercial
00:37:28et marchand communautaire
00:37:30ce qui est grave
00:37:31ça a été dit à l'instant
00:37:32c'est qu'il n'y ait pas
00:37:33le choix pour d'autres
00:37:34consommateurs
00:37:35que d'aller uniquement
00:37:36prendre dans ces restaurants
00:37:39qui seront déterminés
00:37:40dans un certain nombre
00:37:40de quartiers
00:37:41un menu qui sera
00:37:43à l'âle
00:37:44ce que l'on fait d'ailleurs
00:37:45lorsqu'on va dans
00:37:45des pays musulmans
00:37:46je vous rappelle
00:37:47que nous allons manger à l'âle
00:37:48le problème c'est qu'on n'est pas
00:37:49dans les pays musulmans
00:37:50on est en France
00:37:51et donc aujourd'hui
00:37:52cette absence de choix
00:37:54et de liberté
00:37:55pour beaucoup
00:37:56de ceux qui veulent aller
00:37:58sur cette enseigne
00:37:59n'ont pas d'autre solution
00:38:01que d'aller manger
00:38:02du halal
00:38:03dans les restaurants
00:38:04qui sont édifiés
00:38:05ça signifie quoi ?
00:38:07qu'un certain nombre
00:38:07de quartiers
00:38:08de zones
00:38:09sont vus
00:38:10par l'établissement
00:38:11et tout simplement
00:38:12comme communautarisés
00:38:14que la seule clientèle
00:38:15qui peut faire
00:38:16du chiffre d'affaires
00:38:17c'est une clientèle halal
00:38:18ça montre bien
00:38:19la fracture
00:38:20dans notre société
00:38:21et c'est là
00:38:22où le débat
00:38:23il n'est pas uniquement
00:38:24de malbouffe
00:38:24mais de philosophie
00:38:25tout simplement
00:38:26institutionnelle
00:38:28et de démocratie
00:38:29et tout simplement
00:38:30de vivre ensemble
00:38:30c'est qu'on est
00:38:32dans le cadre
00:38:33d'un établissement
00:38:36qui privilégie
00:38:37des commerces
00:38:37communautarisés
00:38:38en matière
00:38:39de contraintes alimentaires
00:38:41ce qui ferme
00:38:43un certain nombre de publics
00:38:44parce que
00:38:44je peux le dire
00:38:45manger à l'alfe
00:38:46ça n'a donné
00:38:47des maladies à personne
00:38:49c'est pour ça
00:38:51qu'il ne faut pas
00:38:51rentrer dans ce débat
00:38:52après qu'on aime
00:38:53ou pas
00:38:54la restauration rapide
00:38:55ça a été rappelé
00:38:56par les uns et les autres
00:38:56c'est un chiffre d'affaires
00:38:57phénoménal
00:38:58y compris
00:38:59en livraison à domicile
00:39:01parce que
00:39:01ça fait partie
00:39:02aujourd'hui
00:39:02de ce qui dope
00:39:04et ce qui traîne
00:39:06la restauration
00:39:07en revanche
00:39:08on ne peut que regretter
00:39:09qu'une enseigne internationale
00:39:11communautarise
00:39:13comme ça a été fait
00:39:13par d'autres
00:39:14des restaurants
00:39:16qui étaient censés
00:39:16ouverts à tous
00:39:17et c'est bien là
00:39:18la difficulté
00:39:19ça ne vous a pas échappé
00:39:20mais je veux dire
00:39:21qu'il y a 15 ans
00:39:22ce n'était pas comme ça
00:39:23il y a 20 ans
00:39:24ce n'était pas comme ça
00:39:24il y a 15 ans
00:39:25il n'y avait pas autant
00:39:26d'influence
00:39:27ça nous dit quelque chose
00:39:31de l'évolution
00:39:31de notre société
00:39:33vous savez pourquoi ?
00:39:35parce que
00:39:35d'ailleurs ça a été
00:39:35un slogan
00:39:36ironique d'histoire
00:39:37qui a été utilisé
00:39:37par une grande enseigne
00:39:38de fast-food
00:39:39à l'époque
00:39:39c'était
00:39:39venez comme vous êtes
00:39:40et en fait
00:39:41on en paye aujourd'hui
00:39:42les conséquences
00:39:43c'est-à-dire que
00:39:43les anciennes générations
00:39:44à ma connaissance
00:39:45n'avaient pas de demande
00:39:47que les restaurants
00:39:48deviennent halal
00:39:48et aujourd'hui
00:39:49on voit qu'il y a
00:39:49une jeune génération
00:39:50qui est un peu plus portée
00:39:52sur ces questions-là
00:39:52et voilà le résultat
00:39:54parce que c'est les jeunes
00:39:54généralement
00:39:55qui consomment essentiellement
00:39:56dans ces restaurants
00:39:56donc c'est d'eux
00:39:57qu'émanent
00:39:58ces demandes communautarisées aussi
00:39:59et puis après
00:40:00dans les restaurants halal
00:40:01on aura peut-être
00:40:01le coin pour les hommes
00:40:02le coin pour les femmes
00:40:03c'est ce genre de choses
00:40:04aussi qu'il faut envisager
00:40:06c'est pas du tout
00:40:06ce qui est demandé
00:40:07par les consommateurs
00:40:08pas pour l'instant
00:40:08c'est un peu là
00:40:09non je ne pousse pas
00:40:10parce que dans certaines religions
00:40:11vous savez très bien
00:40:12qu'on ne mélange pas
00:40:13les hommes et les femmes
00:40:13donc il y a aujourd'hui
00:40:15une volonté
00:40:16de communautariser
00:40:18un commerce
00:40:18c'est-à-dire faire en sorte
00:40:19d'estampiller halal
00:40:21beaucoup de choses
00:40:22ce sont
00:40:22ce commerce halal
00:40:24et aujourd'hui
00:40:24y compris dans la grande distribution
00:40:26c'est-à-dire dans les centres commerciaux
00:40:28ce sont des rayons
00:40:30qui se diffusent
00:40:31et qui se développent
00:40:32ça fait partie
00:40:33d'un enjeu commercial
00:40:34qui marche beaucoup
00:40:35ne mélangeons pas
00:40:36l'aspect commercial
00:40:37de l'HP identitaire
00:40:39et surtout
00:40:39de l'aspect partage pour tous
00:40:40moi je pense que ça reste un danger
00:40:42de fusion
00:40:44et de sentiments
00:40:46d'appartenance
00:40:46il faut permettre
00:40:47à ceux
00:40:48qui veulent aller manger
00:40:49dans ce type d'enseigne
00:40:50de choisir
00:40:51un menu halal
00:40:52non halal
00:40:53voire cachère
00:40:54ça ferait part
00:40:54d'une vraie démarche commerciale
00:40:56beaucoup plus intelligente
00:40:57Jonathan
00:40:58je n'ai pas ajouté
00:40:59davantage de choses
00:41:01hormis effectivement
00:41:02que
00:41:02c'est un peu
00:41:04le doigt
00:41:05qui pointe la lune
00:41:05si vous voulez
00:41:06cette adaptation
00:41:09dirais-je
00:41:09c'est quoi
00:41:10c'est une adaptation
00:41:10à un changement
00:41:12de société
00:41:12dans certains quartiers
00:41:13c'était un petit peu ça
00:41:14mathématiques
00:41:15vous savez
00:41:16oui mais ça nous a permis
00:41:17d'aborder plein d'autres sujets
00:41:18pour arriver
00:41:18bien sûr
00:41:19mais c'est vrai
00:41:21ça dit beaucoup
00:41:22de l'évolution
00:41:22de cette société
00:41:23de cette adaptation
00:41:24qui est nécessaire
00:41:26de faire aujourd'hui
00:41:26c'est une adaptation
00:41:27nécessaire
00:41:28parce qu'on n'a pas
00:41:29d'autres réponses
00:41:30à apporter
00:41:31parce que
00:41:31l'éducation nationale
00:41:32est aussi
00:41:33autant en faillite
00:41:35que les
00:41:35nos finances
00:41:36que sont nos finances publiques
00:41:37d'une certaine façon
00:41:38il n'y a plus du tout
00:41:39vous disiez
00:41:40mais il n'y avait pas ça
00:41:41il y a 15 ans
00:41:42il y a 20 ans
00:41:42effectivement
00:41:43puisqu'il y a même 20 ans
00:41:44il y avait
00:41:45une instruction
00:41:47à la France
00:41:49pour caricaturer
00:41:50qui était transmise
00:41:52Badi
00:41:52dernier mot
00:41:53on termine le sujet
00:41:54puisque
00:41:54je crois qu'on a
00:41:56fait le tour
00:41:57ce qui serait intéressant
00:41:57c'est d'aller voir
00:41:58dans quel quartier
00:41:59dans quels endroits
00:42:00justement ces restaurants
00:42:01sont ouverts
00:42:02moi je pense que ça répond
00:42:03à une demande
00:42:04ça répond à une réalité
00:42:05du marché
00:42:07et effectivement
00:42:08il aurait peut-être
00:42:09été mieux
00:42:09que chacun puisse
00:42:10y trouver
00:42:11sa place
00:42:12qu'on ne veuille pas
00:42:14manger halal
00:42:14qu'on mange kachère
00:42:15ou qu'on mange halal
00:42:17ça aurait été mieux
00:42:18que chacun puisse
00:42:18y trouver sa place
00:42:19mais effectivement
00:42:20le marché
00:42:20en tout cas
00:42:21ces grandes enseignes
00:42:22ont d'abord
00:42:23une logique économique
00:42:24logique économique
00:42:25c'était vos propos
00:42:26votre argumentaire
00:42:28c'est le pragmatisme
00:42:29du capitalisme
00:42:30le pragmatisme
00:42:30de Jonathan Sicsou
00:42:31on marque une pause
00:42:32on se retrouve
00:42:32dans quelques instants
00:42:33tiens donc
00:42:33ne sentez pas
00:42:34le parfum municipal
00:42:36ne sentez pas
00:42:37ce petit parfum
00:42:38ambiant
00:42:39avec parfois
00:42:40des changements
00:42:41de stratégie
00:42:41on ira à Lyon
00:42:42Lyon
00:42:43la sécurité
00:42:44semble devenir
00:42:45un enjeu majeur
00:42:46mon cher Thomas
00:42:46je parle de gouverne
00:42:47certains se réveillent
00:42:49je m'appelle
00:42:49la lucidité tardive
00:42:50la lucidité électorale
00:42:52ou la lucidité électorale
00:42:54on va vous en parler
00:42:55dans quelques instants
00:42:55restez avec nous
00:42:56à tout de suite
00:42:56il est 13h
00:43:01tout pile
00:43:02merci de nous accueillir
00:43:03c'est déjà la deuxième partie
00:43:04de votre mini news week-end
00:43:05et on commence
00:43:06cette deuxième heure
00:43:07par un tour d'horizon
00:43:07de l'information
00:43:08avec vous
00:43:08Sommayard
00:43:09à la une de l'actualité
00:43:11Sébastien Lecornu
00:43:12s'octroie un sursis
00:43:13le gouvernement a annulé
00:43:15les débats prévus
00:43:15aujourd'hui et lundi
00:43:16sur le projet
00:43:17de budget de l'état
00:43:18pour 2026
00:43:19et renvoyer les discussions
00:43:21à mardi
00:43:22objectif
00:43:22tranché entre
00:43:24l'utilisation
00:43:24de l'article 49.3
00:43:26et une ordonnance
00:43:27pour faire passer
00:43:27le texte du budget
00:43:28sans vote
00:43:29toutefois
00:43:30le premier ministre
00:43:30prendra la parole
00:43:31en fin de journée
00:43:32pour présenter
00:43:33ses propositions
00:43:34en vue d'un compromis
00:43:35de son côté
00:43:37la ministre de la Santé
00:43:38Stéphanie Riste
00:43:39va tenter de conserver
00:43:40la première conscription
00:43:41du Loiré
00:43:42lors d'une législative partielle
00:43:43les 18 et 25 janvier
00:43:44où elle joue sa place
00:43:46au sein du gouvernement
00:43:47en cas de défaite
00:43:48dans ce scrutin
00:43:49qui devrait être marqué
00:43:50par une forte abstention
00:43:51la candidate a promis
00:43:52de démissionner
00:43:53de son poste de ministre
00:43:54occupé depuis le 12 octobre dernier
00:43:56c'est l'autre actualité
00:43:58de ce vendredi
00:43:59une enquête administrative
00:44:00ouverte
00:44:01après le suicide
00:44:02d'une lycéenne
00:44:02de 17 ans
00:44:03en Seine-et-Marne
00:44:04mardi
00:44:04lycéenne
00:44:05qui était la cible
00:44:06selon sa famille
00:44:07de harcèlement scolaire
00:44:08depuis décembre
00:44:09l'enquête confiée
00:44:10à l'inspection générale
00:44:11de l'éducation nationale
00:44:12devra établir
00:44:13avec rigueur
00:44:13et objectivité
00:44:14le déroulement
00:44:15des événements
00:44:16les réponses apportées
00:44:18par l'institution
00:44:18et en tirer
00:44:19tous les enseignements
00:44:20nécessaires
00:44:21à la une de l'actualité
00:44:23internationale
00:44:24après des mois
00:44:25d'efforts diplomatiques
00:44:26déployés
00:44:26pour atténuer
00:44:27les tensions
00:44:28le Canada et la Chine
00:44:29forgent un nouveau
00:44:30partenariat stratégique
00:44:31qui devrait déboucher
00:44:32sur des avancées
00:44:33je cite historiques
00:44:34en tirant parti
00:44:35des forces de chacun
00:44:36des deux pays
00:44:37dans les domaines
00:44:37de l'agriculture
00:44:38l'agroalimentaire
00:44:40l'énergie
00:44:40mais aussi la finance
00:44:41déclaration ce matin
00:44:43du premier ministre canadien
00:44:44Mark Carney
00:44:45aux Etats-Unis
00:44:46Donald Trump
00:44:47menace d'invoquer
00:44:48une loi d'exception
00:44:49qui lui permettrait
00:44:49de déployer l'armée
00:44:51après de nouveaux
00:44:51heures à Minneapolis
00:44:52heures durant lesquelles
00:44:54un ressortissant vénézuélien
00:44:56a été blessé à la jambe
00:44:57par un nouveau tir policier
00:44:58des manifestations
00:44:59déclenchées par la mort
00:45:00la semaine dernière
00:45:01d'une femme abattue
00:45:02par un agent
00:45:03de l'immigration
00:45:03et puis
00:45:05l'ancien président brésilien
00:45:07Jair Bolsonaro
00:45:08condamné à 27 ans
00:45:09de détention
00:45:10pour tentative
00:45:11de coup d'état
00:45:11a été transféré hier
00:45:13dans une prison
00:45:14aux conditions
00:45:14plus favorables
00:45:15que celles de son lieu
00:45:16d'incarcération
00:45:17précédent
00:45:17sur décision de justice
00:45:19détenu depuis fin novembre
00:45:21l'ex-chef d'état
00:45:22aujourd'hui âgé
00:45:23de 70 ans
00:45:24n'a pas obtenu
00:45:25de regagner son domicile
00:45:27de Brasilia
00:45:27pour y purger sa peine
00:45:28comme il l'espérait
00:45:29en argant
00:45:30ses problèmes de santé
00:45:31Merci beaucoup
00:45:33Somaya
00:45:33Allez
00:45:34pour entamer
00:45:34notre deuxième heure
00:45:36on va parler de sécurité
00:45:37et je vous le disais
00:45:38on va faire agir
00:45:39nos invités
00:45:40sur ce petit parfum
00:45:42d'élection municipale
00:45:43qui visiblement
00:45:44fait changer
00:45:45certaines choses
00:45:45certaines stratégies
00:45:46et notamment
00:45:48du côté de Lyon
00:45:49avec le maire
00:45:50de Lyon
00:45:51Grégory Doucet
00:45:52qui semble se réveiller
00:45:54avec l'approche
00:45:55des municipales
00:45:56et il le dit
00:45:57s'il est réélu
00:45:58il propose de créer
00:45:58une brigade
00:45:59anti-incivilité
00:46:00c'est Marie-Victoire
00:46:02Dieudonné
00:46:02qui nous raconte tout ça
00:46:03et on ouvre le débat
00:46:04avec nos invités
00:46:05de ce vendredi
00:46:06Créer des brigades
00:46:08anti-incivilité
00:46:10à cette proposition
00:46:11du maire écologiste
00:46:12sortant
00:46:13les Lyonnais sont unanimes
00:46:14très bien
00:46:15mais trop tard
00:46:17C'est un peu dommage
00:46:18d'être sur le tard
00:46:20je trouve que c'est juste
00:46:20une réaction
00:46:21un petit peu politicienne
00:46:22pour remplir
00:46:25les urnes
00:46:26Pour que ce soit là
00:46:28pour faire joli
00:46:29et on le dit ça
00:46:29dans le vent
00:46:30ou au contraire
00:46:31que le maire
00:46:32maintenant
00:46:33il fait ça exprès
00:46:34avant les élections
00:46:34je trouve ça bête
00:46:36Pour les élections
00:46:37ça va aider
00:46:38mais je pense
00:46:38que ça peut être
00:46:39pas mal aussi
00:46:40parce que ça peut
00:46:41rassurer certaines personnes
00:46:42et ramener de la sécurité
00:46:44En cas de réélection
00:46:4550 agents
00:46:46rejoindraient donc
00:46:47les rangs de la police
00:46:47municipale
00:46:48En 6 années de mandat
00:46:50Grégory Doucet
00:46:51a essuyé
00:46:51bien des critiques
00:46:53sur sa gestion
00:46:53de la sécurité
00:46:54Le syndicat FO
00:46:56salue néanmoins
00:46:57les mesures proposées
00:46:58pourtant inaudibles
00:47:00quelques mois auparavant
00:47:01On a vu Lyon évoluer
00:47:02comme le maire
00:47:03tout ce que propose
00:47:04Grégory Doucet
00:47:05aujourd'hui
00:47:05c'est ce qu'on demandait
00:47:06au début de son mandat
00:47:07et il avait tout le temps
00:47:08pour le faire
00:47:09donc les autres candidats
00:47:10tout le monde
00:47:11nous
00:47:11on le savait
00:47:13il va y avoir des promesses
00:47:14mais on attend
00:47:16et il n'y a pas que nous
00:47:16c'est dans l'intérêt
00:47:17du monde politique
00:47:18quand on fait des promesses
00:47:19il faut les tenir
00:47:20on sera vigilant
00:47:21En mars dernier
00:47:22le ministère de l'Intérieur
00:47:23dévoilait les derniers chiffres
00:47:25de la délinquance
00:47:26à Lyon
00:47:26vol à la roulotte
00:47:27trafic de stupéfiants
00:47:29ou encore violence volontaire
00:47:30les indicateurs
00:47:32sont à la hausse
00:47:34Et j'en profite
00:47:35pour participer
00:47:36à notre débat
00:47:37j'en profite
00:47:37pour saluer
00:47:38Jean-Christophe Couvill
00:47:39secrétaire national d'unité
00:47:40Merci Jean-Christophe
00:47:41d'être avec nous
00:47:42je vous donne la parole
00:47:43dans quelques instants
00:47:44parce que je suppose
00:47:45que évidemment
00:47:46ça va vous faire réagir
00:47:47Thomas
00:47:47ça ne trompe personne
00:47:48quand on voit le reportage
00:47:49de Marie-Victoire
00:47:50Dieu Donné
00:47:50notre correspondante à Lyon
00:47:52voilà
00:47:53ça sent le parfum
00:47:54des municipales
00:47:55il y a quand même
00:47:55un rétro-pédalage
00:47:57et un changement de stratégie
00:47:58Vous savez
00:47:59la vertu des campagnes électorales
00:48:01c'est qu'elles ramènent
00:48:02un peu tout le monde
00:48:02à la réalité
00:48:03c'est-à-dire que pendant 6 ans
00:48:04vous êtes plongé dans le dogme
00:48:05pour beaucoup
00:48:05c'est le cas
00:48:06notamment des maires verts
00:48:07maires écolo
00:48:08c'est quand vient
00:48:09le moment des élections
00:48:10bon bah là
00:48:10vous ne pouvez plus faire
00:48:11comme si de rien n'était
00:48:12donc effectivement
00:48:13on a une lucidité tardive
00:48:14de la part de certains de ces maires
00:48:15c'est le cas de Grégory Doucet
00:48:16on peut citer Pierre Urmic
00:48:18alors lui c'est un peu plus antérieur
00:48:20il avait déjà dit
00:48:21qu'il voulait armer
00:48:21la police municipale
00:48:23bon
00:48:24mieux vaut tard que jamais
00:48:25diront certains
00:48:26on constate quand même
00:48:27que c'est effectivement
00:48:28opportun au moment
00:48:30des élections municipales
00:48:31je constate quand même
00:48:32que certains maires
00:48:33n'ont même pas
00:48:34cette lucidité
00:48:34dans d'autres grandes villes
00:48:35où les maires de gauche
00:48:37écologistes particulièrement
00:48:38sont aux manettes
00:48:39certains ne veulent même pas
00:48:40entendre parler
00:48:41du fait de muscler
00:48:42la réponse contre l'insécurité
00:48:44je pense à Nantes
00:48:44je pense à Rennes
00:48:45je pense à Grenoble bien sûr
00:48:47je pense à Strasbourg
00:48:47dans toutes ces villes-là
00:48:49vous n'entendez pas ce discours
00:48:50qui au moins a le mérite
00:48:51de la part de Grégory Doucet
00:48:52de remettre le sujet central
00:48:53de l'insécurité
00:48:54au cœur des préoccupations
00:48:57des habitants
00:48:58et à sa décharge
00:48:59il faut quand même rappeler
00:49:00et c'est important à mon avis
00:49:01la sécurité
00:49:02c'est l'apanage de l'État
00:49:03quand même
00:49:04c'est-à-dire que
00:49:04ok la ville a un rôle à jouer
00:49:07sur la vidéosurveillance
00:49:08etc
00:49:08mais ça reste quand même
00:49:09l'État au départ
00:49:10qui doit assurer la sécurité
00:49:12de tous les citoyens
00:49:12et de ce point de vue-là
00:49:13il y a des manques
00:49:14des manques criants
00:49:15d'effectifs
00:49:15et je pense que
00:49:16Jean-Christophe Couvy
00:49:17vous en parlera mieux que moi
00:49:18il y a de l'opportunisme
00:49:20en vue des élections
00:49:20non
00:49:21comment vous pouvez dire ça
00:49:22c'est évident
00:49:23néanmoins
00:49:24en 2023
00:49:25Grégory Doucet annonçait déjà
00:49:26qu'il y aurait
00:49:27une trentaine de caméras
00:49:29de vidéosurveillance supplémentaires
00:49:30donc
00:49:30il a rétro-pédalé
00:49:32sur ce point-là aussi
00:49:33puisque au début de son mandat
00:49:34il avait dit
00:49:35plutôt non
00:49:36et là il dit plutôt oui
00:49:37déjà il y a 3 ans
00:49:38donc
00:49:38il y a quand même
00:49:39une prise de conscience
00:49:40je pense quand même réelle
00:49:41il y a quelques années
00:49:43Juste un mot
00:49:44Thomas soulignait
00:49:45à juste titre
00:49:46l'absence de lucidité
00:49:47chez certains
00:49:48on le voit aussi à Paris
00:49:50où Emmanuel Grégoire
00:49:51qui concourt à la succession
00:49:52d'Anne Hidalgo
00:49:53lui refuse mordicus
00:49:54l'armement de la police municipale
00:49:56par exemple
00:49:56donc si vous voulez
00:49:57ce scrutin de municipal
00:49:59va être très intéressant
00:50:00et souvenez-vous
00:50:02l'exemple de Grenoble
00:50:03par exemple
00:50:04Éric Piolle
00:50:05a été élu
00:50:06mais il a été réélu
00:50:07donc si vous voulez
00:50:08il y a aussi
00:50:08c'est ça
00:50:10donc là il ne se représente pas
00:50:11pour un troisième mandat
00:50:12à Grenoble
00:50:12mais c'est la question
00:50:13qu'on est légitime
00:50:14de se poser
00:50:14quelle sera l'attitude
00:50:16des électeurs
00:50:18lors de ces élections municipales
00:50:19ça va être très intéressant
00:50:20c'est toujours au moment
00:50:21où on met le butin dans l'urne
00:50:22et encore plus intéressant
00:50:23dans les trois grandes villes
00:50:24de France
00:50:24Paris, Lyon et Marseille
00:50:25puisque vous le savez
00:50:26la loi PLM
00:50:27qui avait été un machin
00:50:29inventé par Mitterrand
00:50:30pour gagner le plus de
00:50:31un machin
00:50:33bah oui
00:50:33parce que c'était vraiment
00:50:34une tambouille
00:50:34de la puque
00:50:35donc ça a été abrogé enfin
00:50:37et donc désormais
00:50:38ce seront des votes directs
00:50:40c'est-à-dire
00:50:40un habitant
00:50:42une voix
00:50:42pour un candidat
00:50:43et ça va être
00:50:44ça va clarifier
00:50:45parfaitement
00:50:46le scrutin
00:50:47dans ces trois grandes villes
00:50:48et ça va être très intéressant
00:50:49à suivre je crois
00:50:49et à Lyon
00:50:50il ne faut pas oublier
00:50:51il y a Jean-Michel Leas en face
00:50:52Si ça convient aux gens
00:50:53après tout
00:50:54parce que nous on dit
00:50:55ça nous semble ubuesque
00:50:56mais après tout
00:50:57si ça convient
00:50:57regardez les parisiens
00:50:59ils ont quand même réélu
00:51:00Madame Hidalgo
00:51:01alors que je ne connais personne
00:51:03depuis 25 ans
00:51:03personne qui en est content
00:51:04et pourtant elle est repassée
00:51:05donc il y a un moment
00:51:06vous verrez à Nantes
00:51:07vous verrez à Nantes
00:51:08dans ces villes-là
00:51:09non mais c'est intéressant
00:51:10de voir
00:51:11parce que après tout
00:51:12les gens votent
00:51:13exactement
00:51:13le vote est libre
00:51:14ils ont ce qu'il mérite
00:51:15heureusement
00:51:15et vous avez raison de le dire
00:51:17c'est vrai
00:51:17les mairies écologistes
00:51:21ont échoué sur deux domaines
00:51:23la sécurité
00:51:24et le développement économique
00:51:25le développement économique
00:51:27en bunkerisant les centres-villes
00:51:31et en interdisant la mobilité
00:51:33des voitures
00:51:34et n'offrant pas d'alternatives
00:51:36de mobilité
00:51:37et d'intermodalité
00:51:38en matière de déplacement
00:51:39et la sécurité
00:51:40ça a été rappelé tout à l'heure
00:51:41par Jonathan
00:51:42y compris à Paris
00:51:43et surtout à Paris
00:51:44en refusant
00:51:45une police soit formée
00:51:47voire armée
00:51:48c'est un vrai débat
00:51:49qu'on a eu
00:51:49dans l'ordre des précédentes municipales
00:51:51et aujourd'hui
00:51:52on voit bien que
00:51:53le vent du boulet
00:51:54est très proche
00:51:56d'un certain nombre
00:51:57de ces élus-là
00:51:57c'est pour ça
00:51:58qu'en face
00:51:59il y a des propositions
00:52:00alternatives
00:52:01de vidéoprotection
00:52:03de l'îlotage
00:52:06d'un certain nombre
00:52:07de quartiers
00:52:07et bien entendu
00:52:08de police municipale
00:52:09armée et formée
00:52:10il n'y a pas uniquement
00:52:12un enjeu
00:52:13de police armée
00:52:14il faut une série
00:52:15de mesures complémentaires
00:52:16ça se voit
00:52:17dans un certain nombre
00:52:17de grandes villes
00:52:18je pense à Nice
00:52:19notamment
00:52:19qui est extrêmement au point
00:52:20là-dessus
00:52:21sans un outil
00:52:23complet
00:52:23d'adaptation
00:52:25face à la délinquance
00:52:26multiple
00:52:26il ne peut pas y avoir
00:52:27de sécurité durable
00:52:28responsable
00:52:29et sécurisé
00:52:30parce qu'il faut aussi
00:52:31derrière
00:52:32qu'il n'y ait pas de bavure
00:52:33pour les forces
00:52:35de sécurité municipales
00:52:36malheureusement
00:52:37dans les grandes villes
00:52:39et dans les grandes
00:52:40métropoles régionales
00:52:42les maires socialistes
00:52:43hommes et femmes
00:52:44en appui
00:52:45des écologistes
00:52:46ont refusé
00:52:46la sécurité
00:52:47ils ont privilégié
00:52:48paradoxalement
00:52:49les salles de shoot
00:52:50à la sécurité
00:52:51et rivera
00:52:52tous les sondages
00:52:53qu'on a pu faire
00:52:53sur ces news
00:52:54montrent qu'à hauteur
00:52:55de 70%
00:52:55la sécurité
00:52:56c'est une des priorités
00:52:57des français
00:52:57Jean-Christophe Couville
00:52:58je ne vous ai pas encore
00:52:59donné la parole
00:53:00ça ne trompe personne
00:53:01ce changement de stratégie
00:53:03dans des villes
00:53:03comme Lyon
00:53:04et pas vous
00:53:05en premier lieu
00:53:05je suppose
00:53:06Jean-Christophe
00:53:07on prend la température
00:53:09avec nos collègues
00:53:09je peux vous dire
00:53:10que sur place
00:53:10ils tombent des gouttes
00:53:12parce que le problème
00:53:13c'est le nerf de la guerre
00:53:14c'est toujours les effectifs
00:53:14et l'occupation du terrain
00:53:15et surtout derrière
00:53:17quand on interpelle
00:53:17qu'est-ce qu'on fait
00:53:18de ces personnes-là
00:53:19et en fait
00:53:20on voit bien aujourd'hui
00:53:21par exemple
00:53:21on a eu une crise
00:53:22nous dans l'investigation
00:53:23on n'arrive plus à suivre
00:53:23les dossiers
00:53:25parce qu'on a un manque
00:53:25d'officiers judiciaires
00:53:26dans la police nationale
00:53:27il nous en manque
00:53:28entre 2 et 3 000
00:53:29on a 3 millions de procédures
00:53:31qui sont dans les placards
00:53:32et qu'on n'arrive pas à sortir
00:53:33et derrière
00:53:34je ne sais pas si vous avez vu
00:53:35hier aussi
00:53:35le ministère de la justice
00:53:36les procureurs
00:53:37commencent à avouer
00:53:38qu'en fait
00:53:39ils vont être obligés
00:53:40de relâcher des délinquants
00:53:41dont des auteurs présumés
00:53:44de viols et d'homicides
00:53:45parce qu'ils sont
00:53:46en détention provisoire
00:53:47qui n'ont pas encore été jugés
00:53:48et que là
00:53:49on arrive à 75 mois
00:53:50pour avoir un procès
00:53:51sur certaines personnes
00:53:52donc en fait
00:53:53c'est l'échec complet
00:53:54de toute la chaîne pénale
00:53:55j'allais dire
00:53:56et au lieu de se remettre
00:53:57en question
00:53:57on fait les bonimenteurs
00:53:59dans la politique
00:54:00où là
00:54:00on fait des promesses
00:54:01à tout vent
00:54:02en disant
00:54:02ah ça y est
00:54:02j'ai compris
00:54:03oui effectivement
00:54:04à la fin de mon mandat
00:54:05je m'aperçois
00:54:06qu'il faudrait faire
00:54:07quelques brigades
00:54:09pour lutter contre
00:54:09les incivilités
00:54:10je suppose que vos collègues
00:54:11guionnés doivent tomber
00:54:12de leur chaise
00:54:12je suppose que vos collègues
00:54:14guionnés doivent tomber
00:54:15de leur chaise
00:54:15Jean-Christophe
00:54:16oui bah oui
00:54:18ils tombent de leur chaise
00:54:18parce qu'en fait
00:54:19on s'époumone
00:54:20toujours à crier
00:54:21à torré à cri
00:54:22qu'on a besoin
00:54:22de ces renforts
00:54:24et d'occuper la place
00:54:24en fait
00:54:25et d'être beaucoup plus dur
00:54:26on a besoin de dureté
00:54:27voilà
00:54:28on sait très bien
00:54:29qu'on vide
00:54:30mais c'est vrai
00:54:31c'est toujours la même chose
00:54:31c'est vider la mer
00:54:33à la petite cuillère
00:54:34en fait c'est le mythe de Sisyphe
00:54:35tous les jours
00:54:36on pousse notre rocher
00:54:37il tombe de la falaise
00:54:37et tous les matins
00:54:38on recommence
00:54:39et ainsi de suite
00:54:40et en fait
00:54:41on s'épuise à ça
00:54:41parce que derrière
00:54:42effectivement
00:54:43rien n'est pensé
00:54:44dans la longueur
00:54:44et dans la durée
00:54:45c'est que du court terme
00:54:46et c'est que un agenda
00:54:48à chaque fois
00:54:48un agenda électoral
00:54:50et nous
00:54:51on en meurt de ça
00:54:52Restez avec nous
00:54:53Jean-Christophe
00:54:54parce qu'on va
00:54:55vous faire réagir
00:54:56sur les derniers propos
00:54:58tenus par Antoine Léomand
00:54:59je suis sûre que ça va
00:55:00vous faire bondir là aussi
00:55:01Madi Saïdi
00:55:02un dernier mot
00:55:03sur ce changement
00:55:04de stratégie
00:55:05dans certaines municipalités
00:55:06plutôt écologistes
00:55:08de gauche
00:55:09on a bien compris
00:55:10que les élus
00:55:10étaient rattrapés
00:55:11par la réalité
00:55:12la réalité du terrain
00:55:14mais moi
00:55:14je reste convaincue
00:55:15que ça reste que
00:55:16des promesses électorales
00:55:17pour moi
00:55:17c'est que l'opportunisme
00:55:18est pur et dur
00:55:19et je ne suis même pas convaincue
00:55:20que s'ils sont élus
00:55:20ils le feront
00:55:21parce qu'entre ceux
00:55:22qui veulent désarmer
00:55:23la police municipale
00:55:24ceux qui honnêtement
00:55:25s'en fichent
00:55:27à mon avis
00:55:27moi c'est que
00:55:28on est juste en période électorale
00:55:30il ne faut pas
00:55:31penser qu'ils sont vraiment
00:55:32je crois qu'il faut arrêter de prendre des français
00:55:32pour des lapins de six semaines
00:55:33et défendre pour des imbéciles
00:55:35voilà
00:55:35depuis tellement d'années
00:55:37et moi je n'y crois pas une seconde
00:55:39c'est juste
00:55:39de l'opportunisme électoral
00:55:41ils ont bien compris
00:55:41qu'il y avait un besoin de sécurité
00:55:42qu'il fallait apporter des réponses
00:55:44mais ils ne l'ont pas découvert
00:55:45aujourd'hui
00:55:45Grenoble
00:55:46c'est pas depuis
00:55:47Lyon
00:55:47pardon
00:55:48Lyon c'est pas depuis janvier
00:55:50c'est pas depuis janvier
00:55:532026
00:55:54qu'ils ont des problèmes
00:55:54d'insécurité
00:55:55ils le savent depuis longtemps
00:55:56et pourquoi aujourd'hui
00:55:57ils auraient
00:55:57une prise de conscience
00:55:58et de se dire
00:55:59on va lutter contre
00:56:00l'insécurité
00:56:01c'est juste des promesses électorales
00:56:03Thomas
00:56:03on referme le chapitre
00:56:04ou autre chose
00:56:05non non
00:56:06je pense que le sujet suivant
00:56:07va nous faire réagir
00:56:08Jean-Christophe Couvie
00:56:08vous êtes bien assis
00:56:09je suppose
00:56:10je vous propose
00:56:11d'écouter
00:56:12la dernière déclaration
00:56:13qui va vous faire bondir
00:56:14d'Antoine Léomand
00:56:15le député de la France Insoumise
00:56:16on écoute
00:56:17et on débat
00:56:17juste après
00:56:18ils vont vous dire
00:56:20à l'extrême droite
00:56:20oui mais attendez
00:56:21les immigrés
00:56:21sont surreprésentés
00:56:23en prison
00:56:25et sont surreprésentés
00:56:26dans les statistiques
00:56:27à l'intérieur
00:56:28de la criminalité
00:56:30et des prisons
00:56:30alors attendez
00:56:32est-ce que par hasard
00:56:34il n'y aurait pas
00:56:35un sujet de racisme
00:56:36quelque part
00:56:36à un moment donné
00:56:37c'est-à-dire
00:56:38est-ce que les policiers
00:56:39attraperaient pas
00:56:40d'abord prioritairement
00:56:41les gens qui n'ont pas
00:56:42la bonne couleur de peau
00:56:43et qui parfois
00:56:44vont être étrangers
00:56:45mais c'est pas toujours le cas
00:56:46et c'est même souvent
00:56:48pas le cas
00:56:48et je vais en parler aussi
00:56:49mais est-ce qu'il n'y aurait pas ça
00:56:51et que ensuite
00:56:51la justice serait plus dure
00:56:53avec les gens
00:56:53qui sont étrangers
00:56:54qu'avec les gens
00:56:55qui sont français
00:56:55ben si
00:56:56monsieur Couvie
00:56:58Jean-Christophe
00:56:59alors que dire
00:57:02que dire
00:57:02bon monsieur Léaumant
00:57:04bon de toute façon
00:57:05on voit bien
00:57:05pareil encore une fois
00:57:07les élections municipales
00:57:08arrivent
00:57:09c'est du racolage
00:57:10on a un marketing politique
00:57:11il faut cibler
00:57:12quand on n'a pas de
00:57:13je veux dire de fond
00:57:14il faut trouver de la forme
00:57:16la forme justement
00:57:17c'est toujours attaquer
00:57:17les policiers
00:57:18c'est leur marotte
00:57:19à LFI
00:57:20moi juste pour vous expliquer
00:57:22la police en France
00:57:22c'est pas la police du Venezuela
00:57:24ni en Iran
00:57:25d'accord
00:57:25voilà
00:57:26nous on n'est pas
00:57:26une milice
00:57:27on est une vraie police
00:57:28encadrée par des lois
00:57:29et on doit rendre des comptes
00:57:31à la société
00:57:31et aux législateurs
00:57:33le ministère de l'intérieur
00:57:34est labellisé d'ailleurs
00:57:35égalité professionnelle
00:57:37hommes-femmes
00:57:38et diversité
00:57:39depuis 2023
00:57:40je sais pas si dans les structures
00:57:42de LFI
00:57:42il pourrait se prévaloir
00:57:43d'avoir un label
00:57:44diversité
00:57:45et égalité hommes-femmes
00:57:46voilà
00:57:47moi je leur lance un défi
00:57:48faites-vous labelliser
00:57:49comme nous on s'est fait labelliser
00:57:50au ministère de l'intérieur
00:57:51et après on discutera
00:57:52le racisme
00:57:54alors dans la police
00:57:55parce qu'on nous dit
00:57:55qu'on est
00:57:56on est souvent raciste
00:57:57violent etc
00:57:58les dossiers de racisme
00:58:00dans la police
00:58:00vous regardez le rapport
00:58:01de l'IGPN
00:58:02le dernier rapport en date
00:58:03c'est 43 dossiers
00:58:05mis en cause
00:58:06sur 150 000 fonctionnaires
00:58:08voilà
00:58:08et 26 en 2023
00:58:10ça je suis désolé
00:58:11c'est pas systémique
00:58:12c'est des cas isolés
00:58:13qui sont sévèrement punis
00:58:14et qui n'ont rien à faire
00:58:15chez nous
00:58:15et ça on le sait
00:58:16maintenant
00:58:17monsieur Léomand
00:58:18quand il a fait sa tournée
00:58:19sur les violences policières
00:58:21entre guillemets
00:58:21est-ce qu'il a parlé
00:58:22des violences sur les policiers
00:58:2315 000 blessés
00:58:24l'année dernière
00:58:25voilà ça il n'en fait pas
00:58:26est-ce qu'il a fait un tour de France
00:58:28des points de deal
00:58:29est-ce qu'il est allé discuter
00:58:30avec les habitants
00:58:31qui vivent à côté
00:58:33des points de deal
00:58:34et qui subissent
00:58:35justement au quotidien
00:58:37toutes ces problématiques
00:58:38maintenant monsieur Léonand
00:58:40il peut faire aussi
00:58:41un stage de comptabilité
00:58:42et statistique
00:58:42et regarder
00:58:43parce que nous
00:58:44quand on interpelle
00:58:44en fait on est toujours
00:58:45dans un cadre légal
00:58:46c'est-à-dire qu'on fait
00:58:47soit du flagrant délit
00:58:48soit on fait une enquête
00:58:49en préliminaire
00:58:50ou alors parce qu'on a
00:58:51effectivement des vidéos
00:58:52des témoins etc
00:58:53qui décrivent les individus
00:58:54on les recherche
00:58:54on les retrouve
00:58:55donc quand vous avez
00:58:56des statistiques
00:58:57effectivement
00:58:57qui vous disent
00:58:58que les étrangers
00:59:00représentent 8%
00:59:01de la population française
00:59:02et que les étrangers
00:59:03dans la criminalité
00:59:04représentent 13%
00:59:05des violences sexuelles
00:59:0618% des homicides
00:59:0827% des vols violents
00:59:0938% des cambriolages
00:59:11excusez-moi
00:59:12mais encore une fois
00:59:13les chiffres sont là
00:59:15c'est 25%
00:59:16des étrangers
00:59:17qui sont en prison
00:59:18moi je ne les invente pas
00:59:19en fait c'est ce qu'on a
00:59:20et c'est la réalité
00:59:21on en parlait tout à l'heure
00:59:22il y a le mur des réalités
00:59:23et des idéologues
00:59:24bon monsieur Leomand
00:59:25est un idéologue
00:59:26Thomas si je m'abuse
00:59:28monsieur Leomand
00:59:29c'est pas lui
00:59:29qui s'occupe de la sécurité
00:59:30au sein des défis
00:59:31c'est le monsieur de sécurité
00:59:32de la France Insoumise
00:59:32là il a fait une tournée
00:59:33et Jean-Christophe Couvier
00:59:34en parlait
00:59:34il a fait une tournée
00:59:35là il était à Bordeaux
00:59:36et c'est intéressant
00:59:36parce qu'on parlait de Bordeaux
00:59:37juste avant
00:59:37et là il est avec le candidat
00:59:38de la France Insoumise
00:59:39pour les municipales
00:59:40à Bordeaux
00:59:40et donc on voit très bien
00:59:42quel est l'objectif électoral visé
00:59:44mais ce qui est fou
00:59:46c'est que le raisonnement
00:59:47d'Antoine Leomand
00:59:48ne tient pas la route
00:59:48c'est un sophisme incroyable
00:59:50c'est à dire que
00:59:51je pourrais très bien dire moi
00:59:52par exemple
00:59:53que dans l'immense majorité des cas
00:59:55la police contrôle des hommes
00:59:57et pourtant je crois pas
00:59:58que la police
00:59:58c'est fondamentalement
00:59:59un problème avec les hommes
00:59:59c'est qu'il y a un profil
01:00:00d'individus qui est recherché
01:00:01dans certains faits
01:00:03et la police va contrôler
01:00:04va interpeller
01:00:05va présenter devant la justice
01:00:07certains individus
01:00:08après on comprend très bien l'idée
01:00:10on est toujours dans cette vision
01:00:11communautariste
01:00:12de la France Insoumise
01:00:13à l'approche des échéances électorales
01:00:15pour radicaliser leurs bases
01:00:17pour monter les uns
01:00:18contre les autres
01:00:19et espérer en tirer
01:00:20un profit électoral
01:00:21il se trouve qu'en plus
01:00:22Antoine Leomand
01:00:22est lui-même élu
01:00:23dans une circonscription
01:00:24où il y a un certain nombre
01:00:25de quartiers sensibles
01:00:26je pense qu'il envoie aussi
01:00:27des gages
01:00:28à destination de son électorat
01:00:30dans un contexte aussi
01:00:31et c'est important de le préciser
01:00:32où à la France Insoumise
01:00:34vous avez quand même
01:00:34un parti
01:00:35un mouvement
01:00:35qui est secoué
01:00:36de l'intérieur
01:00:37par des guéguerres
01:00:39un peu intestines
01:00:39justement sur la question
01:00:40du racialisme
01:00:41de l'ethnie
01:00:42parce que désormais
01:00:43certains avancent
01:00:43une vision communautaire
01:00:45Antoine Leomand
01:00:46ça ne lui a pas échappé
01:00:47donc je pense qu'il est aussi
01:00:47en train d'essayer
01:00:48d'être plus royaliste
01:00:49que le roi
01:00:49si vous voyez ce que je veux dire
01:00:50et on se souvient
01:00:50de la fête des Lumières de Lyon
01:00:51avec ses inscriptions
01:00:53qui avaient été projetées
01:00:54et M. Coquerel
01:00:55avait beaucoup de mal
01:00:55d'ailleurs
01:00:55à dédouaner la chose
01:00:57on l'avait commenté
01:00:58sur ce plateau
01:00:59vous vous dites
01:01:00que les hommes
01:01:00sont beaucoup plus contrôlés
01:01:01que les femmes
01:01:01et c'est vrai
01:01:02mais le défenseur des droits
01:01:03dit aussi
01:01:03que quand on est noir
01:01:04ou arabe
01:01:04on a 30% de risque
01:01:05d'être contrôlé
01:01:06en plus
01:01:07donc c'est une donnée
01:01:08qui est réelle
01:01:08pour autant
01:01:09M. Leomand
01:01:10dit que la justice
01:01:10est plus dure
01:01:11avec les étrangers
01:01:12vous regardez
01:01:13je prends un cas
01:01:14parmi d'autres
01:01:14vous prenez Nicolas Sarkozy
01:01:15ou d'autres personnes
01:01:17de ce type
01:01:17je peux vous assurer
01:01:18que la justice
01:01:18peut être extrêmement sévère
01:01:19quand elle a envie de l'être
01:01:20donc il ne faut pas faire
01:01:21de généralité non plus
01:01:22je crois
01:01:22Jonathan
01:01:23c'est assez atterrant
01:01:26en plus de la part
01:01:27du M. Sécurité
01:01:28comme vous dites
01:01:29en parlant d'Antoine Leomand
01:01:30j'ai dit M. Sécurité
01:01:32vous avez remarqué
01:01:33j'ai mis les formes
01:01:34ça veut dire
01:01:35qu'il aurait toute légitimité
01:01:36à occuper le fauteuil
01:01:38du ministre de l'Intérieur
01:01:39en cas d'élection
01:01:40de Jean-Luc Mélenchon
01:01:41j'imagine la réaction
01:01:42de Jean-Christophe Couville
01:01:43n'est-ce pas
01:01:43non non mais on a le droit
01:01:44de se faire peur
01:01:45de temps en temps
01:01:45mais si vous voulez
01:01:47on assiste à quelque chose
01:01:48d'assez étonnant
01:01:48de la part de LFI
01:01:49et du grand chef
01:01:50en l'occurrence
01:01:51en particulier
01:01:52mais de tous ses lieutenants
01:01:53également
01:01:53à l'approche des élections
01:01:55la municipale
01:01:56mais à l'approche surtout
01:01:56du scrutin présidentiel
01:01:58moi je faisais partie
01:01:59de ceux qui pensaient
01:02:02et allait arrondir les angles
01:02:03et allait se montrer
01:02:04un peu présentable
01:02:04et bien
01:02:05vous voyez au Père Noël
01:02:06ou en fait ?
01:02:06encore
01:02:07il y a la prise de sourire
01:02:08il y a la prise de sourire
01:02:09c'est ça
01:02:09non parce que c'était
01:02:11une stratégie antérieure
01:02:12qu'il avait déjà adoptée
01:02:13et on voit qu'en fait
01:02:16il ne cherche absolument pas
01:02:17les habits de la respectabilité
01:02:18on voit qu'à l'approche
01:02:20des scrutins
01:02:20il radicalise leur discours
01:02:22il racialise leur discours
01:02:24et il souffle sur le feu
01:02:26du communautarisme
01:02:27d'une manière
01:02:27irresponsable
01:02:29tout simplement
01:02:29Beny
01:02:30moi j'en ai marre
01:02:32vous faites bien
01:02:33de me la donner maintenant
01:02:35non parce que j'avais envie
01:02:37vraiment je suis tellement révoltée
01:02:38je vous sentez bouillir
01:02:39je suis tellement révoltée
01:02:40par ce que j'entends
01:02:40moi j'en ai marre
01:02:41de ces élus LFI
01:02:42qui découvrent
01:02:43que la France est diverse
01:02:44depuis qu'ils sont devenus députés
01:02:45j'en ai marre aussi
01:02:47de ces élus LFI
01:02:47qui nous font
01:02:48des assignations
01:02:49victimaires
01:02:51dès lors où on aurait
01:02:52une origine
01:02:53de quelque part
01:02:53on serait un petit peu
01:02:54plus basané
01:02:55ou parce qu'on serait noir
01:02:56et bien forcément
01:02:57on est des victimes
01:02:58ces propos sont tout simplement
01:02:59scandaleux
01:03:00moi je crois qu'en France
01:03:01on a une police républicaine
01:03:02mais quand on est noir
01:03:03et qu'on est arabe
01:03:04peu importe là d'où on vient
01:03:05si on ne fait rien
01:03:06la police ne nous arrête pas
01:03:07on ne se retrouve pas en prison
01:03:08il y a toujours quelque chose derrière
01:03:10moi personnellement
01:03:11je suis femme noire
01:03:11je n'ai jamais été interpellée
01:03:12par la police
01:03:13jamais
01:03:13même pas un contrôle
01:03:14rien
01:03:15j'ai des frères
01:03:16jamais de leur vie
01:03:17n'ont jamais été
01:03:18interpellés
01:03:20pour quoi que ce soit
01:03:20quand il y a des contrôles routiers
01:03:22ils donnent gentiment
01:03:23leur permis
01:03:23il n'y a pas de soucis
01:03:24merci au revoir
01:03:25donc moi j'en ai assez
01:03:26de ces élus et les filles
01:03:27qui honnêtement
01:03:28depuis un mois et demi
01:03:29nous bassinent
01:03:30avec leurs histoires
01:03:31de communautarisme
01:03:32de victimes
01:03:33on en a marre en fait
01:03:34et en plus
01:03:35moi personnellement
01:03:36je n'ai pas besoin
01:03:37qu'un élu et les filles
01:03:38qui honnêtement
01:03:39ne connaît rien
01:03:39à la réalité du terrain
01:03:40il faut regarder
01:03:41leur bureau
01:03:41leur bureau interne
01:03:43leur organisation interne
01:03:44à les défis
01:03:44alors ils nous parlent
01:03:45tous les jours
01:03:45de diversité
01:03:46et il faut mettre des noirs là
01:03:47il faut mettre des arabes là
01:03:48mais regardez leur organisation
01:03:50mais moi ça m'éclate de rire
01:03:51il n'y en a pas un chez eux
01:03:52donc on a bien compris
01:03:53que c'était uniquement
01:03:54à des fins électorales
01:03:55et honnêtement
01:03:56on n'a pas besoin
01:03:57de députés et des filles
01:03:58pour nous dire
01:03:58vous êtes des victimes
01:03:59on est victime de rien du tout
01:04:00qu'on soit noirs
01:04:01ou qu'on soit arabes
01:04:02on est victime de rien du tout
01:04:03on est des français
01:04:04à part entière
01:04:04et on a une police
01:04:06vous avez rarement vu
01:04:07autant en colère
01:04:08non parce qu'il m'énerve
01:04:08il m'énerve
01:04:09on a fait un grand nombre
01:04:10d'émission ensemble
01:04:10je vous ai rarement vu
01:04:11autant en colère
01:04:11et révolté
01:04:12Bernard le mot de la fin
01:04:13oui c'est du clientélisme
01:04:15ça a été rappelé
01:04:16c'est du communautarisme
01:04:18et c'est aussi
01:04:18une façon de créer
01:04:20du désordre dans la République
01:04:22c'est ce qu'il souhaite
01:04:23c'est-à-dire affaiblir
01:04:25l'ensemble des corps constitués
01:04:27je crois qu'aujourd'hui
01:04:28notre police
01:04:28qui est une police laïque
01:04:30républicaine
01:04:30engagée
01:04:31mal payée
01:04:32peu soutenue parfois
01:04:34mérite un autre traitement
01:04:36que ces anathèmes
01:04:37et ces procès d'intention
01:04:39qui visent simplement
01:04:40à jeter le discrédit
01:04:41sur une profession
01:04:42composée d'hommes et de femmes
01:04:43qui payent un lourd tribut
01:04:45un lourd tribut
01:04:46au désordre que nous vivons
01:04:47moi je crois que
01:04:48c'est tout le contraire
01:04:48qu'il faut faire aujourd'hui
01:04:49c'est valoriser ces métiers
01:04:51mieux les rémunérer
01:04:53et leur rendre la place
01:04:54qui convient dans la République
01:04:55c'est ça peut-être
01:04:56aujourd'hui qu'on attend
01:04:57Jean-Christophe Couvy
01:04:58deux mots pour terminer
01:05:00pour conclure ce débat
01:05:01oui alors juste pour dire
01:05:03à Sarah Salman
01:05:03qu'effectivement
01:05:04il y a cette fameuse étude
01:05:05sur le contrôle au faciès
01:05:06et moi je la conteste
01:05:07parce que c'est une étude
01:05:08qui n'est basée
01:05:09que sur du déclaratif
01:05:10non pas sur des faits
01:05:12et donc quand vous
01:05:12effectivement vous faites
01:05:13voilà un sondage
01:05:15avec des personnes au téléphone
01:05:16on sait très bien aussi
01:05:18comment ça marche
01:05:18et donc oui
01:05:19c'est pas factuel
01:05:20c'est que du déclaratif
01:05:21donc ça peut aussi
01:05:22voilà
01:05:23ça encore une fois
01:05:24il faut faire attention
01:05:25même si c'est labellisé
01:05:26défenseur des droits
01:05:27et après effectivement
01:05:29hier soir
01:05:29j'étais encore dans des réunions
01:05:30avec des personnes
01:05:32voilà
01:05:32de tout milieu social
01:05:34ils sont tous venus me dire
01:05:35la police
01:05:36c'est le dernier rempart
01:05:37de la démocratie
01:05:38si vous cédez
01:05:40derrière
01:05:40effectivement
01:05:41qu'est-ce qu'il va y avoir
01:05:42on ne pourra plus vivre ensemble
01:05:44il n'y aura plus de liberté
01:05:45ni rien
01:05:45ne cédez pas
01:05:46donc en fait c'est ça
01:05:47cette petite musique là
01:05:48de LFI
01:05:49qui est en train de scléroser
01:05:51et de fracturer cette société
01:05:53et moi ça m'énerve
01:05:54parce que mes collègues
01:05:55qui sont entre guillemets
01:05:57de la diversité
01:05:57ils en ont marre
01:05:58de se faire appeler
01:05:59des policiers
01:06:00issus de la diversité
01:06:01ils sont français
01:06:02point
01:06:02ils aiment la république
01:06:03ils servent la république
01:06:04il y en a marre
01:06:05de mettre des gens
01:06:05dans des cartons
01:06:06dans des cases
01:06:07et les afficher
01:06:08avec une couleur de peau
01:06:09ou autre chose
01:06:09voilà
01:06:09merci
01:06:10Jean-Christophe Couvy
01:06:12d'avoir accepté
01:06:12de participer
01:06:13à notre émission
01:06:13on marque une pause
01:06:14et on se retrouve
01:06:15dans quelques instants
01:06:16on va parler budget
01:06:16car 9-3
01:06:17où ?
01:06:19Ordonnance
01:06:20merci
01:06:20moi je m'en vais
01:06:21on va recevoir
01:06:22monsieur Panifou
01:06:23Laurent Panifouz
01:06:23ministre délégué
01:06:25chargé des relations
01:06:26avec le Parlement
01:06:27et on va l'interroger
01:06:28avec Thomas Bonnet
01:06:29et vous partez
01:06:29Madi Selye
01:06:30oui absolument
01:06:31à très bientôt
01:06:31dans tous les cas
01:06:32et restez-nous fidèles
01:06:33à tout de suite
01:06:33merci beaucoup
01:06:34il est 13h30
01:06:38merci de nous accueillir
01:06:39c'est la dernière ligne droite
01:06:40de votre mini-news
01:06:40de ce vendredi
01:06:41invité de ce mini-news
01:06:43Laurent Panifouz
01:06:43ministre délégué
01:06:44chargé des relations
01:06:45avec le Parlement
01:06:46soyez le bienvenu
01:06:47monsieur le ministre
01:06:47merci à vous
01:06:48on a beaucoup de questions
01:06:50à vous poser
01:06:50avec Thomas Bonnet
01:06:51Sarah Salman
01:06:52et toujours avec nous
01:06:53Bernard Cohen Haddad aussi
01:06:54le premier ministre
01:06:56décidera donc d'ici
01:06:57mardi prochain
01:06:58s'il reçoit
01:06:59et s'il recourt
01:07:00au 49.3 aux ordonnances
01:07:01mais avant toute chose
01:07:02on a appris ce matin
01:07:03qu'il allait
01:07:04vraisemblablement
01:07:05s'exprimer
01:07:06dans le courant
01:07:08de l'après-midi
01:07:09plutôt en fin de l'après-midi
01:07:10est-ce qu'on sait
01:07:11quelle peut être
01:07:12la teneur
01:07:12de ses propos
01:07:14l'idée ce soir
01:07:16sera probablement
01:07:17d'exposer le fond
01:07:18expliquer
01:07:19pourquoi hier soir
01:07:20j'ai annoncé
01:07:21aux députés
01:07:22dans l'hémicycle
01:07:23qu'on mettait un terme
01:07:24au débat
01:07:25parce que nous ne pourrions
01:07:27pas arriver au vote
01:07:27parce que le texte
01:07:28était devenu invotable
01:07:29donc je pense qu'il est
01:07:30important qu'ayant annoncé
01:07:32cela le premier ministre
01:07:32puisse dire pourquoi
01:07:33et du coup
01:07:35les deux chemins
01:07:35qu'il nous reste
01:07:36à savoir
01:07:36on l'avait dit
01:07:37ou la voie du 49.3
01:07:38ou la voie des ordonnances
01:07:40parce qu'au-dessus de tout
01:07:41au-dessus des questions
01:07:41de censure
01:07:42de dissolution
01:07:43je ne sais trop quoi
01:07:43la chose la plus importante
01:07:44pour nous tous
01:07:45c'est qu'il y ait un budget
01:07:45donc nous devons avoir
01:07:46un budget
01:07:47nous avons fait
01:07:47le maximum
01:07:48depuis trois mois et demi
01:07:49pour laisser la main
01:07:50au Parlement
01:07:51le but du gouvernement
01:07:52son travail
01:07:53le mien était
01:07:53de créer les conditions
01:07:54on l'a fait
01:07:55sur le budget
01:07:55de la sécurité sociale
01:07:56ça a fonctionné
01:07:57on l'a fait jusqu'au bout
01:07:58sur le budget d'état
01:07:59jusqu'à hier soir à minuit
01:08:00hier soir à minuit
01:08:01le texte avait
01:08:02beaucoup évolué
01:08:03il y a des choses
01:08:04qui avaient été votées
01:08:04qui le rendaient invotable
01:08:05à la fin
01:08:06donc il y a une priorité
01:08:08par-dessus les autres
01:08:08c'est d'avoir un budget
01:08:09donc maintenant
01:08:10il nous reste ces deux chemins
01:08:11c'est au premier ministre
01:08:11d'arbitrer
01:08:12je ne pense pas
01:08:12que ce soir
01:08:13peut-être
01:08:14mais c'est peu probable
01:08:15il donnera le chemin
01:08:16puisqu'on a encore
01:08:17quelques heures
01:08:17quelques jours
01:08:18il reste deux chemins
01:08:20les éléments
01:08:21c'est qu'il y a
01:08:21le chemin du 49-3
01:08:22ou le chemin de l'ordonnance
01:08:23mais la vérité
01:08:24c'est que pour les français
01:08:24je pense que ça
01:08:26a peu d'importance
01:08:27le but pour nous
01:08:28c'est de faire en sorte
01:08:29que dans les jours
01:08:29qui viennent
01:08:30il y ait un budget
01:08:31alors il y a une procédure
01:08:3249-3 qui est un peu plus longue
01:08:33que la procédure ordonnance
01:08:34c'est différent
01:08:35mais dans tous les cas
01:08:37il faut acter aujourd'hui
01:08:38que sur le budget de l'état
01:08:40on ne pourra pas voter
01:08:41on a réussi sur le budget
01:08:42de la sécurité sociale
01:08:43il faut rappeler
01:08:43qu'en volume
01:08:44il est plus important
01:08:44que celui de l'état
01:08:45sur le budget de l'état
01:08:46on est allé au bout
01:08:47du bout de la démarche
01:08:49on a créé toutes les conditions
01:08:50pour que le débat ait lieu
01:08:51pour que si possible
01:08:52le vote ait lieu
01:08:53le débat n'a pas servi à rien
01:08:55parce qu'il a permis
01:08:55aux uns et aux autres
01:08:56de déposer leurs amendements
01:08:57et donc on a pu voir
01:08:58au travers des amendements
01:08:59déposés
01:08:59pas forcément
01:09:00au travers des votes
01:09:01quelle était la volonté
01:09:03des uns et des autres
01:09:04et en particulier
01:09:05la volonté de celles et ceux
01:09:06qui acceptent
01:09:07de participer à ce projet
01:09:08de compromis
01:09:09c'est-à-dire
01:09:09les socialistes
01:09:11le bloc central
01:09:13et les républicains
01:09:14et parmi eux
01:09:14on a pu voir
01:09:15quelles étaient
01:09:16vraiment les priorités
01:09:18et donc dans les heures
01:09:19qui viennent
01:09:19on a déjà commencé
01:09:20depuis des jours
01:09:20depuis des semaines
01:09:21mais on arrive maintenant
01:09:23effectivement
01:09:23dans la dernière ligne droite
01:09:25et le Premier ministre
01:09:26va devoir arbitrer
01:09:26entre les deux chemins
01:09:27entre les deux vecteurs
01:09:28mais le plus important
01:09:29c'est pas ça
01:09:30le plus important
01:09:30c'est quel est l'objet
01:09:31du compromis
01:09:31J'entends ce que vous dites
01:09:32Monsieur le ministre
01:09:33mais je me mets à la place
01:09:34des Français
01:09:34ils sont en route
01:09:34à nous regarder à cette heure-là
01:09:36et je pense
01:09:37j'essaie d'être
01:09:38de me faire l'écho
01:09:39de ce qu'ils peuvent
01:09:41penser
01:09:42j'ai envie de dire
01:09:43mais tout ça
01:09:43pour ça
01:09:43pour en arriver
01:09:44à ce résultat-là
01:09:44et on se souvient
01:09:45que Monsieur Lecornu
01:09:47avait dit pas de 49-3
01:09:48et finalement
01:09:49aujourd'hui
01:09:50c'est ordonnance
01:09:51ou 49-3
01:09:52vous comprenez
01:09:53que c'est du mal
01:09:54à passer
01:09:55chez les Français
01:09:56qui sont dans l'attente
01:09:57de réponses
01:09:58je les comprends
01:09:59en fait
01:09:59ce qu'il faut comprendre
01:10:00c'est que la priorité
01:10:01du Premier ministre
01:10:01la priorité de ce gouvernement
01:10:02il n'y en a qu'une
01:10:03c'est faire en sorte
01:10:04qu'il y ait un budget
01:10:04ça a été dit clairement
01:10:05après dans la méthode
01:10:06depuis trois mois et demi maintenant
01:10:07pour le budget
01:10:08de la sécurité sociale
01:10:08pour le budget de l'État
01:10:09la méthode était la même
01:10:11tout faire pour qu'il n'y ait pas
01:10:12de 49-3
01:10:12ça a fonctionné
01:10:13pour le budget
01:10:13de la sécurité sociale
01:10:14hier à minuit
01:10:16on a constaté
01:10:17il y a un exemple
01:10:17je crois que ça a été
01:10:18beaucoup dit
01:10:19sur votre plateau
01:10:20c'est cet exemple
01:10:22qui est très marquant
01:10:22des collectivités
01:10:23avec un amendement
01:10:24qui a été adopté
01:10:26qui baissait de 20%
01:10:27le budget
01:10:27de nos EPCI
01:10:28nos intercommunautés
01:10:29et de nos communes
01:10:30ce qu'on appelle
01:10:30le bloc communal
01:10:31qui peut croire
01:10:32qu'on va baisser
01:10:33de 5 milliards en tout
01:10:34c'est à dire 20%
01:10:34le budget de nos communes
01:10:35c'est impossible
01:10:36c'est un exemple
01:10:37c'est un des exemples principaux
01:10:39mais il y en a beaucoup d'autres
01:10:40mais objectivement
01:10:41moi je ne veux cibler personne
01:10:42la réalité hier soir
01:10:43c'était de constater
01:10:44que le budget
01:10:45n'était plus votable
01:10:45mais en tout cas
01:10:47ce travail en commission
01:10:48sur le budget d'État
01:10:48ce travail en séance
01:10:50il a permis
01:10:50je vous le redis
01:10:51de voir quelles étaient
01:10:52les priorités
01:10:52des uns et des autres
01:10:53et pour pouvoir faire un compromis
01:10:54il faut que les priorités émergent
01:10:55il faut les exprimer
01:10:56il faut les déposer publiquement
01:10:57c'est à dire des amendements
01:10:58et ensuite effectivement
01:10:59le vote n'est pas possible
01:11:00alors la responsabilité
01:11:01du gouvernement
01:11:02c'est de prendre
01:11:03toutes les mesures
01:11:03même celles
01:11:04dont on n'avait pas forcément envie
01:11:06il reste deux chemins
01:11:07le 49-3 ou l'ordonnance
01:11:08mais en fait
01:11:09c'est qu'un vecteur
01:11:09ce qui compte
01:11:10c'est quel budget
01:11:11on va construire
01:11:11avec les socialistes
01:11:12avec l'Elliott
01:11:13avec le bloc central
01:11:15avec les LR
01:11:15un budget de compromis
01:11:17la vérité
01:11:17c'est qu'il ira
01:11:18à peu près à personne
01:11:18mais il faut qu'il soit
01:11:20insupportable pour personne
01:11:21c'est bien de le reconnaître
01:11:21il n'ira pas au bloc central
01:11:24il n'ira pas au Liott
01:11:25je vous le dis
01:11:25mais en fait
01:11:26l'idée de chacun
01:11:27c'est
01:11:27on veut de la stabilité
01:11:28pas la stabilité
01:11:29la stabilité pour la stabilité
01:11:30oui
01:11:31pas n'importe quel prix
01:11:32n'importe quel prix
01:11:33mais le budget de compromis
01:11:34est un budget acceptable
01:11:35mais le budget de compromis
01:11:37c'est mieux que pas de budget
01:11:38la loi spéciale
01:11:39le régime sous lequel
01:11:39en ce moment
01:11:40ne pourra pas durer
01:11:41il y aura des conséquences
01:11:42économiques
01:11:43qui seront catastrophiques
01:11:44si on reste
01:11:45sur le régime
01:11:46de la loi spéciale
01:11:47pendant plusieurs semaines encore
01:11:47voire plusieurs mois
01:11:48si demain le gouvernement
01:11:49tombe
01:11:50objectivement
01:11:50le sort des ministres
01:11:52je vais être très cru
01:11:53tout le monde s'en fout
01:11:54le sort des députés
01:11:55s'il y a une dissolution
01:11:56s'il y a une dissolution
01:11:57c'est pas grave
01:11:57ce qui compte
01:11:58c'est qu'on ait un budget
01:11:59c'est la priorité des priorités
01:12:00alors que ce soit
01:12:00ordonnance au 49-3
01:12:01laissant au premier ministre
01:12:03au regard de ce qui va se passer
01:12:04dans les prochaines heures
01:12:04le soin de trancher
01:12:06c'est sa responsabilité
01:12:07ça sera celle du gouvernement
01:12:08sa responsabilité au gouvernement
01:12:10sera engagée
01:12:10donc les responsabilités
01:12:11seront prises
01:12:12mais notre objectif
01:12:13c'est qu'il y ait un budget de compromis
01:12:14Thomas Bonnet
01:12:14Monsieur le ministre
01:12:15le gouvernement fait porter
01:12:16la responsabilité
01:12:17à ceux qu'il appelle
01:12:17des saboteurs
01:12:18c'est à dire l'ERN
01:12:19et la France insoumise
01:12:20or si on regarde
01:12:21arithmétiquement
01:12:22l'Assemblée nationale
01:12:23avec le PS
01:12:24le bloc central
01:12:25l'Eliot
01:12:25et les LR
01:12:26vous avez une majorité potentielle
01:12:28donc pourquoi faire peser
01:12:30sur les autres parties
01:12:31l'échec
01:12:32de ce compromis
01:12:34et surtout
01:12:34ne voyez-vous pas
01:12:35que cet échec
01:12:37est peut-être le résultat
01:12:38de la peur
01:12:39d'un grand nombre
01:12:40de députés
01:12:41de ces mêmes familles
01:12:41que je viens d'exposer
01:12:42des élections
01:12:43qui pourraient suivre
01:12:44une potentielle dissolution
01:12:45je comprends ce que vous dites
01:12:47et oui
01:12:47la crainte d'élection
01:12:48l'approche d'élection municipale
01:12:50la crainte de législative
01:12:51les présidentielles
01:12:52tout ceci brouille le débat
01:12:53ce qu'on a pu faire
01:12:54sur le PLFSS
01:12:54c'est aujourd'hui plus compliqué
01:12:55parce qu'on s'approche
01:12:56d'une zone électorale
01:12:57qui change
01:12:58effectivement les règles du jeu
01:13:00après
01:13:00il y a autre chose
01:13:01qu'il faut comprendre
01:13:01ça n'a pas été vrai
01:13:02sur le budget
01:13:03de la sécurité sociale
01:13:04c'est plus vrai
01:13:04sur le budget d'état
01:13:05le côté symbolique
01:13:06du fait de voter
01:13:07ou pas voter ce budget
01:13:08si on vote le budget
01:13:08ça veut dire
01:13:09qu'on est la majorité
01:13:10alors qu'il faut dire
01:13:10les choses clairement
01:13:11le PS et LR
01:13:13le ministre que je suis
01:13:14le député que j'étais
01:13:15il y a quelques mois
01:13:16peut vous dire
01:13:16que c'est très différent
01:13:17et ce qui est défendu
01:13:18dans le cadre
01:13:18des négociations
01:13:19qu'il peut y avoir
01:13:19entre les républicains
01:13:21et les socialistes
01:13:22c'est très différent
01:13:22et vous verrez que demain
01:13:23après le budget
01:13:24j'espère qu'on sortira
01:13:25de cette phase
01:13:25de manière positive
01:13:26quand la présidentielle
01:13:27va démarrer
01:13:28oui j'y crois
01:13:30oui j'y crois
01:13:30en tout cas depuis 3 mois et demi
01:13:31vous savez il y a 3 mois et demi
01:13:32quand je suis arrivé au gouvernement
01:13:33on m'a dit
01:13:33ça va durer 24 heures
01:13:35après on m'a dit
01:13:35ça va durer 72 heures
01:13:36puis une semaine
01:13:37puis 3 semaines
01:13:37puis 3 mois
01:13:38le budget de la sécurité sociale
01:13:39c'était impossible
01:13:40aujourd'hui
01:13:41je ne vais pas vous mentir
01:13:41la situation est très tendue
01:13:43elle est très difficile
01:13:43moi je crois que là
01:13:45où on est aujourd'hui
01:13:45c'est un point de passage
01:13:46qui était inévitable
01:13:47c'est à dire un moment
01:13:48de grande tension
01:13:49où est le gouvernement
01:13:51et les parlementaires
01:13:52sont face à leur responsabilité
01:13:53c'est normal
01:13:53ça n'est pas que
01:13:54aux parlementaires
01:13:55de prendre leur responsabilité
01:13:56c'est aussi au gouvernement
01:13:57le gouvernement a d'abord
01:13:59créé les conditions du dialogue
01:14:00jusqu'au bout
01:14:01jusqu'à hier soir minuit
01:14:02j'ai été chargé d'annoncer
01:14:03aux députés
01:14:04que c'était terminé
01:14:04vous avez entendu
01:14:05j'espère que j'étais assez clair
01:14:08mais moi je ne veux
01:14:09stigmatiser personne
01:14:10la réalité c'est qu'on n'a pas réussi
01:14:11à faire voter ce vote
01:14:12par le budget
01:14:12ni le gouvernement
01:14:13ni les parlementaires
01:14:15alors moi je ne suis pas ici
01:14:16pour cibler
01:14:17l'un ou l'autre
01:14:18le constat
01:14:19l'exemple que j'ai pris
01:14:20sur les collectivités
01:14:21mais qui peut croire
01:14:22qu'il y a un seul député
01:14:23qui veut baisser
01:14:23le budget des communes
01:14:25de 20%
01:14:25pour autant ça a été voté hier
01:14:27alors est-ce que le RN
01:14:28a vraiment envie
01:14:29de baisser le budget
01:14:30des communes de 20%
01:14:31vous voulez que je vous dise
01:14:32ce que je pense
01:14:32non je ne crois pas
01:14:33pourtant ils l'ont voté
01:14:34ils l'ont fait passer
01:14:34pourquoi ?
01:14:35parce qu'en fait
01:14:35c'est pour ça
01:14:36qu'il y a ce mot
01:14:37cette image de sabotage
01:14:38parce que c'est la vraie logique
01:14:39pourquoi les députés LFI
01:14:41ont voté contre la suspension
01:14:42de la réforme de retraite
01:14:43je l'ai vu
01:14:43j'étais dans l'hémicycle
01:14:44ils ont voté contre la suspension
01:14:45de la réforme de retraite
01:14:46est-ce qu'ils sont contre ?
01:14:47non
01:14:47et en fait ce sont
01:14:48que des votes comme ça
01:14:49de manière contre-intuitive
01:14:50qui viennent forcément
01:14:52de celles et ceux
01:14:52qui ne veulent pas
01:14:53qu'on réussisse le compromis
01:14:54mais ils le disent très clairement
01:14:55tout est très transparent
01:14:56alors il y a deux catégories
01:14:57les COPES et les LR
01:14:58ils ont envie du compromis aussi
01:14:59parce qu'on n'a pas
01:14:59de l'impréficient
01:15:00oui
01:15:00si je vous le confirme
01:15:01à quel prix en tout cas
01:15:02parce que par exemple
01:15:03est-ce que vous pouvez nous dire
01:15:05par exemple
01:15:05parce que là on sait
01:15:06qu'il y a des négociations
01:15:06qui sont ouvertes
01:15:07notamment avec les socialistes
01:15:08parce que c'est par là
01:15:09que ça peut passer
01:15:09pas qu'avec eux
01:15:11mais notamment avec eux
01:15:11est-ce que par exemple
01:15:12c'est envisageable
01:15:13d'avoir des nouvelles taxations
01:15:15sur les grandes entreprises
01:15:16par exemple
01:15:16est-ce que c'est quelque chose
01:15:17qui est envisagé ?
01:15:18oui ça fait partie des objets
01:15:18des négociations
01:15:19mais c'est des objets
01:15:20des négociations
01:15:20qui sont mis sur la table
01:15:21avec les socialistes
01:15:22avec les républicains
01:15:23avec l'Elliott
01:15:23avec le bloc central
01:15:24la fiscalité des très grandes entreprises
01:15:26on parlait bien
01:15:27des 400 plus grandes
01:15:27c'est un sujet
01:15:29qui est mis sur la table
01:15:29les dotations aux collectivités
01:15:32de quelle manière
01:15:33les collectivités ou pas
01:15:34doivent participer
01:15:35à la réduction
01:15:35du déficit public
01:15:37certains pensent
01:15:38qu'il ne faut pas du tout
01:15:39certains pensent
01:15:40qu'il faut beaucoup
01:15:40d'autres au milieu
01:15:41mais la vérité
01:15:42c'est que si on prenait
01:15:43simplement la position LR
01:15:44la position socialiste
01:15:45on se met au milieu
01:15:46et on avance
01:15:46ça ne marche pas comme ça
01:15:47parce que parfois
01:15:48il y a des objets politiques
01:15:49qui sont très symboliques
01:15:50par exemple pour les socialistes
01:15:51les socialistes
01:15:53sont très attachés
01:15:53à la question de l'éducation
01:15:55j'en sais quelque chose
01:15:55à la question de création
01:15:57ou de suppression de postes
01:15:58c'est des sujets
01:15:59très sensibles
01:15:59pour les socialistes
01:16:00et ce n'est pas forcément
01:16:01l'objet le plus coûteux
01:16:02mais en tout cas
01:16:02c'est quelque chose
01:16:03qui politiquement compte pour eux
01:16:04quand vous bougez
01:16:08le travail de compromis
01:16:11est un travail
01:16:12extrêmement complexe
01:16:13tout le monde sait bien
01:16:14que sur le budget de l'Etat
01:16:14il y a 10 000 sujets
01:16:1610 000 lignes
01:16:17vous imaginez
01:16:18je vous laisse imaginer
01:16:19la tête des tableaux
01:16:20qu'il faut étudier
01:16:21mais au fond
01:16:22on est sur un moment
01:16:23éminemment politique
01:16:24il y a quelques objets politiques
01:16:25quelques grands symboles
01:16:27le texte n'ira personne
01:16:28ça sera la responsabilité
01:16:29du gouvernement
01:16:29ce ne sera pas le budget
01:16:30des socialistes
01:16:30ce ne sera pas le budget
01:16:31des républicains
01:16:32soyons clairs
01:16:32et je vous disais tout à l'heure
01:16:33quand on sortira
01:16:34et je le souhaite
01:16:35pour le pays
01:16:37je souhaite qu'on sorte
01:16:37de cette phase très vite
01:16:38vous verrez que
01:16:39chacun sera très différent
01:16:41dans le projet
01:16:41qu'il va proposer
01:16:42aux françaises et aux français
01:16:43pour les mois
01:16:44et pour l'année prochaine
01:16:45mais il faut qu'on sorte
01:16:46au plus vite
01:16:47de cette phase budgétaire
01:16:48et de manière possible
01:16:49pour rendre le débat
01:16:50et la campagne présidentielle
01:16:52à venir sereine
01:16:53on en a besoin
01:16:53quels que soient
01:16:55les choix des français
01:16:55dans les mois
01:16:56et l'année prochaine
01:16:57il faudra qu'il soit fait
01:16:58sur la base
01:16:58une campagne présidentielle
01:16:59sereine
01:17:00et pour cela
01:17:01il faut qu'on ramène
01:17:01le pays
01:17:02il faut qu'on ramène
01:17:03cette sphère politique
01:17:05dans un espace
01:17:06de stabilité
01:17:07de sérénité
01:17:08pour permettre
01:17:08les français
01:17:09vous savez
01:17:09ils attendent des réponses concrètes
01:17:11à leurs problématiques
01:17:11du quotidien
01:17:12et là pour le moment
01:17:13tant qu'il n'y a pas de budget
01:17:14c'est compliqué
01:17:14on est d'accord
01:17:15il faut un budget
01:17:15vous avez été dirigeant
01:17:20d'entreprise
01:17:20je crois
01:17:20d'un EHPAD
01:17:21si ma mémoire est bonne
01:17:22reconnaissez que quand même
01:17:24si vous aviez eu à gérer
01:17:25votre établissement
01:17:26comme l'image que l'on donne
01:17:27aujourd'hui
01:17:28vous auriez déposé le bilan
01:17:29et que vous auriez
01:17:30décréancé à votre porte
01:17:31pour vous demander des comptes
01:17:33moi la question
01:17:34j'ai bien compris
01:17:35qu'il faut chercher
01:17:36un compromis
01:17:36mais l'image que l'on donne
01:17:38aujourd'hui
01:17:39en tout cas l'Assemblée
01:17:40et cette absence de décision
01:17:42crée en réalité
01:17:43une incertitude économique
01:17:45grave
01:17:46parce qu'on ne sait pas
01:17:47à quel chemin
01:17:48vous allez
01:17:48quelle politique économique
01:17:49vous allez mener
01:17:50surtout pour les TPE-PME
01:17:52qui sont aujourd'hui
01:17:53à l'attente de savoir
01:17:54si les aides vont être maintenues
01:17:56ou si on va rapporter
01:17:57telle ou telle niche
01:17:58qu'est-ce que vous pouvez dire
01:18:00à ce monde économique
01:18:01qui aujourd'hui
01:18:02voit plus d'instabilité
01:18:03dans la méthode
01:18:04que de sécurité
01:18:04oui
01:18:05ce que je peux vous dire
01:18:07déjà que oui
01:18:07le chef d'entreprise
01:18:08que j'ai été
01:18:09le maire
01:18:10le président d'intercommunauté
01:18:11le responsable local
01:18:12de collectivité
01:18:12qui était obligé
01:18:13de voter des budgets
01:18:13à l'équilibre
01:18:14comprend parfaitement
01:18:16ce que vous me dites
01:18:17je sais que ce que recherche
01:18:19un chef d'entreprise
01:18:20l'économie en général
01:18:22mais aussi
01:18:22les responsables de collectivité
01:18:23c'est avant tout
01:18:24de la stabilité
01:18:25et nous ce qu'on essaie
01:18:26d'apporter
01:18:27c'est de la stabilité
01:18:28mais le fait
01:18:28que ce soit difficile
01:18:29d'obtenir un budget
01:18:30que ce soit celui
01:18:30de la sécurité sociale
01:18:31ou de l'Etat
01:18:31c'est lié au fait
01:18:32qu'on a une absence
01:18:33de majorité à l'Assemblée
01:18:34ça les Français
01:18:34ils l'ont bien compris
01:18:35cette absence de majorité
01:18:37il est lié à deux choses
01:18:38au choix des Français d'abord
01:18:39à leur vote
01:18:40et il faut le respecter
01:18:41et ensuite à une manière
01:18:42de faire de la politique
01:18:43dans notre pays
01:18:44où le fait
01:18:45de travailler
01:18:46sous la forme
01:18:47de coalition
01:18:47n'existe pas
01:18:48et donc
01:18:49le compromis
01:18:50à posteriori
01:18:51ce qu'on essaie de faire
01:18:51c'est-à-dire
01:18:52après l'élection
01:18:53n'a pas existé
01:18:54jusqu'à aujourd'hui
01:18:54c'est un travail
01:18:55extrêmement difficile
01:18:56arriver à dire
01:18:57à un socialiste
01:18:58et à un républicain
01:18:58qui croyez-moi
01:18:59sont très différents
01:19:00et on le verra
01:19:01dans les mois à venir
01:19:01de leur dire
01:19:02dans l'intérêt du pays
01:19:03pas dans l'intérêt
01:19:04de votre parti
01:19:05pas en fonction
01:19:06seulement de vos convictions
01:19:07vous allez voter
01:19:08quelque chose
01:19:09qui n'est pas parfait pour vous
01:19:10c'est inédit
01:19:11les socialistes
01:19:12ont toujours défendu
01:19:13les lignes socialistes
01:19:13et les républicains également
01:19:15et en plus
01:19:15on leur reproche quoi
01:19:16aux extrêmes
01:19:17en général
01:19:18qui sont rentrés
01:19:19dans un mécanisme
01:19:19de compromission
01:19:20c'est pas vrai
01:19:21ces gens-là
01:19:21travaillent dans l'intérêt
01:19:22du pays
01:19:23et moi je veux saluer
01:19:24ce que font les socialistes
01:19:25je veux saluer
01:19:25ce que font les républicains
01:19:26et l'Elliott
01:19:27mon groupe politique
01:19:28c'est-à-dire
01:19:28cette capacité
01:19:28à dépasser les clivages
01:19:29parce qu'on considère
01:19:31qu'en ce moment
01:19:31oui on est en situation
01:19:32de crise profonde
01:19:33que notre pays
01:19:34notre économie notamment
01:19:35mais pas seulement
01:19:36a besoin de stabilité
01:19:37a besoin de visibilité
01:19:38il y a une échéance
01:19:39présidentielle qui arrive
01:19:40elle est pas si loin que ça
01:19:41dans un an et demi
01:19:42mais en attendant
01:19:42il y a des choses à faire
01:19:43vous l'avez dit
01:19:44il y a des choses du quotidien
01:19:45il y a du concret
01:19:46il faut le régler
01:19:46et c'est pas dans cette phase
01:19:48de budgétaire
01:19:48qui traîne trop
01:19:49on a essayé de finir
01:19:50au 31 décembre
01:19:51on l'a dit
01:19:52on a tout fait pour
01:19:52et on a essayé de le faire
01:19:53sans passer en force
01:19:54en renonçant à des outils
01:19:56qui nous auraient permis
01:19:56de passer en force
01:19:57maintenant
01:19:57le vote de ce budget d'Etat
01:19:59pas celui de la Sécu
01:20:00ne pouvant pas se faire
01:20:02dans l'hémicycle
01:20:03parce que le texte
01:20:04est arrivé dans
01:20:04dans des zones
01:20:05qui le rendent
01:20:06totalement invotable
01:20:07dont acte
01:20:08notre responsabilité
01:20:09au gouvernement
01:20:09c'est de le constater
01:20:10et de faire ce qu'on a dit
01:20:12faire en sorte
01:20:12qu'à la fin du mois
01:20:13au début du février
01:20:14au plus tard
01:20:15il y ait un budget pour la France
01:20:16j'entends ce que vous dites
01:20:17monsieur le ministre
01:20:18mais Maud Boijon
01:20:18a annoncé
01:20:19budget
01:20:19d'ici fin janvier
01:20:21je parle sur votre gouverne
01:20:22et maintenant
01:20:22c'est plutôt
01:20:23c'est plutôt février
01:20:24et à chaque fois
01:20:25croyez-moi que si c'est
01:20:26le 2 ou 3 février
01:20:27vous n'allez pas nous reprocher
01:20:28que c'est le 31 décembre
01:20:29les français en ont assez
01:20:31cette petite musique
01:20:33les français
01:20:34les politiques tout le monde
01:20:35le chemin à prendre
01:20:36si il y a un mois
01:20:38le premier ministre
01:20:39était venu devant
01:20:40l'Assemblée nationale
01:20:41pour annoncer le 49-3
01:20:42on lui aurait dit
01:20:43qu'il avait trahi sa parole
01:20:44qu'on ait fait en sorte
01:20:45que jusqu'au bout
01:20:46pendant la commission
01:20:47dans l'hémicycle
01:20:49pendant la séance publique
01:20:50tout le monde
01:20:50ait pu défendre
01:20:51jusqu'au bout
01:20:52ses positions
01:20:52et que quand tout le monde
01:20:54tout le monde
01:20:54a pu constater
01:20:55que le débat
01:20:56était arrivé au bout
01:20:58et qu'on ne pourrait pas
01:20:59voter ce texte
01:20:59alors à ce moment-là
01:21:00il ne reste que 2 chemins
01:21:01mais avant
01:21:02ça aurait été trop tôt
01:21:03c'est juste pour faire passer
01:21:04un peu mieux la pilule
01:21:04finalement
01:21:05parce que le résultat
01:21:06est le même
01:21:06non mais c'est juste
01:21:07une manière de dire
01:21:07on a tout fait
01:21:08c'est votre manière
01:21:09de le dire
01:21:10mais je ne le pense pas
01:21:10comme ça
01:21:10je pense que ce travail
01:21:11était nécessaire
01:21:12parce que si on l'avait fait
01:21:12avant
01:21:13alors on nous aurait reproché
01:21:14à juste titre
01:21:16moi je pense
01:21:16de ne pas être au bout
01:21:17de la démarche
01:21:18mais là on peut aussi
01:21:20vous reprocher des choses
01:21:21le compromis ne convient
01:21:22finalement à personne
01:21:23vous dites
01:21:24ça on pourrait le dire
01:21:24dans 15 jours
01:21:25donc ça vous annoncez
01:21:27un 49-3
01:21:27c'est ça qui va arriver
01:21:29c'est plutôt
01:21:2949-3 ou ordonnance
01:21:31je vous confirme
01:21:32mais qu'est-ce que vous préférez
01:21:33ah non moi je ne vais pas
01:21:33vous dire la préférence
01:21:34je vais laisser le Premier ministre
01:21:35arbitrer
01:21:35le Premier ministre m'a donné
01:21:37certaines responsabilités
01:21:37pas celle d'arbitrer ça
01:21:38qu'est-ce qui fait qu'on penche plus
01:21:40pour les ordonnances
01:21:41que pour le 49-3
01:21:41quels sont les avantages
01:21:44les inconvénients
01:21:44ce sont deux chemins différents
01:21:46le 49-3
01:21:47vous engagez immédiatement
01:21:48la responsabilité du gouvernement
01:21:50mais on va dire
01:21:52que l'avantage du 49-3
01:21:53c'est que c'est un texte
01:21:55auquel vous pouvez ajouter
01:21:57tous les objets de compromis
01:21:58tous les amendements
01:21:59qui ont été déposés
01:22:00par les uns et les autres
01:22:00c'est à la main du gouvernement
01:22:02et pas dans les ordonnances
01:22:03ça c'est sûr
01:22:03parce qu'il y avait un débat
01:22:04par contre
01:22:05la ordonnance
01:22:05c'est le projet du gouvernement
01:22:06tel qu'il a été imaginé au départ
01:22:07mais c'est sur le coup d'après
01:22:08que l'un ou l'autre
01:22:09a vraiment de grandes différences
01:22:11c'est que sur le 49-3
01:22:13vous exposez le gouvernement
01:22:15à la censure
01:22:16mais si le gouvernement
01:22:17est censuré
01:22:17le budget tombe
01:22:18il n'y a pas de budget
01:22:19et on arrive dans la zone
01:22:20que j'évoquais tout à l'heure
01:22:20on est parti pour deux ou trois mois
01:22:22de loi spéciale
01:22:23ça on n'a jamais connu
01:22:23et croyez-moi
01:22:24ça ferait très mal
01:22:25on ne doit pas arriver
01:22:26à cette solution
01:22:27c'est pour ça que si on va au 49-3
01:22:29il faut qu'on ait la garantie derrière
01:22:30que le gouvernement
01:22:31ne sera pas censuré
01:22:32ça c'est possible ?
01:22:33bien sûr que c'est possible
01:22:34encore dans les jours
01:22:35bien sûr que c'est possible
01:22:38et l'ordonnance
01:22:38la différence
01:22:39vous êtes convaincu de quoi ?
01:22:40qu'il y a un compromis possible encore ?
01:22:42oui je le suis
01:22:43bien sûr
01:22:43est-ce que vous dites
01:22:44comme Sébastien Lecornu
01:22:45la semaine dernière
01:22:45s'il y a censure
01:22:46il y a dissolution ?
01:22:48ça me semble naturel
01:22:49alors je sais
01:22:49je vois
01:22:51j'ai compris
01:22:52que ça avait créé
01:22:52beaucoup d'émoins
01:22:53il est évident
01:22:54que s'il y a une censure
01:22:55il y a dissolution
01:22:55c'est quelque chose
01:22:57c'est un chemin assez logique
01:22:58mais qui est dit depuis le début
01:22:59je crois que c'est le président
01:22:59de la République
01:23:00au tout début
01:23:01de cette phase
01:23:03de trois mois et demi
01:23:04de cette nouvelle phase
01:23:04gouvernementale
01:23:05qui avait dit
01:23:05qui avait créé le mot
01:23:06censure dissolution
01:23:07mais politiquement
01:23:08ça semble assez évident
01:23:09en fait que si
01:23:10ce gouvernement
01:23:11qui est rentré
01:23:13dans cette phase
01:23:13de négociation
01:23:14jusqu'au bout
01:23:14de compromis
01:23:15jusqu'au bout
01:23:16n'y arrivez pas
01:23:17vous voulez faire quoi ?
01:23:18après
01:23:18vous voulez faire quel compromis de plus ?
01:23:20vous voulez travailler avec qui ?
01:23:21en plus vous croyez
01:23:22qu'on va faire entrer les verts
01:23:23les communistes
01:23:24dans ce travail
01:23:25sur le budget
01:23:26alors qu'on n'avait pas réussi
01:23:27jusqu'à maintenant ?
01:23:28vous allez aller un peu plus à droite
01:23:29vous perdrez la gauche
01:23:30vous irez un peu plus à gauche
01:23:31vous perdrez la droite ?
01:23:32notre seul objectif
01:23:33c'est d'avoir un budget
01:23:34mais ce qu'il y a
01:23:35sur les ordonnances
01:23:35et je n'ai pas terminé
01:23:36sur les ordonnances
01:23:36la différence avec l'ordonnance
01:23:38c'est que si le gouvernement
01:23:39tombe sur une ordonnance
01:23:40il y a un budget
01:23:41ce serait le mot de la fin
01:23:43qu'est-ce que vous avez envie
01:23:43de dire aux français
01:23:44qui nous regardent
01:23:45en deux mots ?
01:23:46qu'est-ce que vous avez envie
01:23:46de leur dire là ?
01:23:47de leur dire
01:23:50en transparence
01:23:52et en sincérité
01:23:53le Premier ministre
01:23:54le gouvernement
01:23:54a tout fait
01:23:55pour que le débat
01:23:56ait lieu jusqu'au bout
01:23:57hier soir à minuit
01:23:58on est arrivé
01:23:59à la fin d'un cycle
01:24:00et il va falloir maintenant
01:24:01faire un grand choix
01:24:03tout le monde est mis devant
01:24:04ses responsabilités
01:24:05oui
01:24:05les partis politiques
01:24:07aujourd'hui
01:24:07peut-être plus que les groupes
01:24:08et le gouvernement
01:24:09et chacun prendra ses responsabilités
01:24:11et les français
01:24:11vont être éclairés
01:24:12dans les heures
01:24:12et les jours qui viennent
01:24:13sur les grands choix
01:24:14c'est ce que je souhaite
01:24:15cet après-midi
01:24:15merci à Laurent Panifous
01:24:18ministre délégué
01:24:19chargé des relations
01:24:19avec le parlement
01:24:20qui était notre invité
01:24:21merci d'être venu nous voir
01:24:22et on suivra avec attention
01:24:23évidemment mon cher Thomas
01:24:24l'intervention du Premier ministre
01:24:25dans l'après-midi
01:24:27merci à l'équipe qui m'a entouré
01:24:28pour préparer ces deux heures
01:24:28David Brunet
01:24:29Émilie Dubot
01:24:30Abiba Alfino
01:24:31Johan Ployer
01:24:31Pierrick Bastide
01:24:32Sommayel Abidi
01:24:33pour l'information
01:24:33Magdalena Dervich
01:24:34pour la programmation
01:24:36merci aux équipes en régie
01:24:37j'aurais le plaisir
01:24:38de vous retrouver
01:24:38à 17h pour Punchline
01:24:39tout de suite
01:24:39c'est Julien Pasquet
01:24:40180 minutes
01:24:41info
01:24:41à tout à l'heure
01:24:42merci à tous
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