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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDProsWE à 9h le samedi et le dimanche
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00:00:00Il est quasiment 9h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros.
00:00:04On est avec Charlotte Dornelas, chère Charlotte, bonjour, ravie de vous retrouver ce samedi.
00:00:09Joseph Massescaron qui nous rejoint le samedi matin, ça me fait plaisir de vous voir cher Joseph.
00:00:14Moi aussi.
00:00:14Monsieur le député Charles Rodouel, merci d'être avec nous, députés ensemble pour la République.
00:00:20Députés des Yvelines, on va parler de la sécurité dans un instant parce que vous menez un combat à l'Assemblée Nationale
00:00:25pour défendre la sécurité des Français et on va parler d'un sujet ô combien tabou pour les politiques
00:00:31qui fait consensus du côté de la population française, à savoir ce lien qu'il peut y avoir entre l'immigration,
00:00:40la délinquance et l'expulsion des délinquants étrangers, l'expulsion avec le prolongement du nombre de jours
00:00:48dans les centres de rétention administratives.
00:00:50Ça fait des mois que ça dure que vous vous battez sur ce projet-là et vous allez tout nous expliquer dans un instant.
00:00:54On va y arriver.
00:00:55Oui, que c'est long, que c'est long pour un sujet qui fait consensus au sein de la population française.
00:01:00C'est toujours la même chose.
00:01:02Hallucinant de voir ce décalage-là.
00:01:04Mathieu Ocq est avec nous, cher Mathieu, bonjour.
00:01:06Bonjour Elliot.
00:01:06Georges Fenech.
00:01:07Georges.
00:01:08Je vous apporte tout mon soutien à Charles Rodouel.
00:01:09Et moi, je vous apporte tout mon soutien, cher Georges, jusqu'en état J-7 de votre mariage.
00:01:16J'ai ma vie privée ici.
00:01:17Ah oui, mais je peux vous apporter tout mon soutien.
00:01:19Et être en union avec vous.
00:01:21Le soutien, il n'y a pas...
00:01:22Non, mais attendez, à 7 jours, il y a la pression, il y a le...
00:01:24Il y a le stress, forcément.
00:01:26Il y a ceci à mon bonheur.
00:01:27Ah bah écoutez, je sais bien.
00:01:29Non, mais vous pouvez être un peu stressé à 7 jours de vous marier, quand même.
00:01:33J'ai un peu de tension, même si ce n'est pas la première fois qu'il se marie.
00:01:36Il est 9 heures, le point sur l'information avec Sandra Chiumbo.
00:01:42Bonjour Sandra.
00:01:43Bonjour Elliot, bonjour à tous.
00:01:45C'était il y a un an dans le 14e arrondissement de Paris.
00:01:48Elias, 14 ans, était tué d'un coup de machette en sortant de son entraînement de football.
00:01:53Un acte commis par deux mineurs délinquants placés en détention provisoire.
00:01:57Et dans l'attente d'une date pour leur procès, la mère de la victime dénonce une justice des mineurs incapables aujourd'hui de protéger notre société.
00:02:04Il a été jugé en comparution immédiate hier et condamné à 7 ans de prison.
00:02:09L'étrangleur du RERC avait agressé une femme dimanche dernier dans le Val d'Oise, quelques jours seulement après sa sortie de prison.
00:02:16Multirécidiviste, il a été arrêté ce mercredi soir après 3 jours de traque.
00:02:20Il a été repéré grâce aux caméras de vidéosurveillance et aux témoignages de la victime.
00:02:25A l'international, le propriétaire français du bar Le Constellation à Grand Montana a été libéré hier.
00:02:30Cette décision de la justice suisse suscite la colère des avocats, des familles, des victimes.
00:02:35Elle dénonce un scandale et une honte à leur égard.
00:02:37L'établissement, ravagé par un incendie la nuit du Nouvel An, a fait 40 morts et sans cesse blessés.
00:02:43Une armada américaine est en route pour le golfe Persique.
00:02:46Donald Trump l'a affirmé et maintient donc la pression sur l'Iran.
00:02:49Après un mois de répression contre les manifestants, il s'agirait d'un super porte-avions à propulsion nucléaire qui opérait jusque-là en mer de Chine.
00:02:57Téhéran menace de riposter sur tous les intérêts, bases et centres d'influence américains de la région.
00:03:03Air France suspend temporairement ses vols vers Dubaï.
00:03:06La compagnie aérienne évoque la situation géopolitique au Moyen-Orient.
00:03:10Elle précise suivre en permanence l'évolution des territoires desservis et survolés par ses appareils
00:03:15et rappelle son objectif d'assurer le plus haut niveau de sûreté et de sécurité de ses vols.
00:03:20Et puis la présidente par intérim du Venezuela a annoncé la libération de plus de 600 détenus.
00:03:26Delcy Rodriguez en appelle à l'ONU pour confirmer ces chiffres car la controverse autour du nombre monte depuis plusieurs jours.
00:03:34Des dizaines de familles campent toujours près des centres de détention dans l'espoir de voir leurs proches sortir.
00:03:39Et puis on termine toujours à l'international avec deux personnes décédées ce vendredi dans une nouvelle frappe américaine dans le Pacifique.
00:03:46La première de l'année, elle visait un bateau de trafiquants de drogue présumée.
00:03:50Depuis septembre dernier, Washington a mené une trentaine d'opérations de ce type faisant plus de 110 morts dans les Caraïbes et le Pacifique.
00:03:57Merci chère Sandra pour ce point complet sur l'information.
00:04:01On vous retrouve à 10h pour un nouveau point sur l'actualité de ce samedi matin.
00:04:06A la une de l'heure des pros, Emmanuel Macron est cette semaine au centre de toutes les attentions.
00:04:12Lunettes aviator pour raisons médicales bien sûr, accent américain et une formule, for sure, traduction en bon français sans aucun doute.
00:04:20La séquence inonde la toile et fait le tour du monde.
00:04:23En surface, cette semaine elle est parfaite, mais dans le fond, que reste-t-il ?
00:04:27Pas grand chose, for sure.
00:04:29Pour un président sans majorité, désavoué par une partie de son peuple, le domaine réservé est-il devenu son assurance-vie ?
00:04:36For sure.
00:04:37La crise du Groenland a-t-elle été gérée en urgence par le patron de l'OTAN, Donald Trump, et le Danemark, loin de l'Elysée ?
00:04:44For sure.
00:04:45La France est-elle encore souveraine en Europe ?
00:04:47A tel point que le couple italo-allemand est le nouvel axe fort de Bruxelles ?
00:04:52For sure.
00:04:53A l'échelle nationale, faisons-nous toujours du surplace pour régler les priorités des Français, le pouvoir d'achat, la sécurité ou l'immigration ?
00:05:00For sure.
00:05:01Et un monde sépare l'imaginaire collectif de la réalité.
00:05:04Top Gun est un film, Tom Cruise est un acteur, Emmanuel Macron est un président en difficulté dans une France rongée par les crises.
00:05:13La communication c'est bien, les résultats c'est mieux.
00:05:17For sure.
00:05:18Et j'espère l'avoir bien dit.
00:05:19C'est parfait, Charlotte Dornelas.
00:05:22J'ai eu quand même l'impression que vous étiez plus concentré sur votre téléphone que sur les quelques mots que je pouvais dire il y a quelques instants.
00:05:29J'ai tout écouté.
00:05:30Parce que vous savez, je suis une femme, je peux faire deux choses en même temps.
00:05:32C'est intéressant.
00:05:32C'est une attaque sexiste.
00:05:35C'est une attaque sexiste, Jean-Claude.
00:05:37Je vais demander à Sandrine Rousseau de me protéger.
00:05:40On va lui pardonner.
00:05:40Non mais attendez, on lui pardonne.
00:05:42Non mais ce qui est vrai, c'est très intéressant, on va en parler.
00:05:44C'est hallucinant d'ailleurs de voir à quel point sur les réseaux sociaux par exemple.
00:05:49Mais des millions de vues Emmanuel Macron qui est devenu la star cette semaine avec les lunettes pour raison médicale je le disais.
00:05:57Et puis avec cette formule for sure en très bon anglais d'ailleurs.
00:06:01On peut voir à quel point quand il est à Davos, il parle parfaitement bien anglais avec un accent presque texan.
00:06:07Et puis quand en 2020 il est à Jérusalem, là on a Emmanuel Macron, Jacques Chirac qui dit presque
00:06:13« You want me to go back to my plane ? » avec un accent un peu différent.
00:06:16Et il a fait augmenter les ventes du lunettes.
00:06:18Ah bah oui, ça c'est sûr que pour les lunettes tout va bien.
00:06:20Oui, belle opération marketing.
00:06:22Ah bah effectivement et on évitera de donner la marque.
00:06:25Qui appartient d'ailleurs à une société italienne.
00:06:27Vous avez raison.
00:06:28Vous avez raison.
00:06:29Avant de parler de la sécurité, juste ce sondage, ce sondage exclusif CSA, CNews et Europe 1.
00:06:38Très intéressant ce sondage.
00:06:40Pourquoi ? Parce que tout le monde en a parlé cette semaine.
00:06:4354% des Français désapprouvent la décision de la SNCF de proposer des wagons interdits au moins de 12 ans.
00:06:49Approuvez-vous ou désapprouvez-vous la décision de la SNCF ?
00:06:52Dans le détail, vous allez voir, à gauche on désapprouve, côté majorité présidentielle on désapprouve également.
00:06:59A droite, il y a finalement une sorte de consensus et désapprobation du côté du RN et de reconquête.
00:07:07Je vous propose d'écouter Ludovine de Larochère, présidente du syndicat de la famille.
00:07:10J'ai quand même l'impression qu'on a fait cette affaire, l'affaire du siècle, alors qu'on parle de 10% de place dans des trajets entre le lundi et le vendredi.
00:07:21Et qu'évidemment la SNCF a proposé à chaque fois, pour les familles, pour les enfants, énormément de formules.
00:07:28Donc pourquoi ça cristallise autant les tensions ? Pourquoi tout le monde en parle ?
00:07:33Vous allez m'expliquer ça dans un instant, je voudrais juste qu'on écoute Ludovine de Larochère.
00:07:37Dans une société qui met les enfants à l'écart, d'une certaine manière, on les voit de moins en moins dans les centres-là pour toutes sortes de raisons, par la sécurité d'ailleurs.
00:07:47Et dans laquelle on met aussi à l'écart les personnes handicapées, les personnes âgées, etc.
00:07:53C'est une véritable ségrégation qui est imaginée, certes, pas dans les trains et dans les wagons plutôt, mais en tout cas dans son quotidien peu.
00:08:01Et à la fois symboliquement et décritement, donc c'est véritablement inacceptable.
00:08:06Et je veux qu'on revienne dans le détail sur cette polémique qui a été au cœur.
00:08:10Mais tous les gens m'en ont parlé, même dans la rue, en disant mais c'est quoi cette histoire ?
00:08:14Si vous n'avez pas tout compris, voyez le sujet de Vincent Farandège, de Mathilde Ibanez, sur justement cette polémique liée aux voitures sans enfants du côté de la SNCF.
00:08:25C'est une nouvelle polémique dont se serait bien passé la SNCF.
00:08:30Une offre dite Optimum, lancée le 8 janvier dernier, propose un service à destination des voyageurs professionnels désirant un maximum de confort.
00:08:39Mais dans les conditions de vente, une phrase a provoqué la colère des associations qui oeuvrent en faveur des enfants.
00:08:46Pour garantir un maximum de confort à bord de l'espace dédié, les enfants ne sont pas acceptés.
00:08:52Une offre donc interdite aux plus jeunes.
00:08:55Parmi les voyageurs que nous avons rencontrés, rares sont ceux qui comprennent le principe.
00:09:00Je trouve ça complètement ridicule.
00:09:01Parfois ça peut vraiment, pour certaines personnes qui ont du mal avec les bruits, ça peut vraiment donner mal à la tête et je pense que ça peut être une bonne idée.
00:09:08Je pense que quand on voyage, on voyage avec ses enfants, sa famille et tout.
00:09:13Et donc on ne fait pas le tri.
00:09:15Face à la polémique, la SNCF se défend.
00:09:18Selon l'entreprise, cette nouvelle offre a en fait remplacé un service déjà existant.
00:09:23Cette classe est ouverte à tous à partir de 12 ans, ce qui était déjà le cas de notre procédante offre Business Première.
00:09:31Ces places optimum ne représentent que 8% des espaces qui sont proposées dans nos trains du lundi au vendredi.
00:09:38Ce qui veut dire que 92% des autres places sont proposées à tous et 100% les week-ends.
00:09:44Ce sont en réalité 39 sièges qui sont réservés dans les TGV qui peuvent compter jusqu'à 634 places.
00:09:51Bon, c'est anecdotique, mais tiens, je vais demander aux députés, l'homme politique, Charles Rodouel, que pense-t-il de cette affaire ?
00:10:00Moi, je trouve que ça dit tout de la société dans laquelle on vit.
00:10:03C'est-à-dire qu'on reprojette sur le fait que les enfants peuvent être un problème dans la société dans laquelle on vit,
00:10:09qui est une société qui est en chute libre d'un point de vue démographique,
00:10:13qui est un vrai sujet politique et civilisationnel.
00:10:16Et je sais que je prends peut-être un scope un peu large par rapport à ce simple sujet,
00:10:20mais le fait qu'on focalise pendant autant de journées sur le fait que des enfants puissent être un problème dans un train,
00:10:27je trouve que ça dit beaucoup de choses de la société dans laquelle on vit.
00:10:30Je trouve que la SNCF ne s'honore pas avec une telle proposition.
00:10:33Je pense que vous prenez le train en permanence, moi aussi.
00:10:35Il y a plein de moyens d'être tranquille.
00:10:37C'est ma position.
00:10:38Bon, c'est intéressant d'avoir la position du politique que vous êtes.
00:10:43Joseph Masses-Carron.
00:10:43Alors, il y a deux choses.
00:10:45D'abord, je dénie tout lien entre la baisse de l'analytéité en France et ce type d'analyse.
00:10:52Ça, c'est... Pardon, tous les démographes vous le diront.
00:10:54Mais ça, c'est... On peut en discuter après.
00:10:56Ça, franchement, c'est d'une démagogie.
00:10:58Je sais que vous avez dit que le focus était large,
00:11:01mais à ce point-là, c'est pas possible,
00:11:02parce qu'à ce moment-là, on pourrait parler de la puberté des cigales au Portugal.
00:11:04Donc, on referme la part en permanence.
00:11:06Maintenant, je reviens à autre chose.
00:11:08Je reviens, pour moi...
00:11:09Je vais peut-être mettre Charles Rodoy en face de Joseph Masses-Carron.
00:11:12Non, parce que je vais le soutenir pour son...
00:11:14Mais l'élément...
00:11:17Il me paraît enfant ce matin.
00:11:19Vous avez vécu à l'Assemblée nationale des collègues parfois plus virulents.
00:11:23Et notamment cette semaine.
00:11:24On a simplement été d'accord.
00:11:25La question qui est mal posée à mon sens,
00:11:29c'est pas la question des enfants.
00:11:31C'est la question des parents.
00:11:32C'est-à-dire, les parents...
00:11:33Moi aussi, je prends quatre fois par semaine, en moyenne, le train.
00:11:37Et pardonnez-moi, mais les parents qui élèvent mal leurs enfants,
00:11:41ça, c'est une réalité.
00:11:42Et ça, c'est une réalité...
00:11:43Pardonnez-moi, c'est une réalité réfragable.
00:11:45Maintenant, pour moi, un vrai service optimum de la CNCF,
00:11:50ce serait des trains à l'heure, des trains moins chers.
00:11:53Ça, c'est un service optimum.
00:11:54Et ça, on l'attend encore.
00:11:55Mais effectivement, en fait, le vrai sujet dans ce sujet-là,
00:11:59c'est le prix de ce service qui est proposé.
00:12:01C'est hors de prix, en fait.
00:12:03Pour prendre le train la semaine régulièrement,
00:12:07ça peut être intéressant d'avoir un service
00:12:08où vous avez peut-être quelques places.
00:12:10C'est pas beaucoup sur mille places.
00:12:11Vous avez, allez, une dizaine de places.
00:12:13D'accord.
00:12:14Bon, on va quelques dizaines de places qui sont réservées
00:12:16pour des gens qui veulent...
00:12:17Un Paris-Nice, c'est six heures.
00:12:19Si vous avez envie de travailler pendant six heures
00:12:20et d'être dans un espace où c'est le silence absolu,
00:12:24tant mieux.
00:12:25Sauf qu'en fait, c'est hors de prix.
00:12:26Jamais.
00:12:27Mieux vaut faire un Paris-New York que faire un Paris-Nice.
00:12:29De toute façon, maintenant, les billets de la SNCF,
00:12:31il faut le dire, sont hors de prix.
00:12:33Et c'est ça la difficulté, peut-être.
00:12:34Et même en se mettant à la place de travailleurs pauvres,
00:12:37les travailleurs pauvres sont complètement exclus
00:12:38d'une telle offre aujourd'hui.
00:12:40Et c'est un des problèmes parce que vous dites
00:12:41à beaucoup de Français qui travaillent,
00:12:43qui vivent dans les zones rurales, etc.,
00:12:45qu'il faut arrêter de prendre la voiture.
00:12:46On fait des zones à trafic limitées, etc.
00:12:49On fait beaucoup de réglementations anti-voitures
00:12:52dans les métropoles, dans les villes,
00:12:54dans lesquelles ces Français,
00:12:55là, une partie d'entre eux, travaillent.
00:12:57Donc, on leur dit qu'il faut prendre des choses alternatives,
00:12:59notamment le train.
00:12:59Et le train est hors de prix.
00:13:01Je suis d'accord avec ce qu'elle dit Joseph,
00:13:02il est inefficace.
00:13:03Et c'est un des vrais sujets.
00:13:04Aujourd'hui, il faudrait que la SNCF
00:13:05s'attelle à proposer un service public efficace
00:13:08et justement à un coût raisonné et maîtrisé.
00:13:12Parce qu'aujourd'hui, une grande partie du chiffre d'affaires
00:13:14part dans autre chose que le service public,
00:13:16les acquis sociaux de certains,
00:13:18et même parfois la dette.
00:13:20Alors, Charlotte Dornelas, un dernier mot là-dessus.
00:13:22Et parce que Bruno Bartosetti, responsable de la SNCF,
00:13:25police Côte d'Azur, est avec nous.
00:13:27Allez-y.
00:13:28J'y tiens, c'est important.
00:13:29Bah oui.
00:13:30Non, non, mais le...
00:13:31En fait, je pense qu'il y a en effet
00:13:33toute la société dans cette histoire,
00:13:35mais de bout en bout.
00:13:36C'est-à-dire qu'en effet,
00:13:37on pense tous immédiatement
00:13:38au voyage de l'enfer qu'on a fait avec des enfants
00:13:40à qui, de manière générale,
00:13:42des parents en public
00:13:43qui veulent réprimander leur enfant,
00:13:45aujourd'hui, il faut qu'ils aient du courage aussi.
00:13:46Il faut quand même...
00:13:48Parce que tout le monde regarde en disant
00:13:49« Mon Dieu, quelle horreur ! »
00:13:50Vous avez vu comment il lui a parlé
00:13:51et l'enfant à 3 ans, il crie
00:13:52et il faut lui dire stop, en fait.
00:13:54Donc ça, c'est la première chose.
00:13:56C'est le regard...
00:13:56Ça, c'est du vécu, ça.
00:13:57Non, mais c'est le regard de tout le monde
00:13:59sur l'éducation des enfants.
00:14:00Et il est vrai qu'il y a des enfants
00:14:01qui, aujourd'hui, sont pénibles.
00:14:02Il y a des enfants avec qui
00:14:03vous faites 10 heures de trajet
00:14:04dans le train sans problème.
00:14:05Bien sûr.
00:14:06En sachant, évidemment,
00:14:07qu'un enfant de 2 ans peut faire du bruit.
00:14:08Ça, c'est normal.
00:14:09Et il y en a qui ne supportent pas.
00:14:10C'est vrai aussi.
00:14:11Simplement, je pense que ce qui a choqué,
00:14:13c'est, un, la formulation,
00:14:15dans notre époque en particulier.
00:14:17Quand vous avez une tendance,
00:14:18en effet, et c'est pour ça que moi,
00:14:20je pense que le sujet démographique
00:14:22n'est pas si éloigné.
00:14:23Évidemment, il n'est pas directement lié
00:14:25à cette décision de la SNCF.
00:14:26Mais c'est un climat.
00:14:27Mais dans l'état d'esprit
00:14:28et surtout dans la réaction,
00:14:30il y a ça.
00:14:30Dans le fait que ça nous ait tous choqué,
00:14:32la formulation,
00:14:33parce que la dame dit,
00:14:34oui, c'est des wagons
00:14:35qui étaient réservés aux personnes
00:14:36de plus de 12 ans.
00:14:36Ce n'est pas la même chose
00:14:37de dire qu'on met des personnes
00:14:38de plus de 12 ans
00:14:39ou de dire que c'est interdit aux enfants.
00:14:43C'est la première chose.
00:14:44Et la deuxième chose,
00:14:44c'est que ce qui dit,
00:14:47enfin, le fait qu'ils se permettent
00:14:49de dire que c'est interdit aux enfants,
00:14:50ils n'ont pas dit, c'est optimum,
00:14:52on va interdire la musique tout fort,
00:14:53on va interdire les personnes
00:14:56qui arrivent et qui se tiennent
00:14:56extrêmement mal,
00:14:57on va interdire les sièges sales,
00:14:59on va interdire...
00:14:59Vous voyez, il y a des choses
00:15:00qu'on ne dit pas.
00:15:01Et pourtant, qu'on a tous vécu
00:15:02aussi dans le train
00:15:02et qu'ils ne sont pas très optimum.
00:15:04Donc, si ça dit quand même
00:15:05quelque chose
00:15:06de ce qu'on se permet de dire
00:15:08ou de faire
00:15:09dans la société aujourd'hui
00:15:10et dire, bon, bah,
00:15:11les enfants, c'est pénible,
00:15:13ça participe quand même
00:15:15d'une manière de concevoir
00:15:16les enfants qui est un peu
00:15:17un problème.
00:15:17Ce qui est vrai pour aller juste
00:15:18au point, c'est qu'il y a
00:15:19la question des chiens à côté.
00:15:21Les chiens sont permis
00:15:22parce que...
00:15:22Oui, dans la communication,
00:15:24c'est terrible.
00:15:24C'est-à-dire que dans cette classe
00:15:25optimum plus,
00:15:26vous acceptez les animaux de compagnie
00:15:30et vous interdisez les enfants.
00:15:31Là aussi, pour le nombre
00:15:32de voyages que j'ai fait,
00:15:33c'est extrêmement rare
00:15:34quand une personne vient
00:15:35et demande à une personne
00:15:37votre chien doit avoir
00:15:38la muselière.
00:15:39Ça, c'est extrêmement rare.
00:15:40Ça n'arrive pratiquement jamais.
00:15:41Allez, le mot de la fin
00:15:42avec vous, Georges.
00:15:43Mathieu, il n'a pas...
00:15:44Mais si, il a commencé.
00:15:45Mais parce que vous êtes déjà
00:15:46en train de préparer votre mariage.
00:15:47C'est dans cette heure.
00:15:48Ne vous inquiétez pas, Georges.
00:15:49Allez-y.
00:15:50Non, non, moi,
00:15:51je suis dans les 54%.
00:15:52Je ne suis pas pour l'interdiction
00:15:54des enfants, voyez-vous.
00:15:56Je suis à la position
00:15:58de notre ami Gauthier.
00:15:59Les enfants ne sont pas
00:16:00interdits du train.
00:16:01Oui.
00:16:01C'est pour ça que c'est très intéressant.
00:16:04Moi, je trouve ce sujet
00:16:04passionnant parce que j'ai l'impression
00:16:05qu'on est en train
00:16:06de grossir quelque chose
00:16:08d'anecdotique où, en tous les cas,
00:16:10on essaye de trouver
00:16:11une spécificité pour des gens
00:16:13qui, en semaine,
00:16:15font beaucoup d'aller-retour
00:16:16et utilisent finalement le train
00:16:17comme une sorte de bureau bis
00:16:20et un moyen de travailler sereinement.
00:16:22Oui, mais vous êtes dans le bureau bis.
00:16:22Moi, je l'ai pris
00:16:23comme tout député de province.
00:16:24Je le prenais même plusieurs fois par jour.
00:16:25Mais Paris-Lyon,
00:16:26vous les avez fait.
00:16:26C'est jamais un lieu
00:16:27de silence total.
00:16:29Vous avez des annonces
00:16:30en permanence, le bar.
00:16:31Il n'y a pas de queue.
00:16:32Venez.
00:16:33Vous avez le contrôleur qui vient.
00:16:35Je veux dire,
00:16:35ce n'est pas un lieu,
00:16:36ce n'est pas un monastère.
00:16:37Ou alors, vous mettez des Airpods.
00:16:40Vous êtes tranquille.
00:16:41Oui, une autre marque,
00:16:42s'il vous plaît.
00:16:42Ah, par exemple, Samsung.
00:16:43Des boules de pièces.
00:16:44Des boules de pièces, voilà.
00:16:45Et jusqu'où ira-t-il ?
00:16:46C'est une marque pour la pièce.
00:16:49Faire de la ségrégation
00:16:50aux préjudices aussi
00:16:52des personnes très âgées
00:16:53qui peuvent aussi...
00:16:55Non, je pense qu'il faut
00:16:55vivre avec ça.
00:16:58Autre sujet à présent,
00:16:59et je voulais qu'on commence
00:17:00quand même avec un sujet
00:17:01qui n'est pas non plus
00:17:02le sujet de l'année.
00:17:05Il ne faut pas en faire
00:17:06un drame.
00:17:07En revanche, là,
00:17:08ce dont on va parler,
00:17:09et je suis sidéré
00:17:10de voir que depuis 24 heures,
00:17:12il y a une sorte
00:17:12d'omerta
00:17:13autour de ce drame
00:17:14et que les chaînes
00:17:16d'information
00:17:17ne s'emparent pas
00:17:18du sujet.
00:17:19Beaucoup d'articles
00:17:19sur le web,
00:17:20beaucoup de presse
00:17:21quotidienne régionale
00:17:22et notamment Nice
00:17:23matin qui le traitent,
00:17:24mais sur les chaînes nationales,
00:17:26il n'y a quasiment rien
00:17:28sur cette affaire.
00:17:29terrifiant sont les actes,
00:17:31sidérante l'indifférence
00:17:32des médias,
00:17:33je le disais,
00:17:33une femme de 90 ans
00:17:34a été violée chez elle
00:17:36à son domicile,
00:17:37le suspect a été interpellé
00:17:38dans un appartement voisin,
00:17:40visiblement squatté,
00:17:41l'homme a été arrêté
00:17:42tout comme trois autres individus
00:17:43sous OQTF
00:17:45avec qui il habitait,
00:17:47Augustin Denadieu
00:17:47et Laure Parra
00:17:48qui étaient sur place,
00:17:50vous allez voir le sujet,
00:17:51on sera avec Bruno Bartosetti
00:17:52qui va nous apporter
00:17:53tous les derniers éléments.
00:17:54Voyez le sujet.
00:17:55Vivre l'horreur,
00:17:58l'abominable
00:17:59à son domicile
00:18:00à l'âge de 90 ans.
00:18:02Ce vendredi,
00:18:03dans cette résidence niçoise,
00:18:04une grand-mère
00:18:05qui attendait son infirmière
00:18:06entend sonner.
00:18:07Lorsqu'elle ouvre
00:18:08sans inquiétude sa porte,
00:18:10elle trouve derrière
00:18:10un homme de 29 ans
00:18:12qui entre immédiatement
00:18:13dans l'appartement
00:18:14et referme la porte
00:18:15derrière lui.
00:18:16Ce dernier pousse alors
00:18:17violemment la vieille dame
00:18:18sur son lit
00:18:18puis la viole.
00:18:20Nos collègues
00:18:20sont tombés sur une personne âgée
00:18:24de 90 ans
00:18:25qui était en état de choc
00:18:26en partie déshabillée
00:18:27et qui a indiqué
00:18:29aux collègues policiers
00:18:30avoir été victime
00:18:31d'un viol.
00:18:33L'individu aurait
00:18:34indiqué
00:18:35une fuite
00:18:37vers les étages
00:18:39de l'immeuble.
00:18:41Les forces de l'ordre
00:18:41se rendent immédiatement
00:18:43au quatrième étage
00:18:44et tombent
00:18:44sur un appartement
00:18:45squatté par six hommes.
00:18:47L'un d'eux
00:18:47correspond à la description
00:18:48faite par la victime.
00:18:50Il s'appelle
00:18:51Naïm G.
00:18:52Il est né
00:18:52en 1997
00:18:54en Tunisie.
00:18:55Selon une source policière,
00:18:57il se serait défendu
00:18:58en arabe
00:18:58affirmant que la vieille dame
00:18:59l'avait, je cite,
00:19:00« aguiché ».
00:19:01Un homme qui se présente
00:19:02comme son voisin
00:19:03est sidéré.
00:19:05J'ai les larmes aux yeux
00:19:05tellement ça me fait
00:19:06de la peine pour elle.
00:19:07Elle adore mes gosses,
00:19:08des fois elle leur donne
00:19:08des bonbons,
00:19:10des fois on lui donne
00:19:10des petits gâteaux.
00:19:12C'est malheureux.
00:19:13Ils ont dit
00:19:13que c'était un Tunisien.
00:19:14Moi je suis Tunisien.
00:19:15Donc ça fait mal au cœur.
00:19:16Moi je me dis
00:19:16à 6h30 je vais prendre bosser
00:19:17et lui il est à 5h
00:19:19et il descend.
00:19:19Non c'est pas normal,
00:19:20c'est pas que de l'alcool.
00:19:21Le violeur présumé
00:19:22a été interpellé
00:19:23et placé en garde à vue.
00:19:24Trois autres individus
00:19:26faisant l'objet
00:19:26d'une obligation
00:19:27de quitter le territoire français
00:19:28ont été arrêtés.
00:19:29La victime de 90 ans,
00:19:31elle, était transportée
00:19:32aux urgences gynécologiques.
00:19:34Elle présenterait
00:19:34des traces de blessures
00:19:35sur les jambes
00:19:36et à la bouche.
00:19:38Bruno Bertossetti
00:19:38est avec nous.
00:19:39Merci d'être présent
00:19:40en direct
00:19:41dans l'heure des pros.
00:19:42Vous êtes responsable
00:19:42du syndicat unité
00:19:43de la zone sud.
00:19:45Vous connaissez parfaitement
00:19:46Nice, cher Bruno.
00:19:48D'abord ce matin
00:19:49on a besoin d'avoir
00:19:50des nouvelles de la victime.
00:19:51Comment va-t-elle ?
00:19:52Et puis si vous avez
00:19:53des éléments
00:19:54sur le profil du suspect,
00:19:57a-t-il reconnu les faits ?
00:19:59Oui, bonjour.
00:20:01Alors les retours
00:20:02que j'ai sur la victime,
00:20:03c'est que cette personne
00:20:04est toujours choquée.
00:20:05Bien sûr,
00:20:06elle est suivie
00:20:08sur un plan médical
00:20:09et la famille également
00:20:10est très choquée
00:20:11comme on le sait.
00:20:12Donc à ce niveau,
00:20:14c'est quelque chose
00:20:14de très difficile.
00:20:16Je rajouterais
00:20:17que nous sommes
00:20:18tout le temps
00:20:20régulièrement
00:20:21en contact
00:20:21avec la misère sociale
00:20:23lorsqu'on fait ce métier
00:20:24et je voudrais souligner
00:20:26également
00:20:26le professionnalisme
00:20:28de mes collègues
00:20:28et hier
00:20:29qui ont interpellé
00:20:31cette ordure
00:20:31avec beaucoup
00:20:33de sang-froid
00:20:34parce que
00:20:35s'il était tombé
00:20:36sur peut-être
00:20:37d'autres personnes,
00:20:39cet individu,
00:20:40cette ordure
00:20:41serait peut-être
00:20:42lui aussi
00:20:43sérieusement blessée.
00:20:44Donc ce n'est pas
00:20:45ce que l'on réclame.
00:20:46Bien évidemment,
00:20:47on ne réclame pas
00:20:48que la justice
00:20:48soit faite sur place
00:20:49mais là,
00:20:50les policiers,
00:20:51mes collègues
00:20:51ont été confrontés
00:20:53à un individu
00:20:54qu'il fallait
00:20:55immédiatement
00:20:56présenter
00:20:57au commissariat
00:20:59pour qu'il soit
00:20:59entendu.
00:21:01La garde à vue
00:21:02est peut-être en cours,
00:21:04je ne m'enveuillez pas,
00:21:05je n'ai pas
00:21:05d'autres infos
00:21:07mais il va devoir
00:21:08s'exprimer
00:21:09devant un juge
00:21:09et j'espère
00:21:10que la sanction
00:21:11pour viol aggravé
00:21:12sera prononcée
00:21:13à la plus grande
00:21:14décélérité
00:21:15en sachant également
00:21:16bien sûr
00:21:16qu'on aura
00:21:17une charge de plus
00:21:18dans notre société
00:21:19avec ce genre
00:21:20d'individu
00:21:20qui ne mérite pas
00:21:22bien évidemment
00:21:22de vivre
00:21:24sur notre territoire.
00:21:25Vous parlez d'ordure
00:21:26Bruno Bartosetti,
00:21:28il reste suspect
00:21:29ce qui m'intéresse
00:21:30et présumé
00:21:32innocent pour le moment.
00:21:33La question
00:21:34c'est de savoir
00:21:35quel est le profil.
00:21:37On sait que
00:21:38d'autres personnes
00:21:38ont été interpellées
00:21:40à deux étages
00:21:41au-dessus
00:21:42du domicile
00:21:42de la victime.
00:21:44Les trois autres
00:21:45personnes étaient
00:21:46sous le coup
00:21:46d'une obligation
00:21:47de quitter
00:21:47le territoire français.
00:21:48Le suspect
00:21:49est tunisien.
00:21:50Est-ce qu'on sait
00:21:51s'il lui aussi
00:21:51avait
00:21:53lui aussi
00:21:54une OQTF,
00:21:55une obligation
00:21:56de quitter
00:21:56le territoire français ?
00:21:58Oui,
00:21:59également,
00:21:59il était également,
00:22:01il est toujours
00:22:02sous cette mesure
00:22:04d'OQTF.
00:22:05Il est connu,
00:22:07alors je n'ai pas
00:22:08les motifs exacts
00:22:10mais il est connu
00:22:11dans l'espace Schengen
00:22:12donc ce n'est pas
00:22:12la première fois
00:22:13qu'il a été interpellé,
00:22:14ce n'est pas la première fois
00:22:15qu'il fait l'objet
00:22:15d'une OQTF
00:22:17et il est toujours
00:22:18sur notre territoire national.
00:22:19Je n'ai pas ma connaissance
00:22:20d'autres faits
00:22:22qu'il aurait commis
00:22:23sur le territoire national.
00:22:25En tout cas,
00:22:26c'est sûr qu'il était
00:22:27dans l'obligation
00:22:28de quitter le territoire
00:22:29et on voit le résultat
00:22:32puisque la mesure
00:22:33n'a pas été prise.
00:22:34Merci Bruno Bartosetti,
00:22:35secrétaire nationale
00:22:36Unité Zone Sud.
00:22:37Vous nous apportez ce matin
00:22:38une information très importante
00:22:39qui n'avait pas été donnée
00:22:41ces dernières heures
00:22:42ni par le parquet
00:22:44ni par les médias,
00:22:46c'est-à-dire que
00:22:46le suspect aujourd'hui
00:22:48est sous le coup
00:22:49d'une obligation
00:22:49de quitter le territoire français.
00:22:51On en parle en longueur
00:22:52juste après la publicité,
00:22:54encore une fois,
00:22:55à l'omerta médiatique.
00:22:56Nous allons nous poser
00:22:57toutes les questions
00:22:58autour de ce drame
00:22:59absolument terrifiant
00:23:00en prenant bien sûr
00:23:01des précautions
00:23:02puisque l'enquête
00:23:02est en cours.
00:23:03Restez avec nous.
00:23:04Il est 9h30
00:23:07sur CNews
00:23:08et on poursuit
00:23:08l'heure des pros
00:23:09toujours ce matin
00:23:11avec Mathieu Hock,
00:23:13avec Georges Fenech,
00:23:14avec Joseph Massescaron,
00:23:15Charlotte Bernelas
00:23:16et Charles Rodouel
00:23:17qui est avec nous
00:23:17député ensemble
00:23:18pour la République
00:23:19qui est désormais rapporteur
00:23:22pour une proposition
00:23:23de loi
00:23:23sur justement
00:23:25la délinquance étrangère
00:23:27et la possibilité
00:23:28de mettre
00:23:28dans les centres
00:23:29de rétention administratifs
00:23:30de prolonger
00:23:31la durée
00:23:31dans les centres
00:23:32de rétention
00:23:33jusqu'à 210 jours.
00:23:34C'est un combat
00:23:35que vous menez
00:23:35depuis désormais
00:23:36plusieurs mois.
00:23:37Force est de constater
00:23:38aujourd'hui
00:23:39que l'actualité
00:23:40est dramatique.
00:23:41L'actualité est en lien
00:23:42aussi avec le combat
00:23:43que vous menez.
00:23:44On parlait juste avant
00:23:45la publicité
00:23:45de cette horreur
00:23:47à Nice.
00:23:48Hier matin
00:23:49dans le quartier
00:23:49de la Madeleine,
00:23:50une femme de 90 ans
00:23:51a été violée
00:23:53par un homme
00:23:54de 29 ans
00:23:55né en Tunisie.
00:23:56Bruno Martosetti,
00:23:58responsable police
00:23:59de la zone sud,
00:24:00nous disait
00:24:01il y a quelques instants
00:24:01qu'il était
00:24:02ce suspect
00:24:03sous le coup
00:24:03d'une obligation
00:24:04de quitter
00:24:05les territoires français.
00:24:06Ça s'est passé
00:24:06hier matin
00:24:07à 6h15.
00:24:08La victime pensait
00:24:10ouvrir
00:24:10à son infirmière
00:24:11et donc le suspect
00:24:13a été interpellé
00:24:13dans l'immeuble
00:24:14et placé en garde à vue
00:24:15à l'intérieur
00:24:16de l'immeuble
00:24:17de l'appartement,
00:24:18appartement visiblement
00:24:19squatté.
00:24:19Il y avait également
00:24:20plusieurs autres individus,
00:24:22eux aussi sous le coup
00:24:23d'obligation
00:24:24de quitter
00:24:24le territoire français.
00:24:25Écoutons Reda Bellage,
00:24:26très en colère hier.
00:24:29Je suis de l'immigration,
00:24:30je vais me le permettre,
00:24:31mais des gens en plus
00:24:32qui viennent de l'extérieur,
00:24:33mais vous faites ça
00:24:34en Tunisie,
00:24:35au Maroc,
00:24:35en Algérie,
00:24:36mais votre durée de vie
00:24:37elle est de 6 mois.
00:24:38En fait,
00:24:39tout simplement.
00:24:40Et le problème
00:24:40qui se pose,
00:24:41c'est qu'on est
00:24:43en état de droit,
00:24:43c'est magnifique,
00:24:44la police française
00:24:45est magnifique,
00:24:46la justice est sûrement
00:24:46magnifique,
00:24:47je pense qu'elle peut
00:24:47être largement améliorée
00:24:48quand même.
00:24:49Non mais,
00:24:49à un moment,
00:24:50il faut dire les choses.
00:24:51Mais bien sûr,
00:24:51il y a plein de choses
00:24:52qui sont...
00:24:53Moi j'ai la chance
00:24:53d'avoir les deux nationalités,
00:24:55je connais la différence,
00:24:56je sais d'où je viens,
00:24:57je sais comment...
00:24:58La chance qu'on m'a donnée
00:24:59dans le pays
00:25:00dans lequel je suis né
00:25:01et les structures
00:25:02qui sont mises en place
00:25:02pour aider d'autres pays,
00:25:04c'est le même cas,
00:25:05mais ici c'est quand même
00:25:06un pays magnifique,
00:25:07la France.
00:25:08Et les gens,
00:25:08ils viennent ici,
00:25:09ils pensent qu'ils peuvent
00:25:10faire ce qu'ils veulent en fait.
00:25:11Iré d'Abelage,
00:25:12Charles Rodwell,
00:25:13parle de l'état de droit.
00:25:16Or,
00:25:16votre proposition de loi,
00:25:18il y a une citation,
00:25:19jamais l'état de droit
00:25:20ne nous condamnera
00:25:21à l'impuissance.
00:25:22Quand on voit
00:25:22ce qui s'est passé à Nice
00:25:24avec le viol
00:25:26de cette femme
00:25:27de 90 ans,
00:25:29on a aussi envie
00:25:30de se dire
00:25:32mais quand est-ce
00:25:33que ça va s'arrêter ?
00:25:33Quand est-ce que
00:25:34cette horreur s'arrêtera ?
00:25:36Moi je lisais à l'instant
00:25:36les tombées presse
00:25:39comme on dit de ce sujet.
00:25:40On va marquer
00:25:41fait divers,
00:25:41deux points,
00:25:42une femme a été violée
00:25:44et agressée à Nice
00:25:45de 90 ans.
00:25:46Ce n'est pas un fait divers,
00:25:47c'est un fait de société.
00:25:49C'est-à-dire qu'on a là
00:25:50un homme étranger
00:25:52sous OQTF
00:25:52qui est présent
00:25:53sur le territoire français
00:25:54et qui agresse
00:25:55une femme âgée
00:25:56de 90 ans
00:25:57dans des conditions
00:25:58innommables
00:25:59que vous avez rappelées.
00:26:01Moi j'ai déposé
00:26:01une proposition
00:26:02avec d'autres collègues,
00:26:03notamment avec Michel Barnier
00:26:04mais collectivement,
00:26:05elle ne va pas répondre
00:26:06à tout du jour au lendemain.
00:26:07Si je venais sur votre plateau
00:26:08en vous disant
00:26:08c'est bon tout est réglé demain
00:26:09dès qu'elle a adopté,
00:26:10je pense que vous m'accuserez
00:26:11assez rapidement de mensonge.
00:26:13Mais je suis assez convaincu,
00:26:14même complètement convaincu
00:26:16que les propositions
00:26:16qu'on fait hyper concrètes
00:26:18permettent tout simplement
00:26:19d'arrêter certains
00:26:20de ces actes-là
00:26:21en enfermant plus longtemps
00:26:23et en internant
00:26:25des personnes
00:26:26qui sont sous OQTF,
00:26:28qui n'ont rien à faire
00:26:28sur le territoire français,
00:26:30en attendant leur expulsion
00:26:31avant qu'elles passent
00:26:32à l'acte
00:26:33dans ce type d'acte.
00:26:35Et c'est la proposition de loi
00:26:36qui passera
00:26:36le 11 février
00:26:38en commission des lois.
00:26:39On a attendu,
00:26:41on a combattu
00:26:42pour son inscription
00:26:42et je suis heureux
00:26:44de voir qu'enfin
00:26:45elle passe devant
00:26:46l'Assemblée nationale
00:26:47pour pouvoir,
00:26:48je l'espère,
00:26:48être adoptée
00:26:49dans les plus brefs délais.
00:26:50Le tournant,
00:26:51ça a été le drame
00:26:52concernant Philippine
00:26:54le 21 septembre 2024.
00:26:57Il faut rappeler
00:26:58que le meurtre de Philippine
00:27:00vous concerne directement
00:27:02puisque c'est votre circonscription.
00:27:04Oui.
00:27:04la famille de Philippine
00:27:05et ayons une pensée
00:27:07pour la famille de Philippine
00:27:08ce matin.
00:27:09Après ce drame-là,
00:27:11Bruno Retailleau,
00:27:12vous-même,
00:27:13Olivier Marlex à l'époque
00:27:14et également
00:27:15le regretté Marlex,
00:27:17vous décidez de prendre
00:27:18en main ce sujet
00:27:19en disant
00:27:19qu'est-ce qu'on peut faire
00:27:20pour qu'il n'y ait pas
00:27:20d'autres Philippines
00:27:22et d'autres drames
00:27:24comme celui de Philippines.
00:27:25On rappelle
00:27:26que la personne
00:27:27qui a tué
00:27:29et violé Philippines
00:27:30sous le coup d'une QTF,
00:27:31il est resté pendant
00:27:3290 jours en cras
00:27:33et à quelques jours près,
00:27:35il aurait pu être expulsé
00:27:37du territoire français.
00:27:38Vous avez parfaitement
00:27:39résumé la situation.
00:27:41Quand Philippine est décédée,
00:27:44je dois dire que
00:27:45Bruno Retailleau,
00:27:47Michel Barnier
00:27:47ont eu
00:27:48des engagements forts
00:27:50auprès de la famille.
00:27:51Michel Barnier
00:27:51était Premier ministre,
00:27:52Bruno Retailleau
00:27:53était ministre de l'Intérieur.
00:27:55Nous nous sommes évidemment
00:27:56réunis dans le socle commun
00:27:57avec Gabriel Attal,
00:27:58avec Laurent Wauquiez,
00:27:59président de ces deux groupes,
00:28:01pour prendre des mesures concrètes
00:28:02pour répondre
00:28:03tout simplement
00:28:03au trou dans la raquette
00:28:04qu'il y avait
00:28:05dans la chaîne sécuritaire
00:28:06et pénale
00:28:06qui ont permis
00:28:07à l'innommable d'arriver,
00:28:09à savoir que cet homme
00:28:10qui était sous le QTF
00:28:12enfermé dans un cras
00:28:13à Metz
00:28:13a pu passer à l'acte
00:28:15contre cette jeune femme
00:28:16avant d'être expulsée
00:28:17alors qu'il aurait été expulsé
00:28:18quelques jours après
00:28:18puisque le laissé-passer
00:28:20était en train
00:28:20d'être validé.
00:28:21Là,
00:28:22on a quelques mesures concrètes,
00:28:24une parmi les autres,
00:28:26c'est tout simplement
00:28:26de pouvoir garder
00:28:27ces personnes enfermées
00:28:29180 voire à 210 jours
00:28:31au lieu de 90,
00:28:33le temps tout simplement
00:28:34d'obtenir les laissés-passer
00:28:35avant qu'ils soient expulsés.
00:28:37On ne va pas répondre
00:28:37à toutes les situations
00:28:38parce que vous voyez
00:28:39le taux d'exécution
00:28:40des OQTF,
00:28:41c'est un sujet
00:28:41qui est immédiatement
00:28:43liés à ce sujet
00:28:43et pour les OQTF
00:28:45qui sont validés
00:28:46ou qui mettent
00:28:46un peu plus de temps
00:28:47que ce soit le cas,
00:28:48il est bon de garder
00:28:49ces personnes enfermées.
00:28:51On parle là de criminels,
00:28:52on parle de délinquants,
00:28:53on parle de personnes
00:28:54qui sont sous le coup
00:28:55de procédures liées
00:28:57à des menaces terroristes
00:28:58que nous gardons enfermées
00:29:00le temps qu'elles soient
00:29:01expulsées du territoire.
00:29:02Et surtout,
00:29:03c'est une volonté des Français,
00:29:0484% des Français
00:29:05réclament l'incarcération
00:29:06systématique des étrangers
00:29:08sous OQTF,
00:29:09auteurs de crimes et délits.
00:29:10C'était un sondage
00:29:12qu'on proposait déjà
00:29:13en septembre 2024.
00:29:14Un an et demi,
00:29:15c'est par votre présence
00:29:16sur le plateau aujourd'hui
00:29:18du drame de Philippines.
00:29:20Et je pense aux Français
00:29:20qui nous regardent,
00:29:21je pense à la famille
00:29:23de cette femme
00:29:26de 90 ans violée à Nice.
00:29:28Ils se disent
00:29:29mais on nous avait promis
00:29:29100% d'obligation
00:29:31de quitter le territoire français
00:29:32exécuté,
00:29:33on nous a promis
00:29:33de mettre derrière les barreaux
00:29:35les personnes qui représentent
00:29:37une menace pour la société,
00:29:39d'autant plus lorsqu'elles sont
00:29:40étrangères,
00:29:42un an et demi.
00:29:43Un an et demi,
00:29:44il ne s'est toujours pas terminé.
00:29:45Mais encore plus loin,
00:29:46il y a la première personne
00:29:47qui a porté ce sujet
00:29:48ou l'une des premières personnes
00:29:49qui a porté ce sujet
00:29:49au Parlement,
00:29:50c'est Georges Fenech
00:29:51quand il était lui-même parlementaire.
00:29:53En 2008, oui.
00:29:53Et donc,
00:29:54en fait,
00:29:55c'est un sujet
00:29:55de société
00:29:56qu'on n'a pas réglé
00:29:58depuis des années.
00:30:00Je vous prends juste
00:30:00la dernière année et demie.
00:30:01Pourquoi ce n'est pas passé
00:30:02devant le Parlement avant ?
00:30:04Mais c'est parce que
00:30:04depuis un an et demi,
00:30:06on a passé près de 12 mois
00:30:07sur le budget.
00:30:08Quoi qu'on pense du budget ?
00:30:09Oui, oui, j'ai bien compris.
00:30:11L'année dernière,
00:30:12de septembre à février,
00:30:13on était sur le budget.
00:30:14Cette année,
00:30:14de septembre jusqu'à fin janvier,
00:30:16on est sur le budget.
00:30:17Ce qui fait que
00:30:17tous les autres sujets
00:30:18prennent du retard.
00:30:19Et ce qui fait qu'on m'a dit
00:30:21bon,
00:30:21ça va prendre quelques semaines
00:30:23de plus,
00:30:23tu n'en fais pas.
00:30:24Et donc moi,
00:30:25je suis enfin heureux
00:30:25qu'elle soit inscrite
00:30:26parce qu'il me semble,
00:30:28parmi tous les autres sujets urgents,
00:30:30que ce sujet
00:30:30et l'actualité d'hier
00:30:32en témoignent
00:30:32est d'une urgence
00:30:33un tout petit peu absolue.
00:30:35et je suis heureux
00:30:35que ce soit enfin présenté
00:30:37à la situation.
00:30:37Georges Lenech.
00:30:39Donc,
00:30:40ce que nous dit Charles Rodouel
00:30:41tombe sous le bon sens.
00:30:44Simplement,
00:30:44j'aimerais bien
00:30:45que vous nous expliquiez
00:30:45comment vous allez contourner
00:30:47l'obstacle
00:30:49du Conseil constitutionnel
00:30:50puisque ce délai
00:30:52avait été déjà prolongé
00:30:53une première fois.
00:30:54Vous avez rappelé
00:30:55avec M. Retailleux notamment.
00:30:57Et le Conseil constitutionnel
00:30:58a retoqué ce texte
00:31:00en disant que c'était contraire
00:31:01donc aux libertés individuelles.
00:31:03comment avez-vous argumenté
00:31:05pour permettre
00:31:06la prolongation
00:31:07de ce délai ?
00:31:09Et d'ailleurs,
00:31:09j'en profite pour vous dire
00:31:11que vous auriez pu aller
00:31:12encore plus loin
00:31:12puisque vous présentez
00:31:15un texte
00:31:15avec 180 jours
00:31:17qui fait 6 mois
00:31:18de rétention.
00:31:19Je rappelle que
00:31:20l'Europe
00:31:21autorise jusqu'à
00:31:2318 mois
00:31:24et certains pays européens
00:31:25me semble-t-il
00:31:26prévoient
00:31:27un délai
00:31:29de 18 mois
00:31:29de rétention.
00:31:31Premier sujet,
00:31:31tous ceux qui disent
00:31:32que c'est la faute de l'Europe
00:31:33pour le coup
00:31:33sur cette question
00:31:34se trompe
00:31:34parce que le droit européen
00:31:35permet d'aller
00:31:36à 180 voire à 210 jours.
00:31:38Donc nous,
00:31:38on s'est simplement fixé
00:31:40sur les standards
00:31:41européens
00:31:42dans un texte
00:31:42ni plus ni moins
00:31:43180 voire
00:31:45210 jours
00:31:46en cas
00:31:47d'extension
00:31:48complémentaire
00:31:49pour tous les sujets
00:31:50détaillés dans le texte.
00:31:52Permettez-moi
00:31:52de rendre hommage
00:31:52à Olivier Marlex
00:31:53qui est un collègue
00:31:54Les Républicains
00:31:55qui est décédé
00:31:56qui est la personne
00:31:58qui a porté
00:31:58l'été dernier
00:31:59ce texte
00:32:00à l'Assemblée.
00:32:01Du fait de l'adoption
00:32:02de certains amendements
00:32:03dans l'examen
00:32:05à l'Assemblée,
00:32:06il y a certains critères
00:32:07qui étaient jugés
00:32:08mal ficelés
00:32:09par le Conseil constitutionnel.
00:32:11Le Conseil constitutionnel
00:32:11a censuré
00:32:12ces dispositions
00:32:13dans la loi Marlex.
00:32:15Moi,
00:32:16mon rôle,
00:32:17ce n'est pas de dire
00:32:17je suis pour,
00:32:18je suis contre
00:32:19la décision du Conseil constitutionnel.
00:32:20c'est dans le texte
00:32:21que je porte
00:32:21de faire en sorte
00:32:22de mettre les garde-fous
00:32:23dans l'état du droit actuel
00:32:25que cette disposition
00:32:27soit adoptée.
00:32:28C'est la raison
00:32:28pour laquelle
00:32:29j'ai aussi déposé mon texte
00:32:30un peu plus tard
00:32:31en travaillant
00:32:32avec des constitutionnistes,
00:32:34en travaillant
00:32:34avec le Conseil d'État,
00:32:36en travaillant
00:32:36avec d'autres collègues
00:32:37parlementaires
00:32:37qui connaissent
00:32:38par cœur cette matière
00:32:39pour trouver
00:32:41le juste équilibre
00:32:42entre la défense légitime
00:32:44de nos libertés publiques
00:32:45mais le fait
00:32:46de pouvoir assurer
00:32:47une bonne fois pour toutes
00:32:48la sécurité des Français.
00:32:49Et j'en appelle
00:32:50à mes collègues
00:32:51ce texte
00:32:52il ne va pas tout résoudre.
00:32:54C'est évident.
00:32:55Mais on a besoin
00:32:56de l'équilibre trouvé
00:32:57dans le texte
00:32:58pour que ce texte
00:32:58un, soit adopté
00:32:59à l'Assemblée nationale
00:33:00et deux,
00:33:01que ce texte
00:33:01passe les fourches codines
00:33:02au Conseil constitutionnel
00:33:03pour que enfin
00:33:05on puisse avoir
00:33:06cette mesure simple
00:33:07dans la loi française.
00:33:09C'est l'engagement
00:33:09qu'on a pris
00:33:09collectivement
00:33:10visuel de ces familles.
00:33:10C'est le même Conseil constitutionnel
00:33:11qui avait déjà retoqué
00:33:12la loi sur l'immigration.
00:33:15On parle aussi
00:33:16d'Alain Dugré
00:33:16qui a commis ce viol
00:33:17sous des prétextes
00:33:19aussi d'atteinte
00:33:20aux principes généraux,
00:33:21etc.
00:33:22Alors, je me demande,
00:33:23moi, franchement,
00:33:24j'en suis arrivé aujourd'hui
00:33:25au constat
00:33:26que seul un référendum
00:33:28pourrait imposer
00:33:29à ces juges
00:33:31du Conseil constitutionnel
00:33:31qui se substituent
00:33:33à la souveraineté
00:33:34de la représentation nationale.
00:33:35Vous vous rendez compte
00:33:36que vous êtes obligés
00:33:37de faire des études
00:33:38d'un juridisme
00:33:40pointilleux
00:33:41pour savoir
00:33:42comment on peut
00:33:43prolonger ce délai.
00:33:44Mais dans quelle démocratie
00:33:46vivons-nous ?
00:33:46D'autant que vous avez
00:33:48aujourd'hui
00:33:48un sujet
00:33:49qui fait consensus
00:33:50au sein des Français,
00:33:51que vous soyez
00:33:52de gauche ou de droite,
00:33:53sympathisant de gauche
00:33:53ou de droite,
00:33:5484% des Français
00:33:55attendent à ce qu'aujourd'hui
00:33:57un OQTF,
00:33:58délinquant ou criminel,
00:34:00il soit automatiquement
00:34:01mis hors d'état
00:34:02de nuire
00:34:03avant d'être expulsé
00:34:05du territoire français.
00:34:07Ce n'est pas très compliqué.
00:34:08C'est ce que les Français veulent.
00:34:09En revanche,
00:34:10vous allez avoir
00:34:10des adversaires
00:34:11à l'Assemblée nationale.
00:34:13J'ai entendu cette semaine
00:34:14un certain Antoine Léaumant
00:34:16s'attaquer directement
00:34:18à Bruno Retailleau.
00:34:19Alors,
00:34:19il le compare,
00:34:21il fait le parallèle
00:34:22avec Louis XVI
00:34:22et Antoine Léaumant
00:34:26et il a célébré
00:34:27la date de son assassinat
00:34:28tout en déclarant
00:34:29comme Rima Hassan
00:34:30Abba Retailleau.
00:34:32Écoutez attentivement
00:34:32parce qu'il revient
00:34:33sur la loi
00:34:34que vous allez présenter
00:34:35à l'Assemblée nationale.
00:34:37Eh bien,
00:34:38je vais vous parler
00:34:39de la date du 5 octobre 1789.
00:34:41Ouh,
00:34:42ce sont les femmes.
00:34:43qui allèrent chercher
00:34:44le roi chez lui
00:34:45et qui le ramenaient
00:34:47chez lui à Versailles
00:34:48et qui le ramenaient
00:34:49dans Paris
00:34:50parce que ce monsieur
00:34:52ne voulait pas reconnaître
00:34:53la déclaration
00:34:53des droits de l'homme
00:34:54et du citoyen
00:34:54justement comme
00:34:55M. Retailleau
00:34:56de l'époque qu'il était.
00:34:58Eh bien,
00:34:59je dis
00:35:00comme Rima Hassan
00:35:01Abba Retailleau.
00:35:04Retailleau
00:35:05Retailleau
00:35:07Retailleau
00:35:09qui a voulu mettre
00:35:10en place une loi
00:35:11qui visait
00:35:12à enfermer
00:35:13pendant 210 jours
00:35:15les étrangers
00:35:15sur simples lettres
00:35:17de cachet
00:35:17pour les enfermer
00:35:19dans les nouvelles bastilles
00:35:20qu'on a appelées
00:35:20les centres de rétention
00:35:21administrative.
00:35:22Oui, Abba Bruno Retailleau
00:35:24qui n'est pas à la hauteur
00:35:25de l'histoire
00:35:26de la République française.
00:35:27Vous lui répondez quoi
00:35:28Antoine Léaumant ?
00:35:30Déjà, je réponds
00:35:31à ceux qui nous regardent
00:35:32en disant que
00:35:33ce que vous venez de voir
00:35:34c'est ce qu'on vit
00:35:34tous les jours
00:35:35à l'Assemblée nationale française.
00:35:38Ce niveau de déconnexion,
00:35:39ce niveau de délire,
00:35:40je pense qu'il n'y a pas
00:35:41d'autre mot,
00:35:42c'est ce que nous vivons
00:35:42tous les jours.
00:35:43M. Léaumant est membre
00:35:44de la commission des lois
00:35:45dans laquelle
00:35:46cette proposition va passer.
00:35:47Il ne fait aucun doute
00:35:48qu'il va déposer
00:35:48des centaines d'amendements
00:35:49pour essayer de bloquer
00:35:51cette proposition de loi.
00:35:52La simple chose
00:35:53que je peux dire
00:35:53c'est qu'on sera là
00:35:55au combat.
00:35:56Moi, je ne répondrai pas
00:35:57avec le même charisme
00:35:59qui honore Antoine Léaumant
00:36:00mais j'ai de l'énergie,
00:36:02j'ai de l'endurance
00:36:02et je pense qu'ils peuvent
00:36:04compter sur nous
00:36:04pour adopter cette mesure
00:36:06avec une forme de calme
00:36:07face aux éruptions
00:36:09de la France insoumise
00:36:10que l'on connaît
00:36:10tous les jours
00:36:11comme celle-ci
00:36:12à l'Assemblée nationale.
00:36:13Charlotte Dornelas,
00:36:14on voit à quel point
00:36:15ce sujet est sensible
00:36:17à l'Assemblée nationale,
00:36:18fait consensus
00:36:19au sein des Français
00:36:20à quel point
00:36:21ça devient
00:36:22la croix et la bannière
00:36:23pour mettre en place
00:36:24une mesure
00:36:25qui vient protéger
00:36:27un peu plus
00:36:28la société française.
00:36:30Hier,
00:36:31lorsqu'on parlait
00:36:31du viol
00:36:32de cette femme
00:36:33de 90 ans
00:36:34à Nice,
00:36:35Jules Torres disait
00:36:36qu'il faut un choc
00:36:36d'autorité.
00:36:37Il n'y a pas qu'un choc
00:36:38d'autorité à avoir,
00:36:39c'est aussi un choc
00:36:39de responsabilité
00:36:41puisque à un moment
00:36:42les Français
00:36:43sont peut-être
00:36:43en droit de se dire
00:36:44depuis des mois
00:36:45nous demandons
00:36:47à ce qu'il y ait
00:36:47plus de sécurité
00:36:48et à chaque
00:36:50fait de société
00:36:51on se rend compte
00:36:52qu'il y a des failles
00:36:53XXL,
00:36:55failles administratives,
00:36:57failles sécuritaires,
00:36:58failles migratoires
00:36:59qui relèvent aussi
00:37:00de la responsabilité politique.
00:37:03Non mais
00:37:03l'intervention
00:37:04d'Antoine Leaumont,
00:37:05je vais...
00:37:06Passons,
00:37:06effectivement elle est
00:37:07anecdotique,
00:37:07aucun intérêt.
00:37:08Enfin non,
00:37:08elle n'est pas anecdotique
00:37:09quand même
00:37:09parce que ces gens
00:37:10ont beaucoup d'électeurs
00:37:11et ils racontent
00:37:11n'importe quoi,
00:37:13mais n'importe quoi,
00:37:14c'est ahurissant
00:37:14ce qu'il est en train
00:37:15de faire le parallèle
00:37:19avec Louis XVI
00:37:19tout en expliquant
00:37:20à la fin
00:37:20que Retailleau est Louis XVI
00:37:21et à bas Retailleau
00:37:22quand on sait
00:37:23comment affiner Louis XVI
00:37:24et à quel point
00:37:24ils en sont fiers,
00:37:27c'est...
00:37:27Je ne sais pas,
00:37:28il pourrait y avoir
00:37:28un peu plus d'indignation
00:37:29dans cette classe politique
00:37:30qui s'indigne quand même
00:37:31facilement pour des petites phrases
00:37:32depuis quelques années.
00:37:33Je referme la parenthèse,
00:37:34donc ce n'est pas si anecdotique
00:37:35que ça,
00:37:35la bienveillance
00:37:36dont il bénéficie
00:37:37me fascine quotidiennement.
00:37:40Maintenant,
00:37:41il faut quand même
00:37:42répondre à Antoine Leaumont
00:37:43parce qu'ils font du tort.
00:37:45Il explique qu'en effet,
00:37:46il fait le parallèle
00:37:47avec les lettres de cachet,
00:37:48les Bastille,
00:37:49les centres de rétention
00:37:50administratives
00:37:50dans lesquels on enferme
00:37:51au bon vouloir
00:37:52du ministre de l'Intérieur
00:37:53des étrangers.
00:37:55Non.
00:37:56Ce n'est pas,
00:37:56pour moi,
00:37:57le fait que la majorité
00:37:58des Français soit pour,
00:38:00ça veut dire
00:38:00que c'est un sujet
00:38:01auquel doit répondre
00:38:02de la politique.
00:38:02Ce n'est pas forcément
00:38:03un argument.
00:38:04Il y a parfois
00:38:04des majorités
00:38:04qui se trompent.
00:38:05On l'a vu 15 fois.
00:38:07Simplement,
00:38:07en revanche,
00:38:08quand une majorité
00:38:09de Français
00:38:09veut quelque chose,
00:38:10il est normal
00:38:10que le politique
00:38:11se penche dessus,
00:38:12quitte à répondre,
00:38:14quitte à exprimer
00:38:15un désaccord,
00:38:16peu importe.
00:38:17Là,
00:38:17la seule chose,
00:38:18c'est que l'OQTF
00:38:19est prononcée.
00:38:21Ce n'est pas le bon vouloir
00:38:22de tel ou tel.
00:38:23Est-ce qu'on prend au sérieux
00:38:24nos propres décisions ?
00:38:27Il y a une obligation
00:38:28de quitter le territoire français.
00:38:29Alors,
00:38:29Antoine Leaumont,
00:38:29je ne lui pose pas la question.
00:38:30Il doit être contre.
00:38:30Il est pour la suppression
00:38:31de Beauvau.
00:38:32C'est sûr qu'il y a des frontières
00:38:34et de toute l'histoire
00:38:35de France.
00:38:36Tant que ce n'est pas nous,
00:38:37ça va.
00:38:39Ça, pour le coup,
00:38:40je le mets de côté.
00:38:41Simplement,
00:38:41aujourd'hui,
00:38:42on dit à des personnes
00:38:43« Vous n'avez pas le droit
00:38:44de rentrer,
00:38:45mais on supprime le délit. »
00:38:46On leur dit
00:38:47« Vous devez quitter
00:38:48le territoire français,
00:38:49mais personne ne s'en préoccupe. »
00:38:51Et même quand ils sont placés
00:38:52en centre de rétention,
00:38:53puisque c'est une toute petite partie
00:38:55des personnes placées sous OQTF,
00:38:56une toute petite partie
00:38:58et placées en centre
00:38:59de rétention administrative.
00:39:00Et depuis quelques années,
00:39:01ce sont essentiellement
00:39:02des gens qui sortent de prison.
00:39:04Voilà pour le panel exact.
00:39:07Ce ne sont pas des étrangers
00:39:09au bon vouloir
00:39:09d'un retaillot quelconque.
00:39:11Donc, ça,
00:39:12il faut quand même répondre.
00:39:12Charles Rodouel,
00:39:13vous souhaitiez des...
00:39:14Je souhaite exactement
00:39:15dire sur le point
00:39:15que vient de faire
00:39:16Charles Dornalas,
00:39:17c'est que les personnes
00:39:18qui sont enfermées
00:39:18dans les centres de rétention
00:39:19sont des gens
00:39:20qui sont dangereux,
00:39:22qui sont placés
00:39:23sous un acronyme
00:39:24qui s'appelle le TOP,
00:39:25c'est « Troubles à l'ordre public ».
00:39:27Parmi l'ensemble
00:39:28des OQTF prononcés
00:39:29en France,
00:39:30ce sont ceux
00:39:31qui posent un trouble
00:39:32à l'ordre public,
00:39:33donc des criminels,
00:39:34des délinquants,
00:39:35des personnes
00:39:36qui ont été accusées
00:39:36de terrorisme,
00:39:38qui sont placées
00:39:38dans ces centres de rétention.
00:39:39Donc, ils représentent
00:39:40une menace directe
00:39:41pour les Français.
00:39:41Voilà comment...
00:39:42Quand on voit l'écart
00:39:44entre la réalité
00:39:45et la perception
00:39:46de ce type de personnage,
00:39:47vous imaginez le débat
00:39:48qui nous attend à l'Assemblée,
00:39:49mais on peut être serein
00:39:50sur le fait
00:39:51que cette majorité
00:39:52ait lieu sur ce texte.
00:39:54Moi, je prends
00:39:54tous les partis
00:39:55à responsabilité.
00:39:56Je rappelle que cette semaine,
00:39:57le Parti Socialiste
00:39:58a refusé de voter
00:39:59la motion
00:40:01sur les frères musulmans
00:40:01au nom de la laïcité.
00:40:03Au nom de la laïcité,
00:40:05ils ont refusé
00:40:05d'adopter la résolution
00:40:06sur les frères musulmans.
00:40:08Ils ont eu une occasion
00:40:09sur un tout autre sujet
00:40:10de se rattraper
00:40:11vis-à-vis de leur propre bilan.
00:40:14Je rappelle que c'est
00:40:15Manuel Valls,
00:40:16Premier ministre socialiste
00:40:17qui a mis en place
00:40:18le parquet national
00:40:18d'antiterroristes,
00:40:20que ce sont eux
00:40:20qui ont pris
00:40:21des mesures régaliennes
00:40:21à la fin du quinquennat
00:40:22de François Hollande
00:40:23qui étaient plutôt bonnes
00:40:24pour notre pays.
00:40:25Je pense que,
00:40:26du fait de cet héritage,
00:40:27ils devraient soutenir
00:40:28ces propositions de loi
00:40:29honnêtement concrètes,
00:40:32sans vraiment d'idéologie,
00:40:33qui permettent simplement
00:40:34une chose,
00:40:34c'est d'assurer
00:40:35la sécurité des Français.
00:40:35Et en même temps,
00:40:36c'est le Parti Socialiste
00:40:37qui vous permet aujourd'hui
00:40:39de rester député
00:40:40puisque si une motion de censure
00:40:42a été votée cette semaine
00:40:44à l'Assemblée nationale,
00:40:46l'élection législative
00:40:48était prévue
00:40:49par le gouvernement.
00:40:51Et c'est là aussi
00:40:52où finalement,
00:40:54les Français ont du mal
00:40:55à, quand je dis vous,
00:40:56c'est le groupe Ensemble
00:40:57pour la République,
00:40:58vous suivre,
00:40:59c'est-à-dire entre les convictions
00:41:00et finalement,
00:41:01parfois des alliances
00:41:02contre nature.
00:41:03Force est de constater
00:41:04que cette semaine
00:41:05est un tournant.
00:41:05Vous avez bien fait
00:41:06de rappeler
00:41:06ce qui s'est passé
00:41:06à l'Assemblée nationale.
00:41:07Vous avez le Parti Socialiste
00:41:09qui a préféré voter
00:41:11avec la France Insoumise
00:41:13contre la résolution
00:41:14sur les frères musulmans
00:41:16qui soit classé,
00:41:18du moins,
00:41:19qui ait la possibilité
00:41:19de les classer
00:41:20comme une organisation terroriste
00:41:21par l'Union Européenne.
00:41:24C'est un tournant
00:41:24majeur,
00:41:25majeur.
00:41:26Et c'est compliqué
00:41:27de voir que le lendemain,
00:41:28vous avez finalement
00:41:30un Parti Socialiste
00:41:31qui vient vous,
00:41:32vient sauver
00:41:33la majorité présidentielle.
00:41:34Mais rappelez tout l'historique,
00:41:35si je peux me permettre.
00:41:36C'est-à-dire que le Premier ministre,
00:41:39Michel Barnier,
00:41:40avait voulu bâtir
00:41:41une coalition
00:41:41avec l'abstention
00:41:42du Rassemblement National
00:41:43en ayant d'ailleurs
00:41:44le gouvernement
00:41:45le plus à droite
00:41:46de la Ve République
00:41:47en matière régalienne
00:41:48et que ce Premier ministre
00:41:49est tombé
00:41:50par la censure du RN.
00:41:52Donc chaque parti politique
00:41:53a sa responsabilité.
00:41:55Avec l'appui
00:41:55du Parti Socialiste
00:41:56à l'époque également
00:41:57parce que vous dites
00:41:57la censure du RN
00:41:58mais c'était avec
00:41:59le vote du Parti Socialiste.
00:42:00Mais la main
00:42:00a été tendue
00:42:01pour une abstention.
00:42:02Mais je pense que là aussi,
00:42:03pardonnez-moi,
00:42:04si nous nous retrouvons
00:42:05dans cette situation,
00:42:06chaque parti politique
00:42:08dans cet hémicycle
00:42:08a sa responsabilité
00:42:09sur le sujet.
00:42:10Je voudrais que,
00:42:11de toute façon,
00:42:11notre fil rouge,
00:42:12c'est évidemment
00:42:13la question de la sécurité,
00:42:14de la question migratoire également
00:42:17et quand vous êtes incapable
00:42:18de contrôler
00:42:19les flux migratoires,
00:42:21une partie de cette immigration
00:42:22peut être liée
00:42:25à la question
00:42:26de la sécurité.
00:42:27Pourquoi je vous dis ça ?
00:42:29François-Olivier Gisbert
00:42:30a participé
00:42:31à un débat absolument passionnant.
00:42:32J'invite les téléspectateurs
00:42:33à le regarder.
00:42:34C'était chez nos confrères
00:42:35du Figaro.
00:42:36Le vivre ensemble
00:42:36a-t-il déjà existé ?
00:42:38Et il est revenu
00:42:39sur le bilan migratoire
00:42:40d'Emmanuel Macron
00:42:41sur ces dix dernières années.
00:42:43Écoutez,
00:42:43François-Olivier Gisbert.
00:42:45On n'est pas gouverné.
00:42:47C'est la réalité.
00:42:48On a au pouvoir
00:42:49un type qui est
00:42:50soi-disant intelligent,
00:42:52enfin c'est ce qu'on a cru,
00:42:53c'est ce que disaient
00:42:53certaines personnes,
00:42:55qui est arrivé au pouvoir
00:42:55en 2017
00:42:56et qui ne contrôlent rien.
00:42:57Ils ne contrôlent pas
00:42:58les finances publiques,
00:42:59ils ne contrôlent rien.
00:43:00Ils ne contrôlent même pas
00:43:01l'immigration.
00:43:01Si vous regardez bien
00:43:02sur les chiffres officiels,
00:43:04alors je sais,
00:43:04il ne faut pas les citer,
00:43:05après on dit,
00:43:05vous parlez comme Zemmour,
00:43:06enfin moi je les cite tout le temps,
00:43:08ça fait des années
00:43:08que je les cite.
00:43:09Aujourd'hui,
00:43:10vous êtes à peu près
00:43:10à 500 000 nouveaux immigrés
00:43:12par an.
00:43:14Vous rajoutez là-dessus
00:43:15les clandestins,
00:43:17les clandestins,
00:43:18alors le nouveau ministre
00:43:20de l'Intérieur
00:43:20ne donne pas les mêmes chiffres
00:43:22que Darmanin,
00:43:23il est un peu plus prudent,
00:43:23bien entendu,
00:43:24parce qu'il est un peu
00:43:24plus macroniste,
00:43:25mais on est,
00:43:27bon,
00:43:28Darmanin disait
00:43:29qu'il y en a actuellement
00:43:29900 000.
00:43:30Disons qu'il y en a...
00:43:31C'est quand même plus d'un pour cent
00:43:32de la population française.
00:43:33Disons qu'il y en a peut-être
00:43:34200 000 par an qui arrivent.
00:43:36Ça fait donc 500 000
00:43:38plus 200 000,
00:43:39ça fait 700 000.
00:43:40En 10 ans,
00:43:42sous Emmanuel Macron,
00:43:43il y aura 7 millions
00:43:44de Français
00:43:45qui sont arrivés en plus.
00:43:47J'ai vu un tweet passer
00:43:48à quelqu'un
00:43:49qui rappelait
00:43:50que 7 millions
00:43:51d'immigrés en 10 ans,
00:43:52c'est l'équivalent
00:43:53de toutes ces villes
00:43:53accumulées,
00:43:54Paris,
00:43:54Marseille,
00:43:55Lyon,
00:43:55Toulouse,
00:43:56Nice,
00:43:56Nantes,
00:43:56Montpellier,
00:43:57Strasbourg,
00:43:57Bordeaux,
00:43:58Lille,
00:43:58Rennes,
00:43:59Toulon,
00:43:59Reims,
00:44:00Saint-Etienne,
00:44:00Le Havre,
00:44:01Dijon,
00:44:01Grenoble,
00:44:02soit les 17 plus grandes
00:44:03villes de France.
00:44:03C'est une satisfaction
00:44:04à Jean-Luc Mélenchon
00:44:05qui parle de grand
00:44:06remplacement.
00:44:07Alors vous me faites
00:44:07la transition parfaite,
00:44:10puisque Jean-Luc Mélenchon
00:44:11effectivement,
00:44:13maintenant,
00:44:14se fait le chantre
00:44:14du grand remplacement
00:44:15et le grand remplacement
00:44:17est devenu
00:44:17une sorte de ligne
00:44:18politique
00:44:19pour les élections
00:44:23Jean-Luc Mélenchon.
00:44:25Nous avons besoin
00:44:26d'élections municipales
00:44:29qui puissent être
00:44:29une démonstration
00:44:30du niveau
00:44:32de conscience politique
00:44:33du peuple français
00:44:34dans sa diversité,
00:44:36de la capacité
00:44:37de nos listes
00:44:37à incarner
00:44:38la nouvelle France,
00:44:40celle du grand
00:44:40remplacement,
00:44:42celle de la génération
00:44:44qui remplace l'autre
00:44:45parce que c'est comme ça
00:44:46depuis la nuit des temps
00:44:47et que c'est pas
00:44:48parce qu'il y a
00:44:48dix dingues
00:44:49dans un coin
00:44:50qui tout d'un coup
00:44:51ont peur d'être remplacés
00:44:52par leurs enfants
00:44:53que nous devons
00:44:54partager leur peur.
00:44:56Fascinante déclaration
00:44:57de Jean-Luc Mélenchon
00:44:58qui tente de s'expliquer
00:44:59sur les réseaux sociaux,
00:45:00je ne sais pas
00:45:01s'il est convaincant
00:45:01puisque Jordan Bardella
00:45:02a tweeté
00:45:03au moins les choses sont claires,
00:45:04Jean-Luc Mélenchon
00:45:05défend l'éclatement communautaire,
00:45:07l'ère des minorités
00:45:07contre le peuple
00:45:08et les revendications
00:45:09de l'islam politique,
00:45:09nous voulons nous
00:45:10incarner l'unité nationale
00:45:11et le sursaut français.
00:45:12Il répond,
00:45:13M. Bardella
00:45:13fait un effort intellectuel,
00:45:15essayez de bien comprendre
00:45:16la langue française,
00:45:17tâchez de suivre les phrases
00:45:18dans un raisonnement,
00:45:19le grand remplacement
00:45:19dont je parle
00:45:20est celui des générations.
00:45:22Exemple,
00:45:22Jean-Marie Le Pen
00:45:23était un français de souche,
00:45:24pas vous,
00:45:24pourtant vous le grand remplacé
00:45:26à son poste
00:45:27et dans ses idées.
00:45:28Joseph Massescaron.
00:45:29Il sait très bien
00:45:30de toute façon
00:45:31Jean-Luc Mélenchon
00:45:31ce qu'il fait
00:45:32lorsqu'il utilise
00:45:33le grand remplacement.
00:45:33C'est-à-dire évidemment,
00:45:35c'est un appel
00:45:35au vote communautarisme.
00:45:37Le seul problème,
00:45:38alors évidemment
00:45:39Jean-Luc Mélenchon
00:45:40ça lui est égal
00:45:41puisque c'est son dernier
00:45:42tour de piste,
00:45:43le seul problème
00:45:43c'est que pour tous
00:45:44ses amis politiques
00:45:45ils vont bientôt
00:45:46être grand remplacés aussi.
00:45:48Ils vont bientôt
00:45:48être grand remplacés
00:45:48et on l'entend
00:45:50de plus en plus.
00:45:51On l'entend
00:45:52à côté de
00:45:53Mathilde Panot
00:45:54des personnes
00:45:55qui sont élus,
00:45:56qui sont racisées
00:45:56entre guillemets
00:45:57dire bon bah d'accord
00:45:58vous avez fait
00:45:59une partie du boulot
00:46:00maintenant
00:46:00vous vous écartez
00:46:02et maintenant
00:46:03c'est à nous.
00:46:04Donc en fait
00:46:05Jean-Luc Mélenchon
00:46:05c'est un futur grand remplacé.
00:46:07La publicité
00:46:08on revient dans un instant.
00:46:09Charles Rodouel
00:46:09vous voulez rester
00:46:10un tout petit peu
00:46:11plus longtemps avec nous ?
00:46:12C'est vous le chef d'orchestre.
00:46:13Ah bah oui
00:46:14mais c'est pas moi
00:46:14le patron de votre
00:46:15j'ai pas votre calendrier
00:46:17peut-être que vous êtes pressé
00:46:18et que vous devez voir
00:46:19vous administrer
00:46:20dans les minutes
00:46:21pour essayer de défendre
00:46:24l'indéfendable
00:46:24d'avoir tapé
00:46:25dans la main du PS
00:46:26pour le budget
00:46:28Frank Einstein
00:46:29je plaisante.
00:46:29On en voit moins
00:46:30sur ce plateau
00:46:30c'est vrai.
00:46:329h52 sur CNews
00:46:34on revient dans un instant.
00:46:35A tout de suite.
00:46:40Il est 10h sur CNews
00:46:41et c'est l'occasion
00:46:42de faire le point
00:46:43sur toute l'information
00:46:44avec Sandra Chiumbo.
00:46:46Rebonjour Sandra.
00:46:47Rebonjour Elliot.
00:46:48Rebonjour à tous.
00:46:49Un an après
00:46:49l'émotion est toujours vive
00:46:51dans le 14e arrondissement
00:46:52de Paris
00:46:53où Elias, 14 ans
00:46:55a été tué
00:46:55à coup de machette.
00:46:57C'était en sortant
00:46:57de son entraînement
00:46:58de football.
00:46:59Un acte commis
00:47:00par deux adolescents délinquants.
00:47:02La mère de la victime
00:47:03dénonce une justice
00:47:04des mineurs
00:47:04incapable aujourd'hui
00:47:06de protéger
00:47:06notre société.
00:47:08Il a été jugé
00:47:09en comparution immédiate
00:47:10hier
00:47:10et condamné
00:47:11à 7 ans de prison.
00:47:12L'étrangleur du RERC
00:47:14avait agressé
00:47:15une femme dimanche dernier
00:47:16dans le Val d'Oise
00:47:17quelques jours seulement
00:47:18après sa sortie
00:47:19de prison
00:47:19multirécidiviste.
00:47:21Il a été repéré
00:47:22grâce aux caméras
00:47:23de vidéosurveillance
00:47:24et aux témoignages
00:47:25de la victime.
00:47:26Une arrestation
00:47:27après trois jours
00:47:28de traque.
00:47:29Le propriétaire français
00:47:31du bar
00:47:31Le Constellation
00:47:32à Cran-Montana
00:47:33a été libéré hier.
00:47:34Cette décision
00:47:35de la justice suisse
00:47:35suscite la colère
00:47:36des avocats
00:47:37des familles des victimes.
00:47:38Ces dernières dénoncent
00:47:39un scandale
00:47:40et une honte
00:47:41à leur égard.
00:47:42L'établissement
00:47:42ravagé par un incendie
00:47:43la nuit du Nouvel An
00:47:44a fait 40 morts
00:47:46et 116 blessés.
00:47:48Donald Trump
00:47:48maintient la pression
00:47:49sur l'Iran
00:47:49et affirme
00:47:50qu'une armada américaine
00:47:51est en route
00:47:52pour le golfe Persique.
00:47:53Après un mois
00:47:54de répression
00:47:55contre les manifestants,
00:47:56il s'agirait
00:47:57d'un super porte-avions
00:47:58à propulsion nucléaire
00:47:59qui opérait jusque-là
00:48:00en mer de Chine.
00:48:01Téhéran menace
00:48:02de riposter
00:48:03sur tous les intérêts
00:48:04américains
00:48:04de la région.
00:48:06Air France
00:48:06suspende temporairement
00:48:07ses vols vers Dubaï.
00:48:09La compagnie aérienne
00:48:10évoque la situation
00:48:11géopolitique
00:48:11au Moyen-Orient.
00:48:13Elle précise
00:48:13suivre en permanence
00:48:14l'évolution
00:48:15des territoires
00:48:15desservis
00:48:16et survolés
00:48:16par ses appareils
00:48:17et rappelle son objectif
00:48:19d'assurer
00:48:19le plus haut niveau
00:48:20de sûreté
00:48:21et de sécurité
00:48:22de ses vols.
00:48:23Kiev dénonce
00:48:24le cynisme
00:48:25des frappes
00:48:25russes nocturnes
00:48:27sur l'Ukraine.
00:48:28Des attaques
00:48:28la nuit dernière
00:48:29ont fait au moins
00:48:29un mort
00:48:30et 27 blessés
00:48:31dans la capitale
00:48:32et à Kharkiv
00:48:33dans le nord-est du pays
00:48:34alors qu'au même moment
00:48:35Ukrainiens, Russes
00:48:36et Américains
00:48:37sont réunis
00:48:38à Abu Dhabi
00:48:38ce samedi
00:48:39pour une deuxième journée
00:48:40de pourparler.
00:48:41Et puis deux personnes
00:48:42sont décédées ce vendredi
00:48:44dans une nouvelle frappe
00:48:44américaine
00:48:45dans le Pacifique.
00:48:46C'est la première de l'année.
00:48:48Elle visait un bateau
00:48:48de trafiquants de drogue présumée.
00:48:50Depuis septembre dernier
00:48:51Washington a mené
00:48:52une trentaine d'opérations
00:48:53de ce type
00:48:54faisant plus de 110 morts
00:48:55dans les Caraïbes
00:48:56et le Pacifique.
00:48:57Merci chère Sandra
00:48:58pour le point sur l'information.
00:48:59On est toujours avec
00:49:00Charles Rodouel
00:49:00député ensemble
00:49:01pour la République des Yvelines
00:49:03avec Josette Passescaron
00:49:04Charlotte Dornelas
00:49:05Mathieu Ock
00:49:06et Georges Fenech.
00:49:07Emmanuel Macron
00:49:07a été la star de la semaine
00:49:09la star sur les réseaux sociaux
00:49:10star mondiale
00:49:11des articles
00:49:12venus du monde entier
00:49:14sur ses lunettes
00:49:16aviateurs
00:49:17au forum de Davos
00:49:18des lunettes
00:49:19pour se protéger
00:49:21puisque visiblement
00:49:22il a une difficulté bénigne
00:49:23au niveau d'un oeil
00:49:24et puis il y a aussi
00:49:26certaines de ces formules
00:49:27qui ont été récupérées
00:49:28et je vous dis
00:49:30ça a inondé la toile
00:49:31je n'avais jamais vu ça
00:49:32la dernière fois
00:49:33qu'on a vu un tel buzz
00:49:34entre guillemets
00:49:35c'est avec la séquence
00:49:37du loup mal aimé
00:49:39et j'ai le souvenir
00:49:40qu'un macroniste disait
00:49:41ça finira comme le loup
00:49:42mal aimé
00:49:42dans la pub intermarché
00:49:43c'est à dire que
00:49:45au bout d'un moment
00:49:45à la fin
00:49:46tout le monde va l'apprécier
00:49:47bon
00:49:48il faut
00:49:49effectivement
00:49:52vous avez raison
00:49:53charlotte d'Ornelas
00:49:53ce qui est intéressant
00:49:54c'est de savoir
00:49:55jusqu'où va la communication
00:49:57est-ce que dans les faits
00:49:59Emmanuel Macron
00:50:00a réussi
00:50:01à tordre le bras
00:50:02de Donald Trump
00:50:04ou est-ce que c'est
00:50:05une négociation
00:50:06entre l'OTAN
00:50:06le Danemark
00:50:07et Donald Trump
00:50:08est-ce qu'aujourd'hui
00:50:09Emmanuel Macron
00:50:10a une influence
00:50:11XXL
00:50:12au sein de l'Union Européenne
00:50:13force est de constater
00:50:14qu'avec le Mercosur
00:50:15ça n'a pas été le cas
00:50:17à tel point également
00:50:18que le couple franco-allemand
00:50:19vous savez c'était la boussole
00:50:21ces dernières années
00:50:21et c'est terminé
00:50:23vous dites Joseph
00:50:24Massescaron
00:50:24le nouveau couple
00:50:25c'est terminé
00:50:26ça fait un petit moment
00:50:27si il y a un couple en Europe
00:50:28c'est le couple
00:50:29pardon
00:50:29c'est le couple
00:50:29Rome-Berlin
00:50:31c'est Rome-Berlin
00:50:32avec Frédéric Smerz
00:50:35et Georgia Meloni
00:50:36alors voyons le sujet
00:50:37de Pauline Trevzer
00:50:39et la question c'est
00:50:40jusqu'où va la communication
00:50:42avec ses lunettes
00:50:45de soleil d'aviateur
00:50:46Emmanuel Macron
00:50:47devient un véritable
00:50:49phénomène viral
00:50:50alors que le président
00:50:51de la République
00:50:52tient un discours
00:50:53mardi à Davos
00:50:54au forum économique
00:50:56l'attention du monde
00:50:57se porte sur ses lunettes
00:50:59de soleil
00:50:59la presse internationale
00:51:01se questionne
00:51:02à commencer par
00:51:03le New York Times
00:51:05qui titre
00:51:05pourquoi Macron
00:51:07portait-il
00:51:07des lunettes
00:51:08de soleil
00:51:08à Davos
00:51:09la BBC
00:51:10s'interroge également
00:51:12le président français
00:51:13fait aussi
00:51:14la une des journaux
00:51:15en Espagne
00:51:16et en Allemagne
00:51:17mais le phénomène
00:51:18est surtout viral
00:51:19sur les réseaux sociaux
00:51:21impossible de faire défiler
00:51:23son fil d'actualité
00:51:24sans voir apparaître
00:51:26une photo
00:51:26d'Emmanuel Macron
00:51:27parodié depuis plusieurs jours
00:51:29en héros
00:51:29hollywoodien
00:51:30en réalité
00:51:31le président
00:51:32cachait un oeil
00:51:33irrité
00:51:34une conjonctivite
00:51:35selon l'Elysée
00:51:36autre point
00:51:37largement relaté
00:51:38l'accent anglais
00:51:40utilisé par Emmanuel Macron
00:51:42lors de son allocution
00:51:43rapidement
00:51:54l'expression a été reprise
00:51:56sur toutes les plateformes
00:51:57et même dans la classe politique
00:51:59certains comparent
00:52:00le président
00:52:01à un célèbre humoriste
00:52:02les internautes
00:52:04qualifient déjà
00:52:05Emmanuel Macron
00:52:06de meilleure parodie
00:52:07pour l'année
00:52:082026
00:52:08Emmanuel Macron
00:52:11il y a aussi
00:52:12une part de communication
00:52:13il y a aussi
00:52:14une part de théâtre
00:52:15lui-même adore le théâtre
00:52:17donc il est texan
00:52:18à Davos
00:52:19et puis il y a
00:52:20un côté Jacques Chirac
00:52:21souvenez-vous
00:52:22on est en 2020
00:52:23il était Jérusalem
00:52:24et on va revivre
00:52:25la séquence
00:52:26You want me to go back
00:52:28to my plane
00:52:29Emmanuel Macron
00:52:30Bon
00:52:51nobody has to provoke
00:52:53nobody
00:52:53Joseph Massescaron
00:52:55vous qui êtes le spécialiste
00:52:56de la spécialité
00:52:58si
00:52:58en termes d'image
00:53:00de communication
00:53:01pardonnez-moi
00:53:02alors est-ce qu'aujourd'hui
00:53:03on a vécu
00:53:04une semaine
00:53:05elle fait une réflexion
00:53:06très très
00:53:06je n'ai même pas fini
00:53:07ma question
00:53:08mais bien sûr
00:53:09comme toujours
00:53:10je ne finis pas ma question
00:53:11comme toujours
00:53:12lorsque
00:53:13on est en colère
00:53:14disait Charlotte
00:53:15en off
00:53:16on ne parle pas
00:53:16de la même manière
00:53:17c'est vrai
00:53:17même en français
00:53:18en anglais
00:53:20certainement pas
00:53:20il n'y a rien
00:53:22de communication
00:53:23là-dedans
00:53:23je ne crois pas
00:53:24qu'il y ait
00:53:24non
00:53:25je crois que
00:53:26c'est une communication
00:53:27qu'il n'y a pas
00:53:28de stratégie de communication
00:53:29ah bon
00:53:29ah non non non
00:53:30je ne pense pas
00:53:31c'est que là
00:53:32ce qu'il nous donne à voir
00:53:33c'est ce qu'il est
00:53:34donc évidemment
00:53:35nous on tire
00:53:36des conséquences
00:53:38sur la planète
00:53:39moi ce qui m'intéresserait
00:53:41de savoir
00:53:41c'est
00:53:42qu'est-ce qui s'est passé
00:53:43à Davos
00:53:43qu'est-ce qui s'est dit
00:53:44à Davos
00:53:44et certainement pas
00:53:45pardon les lunettes
00:53:46d'Emmanuel Macron
00:53:48mais
00:53:48en plus
00:53:49moi je trouve que Davos
00:53:51je trouve que Davos
00:53:52donc on est un tout petit peu
00:53:53raccord
00:53:53mais c'est exactement
00:53:54je trouve que Davos
00:53:55de toute façon
00:53:55je vais le faire tout de suite
00:53:57et c'est un lieu
00:53:58d'une obscénité totale
00:54:00oui mais ça n'a rien à voir
00:54:01avec le sujet
00:54:02si on pouvait revenir
00:54:03c'est vrai que ça n'a rien à voir
00:54:04avec le sujet
00:54:04mais il faut quand même
00:54:05le dire en passant
00:54:05vous souhaitez
00:54:06oui
00:54:07j'allais poser la question
00:54:08à celui qui fait de la communication
00:54:11aussi un art et un métier
00:54:13non il n'y a pas de communication
00:54:15il n'y a pas de communication
00:54:16il n'y a pas de communication
00:54:17mais non
00:54:18on s'en fout
00:54:19mais il adore
00:54:20de toute façon
00:54:21pardonnez-moi
00:54:22mais Emmanuel Macron
00:54:23adore se déguiser
00:54:24c'est ce que j'appelle
00:54:25le syndrome Trudeau
00:54:26Trudeau
00:54:26il voyait une couve
00:54:27de chefs indiens
00:54:28il se le mettait sur la tête
00:54:29et bien c'est pareil
00:54:30avant de demander pardon
00:54:32et bien c'est pareil
00:54:32pour Emmanuel Macron
00:54:33il ne peut pas voir
00:54:34un élément
00:54:34sans se déguiser
00:54:35donc c'est de la communication
00:54:37du coup
00:54:38non c'est de la communication
00:54:39involontaire
00:54:40il y a une partie
00:54:40de communication
00:54:41Emmanuel Macron
00:54:41depuis 2017
00:54:42c'est toujours voulu
00:54:43comme étant le VRP
00:54:44de l'économie française
00:54:45à l'international
00:54:46et d'ailleurs
00:54:47ça lui a plutôt réussi
00:54:48au début de son premier quinquennat
00:54:49par rapport à
00:54:50en termes d'attractivité
00:54:51au niveau des entreprises
00:54:52Choose France etc
00:54:53on peut être contre
00:54:54les anglicismes etc
00:54:56c'était mieux
00:54:57que sous François Hollande
00:54:58le problème c'est
00:54:59qu'il est ambassadeur
00:55:00et VRP d'une économie
00:55:01qui aujourd'hui
00:55:01est complètement exsangue
00:55:03et ça c'est son bilan
00:55:03de 3000 milliards de dettes
00:55:05enfin plus de 3000 milliards de dettes
00:55:06à un niveau de déficit public
00:55:08à 10 salles
00:55:08au niveau européen
00:55:10Mathieu
00:55:10la France a complètement décroché
00:55:12même des pays d'Europe du Sud
00:55:13comme l'Italie
00:55:15comme l'Espagne
00:55:16ou comme le Portugal
00:55:17ou comme la Grèce
00:55:18s'en sortent mieux aujourd'hui
00:55:19d'un point de vue budget
00:55:20que la France
00:55:22d'Emmanuel Macron
00:55:22c'est aujourd'hui
00:55:23ça son bilan
00:55:23Georges Fenech
00:55:24et on demandera
00:55:25c'est pour ça que vous êtes resté
00:55:26un peu plus longtemps
00:55:26à Charles Rodoy
00:55:27ce qu'il en pense
00:55:28il n'est pas venu en lunettes de soleil
00:55:29sur le plateau
00:55:30la prochaine fois
00:55:31peut-être que
00:55:32ça sera pour la prochaine fois
00:55:33en tant que citoyen français
00:55:35j'éprouve une certaine gêne
00:55:37à voir ces efforts
00:55:39de représentation
00:55:40sur la scène internationale
00:55:42quand dans le même temps
00:55:43Donald Trump
00:55:44se permet
00:55:45d'humilier
00:55:46notre chef de l'Etat
00:55:48en lui disant
00:55:49il joue au dur
00:55:49avec ses lunettes
00:55:50etc
00:55:51et ce n'est pas la première fois
00:55:52qu'il l'humilie
00:55:52c'est dire
00:55:53vraiment à quel point
00:55:54aujourd'hui
00:55:55Emmanuel Macron
00:55:56n'impressionne plus l'international
00:55:57si on devait faire
00:55:58le panégérique
00:56:00de toute la diplomatie
00:56:01macronienne
00:56:02pardon
00:56:02mais c'est une catastrophe
00:56:04que ce soit en Afrique
00:56:05que ce soit en Moyen-Orient
00:56:06que ce soit en Russie
00:56:07en Ukraine
00:56:08et maintenant
00:56:09avec le Groenland
00:56:09donc je crois que malheureusement
00:56:11ce sont des apparences
00:56:12qui cachent en réalité
00:56:13un manque de rôle effectif
00:56:17à jouer sur la scène internationale
00:56:18Un dernier mot avec vous
00:56:19Charles Rodoy
00:56:19Je pense que pour mon dernier mot
00:56:21je vais me faire des amis
00:56:22présents ici
00:56:23moi c'est l'une des séquences
00:56:25cette semaine
00:56:26et depuis quelques jours
00:56:26qui me rend fier de ce président
00:56:28j'ai des désaccords avec lui
00:56:30sur beaucoup de sujets
00:56:30je pense que les sujets régaliens
00:56:32on en a déjà parlé longuement ici
00:56:34mais en 2017
00:56:35lorsqu'Emmanuel Macron
00:56:36est élu président de la République
00:56:37il dit une chose simple
00:56:38nous n'avons plus
00:56:39les mêmes intérêts
00:56:40que les Etats-Unis
00:56:41ils nous le feront savoir
00:56:42et le font déjà
00:56:43lors du premier mandat
00:56:44de Donald Trump
00:56:45c'est la raison pour laquelle
00:56:46il faut que nous bâtissions
00:56:47les fondements
00:56:48de notre propre indépendance
00:56:49sachant qu'aujourd'hui
00:56:50nous sommes trop dépendants
00:56:51des Etats-Unis
00:56:52c'est vrai
00:56:52et aujourd'hui
00:56:53je me permets de finir là-dessus
00:56:54cher Joseph Massis-Caron
00:56:56aujourd'hui Donald Trump
00:56:59crée le rapport de force
00:57:00violent
00:57:00virulent
00:57:01brutal
00:57:01avec les puissances européennes
00:57:03et s'il y a bien
00:57:04un chef de l'Etat
00:57:05non seulement
00:57:06qui essaie d'exercer
00:57:07ce rapport de force
00:57:07mais qui en plus
00:57:08propose une alternative
00:57:09et propose le moyen
00:57:11de bâtir
00:57:12les fondements
00:57:13de cette indépendance
00:57:13de notre continent
00:57:14notamment vis-à-vis
00:57:15des Etats-Unis
00:57:16et de la Chine
00:57:17c'est Emmanuel Macron
00:57:18et donc
00:57:18j'ai des désaccords
00:57:19avec lui sur certains sujets
00:57:20mais s'il y a bien un sujet
00:57:21sur lequel je le soutiens
00:57:22c'est bien celui-ci
00:57:23au-delà de votre sujet
00:57:24sur la pure communication
00:57:25alors j'ai une question
00:57:26à vous poser
00:57:26c'est la question
00:57:27que j'avais posée
00:57:27à Eric Nolot
00:57:28dimanche dernier
00:57:29comment se fait-il
00:57:30qu'Emmanuel Macron
00:57:30soit aussi dur
00:57:32à l'endroit
00:57:33de Donald Trump
00:57:35et aussi faible
00:57:36à l'endroit
00:57:36du régime algérien
00:57:38et de monsieur Théboun
00:57:39avec Christophe Glez
00:57:40qui est encore détenu
00:57:41en France
00:57:42la question qui se pose
00:57:43c'est de savoir
00:57:44pourquoi aujourd'hui
00:57:45on a un président français
00:57:47qui montre les muscles
00:57:48sur certains sujets
00:57:49et qui n'a pas
00:57:50cette même force
00:57:52virulence
00:57:52certains diraient
00:57:54face à d'autres sujets
00:57:55et je pense naturellement
00:57:56à celui
00:57:57du régime algérien
00:57:59il y a quelques semaines seulement
00:58:00j'ai été l'un des co-auteurs
00:58:02du rapport
00:58:03sur le coût
00:58:03pour les finances publiques
00:58:04des accords franco-algériens
00:58:05oui
00:58:05c'est pour ça que je vous pose la question
00:58:07est-ce que vous êtes fier
00:58:08par exemple
00:58:08de la diplomatie française
00:58:09parce que vous dites
00:58:09je suis fier de mon président
00:58:10cette semaine
00:58:11est-ce que vous êtes fier
00:58:12de la diplomatie française
00:58:13ou vice-président
00:58:13comment c'est Eliott Deval
00:58:14dans ma phrase
00:58:15j'ai des désaccords
00:58:16avec une partie
00:58:17de ce que porte l'exécutif
00:58:18notamment sur cette question
00:58:19mais ça n'empêche pas
00:58:20de considérer
00:58:21que sur le sujet
00:58:23notamment dans le rapport
00:58:24de force vis-à-vis
00:58:25de Donald Trump
00:58:26et de l'idéologie
00:58:27qu'il souhaite porter
00:58:28et le défi
00:58:29qu'il impose
00:58:30au reste de l'Occident
00:58:31notamment à l'Union Européenne
00:58:32et bien il y a un chef de l'État
00:58:33qui a proposé une alternative
00:58:34c'est Emmanuel Macron
00:58:35et sur cette question
00:58:36pardonnez-moi de vous le dire
00:58:37même si ça vous est
00:58:39peut-être désagréable
00:58:39je trouve
00:58:40il y a eu raison
00:58:41de prendre cette position
00:58:42et ça n'empêche pas
00:58:43que sur d'autres sujets
00:58:44notamment celui que vous soulignez
00:58:45il y a évidemment un débat
00:58:47et je crois que j'y ai contribué
00:58:49avec les écrits
00:58:50que j'ai pu rendre sur ce sujet
00:58:50et la question n'est pas
00:58:52de vous mettre
00:58:52finalement en partafo
00:58:54là-dessus
00:58:54au contraire
00:58:55vous avez été souvent attaqué
00:58:57parce que vous avez eu le courage
00:58:58de dire les choses
00:58:59notamment sur la question
00:59:00du régime algérien
00:59:01force est de constater
00:59:03et c'est
00:59:03il y a la communication
00:59:04cette semaine par exemple
00:59:06la crise du Groenland
00:59:07et le bras de fer
00:59:08qui s'était engagé
00:59:09entre l'Europe
00:59:10et les Etats-Unis
00:59:12ça n'a pas été négocié
00:59:13par Donald Trump
00:59:15et Emmanuel Macron
00:59:15ça a été négocié
00:59:17par M. Routte
00:59:18et Donald Trump
00:59:20le secrétaire général
00:59:21de l'OTAN
00:59:21et Donald Trump
00:59:22avec évidemment
00:59:23le Danemark
00:59:24donc on est loin
00:59:25de l'imaginaire
00:59:26pourquoi je trouve
00:59:27que ce sujet est passionnant
00:59:28parce qu'effectivement
00:59:29il y a une communication
00:59:30il y a un imaginaire collectif
00:59:32il y a aussi
00:59:33un relais médiatique
00:59:34qui en est fait
00:59:35et ça n'a rien à voir
00:59:37avec la réalité
00:59:38non mais qu'est-ce qui est
00:59:39le plus important aujourd'hui
00:59:39pardon
00:59:40c'est cette querelle
00:59:41qu'est-ce qui est le plus
00:59:42important aujourd'hui
00:59:42c'est cette querelle
00:59:43de bac à sable
00:59:44pardonnez-moi
00:59:44entre Donald Trump
00:59:45et Emmanuel Macron
00:59:47ou c'est ce qui est en train
00:59:47de se passer en Iran
00:59:48où il y a la possibilité
00:59:50en Iran
00:59:51où il y a la possibilité
00:59:53de décapiter
00:59:54l'hydre islamiste
00:59:55dans le monde
00:59:55vous savez bien
00:59:56que les deux sujets
00:59:57sont liés
00:59:57la position des Etats-Unis
00:59:59sur ces questions
00:59:59c'est évident
01:00:00il y a des mesures
01:00:01spécifiques à prendre en France
01:00:02Emmanuel Macron
01:00:03je souhaitais parler de l'Iran
01:00:04mais je souhaite surtout
01:00:05parler de la Syrie
01:00:06parce que personne ne regarde
01:00:07ce qui est en train
01:00:08de se passer en Syrie
01:00:08absolument dramatique
01:00:10avec des conséquences
01:00:11dans un futur proche
01:00:13sur peut-être
01:00:15l'Europe
01:00:15et la France
01:00:16puisque des centaines
01:00:17voire des milliers
01:00:17de djihadistes
01:00:18pourraient revenir
01:00:19sur le sol européen
01:00:22Fabrice Balanche
01:00:22est en direct avec nous
01:00:23je le remercie
01:00:24merci beaucoup
01:00:25Fabrice Balanche
01:00:26vous étiez en Syrie
01:00:27ces derniers jours
01:00:29et j'ai suivi attentivement
01:00:32vos messages
01:00:33notamment sur les réseaux sociaux
01:00:36la question qui me vient
01:00:37tout de suite
01:00:38c'est un
01:00:38quelle est la situation
01:00:39en Syrie
01:00:40et deux
01:00:41quelles pourraient être
01:00:42les conséquences
01:00:43pour nous français
01:00:44sur notre sol
01:00:45les conséquences en Syrie
01:00:47sont dramatiques
01:00:48puisque nous sommes en train
01:00:49de lâcher nos alliés kurdes
01:00:51quoi qu'en dise
01:00:53la communication
01:00:54de l'Elysée
01:00:55puisque dans la même déclaration
01:00:57le porte-parole
01:00:58du cas d'Orsay
01:01:00va dire
01:01:00que nous n'abandonnons pas
01:01:03les Kurdes
01:01:04nos alliés
01:01:04mais en même temps
01:01:05nous voulons une Syrie
01:01:06unie
01:01:07sous le contrôle
01:01:09de Damas
01:01:10c'est-à-dire
01:01:10sous le contrôle
01:01:11d'un régime islamiste
01:01:13et on le voit très bien
01:01:14lorsque les forces
01:01:15du régime de Damas
01:01:17sont arrivées
01:01:18dans le nord-est syrien
01:01:19dont ils ont chassé
01:01:20les forces démocratiques syriennes
01:01:21donc les forces kurdes
01:01:24quand ils ont commencé
01:01:25à s'emparer
01:01:26des premières prisons
01:01:27où se trouvent
01:01:28des combattants
01:01:30de Daesh
01:01:31qui sont là
01:01:31depuis la chute
01:01:33de Raqqa
01:01:33et bien ils ont tout simplement
01:01:34fraternisé
01:01:35avec ces combattants
01:01:37ils ont ouvert
01:01:38les prisons
01:01:39et les types
01:01:40se sont échappés
01:01:42dans la nature
01:01:42c'est pour ça
01:01:43que les Etats-Unis
01:01:44qui pensaient naïvement
01:01:45que les forces de Damas
01:01:47allaient remplacer
01:01:49les Kurdes
01:01:50pour contrôler
01:01:51ces prisons
01:01:52voire organiser
01:01:53un tribunal
01:01:54de Nuremberg
01:01:55pour enfin juger
01:01:57les combattants
01:01:58de Daesh
01:01:59et bien finalement
01:02:00ils ont décidé
01:02:00de transporter en Irak
01:02:02à toute vitesse
01:02:037000 prisonniers
01:02:04qui sont toujours
01:02:07dans les prisons
01:02:07dans le nord-est syrien
01:02:09pour éviter
01:02:10justement
01:02:11qu'ils tombent
01:02:11entre les mains
01:02:12des forces
01:02:13d'Ashshara
01:02:14et qu'ils soient
01:02:15relaxés
01:02:16ou remis dans la nature
01:02:17mais il y en a
01:02:18énormément déjà
01:02:19qui sont dans la nature
01:02:20et le camp de Telhol
01:02:22où se trouvaient
01:02:24les familles
01:02:26de djihadistes
01:02:27dont il reste
01:02:27une centaine
01:02:28de ressortissants français
01:02:29voilà
01:02:30pour l'interrogation
01:02:32on ne sait pas
01:02:32ce qu'ils sont devenus
01:02:33il y en a déjà pas mal
01:02:34qui se sont échappés
01:02:35La question
01:02:36vous étiez à Kobané
01:02:37donc au nord
01:02:38de la Syrie
01:02:39et j'ai vu
01:02:40vos messages
01:02:41notamment sur les réseaux sociaux
01:02:42Fabrice Ballanche
01:02:43et c'est pour ça
01:02:44que vous êtes en direct
01:02:44avec nous
01:02:45Kobané après la victoire
01:02:47contre Daesh
01:02:48comment l'Occident
01:02:49peut-il montrer
01:02:49une telle ingratitude
01:02:51avez-vous tweeté
01:02:52le 23 janvier dernier
01:02:54revenons à la situation
01:02:56vous l'avez très bien décrite
01:02:58sur place
01:02:59mais quelles pourraient être
01:03:00les conséquences
01:03:01chez nous
01:03:01en France
01:03:02Fabrice Ballanche
01:03:03nous allons avoir
01:03:05donc des gens
01:03:05qui vont
01:03:06qui vont revenir
01:03:07passant par la Turquie
01:03:09transitant
01:03:09par
01:03:10par le Maghreb
01:03:12et puis
01:03:14sans doute
01:03:15en organisant
01:03:17des cellules
01:03:18des cellules islamistes
01:03:19possibilité de préparation
01:03:22également
01:03:22d'attentats
01:03:24on voit que
01:03:25l'attrait pour le jihad
01:03:27est toujours là
01:03:29en France
01:03:31et en Europe
01:03:31là encore récemment
01:03:32vous avez trois
01:03:33trois trentenaires
01:03:35qui voulaient se rendre
01:03:36en Afghanistan
01:03:37parce que les talibans
01:03:38font également
01:03:39du prosélytisme
01:03:40à travers les réseaux sociaux
01:03:42donc on peut avoir
01:03:43de nouveau
01:03:43des départs
01:03:45vers cette zone
01:03:46du Proche-Orient
01:03:47je rappelle qu'il y a
01:03:48toujours en Syrie
01:03:49dans la zone
01:03:50directement contrôlée
01:03:51par Damas
01:03:51un groupe
01:03:53de jihadistes français
01:03:55ils sont une centaine
01:03:57et qui continuent
01:03:57également à attirer
01:03:58et à faire
01:03:59du prosélytisme
01:04:00donc on a en fait
01:04:01la reconstitution
01:04:02de ce qui s'est produit
01:04:04entre 2012
01:04:06et 2015
01:04:08avec l'apparition
01:04:09de l'état islamique
01:04:10en Syrie
01:04:11et en Irak
01:04:12ce qui a obligé
01:04:14l'Occident
01:04:14à construire
01:04:15cette coalition
01:04:16internationale
01:04:17contre Daesh
01:04:18nous avons trouvé
01:04:20des alliés
01:04:20qui étaient les Kurdes
01:04:22pour détruire Daesh
01:04:23parce qu'on n'a pas envoyé
01:04:24tellement de troupes
01:04:25sur le terrain
01:04:25il y a 13 000 Kurdes
01:04:26qui se sont sacrifiés
01:04:27pour nous
01:04:27et aujourd'hui
01:04:28ces gens-là
01:04:29on est en train
01:04:29de les abandonner
01:04:30les abandonner
01:04:32aux égorgeurs
01:04:33qu'on a combattus
01:04:35il y a 10 ans
01:04:37Fabrice Ballange
01:04:38dernière question
01:04:39qu'est-ce que
01:04:40nous devrions faire
01:04:42pour éviter
01:04:43que la situation
01:04:45dégénère
01:04:45et que cela représente
01:04:47une menace directe
01:04:48pour la population française
01:04:49déjà il faut être
01:04:52très ferme
01:04:52avec ce nouveau
01:04:53régime syrien
01:04:54en 1991
01:04:58on a empêché
01:04:59la France
01:05:00et c'était
01:05:00tout à son honneur
01:05:01à l'époque
01:05:01à empêcher
01:05:02un génocide
01:05:03des Kurdes
01:05:04irakiens
01:05:04en déclarant
01:05:05une no-flying zone
01:05:07une zone d'exclusion
01:05:08aérienne
01:05:09qui a évité
01:05:10que les troupes
01:05:11de Saddam Hussein
01:05:11aillent massacrer
01:05:13les Kurdes
01:05:13et les Kurdes irakiens
01:05:14sont aussi
01:05:15nos fidèles alliés
01:05:16qui luttent
01:05:17contre
01:05:17les djihadistes
01:05:19il faut absolument
01:05:20qu'on fasse
01:05:20la même chose
01:05:21vis-à-vis
01:05:22des Kurdes
01:05:24syriens
01:05:25parce que sinon
01:05:25ça va être
01:05:26le massacre
01:05:26dans les prochains jours
01:05:28et puis
01:05:29il faut vraiment
01:05:30qu'on se préoccupe
01:05:32de ces filières
01:05:33djihadistes
01:05:33qui se reconstituent
01:05:36entre la France
01:05:38l'Afghanistan
01:05:38et le Levant
01:05:40Georges Fenech
01:05:42il nous reste une petite minute
01:05:43je crois que vous souhaitiez
01:05:43interpellé
01:05:44je suis entièrement d'accord
01:05:44avec ce que dit Fabrice Balanche
01:05:45mais puisque nous sommes
01:05:47maintenant liés
01:05:48quelque part
01:05:49avec le nouveau maître
01:05:50de Damas
01:05:50que nous avons reçu
01:05:52je le rappelle
01:05:52à l'Elysée
01:05:53un peu en grande pompe
01:05:54alors que c'est un ancien
01:05:56dirigeant
01:05:56de Daesh
01:05:57il va falloir
01:05:58discuter
01:05:59avec le régime
01:06:01de Damas
01:06:01pour que
01:06:02nos militaires
01:06:03nos forces
01:06:04la DGSE
01:06:05la DGSI
01:06:06récupèrent
01:06:07sans tarder
01:06:08cette centaine
01:06:09peut-être
01:06:09d'anciens
01:06:10de djihadistes
01:06:11toujours français
01:06:13les judiciariser
01:06:14bien entendu
01:06:14et les faire juger
01:06:16sur notre sol
01:06:17puisque maintenant
01:06:18ils sont en pleine nature
01:06:19et qu'ils se sont évadés
01:06:20pour les crimes
01:06:21qu'ils ont commis
01:06:22car ce sont
01:06:22des criminels
01:06:23qui étaient retenus
01:06:24par les Kurdes
01:06:26donc on ne peut pas
01:06:27les laisser
01:06:27dans la nature
01:06:28ça présente
01:06:29un danger
01:06:29ce sont des djihadistes
01:06:31qui pourraient peut-être
01:06:31vouloir finir
01:06:32leur djihad en France
01:06:33Merci beaucoup
01:06:34Fabrice Ballange
01:06:35d'être venu
01:06:36apporter toutes ces informations
01:06:37pour l'heure des pros
01:06:39je remercie
01:06:40Georges Fenech
01:06:40j'invite les téléspectateurs
01:06:41à revoir
01:06:42toute votre chronique
01:06:44chère Charlotte Dornelas
01:06:45cette semaine
01:06:45dans Face à l'Info
01:06:46sur la situation
01:06:47en Syrie
01:06:48et la menace
01:06:49du retour de djihadistes
01:06:50sur le sol
01:06:52européen
01:06:53dans un instant
01:06:53c'est Brigitte Millot
01:06:55je suis pressé
01:06:56par le temps
01:06:57mais je vais vous donner
01:06:58quand même
01:06:58Brigitte
01:06:59qui nous dira
01:07:00que faire
01:07:00des troubles digestifs
01:07:01que nous sommes
01:07:02nombreux à rencontrer
01:07:03elle nous expliquera
01:07:03pourquoi les hommes
01:07:04et les femmes
01:07:04sont inégaux
01:07:05face à la digestion
01:07:06c'est un tout autre sujet
01:07:08merci à tous les quatre
01:07:09l'info se poursuit
01:07:10sur CNews
01:07:11à ce soir
01:07:12c'est plus tard
01:07:17c'est plus tard
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