- il y a 2 heures
Intervenant(s) :
Alizé Cornet, marraine de la Team BNP Paribas Jeunes Talents, ex-N°11 mondiale
Jo-Wilfried Tsonga, parrain de la Team BNP Paribas Jeunes Talents, ex-N°5 mondial
Paul-Henri Mathieu, capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis
Astrid Lew Yan Foon, n°367 mondiale, membre de la Team BNP Paribas Jeunes Talents
Vincent-Baptiste Closon, responsable des partenariats, sponsoring et événementiel du Groupe BNP Paribas
Alizé Cornet, marraine de la Team BNP Paribas Jeunes Talents, ex-N°11 mondiale
Jo-Wilfried Tsonga, parrain de la Team BNP Paribas Jeunes Talents, ex-N°5 mondial
Paul-Henri Mathieu, capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis
Astrid Lew Yan Foon, n°367 mondiale, membre de la Team BNP Paribas Jeunes Talents
Vincent-Baptiste Closon, responsable des partenariats, sponsoring et événementiel du Groupe BNP Paribas
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00:02Allez, l'après-midi se poursuit. Merci d'être restés avec nous. Installez-vous confortablement,
00:08on a une magnifique table ronde qui nous attend dans une poignée de secondes maintenant avec ce
00:14souffle qu'on donne aux champions de demain sur et en dehors du terrain. Ils sont cinq à venir sur
00:20scène et pas n'importe qui. Joe Wilfried Songa, ex numéro 5 mondial, Alizé Cornet, 20 ans de carrière,
00:27ex numéro 11 mondial, Paul-Henri Mathieu, capitaine de l'équipe de France de Coupe Davis, Vincent
00:32Baptiste Clauzon, le responsable des partenariats du groupe BMP Paribas et une jeune tennis woman
00:38prometteuse, Astrid Liu Yanfoun, numéro 367e mondial. Ils vont entrer sur scène pour discuter
00:46avec nos deux journalistes de talent, mon cher collègue et ami Fabien Lévesque et Fabrice
00:51Abgral de Radio France. Bonjour à tous les deux. Installez-vous, Alizé, Astrid, Paul-Henri,
01:10Vincent Baptiste et Joe Wilfried. Bonjour tout le monde. Allez, je vous laisse discuter
01:24pendant cette table ronde et je reviens après comme depuis le début de la journée pour le
01:27temps d'échange avec vous. Merci Cécile. Bonjour à toutes et à tous. Bonjour. Déjà,
01:32je pense qu'on va applaudir ce casting exceptionnel. Avec à ma gauche Alizé Cornet, ex numéro 11 mondial
01:44en 2009, on le rappelle, qui a disputé 68 grand thème d'affilée de l'Open d'Australie. 69, ça
01:50commence bien.
01:51Open d'Australie 2007 à Roland-Garros 2024, je ne me trompe pas. Non, c'est ça, c'est bien
01:55ça. Ok,
01:56personne n'a fait mieux, tu le sais ça Alizé. Pour l'instant, j'espère tenir le record en quelques
02:01années encore. Joe Wilfried Songat avec nous, ex numéro 5 mondial. Il a disputé 30 finales dans sa
02:08carrière, il en a remporté 18, dont deux Masters 1000, à Bercy en 2008 et à Toronto en 2014 en
02:14battant
02:16Roger Federer, au passage. Ah, c'est un marqueur. Finaliste à l'Open d'Australie en 2008, finaliste du
02:27Masters en 2011, vainqueur de la Coupe Davis en 2017, vice champion olympique en double. Il a pris sa
02:50Raphaël Nadal, c'est un retranchement, on se rappelle à Roland-Garros, 4h53 minutes à Roland face à l'Espagnol.
02:55Donc merci d'applaudir également Paul-Henri Mathieu.
03:02Avec nous également, Astrid Lou-Yanfoun. Bonjour.
03:06Bonjour, âgée de 20 ans, espoir du tennis français. Elle est 367e joueuse mondiale et elle appartient donc à la
03:15team jeune talent de la BNP depuis 2021 et elle a participé aux qualifications de Roland-Garros en 2024.
03:25Oui, l'avenir du tennis français. Enfin avec nous, Vincent Baptiste Clauzon, responsable des partenariats sponsoring et événementiels du groupe
03:33BNP Paribas. Bonjour, Vincent Baptiste.
03:35Bonjour.
03:37Et c'est intéressant de nous avoir avec vous aujourd'hui parce que vous êtes à la tête aussi de
03:42la team BNP Paribas Jeune Talent qui a été créée en 2018.
03:45Ensuite, Joe Wilfried en est le parrain, Alizé également. Expliquez-nous concrètement en quoi consiste cette team BNP Jeune Talent
03:52pour accompagner les futurs pépites du tennis français.
03:56Bonjour à tous. Alors, la team BNP Paribas Jeune Talent, elle a maintenant un peu plus de 6 ans, je
04:02crois.
04:03On s'est retrouvés, c'était en 2018 avec notamment Joe, sur l'idée de se dire comment on peut
04:08être ensemble utile au tennis français et comment on peut accompagner au mieux des jeunes une carrière de tennisman.
04:14Alors moi, je ne le connais pas personnellement, mais on sait que c'est difficile. On sait que très jeunes,
04:18ça devient difficile parce qu'il y a des voyages, il y a des déplacements un peu de partout en
04:22France, en Europe et dans le monde entier.
04:24Et que ces jeunes, ils ont besoin de pouvoir faire leur choix. Ils ont besoin de pouvoir prendre leurs décisions
04:28assez tôt dans leur vie.
04:30Et à un moment donné, on s'est dit, comment on peut les aider ? Peut-être pas sur le
04:33cours, parce qu'on n'avait aucune légitimité pour le faire sur le cours, mais en dehors du cours.
04:36Et donc, on a lancé l'histoire avec Joe. On l'a réfléchi pendant assez longtemps pour être sûr d
04:42'être utile.
04:44Ben Pépariba est dans le tennis depuis 52-53 ans et notre souhait, c'était vraiment d'être absolument utile
04:50dans les projets qu'on allait mener.
04:52Et donc, on a commencé avec une petite équipe de 10, dans laquelle on avait Arthur Cazot, de souvenirs, Diane
04:58Paris, Elsa Jacquemot, je crois.
05:01On a grandi, on va bientôt fêter le cinquantième jeune dans le programme français.
05:05Et il y a huit teams comme ça dans le monde entier, aux Etats-Unis avec John McEnroe, en Belgique
05:12avec Justin Hénin.
05:14Et on a 150 jeunes dans le monde entier qui sont accompagnés de cette manière.
05:17Concrètement, c'est des bourses individuelles aussi entre 5 000 et 20 000 euros par an, en fonction des capacités
05:22financières des parents, pour essayer de les accompagner au mieux vers les hauts niveaux.
05:27En fait, il y a vraiment deux aspects. Il y a un premier aspect qui est en effet de se
05:30dire, faisons en sorte que l'aspect financier soit le moins possible un frein.
05:34Parce que le tennis coûte cher, les déplacements coûte cher, les tournois.
05:36Et l'équipe qu'un jeune de 15 ans, 15 ans, doit avoir autour de lui, commence déjà à coûter.
05:41Les parents ne peuvent pas obligatoirement accompagner.
05:43Donc, avec la Fédération française de tennis, qui est aussi partenaire du programme, on regarde comment on peut aider ceux
05:49qui en ont le plus besoin.
05:50Et puis, parallèlement à ça et surtout, on les accompagne collectivement sur des séminaires, sur une forme d'accompagnement, je
06:00ne dis jamais de conseils, mais en tout cas de témoignages qu'on peut leur donner.
06:04Et de personnes avec qui on peut les mettre en contact pour qu'ils puissent se faire leur propre avis.
06:09Puis, à un moment donné, prendre leurs décisions.
06:10Donc, il y a vraiment ces deux aspects-là qui durent maintenant depuis quelques années.
06:14Il bénéficie donc de bourses individuelles ?
06:16Alors, pour certains, il y a des bourses individuelles.
06:18Pour tous, il y a entre combien et combien en gros ?
06:20Entre 5 et 20 000 euros par an.
06:22D'accord.
06:23Et pour la totalité du groupe, donc les 50, il y a des séminaires où chacun vient généralement avec ses
06:28parents.
06:29Parce que, voilà, des jeunes enfants, finalement, les sujets sont autant des sujets pour les parents que pour les enfants.
06:35Et donc, on a besoin à un moment donné vraiment de créer ce collectif.
06:39Et ce qu'on aime bien dire, c'est que d'un sport individuel, avec ces séminaires qui durent généralement
06:432-3 jours et il y en a 3 par an,
06:45on arrive à créer quelque chose d'assez collectif entre eux.
06:48Les parents s'entraident, les parents se connaissent, ils peuvent se donner des conseils.
06:52Et les jeunes aussi, à leur tour, vivent un peu cet esprit d'équipe dans un sport qui reste un
06:56sport individuel.
06:57Mais voilà, de créer cette logique collective nous plaît beaucoup.
07:00Vous travaillez en étroite collaboration avec la Fédération Française de Tennis.
07:04Comment ça se passe ? C'est vous qui demandez certains joueurs ?
07:07C'est la Fédé qui vous donne les joueurs, qui fournit les joueurs de votre team ? Comment ça se
07:11passe ?
07:11C'est l'ensemble.
07:12On a un comité de sélection.
07:15Paul-Henri en a fait partie certaines années.
07:17Joe, en tant que parrain, et Alizé aussi.
07:21On étudie des listes de jeunes joueurs.
07:23On analyse leurs besoins, leurs potentiels, leurs envies, leurs motivations.
07:28Et après, on en choisit, selon les années, 2, 3, 4 en plus chaque année, en fonction de ce qu
07:34'ils vont laisser à leur place.
07:36Ce qui permet chaque année de renouveler ces jeunes joueurs.
07:40Alors, ce genre d'initiative, Joe, est-ce que ça vient combler un manque ?
07:43On voit bien la thématique, donner du souffle aux champions de demain sur et hors des terrains.
07:47C'est nécessaire, ce genre d'accompagnement ?
07:50Je crois que c'est nécessaire, effectivement.
07:53Sinon, ça n'existerait pas aujourd'hui.
07:56C'est un programme qui est important, évidemment, économiquement pour ces jeunes, puisqu'ils en ont besoin.
08:03Le tennis, comme l'a dit Baptiste, ça coûte vraiment très cher.
08:06Surtout quand on arrive à un certain niveau.
08:08Il faut voyager, il faut payer son matériel.
08:10Enfin bref, je ne vais pas faire la liste, mais c'est assez onéreux.
08:15Donc ça, c'est une première chose.
08:17Mais surtout, ils en ont besoin, surtout dans leur aventure, d'avoir des témoignages.
08:24D'avoir des témoignages à travers les séminaires qu'on peut faire.
08:27Les parents ont besoin aussi d'être rassurés, d'être éclairés sur ce qui se fait,
08:32sur l'expérience que va vivre leur enfant.
08:37Et le but de tout ça, en fait, c'est de les rendre, finalement, assez autonomes pour prendre des décisions.
08:43Et être capable, à un moment donné, de se dire, bon ben voilà, on a rencontré tel intervenant.
08:50Il nous a expliqué ça.
08:51On a rencontré tel joueur de tennis.
08:54Il nous a raconté son histoire.
08:56Et dans tout ça, nous, on va être capable de prendre finalement une décision, puisqu'on est au courant de
09:01ce qui va se passer pour notre enfant dans les prochaines années, dans les prochains mois, dans les prochaines semaines.
09:07Donc, oui, c'est un programme qui est hyper important et, en tout cas, qui a fait ses preuves jusqu
09:12'à aujourd'hui, puisqu'on a, c'est quoi, c'est peut-être plus d'une dizaine de joueurs qui
09:16ont intégré le top 100,
09:18donc qui sont vraiment professionnels, qui en vivent aujourd'hui et dont c'est le métier.
09:22Donc, aujourd'hui, clairement, on se rend compte que ce programme a une vraie résonance et reste très important pour
09:30les joueurs et joueurs.
09:31Oui, on peut citer donc Diane Paris, Elsa Jacquemot, Arthur Cazot, qui a fait finale cette année à Kitzbul.
09:38On peut citer Lucas Bernaché, qui a remporté Roland-Garros Junior également.
09:42Gabriel Debrue, également, Roland-Garros Junior en 2022.
09:46Et aussi le tennis fauteuil.
09:47Il y a Xenia Chastot, notamment, que vous avez...
09:50En fait, depuis le début, on s'est dit, il faut vraiment, on veut être ouvert à l'ensemble des
09:55joueurs.
09:56Donc, on a décidé qu'on avait 50% de garçons, 50% de filles et des jeunes en tennis
10:00fauteuil.
10:01Donc, dans chaque promo, on a à chaque fois eu un jeune en tennis fauteuil.
10:04Il y en a 5 au total.
10:05C'était important parce que c'est l'ensemble du tennis qu'on voulait accompagner de cette manière-là.
10:09Alors, c'est vrai qu'on a parlé de l'aspect financier, essentiellement, depuis le début de cette intervention.
10:14Alizé, il y a aussi un aspect à appréhender, c'est la gestion de la pression du sport de haut
10:20niveau.
10:20Ça, c'est essentiel aussi.
10:22Oui, bien sûr.
10:23En fait, c'est l'essentiel de nos interventions avec Joe, c'est d'essayer de leur partager nos témoignages
10:28pour, justement, évoquer ces sujets-là.
10:31Ces sujets qui concernent l'émotionnel, le psychologique et tout ce qu'on peut affronter, finalement, quand on est sur
10:36un terrain de tennis.
10:37C'est super pour ces jeunes-là d'avoir des témoignages comme les nôtres.
10:40Alors, Joe, il a arrêté il y a un peu plus longtemps que moi, mais c'est vrai qu'on
10:43est quand même des jeunes retraités et on se souvient, on a encore au fond de nous tout ce qu
10:48'on peut ressentir sur un terrain.
10:50Et c'est génial de pouvoir aborder ces sujets-là pour leur donner des clés, des outils.
10:55On sait à quel point le tennis, c'est un sport psychologique.
10:58C'est même avant tout un sport psychologique.
11:00Tout le monde sait jouer au tennis, tout le monde sait faire des coups droits, des revers.
11:04Maintenant, la condition, on va dire, athlétique des joueurs et des joueuses est de plus en plus performante.
11:09Donc, ça se joue de plus en plus dans la tête.
11:11Et c'est vrai que là-dessus, on essaye, on va dire, d'apporter notre pierre à l'édifice.
11:15Et moi, j'adore ces moments d'échange avec les jeunes.
11:19Il y en a certains qui sont très demandeurs, d'autres qui sont un peu plus timides, un peu plus
11:22en retrait.
11:24Mais c'est génial de pouvoir juste être dans la transmission.
11:28Quand on m'a proposé d'être marraine de la team Jeunes Talents, moi, c'est un projet qui m
11:32'a tout de suite plu.
11:33J'avais tout juste pris ma retraite et je réfléchissais déjà comment je pouvais me rendre utile.
11:38Et là, vraiment, je ressens que je peux aider, finalement, un petit peu à ma mesure, les jeunes qui sont
11:45en train de se lancer, Astrid et les autres.
11:48Et ce qui est chouette aussi, c'est de créer ce lien, finalement, entre marraine et filleule.
11:52Et je pense qu'ils savent qu'ils peuvent compter sur nous s'ils ont des questions.
11:56Je ne suis pas sûre qu'ils soient encore suffisamment à l'aise pour prendre leur téléphone et nous appeler.
12:00Mais nous, c'est ce qu'on veut avec Joe, c'est qu'ils se sentent vraiment complètement libres et
12:04qu'on soit un peu des grands frères et des grandes sœurs pour pouvoir les aider à exploiter le maximum
12:10de leur potentiel.
12:11Et voilà, il y a du boulot, c'est jamais trop.
12:15Tout à l'heure, tu disais, est-ce que ça comble un manque ? Je ne sais pas, mais en
12:17tout cas, c'est un beau bonus.
12:19C'est un beau bonus pour eux.
12:20Et c'est vrai que moi, si j'avais pu avoir ce genre de soutien quand j'étais plus jeune,
12:24j'aurais été vraiment très demandeuse.
12:27Donc, comme l'a dit Joe, c'est vraiment une super opportunité pour nous et pour eux.
12:32Mais vous partagez votre expérience, mais bon, ça se situe pas au niveau de la tactique, de la technique ou
12:37quoi que ce soit.
12:38C'est quoi ? Vous partagez votre expérience avant tout, les pièges à éviter.
12:42C'est ça un petit peu votre discours avec ces jeunes-là ?
12:45Oui, alors en fait...
12:46Ce n'est pas sur le cours ou ce n'est pas des entraînements.
12:49C'est ce que je suis en train de poser comme question.
12:50Oui, non, pas toujours.
12:52Alors, ça peut l'être.
12:53Ça peut l'être ?
12:53En l'occurrence, ça pourrait l'être si on est avec eux sur le terrain.
12:58Mais souvent, ce qui est marrant, et Baptiste l'a dit tout à l'heure, c'est souvent, en tout
13:02cas moi, les discussions que j'ai pu avoir, c'était souvent avec les parents qui avaient besoin d'être
13:07éclairés, en gros, sur ce qui allait se passer pour leurs enfants dans les prochains mois, dans les prochaines années,
13:12les aider à prendre des décisions.
13:14Et comme Baptiste l'a dit encore tout à l'heure, on n'est pas là pour donner des conseils,
13:19en fait.
13:19On est juste là pour un témoignage, on est là pour raconter notre histoire et qu'ils puissent, effectivement, à
13:27un moment donné, quand ils vont être face à une décision, se dire, ah oui, mais on m'avait dit
13:31ça, on m'avait dit ça.
13:33On est là aussi pour crédibiliser, effectivement, les intervenants dans les différents séminaires qu'ils font avec le BNP Paribas
13:41Jeunes Talents.
13:44Un exemple, si le nutritionniste, il vient, il va leur dire, il faut faire comme ci, il faut faire comme
13:49ça, lui, il a des certitudes parce que c'est son métier.
13:52Et nous, on va venir avec une anecdote, avec une expérience, leur raconter ce qui s'est passé pour nous,
13:59que quand on était jeunes, on mangeait du McDo, puis après, on s'est blessés.
14:03Parle pour toi, hein.
14:06Et c'est pour ça que...
14:07Attends, j'en reste là.
14:09C'est Gaël Monfils qui mangeait du McDo.
14:11Non, là, j'exagère, mais ce que je veux dire, c'est que, effectivement, c'est dans ce genre de
14:18témoignage, en fait, que nous, on va apporter de la crédibilité à ce qu'il leur est dit tous les
14:21jours.
14:22Nous, on n'invente rien, mais effectivement, notre témoignage a souvent un peu plus de portée, finalement, que ce qu
14:30'on leur dit tous les jours.
14:32Alors, on va se tourner vers...
14:33Oui ?
14:33Non, j'allais juste rajouter que, finalement, il n'y a pas de piège à éviter.
14:36Et, au final, si c'est fait avec bienveillance, avec humilité, avec humanité, tout passe.
14:41En fait, l'essentiel, c'est qu'il y ait vraiment cet échange entre nous.
14:45Et les jeunes savent qu'on a expérimenté les mêmes choses qu'eux sur le cours.
14:49Et ça, ça nous donne une certaine crédibilité pour en parler.
14:52Sur tous les aspects que comporte une vie d'athlète professionnelle, on l'a vécu, on l'a traversé, on
14:57a eu des hauts et des bas.
14:57Et, en fait, c'est ça qu'on a envie d'insuffler aux jeunes, c'est ces histoires-là, pour
15:02qu'ils puissent s'en inspirer, en tirer le meilleur et créer leur propre chemin.
15:06Alors, on va se tourner vers Astrid, jeune talent, de BNP, Paris-Va.
15:12Comment vous avez été repérée ? Comment ça s'est passé, votre intégration ?
15:15Bonne question.
15:18Ah, vous êtes arrivée comme ça, vous avez frappé à la porte, vous êtes rentrée.
15:22Non, c'est vrai, c'est une bonne question.
15:25Je pense que mes parents ont fait la demande aussi.
15:29Et puis, c'est vrai qu'avant que je rejoigne la team, je voyais mes copines dans la team.
15:34Je parle de Jenny Lim, par exemple, qui arrivaient à Pembois.
15:39Et ça m'intéressait beaucoup, que ce soit l'aspect financier, mais aussi les séminaires qu'elle avait.
15:48Et, par exemple, des interventions avec des sportifs de haut niveau, comme Tony Parker, je pense direct à lui.
15:56Et c'est vrai qu'on a beaucoup de chance d'avoir des interventions de sportifs de haut niveau.
16:03Je pense aussi à Sarah Balzer, il y a quelques mois, après les JO.
16:07Et c'est génial.
16:09Ça vous donne des clés supplémentaires pour atteindre le haut niveau, finalement, Astrid ?
16:14Oui, je pense que ça m'aide beaucoup, que ce soit sur le terrain, mais aussi en dehors.
16:19Comme je disais, on a certains séminaires durant l'année où on a des activités, par exemple, media training,
16:27où on nous aide à bien répondre aux journalistes, ou même à voir, on nous propose des cours d'anglais
16:33pour l'étranger.
16:35Ça, Joe, il aurait aimé les cours d'anglais, non ?
16:38Oh, le tir !
16:39C'est moche, je ne sais pas ce que ça veut dire, ça, mais...
16:41Non, mais à l'école, on faisait l'anglais, quand même.
16:43Ah, mais Joe, typiquement, quand on doit répondre à un discours après une finale d'un grand chelaine...
16:47Moi, je faisais encore du tennis au fond de la classe.
16:48J'ai de l'anglais, ce n'était pas mon truc.
16:50Mais c'est le genre de choses qui peut parasiter un joueur de tennis.
16:52Oui, tout à fait.
16:53Moi, je sais que j'ai assez mal vécu.
16:57J'ai fait cette erreur, finalement, de ne pas m'intéresser assez, finalement, à l'anglais avant d'aller sur
17:02le tour.
17:03Et je me suis retrouvé devant 15 000 personnes en demi-finale, après avoir battu Raphaël Nadal à l'Australian
17:08Open,
17:09devant Jim Courir, qui, évidemment, a un anglais parfait.
17:13Il est américain.
17:14Mais il parle français, en plus.
17:15Voilà, et je me suis retrouvé à ce qu'il me pose une question que je ne comprenais pas,
17:20et où je devais donner une réponse, où la langue parlée n'était pas la mienne.
17:26Et c'est vrai que c'était vraiment compliqué.
17:29Donc, aujourd'hui, bien vivre, par exemple, sur le tour de tennis, c'est aussi parler anglais.
17:35Et c'est hyper important pour sociabiliser, déjà, dans un premier temps.
17:38On voyage tout au long de l'année sur tous les continents.
17:42Et c'est hyper important, finalement, de se sentir bien, pour être bien dans ses baskets,
17:47pour avoir envie de jouer, pour avoir envie de s'entraîner correctement,
17:50parce qu'on est bien dans ses bottes.
17:53Et donc, pour moi, effectivement, l'anglais est l'exemple parfait de ce qui m'aura manqué aussi un tout
17:58petit peu,
17:59pour me sentir encore mieux.
18:00Mais vous n'êtes pas le seul, parce qu'Arnaud Clément, je ne sais pas si vous vous en souvenez,
18:03mais en 2001, il fait finale à l'Open d'Australie, il rencontre André Agassi,
18:09il ne parlait pas anglais, ou quasiment pas,
18:11il avait demandé à un journaliste en conférence de presse de le traduire,
18:15et il avait demandé à Philippe Bouin, le journaliste de l'équipe très connu,
18:19de lui écrire son discours de fin de match, de fin de finale,
18:23parce qu'il était incapable de le faire.
18:26Et je pense qu'il était plus tendu par rapport au discours que la finale en elle-même.
18:31Non, mais c'est incroyable.
18:33C'est quand même révélateur d'un vrai problème, c'est-à-dire que quand tu paniques plus de te
18:37dire,
18:37si je gagne, je vais devoir parler devant tout le monde.
18:40Mais il avait fait deux discours, il avait demandé à Philippe Bouin de lui faire deux discours.
18:43C'est problématique, donc effectivement, nous, c'est dans...
18:47Par exemple, moi, je vais donner l'exemple, quand je vais leur parler,
18:50je vais leur donner l'exemple de l'Open d'Australie,
18:54pour imager finalement ce qu'on va leur dire,
18:56où on va leur dire que c'est important de parler anglais,
18:58c'est important pour votre carrière.
19:01Paul-Henri, est-ce qu'on sous-estime certains aspects qui peuvent freiner l'accès au très très haut niveau
19:06?
19:09Comme, c'est-à-dire ?
19:11L'anglais en fait partie, par exemple.
19:12Oui, on fait partie.
19:13Après, il y a tellement de choses, effectivement, à prendre en compte.
19:17Je pense qu'il y a la relation aussi avec les journalistes.
19:19Quand on arrive assez jeune sur le circuit,
19:21on ne sait pas forcément comment réagir en conférence de presse,
19:25aussi le jugement qu'il peut y avoir vis-à-vis d'eux.
19:28Donc, il y a une petite méconnaissance, effectivement, dans le média training,
19:33moi, personnellement, que je n'avais pas du tout eu à l'époque.
19:36Et on est souvent mis sur le devant de la scène assez rapidement,
19:39quand on a des résultats.
19:40Et ensuite, quand ça va un petit peu moins bien, on ne comprend pas trop.
19:43Et donc, on se referme un petit peu sur nous-mêmes.
19:46Fabrice me connaît depuis très longtemps.
19:48Il sait que ça a été un petit peu mon cas, effectivement.
19:50Et quand on est jeune, c'est assez difficile à gérer.
19:53Donc, j'ai envie de dire que la partie comme média
19:57est souvent, effectivement, un petit peu sous-estimée
20:00quand on arrive sur le circuit.
20:01Mais une qui a toujours été très à l'aise, c'est Alizé.
20:04Comment ?
20:04Ça a toujours été très à l'aise.
20:05Oui, mais Alizé, c'est son métier depuis toute jeune.
20:08Le premier Roland Garros à 15 ans, quand même.
20:11J'étais formée dans l'utérus, moi, pour les interviews.
20:13Non, j'allais rajouter qu'on sous-estime aussi souvent
20:15les temps creux dans une carrière de tennis.
20:17Parce que finalement, le temps que ça nous prend
20:21d'être sur le cours et d'être dans la gym,
20:22c'est peut-être une demi-journée, un peu plus.
20:24Mais après, il y a tous ces temps de battement,
20:26aussi, quand on est en tournoi, sur le circuit.
20:29Qu'est-ce qu'on fait de son temps libre ?
20:30Tout cet aspect, encore une fois, psychologique
20:32qui fait qu'on est bien ou pas dans sa carrière,
20:34c'est aussi de savoir gérer
20:36tous ces temps en dehors du cours.
20:38Ils sont nombreux.
20:38C'est comme quand on est sur le cours,
20:40il y a les moments où on tape la balle,
20:42mais il y a tous ces moments entre les points
20:44où finalement, notre cerveau fait un travail par lui-même.
20:48Et en fait, il ne faut pas sous-estimer
20:49cette préparation-là à ces temps creux.
20:52Le circuit, c'est beaucoup, beaucoup de voyages,
20:54c'est beaucoup de temps d'attente.
20:56Entre les tournois, avant les entraînements,
20:58après les entraînements, on est souvent loin de chez soi.
21:00Et ça, on le sous-estime parce que finalement,
21:02il y a quoi comme formation pour être 40 semaines par an
21:06loin de chez soi ?
21:07Ça n'existe pas.
21:08Il faut juste s'adapter.
21:09Et le métier de joueur de tennis, c'est de l'adaptation.
21:12Et ça, aider les jeunes, les préparer à cette vie de voyage,
21:15à cette vie de sacrifice.
21:16Alors, le sacrifice, c'est un peu fort
21:18parce qu'on le fait par passion,
21:19mais il y a quand même des compromis à faire.
21:21Ça, c'est important de le mettre en lumière
21:24et de les sensibiliser à cette vie qui est quand même hors norme.
21:30Il y a un aspect que, Joe, vous avez développé
21:33sur un réseau social, je ne sais plus lequel,
21:36sur le fait que vous êtes votre propre...
21:38Votre polémique, c'est journaliste.
21:39Non, vous êtes votre propre entreprise.
21:42Et c'est aussi intéressant pour Astrid,
21:44il faut qu'elle écoute ça.
21:44Vous êtes votre propre entreprise.
21:47Vous gagnez de l'argent, c'est vrai.
21:49Mais ce qu'on oublie souvent, c'est que vous payez l'hôtel,
21:51vous payez vos entraîneurs, vous payez vos préparateurs physiques.
21:54Enfin bon, il y a tout un staff autour de vous.
21:56Ça vous coûte de l'argent.
21:58Et vous perdez plus que vous ne gagnez, généralement,
22:00des matchs, généralement.
22:03Alors que quand on est dans le football,
22:04quand on perd, bon, on joue la semaine d'après.
22:07Mais bon, il y a 11 joueurs,
22:09tous ces responsables.
22:10Mais quand vous êtes sur le cours, vous êtes tout seul.
22:12Et vous êtes responsable de ceux qui travaillent avec vous.
22:15Et ça, c'est quand même très important.
22:16Et c'est un aspect qu'on a du mal à maîtriser, généralement,
22:19quand on vous regarde à la télévision ou sur un cours de tennis.
22:23Oui, tout à fait.
22:24Quand on voit un joueur de tennis souvent à la télévision,
22:27déjà, c'est souvent un produit,
22:29alors je ne vais pas dire fini,
22:30mais en termes de formation ténistique,
22:35tout ça, c'est quand même un produit fini.
22:37Et en fait, avant d'arriver là,
22:38il y a évidemment beaucoup de choses à gérer
22:42et qui dépassent finalement le sport,
22:45puisque le tennis, c'est un sport individuel,
22:47c'est un sport professionnel.
22:49Et c'est vrai que ce n'est pas évident à gérer.
22:52Et c'est pour ça que les séminaires sont importants,
22:56parce qu'ils vont venir mettre le doigt sur des choses
22:59que les jeunes vont vivre dans leur carrière,
23:04pour lesquelles ils ne sont souvent pas encore confrontés,
23:07mais qui vont arriver incessamment sous peu,
23:10parce que c'est des jeunes qui ont entre 14 et 18 ans.
23:15Donc, ils ne sont pas loin finalement d'être professionnels.
23:18Ils jouent déjà très, très bien au tennis.
23:21Et effectivement, on a le côté économique à gérer,
23:28on a le côté humain surtout,
23:31puisque moi, je vais engager mon entraîneur,
23:34mais je vais aussi devoir lui dire à un moment donné,
23:37j'ai envie de travailler avec quelqu'un d'autre,
23:39j'ai envie d'apprendre d'autres choses.
23:41Et c'est des fois très dur.
23:43On va devoir aller devant notre manager,
23:50essayer de comprendre un contrat,
23:52un contrat de sponsoring,
23:53un contrat, enfin, peu importe le contrat,
23:55mais tout d'un coup, on va s'intéresser à du juridique,
24:00alors que ce n'est pas du tout notre métier.
24:03On n'a pas été formé pour ça,
24:04on n'a pas fait d'études pour ça.
24:05Nous, on est juste des joueurs de tennis
24:06qui courent après la petite balle jaune.
24:09Mais effectivement, tout d'un coup,
24:11on va s'inventer plein de métiers.
24:13Et c'est là que, en fait, la difficulté arrive.
24:17Être un très bon joueur de tennis, c'est une chose.
24:19Le rester sur des années, c'en est une autre,
24:22puisqu'on est confronté à bien des problèmes.
24:25Alors, Paul-Henri, il y a cette initiative,
24:27effectivement, de la team BNP,
24:28mais globalement, est-ce que les jeunes esports
24:30du tennis français sont suffisamment accompagnés
24:32vers le haut niveau ?
24:33Est-ce qu'il y a plein de pièges à éviter, finalement ?
24:35Oui, il y a plein de pièges à éviter.
24:36Je veux dire, on n'est jamais assez bien accompagnés.
24:39Effectivement, l'initiative de la BNP est fantastique.
24:42Moi, j'aurais adoré me faire accompagner
24:46avec cette méthode-là en étant plus jeune.
24:48Alors oui, il y a la fédération qui accompagne,
24:50mais pas dans tous les domaines.
24:52Ils ne peuvent pas tout faire.
24:54Comme on l'a dit précédemment,
24:55il y a plein de pièges à éviter,
24:57plein de choses aussi à anticiper.
24:59Alors, parfois, c'est bien aussi
25:00de se prendre un petit peu le mur,
25:02parce que c'est comme ça qu'on apprend aussi.
25:03Mais c'est bien aussi, parfois, qu'on nous prévienne,
25:06de faire attention ou juste dire que c'est normal
25:08que de temps à autre, on échoue.
25:11Et d'avoir aussi des interlocuteurs
25:13qui ne soient pas dans le jugement.
25:15En fait, qu'ils soient là juste pour accompagner,
25:16pour un petit peu éclaircir certains sujets.
25:19On parle d'agent, d'accompagnement des parents,
25:25de médiatraining,
25:26enfin, plein de sujets psychologiques.
25:28Donc ça, je pense que...
25:30Oui, je pense que c'est important,
25:32mais on n'est jamais assez accompagné.
25:35On peut toujours l'être davantage.
25:38Et Astrid, justement, ça vous rassure
25:39que la BNP soit là pour encadrer votre carrière,
25:44que des ex-joueurs comme Alize et Cornet,
25:47Paul-Henri Mathieu et Joey Fritzonga
25:49soient là pour vous donner des conseils ?
25:50Ça vous rassure ?
25:51Oui, je suis rassurée,
25:55parce que déjà, on a un parrain
25:57et une marraine juste fabuleuse.
26:01Non, c'est vrai.
26:03Puis j'ai eu la chance aussi de jouer Alize
26:05juste avant qu'elle arrête sa carrière.
26:08Donc on a...
26:12Non, c'est vrai.
26:13J'ai joué contre ma filleule, quoi.
26:14C'est trop bizarre.
26:15Et ça a donné quoi, le score ?
26:16J'ai perdu.
26:17Attends, j'ai gagné, heureusement,
26:18parce que...
26:21Sinon, c'était la fin du monde pour moi.
26:23Eux ne le sentent pas forcément toujours,
26:25puisqu'on n'est pas toujours en direct avec eux.
26:29Quand on fait les séminaires,
26:31on est souvent pris à partie par les parents.
26:34On est souvent...
26:36Moi, je suis souvent à discuter
26:38dans mon académie avec les coachs,
26:41et pas forcément directement avec le joueur.
26:46ils ont tout un staff,
26:49ils s'entraînent tous à des endroits différents.
26:52Et effectivement,
26:54des fois, le meilleur moyen d'aller toucher un joueur,
26:58finalement, c'est de passer par son entourage,
27:01puisque c'est eux qui murmurent, entre guillemets,
27:03à l'oreille du joueur ou de la joueuse.
27:06Et Astrid, le fait d'être accompagné financièrement également,
27:08est-ce que ça enlève une forme de pression négative ?
27:12Je pense, oui.
27:16À un moment donné,
27:17je culpabilisais un peu envers mes parents,
27:19parce qu'on m'a appris la notion de l'argent,
27:23et je sais qu'une carrière, ça coûte très cher,
27:26une saison, ça coûte très cher.
27:28Donc, c'est vrai,
27:29ça enlève une pression supplémentaire,
27:33que ce soit pour moi,
27:34mais aussi pour mes parents, je pense.
27:37Donc, oui.
27:39Et d'ailleurs, c'est un des enjeux du programme,
27:42de se dire, voilà,
27:43on enlève les cailloux dans les chaussures,
27:46qui peut être la pression financière,
27:48qui peut être l'après-tennis,
27:50c'est-à-dire qu'ils savent tous
27:51qu'ils ne vont pas tous réussir,
27:53mais ceux qui ne réussiront pas,
27:54ils pourront nous appeler,
27:55on pourra les aider d'une manière ou d'une autre,
27:57les accompagner.
27:58Là, je crois qu'il y en a 10 qui sont partis,
27:59comme à l'époque, Paul-Henri,
28:01aux Etats-Unis.
28:02Sur 50, il y en a déjà 10
28:03qui sont en université aux Etats-Unis.
28:05Ils savent que quand ils reviendront en France,
28:06ou même aux Etats-Unis,
28:08on peut aller les aider,
28:08on peut les accompagner.
28:09Et ça, c'est une pression
28:11qui fait qu'ils vont pouvoir se concentrer
28:13sur le jeu et sur leur tennis.
28:15D'ailleurs, Vincent Baptiste,
28:17depuis le début du programme en 2018,
28:19il y a eu 53 jeunes accompagnés
28:20par la team BNP.
28:22Aujourd'hui, il y en a 4
28:22qui ont mis le projet tennis entre parenthèses.
28:25Comment on gère la gestion de l'échec aussi ?
28:29On le gère déjà en se disant
28:31que ça fait partie de la courbe
28:33et quasiment des statistiques.
28:36Ils ne seront pas tous champions de tennis.
28:38Et c'est ce qu'on partage à chaque fois
28:39dans le programme.
28:41On leur partage aussi des clés
28:43qui vont leur permettre
28:44de s'ouvrir à autre chose.
28:46Il y a quasiment la moitié des séminaires
28:48qui sont sur des sujets
28:49qui peuvent être extérieurs au tennis.
28:52On a parlé des questions juridiques,
28:54on a parlé des questions
28:56parfois de gestion de leur agenda.
28:58Ce sont des clés qui sont données
28:59par des grands champions
29:00et qui vont leur donner une ouverture,
29:02une confiance en eux
29:03qui fait que même s'il y a un échec
29:05dans le tennis et dans le projet
29:06qui était le projet principal pour eux,
29:08à un moment donné,
29:08ils vont pouvoir rebondir
29:09et puis s'appuyer sur nous
29:11parce qu'on est là pour ça.
29:12Et ils savent qu'on sera à leur côté
29:15dans l'après-tennis aussi.
29:16Est-ce que c'est un échec finalement, Fabien ?
29:20Tu n'es pas y arrivé ?
29:21Pour eux, peut-être.
29:23C'est difficile d'encaisser
29:23pour un jeune qui rêve d'atteindre...
29:25C'est un rêve qui s'écroule.
29:26Oui, mais alors à la limite,
29:27un rêve qui s'écroule, peut-être.
29:30Mais un échec,
29:31sachant ce que le tennis apporte au quotidien,
29:33l'école de la vie que ça représente,
29:35c'est vrai que quand on a une vision court terme,
29:37c'est difficile pour un jeune
29:38de ne pas le considérer comme un échec.
29:39Mais c'est aussi une opportunité
29:41vers autre chose.
29:41On parlait des jeunes
29:42qui sont partis aux Etats-Unis
29:44faire leurs études.
29:45Et puis même la discipline
29:46que ça apprend au quotidien,
29:47la rigueur,
29:49la création d'objectifs et tout ça,
29:51c'est quelque chose
29:51qu'on va garder toute une vie.
29:53Donc au final, c'est vrai
29:54qu'à court terme,
29:54ça peut paraître un échec.
29:55Mais à long terme,
29:57finalement,
29:57tenter une carrière professionnelle
29:59ne représentera jamais un échec.
30:01C'est une expérience.
30:02Et je pense que le fait
30:03de le considérer comme un échec,
30:04ça aussi, ça peut faire partie
30:05d'une pression supplémentaire.
30:07Parce que c'est soit on réussit,
30:08soit on échoue.
30:08Non, c'est pas aussi binaire que ça.
30:10C'est comme le dirait
30:12quelqu'un de très célèbre.
30:13Je ne sais plus ce que c'est.
30:14Je perds ou j'apprends.
30:15Alors, j'aime bien avoir
30:17cette philosophie-là
30:17parce que sinon,
30:18c'est la fin du monde
30:19quand tout s'arrête.
30:20Et ce n'est pas l'objectif.
30:21On a envie que les jeunes
30:23qui n'arrivent pas
30:24à devenir professionnels
30:25continuent à grandir
30:26en tant que personnes,
30:27à s'épanouir
30:28et finalement réussissent
30:30dans autre chose.
30:31Oui, Joe,
30:31parce que vous,
30:32vous l'avez presque vécu, ça.
30:33Juste avant 2008,
30:34quand vous étiez blessés,
30:35vous ne saviez pas trop
30:36si vous alliez pouvoir
30:38devenir joueur professionnel
30:39parce que vous avez été blessés
30:40très sérieusement.
30:42Donc, à un moment,
30:43vous vous êtes dit
30:44je n'y arriverai pas.
30:47Oui, oui, oui.
30:47Je me suis dit
30:48que je n'y arriverai pas.
30:49C'était en quelle année ?
30:50C'était 2004-2005 ?
30:51Non, c'était entre 2004
30:54et 2007.
30:56J'ai été blessé,
30:57donc j'ai fait
30:57une double hernie discale.
31:00La plupart de mes aînés
31:01se sont arrêtés
31:01un an après avoir eu
31:02plus ou moins cette blessure-là.
31:04Donc, c'est vrai que c'était...
31:07Je n'avais pas vraiment
31:08de certitude sur le fait
31:09que j'allais pouvoir continuer
31:10à bien jouer au tennis.
31:14Heureusement,
31:15j'ai eu la chance
31:15de faire la carrière
31:16que j'ai faite,
31:17mais ça m'a énormément...
31:18Enfin, cette période d'échec,
31:19si on peut considérer comme ça,
31:22en fait,
31:23comme l'a dit Alizé,
31:24c'était vraiment
31:24un apprentissage pour moi.
31:26Ça m'a aussi permis,
31:27en fait,
31:27de m'ouvrir
31:28et de me rendre compte
31:29que ça pouvait s'arrêter
31:30du jour au lendemain.
31:32Et du coup,
31:33moi, j'ai préparé
31:34d'une certaine manière
31:36mon après-carrière
31:37dans cette période-là
31:39où je me suis dit
31:40qu'en fait,
31:41à tout moment,
31:42le tennis,
31:42ça s'arrête.
31:43Peut-être que ça vaut le coup
31:44aussi de m'intéresser
31:45à d'autres choses
31:46que juste mon sport.
31:49Et effectivement,
31:51aujourd'hui,
31:52je me rends compte
31:52que pendant cette période-là,
31:53j'ai aussi été curieux.
31:56Je me suis intéressé
31:58à pas mal de choses
31:58et ça m'a permis
32:00de préparer un peu
32:01mon après-carrière.
32:03Donc, effectivement,
32:06on vient...
32:06en jouant au tennis,
32:08en fait,
32:09tout le monde
32:09ne sera pas champion.
32:10Il n'y a qu'une place
32:11de numéro un,
32:12entre guillemets.
32:13Mais on vient valider
32:14des compétences
32:15et ces compétences-là,
32:17elles peuvent nous amener
32:18effectivement
32:19vers d'autres horizons.
32:22Dans les séminaires,
32:24effectivement,
32:24on parle de plein de choses.
32:26On parle d'économie,
32:27on parle de santé,
32:27on parle de psychologie,
32:30on parle de...
32:35de maintes et maintes choses.
32:36qui leur permettent aujourd'hui
32:39finalement de s'ouvrir
32:40et pourquoi pas
32:41de trouver une voie ailleurs
32:42que dans le sport professionnel.
32:45Paul-Henri,
32:45c'est quoi la clé essentielle
32:47pour devenir le champion de demain ?
32:50Qu'est-ce qui compte le plus
32:51pour réussir ?
32:54Prendre du plaisir
32:55dans ce qu'on fait.
32:56Je pense que, voilà,
32:57on fait des choses par passion.
32:59Comme l'a dit
33:00très justement Alizé,
33:04on essaye d'aller vers quelque chose
33:05mais il n'y a pas d'échec.
33:07Tant qu'on essaye
33:08et qu'on fait le maximum,
33:10il arrivera ce qui arrivera
33:11mais on apprend
33:13quoi qu'il se passe.
33:15Et pour moi,
33:15c'est important
33:16de faire les choses
33:17avec passion.
33:18Quand j'étais gamin,
33:20j'ai été piqué,
33:21passionné
33:21par la petite balle jaune
33:23depuis tout petit
33:25et je pense que
33:25la plupart qui sont
33:27ici à côté de moi,
33:28c'est la même chose.
33:29et si on veut arriver
33:31à faire quelque chose
33:32de beau et de grand,
33:34il faut être passionné
33:36et savoir prendre du plaisir.
33:38Je pense qu'il faut avoir
33:39beaucoup d'humilité aussi
33:40parce que le sport,
33:41c'est une remise en question
33:42permanente.
33:44On a parlé d'échec
33:47mais nous,
33:48dans le tennis,
33:48on perd toutes les semaines.
33:50Quasiment.
33:51Joe a gagné un petit peu plus
33:52mais t'as quand même perdu.
33:56Mais on est amené
33:57quand même à perdre
33:57toutes les semaines.
33:58Donc c'est vraiment
33:59une remise en question
34:00constante qu'on doit avoir.
34:02Donc il faut se préparer
34:03aussi à ça.
34:05Toutes ces petites choses-là
34:06sont vraiment
34:08très importantes.
34:09Mais s'il y a une chose
34:09pour moi à retenir,
34:10c'est de prendre du plaisir
34:12et être passionné
34:14par ce qu'on fait.
34:16Je viens d'arriver
34:18sur la scène.
34:18C'est le moment
34:19de discuter avec vous
34:21dans le public.
34:22J'imagine que vous avez
34:22tous énormément de questions
34:24pour nos grands champions
34:25qui sont sur cette scène.
34:28sur cette scène avec nous.
34:29N'hésitez pas à lever la main,
34:31à vous lever
34:31et à vous présenter
34:33et à poser votre question
34:34fort et claire.
34:38Bonjour.
34:39À droite.
34:41Voilà, à droite.
34:42Je m'appelle Naïm,
34:43association Trofasso
34:44dans la reconversion
34:45des sportifs,
34:46justement professionnels.
34:48En termes de skills
34:49et de stratégie
34:51que peut apporter le tennis,
34:53dans quoi vous voyez
34:54les sportifs pros
34:55qui n'ont pas pu
34:57aboutir leur carrière
34:58jusqu'à votre niveau ?
34:59Dans quoi vous les voyez ?
35:01Quel type d'entreprise
35:03vous les voyez
35:04être les cibles
35:05pour des recrutements,
35:06par exemple ?
35:07Grâce au tennis ?
35:10Est-ce que vous avez compris
35:11la question ?
35:11Est-ce que je peux répéter ?
35:12Non, non,
35:13on a compris la question.
35:14Dans quel domaine
35:15on peut s'épanouir
35:16quand on arrête une carrière ?
35:17Ça mérite réflexion,
35:18en fait.
35:18Ce n'est pas une question facile.
35:19Ils peuvent tout faire.
35:20Vous savez,
35:21ils peuvent tout faire.
35:21Exactement.
35:22En fait,
35:22moi, je ne vois pas
35:23de barrière.
35:23Le tennis,
35:24c'est un sport assez complet.
35:26C'est vrai que quand on va
35:26au bout,
35:28on est confronté
35:29à énormément de choses.
35:30Je pense que,
35:31comme tous les sports,
35:33on a une vraie capacité
35:34de travail.
35:35On a une capacité
35:36de résilience.
35:37On a une capacité
35:38d'échec.
35:38On a une capacité aussi
35:40à vraiment se lancer
35:41dans le vide
35:42parce qu'une carrière
35:44sportif,
35:44on ne sait jamais
35:45si on va être
35:46Michael Phelps.
35:47J'ai pris un Américain,
35:48j'aurais dû prendre
35:49un Français.
35:49En plus,
35:50il est très bon.
35:52Mais en fait,
35:54on ne sait jamais
35:57finalement...
35:58Si on vous avait dit
35:59que vous alliez devenir
36:00chef d'entreprise...
36:00On ne sait jamais
36:00ce qu'on va devenir.
36:02Je veux dire,
36:02dans la salle,
36:03il y a certainement
36:03énormément de personnes
36:04qui avaient un rêve
36:05différent de ce qu'ils vivent
36:08aujourd'hui.
36:08Donc, voilà,
36:09je crois que le sportif
36:11a juste quand même
36:13énormément
36:16de capacités
36:17qui valident
36:17sans s'en rendre compte.
36:19Justement,
36:20je pense qu'à la fin
36:21d'une carrière,
36:22faire un bilan de compétences
36:23pour les sportifs
36:23de haut niveau
36:24peut être quelque chose
36:24de vraiment très intéressant
36:26parce qu'effectivement,
36:27parfois,
36:28on ne sait pas.
36:28On a chacun une personnalité
36:30qui est complètement différente.
36:32On a consacré
36:33quasiment toute notre vie
36:35à notre passion.
36:37Ensuite,
36:37il faut soit on continue
36:38dans cette voie
36:39de cette passion
36:39par un métier
36:41qui peut assouvir
36:42un petit peu
36:42ce qu'on faisait
36:43par le passé
36:44ou partir complètement
36:45sur autre chose.
36:46Mais souvent,
36:47on n'est pas assez accompagné.
36:48On ne sait pas.
36:49On est un peu lancé
36:50dans le vide.
36:51Et effectivement,
36:52pouvoir faire un bilan
36:53de compétences
36:54et pouvoir aussi
36:55prendre conscience
36:56qu'on peut faire autre chose
36:58peut être quelque chose
36:59de vraiment très gratifiant.
37:00Mais pour ça,
37:00il faut être effectivement accompagné.
37:02mais il faut vous rendre compte
37:03à liser,
37:04à liser romancière aujourd'hui.
37:08Troisième livre,
37:09non ?
37:09C'est improbable.
37:11Voilà.
37:12Joe,
37:15il est chef d'entreprise.
37:16Est-ce que vous auriez
37:17pu imaginer un seul instant
37:18que vous alliez être
37:18chef d'entreprise
37:19au début de votre carrière ?
37:20Non.
37:21Et Paul-Henri
37:21a lancé sa marque.
37:23Comment ?
37:23Paul-Henri a lancé sa marque.
37:25Et Paul-Henri a lancé sa marque.
37:26Donc voilà,
37:28c'est variable
37:29en fonction aussi
37:30des tempéraments
37:31des personnes.
37:31Merci beaucoup Naïm
37:32pour votre question.
37:34La prochaine
37:36est à gauche cette fois.
37:39Bonjour,
37:40c'est Hugo.
37:41Donc je suis étudiant en STAPS
37:43et j'avais une question
37:44plutôt pour Alizé
37:46et Joe.
37:48Donc vous avez connu
37:49le sport avant l'ère
37:52je dirais
37:53des réseaux sociaux
37:56et de l'hypermédiatisation.
37:59Vous avez été épargné
38:00par la question
38:01alors que vous ?
38:02Je suis un peu plus vieux.
38:04Même très vieux
38:05j'ai l'impression
38:06en entendant la question.
38:07Alors du coup
38:09pensez-vous
38:09que les jeunes
38:10champions d'aujourd'hui
38:12ils vivent
38:13une pression différente
38:14voire plus lourde
38:15que celle
38:16que vous avez connue ?
38:19Alors moi
38:19je trouvais déjà
38:20que j'avais vécu
38:22une pression plus lourde
38:23que mes aînés.
38:26mais aujourd'hui
38:26clairement
38:27je pense qu'ils sont exposés
38:29beaucoup plus que nous
38:29on l'était
38:30en tout cas du moins
38:31au début de ma carrière
38:32avec Alizé
38:33je pense que
38:34et Paul-Henri
38:35on fait partie
38:36un peu de cette transition
38:37quand même
38:37où nous on a vécu
38:39à internet
38:41pendant nos carrières
38:42où vraiment
38:42ça a pris
38:43ça a pris de l'élan
38:44et puis après
38:45les réseaux sociaux
38:46qui sont arrivés
38:46sur la fin.
38:48Donc c'est vrai
38:48qu'aujourd'hui
38:49les jeunes sont
38:50beaucoup plus exposés
38:51que nous
38:52et ça doit pas être évident
38:55je pense que ça mérite
38:57justement
38:58des heures
38:59de réflexion
39:03de formation
39:04autour de ça
39:05pour eux
39:05puisque
39:06c'est quand même
39:07assez spécial
39:08de pouvoir être filmé
39:0924h sur 24
39:11et de se retrouver
39:12sur la toile
39:13à l'autre bout du monde
39:15en une seconde
39:16et sans compter
39:17la pression
39:17des parieurs sportifs
39:18également
39:19à tout moment
39:19sans compter
39:20évidemment
39:21les personnes
39:22mal intentionnées
39:23mais effectivement
39:25aujourd'hui
39:26les jeunes
39:26ont encore
39:27un sujet
39:28en plus
39:29à traiter.
39:30Ça je sais pas
39:31Astrid
39:31si t'étais présente
39:33mais ça fait partie
39:33des formations
39:34qu'on se doit
39:35de leur donner
39:35régulièrement
39:36les paris sportifs
39:37comment on réagit
39:38qu'est-ce que j'ai le droit
39:39de faire
39:39comment je peux
39:41porter plainte
39:42quand il s'agit
39:42de porter plainte
39:43toute la question
39:43des réseaux sociaux
39:44donc voilà
39:45ça fait vraiment partie
39:46des nouvelles compétences
39:48le dopage
39:49on a des expériences
39:50de jeunes
39:50qui ont une formation
39:52d'antidopage
39:53dans un des séminaires
39:54et qui se retrouvaient
39:55par hasard
39:56la semaine suivante
39:57sur leur premier contrôle
39:58antidopage
39:59quel est mon droit
40:00quel est mon devoir
40:01dans cette situation là
40:02c'est l'apprentissage
40:04de la vie de champion
40:04qui passe par un nombre
40:06de plus en plus important
40:07de sujets
40:09de compétences
40:09à savoir vivre
40:11après pour compléter
40:12ce que je disais
40:13tout à l'heure
40:13effectivement
40:14ils ont d'autres sujets
40:16à traiter
40:17qui sont parfois positifs
40:18mais aussi
40:19qui sont parfois négatifs
40:20mais aussi positifs
40:21puisque les réseaux sociaux
40:22effectivement
40:22c'est aussi pour eux
40:24l'occasion
40:24de se montrer
40:25comme ils ont envie
40:26de se montrer
40:27donc
40:28Et ça peut attirer
40:29des sponsors
40:30Et ça peut attirer
40:31des sponsors
40:32et ça permet
40:33effectivement
40:33de peut-être
40:35mieux financer
40:36sa carrière
40:37et de continuer
40:38à encore mieux
40:40progresser
40:40mais
40:42effectivement
40:43les réseaux sociaux
40:44c'est quand même
40:45un sujet
40:45qu'il faut traiter
40:47Merci Hugo
40:48pour votre question
40:49la prochaine
40:52Bonjour à tous
40:53on parle beaucoup
40:54de santé mentale
40:56mais dans le tennis
40:57de plus en plus
40:58de performances physiques
40:59avec notamment
41:00les monstres
41:00Sinner, Alcaraz
41:01etc
41:02et c'est une question
41:03qui va plutôt être tournée
41:04pour toi Astrid
41:05peut-être aussi
41:06Alizé et Joe
41:09Richard parlait
41:10récemment
41:10de l'apparence
41:11et avec les réseaux sociaux
41:13que les jeunes
41:14dans le circuit
41:15étaient de plus en plus
41:16fermés
41:16qu'il y avait de moins
41:16en moins de contacts
41:17il disait que
41:20tout au long
41:20de votre tournée
41:22sur l'année
41:22vous pouvez
41:23à l'époque
41:25jouer à des jeux
41:26de cartes
41:26partager des vrais moments
41:28sociables
41:29ensemble
41:31est-ce qu'aujourd'hui
41:32peut-être Astrid
41:33c'est moins le cas
41:34qu'à ton époque
41:35Joe ou Alizé
41:36justement avec
41:36les réseaux sociaux
41:37et ce renfermement
41:39sur la propre
41:41personne des joueurs
41:42Pour mon cas
41:43je dirais que non
41:46on adore jouer
41:47aux jeux de cartes
41:48en tournoi
41:49on a beaucoup
41:49de temps de libre
41:50donc on essaye
41:50au maximum
41:53de se voir
41:54avec les autres
41:55joueurs
41:55et joueuses
41:56je parle
41:56quand c'est
41:57les tournois
41:57mixtes
41:59mais la plupart
41:59du temps
42:00c'est les tournois
42:02juste femmes
42:02ou juste hommes
42:05mais sinon
42:06par rapport
42:07aux réseaux sociaux
42:08comme disait Joe
42:09il y a les points
42:09négatifs
42:10comme positifs
42:11et par rapport
42:12à la santé mentale
42:14c'est un axe
42:15très très important
42:16aujourd'hui
42:17je pense
42:17pour tous les sportifs
42:18de haut niveau
42:20c'est pour ça
42:21que c'est très important
42:22d'avoir une prépa mentale
42:24ou même
42:25voir un psychologue
42:28et c'est aussi
42:29grâce au séminaire
42:30qu'on a pu
42:31avoir les interventions
42:32d'une psychologue
42:33de Teddy Riner
42:35Myrielle
42:36j'ai plus son nom de famille
42:39C'est l'âme
42:40C'est l'âme
42:41mais j'ai plus son prénom
42:42donc grâce à ça
42:44aussi
42:45la BMP
42:46nous aide
42:47sur les séminaires
42:50Pour répondre
42:50à la question
42:51c'est intéressant
42:52d'avoir un de nos témoignages
42:53avec Joe
42:54moi pour le coup
42:55c'est marrant
42:55c'est un peu à l'opposé
42:57de ce que tu dis
42:57c'est que j'ai vu
42:58une
42:59je te tuto
43:00j'ai vu
43:01une amélioration
43:02de la mentalité
43:03moi sur le circuit
43:04à l'époque
43:05où je suis arrivée
43:05donc 2005
43:07ça commence à dater
43:08mais
43:09il y avait très très peu
43:10de relations
43:11alors je sais
43:11que sur le circuit masculin
43:12c'était différent
43:13mais sur le circuit féminin
43:15moi ce que j'ai expérimenté
43:16c'était les générations
43:18Sharapova
43:19Williams
43:20personne ne se calculait
43:21dans les vestiaires
43:22personne ne se parlait
43:23moi j'avais pas d'amis
43:24pas de copines
43:24et en fait
43:25au fur et à mesure
43:26du temps qui passe
43:27j'ai remarqué
43:28que les nouvelles générations
43:29justement
43:29qui sont beaucoup plus sensibles
43:31à la santé mentale
43:32au fait d'être heureux
43:33en dehors du cours
43:34finalement
43:34ils prennent le temps
43:36de créer des liens
43:37de créer des amitiés
43:38et moi c'est ce qui n'existait
43:39pas à mon époque
43:40c'est à dire que c'était
43:41Objectif Tennis
43:42on était tous en mission
43:43on avait tous envie
43:44de se marcher dessus
43:45plus ou moins
43:45et du coup
43:46il n'y avait pas cet aspect
43:47un petit peu plus convivial
43:48familial
43:49qu'on peut retrouver
43:50et que moi j'ai retrouvé
43:51à la fin de ma carrière
43:52et que j'ai adoré
43:53les relations que j'ai eues
43:54dans les vestiaires
43:55avec des autres joueuses
43:57ça n'avait rien de comparable
43:58avec ce que j'avais expérimenté
44:00dans le passé
44:01donc au final
44:02c'est marrant
44:02parce qu'on pourrait penser
44:03que les réseaux
44:04font que les jeunes
44:05se ferment
44:06mais en fait non
44:07il y a une entraide
44:08quelque part
44:08qui est en train de se créer
44:09et ça c'est vachement positif
44:11Allez on va prendre
44:12une dernière question
44:13on profite de leur présence
44:15on gratte un petit peu de temps
44:16je prends la responsabilité
44:17c'est à vous
44:19Bonjour
44:20c'est une question plus
44:21pour Joe
44:21parce que je sais
44:22que tu as monté
44:22une académie
44:24et que c'est important
44:25pour les joueurs
44:26d'allier études
44:27et aussi le côté sportif
44:28est-ce que tu penses
44:30que la France
44:30peut être amenée
44:32à évoluer
44:33à devenir un modèle
44:34plus comme les Etats-Unis
44:35on sait qu'il y a des joueurs
44:37comme Rinder
44:38ou Terrence
44:39qui sont partis au State
44:40est-ce que tu penses
44:41qu'on peut devenir
44:42ce genre de
44:43enfin qu'on peut faire
44:44ce genre de choses
44:45et que ça peut se monter
44:46dans le futur
44:48à vrai dire
44:49ce serait
44:51le rêve
44:53après ce qu'on a vécu
44:54cet été
44:55avec les jeux
44:56on aura envie
44:57effectivement
44:57que le sport
44:59prenne cette ampleur
45:00dans notre société
45:03moi étant sportif
45:04je reste persuadé
45:06que le sport
45:08véhicule quand même
45:09de très bonnes valeurs
45:11et permettrait
45:12à nos jeunes
45:12effectivement
45:14de s'épanouir
45:15encore plus
45:16dans notre société
45:18moi c'est mon souhait
45:21après
45:21te dire que ça arrivera
45:23j'en ai
45:24effectivement
45:24aucune idée
45:26nous on est tous là
45:27parce qu'on est
45:28passionné
45:29par le sport
45:30et qu'on est
45:32effectivement
45:33persuadé
45:34que ça a sa place
45:36dans notre société
45:37et voilà
45:39après
45:39c'est vrai que
45:40c'est une très bonne question
45:41ça mériterait
45:43des jours
45:44et des jours
45:44de discussion
45:46pour mettre ça en place
45:47mais mon rêve
45:47effectivement
45:48ce serait qu'au lieu
45:49qu'avec mon académie
45:51j'envoie des joueurs
45:51aux Etats-Unis
45:52dans des universités
45:53je les envoie
45:55dans des universités
45:56françaises
45:58qui auraient
45:59leur section tennis
46:00leur section rugby
46:01leur section foot
46:03leur section
46:04n'importe quel sport
46:05natation
46:06vélo
46:06peu importe
46:08effectivement
46:09ce serait ça
46:11on va dire
46:11le monde idéal
46:12dans mon imaginaire
46:14après
46:15est-ce qu'on va le voir
46:15un jour
46:17on sait pas
46:18on sait pas
46:19mais oui
46:20moi j'adorerais ça
46:21j'adorerais ça
46:22mais un serpent de mer
46:23quand même
46:23c'est de savoir
46:24si les académies privées
46:25il en existe en France
46:26vous en faites partie
46:27travail avec la Fédération
46:29française de tennis
46:29on s'est toujours
46:31posé la question
46:32de savoir
46:32si la Fédé
46:33pouvait travailler
46:33avec vous
46:34est-ce que c'est le cas
46:35en ce moment
46:35ou pas du tout
46:36d'une certaine manière
46:38oui
46:38puisque nous
46:39on est là
46:40pour former
46:40des jeunes
46:41qui
46:43souvent après
46:45vont voler
46:45de leurs propres ailes
46:46et aller
46:47soit à la Fédé
46:48soit
46:50directement
46:50en équipe de France
46:51s'ils sont bons
46:53voilà
46:54en tout cas
46:54nous
46:55on promeut
46:56entre guillemets
46:59le tennis
47:00donc pour moi
47:00effectivement
47:01on est dans le même
47:02dans le même bateau
47:04après
47:05en France
47:06ça a toujours été
47:07un peu
47:07une difficulté
47:09voilà
47:10d'allier le privé
47:11et le public
47:12on a souvent
47:12tendance à y mettre
47:14une barrière au milieu
47:15et c'est vrai
47:17que c'est pas toujours
47:18évident
47:18mais
47:21l'objectif
47:21effectivement
47:22c'est de faire qu'un
47:23et de travailler
47:24pour la même manière
47:25merci beaucoup
47:26à toutes et tous
47:27d'être venus sur scène
47:29partager
47:29votre expérience
47:31merci Fabrice
47:31et Fabien
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