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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDProsWE à 9h le samedi et le dimanche

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00:00:00Quasiment 9h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros.
00:00:04A la une ce matin, on va parler électricité.
00:00:07En Macronie, existe-t-il encore quelqu'un de connecté justement aux préoccupations des Français ?
00:00:13Électricité toujours à l'hôtel de Matignon, ont-ils la lumière à tous les étages ?
00:00:18Alors que les Français attendaient des mesures concrètes sur la crise des carburants,
00:00:22le plan d'électrification présenté par le Premier ministre est un nouvel électrochoc.
00:00:26Les technocrates parisiens ont oublié de brancher ce fil qui doit les lier à la France périphérique.
00:00:32Car loin du virage électrique, les Français cherchent à savoir comment les prix de l'essence,
00:00:36le prix de l'essence peut-il être aussi cher ?
00:00:38N'existe-t-il pas un monde où, quand 60% du prix est le fruit de taxes,
00:00:43le gouvernement peut alléger ce matraquage, réduire les dépenses publiques ?
00:00:47La réponse résiderait dans la souveraineté énergétique.
00:00:50Voilà un vœu louable, mais après avoir fragilisé le nucléaire,
00:00:54investi par dogmatisme des milliards dans du renouvelable peu efficace,
00:00:58plié aux règles du marché européen de l'électricité,
00:01:01après avoir malmené l'industrie automobile,
00:01:04après avoir vu les champions français des pompes à chaleur passer sous pavillons étrangers,
00:01:08souveraineté a perdu de son sens.
00:01:10Comble de la déconnexion hier, la voiture bien sûr.
00:01:15Deux voitures neuves sur trois seront électriques d'ici 2030,
00:01:18impose un Premier ministre qui, sauf erreur de ma part,
00:01:21branchera sa batterie ailleurs que rue de Varennes au plus tard en mars de l'année prochaine.
00:01:26Alors, qui sabre le champagne ce matin ?
00:01:29La Chine, bien sûr.
00:01:3060% de l'industrie automobile électrique est produite par la Chine.
00:01:34À catégorie comparable, une voiture électrique chinoise
00:01:37coûte en moyenne 20 à 30% de moins qu'une voiture électrique française.
00:01:42Actuellement, sur 40 millions de voitures en circulation en France,
00:01:46seulement 2 à 3% sont électriques.
00:01:48Le prix, l'autonomie, les recharges, le logement expliquent ce statut ultra minoritaire.
00:01:55Morale de l'histoire, avant de dépendre des énergies fossiles des autres,
00:01:59le gouvernement est surtout dépendant de ses propres erreurs,
00:02:02d'une décennie de décisions parfois erratiques,
00:02:05mettant la France sur courant alternatif,
00:02:08faisant disjoncter notre indépendance, notre souveraineté,
00:02:12notre puissance, notre nation.
00:02:14Et nous allons en parler dans cette émission.
00:02:15Mais avant cela, c'est le point sur l'information avec Marine Sabourin.
00:02:18Bonjour Marine.
00:02:19Bonjour Eliott, bonjour à tous.
00:02:20À Strasbourg, un adolescent est toujours entre la vie et la mort,
00:02:23tabassé par deux autres jeunes à coup de marteau jeudi soir
00:02:26car il voulait lui voler un maillot de foot.
00:02:29Le visage de la victime serait méconnaissable.
00:02:32Les négociations entre l'Iran et les Etats-Unis débutent aujourd'hui au Pakistan.
00:02:36Le vice-président américain, J.D. Vence, est arrivé il y a quelques minutes.
00:02:39Autre pourparler prévu la semaine prochaine.
00:02:42Cette fois-ci, une rencontre à Washington mardi
00:02:44entre Israël et le Liban pour un cessez-le-feu.
00:02:47L'Etat hébreu a d'ores et déjà annoncé
00:02:48qu'il ne discuterait pas avec le Hezbollah lors de ses pourparlers.
00:02:52Et puis le cessez-le-feu pour la PAC orthodoxe
00:02:54entre l'Ukraine et la Russie doit démarrer cet après-midi,
00:02:57trêve de seulement 32 heures actées entre les deux pays.
00:03:00Tôt ce matin, en Ukraine,
00:03:01deux personnes ont été tuées dans une attaque russe à Odessa.
00:03:04Plusieurs personnes ont été blessées.
00:03:06Voilà pour l'essentiel de l'actualité à 9h.
00:03:09Merci, chère Marine Sabourin,
00:03:11pour le point sur l'information.
00:03:12On est avec Nicolas Méliant,
00:03:15qui est avec nous, expert énergie.
00:03:16Merci d'être présent ce matin.
00:03:18On a besoin de parler justement de l'énergie
00:03:20et de cette priorité désormais, le virage électrique.
00:03:22Est-ce qu'il vous a convaincu, le Premier ministre ?
00:03:25Nous en parlerons dans un instant.
00:03:26Alexandre Devecchio est avec nous.
00:03:27Georges Fenech, Benoît Perrin,
00:03:29directeur général de Contribuables Associés.
00:03:31Cher Benoît, bonjour.
00:03:32Et je suis ravi de retrouver Charlotte.
00:03:34Et pourquoi je vous cite en dernier ?
00:03:36Parce que Charlotte, avant l'émission,
00:03:38on a eu un petit échange.
00:03:39Et c'est formidable cette émission.
00:03:40C'est-à-dire qu'on a tous les deux écouté
00:03:42la locution de Sébastien Lecornu.
00:03:45C'est déjà...
00:03:47Un bel objectif.
00:03:49Ça prouve une bonne foi.
00:03:51Évidemment.
00:03:51Et ce qui est formidable,
00:03:53c'est que nous y avons vu
00:03:54quelque chose de diamétralement opposé.
00:03:57J'ai vu toute la macronie
00:03:58dans ce discours-là.
00:04:00Et vous, vous avez vu l'extrême inverse.
00:04:02Enfin, j'ai vu quelqu'un
00:04:03qui ne voulait surtout pas prendre la macronie sur lui.
00:04:05Moi, j'ai vu tout l'inverse.
00:04:06Et c'est ça qui est formidable.
00:04:07Et nous en parlerons dans un instant, bien sûr.
00:04:10Mais avant cela, l'absurdistan.
00:04:12L'absurdistan, c'est une information...
00:04:14Moi, je pensais que c'était le Gorafi.
00:04:16Après trois ans de captivité en Iran,
00:04:18Benjamin Brière pensait retrouver une vie normale.
00:04:21Il découvre, au contraire,
00:04:23une machine administrative inflexible
00:04:25jusqu'à l'absurde.
00:04:27Pourquoi ?
00:04:27Le fisc lui reproche
00:04:29de ne pas avoir déclaré ses revenus
00:04:31pendant sa détention.
00:04:33C'est une histoire très sérieuse.
00:04:35Le Parisien, le Figaro en ont fait des articles.
00:04:37Votre famille aurait pu déclarer vos impôts.
00:04:40Le calvaire de Benjamin Brière,
00:04:42ex-otage en Iran face à l'administration.
00:04:44Quand les impôts reprochés
00:04:46à l'ancien otage en Iran,
00:04:47Benjamin Brière,
00:04:48c'est-à-dire de ne pas avoir déclaré ses revenus.
00:04:51Et David Lissnard, le maire de Cannes,
00:04:54qui est souvent attentif à cet absurdistan,
00:04:58à cette machine administrative,
00:05:00sans foi ni loi, dirait certains,
00:05:02eh bien, ça a été l'un des seuls
00:05:04à prendre la parole et à écouter cette petite séquence.
00:05:06Imaginez, vous êtes emprisonné pendant trois ans
00:05:09dans une dictature...
00:05:11Imaginez, vous êtes emprisonné
00:05:13pendant trois ans dans une dictature
00:05:15de la République islamique d'Iran.
00:05:16Vous êtes otage, vous êtes libéré.
00:05:19Et quand vous revenez,
00:05:20le premier contact que vous avez
00:05:21avec l'administration française,
00:05:22c'est de vous réclamer des impôts
00:05:23pendant les trois ans où vous étiez emprisonné.
00:05:24Pendant que vous revenez,
00:05:25vous constatez que vous n'avez plus
00:05:27de numéro de sécurité sociale,
00:05:28que vous voulez vous reconstruire,
00:05:30mais vous ne pouvez pas avoir accès
00:05:31au remboursement des séances de psy.
00:05:33Vous constatez aussi, dans le pays
00:05:34qui a le record du monde de la dépense publique,
00:05:36qui donne de l'argent à n'importe qui,
00:05:37eh bien, que vous, qui avez été pris en otage
00:05:39et fait trois ans de prison en Iran,
00:05:41eh bien, vous ne pouvez pas non plus
00:05:43toucher vos allocations de chômage
00:05:44pour lesquelles vous aviez cotisé.
00:05:46C'est cette situation qui pourrait être comique
00:05:48si elle n'était pas si tragique
00:05:49qu'a vécu Benjamin Brière,
00:05:51qui est revenu après trois ans d'incarcération,
00:05:54qui a affronté l'absurdistan,
00:05:57qui a affronté le Léviathan
00:05:58bureaucratique et technocratique.
00:06:00Et c'est avec cela aussi qu'il faut en finir
00:06:02pour que cet appareil d'État,
00:06:03qui est constitué d'une belle fonction publique,
00:06:05c'est ça le paradoxe des gens bien formés,
00:06:07eh bien, ne soit plus mis au service
00:06:09de ceux qui trichent,
00:06:11mais soit vraiment au service des Français,
00:06:12des habitants et de la société.
00:06:14Et je me tourne vers le directeur général
00:06:15de Contribuables Associés.
00:06:17Elle est extraordinaire, cette histoire.
00:06:19Mieux vaut en rire qu'en pleurer, d'ailleurs.
00:06:20Surtout, elle est révélatrice
00:06:21du fonctionnement de l'administration française.
00:06:23C'est-à-dire qu'on a coutume de dire
00:06:24qu'il n'y a pas un service public qui fonctionne,
00:06:25sauf celui de l'administration fiscale,
00:06:27puisque vous savez qu'on a un taux de recouvrement
00:06:29absolument extraordinaire, à peu près 99%.
00:06:31Et en fait, dans cette histoire,
00:06:32on s'aperçoit que même l'administration fiscale,
00:06:35effectivement, fonctionne mal.
00:06:36Mais il n'y a pas que l'administration fiscale.
00:06:37Vous savez, d'ailleurs, l'administration fiscale
00:06:38lui reproche de ne pas avoir, effectivement,
00:06:41déclaré ses impôts en lui disant
00:06:42« Mais votre famille aurait pu le faire.
00:06:44L'otage, il avait droit à 10 minutes
00:06:45de téléphone par trimestre. »
00:06:47Enfin, je veux dire, c'est absolument incroyable.
00:06:48Et alors, il y a l'administration fiscale,
00:06:50mais il y a aussi France Travail.
00:06:51Parce qu'en fait, il était éligible
00:06:52à des indemnités chômage.
00:06:54Et là aussi, on vient lui reprocher
00:06:55en disant « Attendez, ça fait des années
00:06:57que vous n'avez pas réclamé
00:06:58vos indemnités chômage. »
00:07:00Donc, c'est normal qu'on veut suspendre.
00:07:02Et comment il a pu re-rentrer dans le système ?
00:07:03Grâce à l'aide d'un député
00:07:05qui a dû contacter le ministre du Travail
00:07:07pour lui dire « Écoutez, va débloquer cette situation
00:07:10puisque cet otage, effectivement,
00:07:12est éligible à ses aides. »
00:07:13Et il faut absolument l'aider.
00:07:13C'est absolument incroyable.
00:07:15Pardonnez-moi, je suis ministre du Travail.
00:07:16Toutes les personnes qui l'ont mis en difficulté,
00:07:18elles prennent leur petit carton,
00:07:21elles sortent de cette administration
00:07:23en urgence.
00:07:24Mais ça me paraît évident.
00:07:25Mais c'est l'administration froide.
00:07:27C'est-à-dire que vous avez...
00:07:27Mais c'est insupportable.
00:07:28C'est une froideur incroyable.
00:07:30C'est un scandale incroyable.
00:07:31Je vous assure,
00:07:32quand j'ai vu cette information-là,
00:07:33et tout le monde s'en fout,
00:07:34il y a très peu qui en parlent.
00:07:35David Lissnard qui prend la parole.
00:07:38Les médias, quand même,
00:07:39s'en sont emparés.
00:07:40Georges Fenech, l'absurdiste.
00:07:41Non, mais c'est l'administration froide.
00:07:43Il a raison, Benoît.
00:07:44Maintenant, je pense qu'avec un avocat,
00:07:47devant une juridiction...
00:07:48Non, mais c'est la galère complète,
00:07:50pardonne-moi.
00:07:51Mais il est obligé d'en passer par là.
00:07:53Non, mais il est obligé.
00:07:54Vous vous rendez compte ?
00:07:55Il a passé trois ans
00:07:56en détention en Iran.
00:07:57C'est une force majeure.
00:07:58Il ne pouvait pas remplir ses documents.
00:08:00Il ne pouvait pas faire valoir ses droits
00:08:01au chômage.
00:08:03L'administration sera condamnée
00:08:04à tous les coups.
00:08:05Mais encore une fois,
00:08:05on a affaire à une administration froide
00:08:07qui manque d'humanisme, d'humanité.
00:08:09Oui, d'humanité, ça suffit.
00:08:10Et qui met en branle, comme ça,
00:08:11du système...
00:08:13Non, mais je vous disais,
00:08:13oui, il manque d'humanité,
00:08:14ça suffit.
00:08:15Oui, je ne convoquerai même pas
00:08:16l'humanisme là-dedans.
00:08:17Moi, je ne suis même pas surpris
00:08:18en voyant cette information-là.
00:08:20Non, mais ça manque de...
00:08:21Le truc, c'est que vous dites
00:08:23tous les gens dans la chaîne,
00:08:24il faut les virer.
00:08:25Moi, je n'ai pas du tout
00:08:26cette réaction-là
00:08:26parce que les gens dans la chaîne,
00:08:27s'ils ne le font pas,
00:08:28ils risquent aussi d'être virés.
00:08:29C'est ça le problème
00:08:30d'un système bureaucratique.
00:08:32C'est que tout le monde
00:08:33vit avec une épée de Damoclès
00:08:34au-dessus de la tête
00:08:35en étant terrorisé à l'idée
00:08:36de ne pas faire ce qu'il faut
00:08:38parce que là,
00:08:38ce n'est pas juste un dysfonctionnement
00:08:40puisque ce n'est pas simplement
00:08:41on lui réclame les impôts
00:08:43qu'il n'a pas payés.
00:08:44C'est qu'au moment où il dit
00:08:45« j'étais pas là »,
00:08:46on lui répond
00:08:47« votre famille aurait pu le faire ».
00:08:48Donc, c'est au contraire
00:08:49une espèce de processus
00:08:50extrêmement froid,
00:08:51en effet, absolument inhumain,
00:08:53mais qu'on retrouve absolument
00:08:55partout dans la société.
00:08:56C'est-à-dire que quand...
00:08:59Je ne sais pas,
00:08:59vous avez une relation
00:09:00avec quelqu'un qui vous dit
00:09:01« je le ferai bien,
00:09:02mais je n'ai pas le droit
00:09:03de le faire »,
00:09:03mais c'est 200 fois par jour
00:09:04des trucs débiles tout le temps.
00:09:06Mais vous ne pouvez pas le reprocher
00:09:07à la personne
00:09:07que vous avez en face de vous
00:09:08parce qu'elle risque aussi
00:09:10son boulot et donc sa vie.
00:09:12C'est la phrase du...
00:09:13Attendez, écoutez, monsieur,
00:09:14je ne fais que respecter
00:09:16les règles qu'on impose.
00:09:17Mais vous avez raison,
00:09:17je comprends très bien,
00:09:18je suis d'accord avec vous,
00:09:19mais je ne peux pas faire autrement.
00:09:20Je comprends,
00:09:20mais votre famille
00:09:21aurait pu le faire quand même.
00:09:22Vous qui étiez en détention,
00:09:23vous avez 10 minutes par trimestre,
00:09:25vous pourrez changer.
00:09:26T'as peu mené très loin.
00:09:26Plutôt que de demander
00:09:27des nouvelles de vos proches,
00:09:29etc.,
00:09:29vous auriez quand même pu,
00:09:30monsieur,
00:09:32pendant que vous étiez détenu,
00:09:34vous auriez quand même pu dire
00:09:35« occupe-toi de mes impôts ».
00:09:37Voilà ce qui est...
00:09:38Déjà, on a du mal
00:09:38à penser au nôtre.
00:09:42Vous êtes la seule concernée
00:09:44par ça.
00:09:44Je le fais,
00:09:46mais j'ai déjà...
00:09:47Précisez-le.
00:09:48On imagine que ses revenus
00:09:50n'étaient pas énormes
00:09:51en plus pendant sa détention,
00:09:53mais que les fonctionnaires
00:09:54appliquent la loi bêtement
00:09:55dans l'histoire,
00:09:56ça a pu amener
00:09:57à des choses tragiques.
00:09:58Donc, je ne sais pas
00:09:58s'il faut les virer ou pas,
00:10:00mais on a quand même...
00:10:02C'est quand même dangereux
00:10:03d'avoir une administration
00:10:04robotique et privée
00:10:05de tout bon sens
00:10:06qui appliquent les règles
00:10:07sans se poser de questions.
00:10:10Oui, oui, sans doute,
00:10:11il faut virer les deux.
00:10:13En tout cas,
00:10:13ça dit quelque chose.
00:10:14C'est insupportable
00:10:14parce que ça dit quelque chose
00:10:15de la France.
00:10:16On est un pays, quand même,
00:10:18où on peut se faire agresser,
00:10:21parfois violer,
00:10:22sans que la justice
00:10:24passe toujours.
00:10:25On a l'impression
00:10:26d'une grande impuissance,
00:10:28quand même,
00:10:29de l'État
00:10:30à régler les vrais problèmes
00:10:32des personnes.
00:10:33Par contre,
00:10:33quand il faut taper sur les gens
00:10:35pour leur réclamer des impôts,
00:10:37leur mène d'une amende,
00:10:38là, il y a toujours quelqu'un.
00:10:39Donc, il y a un deux poids,
00:10:41deux mesures
00:10:41et un décalage
00:10:42entre un État
00:10:43qui est puissant
00:10:44et fort avec les faibles
00:10:45et extrêmement faible
00:10:46avec les forts.
00:10:47Charles.
00:10:48Georges va croire
00:10:49que j'ai un truc
00:10:50contre lui ce matin.
00:10:50Si, si, mais vous avez toujours
00:10:51un truc contre quelqu'un
00:10:52le samedi.
00:10:53Normalement, c'est moi,
00:10:53mais je suis content
00:10:55que ça soit Georges
00:10:55la vitrine aujourd'hui.
00:10:56Ça me va très bien.
00:10:58Attaquer Georges,
00:10:58c'est lui le problème
00:11:00parce qu'il représente en soi
00:11:01ces cinquant années
00:11:02d'administration
00:11:04qui ont été gavées
00:11:05par les politiques,
00:11:06gavées par les lois.
00:11:08Cette lourdeur administrative,
00:11:10c'est Georges le responsable.
00:11:11Allez-y.
00:11:11J'ai l'impression
00:11:12d'être face à Pascal.
00:11:13Oui, oui, c'est un compliment
00:11:15que vous me faites.
00:11:16Non, non, je n'irai pas
00:11:17sur ce terrain-là,
00:11:18mais votre réaction,
00:11:19je la trouve elle-même
00:11:20révélatrice dans l'histoire.
00:11:21Vous dites, forcément,
00:11:22devant un tribunal administratif,
00:11:24finalement, il y arrivera.
00:11:26Mais peut-on se sortir
00:11:27de ce système ?
00:11:28Ou à chaque fois
00:11:29qu'il y a une question
00:11:30qui devrait se régler
00:11:30entre deux personnes
00:11:31de manière absolument évidente,
00:11:33j'étais otage
00:11:33pendant trois ans en Iran,
00:11:35peut-être que la personne en face
00:11:36peut retrouver
00:11:37dans un système normal
00:11:38la liberté de dire
00:11:39ah bah pardon,
00:11:40excusez-moi, évidemment,
00:11:41comment on a coché
00:11:41la mauvaise case
00:11:42plutôt que de se retrouver
00:11:43devant un tribunal ?
00:11:44Ça s'appelle
00:11:45le recours hiérarchique.
00:11:47Non mais je suis d'accord
00:11:48avec vous.
00:11:48Il a réussi à saisir
00:11:51le ministre du Travail
00:11:52par le biais d'un député,
00:11:53d'accord ?
00:11:54Mais le ministre du Travail
00:11:54a réglé la situation.
00:11:56Bien sûr,
00:11:56mais ce que je veux dire,
00:11:57c'est que le réflexe
00:11:57tribunal administratif
00:11:58qui est lui-même sous l'eau
00:12:00avec 200 dossiers
00:12:01à gérer par minute,
00:12:02c'est plus possible en fait.
00:12:03On ne peut plus gérer ça
00:12:03comme ça.
00:12:04Là, c'est un cas exceptionnel.
00:12:06C'est-à-dire
00:12:06quelqu'un qui est pris en otage
00:12:08pendant trois ans
00:12:08qui se retrouve devant
00:12:09le système.
00:12:10C'est un cas de force majeure,
00:12:11vous avez raison.
00:12:12Mais je pense que des cas
00:12:15particuliers,
00:12:16mais qui sont tellement importants
00:12:17pour telle ou telle raison,
00:12:19vous avez une lourdeur,
00:12:20ça prend des mois
00:12:20avec l'administration,
00:12:22on n'explique absolument jamais
00:12:24ce qui peut se passer,
00:12:25etc.
00:12:26Vous êtes en perpétuel bras de fer
00:12:28avec l'administration.
00:12:30Pour le coup,
00:12:30ça, ce n'est pas exceptionnel,
00:12:31c'est quasiment malheureusement
00:12:32la norme.
00:12:33Et l'exception,
00:12:34c'est que ça se passe bien.
00:12:35C'est un peu triste
00:12:36de voir cette situation-là.
00:12:37Mais c'est pour ça
00:12:38que l'histoire nous parle tous.
00:12:39C'est qu'on n'a pas l'impression
00:12:40qu'elle est si exceptionnelle
00:12:42que ça.
00:12:42Elle est une US
00:12:43qui maintenant comprend
00:12:43qu'elle est vraie.
00:12:44On n'est pas surpris.
00:12:45On se dit
00:12:46que c'est une histoire incroyable,
00:12:47mais on est en France,
00:12:48on n'est pas surpris
00:12:49de ce qui est en train
00:12:50de se passer.
00:12:51Parlons à présent
00:12:52de l'énergie
00:12:53et du virage électrique.
00:12:55Et là, vraiment,
00:12:55j'ai besoin d'avoir
00:12:56votre regard,
00:12:57Nicolas Méliant.
00:12:58Moi, ce qui m'intéresse
00:12:59également,
00:13:00c'est la déconnexion
00:13:01de la Macronie
00:13:03face aux préoccupations
00:13:04des Français.
00:13:05Hier,
00:13:06tout le monde attendait
00:13:06à ce que le Premier ministre
00:13:08nous dise
00:13:09qu'il y a une crise
00:13:10des carburants.
00:13:12En mai,
00:13:12il y aura une crise
00:13:13du gaz.
00:13:14Voilà ce qu'on va faire.
00:13:15À très court terme,
00:13:17à moyen terme,
00:13:18voilà ce qu'on va faire.
00:13:19Pas une seule fois,
00:13:20il a parlé
00:13:21de baisser les taxes.
00:13:22Pas une seule fois,
00:13:23il a parlé
00:13:24de la dépense publique
00:13:25liée au prix
00:13:27de l'essence
00:13:28et des carburants.
00:13:28Il est allé
00:13:29sur un plan
00:13:29d'électrification
00:13:30en sachant
00:13:32que pendant dix ans,
00:13:33vous avez mis
00:13:33en grande difficulté
00:13:35par exemple le nucléaire
00:13:36et vous avez enchaîné
00:13:37les erreurs stratégiques
00:13:38pour ensuite nous dire
00:13:39en 2030,
00:13:40je vous préviens,
00:13:41ces deux voitures
00:13:42neufs sur trois,
00:13:43elles seront électriques.
00:13:44C'est moi qui le dit,
00:13:44c'est moi le Premier ministre
00:13:45et d'ailleurs,
00:13:46peut-être qu'il imaginait
00:13:47être encore Premier ministre
00:13:48en 2030.
00:13:49Il s'avère qu'en 2027,
00:13:50il y a des élections présidentielles.
00:13:51Voyez le sujet
00:13:52d'Inès Salekan.
00:13:54C'est un virage énergétique majeur
00:13:57que veut engager
00:13:57le gouvernement.
00:13:58Objectif,
00:13:59sortir progressivement
00:14:01du pétrole
00:14:01et du gaz
00:14:02qui représentent
00:14:03aujourd'hui 60%
00:14:04de la consommation
00:14:05énergétique en France
00:14:06et les remplacer
00:14:07par l'électricité.
00:14:08Pour y parvenir,
00:14:10le plan prévoit
00:14:10des objectifs
00:14:11très ambitieux.
00:14:12Deux millions
00:14:13de logements sociaux
00:14:14sortiront du gaz
00:14:15d'ici 2050.
00:14:161 million de pompes
00:14:18à chaleur
00:14:18seront installées
00:14:19chaque année
00:14:20d'ici 2030
00:14:21et surtout,
00:14:22deux voitures neuves
00:14:23sur trois
00:14:24seront électriques
00:14:25à la fin de la décennie.
00:14:27A partir du 1er janvier
00:14:282027,
00:14:29il ne sera plus possible
00:14:30d'installer des chaudières
00:14:31à gaz
00:14:32dans les nouvelles
00:14:32constructions individuelles
00:14:34ou collectives.
00:14:35Le gouvernement
00:14:36promet aussi
00:14:37un effort financier
00:14:38inédit
00:14:38pour soutenir
00:14:39l'électrification.
00:14:4010 milliards d'euros
00:14:41par an
00:14:42pour accompagner
00:14:43cette transition.
00:14:44Électrifier, oui,
00:14:45mais en insistant
00:14:46évidemment
00:14:47sur la production
00:14:47en France.
00:14:48Ces aides
00:14:49ont donc
00:14:50pour deuxième objectif
00:14:51assumé
00:14:52de participer
00:14:53à notre
00:14:55réindustrialisation.
00:14:55Sur le terrain,
00:14:57les Français
00:14:57ont réagi
00:14:58à ces annonces.
00:14:59Il y a les grandes villes
00:15:00avec les,
00:15:02comment dirais-je,
00:15:03les recharges,
00:15:04mais en Cambrousse,
00:15:06il n'y a rien.
00:15:06On ne peut pas
00:15:07être déçu
00:15:07ni comptant rien
00:15:08ni quoi que ce soit.
00:15:09De toute façon,
00:15:09on a 3 300 milliards
00:15:11de dettes.
00:15:12Alors quoi qu'il en soit,
00:15:13de toute façon,
00:15:13ils nous ont foutu
00:15:14dans un merdier
00:15:14pas possible.
00:15:15Mais derrière
00:15:16l'enjeu écologique,
00:15:17il y a aussi le coût.
00:15:18L'électricité
00:15:19produite en France
00:15:20coûte en moyenne
00:15:21trois fois moins cher
00:15:22que le pétrole.
00:15:24Et quand je vous dis
00:15:24la déconnexion,
00:15:25je découvre à l'instant,
00:15:27à l'instant,
00:15:27je n'ai même pas fait exprès,
00:15:28c'est les échos,
00:15:29je vais demander
00:15:30à la régie de le sortir.
00:15:31Jacques Attali,
00:15:32la citation,
00:15:32vous êtes prêts ?
00:15:33L'augmentation
00:15:34du prix du pétrole
00:15:34est une bonne nouvelle.
00:15:35Pour Jacques Attali,
00:15:36la flambée des prix du pétrole
00:15:37pourrait devenir
00:15:37un levier stratégique
00:15:38afin d'accélérer
00:15:39la transition écologique.
00:15:41On est en plein dedans.
00:15:42Et d'ailleurs,
00:15:42la phrase
00:15:43de M. Lecornu
00:15:45hier,
00:15:46qui est plutôt surprenante,
00:15:46c'est sur les crises.
00:15:48Il faut profiter
00:15:49de les crises.
00:15:50Bon,
00:15:50c'est la version politique
00:15:52de l'économiste
00:15:54Jacques Attali.
00:15:55Il faut surtout...
00:15:56C'est moins arrogant
00:15:56que Jacques Attali.
00:15:57C'est formidable.
00:15:58Mais c'est la version politique,
00:15:59encore une fois,
00:16:00pour ne pas dire policier.
00:16:01Mais les deux
00:16:02sont intimement liés.
00:16:03Je tombe sur ça.
00:16:04L'augmentation
00:16:05du prix du pétrole
00:16:05est une bonne nouvelle.
00:16:06Vous imaginez
00:16:07le français
00:16:08qui nous regarde ?
00:16:08Mais il se prend
00:16:09pour qui Jacques Attali ?
00:16:10Oui,
00:16:10ça fait longtemps
00:16:11que le français
00:16:12se dit ça.
00:16:13Je pense que
00:16:14le cordu,
00:16:14ce n'est pas pareil.
00:16:15Il joue la montre
00:16:15en réalité.
00:16:16On a un gouvernement
00:16:17qui est à poil,
00:16:18qui ne peut rien faire
00:16:20ou qui ne veut rien faire
00:16:20sur la question
00:16:21du carburant,
00:16:22en tout cas,
00:16:23pas baisser les taxes.
00:16:24Et il doit montrer
00:16:25qu'il fait quelque chose.
00:16:26Donc,
00:16:26il nous explique
00:16:27qu'il va faire un plan
00:16:28dans 10 ans.
00:16:29Sauf que les gens
00:16:30ont besoin
00:16:31de faire leur plan
00:16:32maintenant,
00:16:33pas dans 10 ans.
00:16:34Alors là,
00:16:34Nicolas Méliant,
00:16:35j'ai besoin d'avoir
00:16:36vraiment l'avis
00:16:38énergétique.
00:16:38Est-ce que le plan
00:16:40qui est proposé
00:16:40déjà est un plan viable ?
00:16:42Est-ce que ça peut marcher ?
00:16:44Si vous voulez,
00:16:44moi,
00:16:44ce qui me surprend,
00:16:45c'est que si on remonte
00:16:47deux mois en arrière,
00:16:48c'est-à-dire mi-février,
00:16:49qu'est-ce qui a été signé
00:16:50mi-février ?
00:16:51La fameuse PPE3,
00:16:53la programmation pluriannuelle
00:16:54de l'énergie
00:16:55qui va faire exploser
00:16:56le prix de l'électricité.
00:16:58En fait,
00:16:58il y a quelque chose
00:16:58que les politiques
00:16:59ne comprennent pas.
00:17:01Électrifier avec un prix
00:17:01de l'électricité
00:17:02qui augmente,
00:17:03ça n'existe nulle part.
00:17:05Et donc,
00:17:05la seule chose
00:17:06que devrait faire le gouvernement,
00:17:07c'est faire le nécessaire
00:17:08pour que les prix
00:17:09de l'électricité baissent.
00:17:10C'est ça qu'il faut perdre.
00:17:11Ce n'est pas donner
00:17:12de l'argent aux gens
00:17:12pour qu'ils achètent
00:17:13des voitures électriques chinoises.
00:17:14C'est faire le nécessaire
00:17:16pour que ça baisse.
00:17:16Et aujourd'hui,
00:17:18on a engagé
00:17:19exactement l'inverse.
00:17:19300 milliards d'euros
00:17:20d'investissement
00:17:21en horizon 2040,
00:17:22100 milliards
00:17:23sur les autres distributions,
00:17:24100 milliards
00:17:24sur le transport,
00:17:25100 milliards
00:17:25sur les renouvelables
00:17:26dont on n'a pas besoin
00:17:27qu'on va payer
00:17:27avec de l'argent
00:17:28qu'on n'a pas.
00:17:28Donc là,
00:17:29on fait totalement fausse route.
00:17:30Donc il fait son plan
00:17:31de diversion
00:17:32et au lieu de faire
00:17:33un chèque de 10 milliards
00:17:34d'euros par an
00:17:35en baissant les taxes,
00:17:36il dit je vais mettre
00:17:3710 milliards d'euros
00:17:39pour leur donner des choses.
00:17:40Alors ce qui est intéressant,
00:17:41fabriquer en France.
00:17:42Mais comment il va faire
00:17:43fabriquer en France
00:17:43que c'est interdit
00:17:44par l'Union Européenne ?
00:17:45On ne peut pas encourager
00:17:46quelque chose
00:17:47qui est produit en France.
00:17:48Donc moi,
00:17:48si vous voulez,
00:17:49j'étais conseiller scientifique
00:17:50à France Stratégie
00:17:51qui conseille le gouvernement
00:17:52sur ces sujets-là.
00:17:53En 2019,
00:17:54j'ai proposé,
00:17:55je pense qu'on devrait
00:17:57subventionner,
00:17:57alors je vais proposer
00:17:58une subvention,
00:17:58des voitures légères,
00:17:59des petites voitures
00:18:00qui consomment peu de pétrole
00:18:02fabriquées en France.
00:18:03Qu'est-ce que m'a dit
00:18:04Elisabeth Borne ?
00:18:05Elisabeth Borne au gouvernement.
00:18:07Idée complètement loufoque.
00:18:09Donc moi,
00:18:09en 2019,
00:18:09je leur ai dit
00:18:10on va faire le nécessaire
00:18:11pour consommer
00:18:11moins de pétrole russe,
00:18:13moins de pétrole
00:18:13qui passe par l'étrole d'Hormuz
00:18:14et à l'époque,
00:18:15ça a été balayé
00:18:16d'un revers de la main.
00:18:17Donc effectivement,
00:18:17pourquoi ?
00:18:18Il n'y avait pas de crise
00:18:19en 2019,
00:18:19il n'y avait pas de problème.
00:18:20Donc là,
00:18:21effectivement,
00:18:21il y a une crise.
00:18:22On propose,
00:18:23vous savez,
00:18:23les plans sur les voitures électriques,
00:18:24ça fait depuis 2008
00:18:25qu'on annonce
00:18:26des plans pirembiques.
00:18:27En 2025,
00:18:28on devait en faire 500 000,
00:18:30vendre 500 000 en France,
00:18:31on n'y est pas du tout
00:18:32et l'objectif,
00:18:33je crois que 2030,
00:18:33c'était 1 million.
00:18:34C'est ça.
00:18:35Donc donner des grands chiffres,
00:18:36faire des belles annonces
00:18:38pour divertir,
00:18:39ça,
00:18:40il s'affaire,
00:18:40mais une fois de plus,
00:18:41vous le disiez tout à l'heure,
00:18:42où est-ce qu'elles sont produites
00:18:43ces voitures ?
00:18:44En Chine.
00:18:4580%.
00:18:45Alors en Chine,
00:18:46mais il n'y a pas qu'en Chine,
00:18:46il y a aussi beaucoup
00:18:47en Europe de l'Est.
00:18:47Vous savez,
00:18:48l'industrie automobile,
00:18:48le problème,
00:18:49ce n'est pas tant dans la Chine
00:18:50que l'Europe de l'Est
00:18:50dans laquelle on a tout délocalisé
00:18:52entre 2000 et 2010.
00:18:54On a fermé 11 usines
00:18:55en Europe de l'Ouest,
00:18:56on en a ouvert 11 en Europe de l'Est.
00:18:58Qui en parle ?
00:19:00Qui fait quoi ?
00:19:00Personne.
00:19:02Je vous propose d'écouter
00:19:03Pierre Chasseret
00:19:04qui considère que c'est
00:19:05un bras d'honneur aux Français,
00:19:07l'allocution hier,
00:19:08et notamment le fait de dire
00:19:09qu'on va imposer désormais.
00:19:11Et cette capacité
00:19:12à tout imposer.
00:19:14Et pourquoi
00:19:14deux voitures électriques sur trois,
00:19:16deux voitures neuves sur trois ?
00:19:17Pourquoi pas trois sur quatre ?
00:19:19Pourquoi pas quatre sur cinq ?
00:19:20Et pourquoi pas une sur dix ?
00:19:22On était avant
00:19:22sur un objectif dicté
00:19:24par Mme van der Leyen
00:19:25qui était 100%,
00:19:26donc trois sur trois
00:19:28en 2035.
00:19:29Donc deux sur trois,
00:19:30c'était le point de passage logique
00:19:31de toute façon
00:19:32au trois sur trois en 2035.
00:19:33Mais Mme van der Leyen,
00:19:34elle a été peut-être rattrapée
00:19:36par, quand je vais dire
00:19:37son industrie,
00:19:37c'est que Mme van der Leyen
00:19:38est présidente de la commission
00:19:40européenne,
00:19:41mais elle est aussi allemande.
00:19:42Elle a été ministre d'ailleurs,
00:19:43allemande.
00:19:44Il s'avère qu'en Allemagne,
00:19:45ils ont bien compris
00:19:45que c'était injouable,
00:19:46que c'était l'industrie
00:19:47automobile allemande
00:19:48qui pouvait être mise
00:19:49en grande difficulté.
00:19:50Et c'est pour ça
00:19:51qu'il y a un virage aujourd'hui
00:19:52qui est fait.
00:19:53Et ils ne veulent pas du 2035.
00:19:54Ils ont un petit peu décalé.
00:19:55Mais si vous voulez,
00:19:56de toute façon,
00:19:57deux sur trois,
00:19:58trois sur quatre,
00:19:59ces chiffres n'engagent
00:20:00que ceux qui y croient
00:20:01pour toutes les promesses
00:20:02des hommes politiques.
00:20:03C'est bien pour ça
00:20:04qu'aujourd'hui,
00:20:05le décalage,
00:20:06il est saisissant
00:20:06entre ce qu'attendait
00:20:08les Français
00:20:08et ce qu'a proposé
00:20:10Matignon hier.
00:20:11Écoutez Pierre Chasserey.
00:20:12Je n'ai pas entendu
00:20:13un discours,
00:20:14je suis resté bloqué
00:20:15sur ce bras d'honneur,
00:20:16ce mépris envoyé
00:20:17à tous les automobilistes
00:20:19qui aujourd'hui
00:20:20passent à la station service
00:20:21et se font asphyxier.
00:20:23Ce mépris envers ceux
00:20:24qui perdent leur reste à vivre,
00:20:26qui perdent à la limite
00:20:27et qui se sentent presque
00:20:28dans l'obligation
00:20:29de mendier une dignité
00:20:31auprès d'un Premier ministre
00:20:33qui ne les écoute pas.
00:20:34Tous les propos sont hors sol.
00:20:36Tout est hors sol.
00:20:36Tout est à côté de la plaque.
00:20:38Et Charlotte,
00:20:39vous y avez vu,
00:20:40vous,
00:20:40dans cette allocution,
00:20:42un Premier ministre
00:20:42qui voulait justement
00:20:43se détacher
00:20:44de la Macron.
00:20:45Oui, alors sur la forme.
00:20:46Oui, sur la forme.
00:20:48Bien sûr.
00:20:49Non, mais moi,
00:20:49j'ai été frappée par le fait
00:20:51que Sébastien Lecornet
00:20:51a répété à plusieurs reprises
00:20:53qu'il voulait faire
00:20:53l'amour à la personne,
00:20:54qu'il ne s'agissait pas
00:20:57d'expliquer aux gens
00:20:57comment ils devaient vivre,
00:20:59que ça allait se faire
00:21:01petit à petit,
00:21:02que c'était une question
00:21:03de souveraineté.
00:21:03Donc, il va sur un terrain
00:21:06auquel ils ne nous ont pas habitués.
00:21:08Et il dit cette phrase,
00:21:09en effet,
00:21:09j'ai tiqué sur la même phrase
00:21:10que vous au milieu d'un moment.
00:21:11il dit, bon, c'est un peu étonnant,
00:21:12mais il faut profiter de la crise.
00:21:14Ce que fait systématiquement
00:21:15le politique,
00:21:16mais ce qu'il ne dit jamais.
00:21:19Évidemment.
00:21:19Donc, moi,
00:21:20je n'ai pas été choquée
00:21:21par l'idée de vouloir,
00:21:24à l'aune d'une crise,
00:21:26recouvrer la souveraineté.
00:21:27Le problème,
00:21:28c'est que j'ai pensé immédiatement,
00:21:29je ne suis pas spécialiste
00:21:30du tout du sujet,
00:21:30mais j'ai pensé immédiatement
00:21:31à tous les débats
00:21:32autour de la PPE 3
00:21:33et à l'idée que
00:21:34vous allez faire comment
00:21:36en effet avec cette électricité
00:21:38qui va nous coûter plus cher
00:21:39alors qu'on a les moyens
00:21:40en plus de l'avoir moins cher.
00:21:41Donc, moi,
00:21:42c'est plus ça la question,
00:21:43plus même que le nucléaire
00:21:44parce qu'en effet,
00:21:46ce gouvernement a fait
00:21:47des mauvais choix
00:21:47sur le nucléaire,
00:21:48mais là, ça y est,
00:21:49ils ont compris.
00:21:50Mais en revanche,
00:21:51sur l'électricité,
00:21:52ils n'ont pas l'air
00:21:52d'avoir...
00:21:52Vous voulez dire,
00:21:53faute avouée
00:21:53est à moitié partenée.
00:21:55Non, mais il faut te corriger surtout.
00:21:56Oui, il faut te corriger,
00:21:57mais ils l'ont...
00:21:57Ils n'ont pas totalement compris
00:21:58parce qu'ils continuent
00:22:00en partie avec le renouvelable
00:22:01et c'est une raison
00:22:01du coût supplémentaire
00:22:03de la PPE 3.
00:22:04Nicolas.
00:22:04Je vais vous donner un chiffre.
00:22:06On oublie le renouvelable.
00:22:08On oublie le renouvelable.
00:22:09On ne va parler que du nucléaire.
00:22:10En France,
00:22:11on a les mêmes réacteurs
00:22:12nucléaires qu'aux Etats-Unis
00:22:13parce qu'on a construit
00:22:14sous une licence
00:22:15Westinghouse américaine.
00:22:16On a les mêmes réacteurs.
00:22:17Vous savez combien ça coûte
00:22:18l'électricité aux Etats-Unis
00:22:19nucléaire ?
00:22:20Ça coûte 30 dollars
00:22:21du mégawatt-heure.
00:22:22Combien est-ce que ça coûte
00:22:23en France ?
00:22:2560 euros du mégawatt-heure.
00:22:27Et c'est à cause du marché ?
00:22:28Pas du tout.
00:22:29Non.
00:22:29Pas du tout.
00:22:30Les mêmes réacteurs
00:22:31à cause des normes
00:22:32parce qu'on a des normes
00:22:33beaucoup plus contraignantes.
00:22:35C'est-à-dire que par exemple,
00:22:36aux Etats-Unis,
00:22:36leurs réacteurs,
00:22:37ils les emmènent à 60 ans,
00:22:3980 ans, voire 100 ans.
00:22:40C'est ça qu'on doit faire.
00:22:41Faire le nécessaire
00:22:42pour que nos réacteurs,
00:22:43ils durent 80, voire 100 ans.
00:22:44C'est comme ça
00:22:45qu'on va faire baisser
00:22:46le prix de l'électricité
00:22:47et c'est comme ça
00:22:48qu'on va pouvoir électrifier massivement.
00:22:50Mais aujourd'hui,
00:22:50avec les normes
00:22:51qui se sont empilées en Europe,
00:22:53non seulement en Europe
00:22:53et après,
00:22:55avec cette capacité française
00:22:57à surtransposer,
00:22:59à vouloir toujours laver
00:23:00plus blanc que blanc,
00:23:01eh bien,
00:23:02c'est impossible.
00:23:03Benoît Perrin.
00:23:04Ce qui me frappe
00:23:05dans cette histoire,
00:23:05c'est qu'en fait,
00:23:06on voit un peu,
00:23:07malheureusement,
00:23:08le personnel politique
00:23:09depuis 50 ans
00:23:10qui n'a plus de vision.
00:23:10Très concrètement,
00:23:11là, on change de braquet
00:23:12parce qu'on est
00:23:13dans une période de crise,
00:23:14mais je bénis
00:23:15nos responsables politiques
00:23:16qui nous ont engagés
00:23:17il y a plus de 50 ans,
00:23:1860 ans, 70 ans,
00:23:20sur des chemins
00:23:21sur lesquels,
00:23:21en quelque sorte,
00:23:22on peut encore s'appuyer.
00:23:23Je pense aux nucléaires,
00:23:24je pense aux infrastructures,
00:23:25par exemple.
00:23:26En gros,
00:23:27notre croissance,
00:23:28on surfe en quelque sorte
00:23:29sur les choix
00:23:30qui ont été opérés
00:23:31il y a 50 ans.
00:23:32Et depuis lors,
00:23:32il n'y a plus un choix stratégique
00:23:34qui a été fait,
00:23:34il n'y a plus un choix
00:23:35qui engage l'avenir,
00:23:36il n'y a plus de vision.
00:23:37Et là, on voit bien
00:23:37qu'effectivement,
00:23:39on nous propose
00:23:40une demi-vision
00:23:41avec un candry
00:23:41qui est effectivement
00:23:42complètement en inadéquation
00:23:43avec les attentes des gens.
00:23:44Donc oui,
00:23:45c'est très bien
00:23:46de partir vers l'électrique,
00:23:47pourquoi pas ?
00:23:47Je vous rappellerai quand même
00:23:48que pour l'électricité,
00:23:49on parlait de la PPE 3,
00:23:51la première centrale,
00:23:52le fameux EPR 2,
00:23:54qui va fonctionner
00:23:56suite à cette PPE 3,
00:23:57c'est en 2038.
00:23:59Donc vous voyez ce que je veux dire,
00:24:00c'est-à-dire qu'il faut vraiment
00:24:02anticiper...
00:24:02Il y a du génie en Macronie.
00:24:04Le génie, c'est quoi ?
00:24:05C'est que là,
00:24:06on vient de parler
00:24:07pendant 25 minutes
00:24:09de l'électricité,
00:24:10du tout électrique,
00:24:11pourquoi pas,
00:24:12des incohérences
00:24:12entre les promesses
00:24:13et les moyens
00:24:14de cette fameuse souveraineté
00:24:16qui est prononcée
00:24:16si et là désormais,
00:24:17alors que c'était un mot
00:24:18qui était dans le dictionnaire
00:24:19de l'International Réactionnaire
00:24:21il y a encore quelques mois,
00:24:22qui est aujourd'hui
00:24:23utilisé à toutes les sauces,
00:24:24mais on ne parle pas
00:24:25du concret.
00:24:26Le concret, c'est quoi ?
00:24:26Est-ce que ce matin,
00:24:27les prix de la pompe,
00:24:28ils ont baissé ?
00:24:29On va en parler juste
00:24:29après la pub,
00:24:30parce qu'en fait,
00:24:31c'est ça que les Français
00:24:31ont besoin de savoir.
00:24:32C'est ça qu'il manquait.
00:24:33Est-ce que les prix...
00:24:34Monsieur le Premier ministre,
00:24:35pardonnez-moi,
00:24:36j'ai besoin de savoir.
00:24:36Est-ce que les prix
00:24:37ont baissé ce matin ?
00:24:38C'est l'urgence.
00:24:39Est-ce que sur un litre
00:24:40d'essence payée,
00:24:41on peut éviter d'avoir
00:24:4360 centimes de taxe ?
00:24:45Est-ce qu'on peut le réduire
00:24:46un tout petit peu ?
00:24:47Il a répondu non.
00:24:48Il l'a évoqué,
00:24:50mais il a répondu non.
00:24:50Voilà, exactement.
00:24:51La publicité,
00:24:52on revient.
00:24:57On est toujours avec
00:24:58Charlotte Dornelas,
00:24:59Alexandre D'Evecchio,
00:25:00Georges Fenech,
00:25:01Éric Danon est avec nous,
00:25:02ancien ambassadeur
00:25:03de France en Israël
00:25:04et Meriadek Rafré.
00:25:06À la une,
00:25:06évidemment,
00:25:07ce matin,
00:25:07ce sont ces négociations,
00:25:09ces pourparlers
00:25:10qui vont commencer
00:25:11entre Iran
00:25:12et les Etats-Unis
00:25:15sur fond de guerre,
00:25:16bien sûr,
00:25:16après 42 jours,
00:25:1743 désormais de conflits.
00:25:19le vice-président américain
00:25:21Jay Devance
00:25:21est arrivé au Pakistan,
00:25:24à Islamabad
00:25:24pour les négociations
00:25:26avec l'Iran.
00:25:26Ce n'est pas Donald Trump
00:25:27qui est au Pakistan.
00:25:30Les précisions
00:25:31de François Tiskevich.
00:25:35Donald Trump l'affirme,
00:25:37l'Iran n'a pas
00:25:38la moindre marge
00:25:39de manœuvre
00:25:39dans les négociations
00:25:41qui débutent ce samedi
00:25:42au Pakistan.
00:25:43Les Iraniens
00:25:44ne semblent pas
00:25:44se rendre compte
00:25:45qu'ils n'ont aucune
00:25:46carte en main,
00:25:46si ce n'est celle
00:25:47de faire chanter
00:25:48le monde à court terme
00:25:49en jouant de leur contrôle
00:25:50des voies navigables
00:25:52internationales.
00:25:52La seule raison
00:25:53pour laquelle
00:25:54ils sont encore en vie
00:25:55aujourd'hui,
00:25:55c'est pour négocier.
00:25:57Depuis les Etats-Unis,
00:25:58le président américain
00:26:00multiplie les déclarations
00:26:01assassines
00:26:01et somme à demi-mot,
00:26:04les négociateurs iraniens
00:26:05de se plier à ces demandes
00:26:07sous peine de représailles.
00:26:09On charge les navires
00:26:10avec les meilleures munitions,
00:26:12les meilleures armes
00:26:13jamais construites,
00:26:14meilleures encore
00:26:15que celles qu'on avait avant
00:26:16alors qu'on avait déjà
00:26:17tout fait exploser.
00:26:18Les négociations
00:26:19s'annoncent donc tendues.
00:26:21Américains et iraniens
00:26:22assurent être arrivés
00:26:23à Islamabad
00:26:24plein de bonnes intentions
00:26:25tout en se méfiant
00:26:27du camp opposé.
00:26:28Donald Trump
00:26:29a lui déjà posé
00:26:30ses conditions,
00:26:31notamment sur la question
00:26:33du nucléaire iranien.
00:26:35Pas d'armes nucléaires,
00:26:37ce sera un bon accord.
00:26:38Il y a déjà eu
00:26:39un changement de régime
00:26:40mais ça n'a jamais été
00:26:41un critère.
00:26:42Pas d'armes nucléaires,
00:26:43c'est 99% de l'accord.
00:26:46Les pourparlers à Islamabad
00:26:48devraient demeurer indirects
00:26:50avec les deux délégations
00:26:51dans des pièces séparées
00:26:52et des officiels pakistanais
00:26:54jouant le rôle
00:26:55d'intermédiaires.
00:26:58Avant d'avoir l'expertise
00:27:00une nouvelle fois
00:27:00d'Éric Danon,
00:27:01je me tourne vers vous
00:27:02Marie-Adeck Raffray également.
00:27:03Selon vous,
00:27:04les enjeux de cette matinée
00:27:07et de cette journée,
00:27:08est-ce que tout peut basculer
00:27:09dans les prochaines heures ?
00:27:10Ah oui, effectivement,
00:27:11le cessez-le-feu
00:27:12est ultra fragile.
00:27:15Il a été institué
00:27:16sur des conditions
00:27:17qui sont très partielles.
00:27:18Donc tout peut
00:27:19effectivement basculer.
00:27:21Moi, ce que je voudrais
00:27:21quand même souligner,
00:27:22c'est que la réalité
00:27:24de ce cessez-le-feu,
00:27:25illustre en fait
00:27:26l'échec de la méthode
00:27:27militaire de Trump
00:27:28vis-à-vis de l'Iran.
00:27:30Et de l'autre côté,
00:27:32elle illustre aussi
00:27:34l'impact en fait
00:27:36de la stratégie iranienne
00:27:38qui a consisté
00:27:39à jouer la montre
00:27:40contre les Américains.
00:27:42C'est à mon avis
00:27:44cette réalité
00:27:45qui illustre ce cessez-le-feu
00:27:46qui est arrivé
00:27:47de manière vraiment
00:27:47totalement rapide
00:27:49et très brutale.
00:27:53Maintenant,
00:27:54cessez-le-feu
00:27:55en fait
00:27:56pour la première fois
00:27:57met les Américains
00:27:58et les Iraniens
00:27:59en position
00:28:00de négocier
00:28:00de manière globale.
00:28:02C'est-à-dire que
00:28:03tous les sujets
00:28:03vont être posés
00:28:04sur la table
00:28:05ce qui n'était pas le cas
00:28:06jusqu'à présent
00:28:07lors des deux dernières
00:28:08négociations,
00:28:09celle de juin 2025
00:28:11et la précédente.
00:28:12Il y avait toujours
00:28:13des biais
00:28:14et les négociateurs
00:28:17parlaient de morceaux
00:28:19de briques
00:28:19en fait
00:28:19de sujets.
00:28:20Et là,
00:28:21on sent bien
00:28:22que la négociation
00:28:22va être globale.
00:28:23D'ailleurs,
00:28:24moi j'écoute toujours Trump,
00:28:25il a dit une phrase
00:28:26très intéressante,
00:28:27il a dit
00:28:27cette fois
00:28:28nous allons remettre
00:28:29à zéro,
00:28:31ça va être
00:28:32la remise à zéro
00:28:33la plus puissante
00:28:33du monde.
00:28:34Et si
00:28:35cette négociation
00:28:36aboutit,
00:28:37encore une fois
00:28:37elle peut échouer
00:28:39dans deux heures
00:28:41demain matin
00:28:41la semaine prochaine,
00:28:43si elle aboutit,
00:28:43on peut arriver
00:28:44à quelque chose
00:28:45vraiment
00:28:46d'une remise à zéro
00:28:47en fait dans la région.
00:28:48maintenant les paramètres
00:28:51sont quand même
00:28:51très très compliqués,
00:28:52on a vu notamment
00:28:53que sur le Liban
00:28:55il y a des ambiguïtés
00:28:57et on va y reprendre.
00:28:59Oui,
00:28:59parce que je veux vraiment
00:29:00qu'on parle,
00:29:00on extrait pour l'instant
00:29:01la question libanaise
00:29:02mais qui est une question
00:29:03évidemment essentielle
00:29:06mais je voulais avoir
00:29:07votre regard d'ailleurs
00:29:08sur ce qui se passe
00:29:09au Liban
00:29:09dans un instant.
00:29:09Mais Eric Danon,
00:29:10quand on entend par exemple
00:29:11le président Donald Trump
00:29:12dire qu'il y a déjà eu
00:29:13un changement de régime.
00:29:15Oui,
00:29:16c'est évidemment
00:29:16une ânerie.
00:29:18Ah,
00:29:18parler d'ânerie.
00:29:19Ah oui,
00:29:20mais c'est de la communication.
00:29:22Il n'y a pas
00:29:23de changement
00:29:24de régime,
00:29:25il y a changement
00:29:26des personnes
00:29:27à l'intérieur
00:29:27d'un même régime.
00:29:29Donc,
00:29:30demander aux Iraniens
00:29:31dans la rue
00:29:31s'il y a un changement
00:29:32de régime,
00:29:32ils vont vous dire
00:29:33évidemment non.
00:29:34Donc,
00:29:34ce n'est pas ça
00:29:34un changement de régime.
00:29:36Mais Donald Trump
00:29:37le sait bien
00:29:37mais il a besoin
00:29:38de trophées
00:29:39pour dire qu'il a gagné.
00:29:41Donc,
00:29:42un des trophées
00:29:43serait de dire
00:29:43qu'il y a eu
00:29:44un changement de régime
00:29:44mais personne n'y croit.
00:29:46L'autre,
00:29:46c'est le nucléaire
00:29:47et le troisième,
00:29:48c'est le détroit d'Hormuz.
00:29:49Donc,
00:29:49là,
00:29:50il joue quelque chose
00:29:52qui est intéressant.
00:29:53Il dit
00:29:54entre le nucléaire
00:29:55et le détroit d'Hormuz,
00:29:56le détroit d'Hormuz,
00:29:57ça ne m'intéresse pas
00:29:58parce que les États-Unis
00:29:59n'ont pas besoin
00:30:00de la libre circulation
00:30:01mais moi,
00:30:01ce qui m'intéresse,
00:30:02c'est le nucléaire.
00:30:03Donc,
00:30:03il pose ça comme ça.
00:30:05Est-ce que c'est vrai ?
00:30:06Non.
00:30:06Mais ce n'est pas grave.
00:30:07Lui,
00:30:08il le pose
00:30:08de cette manière-là
00:30:10ce qui veut dire
00:30:10que les deux éléments
00:30:11vont être dans la négociation.
00:30:15Peut-être qu'on peut dire
00:30:16à ceux qui nous écoutent
00:30:19que la négociation
00:30:20sur le nucléaire
00:30:21est une négociation
00:30:23qui se joue à deux niveaux.
00:30:25La question du principe.
00:30:27L'Iran a-t-il droit
00:30:28à enrichir de l'uranium ?
00:30:31Le monde entier
00:30:33considère qu'il a le droit
00:30:35parce que le traité
00:30:36qui gère cela
00:30:37vous autorise
00:30:38mais dans une certaine proportion.
00:30:40C'est-à-dire
00:30:41que vous pouvez enrichir
00:30:42pour faire du nucléaire civil.
00:30:44Le problème de l'Iran,
00:30:45c'est qu'il a fait
00:30:46un enrichissement
00:30:48trop fort.
00:30:49Et à ce moment-là,
00:30:51c'est très problématique
00:30:53parce qu'à 60%
00:30:54d'enrichissement,
00:30:55ça ne peut servir
00:30:56qu'à faire du nucléaire militaire.
00:30:58Et ça,
00:30:58l'Iran n'a pas le droit.
00:30:59Donc,
00:31:00la question qui va être négociée
00:31:02est une question de principe.
00:31:04L'Iran va dire
00:31:05j'ai le droit
00:31:05d'enrichir l'uranium
00:31:08les Américains
00:31:09vont dire
00:31:10oui mais jusqu'à
00:31:113,60%
00:31:13et Israël
00:31:14derrière
00:31:15dira
00:31:16nous ne voulons pas
00:31:16que l'Iran
00:31:18ait le droit
00:31:19d'enrichir
00:31:20de l'uranium
00:31:21parce que c'est trop dangereux.
00:31:22Voilà les positions de base.
00:31:24Parce qu'ils n'avaient pas respecté
00:31:25leur promesse,
00:31:27c'était un enregistrement.
00:31:28Oui,
00:31:28mais attention,
00:31:30la promesse
00:31:30a été faite
00:31:31à travers un accord
00:31:33de 2015
00:31:34que Trump
00:31:35a mis par terre
00:31:37en 2018
00:31:38et
00:31:39à partir de ce moment-là
00:31:41et après seulement
00:31:42deux ans,
00:31:43l'Iran a considéré
00:31:44qu'il pouvait
00:31:44enrichir plus que ça.
00:31:46Donc,
00:31:47il ne faut pas dire
00:31:49que l'Iran
00:31:50n'a pas respecté
00:31:51l'accord.
00:31:52C'est Trump
00:31:53qui fondamentalement
00:31:53a déchiré l'accord.
00:31:54donc il ne faut pas
00:31:55quand même...
00:31:56Sur la question
00:31:56des avoirs en plus.
00:31:57Pardon ?
00:31:58Sur la question
00:31:58des avoirs.
00:31:59Oui,
00:31:59oui,
00:31:59absolument.
00:32:02Vous considérez
00:32:03peut-être
00:32:03cette question
00:32:04comme simpliste
00:32:05pour ne pas dire
00:32:05simplette.
00:32:06Mais est-ce que
00:32:08le fait qu'il y ait
00:32:09des négociations
00:32:09aujourd'hui
00:32:10pour parler
00:32:11dans le cadre
00:32:12d'un cessez-le-feu,
00:32:13est-ce qu'après
00:32:1442 jours de guerre
00:32:15où le régime iranien
00:32:16s'est en quelque sorte
00:32:17maintenu,
00:32:18c'est une victoire
00:32:19pour le régime iranien
00:32:21ces négociations ?
00:32:22Ça dépend
00:32:23par rapport
00:32:23à ses objectifs
00:32:25à lui,
00:32:26oui,
00:32:26mais pas
00:32:27pour le reste du monde
00:32:28contrairement
00:32:28à ce qu'on raconte
00:32:29sans arrêt.
00:32:31Les objectifs
00:32:32de Trump
00:32:33et d'Israël,
00:32:34on les connaît,
00:32:35il fallait détruire
00:32:36le nucléaire,
00:32:37détruire le balistique,
00:32:39affaiblir le régime.
00:32:40Mais le but
00:32:41des Iraniens
00:32:42dans cette guerre
00:32:43était juste
00:32:43de tenir
00:32:44le plus longtemps possible.
00:32:45Quand vous tenez
00:32:46longtemps,
00:32:47vous produisez
00:32:49des effets
00:32:49qui montrent
00:32:50que,
00:32:51un,
00:32:51le grand Satan
00:32:52et le petit Satan
00:32:53n'ont pas réussi
00:32:54à vous mettre par terre,
00:32:55deux,
00:32:55vous montrer
00:32:56aux autres pays arabes
00:32:57qu'ils sont corrompus
00:32:59parce qu'ils sont
00:32:59du côté américain,
00:33:01et trois,
00:33:03c'est une réaffirmation
00:33:05d'une vision
00:33:06du monde,
00:33:07qui est la vision chiite,
00:33:09et qui tient le coup
00:33:10contre vents et marées.
00:33:12Donc,
00:33:12oui,
00:33:13les Iraniens
00:33:13peuvent dire
00:33:14qu'on a gagné,
00:33:16mais ils savent bien,
00:33:17eux aussi,
00:33:18qu'ils n'ont pas gagné,
00:33:19de la même façon
00:33:20que les Américains
00:33:20savent bien qu'ils n'ont
00:33:21pas gagné.
00:33:21Et probablement,
00:33:23vous n'aurez pas,
00:33:23dans cette histoire
00:33:24de victoire nette,
00:33:26étant entendu
00:33:27qu'on ne sait pas encore
00:33:29qui va gagner,
00:33:30mais on sait qui a perdu,
00:33:31à ce stade,
00:33:32c'est le peuple iranien.
00:33:33Et d'ailleurs,
00:33:34les massacres se poursuivent,
00:33:35et demain,
00:33:37nous serons,
00:33:38et nous inviterons
00:33:39une responsabilité
00:33:39de l'association
00:33:41Fama Zadi,
00:33:42et vous avez dit
00:33:43là et le drame,
00:33:44c'est que...
00:33:44C'est pour le peuple iranien,
00:33:46une demi-victoire
00:33:47ou une demi-défaite
00:33:49de Trump,
00:33:50c'est un désastre.
00:33:52Le Pierre,
00:33:53Marie-Adeck.
00:33:54Oui,
00:33:54alors,
00:33:54c'est compliqué
00:33:55d'être venu à l'ambassadeur
00:33:56parce qu'il dit les choses
00:33:57de manière très précise
00:33:58et je suis assez d'accord
00:33:59avec son analyse.
00:34:00En fait,
00:34:01il n'y a pas de gagnant
00:34:02et de perdant
00:34:02pour l'instant.
00:34:04Les deux,
00:34:04en fait,
00:34:05l'Iran,
00:34:05finalement,
00:34:06avait aussi intérêt
00:34:07à faire cesser la pression.
00:34:08Je vous rappelle quand même,
00:34:09selon les chiffres officiels
00:34:10de la Maison Blanche,
00:34:11qu'ils ont pris
00:34:1210 500 frappes militaires
00:34:16sur le pays,
00:34:17donc le pays est à terre.
00:34:19Le système militaire
00:34:21est complètement neutralisé,
00:34:23même si,
00:34:23effectivement,
00:34:24il faudra regarder ensuite
00:34:24dans le détail
00:34:25ce qu'il en est vraiment.
00:34:26En tout état de cause,
00:34:27le choc est réel
00:34:28et l'économie
00:34:29est absolument par terre.
00:34:30Et n'oublions pas une chose,
00:34:32c'est que les Iraniens
00:34:33ont évidemment besoin
00:34:34du pétrole.
00:34:35C'est l'ultime,
00:34:36la dernière carte
00:34:37qui leur reste
00:34:37pour pouvoir alimenter
00:34:40leur économie
00:34:40et leur guerre.
00:34:43Et donc,
00:34:43ce qui va se jouer,
00:34:44en fait,
00:34:45très concrètement
00:34:46dans cette négociation,
00:34:48c'est le sort
00:34:48du détroit d'Hormuz
00:34:49à telle enseigne
00:34:50que les Iraniens
00:34:51ont déplacé
00:34:52avec le patron
00:34:53de la navigation,
00:34:53le président du Parlement,
00:34:55M. Galibaf.
00:34:56Ils ont déplacé
00:34:57le gouverneur
00:34:57de la Banque centrale iranienne.
00:34:58Donc,
00:34:59on voit bien
00:34:59que les discussions
00:35:00vont achopper
00:35:02sur le futur d'Hormuz.
00:35:05Qui va contrôler le Hormuz ?
00:35:07Pour l'instant,
00:35:07c'est les Iraniens.
00:35:08Qui va imposer une taxe
00:35:09ou pas ?
00:35:10La taxe sera-t-elle partagée ?
00:35:11Aujourd'hui,
00:35:12les Iraniens disent
00:35:12le détroit est libéré
00:35:14mais il faut payer
00:35:15pour passer.
00:35:16Est-ce que les Omanais
00:35:18auront droit
00:35:18à une taxe aussi ?
00:35:19Est-ce que les Américains
00:35:20vont contrôler ce système ?
00:35:22Est-ce qu'il va rester en place ?
00:35:23Voilà ces questions
00:35:24et contrairement
00:35:24à ce que dit Trump,
00:35:25il est évident
00:35:26que la prime géopolitique
00:35:28sur les hydrocarbures
00:35:28a un effet direct
00:35:29à la pompe
00:35:30pour les Américains aussi.
00:35:31Donc,
00:35:32c'est un véritable défi.
00:35:34Dernière question
00:35:34à tous les deux,
00:35:36la question libanaise.
00:35:37à quel point
00:35:38la situation au Liban
00:35:41peut avoir une influence
00:35:43sur ces pourparlers ?
00:35:46Ce qui s'est passé,
00:35:48ce qui se passe là
00:35:49au Liban
00:35:50influe directement
00:35:52non pas sur la négociation
00:35:53d'Islamabad
00:35:54mais sur le fait
00:35:55qu'elle puisse se tenir.
00:35:57Les Iraniens ont été clairs.
00:35:59Pour négocier
00:36:00à Islamabad,
00:36:01il fallait un arrêt
00:36:03des combats
00:36:05au Liban.
00:36:06C'était impossible
00:36:08à obtenir,
00:36:09y compris de la part
00:36:10de Netanyahou
00:36:11mais la pression
00:36:12sur Netanyahou
00:36:12a été telle
00:36:13que Netanyahou
00:36:14a fait une concession.
00:36:15Nous n'arrêtons pas
00:36:17la guerre au Liban
00:36:18mais nous allons négocier
00:36:19directement avec les Libanais
00:36:21à Washington.
00:36:22Donc,
00:36:23la négociation
00:36:24qui va s'ouvrir
00:36:25mardi à Washington
00:36:26n'est que le moyen
00:36:28de permettre
00:36:29la négociation
00:36:30d'Islamabad.
00:36:31Pendant cela,
00:36:32d'ailleurs,
00:36:32la guerre continue
00:36:33au Liban,
00:36:34bien entendu,
00:36:35puisque ça n'a rien à voir.
00:36:36Mais vous avez
00:36:37l'ouverture
00:36:38d'une négociation
00:36:39et c'est intéressant
00:36:41entre guillemets
00:36:42qu'ils s'intéressent
00:36:44à la chose
00:36:45parce que c'est
00:36:46la première négociation
00:36:47directe de ce type
00:36:49entre les deux pays
00:36:51et ça pourrait déboucher
00:36:54sur au moins
00:36:57une reconnaissance
00:36:58côté libanais
00:37:00de quelque chose
00:37:01qui est très important
00:37:02qui est la déconnexion
00:37:04entre population
00:37:06libanaise,
00:37:07président du Liban
00:37:08et gouvernement
00:37:10libanais d'un côté,
00:37:11Hezbollah de l'autre.
00:37:13Ce qui est intéressant
00:37:14dans ce qui se passe
00:37:15au Liban,
00:37:15c'est que pour la première fois
00:37:16de façon nette,
00:37:18la population libanaise
00:37:19est contre le Hezbollah.
00:37:21La question devient
00:37:22comment profiter de ça ?
00:37:24Comment Israël peut profiter
00:37:25de ce coin
00:37:26à introduire
00:37:28entre le président
00:37:29et le premier ministre
00:37:31et le Hezbollah ?
00:37:33La méthode utilisée
00:37:35par Israël
00:37:36est assez violente,
00:37:38c'est-à-dire
00:37:38on tape sur le Hezbollah,
00:37:40mais on voudrait...
00:37:40Plus de 4000 sites
00:37:41qui ont été touchés.
00:37:42Mais on voudrait bien
00:37:43que le gouvernement libanais
00:37:46soit avec nous,
00:37:47mais il ne peut pas l'être
00:37:48parce qu'ils ont trop peur
00:37:49de la guerre civile.
00:37:50Donc, on est dans ce moment
00:37:52difficile
00:37:53où, d'un côté,
00:37:55la situation au Liban
00:37:56s'éclaircit
00:37:57entre la population
00:37:58et le Hezbollah.
00:37:59Et ça, c'est une très bonne chose,
00:38:01bien entendu.
00:38:01Comme d'ailleurs à Gaza...
00:38:04Je trouve que vous avancez
00:38:05un tout petit peu.
00:38:06C'était vrai au début de la guerre,
00:38:07mais là...
00:38:08De ce que j'ai comme conversation
00:38:10avec les Libanais,
00:38:12je dois dire,
00:38:13malgré la douleur
00:38:14de voir que la maison familiale
00:38:15a été détruite
00:38:16par un bombardement
00:38:17à Beyrouth,
00:38:18mais bon, passons.
00:38:20Je considère
00:38:21qu'il se passe quelque chose
00:38:22de très intéressant
00:38:23de ce point de vue-là
00:38:24au Liban.
00:38:25Pour que la population
00:38:26libanaise
00:38:27ne se retourne pas
00:38:28contre Israël,
00:38:29il faut que les combats
00:38:30s'arrêtent rapidement.
00:38:31Ça, c'est sûr.
00:38:32Ça, c'est la temporalité
00:38:33joue contre Israël,
00:38:35comme elle joue d'ailleurs
00:38:36contre les Américains.
00:38:37Mais, lentement,
00:38:39lentement,
00:38:39l'objectif sécuritaire
00:38:41d'Israël,
00:38:42à savoir dégager
00:38:43une espèce de bande
00:38:44de terrain
00:38:45au Liban Sud
00:38:46comme zone tampon
00:38:48ou comme zone de sécurité,
00:38:49est en train
00:38:50de se mettre en place.
00:38:53On verra bien
00:38:53si ça fonctionne.
00:38:55Je pense
00:38:56que ce qui va se passer
00:38:58à Washington
00:38:58sera assez intéressant,
00:39:01y compris
00:39:01pour la question
00:39:02de la frontière
00:39:03entre le Liban
00:39:05et Israël,
00:39:06mais c'est un autre sujet.
00:39:08Un mot,
00:39:08Meryadek.
00:39:09On voit bien
00:39:10que le Liban
00:39:10est central
00:39:11dans l'enjeu
00:39:12qui se tient aujourd'hui
00:39:13entre Washington
00:39:14et Téhéran,
00:39:15puisque là,
00:39:17pour une fois,
00:39:18c'est très clair,
00:39:18Donald Trump
00:39:19a tordu la main
00:39:20de Netanyahou
00:39:21en lui disant
00:39:22que Netanyahou
00:39:23a lancé
00:39:24une série de frappes
00:39:24comme jamais
00:39:25il n'avait fait
00:39:26sur le Liban
00:39:26quelques heures
00:39:28après l'annonce
00:39:29du cessez-le-feu
00:39:29du 8 avril.
00:39:31En 10 minutes,
00:39:32Israël revendique
00:39:33avoir frappé
00:39:33100 sites
00:39:35sur Beyrouth
00:39:36en particulier.
00:39:37Beyrouth a été
00:39:37transformée
00:39:38en un véritable
00:39:39champignon
00:39:42de nuages.
00:39:43C'était absolument
00:39:43incroyable.
00:39:44Il y a eu
00:39:44plus de 300 tués
00:39:46et 1200 plaisés
00:39:47en 10 minutes.
00:39:48il faut quand même
00:39:48le dire.
00:39:49Et à ce moment-là,
00:39:51Netanyahou
00:39:51avait bien signifié
00:39:52qu'il était
00:39:52contre cette frappe,
00:39:54contre ce cessez-le-feu.
00:39:56Et c'est Donald Trump
00:39:57qui l'a appelé
00:39:58en personne
00:39:58pour lui dire
00:39:59maintenant
00:39:59tu te calmes
00:40:02au Liban
00:40:03et tu lances
00:40:05une négociation
00:40:06avec les Libanais.
00:40:09Donc on voit bien
00:40:09que la situation
00:40:11du Liban
00:40:11aujourd'hui
00:40:12est vraiment
00:40:13intrinsèquement liée
00:40:14au sort
00:40:15des négociations
00:40:15qui vont avoir
00:40:16lieu demain
00:40:16et qui ont lieu
00:40:19aujourd'hui
00:40:20à Islamabad.
00:40:21Et c'est pour ça
00:40:22que la manière
00:40:23dont Israël
00:40:24va se positionner
00:40:28dans les jours
00:40:28qui viennent au Liban
00:40:29sera sans doute
00:40:30un signal
00:40:32positif ou négatif
00:40:33pour la sortie
00:40:34des négociations
00:40:35à Islamabad.
00:40:36Un grand merci
00:40:37Myriad d'être venu
00:40:37Monsieur l'Ambassadeur
00:40:38également un grand merci.
00:40:39Vous avez dit
00:40:40pardonnez-moi
00:40:40mais ça m'a surpris
00:40:42pour ne pas dire marquer
00:40:43vous avez dit
00:40:44malgré la douleur
00:40:44de voir la maison familiale
00:40:46détruite par les bombardements.
00:40:48Absolument
00:40:48mais je ne veux pas rentrer
00:40:49dans ces histoires-là
00:40:50rien de familial
00:40:51ma grand-mère maternelle
00:40:52est née à Beyrouth
00:40:53et il ne reste rien
00:40:55de la maison
00:40:56de sa naissance
00:40:57disons.
00:40:58Eh bien écoutez
00:40:59c'est pour ça que je me suis
00:41:00permis de
00:41:00Ah bah non
00:41:01ça m'a marqué
00:41:03et c'est pour ça
00:41:03que je me permets
00:41:04de vous poser la question.
00:41:05Voilà.
00:41:06C'est un
00:41:07sympathie.
00:41:08Merci beaucoup.
00:41:10Merci Monsieur l'Ambassadeur
00:41:11d'être venu.
00:41:13On va traiter
00:41:14d'un autre sujet
00:41:15à présent
00:41:15de deux autres sujets
00:41:16de questions judiciaires
00:41:17mais questions aussi
00:41:20de racisme
00:41:20d'antiracisme
00:41:21à l'heure
00:41:22où l'antiracisme
00:41:23est au cœur
00:41:24de l'actualité
00:41:25imposée
00:41:26par
00:41:28des courants
00:41:30extrémistes
00:41:30comme la France Insoumise
00:41:31une phrase
00:41:32qui devrait peut-être
00:41:32faire scandale
00:41:33prononcée par
00:41:34Jean-Luc Mélenchon
00:41:35lors d'une conférence
00:41:36à l'Institut
00:41:37La Boétie
00:41:37le 9 avril dernier
00:41:38donc c'était
00:41:39il y a 72 heures
00:41:41où il va s'en prendre
00:41:42aux ouvriers
00:41:43blancs catholiques.
00:41:44Alors on savait
00:41:45qu'on pouvait être
00:41:45tout blanc
00:41:46tout moche
00:41:46et désormais
00:41:48il interpelle
00:41:49ses penseurs
00:41:50parce que La Boétie
00:41:51c'est un institut
00:41:52qu'il a pensé
00:41:55cher Jean-Luc Mélenchon
00:41:58et Alexandre Devecchio
00:41:59précisez ce que c'est
00:42:00l'Institut
00:42:00La Boétie
00:42:01aux téléspectateurs
00:42:02C'est pas un institut
00:42:04Mélenchoniste
00:42:05il me semble pas
00:42:06Je confonds
00:42:07entre les deux instituts
00:42:08vous savez il y a
00:42:08l'Institut
00:42:09mais si l'Institut
00:42:10La Boétie
00:42:10je pensais que vous étiez
00:42:12au fait
00:42:12on va chercher tout cela
00:42:16bref il y avait
00:42:16une conférence
00:42:17à l'Institut
00:42:17La Boétie
00:42:20et écoutez
00:42:21alors moi je vais pas
00:42:21prendre la version courte
00:42:22je vais vous donner
00:42:22la version longue
00:42:25la version longue
00:42:26de Jean-Luc Mélenchon
00:42:26écoutez
00:42:29Un mouvement
00:42:30il a toujours
00:42:30une direction
00:42:31et de même
00:42:32dans les élections
00:42:33si nous sommes nuls
00:42:34nous perdrons
00:42:34on perdra peut-être
00:42:35quand même
00:42:36tout en n'étant pas nuls
00:42:37mais ce que je veux dire
00:42:38c'est que
00:42:38si nous ne savons pas
00:42:39trouver le point de passage
00:42:40il faut pas rejeter
00:42:41la responsabilité
00:42:42sur tous les autres
00:42:43où est le point de passage
00:42:44par quel chemin
00:42:46par exemple
00:42:46l'identification
00:42:47des acteurs de l'histoire
00:42:48c'est fondamental
00:42:50si vous comptez
00:42:50sur les ouvriers blancs
00:42:51catholiques
00:42:52pour faire le socialisme
00:42:53en France
00:42:54vous allez attendre
00:42:54un moment
00:42:55parce que ça n'aura pas lieu
00:42:58il faut donc savoir
00:42:59quel va être
00:43:00le support
00:43:01de cette
00:43:02qui est l'acteur
00:43:02de l'histoire
00:43:03à quelles conditions
00:43:04peut-il être
00:43:05l'acteur de l'histoire
00:43:05quelle place occupe
00:43:06la démocratie
00:43:07dans la mobilisation populaire
00:43:09on peut pas simplement
00:43:10compter sur les barricades
00:43:11et les kilomètres
00:43:12de mobilisation
00:43:13avec des drapeaux rouges
00:43:14parce que ça
00:43:15c'est du folklore
00:43:16bien sûr que ça passe par des moments
00:43:17comme ça
00:43:18mais en tant que stratégie de combat
00:43:20pour abattre un système mondial
00:43:22pardon
00:43:22c'est un peu limité
00:43:23et ça ne se fera pas comme ça
00:43:25nous en avons la certitude
00:43:55l'institut
00:43:56dans un instant
00:43:57François Bousquet
00:43:58sur votre nouvel ouvrage
00:43:59Sale Blanc
00:44:00le racisme
00:44:01qu'on ne veut pas voir
00:44:02c'est vrai que le racisme
00:44:03anti-blanc
00:44:04est le tabou
00:44:05XXL
00:44:06dans la lutte
00:44:07contre le racisme
00:44:08je confirme
00:44:08même s'il y a
00:44:09quelques petits changements
00:44:10les sondages
00:44:11CSA
00:44:12pour CNews
00:44:12Europe 1
00:44:13LJDD
00:44:13un petit peu
00:44:14changé la donne
00:44:14et également le sondage
00:44:15IFOC
00:44:15pour la LICRA
00:44:18C'est-à-dire que 39%
00:44:20des personnes perçues
00:44:21comme blanches
00:44:21déclarent avoir été victimes
00:44:22d'agressions
00:44:23ou de discriminations
00:44:24à caractère raciste
00:44:26c'est un sondage
00:44:27qui a été publié
00:44:28cette semaine
00:44:29et c'est vrai
00:44:30que ça vient balayer
00:44:32par exemple
00:44:33les informations
00:44:34et les affirmations
00:44:35de Thomas Porte
00:44:36député de la France Insoumise
00:44:37pour ne citer que lui
00:44:38qui il y a quelques jours
00:44:40expliquait que le racisme
00:44:41anti-blanc
00:44:42n'existe pas
00:44:43mais Jean-Luc Mélenchon
00:44:45qui vient
00:44:46s'en prendre
00:44:46aux ouvriers
00:44:47blancs
00:44:48catholiques
00:44:49après quelques jours
00:44:50il s'en était pris
00:44:51vous savez
00:44:51aux tout blancs
00:44:54français
00:44:54tout blanc
00:44:55tout moche
00:44:55pourquoi ces déclarations-là
00:44:57ne sont pas considérées
00:44:58comme des déclarations
00:45:00racistes ?
00:45:01Parce que la gauche
00:45:02contrôle le champ
00:45:03de l'interdit
00:45:03le périmètre
00:45:05du disciple
00:45:06et de l'indicible
00:45:06du totem
00:45:07et du tabou
00:45:07c'est tout ce que nous
00:45:09gens de droite
00:45:09nous devons essayer
00:45:11de ce rapport de force
00:45:12de le renverser
00:45:13Mélenchon est dans une stratégie
00:45:15après son échec
00:45:16en 2017
00:45:16de non seulement
00:45:17d'islamo-gauchisme
00:45:18mais de gaucho-racialisme
00:45:19il l'assume
00:45:21c'est la nouvelle France
00:45:22en 2012
00:45:22il a eu une claque
00:45:24à Hénin Beaumont
00:45:24en 2012
00:45:25rappelez-vous
00:45:25Eliott
00:45:26il va défier
00:45:27Marine Le Pen
00:45:27sur son terrain
00:45:28dans le marinisme
00:45:30municipal
00:45:30et il se prend
00:45:31une claque
00:45:31il se rend compte
00:45:32que les ouvriers
00:45:33blancs ne sont pas
00:45:34intéressés
00:45:34par les questions
00:45:35sociétales
00:45:36qu'il porte
00:45:36ne sont pas intéressés
00:45:38par lui
00:45:38il plébiscite
00:45:39Marine Le Pen
00:45:39je pense que ça
00:45:40est un élément
00:45:41déterminant
00:45:41dans sa bascule politique
00:45:42je trouve que sur son visage
00:45:44il y a une forme
00:45:44d'amertume
00:45:45je pense que cette amertume
00:45:46elle vient de là
00:45:47et là il est cohérent
00:45:49avec son choix électoral
00:45:50qui est un choix électoral
00:45:51pas à court terme
00:45:52il est perdu à court terme
00:45:53il est battu
00:45:54il n'arrive pas à être
00:45:55au deuxième tour
00:45:55mais à moyen et long terme
00:45:57parce qu'il y a des logiques
00:45:58inexorables
00:45:59des logiques démographiques
00:46:00qui servent son agenda
00:46:01donc il continue
00:46:02il insiste
00:46:03pour imposer
00:46:04cette thématique
00:46:05de la nouvelle France
00:46:06qui correspond à son schéma
00:46:07mental pour Mélenchon
00:46:08Mélenchon dites vous bien
00:46:09c'est un trotskiste
00:46:10donc il fait la révolution permanente
00:46:11c'est ça un trotskiste
00:46:12c'est la guerre civile permanente
00:46:13c'est ça le fond du trotskisme
00:46:15et chez Mélenchon
00:46:16il y a une idée centrale
00:46:16c'est que le peuple n'existe pas
00:46:17le peuple n'existe pas
00:46:18le peuple c'est un référent vide
00:46:20on y met ce qu'on veut
00:46:21dans le peuple
00:46:21on y met des noirs
00:46:22des martiens
00:46:23on s'en moque
00:46:23le peuple n'existe pas
00:46:24donc on peut balayer
00:46:26effacer
00:46:26faire une table rave
00:46:27du peuple historique
00:46:29si vous comptez
00:46:30sur les ouvriers blancs
00:46:31catholiques
00:46:32pour faire le socialisme
00:46:33en France
00:46:37Mélenchon
00:46:37c'était le 9 avril 2026
00:46:40à l'institut
00:46:42la Boétie
00:46:42institut affilié
00:46:43à la France insoumise
00:46:45imaginez un seul instant
00:46:46que ce type de déclaration
00:46:48ait été prononcé
00:46:50par un responsable
00:46:52d'extrême droite
00:46:54non pas sur les blancs
00:46:55mais sur les noirs
00:46:56vous imaginez
00:46:57on rentre dans une politique
00:46:58ce serait un scandale absolu
00:47:00à juste titre d'ailleurs
00:47:01mais ce que je veux dire
00:47:02c'est que
00:47:03la France insoumise
00:47:04a le droit
00:47:05aujourd'hui
00:47:05d'aller sur un terrain
00:47:08qui vient bousculer
00:47:10complètement
00:47:10l'universalisme
00:47:11auquel
00:47:12on a tous été
00:47:14liés
00:47:15et affiliés
00:47:16depuis des années
00:47:16en vérité
00:47:17ça traduit
00:47:18une longue évolution
00:47:19de la gauche
00:47:20parce que ce que fait
00:47:21la France insoumise
00:47:22ce n'est qu'une version
00:47:23radicale
00:47:24de ce que faisait
00:47:25le PS
00:47:25ils avaient établi
00:47:26la stratégie Terra Nova
00:47:27et c'est exactement
00:47:28la même chose
00:47:29de manière
00:47:29un peu plus polie
00:47:31ils disaient
00:47:32il faut arrêter
00:47:33avec les classes populaires
00:47:34donc c'était pas
00:47:35les ouvriers blancs
00:47:35mais c'était sous-entendu
00:47:36et il faut s'adresser
00:47:37aux minorités
00:47:39aux jeunes
00:47:40aux femmes
00:47:41et aux centres-villes
00:47:42donc Mélenchon
00:47:44ne fait que reprendre
00:47:45cette stratégie
00:47:46et il l'assume
00:47:48il l'assume aussi
00:47:49parce qu'il est dans
00:47:50une logique révolutionnaire
00:47:53les révolutionnaires
00:47:53les révolutionnaires
00:47:54ont voulu faire
00:47:55la révolution
00:47:55avec le prolétariat
00:47:56alors le prolétariat
00:47:57ne veut pas de la révolution
00:47:58il veut accéder
00:47:59à la classe moyenne
00:48:00et à la prospérité
00:48:02donc le prolétariat
00:48:02a trahi
00:48:03il faut chercher
00:48:04un prolétariat
00:48:05de substitution
00:48:05et ce prolétariat
00:48:07de substitution
00:48:07aux yeux de Mélenchon
00:48:09c'est effectivement
00:48:11la population
00:48:12issue de l'immigration
00:48:14ensuite il faut quand même
00:48:15ne pas justement
00:48:16lui laisser imposer
00:48:17ces termes du débat
00:48:18malheureusement
00:48:19beaucoup le suivent
00:48:20dans cette logique
00:48:21communautariste
00:48:21mais il y a quand même
00:48:22des personnes
00:48:23issues de l'immigration
00:48:24qui sont universalistes
00:48:26et qui ne veulent pas
00:48:27rentrer dans cette logique
00:48:28de nouvelle France
00:48:29alors je rappelle
00:48:30votre ouvrage
00:48:31François Bousquet
00:48:32le sale blanc
00:48:34ce racisme
00:48:35qu'on ne veut pas voir
00:48:36c'est un second volet
00:48:37du livre
00:48:38qui était déjà
00:48:39tabou
00:48:40très critiqué
00:48:41le racisme anti-blanc
00:48:42l'enquête interdite
00:48:43et dans le premier volume
00:48:45vous avez constaté
00:48:46que cette théorie
00:48:48selon vous
00:48:48du racisme systémique
00:48:49vous la battez en brèche
00:48:51le racisme
00:48:51oui pour moi
00:48:52c'est la plus grande
00:48:53escroquerie intellectuelle
00:48:54de ces dix dernières années
00:48:55et de loin
00:48:56c'est quoi la théorie
00:48:57du racisme systémique
00:48:58c'est une théorie
00:48:59qui postule
00:48:59que le racisme
00:49:00s'exerce forcément
00:49:01de manière unilatérale
00:49:02et à sens unique
00:49:03du dominant
00:49:04vers le dominé
00:49:04le dominant c'est le blanc
00:49:05quel qu'il soit
00:49:07croyant
00:49:07pas croyant
00:49:08chrétien
00:49:09juif
00:49:09jusqu'aux asiatiques
00:49:10c'est ça le paradoxe
00:49:11parce que les asiatiques
00:49:12sont présumés
00:49:12être porteurs
00:49:13des mêmes privilèges
00:49:13que les blancs
00:49:14donc cette théorie
00:49:15nous empêche
00:49:16c'est l'angle mort majeur
00:49:17nous empêche
00:49:18de penser le racisme
00:49:19anti-blanc
00:49:19elle domine
00:49:20le champ universitaire
00:49:21elle est hégémonique
00:49:22dans l'université
00:49:23elle domine
00:49:23le champ médiatique
00:49:24en tout cas à gauche
00:49:25et elle nous empêche
00:49:26je cite la phrase
00:49:27d'Eric Fassin
00:49:27Eric Fassin
00:49:28qui est un de nos plus
00:49:29grands sociologues
00:49:30enfin plus grands sociologues
00:49:30qu'on se comprenne
00:49:31plus médiatisé
00:49:32pour les sciences sociales
00:49:33le racisme anti-blanc
00:49:34n'existe pas
00:49:35or il existe
00:49:36moi dans mes enquêtes
00:49:37je fais des enquêtes
00:49:38depuis deux ans
00:49:38je remonte à 50 ans
00:49:40en arrière
00:49:40ça fait 50 ans
00:49:41que le racisme anti-blanc
00:49:42je le compare moi
00:49:43à la lettre volée
00:49:44d'Edgar Alan Po
00:49:45la lettre volée
00:49:46on l'a sous les yeux
00:49:46mais personne ne la voit
00:49:47le racisme anti-blanc
00:49:48on l'a sous les yeux
00:49:49mais personne ne veut le voir
00:49:50pour moi c'est le canard
00:49:51dans le placard
00:49:52c'est le canard
00:49:53dites-vous
00:49:54mais sauf que c'est
00:49:55en ce moment
00:49:56en train quand même
00:49:57de changer
00:49:58notamment avec l'étude
00:50:00de l'IFOP
00:50:01mais celle du CSA aussi
00:50:03pour CNews Europe
00:50:05et GDD
00:50:06qu'est-ce qu'elle dit
00:50:06il y a 78%
00:50:09des 18-24 ans
00:50:10qui nous disent
00:50:10que le racisme anti-blanc
00:50:11existe
00:50:1178%
00:50:12c'est colossal
00:50:13comment se fait-il
00:50:13qu'on n'en parle pas
00:50:15j'en ai fini après
00:50:16c'est la configuration typique
00:50:17c'est le schéma typique
00:50:18de la libération de la parole
00:50:20rappelez-vous MeToo
00:50:21les femmes se font agresser
00:50:22harceler
00:50:23violer parfois
00:50:23depuis 10, 20, 30, 40 ans
00:50:25puis tout d'un coup
00:50:26la digue cède
00:50:27la parole se libère
00:50:29c'est ce que nous disent
00:50:30les sondages
00:50:30et moi simplement
00:50:31ça fait 50 ans
00:50:32que j'observe ce phénomène
00:50:33j'ai des témoins
00:50:33à la fin des années 70
00:50:353-4 ans
00:50:36après le roulement familial
00:50:37simplement
00:50:38on ne veut pas le voir
00:50:38parce que ce sont
00:50:39dans des banlieues ouvrières
00:50:40périphéries de Saint-Etienne
00:50:41périphéries de Lille
00:50:43périphéries de Lille
00:50:44voilà
00:50:44et on ne veut pas le voir
00:50:45simplement
00:50:46c'est un phénomène majeur
00:50:47massif
00:50:47et Dieu merci
00:50:48ces deux sondages
00:50:49nous prouvent que c'est une réalité
00:50:50la publicité
00:50:51on revient dans un instant
00:50:52on va parler de la justice
00:50:53avec Pierre-Marie Seuf
00:50:54puisqu'une de nos études
00:50:55est remontée à la surface
00:50:56un an plus tard
00:50:58quasiment jour pour jour
00:50:59c'est pertinent
00:50:59et puisqu'on parlera de justice
00:51:01également
00:51:02avec l'affaire Naël
00:51:03et l'ouvrage
00:51:04que vous avez pu produire
00:51:06cher William Moliné
00:51:07journaliste au service
00:51:08police-justice d'Europe
00:51:10la publicité
00:51:10on revient dans un instant
00:51:14un peu plus de 10h30
00:51:15sur CNews
00:51:15et on poursuit
00:51:16l'heure des pro 2
00:51:16vous savez que c'est le nouveau
00:51:18rendez-vous
00:51:19avec la nouvelle horreur
00:51:19c'est-à-dire qu'on est ensemble
00:51:21jusqu'à 11h
00:51:22Georges Fenec
00:51:23est toujours avec nous
00:51:23Alexandre Devecchio
00:51:24Charlotte Dornelas
00:51:25va nous retrouver
00:51:26dans un instant
00:51:27elle ne fait pas la politique
00:51:28de la chaise vide
00:51:30on va la retrouver
00:51:31Charlotte Dornelas
00:51:33François Bousquet
00:51:34est avec nous
00:51:34François Bousquet
00:51:36il paraîtra la semaine prochaine
00:51:37il sort lundi
00:51:38il sort lundi
00:51:39salle blanc
00:51:40le racisme
00:51:40qu'on ne veut pas voir
00:51:42comment la stratégie
00:51:43du coucou
00:51:44tue nos enfants
00:51:45c'est aux éditions
00:51:46la nouvelle librairie
00:51:48moi ce qui m'intéresse
00:51:49c'est que
00:51:49vous allez avoir
00:51:50une campagne
00:51:50de communication
00:51:51j'imagine
00:51:51pour vendre
00:51:53votre livre
00:51:54bien sûr
00:51:54et le faire découvrir
00:51:55aux téléspectateurs
00:51:56vous avez été sollicité
00:51:57par le service public
00:52:00attendez
00:52:01moi ça ne me fait pas marre
00:52:01c'est une question piège
00:52:02non ça s'arrête
00:52:04ça n'existe pas
00:52:05est-ce que vous avez essayé
00:52:06de solliciter
00:52:07le service public
00:52:08là pour le coup
00:52:09c'est même du harcèlement
00:52:11il y a une fin de non recevoir
00:52:13il n'y a pas un média
00:52:14du service public
00:52:15qui a accepté
00:52:16de vous recevoir
00:52:17sur ce livre
00:52:18sale blanc
00:52:18le racisme
00:52:19qu'on ne veut pas voir
00:52:19ça n'existe pas pour eux
00:52:21et pourtant
00:52:21est-ce que vous avez reçu
00:52:23des réponses
00:52:25Thomas Tegaroff avait dit
00:52:26peut-être
00:52:26je pars en vacances
00:52:27on verra la rentrée
00:52:27c'est le seul qui a répondu
00:52:28vous savez qu'ils ont plus de vacances
00:52:31que de boulot
00:52:32j'ai vu voir
00:52:34dans les auditions
00:52:36les journées sont rares
00:52:39donc vous avez demandé
00:52:39à Thomas Tegaroff
00:52:40il partait en vacances
00:52:42ne me demandait pas
00:52:43si c'était au mois d'avril
00:52:44je ne sais pas
00:52:45non mais aucun n'a répondu
00:52:46et Dieu sait
00:52:46si on les a
00:52:48sur sollicité moi
00:52:49et les attaché
00:52:50je disais
00:52:50le premier volet
00:52:52qui a été publié
00:52:52l'année dernière
00:52:53il y a un an
00:52:54c'était le racisme anti-blanc
00:52:55l'enquête interdite
00:52:56qui rassemble plus de 40 témoignages
00:52:58et le second
00:52:59salle blanc
00:52:59ce racisme
00:53:00qu'on ne veut pas voir
00:53:01récemment
00:53:02qui sera publié
00:53:03au total
00:53:04plus d'une centaine de récits
00:53:05issus de milieux sociaux
00:53:06géographiques
00:53:06et générationnels
00:53:07variés
00:53:08mais c'est vrai
00:53:08que vous vous intéressez
00:53:09un peu plus
00:53:11aux jeunes générations
00:53:12aux adolescents
00:53:13qui sont actuellement
00:53:13victimes de ce racisme
00:53:15ça frappe toutes les classes sociales
00:53:18toutes les classes d'âge
00:53:19mais globalement
00:53:20oui c'est quand même
00:53:20dans le collège
00:53:21la cour d'école
00:53:22la rue
00:53:22le stade
00:53:23on n'a pas attendu
00:53:23Pierre Ménèse
00:53:24ça fait 50 ans
00:53:25que les témoins me disent
00:53:26qu'ils ont le droit
00:53:26de jouer au football
00:53:27dans les endroits
00:53:28où le petit blanc
00:53:29est localement minoritaire
00:53:31donc oui ça touche
00:53:32surtout la jeunesse
00:53:32les témoignages
00:53:33sont accablants
00:53:36il faut les lire
00:53:37c'est que les français
00:53:37sont convaincus
00:53:38que le racisme anti-blanc
00:53:39existe
00:53:40simplement il faut voir
00:53:41ce que c'est
00:53:41la réalité du racisme anti-blanc
00:53:44il faut voir la réalité
00:53:45du racisme anti-blanc
00:53:47c'est-à-dire
00:53:48c'est des enfants
00:53:48qui sont martyrisés
00:53:49du matin au soir
00:53:505 jours sur 7
00:53:51360 jours par an
00:53:53dans des univers
00:53:54qu'on ne veut pas aller voir
00:53:55qui sont à la jointure
00:53:57de la France populaire
00:53:58de la France des quartiers
00:53:59la plupart des gens
00:54:01pratiquent le séparatisme
00:54:02les riches
00:54:03les pauvres
00:54:04c'est quoi le séparatisme ?
00:54:05et bien c'est la fuite
00:54:06des blancs
00:54:07hors des quartiers populaires
00:54:08ils ont été
00:54:08dans la France périphérique
00:54:09c'est le choix
00:54:10des stratégies résidentielles
00:54:11et c'est le choix
00:54:12des stratégies
00:54:13scolaires
00:54:13la plupart des parents
00:54:15désormais
00:54:15mettent leurs enfants
00:54:16dans l'école privée
00:54:17pour quelles raisons
00:54:18mettent-ils leurs enfants
00:54:19dans l'école privée ?
00:54:20pour éviter précisément
00:54:21ce choc des civilisations
00:54:22pour moi le choc des civilisations
00:54:24traverse les sociétés
00:54:25c'est un choc
00:54:26principalement
00:54:27domestique
00:54:27c'est d'abord
00:54:28un choc domestique
00:54:29et simplement
00:54:30il y a des populations
00:54:31qui n'ont pas pu
00:54:31malheureusement
00:54:33faire le choix
00:54:33de ces stratégies
00:54:34de ségrégation
00:54:35et de séparatisme
00:54:36et c'est elles
00:54:37qui sont victimes
00:54:37du racisme anti-blanc
00:54:38merci d'être venu nous voir
00:54:39on essaie de donner la parole
00:54:41à tout le monde
00:54:42François Bosquet
00:54:43on peut contester
00:54:44votre étude
00:54:45on peut débattre
00:54:46de la question
00:54:47du racisme
00:54:47anti-blanc
00:54:48il faut préciser
00:54:4939%
00:55:03c'est l'étude
00:55:08toujours entre guillemets
00:55:09sans commune mesure
00:55:10avec ce que vivent
00:55:11les noirs
00:55:12les arabes
00:55:12les métis
00:55:13révèle l'étude IFOP
00:55:15par ailleurs
00:55:1655% des juifs
00:55:17victimes de racisme
00:55:18envisagent
00:55:19de quitter la France
00:55:20voilà le contexte
00:55:21dans lequel nous vivons
00:55:22Pierre-Marie Sèvres
00:55:23nous a rejoint
00:55:24nous parlerons de l'affaire Naël
00:55:25dans quelques instants
00:55:26avec William Molinier
00:55:28parce que je voudrais
00:55:28qu'on parle de la justice
00:55:29avec vous
00:55:30il y a une étude
00:55:31qui a refait surface
00:55:32un an plus tard
00:55:33des peines fermes
00:55:35très théoriques
00:55:36et vous aviez fait
00:55:37cette étude
00:55:37pour le Figaro Magazine
00:55:39où on y avait
00:55:40le décalage
00:55:41la comparaison
00:55:42j'espère qu'on a
00:55:42l'infographie
00:55:43entre les peines
00:55:44encourues dans le code pénal
00:55:46et les peines moyennes
00:55:47de l'emprisonnement ferme
00:55:49prononcée par les tribunaux
00:55:52ça s'est ressurgi
00:55:53ces dernières heures
00:55:54je vous ai eu hier soir
00:55:55au téléphone
00:55:56en disant
00:55:56mais cette étude
00:55:57a-t-elle été publiée
00:55:58ce week-end ?
00:55:59vous m'avez dit
00:55:59non c'était une étude
00:56:00de l'année dernière
00:56:01mais ce qui a été produit
00:56:02l'année dernière
00:56:03c'est tout aussi vrai
00:56:03c'est tout aussi vrai
00:56:04aujourd'hui bien sûr
00:56:05restons sur cette étude
00:56:06qui est très importante
00:56:09ça a aussi un enjeu politique
00:56:11une réaction politique
00:56:12celle de Marion Maréchal
00:56:13par exemple
00:56:14selon l'Institut de la Justice
00:56:15notre système judiciaire
00:56:16ne condamne les délinquants
00:56:17qu'à 19%
00:56:18de la peine prévue
00:56:19par la loi
00:56:20les conséquences
00:56:21de cet ultra-laxisme
00:56:23rongent notre société
00:56:24en livrant
00:56:24les honnêtes français
00:56:25aux délinquants
00:56:26prédateurs récidivistes
00:56:272027 doit être
00:56:28l'occasion
00:56:29d'une grande dégauchisation
00:56:31de la justice
00:56:32Pierre Maréchal
00:56:33alors c'est vrai
00:56:34qu'on parle régulièrement
00:56:36de laxisme judiciaire
00:56:37et évidemment
00:56:37à chaque fois
00:56:38qu'on voit des affaires
00:56:39il y en a beaucoup
00:56:40beaucoup d'affaires
00:56:41sont jugées en France
00:56:42tous les jours
00:56:42donc il y a évidemment
00:56:43beaucoup d'affaires
00:56:43de laxisme
00:56:44et qui ont la tendance
00:56:46nette de révulser
00:56:47les citoyens
00:56:47à juste titre
00:56:48et nous nous sommes dit
00:56:50qu'il était bon
00:56:51en tant qu'institut
00:56:52pour la justice
00:56:53donc think tank
00:56:53sur la justice
00:56:54de réfléchir
00:56:55et de donner des chiffres
00:56:55à la réalité
00:56:57du laxisme judiciaire
00:56:58donc il y a deux ans
00:56:59il y a trois ans
00:57:00nous avions fait une étude
00:57:00sur l'exécution des peines
00:57:01vous savez que
00:57:02l'exécution des peines
00:57:03aujourd'hui
00:57:03c'est là que le bas blesse
00:57:05dans la justice le plus
00:57:06en moyenne
00:57:07nous avons trouvé
00:57:08un chiffre
00:57:08que 40%
00:57:10des personnes
00:57:11condamnées de la prison ferme
00:57:12ne vont finalement
00:57:13pas en prison
00:57:14c'est tout de même
00:57:15un petit peu spécial
00:57:16en termes de laxisme
00:57:17sur l'exécution des peines
00:57:18mais nous n'avions
00:57:19aucun chiffre
00:57:20sur le laxisme
00:57:21dans le prononcé des peines
00:57:22et donc ce que nous avons fait
00:57:23nous sommes allés chercher
00:57:24les chiffres du casier
00:57:25judiciaire national
00:57:26donc c'est un ancien magistrat
00:57:27qui l'a rédigé pour nous
00:57:28cette étude
00:57:29donc nous sommes allés chercher
00:57:30les chiffres du casier
00:57:31judiciaire national
00:57:31qui nous donnent
00:57:32les peines moyennes
00:57:34prononcées par la justice
00:57:34pour tous les délits
00:57:36et nous sommes allés
00:57:37comparer ces peines moyennes
00:57:38avec la peine prévue
00:57:39par le code pénal
00:57:40et donc je vous donne
00:57:42un exemple simple
00:57:43c'est le vol simple
00:57:44pour le coup
00:57:45la peine prévue
00:57:46par le code pénal
00:57:47est de trois ans
00:57:47et bien nous avons
00:57:48en moyenne calculé
00:57:50que les juges
00:57:51prononçaient
00:57:5219% de la peine
00:57:54encourue
00:57:55donc les délinquants
00:57:56ne sont condamnés
00:57:56qu'à 19% de la peine
00:57:57qui est prévue
00:57:58par le code pénal
00:57:59donc 19% de trois ans
00:58:00pour un vol simple
00:58:01par exemple
00:58:02c'est une moyenne
00:58:02c'est un petit peu plus
00:58:03pour le vol simple
00:58:03et c'est là où on voit
00:58:06par exemple
00:58:07les coups
00:58:08et violences volontaires
00:58:09trois ans minimum
00:58:10jusqu'à dix ans
00:58:11et la durée moyenne
00:58:13de l'emprisonnement
00:58:14ferme prononcée
00:58:159,9 mois
00:58:16oui absolument
00:58:17et c'est un chiffre
00:58:18et alors il faut savoir
00:58:19plusieurs choses
00:58:20plusieurs
00:58:21non pas des nuances
00:58:22mais peut-être
00:58:22plusieurs faits
00:58:23aggravants là-dessus
00:58:24c'est que les peines
00:58:24de moins de 12 mois
00:58:26sont en principe
00:58:27aménagées
00:58:28c'est-à-dire
00:58:29non pas
00:58:29des peines de prison ferme
00:58:30je ne parle pas de peine
00:58:31de prison avec sursis
00:58:32des peines de prison ferme
00:58:33de moins de 12 mois
00:58:34vont être transformées
00:58:35quasiment automatiquement
00:58:36en peine de brassée électronique
00:58:37donc on ne va pas
00:58:38en prison
00:58:39on reste chez soi
00:58:40on joue à la playstation
00:58:40avec un brassée électronique
00:58:42donc ça c'est le premier
00:58:44fait aggravant
00:58:44et le deuxième
00:58:45c'est que
00:58:45quand bien même
00:58:46ces peines
00:58:47seraient effectivement
00:58:48effectuées en prison
00:58:49et c'est l'étude
00:58:50dont je vous parlais
00:58:51que nous avons publiée
00:58:51il y a trois ans
00:58:52sur l'exécution des peines
00:58:53c'est qu'on oublie
00:58:54ce continent
00:58:54de l'exécution des peines
00:58:56qui échappe aux yeux
00:58:57du public
00:58:57parce que les audiences
00:58:58d'exécution des peines
00:58:59se passent dans le bureau
00:59:00du juge d'application
00:59:01des peines
00:59:01il n'y a jamais de journaliste
00:59:02malheureusement
00:59:03pour informer les gens
00:59:05donc là ça se transforme
00:59:06nous avions sorti
00:59:08un chiffre
00:59:08en moyenne
00:59:09de la peine prononcée
00:59:10les délinquants
00:59:11n'effectuent que 64%
00:59:13de cette peine
00:59:15donc vous avez déjà
00:59:1519%
00:59:16vous avez la peine
00:59:17du code pénal
00:59:17quand vous êtes mineur
00:59:18déjà vous la divisez par deux
00:59:19et quand vous êtes majeur
00:59:20vous êtes condamné
00:59:21en moyenne à 19%
00:59:22de cette peine
00:59:22et ensuite
00:59:23vous n'en effectuerez
00:59:24que 64%
00:59:25donc vous imaginez
00:59:26en fait
00:59:26il y a une dégringolade
00:59:28complète
00:59:29entre les chiffres
00:59:30et la relative sévérité
00:59:33moi j'ai rien
00:59:33contre le code pénal
00:59:34les peines prévues
00:59:35dans le code pénal
00:59:35sont plutôt adaptées
00:59:37me semble-t-il
00:59:38il y a une dégringolade
00:59:39entre ce qui est prévu
00:59:40ce qui est prononcé
00:59:42et encore plus
00:59:43entre ce qui est exécuté
00:59:44et ça donne le laxisme
00:59:45et l'impunité
00:59:45et donc l'insécurité
00:59:47et c'est un laxisme
00:59:48qui est partagé
00:59:48du moins par les français
00:59:49puisque 80%
00:59:51des français
00:59:52même 84
00:59:53c'était l'étude
00:59:54qu'on avait pu proposer
00:59:55et le sondage
00:59:56pardonnez-moi
00:59:56CSA pour CNews
00:59:57Europe 1LJDD
00:59:58réalisé les 5
00:59:594 et 5 novembre dernier
01:00:0284% des français
01:00:04considèrent
01:00:04que la justice
01:00:05est trop laxiste
01:00:06avec les multirécidivistes
01:00:08Georges Fenech
01:00:09Monsieur le Juge
01:00:10Simplement
01:00:11je rappelle que
01:00:12depuis au moins
01:00:12le 19ème siècle
01:00:13avec le grand criminologue
01:00:15César et Beccaria
01:00:16on sait très bien
01:00:17que le délinquant
01:00:18ne craint pas
01:00:19le montant
01:00:20de la peine encourue
01:00:20il craint surtout
01:00:22la certitude
01:00:22d'exécuter
01:00:23la peine prononcée
01:00:24or on le voit bien
01:00:25avec cette étude
01:00:26mais nous savons
01:00:27qu'il y a une inexécution
01:00:29des peines
01:00:29dans ce pays
01:00:30qui fait que
01:00:30le récidiviste
01:00:31finalement continue
01:00:33sa vie de délinquant
01:00:34en toute impunité
01:00:35et c'est ainsi
01:00:36qu'on encourage
01:00:37la criminalité
01:00:38malheureusement
01:00:39Mais on pourrait
01:00:39vous répondre
01:00:40et à Georges Fenech
01:00:41et à Pierre-Marie Sèvres
01:00:42mais on n'a jamais eu
01:00:42autant de personnes
01:00:43dans les prisons
01:00:44signe que la justice
01:00:45est extrêmement ferme
01:00:47Ou alors que nos prisons
01:00:48sont extrêmement
01:00:49beaucoup trop réduites
01:00:50et nous n'avons pas
01:00:51assez de prisons
01:00:51C'est pas ça
01:00:52Il n'y a pas que ça
01:00:53il y a le fait
01:00:54que comme on a
01:00:55comme ça a été rappelé
01:00:56supprimé quasiment
01:00:58les courtes peines
01:00:59d'emprisonnement
01:00:59Oui, elles sont interdites
01:01:01Donc il y a
01:01:01un certain moment
01:01:02où la peine tombe
01:01:04parce que les faits
01:01:04sont tellement graves
01:01:05et les peines
01:01:05sont donc plus longues
01:01:07ce qui fait que
01:01:08dans les prisons
01:01:08il y a beaucoup plus de monde
01:01:09On voit bien
01:01:10que dans les pays
01:01:11comme les Pays-Bas
01:01:12vous l'avez souvent rappelé
01:01:13quand on a rétabli
01:01:14les courtes peines
01:01:15il y a moins de gens
01:01:16dans les prisons
01:01:16parce qu'ils exécutent
01:01:18des courtes peines
01:01:18Voilà
01:01:19Plus de gens
01:01:20entrent en prison
01:01:21mais il reste moins longtemps
01:01:24On se tourne
01:01:25vers William Molinier
01:01:26qui nous a retrouvé
01:01:26aujourd'hui
01:01:27cher William
01:01:28vous êtes journaliste
01:01:29police-justice
01:01:31à Europe 1
01:01:32c'est une des voix
01:01:33d'Europe 1
01:01:34et vous avez pris la plume
01:01:36pour revenir sur
01:01:38là aussi
01:01:38l'une des affaires
01:01:39les plus sensibles
01:01:40de ces dernières années
01:01:41qui a entraîné
01:01:43des journées
01:01:44d'émeute
01:01:44en France
01:01:45c'est l'affaire Naël
01:01:47et vous avez publié
01:01:48cet ouvrage
01:01:50absolument passionnant
01:01:51aux éditions
01:01:52Mareuil
01:01:53dernier recours
01:01:54enquête
01:01:55sur l'affaire
01:01:56Naël
01:01:57si je dis que
01:01:58l'affaire Naël
01:01:58est une affaire
01:01:59exceptionnelle
01:02:00au sens propre
01:02:01comme au sens figuré
01:02:02est-ce que je me trompe ?
01:02:04Ah non
01:02:05c'est même un tournant
01:02:06pour plusieurs raisons
01:02:08c'est d'abord
01:02:09c'est effectivement exceptionnel
01:02:11parce qu'elle a engendré
01:02:12six nuits d'émeute
01:02:13un milliard d'euros
01:02:15de préjudice
01:02:17sur des bâtiments publics
01:02:19sur des mairies
01:02:21sur des lieux
01:02:23qui nous appartiennent
01:02:24à tous
01:02:25c'est aussi
01:02:27exceptionnel
01:02:27parce que
01:02:28par la façon
01:02:30dont cette affaire
01:02:31a été récupérée
01:02:33et dont
01:02:33le récit
01:02:37réel
01:02:38effectif
01:02:39des faits
01:02:40a été
01:02:40transformé
01:02:41par la suite
01:02:42et c'est pour ça
01:02:43que moi j'ai voulu
01:02:44retourner
01:02:45dans l'enquête
01:02:46sur les procès
01:02:48verbaux
01:02:48vraiment la matière
01:02:49la matière
01:02:51policière
01:02:52et judiciaire
01:02:53pour
01:02:53pour comprendre
01:02:54en fait
01:02:54minute après minute
01:02:55comment
01:02:57cette affaire
01:02:58avait été récupérée
01:02:59politiquement
01:03:00médiatiquement
01:03:01et comment
01:03:02aujourd'hui
01:03:02en fait
01:03:02on a créé
01:03:03une forme
01:03:04enfin en tout cas
01:03:05une forme
01:03:06de légende
01:03:06s'est imposée
01:03:07dans l'opinion publique
01:03:09qui consiste à dire
01:03:10que ce police
01:03:11ce Naël
01:03:12a été
01:03:13mis à mort
01:03:14par un policier
01:03:15à bout portant
01:03:17lors d'un contrôle
01:03:18d'identité
01:03:19et en réalité
01:03:19quand vous reprenez
01:03:20élément par élément
01:03:21tout cela est faux
01:03:22c'est pas une mise à mort
01:03:24et ce n'était pas
01:03:25un contrôle
01:03:25un banal contrôle
01:03:26de police
01:03:27on était
01:03:27au moment du tir
01:03:28déjà
01:03:29dans un refus
01:03:30d'obtempérer
01:03:31c'est à dire que
01:03:322 minutes 40
01:03:32auparavant
01:03:33il y avait bien eu
01:03:34le contrôle
01:03:34de police
01:03:35mais Naël
01:03:36a refusé
01:03:37d'obtempérer
01:03:38il est
01:03:38il a fait toute une
01:03:41une embardée
01:03:42dans les rues
01:03:43de Nanterre
01:03:44mettant en danger
01:03:45des passants
01:03:47un cycliste
01:03:48y compris aussi
01:03:50les policiers
01:03:51qui le
01:03:51qui le suivaient
01:03:52et le moment du tir
01:03:54on est bien
01:03:54dans un
01:03:54dans une phase
01:03:55d'interpellation
01:03:57dans une opération
01:03:58de police
01:03:59on n'est pas du tout
01:04:00dans un contrôle
01:04:01d'identité
01:04:03mais ça va même
01:04:04plus loin
01:04:05dans les
01:04:06si vous voulez
01:04:07le chemin
01:04:08de la délinquance
01:04:09c'est à dire que
01:04:10l'objet
01:04:10par exemple
01:04:11cette fameuse voiture
01:04:12qui va à toute allure
01:04:13on la retrouve
01:04:14non pas aux mains
01:04:15de Naël
01:04:17mais bien plus tôt
01:04:18dans la même journée
01:04:18aux alentours
01:04:19de 5h du matin
01:04:21qui faisait déjà
01:04:22des embardés
01:04:23dans la ville
01:04:24et ce sont
01:04:25ces zones
01:04:26d'ombre
01:04:28qui ont été passées
01:04:29sous silence
01:04:30dans la presse
01:04:32y compris aussi
01:04:33peut-être un peu
01:04:33dans l'enquête
01:04:34parce que je trouve
01:04:35que les enquêteurs
01:04:37ne se sont pas
01:04:38assez suffisamment
01:04:39plongés
01:04:40dans le contexte
01:04:41criminogène
01:04:41de la ville
01:04:43de Nanterre
01:04:43on est cité
01:04:44Berthelot
01:04:45cité
01:04:45Pablo Picasso
01:04:46au lieu
01:04:47du trafic
01:04:48de stupéfiants
01:04:48et vous avez raison
01:04:49c'est vrai que
01:04:50cette voiture
01:04:50en fait
01:04:51depuis 48 heures
01:04:52même peut-être
01:04:53même avant
01:04:53il y a des témoignages
01:04:55de riverains
01:04:55d'habitants
01:04:57qui disent
01:04:57la voir signaler
01:04:58elle fait des tours
01:04:59alors effectivement
01:05:00elle est jaune
01:05:00donc on la voit
01:05:02elle est très visible
01:05:03et tout au long
01:05:04de la nuit
01:05:05elle va passer
01:05:05entre les mains
01:05:06de plusieurs personnes
01:05:07en réalité
01:05:08ce qu'elle fait
01:05:08cette voiture
01:05:09c'est que c'est
01:05:09un rodéo urbain
01:05:10on la retrouve
01:05:11sur la 86
01:05:12vers 5h du matin
01:05:14on la retrouve
01:05:15dans les Yvelines
01:05:16donc elle a
01:05:17tout un périple
01:05:18elle passe de main
01:05:19en main
01:05:19entre jeunes du quartier
01:05:21en fait
01:05:21Naël et ses deux amis
01:05:22sont les plus jeunes
01:05:23de la bande
01:05:24et ils se retrouvent
01:05:25aux alentours
01:05:26un peu avant 8h
01:05:28en fait
01:05:29avec cette voiture
01:05:31entre les mains
01:05:31et d'ailleurs
01:05:33il y a une des raisons
01:05:34pour lesquelles
01:05:35en tout cas
01:05:35moi je pense
01:05:37que Naël
01:05:37savait
01:05:38qu'il allait
01:05:39aller vite
01:05:40et qu'il allait
01:05:42qu'il allait
01:05:43qu'il avait
01:05:44un bolide
01:05:44entre les mains
01:05:46c'est que
01:05:47dans cette voiture
01:05:48il y a une option
01:05:50pour faire en sorte
01:05:52que le moteur
01:05:53ne s'arrête pas
01:05:54le fameux start and stop
01:05:55ne s'arrête pas
01:05:56au feu rouge
01:05:57ou quand vous vous arrêtez
01:05:58et il désactive
01:06:00cette fonction
01:06:01et il met même
01:06:02un mode
01:06:03sur la voiture
01:06:04qui consiste
01:06:05à faire
01:06:07que les roues
01:06:08ne patinent pas
01:06:09donc pour ne pas déraper
01:06:11et donc
01:06:12quand il prend
01:06:13cette voiture
01:06:15un peu avant
01:06:168h du matin
01:06:16il sait qu'il va aller vite
01:06:18et il sait
01:06:19qu'il peut
01:06:20effectivement
01:06:22rencontrer
01:06:22des policiers
01:06:23qui souhaiteraient
01:06:24l'arrêter
01:06:25et c'est ce qui va se passer
01:06:26parce qu'il
01:06:27mais au départ
01:06:28il roule
01:06:29sur une
01:06:30sur une
01:06:31une voie
01:06:32de bus
01:06:33les policiers
01:06:34remontent la file
01:06:35lui demandent
01:06:35de s'arrêter
01:06:36ça aurait pu s'arrêter là
01:06:37c'est à dire que
01:06:38voilà
01:06:38alors certes
01:06:39il n'a pas le permis
01:06:40mais il aurait pu
01:06:42il aurait fini
01:06:43peut-être
01:06:44au commissariat
01:06:45mais très honnêtement
01:06:46ce serait
01:06:47sans doute
01:06:48arrêter là
01:06:49il n'y aurait eu
01:06:49le drame
01:06:50déjà il y a la perte
01:06:51d'un gamin
01:06:52de 17 ans
01:06:53donc il n'y aurait jamais eu
01:06:55le drame pour sa famille
01:06:56et puis ensuite
01:06:56il n'y aurait jamais eu
01:06:57ces nuits d'émeute
01:06:58qui ont provoqué
01:06:59qui ont été entraînées
01:07:00après la mort
01:07:02de Naël
01:07:03j'invite vraiment
01:07:04les téléspectateurs
01:07:04à lire cet ouvrage
01:07:05parce qu'effectivement
01:07:06minute par minute
01:07:07vous faites
01:07:08finalement
01:07:08vous allez au cœur
01:07:10de l'enquête
01:07:10mais vous revenez aussi
01:07:11sur Nanterre
01:07:12c'est intéressant
01:07:13lorsque vous allez
01:07:14au plus près des habitants
01:07:16notamment rejoindre
01:07:16quelqu'un qui connaît
01:07:17Nanterre comme sa poche
01:07:18qui a vu le Nanterre d'avant
01:07:19et qui
01:07:20il a traversé les âges
01:07:21voilà
01:07:22il a traversé les générations
01:07:23il a vu l'évolution
01:07:24de Nanterre
01:07:26d'ailleurs
01:07:26il refuse de revenir
01:07:27sur l'affaire
01:07:29l'affaire Naël
01:07:30il dit juste une petite phrase
01:07:32mais je ne veux pas
01:07:33tout spoiler
01:07:33mais c'est intéressant aussi
01:07:35de voir l'évolution
01:07:36de Nanterre
01:07:37et le rapport
01:07:38notamment
01:07:39social
01:07:39sociétal
01:07:40de la ville
01:07:41et puis ensuite
01:07:42vous allez sur la récupération politique
01:07:44sur les émeutes
01:07:45donc c'est vraiment
01:07:46un ouvrage absolument
01:07:47passionnant
01:07:48et j'invite les téléspectateurs
01:07:49à le lire
01:07:50dernier recours
01:07:51enquête
01:07:52sur l'affaire
01:07:53Naël
01:07:54messieurs
01:07:55dames
01:07:55merci beaucoup
01:07:56cher Jean
01:07:57ce dernier recours
01:07:58c'est parce qu'il y a
01:07:58un pouvant en cassation
01:07:59sur la disqualification
01:08:01puisque vous le savez
01:08:03Florian
01:08:03donc le policier
01:08:04est renvoyé devant
01:08:05une cour d'assises
01:08:06non plus pour meurtre
01:08:07mais pour coup volontaire
01:08:09et entraîné la mort
01:08:10sans attention à donner
01:08:10ce qui est très important
01:08:11et la cour de cassation
01:08:13on attend sa décision
01:08:14vous avez dit
01:08:15cour criminel
01:08:16cour criminel
01:08:18oui
01:08:19Charlotte Dornelas
01:08:20mais on aurait pu en parler
01:08:21évidemment pendant des heures
01:08:23toute dernière question
01:08:24j'ai l'esprit d'escalier
01:08:26vous n'avez pas peur
01:08:27qu'on vous reproche
01:08:28finalement de faire le travail
01:08:29un des enquêteurs
01:08:30et en soi
01:08:31en quelque sorte
01:08:32de faire le travail
01:08:33de la justice
01:08:34alors c'est un reproche
01:08:35qui peut être fait
01:08:36moi je veux juste
01:08:37mettre en parallèle ça
01:08:39avec ça
01:08:40dans l'affaire Crépole
01:08:42des journalistes
01:08:43ont écrit
01:08:44un livre
01:08:45sur la base
01:08:47d'une enquête policière
01:08:48qui n'était
01:08:48même pas terminée
01:08:50moi l'enquête policière
01:08:51elle est terminée
01:08:53maintenant
01:08:53c'est un débat judiciaire
01:08:55un débat juridique
01:08:56en fait
01:08:56sur les
01:08:57mais c'est pour ça
01:08:58que je pensais à ça
01:09:00parce que c'est un reproche
01:09:01qu'on pourrait faire
01:09:03mais que vous n'allez pas
01:09:04seulement sur le terrain
01:09:06des heures
01:09:06de l'enquête en soi
01:09:09de ce qui s'est passé
01:09:10le matin
01:09:10non
01:09:11c'est vraiment l'idée aussi
01:09:12de revenir sur tout
01:09:13le cheminement politique
01:09:14évidemment
01:09:15sur la violence
01:09:16sur les émeutes
01:09:16c'est absolument passionnant
01:09:18vraiment cher William
01:09:19le mot de la fin avec vous
01:09:20pardon
01:09:21non mais oui
01:09:21vous avez raison
01:09:22c'est aussi un livre
01:09:23sur les émeutes
01:09:23pour essayer de comprendre
01:09:27comment la place Beauvau
01:09:29a géré ces émeutes
01:09:31comment en fait ça s'est terminé
01:09:33c'est vrai qu'il y a une idée reçue
01:09:35à l'époque on avait dit
01:09:36que c'était les trafiquants de supéfiants
01:09:40qui avaient mis un terme
01:09:40à ces émeutes
01:09:42en disant bon on arrête tout
01:09:43c'est pas bon pour le business
01:09:44en réalité c'est une toute autre raison
01:09:48c'est parce que ces émeutiers
01:09:49ont manqué de munitions
01:09:50il y a eu un gros travail
01:09:52de police judiciaire
01:09:53notamment pour assécher
01:09:55les flux d'approvisionnement
01:09:57en mortier d'artifice
01:09:58et donc quand ils sont sortis
01:09:59de garde à vue
01:10:00ils sont revenus
01:10:00il n'y avait plus de munitions
01:10:02merci à tous
01:10:03c'était un plaisir d'être avec vous
01:10:04Tania Tiole
01:10:05qui a préparé cette émission
01:10:07je la remercie
01:10:07dans un instant
01:10:08c'est Brigitte Millot
01:10:09qui nous expliquera
01:10:10pourquoi nous sommes
01:10:11de plus en plus allergiques
01:10:12et nous donnera des conseils
01:10:14pour mieux vivre avec
01:10:15qui est allergique
01:10:15qui a des allergies
01:10:16autour du plateau
01:10:16personne ?
01:10:19qui débouche même
01:10:19sur des chocs anaphylactiques
01:10:21ah bon ?
01:10:21qui est allergique à quoi ?
01:10:22aux antibiotiques
01:10:23ah bah écoutez
01:10:24ça tombe bien
01:10:25ils ne sont pas automatiques
01:10:26on revient dans un instant
01:10:27avec Brigitte Millot
01:10:27ça tombe bien
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