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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE
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00:00Il est presque midi, bonjour, soyez bienvenus, je suis très heureux de vous accueillir pour votre MeNews Weekend.
00:05Un MeNews Weekend un peu particulier après cette messe de la canonisation de Carlo Acutis et de Pierre Giorgio Frassati
00:12que vous venez de vivre en direct. Place tout de suite à la rentrée politique de Marine Le Pen depuis son fief hénin Beaumont.
00:21Je vous retrouve avec mes invités pour le décryptage juste après. A tout de suite.
00:23Mes chers compatriotes, vous savez combien je tiens à prendre la parole devant vous ici à Hénin Beaumont à chaque rentrée.
00:33Il y a des rendez-vous qui ne se manquent sous aucun prétexte et indéniablement je renoncerai à celui-ci pour rien au monde.
00:40J'espère que cet été vous aura permis de vous reposer, de vous ressourcer au contact de vos familles et de ceux qui vous sont chers.
00:55La dureté des temps que nous traversons rend ces moments plus que jamais infiniment précieux et nécessaires.
01:00Alors j'en suis certaine, autant que je l'espère, vous avez su cultiver ces liens personnels, ces liens du quotidien qui contribuent à donner du sens à nos vies.
01:12Cela étant dit, chers amis, je vais être fidèle à moi-même et vous dire sans phare ce que je ressens.
01:19Le rôle d'un responsable politique n'est pas de colporter des paroles faussement réconfortantes.
01:24Cette rentrée, je l'aborde, nous l'abordons tous avec une particulière gravité à la mesure de la crise politique actuelle.
01:33J'y reviendrai.
01:35Pour nombre d'entre vous, pour des millions de nos compatriotes, la situation que nous traversons est bien souvent à la source d'une indignation et d'une exaspération légitime.
01:46Nul ne peut ni ne veut se reconnaître dans le pathétique spectacle offert par les partis macronistes et alliés
01:52qui prétendent gouverner la France depuis les dernières élections législatives en juillet 2024.
02:00Nul ne peut se réjouir de l'état de la démocratie et des institutions françaises
02:06qui, à force d'avoir été foulées au pied par Emmanuel Macron et ses alliés depuis 2017, sont aujourd'hui fragilisés comme jamais.
02:13Et nul ne distingue aujourd'hui comment les responsables de cette gabegie honteuse pourraient prétendre y mettre un terme
02:22alors qu'ils ont été à l'origine, en croyant sans doute en bénéficier, des désistements et accords
02:28qu'ils ont conclus en juillet 2024 pour empêcher le peuple d'être justement représenté à l'Assemblée
02:35et le pays d'être gouverné.
02:38La situation est aujourd'hui en vérité d'une tragique simplicité.
02:44La France est en état d'asphyxie démocratique, à un point que nous n'avions jamais connu sous la Ve République.
02:52Et en huit ans, cette crise de la représentation, cette absence de légitimité politique structurante
02:59organisée par les partis du système, n'ont fait que s'aggraver, plongeant la nation entière dans l'incertitude et l'angoisse.
03:10Cette crise n'est pas tombée sur le bon peuple de France comme une pluie de criquets ou un déluge biblique.
03:16Cette crise a été provoquée et alimentée par le Président de la République, Emmanuel Macron,
03:22et par tous ceux qui l'ont servi depuis huit ans.
03:32Ils en ont été les concepteurs, ils en ont été les architectes, et aujourd'hui, ils en sont les pathétiques acteurs.
03:41Il y a un an, j'évoquais devant vous l'interminable attente qui avait été infligée aux Français pour nommer Michel Barnier au poste de Premier ministre.
03:52Deux mois de pseudo-suspense honteux, imposés aux citoyens comme une bravate supplémentaire,
03:59comme pour leur signifier qu'ils n'avaient d'autre choix que de se soumettre aux caprices d'un Président infantile en mal d'attention et de reconnaissance.
04:07Deux mois d'attente pour trois petits mois de mandat, marqués une fois de plus par la négation des oppositions,
04:16la volonté de matraquer fiscalement les Français, le refus du compromis, la brutalisation du Parlement.
04:23Il y a un an déjà, cette façon de se jouer des électeurs au mépris de l'attente d'un cap,
04:29d'une direction donnée au pays et à ses acteurs économiques,
04:34avait été perçue à juste raison comme un piétinement de l'esprit de responsabilité et de civisme,
04:39qui en tout cas, je le crois, est supposé guider les décideurs politiques dignes de ce nom.
04:46Il y a un an déjà, l'aspect soi-disant ingouvernable de la France et de cette Assemblée
04:53avaient été mis par l'exécutif sur le compte de la versatilité et de l'inconséquence des électeurs,
04:59alors que ce n'était que le résultat de petits arrangements politiques mitonnés par tous les partis du système,
05:05coalisés pour faire barrage à l'expression démocratique du peuple souverain.
05:10Ils ont communié dans la volonté de sacrifier la démocratie au profit de leurs intérêts.
05:16Des représentants de la droite, comme M. Wauquiez, se sont fait élire grâce au désistement de l'extrême gauche.
05:24Des représentants du parti présidentiel, comme M. Philippe et Attal,
05:28ont appelé à voter pour le parti communiste et la France insoumise.
05:32Des représentants du défunt Nouveau Front Populaire ont fait voter pour des macronistes,
05:37comme Mme Borne, pourtant promoteur de la réforme des retraites.
05:40C'était il y a un an, c'était hier, et depuis un an,
05:49tous ces mêmes partis se sont succédés à l'Élysée pour quémander,
05:55qui Matignon, qui un ministère, qui un secrétariat d'État,
05:59pour négocier des pactes de non-censure fondés sur de petites ententes de circonstances
06:06qui nous ont rappelé les pires heures de la Quatrième République.
06:10Emmanuel Macron incarnait depuis 2017 le pire des propositions de la gauche et de celles de la droite.
06:18Depuis 2024, il s'est entouré, au sein même de son gouvernement, de ses pires représentants,
06:24cela même que le général de Gaulle surnommait en son temps les « trottes menus de la décadence »,
06:30insoucieux de toute autre chose que de leur carrière personnelle.
06:34Nous avons vu au cours de l'année écoulée le résultat de cette politique du pire.
06:38Une action publique, qui, vidée du principe même de légitimité démocratique,
06:44se trouve réduite à une pantomime,
06:46où les éléments de langage le disputent aux coûts de communication et aux annonces vides de sens.
06:53Des opérations place nette, où l'on disperse les narcotrafiquants pendant 48 heures
06:59pour feindre d'avoir rétabli l'ordre.
07:01Au projet d'introduire l'écriture inclusive sur le fronton du Panthéon,
07:06rien ne nous aura été épargné.
07:10C'est un piteux spectacle.
07:12Le résultat, c'est un pays à l'arrêt,
07:16c'est-à-dire en déclin,
07:18par rapport à tous ces voisins et partenaires qui, en Europe et dans le monde,
07:22bâtissent et investissent pour leur avenir.
07:25Le résultat, c'est un effondrement accéléré de nos finances publiques
07:30avec une dette quasi hors de contrôle
07:32et des taux d'intérêt qui sont désormais comparables,
07:36quand ils ne sont pas supérieurs à ceux de l'Italie et de la Grèce,
07:40hier présentés comme les hommes malades de l'Europe.
07:43Aujourd'hui, l'homme malade de l'Europe, par leur faute, c'est la France.
07:50Le résultat, c'est un bourbier économique
07:55qui dissuade les entreprises d'investir
07:58et les empêche de réussir,
08:00comme nous le montrent chaque semaine les fermetures d'usines
08:03et les chiffres records des faillites,
08:06et qui par là même privent les salariés
08:08de toute perspective d'ascension sociale par le travail.
08:11Une société d'hyper-précarité
08:14où se multiplient les renoncements aux soins médicaux,
08:18aux repas, au chauffage,
08:20sans même parler des vacances,
08:22bien souvent ramenées au rang de luxe.
08:26Le résultat, c'est une situation sécuritaire et migratoire
08:30qui échappe plus que jamais au contrôle du gouvernement.
08:34Tous les records en la matière
08:35ayant été battus chaque année depuis 2017.
08:39Les banlieues sont désormais de plus en plus
08:42de villes moyennes,
08:44comme désormais de plus en plus de villes moyennes
08:46qui étaient hier encore épargnées,
08:49comme nos frontières.
08:50Elles sont devenues dans le même temps
08:52des zones de non-souveraineté
08:53et des zones de non-France.
08:56L'information, d'ailleurs,
08:58n'est pas encore parvenue aux oreilles
09:00de M. Dupont-Moretti.
09:01Manifestement trop occupées
09:04par les représentations de son spectacle autobiographique,
09:09il serait bon, je crois,
09:10de lui faire parvenir cette information
09:13pour lui éviter de se ridiculiser
09:14par ses déclarations sur le sentiment d'insécurité.
09:19Le résultat, c'est une France déconsidérée
09:21sur la scène internationale,
09:23observée avec stupeur
09:25ou mépris, c'est selon,
09:27par nos partenaires européens,
09:29les Etats-Unis
09:30et bien sûr par les marchés financiers
09:32censés financer à crédit
09:34cette interminable kermesse.
09:37Le résultat, enfin,
09:39c'est un dégoût
09:40et une colère populaire
09:42qui ne mine pas seulement
09:45nos institutions,
09:47mais notre vie démocratique elle-même.
09:50Car c'est dans l'action commune,
09:52dans la participation active
09:53des citoyens aux affaires publiques
09:55que se fonde la démocratie,
09:56comme le disait Anna Arendt en 1958.
10:01Or, c'est précisément l'inverse
10:02qui se produit aujourd'hui.
10:04La voix populaire est bafouée chaque jour
10:07et la Macronie et ses alliés
10:11ne fonctionnent que pour et par eux-mêmes
10:14dans la préservation,
10:16vous l'avez bien vu,
10:17égoïste et puéril
10:19de leurs petits équilibres
10:21et de leurs petits avantages.
10:25ou de leurs grands avantages, d'ailleurs.
10:28Les Français ont été réduits
10:30au rang de spectateurs impuissants
10:32de ce théâtre d'ombre.
10:34Ils en souffrent.
10:35Et nous, dirigeants patriotes
10:37et gardiens de la souveraineté populaire,
10:40nous en souffrons avec eux.
10:42Voilà le bilan de l'année écoulée.
10:46Un effondrement démocratique, économique,
10:49budgétaire et sécuritaire.
10:52Cet effondrement ne relève pas
10:53d'une appréciation subjective du réel.
10:55Il est documenté chaque jour
10:58dans toutes les statistiques publiques.
11:01Et c'est de cela
11:02que M. Macron, Bayrou ou Retailleau
11:05nous parlent comme d'un trésor
11:07qu'il nous faudrait impérieusement préserver
11:10en votant pour leur maintien au pouvoir.
11:15C'est cet effondrement économique et social
11:17qu'il nous demande,
11:18qu'il demande au peuple français
11:19de considérer comme de la stabilité.
11:22C'est cette situation d'asphyxie démocratique
11:27avec un gouffre de plus en plus abyssal
11:29entre les aspirations majoritaires de la population
11:32et les politiques qu'ils conduisent
11:34qu'ils nous présentent comme la seule voie possible.
11:38Vous savez,
11:40ces politiques qu'ils prétendent mener
11:42lorsqu'ils n'ont que ce mot à la bouche
11:44en responsabilité,
11:47je crois pour ma part
11:48que la seule chose dont ils soient responsables
11:50c'est cette course à l'abîme.
11:51qui est en train de conduire notre pays
11:53au déclassement
11:54et à l'effacement.
11:57Je fais la promesse que
11:58jamais
12:00nous ne nous soumettrons à un chantage
12:03à la compétence
12:04et à la responsabilité
12:06opérées par des incompétents
12:08et des irresponsables.
12:09Je crois pour ma part
12:23que l'urgence nationale
12:25exige que soit mis un terme
12:27au plus tôt
12:27à la fuite en avant
12:29de ceux qui ont placé
12:30la septième puissance mondiale
12:31au banc des classements internationaux
12:33en matière budgétaire, migratoire,
12:35économique, industrielle,
12:37agricole, éducative
12:38ou technologique.
12:41Voilà la conception
12:42que je me fais
12:43du rôle que les Français
12:44par leurs 11 millions de suffrages
12:46ont donné aux députés
12:47du Rassemblement National
12:49il y a un an.
12:49Aucun d'entre nous
12:53n'acceptera
12:54de jouer les figurants
12:56d'un petit théâtre parlementaire
12:58où les jeux de posture
12:59et les médiocres invectifs
13:01tiendraient lieu
13:02de débats démocratiques.
13:05Aucun d'entre nous
13:06n'acceptera
13:08de céder au piteux chantage
13:09du vote de confiance
13:11initié par le Premier ministre
13:13qui semble d'ailleurs
13:14très surpris
13:15de son peu de succès.
13:17J'aurais donc rappelé
13:20à M. Bayrou
13:22en passant
13:22qu'il est parfaitement logique
13:26que la représentation nationale
13:28en tant qu'émanation
13:30des Français
13:30soit sur ce point
13:32en parfait accord avec eux.
13:35Elle lui accorde
13:36aussi peu de crédit
13:37que le peuple lui-même.
13:40Je voudrais aussi lui dire
13:42qu'il a commis
13:45en réalité
13:46la même erreur
13:48que M. Barnier.
13:50Il a cru
13:51que les élus
13:52du Rassemblement national
13:53étaient comme eux
13:54prêts à sacrifier
13:57les Français
13:57pour protéger
13:58leur place
13:59leur mandat.
14:01Clairement
14:02il a cru
14:04que nous ne prendrions
14:05pas le risque
14:06d'une dissolution
14:07sachant
14:08qu'en raison
14:09de la scandaleuse
14:10décision
14:12me frappant
14:13d'inéligibilité
14:14avec exécution provisoire
14:15je ne pourrais
14:17peut-être pas
14:18me représenter.
14:20A lui
14:21et aux autres
14:22je dis
14:23écoutez-moi bien
14:26nous ne sommes pas
14:28comme vous
14:29notre boussole
14:31n'est pas
14:31et ne sera jamais
14:32notre intérêt personnel
14:33notre boussole
14:35c'est l'intérêt
14:36de notre pays
14:37et de notre peuple
14:38et nous ne les sacrifierons
14:40jamais
14:40à notre confort personnel
14:42ou à notre carrière.
14:54Je suis prête
14:56à sacrifier
14:56tous les mandats
14:57de la terre
14:58pour vous empêcher
14:59de massacrer
15:00les Français
15:00avec vos politiques
15:02absurdes
15:03et vos pseudo-économies
15:04injustes
15:05et toxiques.
15:15Je vous le redis
15:17de la manière
15:18la plus claire
15:19qui soit
15:20aucun d'entre nous
15:21n'acceptera
15:22de prolonger
15:23la course folle
15:24dans laquelle
15:25le Premier ministre
15:26a engagé le pays.
15:28Aucun d'entre nous
15:29enfin n'acceptera
15:30de placer
15:30au-dessus
15:31des intérêts supérieurs
15:32de la nation
15:32la préservation
15:34de son intérêt.
15:37Notre devoir
15:37aujourd'hui
15:38est de réconcilier
15:40les aspirations
15:41du peuple
15:41et les politiques
15:42conduites par le gouvernement
15:43de la France
15:44pour qu'enfin
15:45revivent
15:47les principes
15:48de souveraineté
15:48populaire
15:49et de légitimité
15:50démocratique.
15:52Notre devoir
15:53est aujourd'hui
15:54de réclamer
15:54avec force
15:55une alternance
15:56aussi rapide
15:58que possible
15:59parce qu'il y a
16:00urgence.
16:03Notre devoir
16:03est enfin
16:04de proposer
16:04un chemin
16:05de redressement
16:05aux millions
16:06de Français
16:07qui observent
16:08avec colère
16:09et parfois
16:09désespoir
16:10leur pays.
16:12La France
16:12et les Français
16:13sont en état
16:14de détresse
16:14démocratique.
16:15Il est de notre
16:17devoir
16:17de leur rendre
16:18leur espoir
16:19leur confiance
16:20et leur fierté
16:22et nous y sommes
16:23pleinement prêts.
16:34Naturellement
16:34j'aurais préféré
16:36ne pas avoir
16:37à rappeler
16:37aujourd'hui
16:38de telles évidences
16:39mais force est
16:40de constater
16:41que notre conception
16:42de la responsabilité
16:42politique
16:43et de la légitimité
16:45démocratique
16:45qui me paraît
16:47pourtant relever
16:48du plus élémentaire
16:49bon sens
16:49doit sonner
16:50comme une doctrine
16:52exotique
16:53voire subversive
16:55aux oreilles
16:56de tous les partis
16:57du système
16:57en place.
16:59Je n'oppose pas
17:00la crise démocratique
17:02que je viens d'évoquer
17:03à la crise budgétaire
17:04qui occupe
17:05légitimement
17:06le débat public
17:06depuis plusieurs mois.
17:08C'est même
17:08tout l'inverse.
17:10La première
17:11est la source
17:12de la seconde.
17:14Ces deux crises
17:15sont des sœurs jumelles.
17:18C'est parce que
17:18les aspirations
17:19majoritaires
17:20de la population
17:21en matière
17:21d'immigration
17:22d'insécurité
17:23de dépenses publiques
17:24et de souveraineté
17:25ont été bafouées
17:26depuis des décennies
17:27que nous sommes
17:29aujourd'hui
17:29dans l'impasse budgétaire.
17:33Avant toute chose
17:35je voudrais
17:35commencer par clarifier
17:36une fois de plus
17:37un point essentiel
17:39contrairement à ce
17:41qu'affirment
17:41les représentants
17:42de l'exécutif
17:42M. Macron
17:44Bayrou
17:44ou Retailleau
17:45toujours les mêmes
17:46personne
17:47au Rassemblement
17:48National
17:49ne conteste
17:50l'état dramatique
17:51de nos comptes
17:52publics.
17:54Personne
17:54au Rassemblement
17:55National
17:56n'entend mettre
17:57la poussière budgétaire
17:58sous le tapis
17:59d'une dette publique
18:00infinie
18:01ni y répondre
18:02par le matraquage
18:04fiscal
18:04comme la gauche
18:05mélenchonisée.
18:07Nous ne balayons
18:09pas d'un revers de main
18:10l'impérieuse
18:11nécessité
18:11d'engager
18:12au plus tôt
18:13un redressement
18:14d'ampleur
18:15de nos finances
18:16dépensées
18:17depuis des décennies
18:18dans des politiques
18:19inefficaces
18:20et toxiques.
18:22Et je ne laisserai
18:23personne répéter
18:24que nous faisons preuve
18:25sur ce sujet
18:25comme sur d'autres
18:26de désinvolture
18:27ou d'inconscience
18:29alors que nous sommes
18:31le seul mouvement politique
18:33à avoir lancé
18:34l'alerte
18:35avec constance
18:36sur ce sujet
18:37est le seul
18:38à n'avoir
18:39aucune responsabilité
18:41dans ce désastre.
18:53Aussi,
18:53quand j'entends
18:54M. Retailleau,
18:56ministre impuissant
18:57de la minorité
18:58présidentielle,
19:00macroniste
19:00parmi les macronistes,
19:02répéter à l'envie
19:03que nous serions
19:04socialistes,
19:07comme ceux
19:09qu'il a fait élire
19:10par ailleurs
19:11il y a un an,
19:13il me prend quand même
19:13l'envie de lui rappeler
19:14quelques vérités premières.
19:17Ce n'est pas nous
19:18qui avons préféré
19:20gaspiller
19:20des dizaines
19:21de milliards d'euros
19:22en bouclier tarifaire
19:24sur l'énergie
19:24par pur dogmatisme
19:26plutôt que de revenir
19:28sans dépenser
19:29un euro
19:29sur les stupides
19:31mécanismes
19:31de prix européens
19:32qui ont fait flamber
19:33les prix énergétiques.
19:35Ce n'est pas nous
19:37qui avons porté
19:39l'aide publique
19:39au développement
19:40versé par la France
19:42au plus haut
19:43historique
19:44de 15 milliards
19:45d'euros par an
19:46pour le plus grand
19:47bonheur de la Chine,
19:49de l'Algérie
19:49ou des Comores
19:50qui pour l'un
19:51nous concurrencent
19:53et pour les autres
19:54nous insultent copieusement.
19:57Ce n'est pas nous
19:58qui avons sacrifié
20:00notre industrie nucléaire
20:02décarbonée,
20:04peu chère,
20:05souveraine,
20:06en préférant verser
20:08des dizaines de milliards
20:09d'argent public
20:10aux industriels chinois
20:11et aux fonds anglo-saxons
20:13qui profitent du déploiement
20:15des énergies éoliennes
20:16et solaires
20:17sur notre sol.
20:19Un scandale d'Etat
20:19que le gouvernement
20:20de M. Bayrou
20:21voulait être aggravé
20:22en programmant par décret
20:23300 milliards
20:25de dépenses publiques
20:26pour ces énergies
20:27intermittentes
20:28et non souveraines.
20:30Décrets heureusement bloqués
20:31grâce à la mobilisation
20:33du Rassemblement National.
20:34Vous savez,
20:35cette politique
20:35totalement folle
20:43dénoncée d'ailleurs
20:44par le Haut-Commissaire
20:45à l'énergie atomique
20:46qui aboutira
20:47au doublement
20:48de la facture
20:49d'électricité
20:49des Français
20:50facture
20:51qui augmentera
20:52encore
20:53avec le bradage
20:54sous la pression
20:55de l'Union Européenne
20:55d'un tiers
20:56de la production
20:57des barrages hydrauliques
20:57français
20:58financés par les contribuables
21:00depuis des décennies
21:01au profit une fois de plus
21:02des spéculateurs privés
21:04qui pourront s'enrichir
21:05en revendant
21:06au prix fort
21:07aux consommateurs
21:08une électricité
21:09pour laquelle
21:10ils n'avaient pas investi
21:11un seul euro.
21:14Ce n'est pas
21:15non plus nous
21:16qui avons choisi
21:18de faire bénéficier
21:19de notre modèle social
21:20le monde entier
21:21en offrant
21:23tous les soins médicaux
21:25aux clandestins
21:26ou en donnant
21:27le droit
21:27à des étrangers
21:28retraités
21:29sans qu'ils aient
21:29jamais cotisé
21:30en France
21:31de bénéficier
21:32d'une allocation
21:33de retraite
21:33payée par les
21:35contribuables français.
21:38Ce n'est pas
21:39non plus nous
21:41qui envisageons
21:43tranquillement
21:43d'imposer
21:44une surtaxe
21:45de 5%
21:46sur tous les
21:47contrats
21:47d'assurance
21:48pour payer
21:49les destructions
21:50liées aux émeutes
21:51qui deviennent
21:52par ailleurs
21:52un sport national
21:53selon leur devise
21:55à eux
21:56les racailles
21:56cassent
21:57les honnêtes
21:58gens paient.
21:58Ce n'est pas nous
22:08qui avons choisi
22:10de déverser
22:10chaque année
22:11des milliards
22:12d'euros
22:12dans des politiques
22:14de la ville
22:14qui consistent
22:15bien souvent
22:16à arroser
22:16avec les impôts
22:18de la France
22:18qui bosse
22:19le sable
22:20du narcotrafic
22:21du communautarisme
22:22et du clientélisme.
22:24La liste
22:25des gabegies
22:26est infinie.
22:27Je pourrais la poursuivre
22:29pendant de longues minutes
22:31voire de longues heures
22:32mais rassurez-vous
22:34je vais vous épargner
22:36ce pensum.
22:37La vérité
22:38c'est que notre mouvement
22:39politique joue
22:40depuis des années
22:40concernant ses folles dépenses
22:42le rôle de lanceur
22:43d'alerte.
22:44Pas M. Bayrou
22:45qui quant à lui
22:47a voté
22:48et fait voter
22:49par les députés
22:50de son mouvement
22:50tous les budgets
22:52déficitaires
22:53des dernières années
22:54après avoir fait élire
22:56on ne l'oubliera pas
22:58Emmanuel Macron.
23:05À l'Assemblée
23:06lors de chaque campagne électorale
23:09nous n'avons eu de cesse
23:10de proposer des mesures d'économie
23:12sur les dépenses toxiques.
23:14De budget en budget
23:15nous avons répété
23:16qu'il était illusoire
23:18de prétendre
23:18résoudre l'équation budgétaire
23:20de notre pays
23:21sans s'attaquer
23:22aux quatre
23:23grands tabous
23:24que sont
23:26l'immigration
23:27le train de vie
23:28de l'Etat
23:29les fraudes
23:30de toute nature
23:31sociale, fiscale
23:32à l'importation
23:32les ententes
23:33et j'en passe
23:34et la contribution
23:35de la France
23:36à l'Union Européenne.
23:38Si nous nous distinguons
23:39radicalement
23:40du consensus
23:41des partis du système
23:42ce n'est pas
23:43quant à l'ampleur
23:43de l'effort
23:44à réaliser
23:45c'est sur les moyens
23:46à mobiliser
23:47pour y parvenir.
23:49Et précisément
23:50il y a dans les quatre
23:52tabous que je viens
23:53d'évoquer
23:53des dizaines
23:55de milliards
23:55d'économies
23:56annuelles
23:57et structurelles
23:57c'est-à-dire
23:58pérennes
23:59à réaliser
24:00sans se polier
24:01ni les entreprises
24:02ni les salariés
24:04ni les retraités.
24:13Voilà
24:13ce qui serait
24:15la priorité
24:16d'un gouvernement
24:17responsable
24:18est soucieux
24:20du bon emploi
24:21des deniers
24:21publics.
24:22Un gouvernement
24:23qui contrairement
24:24à nos dirigeants
24:25actuels
24:25n'aurait pas créé
24:26en huit ans
24:27autant de dettes
24:28publiques
24:28qu'au cours
24:29des cinquante
24:30dernières années.
24:32Car le constat
24:33est sans appel.
24:35La France
24:35est déjà
24:36le pays
24:36le plus fiscalisé
24:37au monde
24:38avec des prélèvements
24:40obligatoires
24:40qui avoisinent
24:41chaque année
24:42les 45%
24:43du PIB.
24:43les salariés
24:45les entreprises
24:47les ménages
24:48sont aujourd'hui
24:49privés
24:49de l'oxygène
24:50qui leur permettrait
24:51par l'investissement
24:52et par la consommation
24:53de concourir
24:54à la croissance
24:55et à la prospérité
24:56nationale.
24:58Le poids
24:59des dépenses
24:59contraintes
25:00logement
25:01énergie
25:02alimentation
25:03santé
25:04assurance
25:05mutuelle
25:06a en outre
25:07explosé
25:07au cours
25:08des dernières
25:08décennies
25:09avec une accélération
25:11spectaculaire
25:12depuis 2017.
25:14C'est pour cela
25:15qu'il est aussi
25:17impensable
25:18que moralement
25:18honteux
25:19d'envisager
25:20une nouvelle
25:21saignée
25:22fiscale
25:22et sociale.
25:25Et d'ailleurs
25:25les dérapages
25:27budgétaires
25:27sans précédent
25:28des trois
25:29dernières années
25:29avec un écart
25:30tout de même
25:31de 50 milliards
25:31d'euros
25:32entre les prévisions
25:33de déficit
25:34de Bercy
25:34et le déficit
25:36effectif
25:36l'an dernier
25:37ont démontré
25:39que le levier
25:39fiscal
25:40à force
25:41d'avoir été
25:41actionné
25:42ne fonctionnait
25:43tout simplement
25:44plus.
25:45Nous en sommes
25:46arrivés
25:46au point
25:47où toute hausse
25:48des taux
25:48d'imposition
25:49non seulement
25:50n'entraîne
25:50plus de hausse
25:51des rentrées
25:51budgétaires
25:52mais détruit
25:53de l'activité
25:54économique.
25:55Ce n'est plus
25:56un levier fiscal
25:57c'est un été noir.
25:59Alors que
26:00depuis cinq ans
26:00l'inflation flambe
26:02les salaires
26:03eux stagnent
26:04des millions
26:05de français
26:06je le répète
26:07renoncent
26:08désormais
26:09qui a des soins
26:09médicaux
26:10qui a des repas
26:11rares sont ceux
26:13qui sont épargnés
26:14aujourd'hui
26:15par la réalité
26:15et ne subissent
26:17pas l'angoisse
26:18de l'appauvrissement
26:19et du déclassement.
26:21Dans ce contexte
26:23l'urgence
26:24n'est donc évidemment
26:24pas de taxer
26:25plus encore
26:26les travailleurs
26:26et les producteurs
26:27de notre pays
26:28sauf à vouloir
26:29accélérer
26:29sa désertification
26:31économique
26:31et l'exil
26:32des entreprises
26:33et des cerveaux.
26:34Ce qui est urgent
26:35c'est de relancer
26:36la production
26:37et le travail
26:37en baissant
26:38les normes
26:39qui asphyxient
26:40nos entreprises
26:41et la fiscalité
26:42sur la production
26:43la plus absurde
26:44qui soit
26:44puisqu'elle pèse
26:45sur l'activité
26:46avant même
26:46que le moindre bénéfice
26:47ait été réalisé.
26:50L'urgence
26:50n'est donc pas
26:51d'imposer aux actifs
26:52la suppression
26:52des jours fériés
26:53c'est-à-dire
26:54le rétablissement
26:55des jours de corvée
26:56tout en augmentant
26:58comme si cela
26:59ne suffisait pas
27:00l'impôt sur le revenu
27:01puisque c'est ce que
27:02fait le gouvernement
27:02en n'indexant pas
27:04son barème
27:04sur l'inflation.
27:05Ce qui est urgent
27:07c'est de créer
27:08les conditions
27:08d'une hausse
27:09des salaires
27:10notamment
27:11en mettant un terme
27:12au dumping salarial
27:13alimenté
27:14par l'immigration
27:15massive et incontrôlée.
27:18L'urgence
27:18n'est pas non plus
27:19de monter les générations
27:20les unes
27:21contre les autres
27:22en faisant porter
27:23aux retraités
27:24pardon
27:25aux boomers
27:26il paraît que c'est
27:27plus chic
27:28la culpabilité
27:30de la dette
27:31publique passée
27:32ce qui est urgent
27:33c'est de renouer
27:35avec des dirigeants
27:35politiques
27:36qui assument
27:36leurs erreurs
27:37et leurs responsabilités
27:39devant les français
27:39et remettent en cause
27:41les dogmes
27:41et les errements
27:42qui nous ont conduits
27:43dans cette situation
27:44je crois
27:46je crois qu'ils sont
27:56incapables
27:57d'opérer ce changement
27:58de logiciel
27:59j'en veux pour preuve
28:01les propos de monsieur
28:02Bayrou lui-même
28:02quand il affirme
28:04doctement
28:05après 50 ans
28:06de carrière politique
28:07où il aura cautionné
28:09toutes les erreurs
28:10des gouvernements
28:11successifs
28:12que notre dette
28:13aurait été
28:14consommé
28:15par les français
28:16présenté
28:17comme une masse
28:19de jouisseurs
28:20impécunieux
28:21mais dire cela
28:24ce n'est pas seulement
28:25commettre un abus
28:25de langage
28:26c'est faire un véritable
28:27affront au peuple
28:28tout entier
28:29auquel monsieur Bayrou
28:31s'apprêtait à infliger
28:32avec le budget
28:32présenté cet été
28:33je le rappelle
28:3420 milliards
28:35d'impôts supplémentaires
28:37nous l'avons dit
28:39dès 2017
28:40l'arrivée au pouvoir
28:42d'Emmanuel Macron
28:43n'a en rien
28:43constitué le début
28:44d'un soi-disant
28:45nouveau monde
28:46mais bel et bien
28:47le début
28:48de la fin
28:48du monde
28:49ancien
28:49la crise budgétaire
28:52structurelle
28:53que nous traversons
28:54est la conséquence
28:55de la poursuite
28:55et même
28:56de l'accélération
28:57par Emmanuel Macron
28:58de toutes les erreurs
29:00économiques et politiques
29:01des 40 dernières années
29:03plus que jamais
29:04rejetées
29:05par la majorité
29:06des français
29:06ce sont ces quatre
29:08tabous
29:09qu'il faut faire tomber
29:10pour que la France
29:11se relève
29:12l'immigration
29:13d'abord
29:14depuis des années
29:16les rapports publics
29:17et privés
29:18s'accumulent
29:19évaluant les dépenses
29:20liées à notre politique
29:21migratoire
29:22à plusieurs
29:22dizaines
29:23de milliards
29:24d'euros
29:24en 2022
29:26nous avions
29:28précisément
29:29chiffré
29:30l'impact
29:31de nos choix
29:31politiques
29:32par exemple
29:33le choix
29:33de mettre
29:34des conditions
29:35de durée de travail
29:36avant de bénéficier
29:37de certaines prestations
29:38et bien déjà
29:39à l'époque
29:40c'était 20 milliards
29:42d'économies par an
29:43et je ne parle
29:45même pas
29:45des pertes
29:45de PIB
29:46liées
29:47à l'arrivée
29:48sur notre sol
29:48chaque année
29:49de 500 000 étrangers
29:51légaux
29:53peu ou pas qualifiés
29:55dont seulement
29:5610% travail
29:58mais qu'il faut
29:59loger
29:59instruire
30:00former
30:01soigner
30:02et pour beaucoup
30:03soutenir
30:04financièrement
30:05c'est cet argent
30:06qu'il faut aller chercher
30:07pas celui
30:08des français
30:09deuxième tabou
30:21les dépenses publiques
30:22toxiques
30:23mais nous avons
30:24là aussi
30:25présenté
30:25un contre-budget
30:26précis
30:27et chiffré
30:27identifiant
30:294 milliards
30:30d'économies
30:31à réaliser
30:31rapidement
30:32sur les innombrables
30:33agences
30:34et opérateurs
30:35de l'état
30:35nous avons aussi
30:37demandé
30:37que soit mis un terme
30:38au déversement
30:39d'argent public
30:40sur les énergies
30:41intermittentes
30:41solaires et éoliennes
30:43avec 6 milliards
30:44versés cette année
30:45et 8 milliards
30:47de prévus
30:47l'an prochain
30:48c'est cet argent
30:49c'est cet argent
30:49qu'il faut aller chercher
30:51pas celui
30:51des français
30:52troisième tabou
31:02notre contribution
31:03à l'union européenne
31:05en 8 ans
31:06la contribution
31:07nette
31:09de la France
31:10a été multipliée
31:11par plus de 3
31:13dépassant
31:14les 10 milliards
31:15d'euros
31:15et ils veulent
31:16encore augmenter
31:18notre versement
31:18à Bruxelles
31:19de 6 milliards
31:20en 2026
31:21et encore
31:22de 3 de plus
31:23en 2027
31:25mais personne
31:27n'a sérieusement
31:28envisagé
31:28la possibilité
31:29de suspendre
31:30cette hausse
31:32même devant
31:33les trahisons
31:34et échecs
31:34de madame
31:35von der Leyen
31:35du Mercosur
31:37à l'accord commercial
31:38scélérat
31:39conclu pendant l'été
31:40avec les Etats-Unis
31:41personne
31:42n'a songé
31:43à mobiliser
31:44ce levier
31:44pour d'un même geste
31:46redresser nos comptes
31:47et réaffirmer notre souveraineté
31:49l'européisme
31:51est devenu
31:52une véritable religion
31:53et gare à celui
31:55qui oserait blasphémer
31:56en mettant en cause
31:57la rationalité
31:58le sérieux
32:00et les résultats
32:00de la commission
32:01de madame von der Leyen
32:02c'est cet argent
32:04qu'il faut aller chercher
32:05pas celui des français
32:06quatrième et dernier tabou
32:17la lutte contre les fraudes
32:18là aussi nous avons présenté
32:20un plan documenté
32:21et chiffré
32:22permettant de recouvrer
32:24plus de 15 milliards d'euros
32:25chaque année
32:26en sanctionnant
32:27enfin
32:28le travail dissimulé
32:29la fraude à la TVA
32:30la fraude sociale
32:31les ententes
32:32les fraudes aux importations
32:34notamment alimentaires
32:35et les diverses fraudes
32:37commises par les acteurs financiers
32:39commises même parfois
32:40avec la complicité de Bercy
32:42comme pour la taxe
32:44Koum Koum
32:45depuis 8 ans
32:46sur ce sujet
32:47absolument rien
32:48n'a été réalisé
32:49absolument aucune volonté politique
32:52résolue
32:53n'a été manifestée
32:54alors que c'est
32:55d'un véritable FBI
32:56de la lutte contre la fraude
32:57dont aurait besoin
32:58notre pays
32:59pour arrêter
33:00ce vol en bande organisée
33:01c'est cet argent
33:02qu'il faut aller chercher
33:04pas celui des français
33:05les postes d'économie
33:15que je viens d'évoquer
33:16représentent plusieurs dizaines
33:17de milliards d'euros
33:18d'économie chaque année
33:19sans avoir pris
33:21un euro d'impôt
33:22supplémentaire aux français
33:23comment osse-t-il encore
33:26dire au peuple
33:27dans ce contexte
33:28que la seule solution
33:30face à toutes ces gabegies
33:31à toutes ces absurdités
33:33économiques
33:33serait de les faire payer
33:35encore payer
33:37toujours payer
33:38la vérité c'est que les français
33:40ne peuvent plus supporter
33:42le fardeau des folles idéologies
33:44ou des lâchetés
33:45de ceux qui prétendent
33:46les gouverner
33:47car notre déficit
33:49et notre dette
33:49aujourd'hui
33:503400 milliards d'euros
33:53ne sont rien d'autre
33:55que la somme
33:56de toutes les lâchetés
33:57et de tous les renoncements
33:59de leurs dirigeants
34:00des quatre dernières décennies
34:02et le pire
34:04c'est que pour retarder
34:06le moment
34:06où le macronisme
34:07sera enfin
34:08écarté
34:09des affaires
34:09de l'Etat
34:10monsieur Bayrou
34:11et ses amis
34:12voulaient faire payer
34:13les français
34:14comme je vous l'ai rappelé
34:15en augmentant
34:16les impôts
34:16de 20 milliards
34:17mais pour le coup
34:17c'était la triple peine
34:19plus d'impôts
34:20encore Bayrou
34:21et toujours Macron
34:22ce prix
34:25ce prix les français
34:33refusent de le payer
34:34et nous refusons
34:36qu'ils le paient
34:37l'équation
34:38est aussi simple
34:39que cela
34:39à force de refuser
34:41toute remise en cause
34:42du logiciel
34:43qui nous a placé
34:44dans la crise actuelle
34:45démocratique
34:45économique
34:46et budgétaire
34:47ils sont en train
34:48de tuer à la fois
34:48les contribuables
34:49l'économie
34:50nos institutions
34:51et notre démocratie
34:52voilà pourquoi
34:54Emmanuel Macron
34:55et l'ensemble
34:55de ceux
34:56qui l'ont servi
34:56depuis 2017
34:57sont indubitablement
34:59les architectes
35:00et les artisans
35:01de la profonde crise
35:02que nous traversons
35:03voilà pourquoi
35:04l'urgence
35:05n'est pas de perpétuer
35:06par l'abstention
35:07ou la complaisance
35:09le mandat
35:10et les pouvoirs
35:10de ce gouvernement
35:11ce dont la France
35:13a besoin
35:14c'est d'être
35:15immédiatement remise
35:16en mouvement
35:17si les 18 mois
35:19qui nous séparent
35:20de la prochaine élection
35:20présidentielle
35:21devaient être consacrés
35:23à la poursuite
35:23de ces jeux de posture
35:24politicienne
35:25et à la procrastination
35:26ce serait à la fois
35:27une folie
35:28et un déshonneur
35:29sans parler des risques
35:31sur la capacité
35:32de notre pays
35:33à financer
35:33ses besoins d'emprunt
35:34ce dont notre pays
35:36a besoin
35:37c'est d'une alternance
35:38pragmatique
35:39et déterminée
35:41maintenant
35:41le rassemblement national
35:44je le répète encore
35:45est plus que jamais prêt
35:46à assumer
35:47cette immense
35:48et haute responsabilité
35:49un an d'avance
35:52pour l'alternance
35:53voilà
35:53une immense chance
35:55pour la France
35:56et
36:03si notre mouvement
36:05incarne aujourd'hui
36:06la voie du redressement
36:07c'est précisément
36:08parce que ces quatre tabous
36:09que j'ai évoqués
36:10et qui sont autant
36:11de chaînes
36:12privant la France
36:13de l'élan
36:13dont elle a besoin
36:14nous sommes
36:15les seuls
36:16à être déterminés
36:17et préparés
36:18à les briser
36:19ce n'est qu'en les brisant
36:21que nous pourrons
36:22rétablir la paix fiscale
36:23budgétaire
36:24et sociale
36:25sans cela
36:26nous serons condamnés
36:28chaque année
36:28à supporter
36:28les coûts de rabot uniques
36:30au choix
36:30sur le remboursement
36:32des médicaments
36:32l'assurance chômage
36:34ou la rémunération
36:35du travail
36:35car en l'état
36:37le modèle économique
36:38et budgétaire
36:39de la nation
36:39n'est tout simplement
36:40plus soutenable
36:41c'est à nous
36:43qu'il appartiendra
36:44de résoudre ce problème
36:46qui à force
36:47d'avoir été nié
36:48depuis des décennies
36:50est devenu
36:51existentiel
36:52pour notre pays
36:52il y a une certaine
36:55logique
36:55vous en conviendrait
36:56à ce qu'en démocratie
36:57le fait de ne pas
36:58entendre le peuple
36:59finisse par produire
37:01une succession
37:01de crises
37:02comme autant de voix
37:04qu'on a refusé
37:05d'entendre
37:05comme autant de paradoxes
37:08que le personnel politique
37:09a choisi
37:10par un mélange
37:11d'incompétence
37:11et d'accommodement
37:13déraisonnable
37:13de laisser irrésolu
37:15Emmanuel Macron
37:17a placé la France
37:18en situation
37:18d'asphyxie démocratique
37:19il a fait
37:20du berceau
37:21de la république
37:22une post-démocratie
37:24cette démocratie
37:26ce gouvernement
37:27du peuple
37:28par le peuple
37:29pour le peuple
37:30comme le dit
37:30l'article 3
37:31sans doute
37:32le plus beau
37:33de notre constitution
37:34nous avons
37:35le devoir
37:36de les restaurer
37:37nous sommes les seuls
37:39à pouvoir
37:39je le crois
37:40et même
37:41à désirer le faire
37:43je vois cette perspective
37:45comme un immense espoir
37:47pour la France
37:48et les français
37:48car les maux
37:50de la France
37:50sont indéniablement graves
37:52mais leurs remèdes
37:53sont parfaitement connus
37:55en faisant de nous
37:57le premier groupe politique
37:58à l'assemblée
37:59mes chers compatriotes
38:00vous nous avez fait
38:01un honneur
38:02vous nous avez aussi
38:04donné des devoirs
38:06je les mesure
38:06à chaque instant
38:07il y a 3 ans
38:09nous étions
38:096 députés
38:11il y a 2 ans
38:12889
38:14aujourd'hui
38:15avec notre allié
38:16Eric Ciotti
38:16nous sommes
38:17140
38:18les années
38:29qui viennent
38:30de s'écouler
38:30nous ont permis
38:32d'acquérir une vision
38:33encore plus précise
38:33encore plus étayée
38:34des voies
38:35et moyens
38:36qui nous permettront
38:37de redresser la France
38:38des mesures
38:39que nous pouvons
38:40dès maintenant
38:40sans attendre
38:41la prochaine présidentielle
38:43mettre en oeuvre
38:43pour commencer
38:44cette grande entreprise
38:45nous avons
38:47l'immense chance
38:48d'avoir
38:49en la personne
38:50de Jordan Bardella
38:51un futur premier ministre
38:52pugnace et talentueux
38:54prêt à prendre
38:55la tête de main
38:55de notre gouvernement
38:56nous avons
39:05nous avons
39:05l'immense chance
39:06de compter
39:07dans nos rangs
39:08des dizaines
39:09de députés
39:10capables
39:11s'il le faut
39:12demain
39:12d'appliquer
39:13en tant que ministre
39:14les textes
39:15qu'ils ont
39:15élaborés
39:16au Parlement
39:16nous avons
39:24l'immense chance
39:25d'avoir
39:27avec nous
39:27la force
39:28la créativité
39:29et l'énergie
39:30du peuple
39:31de France
39:31vous êtes
39:33mes chers compatriotes
39:34nos millions
39:35d'espoir
39:35et ces millions
39:37d'espoir
39:38nous continuerons
39:39à tout faire
39:40pour nous en montrer
39:41dignes
39:42le 8
39:43septembre
39:44au soir
39:45demain
39:47le président
39:52de la république
39:53devra tirer
39:54les conséquences
39:54du vote
39:55des députés
39:56il m'apparaît
40:02aujourd'hui
40:03inenvisageable
40:04qu'à tout le moins
40:05il ne rappelle
40:06les français
40:06aux urnes
40:07pour désigner
40:08une nouvelle assemblée
40:09la décision
40:11lui appartient
40:12mais si le président
40:14décide de gagner
40:15du temps
40:16et de nommer
40:18un nouveau
40:18premier ministre
40:19il faut que ce dernier
40:22ait bien conscience
40:24que nous resterons
40:25inlassablement
40:26les avocats
40:28des intérêts
40:29de la France
40:29et des français
40:30sans prise en compte
40:32de ses aspirations
40:33il sera
40:35lui aussi
40:36censuré
40:36bien sûr
41:01mes chers compatriotes
41:02nous connaîtrons
41:03très certainement
41:03le même jeu
41:04de posture
41:05qu'en juillet
41:052024
41:06de nouveau
41:07ils tenteront
41:08de s'entendre
41:09de se coopter
41:10de museler
41:11la démocratie
41:11j'ai trop
41:12d'expérience
41:13politique
41:13pour les croire
41:14capables
41:14d'autre chose
41:15mais j'ai trop
41:16d'expérience
41:17politique
41:17et trop
41:18de foi
41:18dans le peuple
41:19de France
41:20pour penser
41:20que vous pourriez
41:21aujourd'hui
41:21ne pas surmonter
41:22les barrières
41:23qu'ils tenteront
41:24de mettre
41:24en travers
41:25du chemin
41:25de redressement
41:26que vous désirez
41:28pour notre pays
41:28aussi mes chers compatriotes
41:31je suis prête
41:32à me remettre
41:33avec tous nos députés
41:34avec tous nos candidats
41:36entre vos mains
41:37si le peuple
41:46est à nouveau
41:48appelé aux urnes
41:49il sera l'arbitre
41:50et le juge de paix
41:51qui permettra
41:52à la nation
41:52de retrouver espoir
41:54et confiance
41:54c'est à vous
41:55qu'il appartiendra
41:56de lancer
41:57l'alternance
41:58dont la France
41:58a besoin
41:59c'est à vous
42:00qu'il appartiendra
42:01de donner
42:01à notre majorité
42:03à notre pays
42:04pardon
42:04la majorité patriote
42:05qui l'attend
42:06depuis de si longues années
42:08c'est à vous
42:09qu'il appartiendra
42:10de relever
42:11les drapeaux
42:11de la démocratie
42:12de la république
42:14et de la souveraineté
42:15qui ont été foulées
42:16au pied
42:16par l'ensemble
42:17du système politique
42:18français
42:19avec tant de cynisme
42:20et de désinvolture
42:22c'est vous
42:23qui pourrez faire
42:24cela demain
42:25avec nous
42:26car vous en avez
42:27comme nous
42:28avec nous
42:29le courage
42:30et la détermination
42:31ensemble
42:33nous le ferons
42:34mes chers compatriotes
42:36plus que jamais
42:36que la France
42:38son peuple
42:39et sa liberté
42:41soit nos boussoles
42:42dans les semaines
42:44et les mois
42:45qui s'annoncent
42:46ce sera la clé
42:48demain
42:48de nos plus belles victoires
42:49gardons les yeux
42:52fixés
42:52sur l'avenir
42:53et sur nos
42:54immenses possibilités
42:56chers compatriotes
42:59au lait coeur
43:00nous avons un pays
43:02à rebâtir
43:03les prochaines semaines
43:04les prochains mois
43:05seront décisifs
43:06je compte sur vous
43:08et vous pouvez compter
43:09sur nos députés
43:10sur Jordan
43:11sur moi-même
43:12sans faille
43:13et sans faiblesse
43:14jusqu'à la victoire
43:16vive la république
43:17vive la France
43:18rebonjour
43:28voilà
43:29c'était la rentrée
43:30parlementaire
43:31de Marine Le Pen
43:32depuis son fièvre
43:33des nains
43:33Beaumont
43:34on va y revenir
43:35très rapidement
43:36évidemment
43:37avec nos invités du jour
43:38Naïma M. Fadel
43:39bonjour
43:39soyez la bienvenue
43:40vous avez écouté
43:41avec une grande attention
43:42le discours de Marine Le Pen
43:43Patrick Vignel
43:44c'est un bonheur de vous avoir
43:45ancien député renaissance
43:46merci d'être avec nous
43:47Karim Abouek
43:48fidèle de cette émission
43:49ô combien journaliste
43:50et Madi Saïdi communicante
43:52avant de vous écouter
43:53et les uns et les autres
43:55elle a tapé fort
43:55Marine Le Pen
43:56durant ses 35 minutes
43:57de discours
43:58on va retrouver
43:59notre équipe
44:00sur place
44:00Maxime Leguet
44:01et Florian Doré
44:02à Hénin Beaumont
44:03je le disais
44:04Maxime Leguet
44:05une rentrée en pleine forme
44:06de Marine Le Pen
44:07elle a tapé
44:08à tous les niveaux
44:10c'est le moins
44:10que l'on puisse dire
44:11racontez-nous
44:12bonjour Thierry
44:16effectivement
44:17discours très offensif
44:18de Marine Le Pen
44:19ici à Hénin Beaumont
44:21depuis son fief électoral
44:22devant près de 1500 militants
44:25qui ont écouté
44:26donc la députée du Pas-de-Calais
44:28commencer par ces mots
44:30notre pays est en état
44:31d'asphyxie démocratique
44:33il y a urgence
44:34à une alternative
44:35à agir
44:36à une alternance
44:37car la situation
44:39est désastreuse
44:40tant sur le plan
44:41budgétaire
44:42qu'à au migratoire
44:43qu'à au qu'elle incombe
44:44respectivement
44:45à Emmanuel Macron
44:46et à François Bayrou
44:47rappelant que le Premier ministre
44:49a voté les budgets
44:50de ces 30 dernières années
44:51et qu'il a permis
44:52l'accession
44:53au pouvoir
44:54d'Emmanuel Macron
44:55mais Marine Le Pen
44:57a également égrené
44:58longuement
44:58ses propositions
44:59de contre-budget
45:00le budget alternatif
45:02pour endetter
45:03la France
45:03s'attaquant
45:04au poste de dépense
45:05sur le volet
45:06migratoire
45:07sur le financement
45:08de la France
45:09à l'Union Européenne
45:09ou encore mettre en place
45:10un FBI de la fraude
45:12pour lutter
45:13notamment
45:14contre la fraude sociale
45:15et puis enfin
45:16la députée du Pas-de-Calais
45:17qui a aussi
45:18enjambé le 8 septembre
45:20elle est d'ores et déjà
45:20dans l'après
45:21François Bayrou
45:22et cela en réalité
45:22depuis une semaine
45:24elle a rappelé
45:25à une dissolution
45:26de l'Assemblée nationale
45:27le plus rapidement possible
45:28car pour elle
45:29seule un retour aux urnes
45:31permettrait
45:31de sortir
45:32de cette impasse politique
45:34tout en passant
45:35un message
45:35à l'endroit
45:36du président de la République
45:37et du futur Premier ministre
45:39s'il ne prenait pas en compte
45:40une nouvelle fois
45:41les aspirations
45:42des électeurs du RN
45:43et bien
45:44il serait censuré
45:46une nouvelle fois
45:46voilà le message politique
45:48très clair
45:49de Marine Le Pen
45:50ici à Hénin-Beaumont
45:51pour sa rentrée politique
45:52merci beaucoup pour cette synthèse
45:54et ce regard
45:55Maxime Leguay
45:56avec Florian Doré
45:56depuis Hénin-Beaumont
45:57tour de table
45:58je commence avec vous
45:59Patrick Vignal
46:00quel regard portez-vous
46:02sur ce discours
46:03nous avons un pays
46:04à rebâtir
46:05dit Marine Le Pen
46:06très offensive
46:07Marine Le Pen
46:08elle s'est trouvée très en forme
46:09c'est vrai qu'elle a eu des périodes
46:10un peu
46:11et son inigibilité
46:12c'était compliqué pour elle
46:13mais j'ai un peu de mal
46:14à comprendre la stratégie
46:15parce qu'elle risque
46:17d'être empêchée
46:18vous avez vu qu'elle a cité
46:19qu'une fois d'ailleurs
46:20Jordan Bardella
46:20qui est le poulain
46:21qui pourrait être candidat
46:23mais je ne vois pas trop
46:24l'objectif
46:25puisqu'ils sont donnés
46:26à 30%
46:27vous savez qu'en 2012
46:28quand je suis arrivée parlementaire
46:29il y en avait 6
46:302017
46:31ils étaient une quinzaine
46:33et là ils sont 123
46:34nous avons une responsabilité
46:37aujourd'hui
46:37le bloc central
46:39la gauche
46:39s'il y a autant
46:40de parlementaires RN
46:41vous savez
46:41dans mon département
46:43il y en avait
46:43il y avait 3 parlementaires
46:45il y en a 5
46:46toute est l'ancienne Occitanie
46:47les gens sont en colère
46:49contre la classe politique
46:50et donc
46:51vous le mesurez
46:52vous le sentez
46:52on vous le dit
46:53il y a 50% de colère
46:55dans le vote
46:55de Marine Le Pen
46:56mais ce que je ne comprends pas
46:57on va être clair
46:58ils n'auront pas de majorité
47:00et quand j'écoute
47:00Doral Badala qui dit
47:02je vais gouverner
47:03si j'ai une majorité
47:04est-ce que c'est
47:05l'engagement politique
47:06donc je pense que
47:07c'est un baroud
47:07d'honneur de sortie
47:08c'est un grand discours
47:10mais je ne vois pas
47:11l'objectif
47:12entre elle et fille
47:13qui dit
47:14d'institution du président
47:15et eux
47:16qui veulent une dissolution
47:17je ne vois pas
47:18l'intérêt des français
47:19je vous rappelle
47:20que 82% des français
47:22pensent que le politique
47:23ne peut pas changer
47:24leur société
47:25juste un dernier point
47:26sur Eric Dupond-Moretti
47:28on sait très bien
47:29qu'ils ne partiront pas
47:30en vacances tous les deux
47:31mais quand même
47:31ça on l'a bien compris
47:32j'aime les chiffres
47:33cher monsieur
47:34Dupond-Moretti
47:35et la justice
47:36c'est 7 milliards
47:37il s'en va
47:38c'est 10 milliards
47:38rendons à César
47:40ce qui a été fait
47:41bon ok
47:42c'est votre regard
47:43Patrick Vignal
47:44Karim Abouich
47:44continue mon tour de table
47:45non moi je trouve
47:47que dans la stratégie
47:48de Marine Le Pen
47:49c'est de garder le RN
47:51comme la marque forte
47:52c'est justement
47:52de dire aux français
47:54c'est nous
47:54qui devons arriver
47:56pour redresser le pays
47:57elle a fait porter
47:58la responsabilité
48:00à Emmanuel Macron
48:01pour l'état
48:02de la crise actuelle
48:03mais en disant aussi
48:04nous
48:05nous n'avons jamais été
48:06et nous ne sommes pas
48:07responsables
48:08de cet état du pays
48:09c'est Emmanuel Macron
48:10et ce sont les gouvernements
48:12qui se sont succédés
48:13vous voyez
48:14dans quel état
48:15maintenant c'est
48:16et nous
48:16nous sommes
48:17la vraie alternative
48:18nous sommes ceux
48:19qui sont à l'écoute
48:20des français
48:21donc sa stratégie
48:22effectivement
48:23elle était en forme
48:24aujourd'hui
48:24très combative
48:25très offensive
48:26et en même temps
48:28il y avait un constat
48:28extrêmement sombre
48:30du pays
48:30un constat grave
48:32elle parle d'un déclin
48:33autant intérieur
48:35qu'un déclin
48:35sur la scène internationale
48:37et elle dit finalement
48:38quelque part
48:39on est en train
48:39on a frappé un mur
48:41et nous sommes finalement
48:42cette force
48:43un peu en attente
48:45et elle ouvre justement
48:47sur la fin
48:47de son discours
48:48en disant que
48:49le RN
48:50représente
48:51l'avenir
48:52donc encore une fois
48:53c'est de garder
48:53cette marque forte
48:55et de dire que
48:55tous les gouvernements
48:56passés sont responsables
48:58de cette situation
48:59calamiteuse
49:00Médie Saïdi
49:01oui ça faisait longtemps
49:02qu'on n'avait pas entendu
49:03ni vu Marine Le Pen
49:05et là je trouve
49:06qu'elle fait quand même
49:06un retour en force
49:07avec un discours fort
49:08offensif
49:09en rappelant aux français
49:11que l'état du pays
49:12finalement
49:13est une mission pour rien
49:14elle rappelle bien
49:14elle pointe bien
49:15les responsabilités
49:15évidemment elle tape
49:17sur la Macronie
49:19à juste titre
49:20pardon
49:21et moi je trouve
49:22que c'est comme un retour
49:23au combat politique
49:24c'est comme si
49:25qu'elle revenait
49:26et quelque part
49:27elle fait un appel
49:27au sursaut républicain
49:28en disant aux français
49:30si vous voulez que ça change
49:31ça sera avec nous
49:32et elle revient quand même
49:33sur des thèmes assez importants
49:34celui de la famille
49:35la souveraineté
49:36la politique de la ville
49:39elle parle
49:40moins d'immigration
49:42d'ailleurs
49:42néanmoins
49:43moi je trouve
49:43qu'elle revient quand même
49:44on a parlé d'immigration
49:45elle est très insistée
49:48là dessus
49:48oui alors évidemment
49:50c'est compliqué
49:51d'être au RN
49:53et de ne pas en parler
49:53parce que c'est quand même
49:54quelque chose qui est important
49:55mais au-delà même du RN
49:55même pour les français
49:56aujourd'hui c'est un vrai sujet
49:58mais je trouve que quand même
49:59elle a quand même
49:59eu cette capacité
50:02à mettre en lien
50:03tous ces sujets
50:03qui sont importants
50:04pour les français
50:04et il y a une phrase aussi
50:05moi qui m'a marquée
50:06c'est quand elle dit
50:07que les honnêtes gens
50:08finalement vont payer
50:09pour les RN
50:10les français en ont marre
50:12de payer
50:13et je crois que quand même
50:14elle revient quand même
50:15en force
50:15alors elle a des affaires
50:17c'est sûr
50:17on ne sait pas
50:17si c'est elle qui va y aller
50:18ou pas
50:18mais en tout cas
50:19elle galvanise ses troupes
50:20elle leur dit qu'on est là
50:21on revient au combat
50:22et c'est avec nous
50:23que vous pourrez changer la France
50:24le message était très limpide
50:25Naïma
50:26dernier mot rapide
50:27donc vous remarquerez
50:28qu'il faisait très beau
50:29à Hénémy
50:30oui c'est vrai
50:30écoutez
50:31c'est vrai
50:31c'est un signe quand même
50:34moi je l'ai trouvé
50:35effectivement extrêmement
50:36offensive
50:37elle a très bien
50:38balayé tous les sujets
50:40qui sont aujourd'hui
50:41la préoccupation majeure
50:43des français
50:45elle a beaucoup insisté aussi
50:46sur notre perte
50:47de souveraineté
50:48sur le pouvoir d'achat aussi
50:50des français
50:51et effectivement
50:53comme l'a dit Karima
50:54de la responsabilité successive
50:57des différents gouvernements
51:00précédents
51:01Emmanuel Macron
51:03et bien sûr
51:03d'Emmanuel Macron
51:04on ne la sent pas du tout
51:06déstabilisée
51:06par le fait
51:07qu'elle est inéligible
51:08et qu'il y a une dissolution
51:09elle ne pourra pas
51:10se présenter
51:11et c'est vrai
51:12que c'est souvent
51:13le discours qu'elle tient
51:14c'est qu'avant tout
51:15elle a le souci
51:15de la France
51:16et non pas
51:17de sa carrière politique
51:18donc c'est extrêmement intéressant
51:20en tout cas
51:20dans ce qu'elle dit
51:21je reporte
51:22cher Patrick
51:23ses propos
51:23allez rapidement
51:25moi je pense qu'elle était
51:26l'idée c'était
51:28je suis victime
51:29et je suis au sommet
51:31de mon enfance
51:31parce que c'est le cas
51:32mais être au sommet
51:34c'est pas être candidat
51:35allez on enchaîne
51:36les amis
51:36on enchaîne
51:37parce que très rapidement
51:38on arrive au terme
51:38de l'émission
51:39évidemment un peu plus courte
51:40l'épisode
51:42le feuilleton
51:43le scandale
51:43qui touche
51:44l'audiovisuel public
51:45Thomas Legrand
51:46éditoriste à France Inter
51:47et Libération
51:48Patrick Cohen
51:48à France Télévisions
51:49avec ses échanges
51:50avec deux membres du Parti Socialiste
51:55et juste regarder le billet
51:56de Thomas Legrand
51:58dans Libération
52:00je revendique le droit
52:02d'exercer ma fonction
52:03d'éditorialiste
52:04dit-il
52:05dans son billet
52:06donc sa réponse
52:08ni plus ni moins
52:09de Thomas Legrand
52:10il persiste
52:10et ici
52:11une petite tour de table
52:11rapidement
52:12bien oui
52:13bien évidemment
52:14M. Legrand
52:15M. Cohen
52:16se défendent
52:17ils sont dans leur bon droit
52:18on voit aussi
52:19qu'il y a toute une constellation
52:21aussi médiatique
52:23que ce soit dans le monde
52:24ou ailleurs
52:24où on va se serrer
52:26les coudres
52:26finalement il y a un peu
52:28ce côté-là
52:29on se serre les coudres
52:29de l'entre-soi
52:30qui se dit
52:31on ne va pas aller
52:32sur le fond
52:33on va aller sur la forme
52:34on va attaquer le message
52:35on va dire que finalement
52:36il ne faut pas regarder
52:38ce qu'il y a dans la vidéo
52:39il faut plutôt dire
52:41pointer du doigt
52:41en disant
52:42ce sont des médias
52:43d'extrême droite
52:43comme d'habitude
52:44à qui la faute
52:45évidemment
52:46la rhétorique
52:47et ensuite peut-être
52:47justement sur ces fameuses méthodes
52:49on peut se questionner
52:50on peut dire
52:50bon est-ce que c'est
52:51oui ou non
52:52on devrait pouvoir
52:53diffuser ce type de vidéo
52:54mais à ce moment-là
52:55il faut être
52:55c'est pas de poids
52:56de mesure
52:57si on regarde
52:58certaines émissions
52:59des compléments d'enquête
53:00si on regarde aussi
53:01je ne sais pas moi
53:02quand c'est sorti
53:03le truc
53:04avec Gérard Depardieu
53:05par exemple
53:06quand il y a eu
53:07un truc avec
53:07avec Donald Trump
53:09vous savez
53:09cette vidéo
53:10qui était sortie
53:11où il disait
53:12grab them
53:13by the pussy
53:14pardonnez-moi
53:15mais c'est ce qu'il avait dit
53:15ça avait fait le tour du monde
53:17donc le deux poids
53:18deux mesures
53:19on le voit
53:20malheureusement
53:20sans surprise
53:21sans surprise
53:22non mais c'est
53:23Naïma rapidement
53:24on est habitué en fait
53:26à toujours cette posture
53:27notamment des journalistes
53:29de gauche
53:30qui eux
53:30se sentent
53:31investis
53:32d'une mission
53:33et qui sont
53:34extrêmement condescendants
53:36et méprisants
53:37envers ce qu'on vient de voir
53:39ils ont été effectivement
53:40pris la main
53:41si je puis dire
53:42dans le coup de confiture
53:43clairement
53:45et ils essayent
53:46quand même
53:47de décrédibiliser
53:48et surtout
53:49moi ce que je déteste
53:50c'est cette manière
53:51de qualifier
53:52notamment vos collègues
53:53journalistes de l'incorrect
53:55tout de suite
53:55de les fasciser
53:56et voilà
53:57et c'était déjà
53:58le premier effet
53:59de nos confrères
54:00du monde hier
54:01on n'est plus
54:02dans les années 80
54:04ça existe
54:05et maintenant
54:06quand on se rend compte
54:07c'est dans les alcools
54:08exactement
54:08allez c'est la fin
54:09de cette édition
54:10un peu spéciale
54:11de ce mini news week-end
54:12j'ai eu le plaisir
54:12de vous retrouver
54:13à 17h pour Punchine
54:14on reviendra sur tout cela
54:15et plus en longueur
54:16évidemment
54:16tout de suite
54:17en quête d'esprit
54:18avec Emric
54:19pour Bé
54:19évidemment
54:20et à tout à l'heure
54:2017h
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