- il y a 2 heures
Intervenant(s) :
Blaise Matuidi, champion du monde 2018 de football, co-fondateur du fonds d'investissement Origins
Yohan Benalouane, ex-footballeur professionnel, champion d'Angleterre 2016, co-fondateur du fonds d'investissement Origins
Bruno Sola, CEO & co-founder d’Actual Network et Chief Development & Strategic Partnerships Officer d’Actual group
Jordy Weiss, boxeur professionnel
Blaise Matuidi, champion du monde 2018 de football, co-fondateur du fonds d'investissement Origins
Yohan Benalouane, ex-footballeur professionnel, champion d'Angleterre 2016, co-fondateur du fonds d'investissement Origins
Bruno Sola, CEO & co-founder d’Actual Network et Chief Development & Strategic Partnerships Officer d’Actual group
Jordy Weiss, boxeur professionnel
Catégorie
🥇
SportTranscription
00:04Bonjour, et ils vont être très bien accompagnés.
00:07Bonjour, allez je dis bonjour à tout le monde, je suis sympa.
00:11Ils vont être très bien accompagnés et la discussion va être forcément très intéressante
00:15puisque c'est Emma qui va vous accompagner, Massarango, journaliste à Radio France.
00:20Je vous laisse discuter, vous connaissez le timing, vous êtes ensemble pendant 35 minutes à peu près
00:24et ensuite les questions du public pour vous.
00:27A tout à l'heure.
00:28Bonjour à tous, merci d'être encore là pour ce nouveau beau plateau
00:34qu'on a pour presque conclure la journée ici dans le 104 pour Demain le sport.
00:39On va parler évidemment de demain avec nos invités
00:42puisque eux, pour certains envisagent, pour d'autres ont déjà tourné la page de la carrière
00:49et c'est vrai qu'on a tous applaudi, scandé leur nom pendant des années dans les stades, dans les
00:55arènes
00:56et puis d'un coup la lumière s'éteint et c'est une autre page qui se tourne
01:00et parfois encore plus difficile à dépasser qu'une défaite pour les sportifs.
01:05Donc on accueille aujourd'hui Blaise Matuidi, champion du monde, 5 fois champion de France, 3 fois champion d'Italie.
01:12Bonjour Blaise.
01:13Bonjour.
01:18A côté de lui, Johan Benalouan, champion d'Angleterre avec l'Eister en 2016.
01:24Bonjour Johan.
01:25Bonsoir.
01:29On continue avec Jordi Weiss qui lui est encore en activité.
01:33C'est un boxeur professionnel, 2 fois champion d'Europe, plusieurs ceintures internationales également à votre palmarès
01:39et en ligne de mire on va en parler le titre de champion du monde.
01:42Bonjour Jordi.
01:46Et pour compléter ce plateau, Bruno Sola, CEO d'Actual Network en charge de la stratégie des partenariats,
01:54notamment sportifs au sein du groupe Actual.
01:57Bonjour Bruno.
01:57Bonjour.
02:01Et on excuse Lorma Nodou, la championne olympique qui devait être avec nous aujourd'hui mais qui a été empêchée.
02:07Alors, messieurs, puisque du coup c'est un plateau exclusivement masculin, on connaît vos carrières.
02:13On les a évidemment suivies avec beaucoup d'entrains.
02:15On sait rarement ce que vous êtes devenus.
02:18Alors on va peut-être commencer par là en quelques mots.
02:22Blaise Mathudy, vous avez pris votre retraite il y a 3 ans.
02:24Je dis retraite mais je crois que vous n'aimez pas trop ce mot.
02:26Recule.
02:27C'est ce que vous m'avez dit en coulisses.
02:28Oui, on peut dire ça comme ça.
02:31Votre recul de votre carrière de footballeur professionnel.
02:33Il y a 3 ans, qu'est-ce que vous faites aujourd'hui ?
02:36Moi, depuis que j'ai arrêté ma carrière sportive, je me suis concentré dans le monde de l'entrepreneuriat.
02:44Et c'est vrai que pour moi c'était quelque chose d'important d'avoir quelque chose qui m'anime
02:51tous les jours.
02:52D'avoir un but dans la vie, lorsque je me lève le matin.
02:58Et surtout par rapport à mes enfants, par rapport à ma femme.
03:00Je pense que c'est des éléments qui me tiennent à cœur justement.
03:06Donc j'ai créé ma propre boîte qui est Blaise aujourd'hui.
03:13Là où on réserve justement des séances de coaching de football avec des coachs certifiés.
03:19à travers une application où bien sûr on essaie justement d'apporter des choses innovantes pour ces jeunes.
03:29Pour les aider, les accompagner à progresser.
03:31Et justement à ce qu'ils deviennent pourquoi pas les champions de demain.
03:35Donc bien évidemment pendant ma carrière, j'avais déjà commencé à investir dans quelques boîtes aussi.
03:44en perso et derrière, j'irais accompagner Yoann aussi en créant notre propre fonds d'investissement qui est origine.
03:54Mais je vais laisser Yoann bien sûr en parler.
03:57Yoann, vous avez pris votre recul un an après Blaise.
04:00Donc il y a deux ans.
04:02Et aujourd'hui, qu'est-ce que vous faites ?
04:05Bon, on peut parler de retraite.
04:07Vous n'avez pas le mal à dire le mot ?
04:09Non, après c'est vrai que c'est un mot puissant dans le sens où on est encore jeune.
04:15On a beaucoup de choses à découvrir.
04:18Et aujourd'hui, c'est ce qu'on fait.
04:19Moi, je suis devenu comme Blaise parce qu'on est amis de toujours.
04:23Et c'est vrai qu'on a toujours fait toutes les batailles ensemble,
04:26que ce soit sur le terrain ou en dehors du terrain.
04:29Et aujourd'hui, moi, je suis entrepreneur investisseur.
04:31Donc on a commencé par des investissements dans des startups qui nous ont passionnés.
04:36Donc disons qu'on est passé de la passion à une autre passion.
04:38C'est ça qui est bien.
04:41Et derrière, en fait, toutes les connaissances qu'on a eu la chance d'avoir à travers des rendez-vous
04:46nous ont permis de comprendre qu'on avait des capacités.
04:49Et on a fondé un fonds qui s'appelle aujourd'hui Origins.
04:52C'est un des plus grands fonds d'athlètes en Europe.
04:55On a réussi à rassembler pas mal d'investisseurs qui sont des grosses boîtes françaises.
05:00Et aussi beaucoup d'athlètes qui nous ont rejoints, qui font partie de notre réseau.
05:07Et aujourd'hui, ce fonds représente plus de 160 millions de followers sur les réseaux sociaux,
05:10à travers tous nos investisseurs.
05:12Et nous permet d'avoir un avantage en tant qu'investisseurs,
05:15de rentrer dans les boîtes et de communiquer pour eux, afin de les faire exploser.
05:19Et aujourd'hui, on va dire qu'on s'éclate dans ce monde-là.
05:24Et on continue de le faire, parce qu'on continue à construire des belles choses.
05:28Et je pense que tant que tu construis pour faire avancer le monde, c'est juste génial.
05:35Des retraités épanouis sur le canapé.
05:39Et à côté, Jordi, vous n'êtes pas encore retraités.
05:41Vous avez 32 ans.
05:44Mais ça commence à pointer le bout de son nez.
05:47Et vous y réfléchissez de plus en plus.
05:50Vous commencez à vous projeter à 32 ans vers cet après-carrière
05:53qui, pour un boxeur, devrait intervenir vers 37-38 ans ?
05:58Oui, c'est ça. Effectivement, en fait, plus on prend des coups dans la boxe,
06:03la carrière dure moins longtemps.
06:05Donc le but, c'est d'en prendre le moins possible.
06:08Mais ça reste un sport de combat, donc ce n'est pas évident.
06:11Mais oui, je suis au top de ma forme.
06:14Mais c'est vrai que les années passent très vite.
06:16Et j'y pense de plus en plus.
06:18Vos carrières, on les a évoquées tout à l'heure brièvement.
06:21Blaise, Johan, j'aimerais savoir quel regard vous portez aujourd'hui sur votre carrière.
06:26Est-ce que quand on est jeune retraité, du coup, il y a une mélancolie, une nostalgie,
06:35peut-être une amertume ou au contraire, le sentiment d'un chapitre
06:40et puis très sereinement et avec beaucoup d'humilité, un deuxième qui s'ouvre ?
06:47Quel regard vous avez sur le sportif que vous avez été ?
06:50Aujourd'hui, c'est surtout de la fierté.
06:53Je pense que si je me refais le film 20-25 ans en arrière,
07:01je pense que je n'aurais pas parié sur cette carrière-là.
07:04Donc, aujourd'hui, c'est juste de la fierté d'avoir pu faire une telle carrière
07:10et aujourd'hui d'être devenu l'homme que je suis
07:12parce que ça aurait pu être plus difficile pour moi dans l'après.
07:17J'ai su rebondir.
07:18Je pense que le fait aussi d'avoir rejoint les États-Unis en fin de carrière,
07:23ça m'a beaucoup aidé.
07:27Alors, oui, bien sûr, j'ai parfois cette nostalgie
07:33quand je regarde les matchs à la télé,
07:36mais j'ai la chance d'avoir des enfants qui pratiquent le football
07:40et ça, c'est aussi ce qui me fait plaisir au quotidien,
07:45de les voir s'épanouir et surtout aimer ce sport
07:50que j'ai tant aimé moi aussi durant ma carrière.
07:55Johan, fierté, parfois mélancolie un peu.
07:58Est-ce que c'est la meilleure période de votre vie
08:00que vous avez laissée derrière vous
08:01ou est-ce que finalement, le meilleur est à venir ?
08:03Il y a énormément de fierté.
08:05Après, il y a toujours, je pense, en étant un athlète,
08:08un goût d'inachevé parce que tu as toujours envie de faire plus,
08:12mais assez fier de pouvoir raconter aujourd'hui ces histoires,
08:16que ce soit à ma famille, à mon fils qui a maintenant 12 ans.
08:21Et ce qui est sûr, c'est que quand la lumière, elle s'éteint,
08:26ton corps, parfois, te redemande un peu ce qui se passe
08:29parce que tu t'entraînes pendant 7 jours sur 7,
08:32pendant 18 ans, le week-end, tu joues, tu es jugé,
08:35des fois, tu es bon, des fois, tu n'es pas bon.
08:38Mais voilà, c'est quelque chose qui manque
08:40parce que c'est une passion qui nous a fait vivre pendant des années.
08:44Moi, pour ma part, j'ai décidé par choix d'arrêter
08:48parce que j'avais encore deux ans de contrat,
08:49mais j'avais envie de me retrouver auprès de ma famille
08:52et d'être avec eux parce que c'est beaucoup de voyages,
08:55c'est beaucoup de sacrifices, que ce soit quand on est jeune,
08:58aussi après, parce qu'on part ensemble de formation à 13 ans
09:01et il faut laisser la famille.
09:03Et la réalité, c'est qu'après, même quand on est en pleine carrière,
09:05il faut laisser un petit morceau de toit.
09:08Et donc, j'ai choisi d'arrêter, mais je vais dire que je suis épanoui,
09:13mais en disant que je ne peux pas me considérer comme un chanteur,
09:17je ne peux pas faire de comeback, donc...
09:19Et c'est bien dommage.
09:20C'est la difficulté quand on est sportif.
09:22On comprend bien que c'est une décision qui est difficile à prendre.
09:24Vous, Jordi, qui avez en ligne de mire, justement,
09:26ce titre de champion du monde qui vous manque,
09:29finalement, tant que vous n'avez pas ce titre,
09:32vous n'aurez jamais envie d'arrêter.
09:34Comment on se prépare ?
09:35À quel moment on se dit, bon, là, c'est peut-être le bon moment,
09:38si, justement, il manque quelque chose ?
09:40C'est sûr que pour moi, ce titre, il est très important
09:44parce que toute ma vie, je me suis consacré à ce sport
09:47qui est la boxe anglaise.
09:48Donc, des sacrifices comme dans tout sport de haut niveau.
09:52C'est sûr qu'il n'y a rien de facile.
09:54Mais c'est un titre qu'il me faut absolument.
09:56Je vais tout faire pour l'avoir.
09:58Et puis après, voilà, derrière,
10:00c'est vrai que les années passent très vite,
10:02je leur dis encore.
10:03Et on va essayer de se focaliser sur l'après-carrière, bien sûr.
10:09Bruno, cela, dans une entreprise, une retraite, ça se prépare ?
10:12Quelques années avant, on commence à y réfléchir.
10:16Est-ce qu'il faudrait que les sportifs y réfléchissent
10:20comme s'ils étaient salariés d'une entreprise
10:21et qu'ils avaient une pré-retraite, puis une retraite ?
10:25Bonsoir à toutes et à tous.
10:26Donc, déjà, très honoré de partager la table avec mes amis.
10:30Alors, difficile de répondre parce que d'abord,
10:32moi, je suis encore loin de la retraite.
10:34Et pour être transparent, je ne l'envisage pas du tout.
10:37C'est aussi difficile.
10:38Oui, mais je n'ai pas surtout le parcours sur les mêmes terrains, en tout cas.
10:41En revanche, ce que je peux dire, c'est que pour moi,
10:44il y a beaucoup de points communs, en fait,
10:46entre le monde de l'entreprise et du sport.
10:49On s'en est beaucoup parlé, d'ailleurs, tous les trois.
10:52Et puis avec d'autres athlètes.
10:53C'est aussi pour ça que Samuel a rappelé tout à l'heure
10:54l'engagement qu'on a dans le sport au niveau du groupe actuel.
10:58Et en tout cas, si je prends moi, mon parcours perso,
11:02il n'y a rien qui est joué dans la vie.
11:05Et donc, la valeur travail, l'audace
11:08et tous les sujets que l'on peut avoir
11:10quand tu démarres ta vie professionnelle.
11:12Je sais qu'il y a plein de jeunes ici qui nous écoutent.
11:15C'est beaucoup de valeurs que l'on retrouve dans le sport, en fait.
11:18La combativité, l'audace que j'ai vue tout à l'heure
11:21d'une jeune fille qui nous a partagé son CV, etc.
11:24Donc, en gros, je dirais que, premièrement,
11:26il y a beaucoup de similitudes pour moi
11:27entre le monde du sport et du travail et de l'entreprise.
11:30On le sait déjà, mais par contre,
11:32on ne va pas assez loin aujourd'hui pour le faire savoir
11:34et pour engager un certain nombre de projets.
11:37Et c'est pour ça qu'on est là, aujourd'hui.
11:39Alors, on va rentrer justement dans le vif du sujet
11:41puisque vous commencez à l'évoquer, Bruno,
11:42ce fameux diplôme invisible
11:45qu'ont du mal à faire valoir les sportifs.
11:48Ils ont été, pendant des années, des guerriers sur les terrains,
11:53des acharnés à l'entraînement.
11:55Ils ont une détermination, une volonté qu'on en vit tous.
12:00Et pourtant, au moment où la retraite arrive,
12:05c'est des compétences qui ont du mal à être valorisées
12:07au sein des entreprises.
12:09Alors, Blaise, Johan, est-ce que c'est des choses
12:11auxquelles vous avez été confrontés ?
12:12De dire, en fait, moi, mon CV,
12:14si on regarde la partie diplôme,
12:16la partie expérience professionnelle,
12:18il est quand même un peu particulier.
12:20Et si je postule demain sur un poste,
12:22on ne va pas reconnaître tout ce que j'ai fait
12:24en tant que sportif.
12:26Johan.
12:29C'est une très bonne question.
12:31Aujourd'hui, je pense que,
12:34comme tu l'as évoqué,
12:35on l'a évoqué au téléphone ensemble,
12:37il y a quand même un diplôme invisible.
12:40Et moi, je considère que,
12:42quand on est athlète de haut niveau,
12:43on a ce diplôme.
12:44C'est ce qui nous permet de devenir des leaders
12:48sur le terrain.
12:49Depuis tout petit,
12:49depuis l'âge de 5 ans,
12:51on baigne dans la rigueur,
12:54dans le dépassement de soi,
12:55la résilience,
12:56le fait d'être à l'heure,
12:57les petits détails.
12:59Et ça, c'est des softs.
13:01On en a parlé avec Bruno,
13:02c'est des softs qu'on peut ramener en entreprise.
13:06Et c'est pour ça que ce diplôme
13:07qui nous a permis d'être leaders sur le terrain
13:08doit nous permettre de devenir
13:10les prochains leaders en entreprise,
13:12que ce soit comme entrepreneur,
13:13que ce soit comme employé,
13:16sans problème.
13:18Et il faut les utiliser.
13:21Et je pense qu'à travers des exemples,
13:24et je pense qu'on en a,
13:26on en est,
13:27mais il y en a d'autres,
13:28il faut pouvoir s'appuyer de ça
13:29et se dire,
13:31on a aussi notre mot à dire
13:33dans le monde d'entreprise.
13:34Aujourd'hui,
13:35les générations changent.
13:37et je pense que
13:39beaucoup de choses vont évoluer
13:41dans ce secteur-là.
13:42Blaise,
13:43vous avez eu du mal
13:44à faire comprendre autour de vous,
13:46avec les entrepreneurs,
13:47avec qui vous vouliez engager des projets,
13:49que vous étiez autre chose
13:50qu'un footballeur,
13:53que vous aviez des compétences
13:55qui étaient valorisables
13:57en dehors du terrain.
13:58Il a fallu que je fasse des calls
14:01pendant mes entraînements,
14:03enfin juste après mes entraînements.
14:04Ce n'était pas facile au départ,
14:07mais bien évidemment que,
14:10comme le dit Johan,
14:11on a des atouts à faire valoir.
14:15Je pense qu'il l'a dit,
14:16le don de soi,
14:18le sens du sacrifice,
14:19aussi être en groupe,
14:22savoir gérer ses états d'âme
14:25dans un collectif,
14:26que ce soit dans le sport,
14:29mais aussi dans la société
14:32de tous les jours.
14:34Je pense que, pour nous,
14:36c'est une valeur qui est ajoutée.
14:40Moi, j'ai eu la chance aussi
14:41de jouer dans des pays différents,
14:44d'avoir des cultures différentes.
14:45Je pense que ce sont des atouts
14:48qui sont considérables
14:49pour le bien d'une société.
14:52Après, comme le dit aussi Johan,
14:55être un leader,
14:56je pense que c'est important.
14:58On est passé aussi
14:59par des moments parfois difficiles
15:00où il a fallu aussi se relever.
15:03Et là, je pense que aussi,
15:05le sportif,
15:07dans son après,
15:08il a aussi ces expériences-là
15:09qui lui permettent aussi
15:10de savoir que dans la difficulté,
15:12il va savoir se serrer les coudes
15:14et pouvoir se relever.
15:17Bruno Sola,
15:17il y a ce paradoxe
15:19entre, vous le disiez vous-même,
15:21ces compétences
15:22qui sont valorisables,
15:24ces fameuses soft skills.
15:26Et pourtant,
15:29on a des exemples,
15:30des centaines d'exemples
15:31de sportifs qui disent
15:32« Moi, au moment où j'ai présenté mon CV,
15:34on m'a dit
15:34« Ah oui, c'est intéressant,
15:35vous êtes sportif. »
15:35Mais finalement,
15:36au moment de l'embauche,
15:37on ne va pas jusque-là.
15:39Les entreprises
15:39ont toujours des réticences
15:41en se disant
15:42« C'est quand même plus compliqué
15:43que si je prends le mec
15:44qui a le CV parfait
15:47et qui sera le candidat idéal. »
15:49Alors,
15:51je trouve que déjà,
15:51le monde change.
15:52Il va changer encore mieux
15:54et encore plus,
15:54je pense, demain.
15:55Perso,
15:56on a parlé des diplômes invisibles,
15:57donc je me sens bien concerné
15:58parce que je n'en ai pas.
16:00Et je n'ai pas eu de diplôme,
16:01en tout cas,
16:02d'un point de vue universitaire,
16:03scolaire, etc.
16:04En revanche,
16:06Johan l'a dit,
16:07Blaise en a parlé,
16:08et je leur dis aussi,
16:08le diplôme de la vie.
16:09Moi, je dis souvent
16:10l'expérience de la vie.
16:13Et très, très riche, en fait.
16:14Et donc,
16:15c'est vrai que quand on discute
16:16avec les sportifs,
16:17ce qu'ils ont vécu,
16:18si je prends
16:19Johan et Blaise,
16:19ils m'en ont parlé,
16:20par exemple,
16:20quand on quitte sa maison
16:21à 13 ans
16:22pour aller dans un centre de formation
16:24et qu'on se retrouve
16:26avec ses potes,
16:27certes,
16:28mais sans sa famille,
16:29sans ses repères et tout ça,
16:30ce n'est pas facile.
16:31Quand je vois Jordi,
16:32ce qu'il fait, lui,
16:33au niveau de la boxe
16:33et toute la discipline
16:34que la boxe impose,
16:36pour moi,
16:37c'est des compétences.
16:38Et d'ailleurs,
16:38la bonne nouvelle,
16:39c'est que nous,
16:39on le voit dans le groupe actuel,
16:41en travaillant avec plus
16:42de 30 000 entreprises,
16:44on a quand même,
16:44aujourd'hui,
16:46il y a peut-être des DRH
16:47dans la salle,
16:47ils le savent,
16:48il y a 42%,
16:49je crois,
16:49des recruteurs en France
16:50qui privilégient
16:51les fameuses compétences
16:52comportementales.
16:53Celles qui sont,
16:54on va parler de la combativité,
16:56la confiance en soi,
16:57etc.
16:58Donc moi,
16:58perso,
16:59en tout cas,
16:59j'ai bénéficié de ça
17:00parce que le monde
17:01de l'entrepreneuriat,
17:02et on parle souvent
17:04d'athlètes industriels,
17:05c'est un peu le même chemin,
17:08en fait.
17:09Évidemment,
17:09on n'a pas la Coupe du Monde
17:10à l'arrivée,
17:11ni le championnat de la Terre,
17:12ni le championnat du monde,
17:13mais on a nos propres victoires,
17:16en fait.
17:16Donc moi,
17:16je crois beaucoup à ça,
17:17c'est aussi un message
17:18que je veux passer
17:19au nom du groupe actuel,
17:21c'est croyez en vous,
17:22croyez aux compétences comportementales,
17:23et puis les recruteurs,
17:25surtout à l'ère
17:25de l'intelligence artificielle,
17:27il faut rappeler
17:27que l'IA
17:29va bouleverser,
17:29on va dire,
17:30le monde du travail,
17:31et moi,
17:31je crois plus que jamais
17:32à l'humain,
17:32et l'humain,
17:33c'est toutes ses compétences
17:34comportementales.
17:35Donc, les jeunes,
17:36soyez bons à l'école,
17:37mais n'oubliez pas
17:38que si ce n'est pas le cas,
17:40il y a quand même
17:40beaucoup,
17:41beaucoup d'issues.
17:43Jordi,
17:43ce qu'il faut aussi comprendre,
17:45c'est que quand on est
17:46sportif professionnel
17:47en activité,
17:49on a des contacts
17:51avec les entreprises,
17:52des revenus ici
17:53de certaines entreprises,
17:54aussi des partenariats,
17:55par exemple,
17:56je crois avec une grande marque
17:58allemande
17:58d'équipement sportif
17:59en ce qui vous concerne,
18:00des marques de voitures aussi,
18:01et tout d'un coup,
18:02tout ça va s'arrêter.
18:03Le jour où vous dites
18:04« je ne combats plus »,
18:06vous n'avez plus de contacts
18:07avec les entreprises
18:07et vous n'avez plus de revenus
18:08issus des entreprises.
18:09Et ça,
18:10c'est important
18:11parce que ça veut dire
18:12qu'il va falloir rentrer
18:14très vite
18:14sur le marché du travail.
18:16Comment vous l'appréciez ?
18:17Bien sûr,
18:17ce moment-là
18:18est quand même redoutable
18:19parce que quand tout se finit
18:22derrière,
18:22on a l'impression
18:23que le monde s'arrête.
18:25Alors,
18:25je ne le vis pas encore,
18:26mais c'est vrai que déjà,
18:28quand on voit
18:29qu'on performe moins
18:30dans le sport,
18:31ça peut aussi s'arrêter.
18:33Donc,
18:34c'est sûr
18:34que quand je serai champion
18:37du monde,
18:37j'espère
18:37qu'ils me soutiendront
18:40toujours
18:40et puis après,
18:42oui,
18:42c'est sûr
18:42que derrière aussi,
18:43il va falloir
18:45travailler
18:46comme tout le monde
18:47et puis voilà,
18:48vraiment se donner
18:49les moyens
18:50pour avoir
18:51une vie normale,
18:51en fait.
18:52Et alors,
18:52comment on le prépare ça ?
18:53Comment vous,
18:54vous le préparez
18:54aujourd'hui ?
18:55Moi,
18:56j'ai la chance
18:56d'être dans un petit département
18:59où je suis vraiment aidé,
19:01soutenu.
19:02La Mayenne.
19:03La Mayenne,
19:04oui.
19:04Et puis,
19:04d'ailleurs,
19:05il y a Actual
19:06qui va m'accompagner
19:08justement aussi,
19:10j'espère,
19:11à la fin
19:12de ma carrière.
19:14Je confirme.
19:15L'engagement est pris
19:16sur cette scène.
19:17Donc,
19:17je suis,
19:18je pense,
19:18entre de bonnes mains
19:19et c'est très important
19:20mentalement aussi
19:22pendant que je suis en activité
19:24de savoir
19:25que tout ça,
19:26derrière,
19:28ça ne va pas s'abandonner
19:29du jour au lendemain.
19:32Johan,
19:32Blaise,
19:33quand est-ce que vous avez
19:33commencé à anticiper ?
19:35À quel moment vous vous êtes dit
19:37à ne pas trop tarder quand même ?
19:39À un moment,
19:40je vais ranger les crampons.
19:43Il faut que je commence
19:43à me poser la question,
19:45à prendre contact,
19:46à avoir une idée,
19:47des idées.
19:48Quand est-ce que vous avez
19:48commencé à y penser ?
19:49Blaise.
19:50Pour être très honnête,
19:51moi,
19:51ça a commencé très vite.
19:53J'avais la chance
19:53d'avoir mes parents
19:54qui étaient derrière moi
19:57justement pour garder
20:01les pieds sur terre
20:02et penser à demain.
20:04Ma première maison,
20:05moi,
20:06je l'ai achetée
20:07à l'âge de 18 ans.
20:09Donc,
20:09j'ai déjà très vite investi
20:12dans l'immobilier.
20:13Et puis après,
20:15quelques années plus tard,
20:17dans mes années à Paris,
20:18j'ai eu la chance
20:19de rencontrer des entrepreneurs
20:21qui me passionnaient
20:24et qui me donnaient envie
20:25justement de m'ouvrir
20:27et de m'intéresser
20:29à autre chose
20:30que le football.
20:31Je pense qu'en tant que sportif,
20:33on a bien évidemment
20:35des objectifs assez clairs
20:37quand on est sur le terrain,
20:39mais je pense qu'on a aussi
20:41du temps
20:43à donner
20:45à ce qui se passe autour
20:46à la société.
20:48Et je pense que ça,
20:49ça doit nous servir
20:50quand on est sportif,
20:51mais aussi
20:52pour l'après.
20:53Et moi,
20:53ça m'a beaucoup aidé
20:55justement
20:56à préparer mon après
20:57parce que,
20:58en fait,
20:58j'étais déjà préparé.
21:00Et je pense que c'est le message
21:01que j'ai envie
21:02de faire passer aujourd'hui,
21:03c'est que,
21:05comme l'a dit Bruno,
21:07on quitte très jeune
21:08nos familles,
21:08on se retrouve très vite
21:11seul,
21:12donc on doit se construire.
21:13Et je pense que c'est
21:15dans ces moments-là
21:16où on doit se dire
21:18qu'il faut que je me donne
21:21les moyens justement
21:22d'atteindre mes objectifs
21:27pendant,
21:27mais aussi après,
21:28parce que tout peut s'arrêter,
21:30il peut y avoir des blessures.
21:32Le club,
21:33il ne peut plus vouloir de toi.
21:36Donc,
21:37je pense qu'il est important
21:38d'y être préparé.
21:38Il est important aussi
21:39de les accompagner,
21:40ces jeunes.
21:41C'est vrai que je vois
21:42de...
21:43Je vais parler de football,
21:44mais dans le football,
21:45aujourd'hui,
21:46on voit des clubs
21:47qui commencent
21:48à accompagner justement
21:50les jeunes,
21:51notamment en centre de formation.
21:52Mais je pense
21:52qu'on devrait avoir
21:53encore plus.
21:55Je pense que c'est important
21:56parce qu'on parle
21:58de la réussite,
21:58mais il y a aussi
21:59des échecs,
22:00et il y a beaucoup plus
22:00d'échecs
22:01que de réussites
22:03dans le football,
22:04notamment.
22:04Donc, je pense que
22:06c'est sur ces jeunes-là
22:08qu'il faut se mobiliser,
22:10se consacrer,
22:12et en tout cas,
22:13c'est l'une de mes missions.
22:15Ça peut être justement
22:17vécu comme un échec,
22:18une reconversion ratée
22:20ou une reconversion
22:20un petit peu floue.
22:21On ne sait pas
22:22où on va.
22:23On était un sportif hier,
22:26on était une star hier,
22:27et aujourd'hui,
22:28on n'est plus rien.
22:29Et Johan,
22:30l'un des risques,
22:31c'est la dépression
22:32qui frappe beaucoup
22:32de sportifs.
22:33C'est vrai que d'ailleurs,
22:34cette retraite,
22:35on l'appelle parfois
22:36la petite mort du sportif.
22:39Ça, c'est un risque
22:40qui guette
22:40et c'est d'autant plus important
22:42de le préparer.
22:43Les chiffres,
22:44aujourd'hui,
22:44c'est 80% des personnes,
22:46des athlètes,
22:47qui tombent en dépression
22:48et 60% qui finissent
22:49sans argent.
22:51Donc, à partir de là,
22:52je pense que
22:52quand tu anticipes
22:53justement cette reconversion
22:54un peu comme nous,
22:55on l'a fait,
22:55parce qu'on s'est reconvertis
22:57avant, pendant
22:58et pas après la carrière.
23:00Pourquoi ?
23:01Parce que je pense
23:01que la plus grande richesse
23:02aujourd'hui,
23:02notre métier,
23:03ce n'est pas notre salaire,
23:04mais toutes les portes
23:05qui sont ouvertes autour de nous.
23:06Et si tu arrives justement
23:07à fructifier tout ça,
23:09tu arrives à construire
23:09des choses importantes
23:11avec des entrepreneurs,
23:13parce que là,
23:13de la même façon,
23:14aujourd'hui,
23:15avec Bruno,
23:15on construit des choses,
23:17mais la réalité,
23:19c'est qu'il y a
23:19un amour incompris
23:20entre le monde du sport,
23:22les sportifs
23:22et les entrepreneurs.
23:23Notre relation se traduit
23:25seulement à travers une photo,
23:26après un match,
23:27si je me trompe,
23:28et puis c'est tout,
23:29alors qu'on peut développer
23:30énormément de choses.
23:31Pourquoi je dis ça ?
23:32Parce qu'effectivement,
23:34il y a beaucoup de personnes
23:36qui finissent sans rien,
23:37il y a beaucoup de personnes
23:37qui finissent sans dépression.
23:39Moi, personnellement,
23:40oui, certes,
23:41j'ai attaqué ma reconversion
23:43pendant ma carrière,
23:44ça a bien fonctionné,
23:46aujourd'hui,
23:47ça fonctionne bien,
23:48mais quand la lumière,
23:48elle s'éteint,
23:49ça fait mal.
23:50Ça fait mal,
23:51parce qu'il y a des choses
23:52qui te manquent,
23:53comme je le disais tout à l'heure,
23:54il y a des entraînements
23:54qu'on ne peut plus faire,
23:55qu'on ne fait plus,
23:56et du coup,
23:57oui, certes,
23:58tu peux avoir tout ce que tu veux,
23:59mais tu n'as plus
24:00cette adrénaline,
24:01et donc, du coup,
24:02tu t'isoles,
24:04et ce n'est pas facile,
24:05ce n'est pas facile,
24:06mais à travers,
24:06je pense,
24:07une bonne reconversion,
24:08c'est des symptômes
24:09et des chiffres
24:10qu'on peut,
24:11aujourd'hui,
24:11inverser,
24:13et qu'on va pouvoir,
24:14justement,
24:17démontrer
24:17qu'à travers tout cela,
24:19à travers la reconversion,
24:20l'athlète a son mot à dire
24:22dans le monde de l'entreprise.
24:23Jordi,
24:24c'est quelque chose
24:24que vous anticipez,
24:26un accompagnement psychologique,
24:29quand vous ne serez plus
24:30le boxeur
24:31que vous avez toujours rêvé d'être
24:34et que vous avez commencé
24:34à être très, très jeune ?
24:36Alors, moi,
24:37ce qu'il faut savoir,
24:37c'est que j'ai l'habitude
24:38de faire beaucoup d'interventions
24:40avec des jeunes,
24:42donc j'aimerais vraiment
24:43rester dans le monde
24:44de la boxe,
24:45dans ce que je sais faire
24:46et ce que je connais.
24:47Ça m'arrive de faire
24:48pas mal d'interventions aussi
24:49avec,
24:50pas que des jeunes,
24:52dans des EHPAD,
24:53ça m'arrive,
24:54voilà,
24:54de faire plein de choses
24:55et c'est vrai que,
24:57voilà,
24:57j'aimerais vraiment
24:58bien rester dans ce monde-là
24:59qui est être pédagogue,
25:02apprendre vraiment les...
25:03Tout le monde peut boxer,
25:05demain,
25:05il y a des chefs d'entreprise
25:06qui peuvent boxer aussi
25:08et voilà,
25:08j'aimerais vraiment
25:09passer mes diplômes
25:10pour pouvoir permettre
25:12à tout le monde
25:13de boxer.
25:15Blaise,
25:16sur cet aspect
25:18du soutien psychologique,
25:20est-ce que vous,
25:20vous avez été accompagné
25:22à la fin de votre carrière
25:24par peut-être
25:25un psychologue ?
25:26Est-ce que vous avez eu
25:27besoin du soutien
25:27de vos proches,
25:28de votre famille ?
25:28Est-ce que voir
25:30le premier rassemblement
25:31des Bleus
25:33après avoir accroché
25:34des crampons,
25:34ça a été difficile
25:35pour vous ?
25:37Non,
25:37comme je l'ai dit
25:37tout à l'heure,
25:38j'ai eu la chance
25:39d'être un peu éloigné
25:40de tout ça
25:41parce que je vis
25:42aux Etats-Unis,
25:43à Miami,
25:45mais c'est vrai
25:45que le soutien
25:46de la famille
25:47a été un élément
25:48important dans ma décision.
25:50Je pense que j'étais
25:50encore en capacité
25:52de continuer,
25:54mais du fait
25:55que j'étais
25:57déjà dans le mode
26:00entrepreneur,
26:01pour moi,
26:02c'était une suite logique.
26:05Je ne me suis pas
26:06tant posé la question.
26:08Après,
26:09je sais
26:11par des proches
26:12justement
26:13qu'il y a des collègues
26:14qui ont eu plus de mal
26:15et je pense
26:17que la préparation
26:19est importante
26:20à ce niveau-là
26:22pendant la carrière
26:23parce que c'est vrai
26:24que quand on arrive
26:27après,
26:29j'ai envie de dire
26:29qu'il est trop tard.
26:31C'est plus compliqué
26:33derrière de rebondir.
26:34On a besoin
26:35de plus de temps
26:35donc comme je l'ai dit,
26:39on a en club
26:41des objectifs,
26:42les clubs ont des objectifs
26:44mais important
26:45justement
26:45de penser
26:47à l'après
26:48et ça,
26:48ça se prépare
26:49pendant.
26:50Alors,
26:51quelle solution
26:52justement ?
26:53Il y a un amour
26:53à pomperie,
26:54disait Johan,
26:55entre les entreprises
26:55et les sportifs
26:56qui pourtant ont
26:57des intérêts communs,
26:58des projets
26:59qui peuvent être communs.
27:00Quelle solution,
27:01Bruno,
27:01pour faire mieux
27:02le pont
27:02entre le monde
27:04du sport
27:04et le monde
27:05de l'entreprise
27:06dès la carrière
27:08et qu'il soit autre chose
27:08qu'une photo
27:10à la sortie
27:11d'un match
27:11comme disait Johan ?
27:12Déjà,
27:13ce qu'on est en train
27:13de faire là,
27:14on en parle.
27:16Moi,
27:16je crois,
27:17je crois,
27:17nous croyons
27:18au travail
27:19et au sport.
27:20Déjà,
27:20le travail,
27:21en fait,
27:22finalement,
27:22on parle du sport,
27:24Samuel parlait tout à l'heure
27:25du corps des armées.
27:26Samuel Thual,
27:27merci.
27:28Et il parlait
27:29du corps des armées
27:30et globalement ici,
27:32nous,
27:32on pense que le travail
27:32est utile
27:33à chaque individu
27:34tout au long de sa vie.
27:35Et à partir du moment
27:36où vous avez un job
27:37que vous avez choisi
27:38et que vous réalisez dedans,
27:39c'est vachement mieux
27:40dans la vie.
27:41Et en même temps,
27:41on est sur un sujet
27:42qui n'est pas statique,
27:43c'est dynamique.
27:44Donc,
27:44en effet,
27:44dans le sport,
27:45à un moment donné,
27:46pour des réactions physiques,
27:47etc.,
27:47ça s'arrête.
27:48Pour autant,
27:49Blaise l'a rappelé,
27:49Johan Jordi aussi,
27:50ça continue.
27:51Donc,
27:51nous,
27:52on pense que ça,
27:53c'est un axe clé.
27:56Ensuite,
27:56le sport,
27:57tout à l'heure,
27:58j'ai écouté un peu
27:59les tables qu'il y a eu,
28:00mais moi,
28:00j'avoue que j'ai toujours aimé
28:02le sport,
28:03mais j'ai été fasciné
28:03par les JO
28:04et ce que ça a créé
28:05comme élan.
28:06Et c'est vrai qu'aujourd'hui,
28:07Samuel l'a rappelé aussi,
28:08je le cite la troisième fois,
28:10mais il y a une interview
28:10de lui dans l'équipe
28:11où il dit
28:11les entreprises doivent mieux
28:12et plus s'engager dans le sport.
28:14On a souvent attendu
28:16des pouvoirs publics,
28:17mais les entreprises
28:18doivent le faire
28:19parce qu'elles n'ont
28:19beaucoup à trouver là-dedans.
28:20Elles n'ont beaucoup à trouver
28:21évidemment dans l'image
28:22que le sport véhicule
28:24auprès de la société,
28:25auprès des entreprises.
28:26En tout cas,
28:26nous,
28:27j'ai vu tout à l'heure
28:27le bateau d'Actual,
28:29c'est assez fascinant.
28:30je ne connaissais pas la mer,
28:30mais quand tu vois ça,
28:31tu te dis,
28:32c'est assez incroyable.
28:34Donc du coup,
28:35ça,
28:35j'ai envie de dire,
28:35c'est le minimum
28:36et puis maintenant,
28:36il faut aller plus loin.
28:37Donc plus loin,
28:38ça veut dire concrètement,
28:39de la même manière
28:40qu'on ne peut laisser personne
28:41en difficulté face au travail,
28:43on ne peut pas laisser
28:44le monde du sport
28:44en difficulté
28:46une fois que les projecteurs
28:47sont éteints.
28:48Et donc moi,
28:49j'ai beaucoup d'espoir
28:50pour la suite
28:50parce qu'on peut parler
28:52de dépression,
28:52etc.
28:53Mais moi,
28:54je sais que derrière la pluie,
28:55il y a toujours le soleil
28:56et qu'après,
28:57c'est à nous de créer ça.
28:58Donc il faut qu'on crée des solutions
28:58et pour tout vous dire,
29:00le groupe actuel
29:00va en créer
29:01et en créer déjà
29:02mais va aller plus vite
29:03et plus fort là-dessus.
29:04C'est la raison pour laquelle
29:05notamment,
29:06vous êtes réunis ici aujourd'hui,
29:08c'est parce que c'est un sujet
29:09qui vous tient à cœur.
29:11Johan,
29:11peut-être là-dessus,
29:11vous avez décidé
29:13d'avancer
29:15sur cette voie-là
29:18avec Blaise,
29:20avec Actual,
29:21avec Lorme Anodou aussi
29:22qui était là.
29:23Je pense que c'est
29:24une suite logique pour nous.
29:26On a envie de redonner,
29:27on a envie de...
29:30d'aider,
29:31je pense,
29:32le monde du sport.
29:32On a beaucoup parlé
29:33de boxe et de foot
29:35mais il y a les Jeux Olympiques,
29:38il y a des personnes
29:38qui, malheureusement,
29:40même en faisant une carrière
29:41de plus de 18 ans,
29:44n'arrivent pas
29:45à survivre
29:46après la carrière.
29:47Donc je pense
29:48qu'il y a des solutions
29:49à apporter.
29:50Bien évidemment,
29:51si on est là aujourd'hui
29:52réunis,
29:52ce n'est pas pour rien.
29:54C'est aussi pour annoncer
29:56qu'on est en train
29:57de travailler
29:57sur un projet
29:58qui verra le jour
30:00dans quelques mois.
30:02Vous pouvez nous en dire
30:02un petit peu plus
30:03sur ce projet.
30:04On va rester un peu
30:06encore
30:08en sous-marin,
30:09on va dire,
30:10mais on est en train
30:11de préparer
30:12quelque chose
30:12d'intéressant.
30:14Je pense que tout le monde
30:15connaît Blaise aujourd'hui.
30:17Vous connaissez son surnom,
30:17non ?
30:18C'est Mathudy ?
30:19Ok.
30:21Alors,
30:30vous pouvez être sûrs
30:31que ce qu'on est en train
30:32de faire,
30:32c'est quelque chose
30:33d'important
30:34et d'intéressant
30:35et qui va pouvoir
30:37faire avancer les choses
30:38dans le bon sens.
30:39Peut-être pour conclure,
30:40avant de prendre
30:41les questions du public,
30:43un mot que vous aimeriez
30:44dire chacun aujourd'hui
30:46à un jeune sportif,
30:47quelqu'un qui commence
30:47sa carrière.
30:49Un mot d'espoir,
30:50peut-être Bruno,
30:52ou un mot d'avertissement
30:54de votre part,
30:55chacun votre tour,
30:56on va commencer par vous Bruno.
30:57Quelque chose,
30:58voilà,
30:59un mot que vous voudriez
31:00adresser à un jeune
31:02pour préparer l'après,
31:04pour préparer demain,
31:05après le sport.
31:06Moi, c'est un mot
31:07qui est valable
31:08dans le monde du sport
31:09et dans l'entreprise,
31:10c'est proactivité.
31:11Allez-y,
31:12allez de l'avant.
31:14Blaise.
31:15Je vais le dire
31:15en plusieurs mots,
31:16et profite bien évidemment
31:18de ces instants
31:19qui sont uniques
31:21et pense à demain.
31:24Yoann ?
31:25Je vais peut-être dire
31:27sortir de sa zone
31:28de confort
31:28parce que c'est
31:29ce qui fait avancer,
31:30que ce soit dans le sport
31:31ou à l'extérieur
31:32et surtout profiter
31:34de chaque instant
31:35et faites ce que vous aimez.
31:38Alors,
31:38vous y êtes encore aujourd'hui
31:40dans la carrière,
31:40mais il y a des plus jeunes
31:41qui poussent derrière.
31:42Qu'est-ce que vous leur dites ?
31:43Moi,
31:44ce que j'aimerais dire
31:45à un jeune aujourd'hui,
31:46la discipline avant tout
31:47et puis profiter,
31:48comme Blaise l'a très bien dit,
31:49c'est des moments exceptionnels
31:51quand on gagne
31:52un match de football
31:52ou un combat de boxe,
31:54quand on a la ceinture
31:55autour de la taille,
31:56il faut savourer.
31:57Et oui,
31:58pas que après,
31:59mais pendant,
32:00il faut y penser aussi,
32:01bien sûr,
32:01parce que les années
32:02passent très vite
32:03et il faut y penser pendant.
32:07Merci Emma,
32:08merci à tous les quatre.
32:16C'est jeune
32:16à qui vous venez
32:17de donner des conseils
32:18très précieux.
32:19Il y en a beaucoup
32:19dans la salle
32:20et j'imagine
32:20qu'ils ont des questions.
32:23On va essayer
32:24de prendre
32:24le plus de questions possible,
32:26donc on va essayer
32:27d'être tous concis
32:28pour que tout le monde
32:29s'y retrouve.
32:35Allez,
32:36une question ici.
32:38Bonjour à tous.
32:40Je me rappelle Nathan,
32:41je suis président
32:41d'une association
32:42de foot sale
32:43à Herblay
32:44dans le 95.
32:46Déjà,
32:46je voulais remercier Blaise
32:47pour tous les moments
32:48que tu nous as fait vivre
32:49en tant que supporter parisien
32:51et en tant que français.
32:53J'avais une question
32:55par rapport à Playz.
32:57Comment t'es venue l'idée
33:00et tu t'es rapproché
33:01de qui et comment
33:02et pourquoi ?
33:03Moi,
33:03je connais de nom
33:04Boubakar Kébé
33:05qui est à la SR Mont,
33:06donc à côté de chez nous.
33:07Et donc,
33:08je voulais savoir
33:08pourquoi t'es entouré
33:09de ces gens-là
33:10et comment tu vois
33:12l'avenir sur Playz ?
33:13Et si tu cherches
33:14des éducateurs,
33:15je suis là aussi.
33:18Écoute,
33:19je vais te répondre
33:20très franchement.
33:23J'étais à Paris
33:25avec mon fils,
33:26mon fils qui a 10 ans,
33:27qui joue aussi au football
33:29et c'est vrai
33:31qu'aujourd'hui,
33:32tu vas me le confirmer,
33:33on a du mal
33:34à jouer dans la rue,
33:35s'amuser
33:36comme nous,
33:37on le faisait
33:37quand on était petits
33:39et du coup,
33:40mon fils qui vit aux Etats-Unis
33:42donc a pas d'amis
33:43sur la région parisienne
33:45donc j'avais envie
33:46qu'il se maintienne
33:46et pas qu'il reste
33:47à la maison
33:48avec les téléphones
33:51et donc je cherchais
33:52un coach
33:54et malheureusement,
33:54il n'y avait pas de coach
33:56à côté de chez moi
33:58et donc du coup,
33:58on m'a conseillé
33:59un coach
34:00qui était à Évry,
34:01c'était à une heure
34:02de chez moi
34:04parce que mon fils
34:05ne veut pas être entraîné
34:06par son père.
34:07Ça, j'ai du mal
34:08à comprendre
34:09mais bon.
34:12Et du coup,
34:13il a fallu
34:14que je fasse
34:14une heure de trajet
34:17pour qu'il puisse
34:18s'entraîner
34:20et derrière,
34:20je me suis dit
34:21mais ce n'est pas possible
34:23de faire une heure
34:23de trajet.
34:24Pourquoi pas créer
34:25justement une plateforme
34:26qui lirait à la fois
34:29un coach
34:31diplômé,
34:31une méthodologie
34:32que je mettrais en place
34:34d'où Poubacar Kébé
34:36et des terrains
34:39qui liraient tout ça.
34:40Et donc aujourd'hui,
34:41aujourd'hui,
34:42oui,
34:42on a plus de 100 coachs
34:45diplômés,
34:45on a,
34:47je ne connais pas
34:48exactement le nombre
34:49mais plus de
34:516000 users
34:53actifs
34:53entre la France
34:54et les Etats-Unis
34:54et j'en suis fier
34:57parce que
34:57aujourd'hui,
34:59c'est quand même
34:59un accompagnement
35:00et surtout donner
35:02du plaisir aux enfants
35:03parce que
35:04pour être très honnête
35:07aujourd'hui,
35:08les jeunes ont du mal
35:09à prendre du plaisir
35:10en club.
35:10Il y a beaucoup
35:11de compétitions,
35:12je pense que tu le sais,
35:14très jeunes
35:16et je trouve ça dommage
35:17donc moi,
35:18c'était vraiment
35:18qu'ils puissent progresser
35:19sans qu'on ait
35:20à les juger
35:22et aujourd'hui,
35:22on en est là
35:23et il y a beaucoup
35:24de choses qui arrivent,
35:25je ne veux pas
35:26trop en parler
35:26mais il y a beaucoup
35:27de choses qui vont
35:28arriver derrière.
35:37Bonjour,
35:39moi en tant que
35:40grand fan
35:40de l'équipe
35:42de l'Eister
35:42et de Boxe Anglaise,
35:44ma question
35:44va tout naturellement
35:45s'adresser
35:46à Blaise Matjudji.
35:49Donc voilà,
35:50tout d'abord,
35:50je voulais te remercier
35:51comme mon compatriote
35:53à côté
35:54pour cette
35:55deuxième étoile
35:56et surtout
35:57pour cette
35:58célébration iconique
35:59et la musique
35:59qu'on a tous en tête
36:00qui va avec.
36:02Voilà,
36:02moi ma question
36:03aujourd'hui
36:03parle du rapport
36:04à l'image
36:04qui est avec
36:05il y a une énorme
36:06pression médiatique
36:08de nos jours.
36:09Est-ce que toi,
36:10avec les réseaux sociaux,
36:11est-ce que toi
36:11si tu avais été
36:12footballeur à cette époque,
36:13si tu avais 18 ans
36:13maintenant,
36:15est-ce que tu penses
36:15que tu aurais pu gérer ça
36:16ou est-ce que tu penses
36:17que tu serais cramé
36:18ou est-ce que,
36:19et justement
36:19j'aimerais rebondir
36:20sur ça,
36:21en parlant
36:22de la nouvelle génération
36:23ou d'une ancienne génération
36:25qui revient,
36:26on a vu le comeback
36:27de Florent Thauvin.
36:31Voilà,
36:31j'ai vu que,
36:33enfin,
36:33je sais que la dernière fois
36:34qu'il avait été appelé
36:35en équipe de France,
36:36tu étais encore en sélection.
36:38Voilà,
36:39je voulais te demander
36:40si,
36:41toi,
36:42si Deschamps t'appelait,
36:43est-ce que tu serais,
36:44voilà,
36:45toujours...
36:47Est-ce que tu aurais
36:49toujours les jambes
36:49pour faire 12 km de pressing ?
36:51Tu es bon.
36:54Je voulais juste
36:54vu que le retour
36:55des anciens
36:56était à la mode.
36:57Merci Blaise.
36:59Merci pour ta question.
37:03Je vais répondre
37:04par la deuxième.
37:06Écoute,
37:06je ne pense pas
37:07que j'aurais les jambes.
37:09J'ai essayé avec mon fils
37:10et ça ne marche pas.
37:11Mais très heureux
37:13du retour de Florian,
37:15je pense que
37:16c'est un joueur
37:17qui n'a rien lâché
37:18et ça revient au sujet
37:20qu'on a évoqué tout à l'heure.
37:21Il est aussi passé
37:22par des moments difficiles
37:23et c'est un exemple
37:24qui démontre
37:25que quand tu t'accroches
37:27et que tu te...
37:28tu mets tout dans le travail,
37:30tu es récompensé derrière.
37:32Et ça,
37:32ça va pour le foot,
37:34pour le sport
37:34de manière générale,
37:35mais aussi
37:36dans la vie de tous les jours.
37:38Donc bravo,
37:38bravo à Florian
37:39et je suis content pour lui.
37:43Sur la question,
37:44si vous aviez eu 18 ans
37:46aujourd'hui,
37:47est-ce que votre début
37:48de carrière aurait été le même ?
37:49Est-ce que vous l'auriez vécu pareil ?
37:51Oui, alors,
37:53j'ai eu la chance
37:54quand même
37:55d'avoir...
37:57j'ai eu la chance
37:58d'avoir des parents
37:59qui m'ont toujours aidé
38:01à garder les pieds sur terre.
38:02donc moi qui ai toujours
38:05écouté mes parents,
38:07l'éducation
38:07que m'ont inculqué
38:09et les valeurs
38:10que m'ont inculqué
38:10mes parents,
38:12mes grandes soeurs
38:12et grands frères,
38:13parce que je suis le plus jeune
38:14de la famille,
38:16je pense que je serais
38:17resté toujours le même.
38:18Et aujourd'hui,
38:20malgré tout ce que j'ai pu vivre,
38:23je suis toujours
38:25le blaise
38:26que l'on a connu
38:28à Saint-Étienne
38:29pour Johan
38:29et pour d'autres à Troyes.
38:31Donc, voilà,
38:33c'est grâce aussi
38:36à mes parents
38:37et j'encourage justement
38:38tous ces jeunes-là
38:40qui,
38:40dans n'importe quel sport,
38:42quand ils réussissent,
38:43ne jamais oublier
38:44d'où ils viennent,
38:46où ils ont grandi
38:47et surtout
38:48leur famille,
38:49leurs parents,
38:50leurs proches.
38:51C'est ce qui doit les maintenir.
38:54Merci.
39:03Bonjour à tous.
39:07Blaise ?
39:09Pas de souci.
39:11Super intéressant
39:12sur justement
39:13comment un jeune
39:14se construit
39:15étant jeune.
39:16Cette fois-ci,
39:17la question,
39:17je vais quand même
39:17la poser pour tout le monde
39:18parce que je sens
39:19qu'on bombarde
39:21un peu Blaise.
39:23Donc,
39:24tout simplement,
39:24quand on est très jeune
39:26et on sait que c'est
39:27de plus en plus tôt maintenant
39:28la performance,
39:29etc.,
39:29on peut le voir même
39:30avec des cas comme Yamal,
39:32comment on gère ça
39:33très très jeune
39:34vraiment dans le centre
39:35de formation
39:36comme tu le disais
39:37tout à l'heure,
39:38quand on se retrouve seul,
39:40peut-être avec effectivement
39:41quelques amis
39:41qui nous suivent
39:42mais quand on change
39:43de pays,
39:44on change de langue,
39:45voilà,
39:46c'est ma question.
39:47Merci pour vos réponses.
39:52Tu vois,
39:53tu as parlé de ton fils,
39:53moi mon fils,
39:54il pensait que pour signer pro,
39:55il fallait acheter une licence
39:56donc on est mal barré,
39:57tu vois.
40:00Non,
40:00pour le coup,
40:01c'est une très bonne question
40:02parce qu'aujourd'hui,
40:06je pense qu'on a
40:09eu beaucoup de difficultés
40:11à l'époque
40:11quand on est parti
40:12de notre famille
40:13parce que tu changes
40:15de contexte,
40:16tu n'as pas d'amis,
40:18tu arrives dans une équipe
40:21où il n'y a que des compétiteurs
40:23donc en vrai,
40:24le pote qui est à côté de toi,
40:25ce n'est pas ton pote
40:26parce qu'à la fin,
40:26il n'y en a qu'un
40:27qui doit réussir
40:29et ça,
40:30c'est super difficile
40:32parce que tu n'as que 12 ans,
40:34tu n'as que 13 ans
40:34donc super difficile
40:36à appréhender
40:37et après,
40:38sur l'aspect un peu,
40:39on va dire,
40:40étranger,
40:40donc quand tu dois voyager,
40:42etc.
40:43là, il faut se mettre
40:45au diapason tout de suite,
40:47je pense,
40:48en tout cas,
40:49moi,
40:49pour ma part,
40:49je pense que toi aussi,
40:50Blaise en Italie,
40:51moi,
40:52quand je suis parti,
40:53que ce soit en Italie
40:53ou en Angleterre,
40:54j'ai essayé de rester
40:55un maximum
40:56avec les Anglais,
40:58par exemple,
40:59pour m'imprimer
40:59de la culture,
41:00de la langue,
41:01bon,
41:01ça n'a pas été efficace
41:02au départ
41:02parce qu'ils mangent
41:04de manière très étrange
41:05avant les matchs
41:06donc j'ai voulu faire
41:06la même chose
41:07et ça n'a pas fonctionné.
41:11Mais ce que je veux dire,
41:13c'est qu'il faut
41:13apprendre les langues,
41:14il faut,
41:14aujourd'hui,
41:15le sport nous offre
41:17un passeport
41:17pour le monde
41:18et il faut en profiter
41:19et essayer
41:20de grandir
41:21avec cela.
41:24Allez,
41:25on va prendre
41:25encore deux questions.
41:29Bonjour,
41:30Maxime
41:30pour Amos Paris.
41:33Vous avez
41:33beaucoup responsabilisé,
41:35que ce soit
41:36n'importe qui d'entre vous,
41:37les parents,
41:38et les entreprises
41:39sur la carrière
41:41après le football.
41:44Récemment,
41:45le club du Crystal Palace
41:46a créé une branche
41:47pour accompagner
41:47sur trois ans
41:48les jeunes de son académie
41:50qui ne pourront pas
41:52intégrer l'équipe première.
41:54Donc,
41:54ça montre que
41:55les clubs sont capables
41:56d'initiatives
41:57d'accompagnement
41:58professionnel
41:58autres que dans le football.
42:01Donc,
42:02je voulais savoir
42:03ce que vous pensez
42:04que d'autres clubs
42:06pourraient mettre ça en place
42:08et peut-être même
42:09en place pour les footballeurs
42:10qui ne seront pas
42:11des jeunes issus
42:12de l'académie.
42:14Merci.
42:17Yoann,
42:17il connaît très bien
42:18le dossier.
42:19On a une private joke
42:20parce qu'il y a quelques jours
42:21sur un compte WhatsApp.
42:22On a eu toute l'analyse
42:23de Crystal Palace
42:23la semaine prochaine
42:24pour l'info.
42:25Toute l'analyse
42:25de Crystal Palace.
42:26Tu vas compléter.
42:27Je voulais juste
42:27dire un truc
42:28parce que ça me démangeait.
42:30Je pense que
42:31ce que j'ai entendu
42:31de ce qu'a dit Blaise,
42:32c'est l'éducation,
42:33l'instruction.
42:34Je crois que c'est le message
42:35qu'on veut porter.
42:36C'est de dire
42:37que les sports
42:37c'est une méga école
42:39mais l'école de la vie
42:41qui passe par l'éducation,
42:43par les valeurs
42:43que ton cul
42:44qui était parent,
42:44etc.
42:45Nous,
42:45on y croit beaucoup,
42:45l'instruction aussi.
42:47Je pense que les clubs
42:52Crystal Palace
42:53c'est peut-être
42:53un peu précurseur
42:54là-dessus.
42:54Il veut aller plus loin.
42:55Après nous,
42:56je vais citer un club
42:57qui bouge beaucoup
42:58en ce moment,
42:58c'est l'OL Lyon
43:00parce que j'ai le plaisir
43:02de rencontrer
43:03Michel Kante
43:03qui est pour moi
43:04une grande femme
43:07du sport
43:08dans le monde
43:08et dans l'entrepreneuriat
43:09et qui a une vraie vision
43:11aussi de ce qu'elle peut apporter
43:12en matière d'éducation,
43:13d'instruction
43:14auprès notamment
43:15des jeunes filles
43:15qui veulent se lancer
43:17dans le football
43:18et on sait que le sport féminin
43:19n'a pas encore
43:20eu le développement
43:21qu'il mérite.
43:22Je sais que ça bouge beaucoup
43:23mais Crystal Palace
43:24si tu veux répondre ?
43:25Non,
43:25c'est une très bonne question
43:27parce qu'aujourd'hui
43:28il y a plus de 300 métiers
43:29qui militent autour du sport
43:31et t'imagines bien
43:32que quand un joueur
43:33ne passe pas le cut,
43:34Blaise l'a dit tout à l'heure,
43:36il y en a sur une cinquantaine,
43:38il y en a un qui signe pro
43:39pour voir deux,
43:40les autres c'est à la trappe
43:41et il faut pouvoir
43:42les accompagner
43:43parce que c'est
43:44tout un rêve
43:45qui s'écroule
43:46et ce sont des gens
43:47qui aiment le sport
43:48et du coup
43:49qu'il faut pouvoir accompagner
43:51et l'initiative
43:52de Crystal Palace
43:54elle est très bonne.
43:55Bon,
43:55moi je l'avais vécu
43:57un peu avec Leicester
43:58parce que c'est vrai
43:58qu'ils étaient beaucoup
44:00à nos côtés
44:01que ce soit à l'arrivée
44:02ou à la fin
44:04donc c'est très bien
44:06et je pense que c'est
44:07en tout cas un exemple
44:08à suivre.
44:09Une dernière question
44:15Juste à votre gauche
44:16je m'appelle Raphaël Bulac
44:18je suis étudiant
44:19à Amos
44:19dans le 15ème
44:21et donc j'ai une question
44:23encore pour toi
44:24Blaise
44:24tu as dit
44:25que tu aimerais
44:26améliorer
44:27l'accompagnement
44:28des jeunes joueurs
44:29dans le football
44:30mais du coup
44:31avec Johan
44:32et Origins
44:33est-ce que vous comptez
44:34investir dans le football
44:36que ce soit dans l'associatif
44:37ou dans
44:39directement via les clubs
44:40ou directement
44:41via la formation
44:42est-ce que vous comptez
44:43investir dans le football ?
44:46Je crois qu'il y a du top secret
44:47encore qui n'a pas été dévoilé
44:48donc je ne sais pas
44:49si Blaise
44:50vous pouvez en dire davantage.
44:52Non, non
44:53mais je peux évoquer
44:53ce que je fais actuellement
44:57à côté de ça
44:58c'est aux Etats-Unis
44:59mais j'ai aussi
45:00parce que j'y vis
45:03et aussi mes enfants y sont
45:05j'accompagne
45:07et je donne beaucoup
45:08de mon temps
45:09sur le football
45:11aux Etats-Unis
45:12le soccer
45:13que l'on appelle
45:13aux Etats-Unis
45:14parce que je trouve
45:15qu'ils sont très en retard
45:17par rapport à ce qui se passe
45:18en France
45:18on est très doué
45:19en France
45:21au niveau des jeunes
45:23et de la formation
45:24et donc j'essaie
45:25d'accompagner
45:27d'aider
45:28et j'ai aussi
45:29grâce à ça
45:30l'aide
45:30de la FIFA
45:32qui est aussi
45:33derrière notre projet
45:35donc je leur remercie
45:37et bien évidemment
45:39que j'ai ce souhait
45:42avec Johan
45:43bien évidemment
45:43d'avoir un impact
45:46aussi sur le football français
45:48même si je sais
45:48qu'aujourd'hui
45:49quand même
45:50avec la FED
45:51on a vraiment
45:53des choses
45:55très très intéressantes
45:56sur le football amateur
45:58donc
46:00oui
46:00si je peux être utile
46:02c'est avec grand plaisir
46:04je l'ai fait
46:05à travers Playz
46:05mais pourquoi pas
46:07aider les clubs
46:08et les accompagner
46:09ça sera avec grand plaisir
46:12après
46:12comme je l'ai dit
46:14il y a de quoi faire
46:15on a de la matière ici
46:16il y a de très bons coachs
46:17donc
46:18on est vraiment
46:20très contents
46:20de ce que l'on a
46:21je peux vous dire
46:22qu'il y a une grande
46:23grande différence
46:24avec le soccer
46:25aux Etats-Unis
46:27et puis
46:28je pense qu'il doit y avoir
46:29des entreprises
46:30dans le public
46:31donc
46:32ce qu'il y a d'intéressant
46:33dans le fait
46:34d'investir dans un club
46:36c'est aussi
46:36qu'il y a énormément
46:37de choses à développer autour
46:39et ça
46:40ça rend la chose
46:40intéressante
46:41je pense
46:42Bruno
46:43ou je ne sais pas
46:43qui est dans le public
46:45mais
46:46voilà
46:46en tout cas
46:47les clubs
46:48c'est quelque chose
46:49de très attractif
46:51merci beaucoup
46:53merci à tous les quatre
46:55Jardy, Johan, Blaise, Béodot
46:57merci Emma
46:58merci à tous les deux
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