00:05— Bonjour. Venez. — Est-ce que je peux m'asseoir ici ? — Bien sûr. — Merci. — Je
00:12vous en prie.
00:22— Alors il y a deux choses. On viendra sur l'institutrice. Mais Serge Gaginov, ce monsieur-là qu'on
00:27voit, chauve, au milieu de l'image,
00:29qui se présente comme un touriste qui débarque là dans le seau de l'hôtel en disant « Ah oui,
00:33je viens régulièrement avec ma femme ».
00:34En réalité, tout est bidon. Ce monsieur n'est pas un touriste. — Ce monsieur n'est pas un touriste.
00:41C'est quelqu'un qui soi-disant vient de Sotchi, qui vient de Caucase. En fait, vous voyez, c'est
00:45plutôt un musulman.
00:47Il parle avec un accent caucasien. Mais ça peut être aussi quelqu'un qui participe au service FSO.
00:53Parce qu'on a vu beaucoup d'officiers de FSO qui jouaient comme ça les personnages un peu impromptus qui
01:01saluaient Poutine.
01:02Mais deux mots sur cette institutrice. Pour Poutine, c'est quelqu'un de très important.
01:07Parce que vous savez, il était un gamin très mauvais à l'école.
01:12Et c'est elle qui a enseigné l'allemand à l'école, qui l'a pris en quelque sorte en
01:17main.
01:18Parce que c'est une vraie stalinienne. Quand vous l'écoutez parler de l'Union soviétique, vous êtes effrayé par
01:24ses propos.
01:26Mais c'est elle qui l'a remis, soi-disant, sur le bon chemin.
01:30Et c'est elle qui lui a permis un peu de récupérer et puis après de partir à l'Université
01:34de Leningrad et au KGB.
01:36Et donc, bien évidemment, ce n'est pas la première fois qu'il joue cette scène.
01:40D'habitude, ça se passe à Saint-Pétersbourg. Il arrive chez elle avec toujours son bouquet de fleurs.
01:44Mais là, comme il s'est déplacé assez peu, on l'a fait venir à Moscou.
01:49Parce qu'on lui reprochait de ne pas assez bouger, de rester dans le bon cœur.
01:56Et donc, il était obligé de faire jouer cette scène.
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