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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDProsWE à 9h le samedi et le dimanche

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Transcription
00:00Il est quasiment 9h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros ce matin.
00:05On est avec Judith Vintraub, chère Judith, bonjour, avec Arnaud Benedetti, Éric Revelle et Mathieu Haug.
00:11Bonjour Elliot.
00:12On va commencer notre émission dans un instant, mais avant cela, c'est un long point sur l'information.
00:18Avec vous, Marine Sabourin. Chère Marine, bonjour.
00:20Bonjour Elliot, bonjour à tous.
00:23Bonjour Elliot, bonjour à tous.
00:25On commence ce journal avec cette nouvelle agression antisémite vendredi soir à Paris.
00:30Trois hommes qui portaient une kippa ont été menacés lorsqu'ils sortaient d'une synagogue par un individu armé d'un couteau.
00:36L'agresseur leur aurait demandé s'ils étaient bien de confession juive avant de s'en prendre à eux.
00:40Il est toujours recherché par la police.
00:43Sébastien Lecornu prévoit de remanier son gouvernement avant le 22 février, période de réserve avant les élections municipales.
00:49Au moins trois ministres pourraient quitter leur fonction car ils sont candidats.
00:52Le Premier ministre indique souhaiter de la stabilité.
00:55L'ancien ministre de la Culture, Jack Lang, a finalement présenté hier sa démission à la présidence de l'Institut du Monde Arabe.
01:02Une enquête a été ouverte concernant ses liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein.
01:06L'Elysée a pris acte de cette décision.
01:08La convocation de Jack Lang au Quai d'Orsay, prévue aujourd'hui, est donc finalement annulée.
01:13Le département du Morbihan, placé en vigilance orange pour Cru, la montée de l'Ouste, devrait atteindre son pic à Joss lent dans la matinée et mal estroi en fin d'après-midi.
01:21Les conditions de circulation et les transports ferroviaires pourraient être affectées dans la journée.
01:26Actualité internationale, Benjamin Netanyahou rencontrera Donald Trump mercredi à Washington à propos des négociations avec Téhéran.
01:33Le Premier ministre israélien souhaite limiter l'utilisation des missiles balistiques côté iranien.
01:37De nouvelles sessions de pourparlers sont prévues dès demain entre Américains et Iraniens.
01:41Et puis la tempête Marta a touché la péninsule ibérique hier.
01:44Un pompier volontaire est mort au Portugal lors d'une opération.
01:47En Espagne, c'est l'Andalousie qui a été fortement frappé par des pluies et des rafales de vent.
01:51La situation devrait s'améliorer dès ce matin.
01:54Et puis ne ratez pas à 10h, lors du grand rendez-vous, Pierre Devineau reçoit Thibaut de Montbrial, avocat et président du centre de réflexion sur la sécurité intérieure.
02:03Marine pour le point sur l'information.
02:05A la une de l'heure des pros ce matin, LFI, la radicale baptisée LFI l'extrémiste par le ministère de l'Intérieur.
02:14La nouvelle étiquette extrême gauche met son chef Jean-Luc Mélenchon dans une extrême colère.
02:20La liste serait extrêmement longue pour rappeler le virage idéologique de LFI.
02:25Ses attaques, ses outrances, une radicalité à faire passer le parti communiste pour un parti gouvernemental.
02:30Les Français n'ont pas attendu cette pastille extrémiste décernée par Beauvau.
02:35Août 2024, dans une étude menée par l'Ipsos pour le Monde, 74% des Français voyaient déjà LFI comme d'extrême gauche.
02:4172% d'entre eux comme un parti qui attise la violence.
02:4569% comme un danger pour la démocratie.
02:48Mais l'extrême prudence tout de même.
02:50Car si LFI est labellisé extrême gauche, qu'à l'extrême droite pour le ministère de l'Intérieur, il y a le Rassemblement National.
02:58Qu'en est-il de l'extrême centre ?
03:00Où s'arrête-t-il d'ailleurs cet extrême centre ?
03:03L'extrême fragilité des partis dits fréquentables entraîna une longue séquence d'opérations survie au détriment des priorités des Français.
03:12Macroniste, Modem, Horizon, LR et PS ont dû mettre de côté leurs convictions pour s'unir sur un point, éviter la dissolution.
03:20A noter l'extrême talent d'ailleurs pour faire passer la sauvegarde d'un siège pour la sauvegarde du pays et proposer un budget extrêmement contesté par les entrepreneurs.
03:30Morale de l'histoire, gare à ses étiquettes contre-productives.
03:34En revanche, je regarderai avec une extrême gourmandise.
03:37Si désormais les médias vont qualifier LFI d'extrême gauche avec la même rigueur que pour l'extrême droite, sur les plateaux, dans les dépêches, où existera-t-il une extrême indulgence pour la France insoumise ?
03:52Et nous allons commencer cette émission par la colère de Jean-Luc Mélenchon qui fulmine, crie à la magouille.
03:58LFI est désormais d'extrême gauche pour les élections municipales et également présidentielles.
04:03Le fruit d'une circulaire du ministère de l'Intérieur.
04:06Le sujet, il est signé François Tiskevitch.
04:07Il paraît que le ministre de l'Intérieur a décidé de nous classer extrême gauche.
04:15C'est une décision administrative qui ne plaît pas à Jean-Luc Mélenchon.
04:19Une circulaire du ministère de l'Intérieur sur l'attribution des nuances politiques pour les municipales de 2026
04:25classe désormais la France insoumise à l'extrême gauche, aux côtés de partis tels que Lutte Ouvrière, le nouveau parti anticapitaliste ou encore le parti ouvrier indépendant.
04:35Venu soutenir le candidat insoumis à la mairie d'Argenteuil dans le Val-d'Oie ce samedi,
04:39Jean-Luc Mélenchon réfute le terme et s'en prend au ministre de l'Intérieur.
04:44Il ne suffit pas de porter des chaussures à crampons pour être certain d'être équipé d'un cerveau en même temps.
04:51Personne ne vous a demandé de faire de la sociologie politique.
04:55Ce n'est pas à vous de dire si nous sommes d'extrême gauche ou pas.
04:58Il y a des gens qui acceptent l'étiquette d'extrême gauche.
05:02Eh bien, nous les respectons, mais ce n'est pas notre cas.
05:07Une décision totalement assumée par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez.
05:10Chez la France insoumise, il y a un refus de la discussion parlementaire, il y a des appels systématiques à la censure,
05:18on refuse d'aller voir le gouvernement pour des réunions de travail.
05:20Moi, comme ministre de l'Intérieur, je tiens compte de la réalité des situations.
05:23Et c'est dans ce cadre-là que nous avons classé la France insoumise dans le bloc extrême gauche.
05:28Le bloc extrême gauche.
05:29La France insoumise a annoncé le dépôt d'un recours en référé devant le Conseil d'État pour contester son classement.
05:36L'institution dispose d'un mois pour statuer.
05:38Et Jean-Luc Mélenchon, vous pourriez dire dans un instant, il a raison,
05:43c'est peut-être pas au ministère de l'Intérieur de dire si oui ou non, LFI et d'extrême gauche,
05:48les Français ne sont pas dupes.
05:50Et d'ailleurs, ils ont été sondés sur la question.
05:53Ils ont été sondés en août 2024.
05:55Et j'ai retrouvé ces chiffres.
05:5674%, je vous le disais dans un instant.
05:59Il y a un instant qu'il s'agit d'une formation d'extrême gauche.
06:0172% que LFI attise la violence.
06:0469% qu'elle est dangereuse pour la démocratie.
06:08Et je ne vous parle pas des 92% de Français de confession juive
06:11qui considèrent que LFI contribue à faire monter l'antisémitisme.
06:15Éric Revelle.
06:17J'ai extrêmement bien aimé votre éditeur.
06:19Merci.
06:20Il y a des éditeurs qui plaisent un peu moins.
06:22Notamment celui d'hier sur les Jeux Olympiques.
06:25Les macronistes et le fan club de Thomas Jolie n'a pas trop apprécié.
06:28Alors sur cette histoire, d'abord ce qui m'inquiète un peu c'est la fin du sujet.
06:34C'est-à-dire que c'est le Conseil d'État qui va être saisi pour trancher.
06:37Je rappelle quand même que le Conseil d'État où il y a une majorité de gens de gauche,
06:41je n'ai pas dit d'extrême gauche, je dis de gauche,
06:44avaient déjà en 2024 refusé d'affubler LFI de mouvements d'extrême gauche.
06:49Donc s'ils sont logiques avec eux-mêmes, il n'y a aucune raison qu'ils franchissent le Rubicon.
06:55Après Jean-Luc Mélenchon, je pense qu'il a raison d'être en colère.
06:58Parce que cette prise de position sur des arguments, on se le disait, un peu légers du ministre de l'Intérieur,
07:03il n'ose pas vraiment mettre les pieds dans le plat, Laurent Nunez.
07:07Il n'ose pas vraiment dire pourquoi cette décision de classer LFI extrême gauche,
07:12à mon avis, est assise sur des arguments beaucoup plus forts.
07:17Mais où Mélenchon a raison quand même, pardon,
07:20c'est que tout ça intervient à quel moment ?
07:22À quelques semaines des élections municipales,
07:25pour lesquelles, dans certaines villes, LFI risque de faire un score.
07:30Alors je dis, attention, et vous avez eu raison de le souligner aussi,
07:32c'est pour ça que votre édito est extrêmement bien.
07:35Attention, parce que...
07:37Je vous filerai le chèque après.
07:38Je vous filerai le chèque après, Eric.
07:40C'est que ça peut avoir un double effet, en fait.
07:43Ça peut dire aux Français, vous avez raison de penser ce que vous pensiez,
07:48et voilà la réalité, Laurent Nunez vient de vous donner raison,
07:51mais ça peut être aussi un carburant supplémentaire
07:53pour une frange de l'électorat de gauche ou d'extrême gauche,
07:57tiens, les NPA et les autres,
07:59de voter directement pour les listes et les filles.
08:02Alors, il vous a extrêmement plu,
08:05il n'a pas extrêmement plu à tout le monde,
08:07et notamment un communiste historique,
08:09ancien éditorialiste chez nous que je salue et que j'embrasse,
08:12il me dit, enfin, un peu de culture générale,
08:15à faire passer le PCF pour un parti de gouvernement,
08:17ça a été le cas par le passé, à juste titre.
08:19À la libération avec De Gaulle, en 81 avec Maintéron,
08:22en 97 avec Jospin.
08:24Bien sûr, c'est vrai qu'il y avait une forme de privilège rouge.
08:27Le PCF, son histoire, le parti communiste,
08:29on l'oublie un petit peu.
08:31Oui, mais il me semble,
08:33et je suis étonnée d'ailleurs de ne pas voir ça
08:35dans les arguments de Laurent Nunez,
08:38le déterminant qui fait classer un parti à l'extrême,
08:41pour moi, c'est son rapport aux institutions.
08:44Complètement.
08:45Or, j'entends dans le discours de Jean-Luc Mélenchon
08:49et d'autres représentants de la France insoumise,
08:53des appels à gagner par la rue,
08:56ce qu'ils n'ont pas réussi à gagner par les urnes.
08:58Pour moi, c'est le point qui fait
09:01qu'un parti mérite d'être classé comme extrême.
09:05Peut-être Arnaud Benedetti,
09:06un regard sur l'écrit d'orfraie de Jean-Luc Mélenchon.
09:09D'abord, ce qui est très intéressant,
09:11c'est de voir comment, finalement,
09:13Jean-Luc Mélenchon réunit une partie de sa jeunesse,
09:15parce qu'il vient d'extrême-gauche,
09:17et il était trotskiste.
09:17Les trotskistes sont d'extrême-gauche.
09:19Non, vous êtes sûr de ça ?
09:21Un peu près sûr, mais en l'occurrence.
09:22Ils ont juste Raphaël Arnaud.
09:23Après, je me méfie des classifications venant de l'État,
09:28c'est-à-dire qu'elles viennent du ministère de l'Intérieur
09:30ou du Conseil d'État.
09:32En effet, là où je rejoins totalement Judith,
09:34c'est qu'on mesure le caractère extrémiste d'une formation
09:39à son rapport aux institutions.
09:41C'est absolument essentiel,
09:43et c'est ce qui détermine, à un moment donné,
09:45si un mouvement est extrémiste ou pas.
09:47Moi, ce que je préfère parler, en tout cas,
09:50c'est une gauche radicalisée, clairement,
09:52la gauche de LFI.
09:52Et qui le revendique, en plus.
09:53Et qui le revendique.
09:54Et telle d'extrême-gauche, je ne suis pas capable de le dire.
09:57Mais c'est vrai qu'il faut plutôt...
09:59Vous avez besoin de quoi pour le dire.
10:00De la même manière qu'aujourd'hui,
10:01quand le Conseil d'État classe le Rassemblement national d'extrême-droite,
10:05j'aimerais bien savoir les critères qu'il met en avant
10:08pour classer un parti qui ne remet pas du tout en cause les institutions
10:12et qui ne remet pas en cause la République.
10:14Je rappelle que ce qui caractérise, en effet,
10:15les mouvements d'extrême-droite,
10:16c'est qu'ils veulent abattre la République.
10:18C'était la fameuse gueuse dont parlait Charles Mora
10:20durant l'entre-deux-guerres.
10:22Donc, il faut être extrêmement prudent
10:24quand on manie ce type de notion.
10:26Ce qui est vrai pour le Rassemblement national
10:28doit être vrai également pour LFI.
10:30Je pense qu'il faut, de ce point de vue-là, être prudent.
10:33Qu'il s'agisse d'une gauche radicalisée,
10:35c'est l'évidence même.
10:36Et les Français, d'ailleurs, ne sont pas du tout.
10:38Mais c'est pour ça qu'eux-mêmes n'ont pas attendu,
10:40avant de se dire à LFI est d'extrême-gauche,
10:42d'avoir le label venu de Beauvau.
10:44Ce qui est intéressant aussi,
10:46et certains pourraient dire en matière de communication,
10:48l'extrême-centre est en train d'opposer
10:50à quelques semaines des municipales
10:53et à quelques mois de la présidentielle,
10:54les deux blocs qui représentent l'opposition
10:57comme extrémistes.
10:59Et il renvoie dos à dos
11:00le Rassemblement national
11:01et la France insoumise, Mathieu.
11:04Moi, j'aimerais aussi qu'on parle de l'extrême-centre.
11:06Et il va jusqu'où, l'extrême-centre ?
11:07Mais visiblement, ça, on n'en parle pas.
11:09Exactement.
11:10Et surtout, c'est un énorme risque
11:12que prend ce fameux extrême-centre
11:13qui gouverne ensemble depuis,
11:15en réalité, depuis au moins les années 80.
11:17C'est qu'à s'allier, entre guillemets,
11:21et à ne pas remettre en cause
11:23des dogmes communs,
11:24ce fameux cercle de la raison,
11:25eh bien, on a assisté à l'émergence
11:27d'une droite nationale très forte
11:29et l'émergeuse d'une gauche radicale très forte
11:31qui risque peut-être de supplanter
11:32à la fois le Parti socialiste
11:34et à la fois les Républicains.
11:36Et donc, c'est ça, aujourd'hui,
11:37le véritable problème,
11:38c'est que si l'extrême-centre, entre guillemets,
11:41classifie d'extrême
11:42tout ce qui n'est pas de son ressort,
11:44eh bien, ils vont se retrouver marginalisés
11:46et en déclin face à une nouvelle droite
11:48et une nouvelle gauche.
11:49Et c'est peut-être le clivage de 2027,
11:51ce qu'appelle, en tout cas,
11:53ce qui est la dynamique électorale
11:54depuis 2022.
11:56Les écologistes, par exemple,
11:57ils sont classés à l'extrême-gauche
12:00ou l'ultra-gauche ?
12:01Non.
12:01Je pose une question
12:02parce que je vais prendre un cas pratique.
12:04Quand vous allez à Sainte-Solines
12:05avec les Black Blocs
12:07et qu'il y a 66 gendarmes
12:08qui sont blessés
12:09et que vous n'appelez pas,
12:11justement, à la désescalade
12:12et surtout que vous ne condamnez pas les faits,
12:14ça vous classe ou pas,
12:15à l'extrême-gauche ?
12:16Question que je me pose.
12:17Étant donné les critères que j'ai pris, oui.
12:19Bon, bah, écoutez vos critères, finalement.
12:21Mais je suis...
12:21Je suis le ministère de l'Intérieur
12:25du Conseil d'État.
12:26Encore !
12:26Allez !
12:27Non, non, non !
12:28Ça commence à faire beaucoup, quand même.
12:30Alors, ça se voit un peu.
12:32Comment ça se voit ?
12:33Que le Parti Communiste
12:34a été un parti de gouvernement
12:35et qu'il n'est pas du tout
12:37sur des positions
12:38bien sur le nucléaire et autres
12:39comme Bénéfi.
12:40Mais ceux qui vont être
12:41d'une extrême prudence,
12:43ce sont les médias publics
12:44pendant cette campagne.
12:46Parce que, si tu veux,
12:47si vous voulez,
12:48là, on entend, par exemple,
12:49on va peut-être en parler,
12:50l'affaire Jacques Lang.
12:52Il n'y a pas, ou très rarement,
12:53un média public
12:54qui rappelle qu'il a été
12:55ministre socialiste de la culture.
12:56Il est l'ancien ministre de la culture.
12:58Et là, est-ce qu'ils vont dire
12:59le candidat est défi
13:00d'extrême-gauche ?
13:01Bien sûr !
13:02Ou sur Quotidien ?
13:03On va recevoir Jean-Luc Mélenchon,
13:05candidat d'extrême-gauche
13:06pour la présidentielle.
13:08Ah ben, si on dit extrême-gauche,
13:09c'est parce que c'est le Conseil d'État
13:10qui l'a dit.
13:11C'était l'argument
13:12qui était utilisé
13:13pour le Conseil national.
13:14Et sur France Inter,
13:16on va dire,
13:17Monsieur Jean-Luc Mélenchon,
13:19merci d'être avec nous
13:20pour l'interview de la matinale.
13:22Vous êtes donc candidat
13:23d'extrême-gauche.
13:25Et là, il va y avoir débat
13:26et puis il va se défendre.
13:27Mais ne précisez pas
13:28de la décision du Conseil d'État.
13:31Oui, ce que je disais en commencant.
13:33Absolument, vous avez tout à fait raison.
13:35Le Conseil d'État,
13:35il avait retoqué
13:36la belle extrême-gauche
13:37sur les filles en 2024.
13:38Oui.
13:38Et là, puisque Jean-Luc Mélenchon
13:41demande l'arbitrage
13:42du Conseil d'État...
13:43On sera dans un mois, oui.
13:44Attention !
13:44Attention, dans un mois !
13:46Ce qu'il faut dire,
13:47je rejoins ce que disait Mathieu Vogue,
13:48c'est-à-dire que la réalité,
13:50c'est qu'en fait,
13:50aujourd'hui,
13:51on vit l'échec
13:51des partis de gouvernement
13:52qui, quand même,
13:53depuis 40 ans,
13:54se sont succédés au pouvoir,
13:55quel qu'il soit.
13:56Et qu'il s'agit de rejeter
13:58vers l'extrémisme
13:59toutes les formations
14:00qui, aujourd'hui,
14:01ont une dynamique électorale
14:02et qui peuvent remettre en cause,
14:04si vous voulez,
14:04cette dominance-là.
14:06C'est, en fait,
14:06une situation qui est assez proche
14:07de celle qu'on a connue
14:08sous la 4e République sénissante,
14:10avec, vous savez,
14:11d'un côté,
14:11le Parti communiste
14:12dont on parlait,
14:13qui était classé,
14:14en l'occurrence,
14:14à l'extrême-gauche,
14:15en tout cas,
14:16au niveau du Parlement,
14:17et les gaullistes.
14:18Et il fallait écarter
14:19toujours tous ceux
14:20qui remettaient en cause
14:21le fonctionnement d'un système.
14:22Et donc,
14:23on est un peu dans une situation
14:24qui, sur le plan historique,
14:26rappelle celle que l'on a connue
14:27à la fin de la 4e République.
14:28Il faut être extrêmement prudent
14:29quand ce sont des labels
14:31qui sont incernés
14:32par les ministères,
14:33puisqu'il suffirait simplement
14:34de faire une liste
14:35non exhaustive
14:36de tout ce qui a pu se passer
14:37ces derniers mois,
14:39et forcer de constater
14:40qu'on n'avait pas vu
14:41une telle radicalité,
14:43pour ne pas dire
14:43un tel extrémisme,
14:45sur un parti politique.
14:47Je parle des menaces
14:49ou des ciblages
14:50sur les journalistes,
14:51des appels à marcher
14:52en direction de Matignon
14:55si vous ne respectez pas
14:57le vote des législatives.
14:58C'était M. Quintenins,
14:59ancien de la France Insoumise.
15:01Vous avez le député
15:02Raphaël Arnaud
15:03qui est juste triple féchès.
15:04Et qui était...
15:05Ah oui, c'est quand même
15:06un courage,
15:07c'est un tournant.
15:08Je ne vais pas vous citer
15:09les mains,
15:10je ne vais pas vous parler
15:10des attaques
15:12contre les forces de l'ordre,
15:13etc.
15:14etc.
15:14etc.
15:15Mais, effectivement,
15:16c'est pour ça,
15:17prudence,
15:17lorsque vous labellisez
15:18et que vous donnez
15:19les bons et les mauvais points,
15:21alors que vous n'arrivez pas
15:22à définir ce que vous êtes
15:23réellement,
15:24l'extrême centre.
15:26Autre sujet à présent,
15:27c'est une vidéo
15:28qui date de 2024,
15:29mais qui ressurgit
15:30ces derniers jours,
15:31relayée massivement
15:31sur les réseaux sociaux
15:32et montrant la violence
15:34à laquelle peut être
15:34confrontée la gendarmerie.
15:37Il faut saluer le sang-froid
15:37du gendarme.
15:39Vous allez regarder,
15:40on a été obligé,
15:41évidemment,
15:41de mettre des bips
15:42parce qu'on ne peut pas
15:43passer de tels insultes,
15:44mais ça montre
15:45toute l'impunité
15:46de certains.
15:48Et je vais vous dire
15:49ensuite la sanction
15:50dont il a écopé
15:51cet individu.
15:54Mais,
15:54là encore,
15:55par exemple,
15:56au lieu de soutenir
15:56les forces de l'ordre,
15:57qui va condamner
15:58cette séquence ?
15:59Qui va dire
16:00les policiers
16:01sont victimes
16:02d'une violence
16:03sur le quotidien ?
16:04Il n'y a pas
16:04de violence policière,
16:05il peut y avoir
16:06des violences
16:07de policiers,
16:08mais il n'y a pas
16:09de racisme systémique
16:11ou de violence
16:11systémique
16:12dans la police.
16:14Voyez la séquence.
16:15La prochaine fois
16:17que tu viens chez moi,
16:18t'inquiète pas,
16:18je ne le mets pas
16:19dans les réseaux.
16:20Je t'ai *** ta mère.
16:22T'as entendu ?
16:23La prochaine fois
16:23que tu viens chez moi,
16:24je t'ai *** ta mère,
16:25je ne peux pas te voir.
16:25T'es un fils de ***.
16:27Je ne suis pas venu chez toi.
16:28Je t'ai *** ta mère.
16:29Tu ne m'as pas laissé
16:29monter les écoles.
16:30J'ai dit,
16:30il y a mes enfants en haut.
16:31Tu m'as dit,
16:32non, il y a le chef.
16:33Il te met quoi le chef ?
16:34Il te met la *** le chef.
16:35Je t'en ***.
16:36Hein ?
16:38Je t'ai *** ta mère.
16:39Ça sera averti.
16:40Je l'aurai là,
16:40je le montrerai à la juge.
16:41Je l'avais averti
16:42que j'allais le tuer.
16:43Ah bon ?
16:44Si tu viens chez moi,
16:45ce n'est pas une menace.
16:46Je ne viens pas chez toi.
16:47Ah, tu me filmes toi ?
16:48Tu me filmes ?
16:50On filme tout.
16:51Comment tu filmes tout ?
16:53Comment tu filmes tout ?
16:54Ça, c'est à moi maintenant.
16:56***.
16:57Je t'en ***, toi et lui.
16:59Je la garde à la caméra.
17:02Je t'en ***, toi et lui, moi.
17:04Et la gendarmerie nationale
17:05a été contrainte de communiquer
17:07puisque effectivement,
17:07ça a été relayé
17:09notamment sur les réseaux sociaux
17:10des centaines de milliers de fois.
17:12Une vidéo de 50 secondes
17:13sur laquelle on peut entendre
17:14un individu insulté et menacé
17:15de gendarmes
17:15avant de leur prendre
17:16leur caméra piéton
17:17et diffusé sur le compte X
17:18et comptabilise dans la soirée
17:20208 000 vues
17:21de nombreux internets
17:22s'interjogent pour savoir
17:24sur le peu de réaction des militaires.
17:27Ce n'est pas le peu de réaction,
17:28c'est le sang-froid.
17:29Lors d'une intervention
17:29pour violences et troubles de voisinage
17:32en février 2024,
17:33deux gendarmes
17:34assurant la sécurisation
17:35de l'intervention
17:36sont pris à partie
17:36par un individu
17:37qui les filme.
17:38Vous avez vu la séquence,
17:39les gendarmes ne répondent pas
17:41aux provocations
17:41pour ne pas attiser les tensions.
17:43L'individu est ensuite interpellé
17:45le lendemain
17:45ainsi que d'autres membres
17:46de sa famille
17:47pour les violences,
17:48outrages et menaces
17:48commises par la veille.
17:50A l'issue de les gardes à vue,
17:51ils ont été condamnés
17:52à des peines
17:52allant de 4 mois
17:53d'emprisonnement avec sursis
17:54et 6 mois fermes
17:55avec mandat de dépôt.
17:58Est-ce que vous trouvez
17:58que ces sanctions sont suffisantes ?
18:00C'est toujours la question
18:01que je me pose.
18:02Vous vous attaquez
18:03comme ça à un gendarme
18:04avec cette violence,
18:06cette violence verbale,
18:08menace et même
18:09violence physique
18:10et vous avez effectivement
18:126 mois...
18:12Alors, 6 mois fermes
18:14avec mandat de dépôt,
18:15ça veut dire que
18:15la personne n'en est pas...
18:18D'abord,
18:19elle n'ira pas en prison
18:20mais qu'elle n'en est pas
18:21à sa première infraction
18:22de ce type-là
18:24ou d'un autre type.
18:26Moi, ce qui me frappe...
18:27Oui, je suis avec mandat de dépôt.
18:28Le bandeau parle
18:29du sang-froid des gendarmes,
18:30c'est le sang-froid
18:31de l'individu.
18:35En fait,
18:35il est en train d'expliquer
18:36à des représentants de la loi
18:38quelle est sa loi à lui
18:39et que c'est sa loi à lui
18:41qui doit prévaloir
18:43là où il est.
18:44C'est extraordinaire.
18:46C'est un type
18:46qui est dans la négation.
18:47On parlait tout à l'heure
18:48du rapport de Jean-Luc Mélenchon
18:50aux institutions.
18:51Cet individu-là,
18:52il est dans la négation totale
18:54de toute règle commune
18:56qui ne soit pas
18:56sa règle à lui,
18:58la règle de son clan,
19:00la règle de sa famille.
19:01Mais c'est dans cette séquence-là aussi
19:02qu'on voit toute la difficulté
19:04pour les forces de l'ordre
19:05parfois d'intervenir.
19:07Et quand je dis parfois,
19:07c'est un neuf.
19:09Ils sont confrontés en permanence
19:11à cette impunité.
19:13Donc parfois,
19:14lorsqu'il y a intervention,
19:15c'est musclé,
19:16c'est violent.
19:17Et puis vous allez capter
19:1820 secondes de l'intervention.
19:20Et peut-être qu'il n'aura pas
19:21le bon geste,
19:22le gendarme,
19:22au moment de son interpellation.
19:24Et on va vous expliquer
19:25que la gendarmerie
19:26et la police est violente,
19:27qu'il faut une refonte totale,
19:29etc.
19:29Moi, je veux dire,
19:30il y a plusieurs choses
19:31qui me choquent,
19:32mais vraiment fortement.
19:33D'abord,
19:33le communiqué,
19:34il date donc de février 2026.
19:36Non, oui,
19:36là c'est le communiqué.
19:37Mais ça s'est passé en 2024.
19:39C'est ça.
19:39D'accord.
19:40Donc moi,
19:40j'aurais aimé,
19:40si vous voulez,
19:41parce que la hiérarchie
19:42de la gendarmerie nationale
19:43a dû être au courant,
19:45ça a dû être visionné.
19:46Donc moi,
19:47j'aurais aimé que dès 2024,
19:49le ministre de l'Intérieur du moment
19:50monte au créneau
19:51pour dire
19:51ce qui vient de se passer
19:52est inadmissible,
19:53on va choper le mec en question,
19:56la racaille,
19:56et on va s'en occuper.
19:58Non,
19:58c'est parce que la vidéo ressort
19:59que le ministre de l'Intérieur
20:00maintenant publie un communiqué
20:03pour dire
20:03c'est inadmissible.
20:04Merci.
20:05Deuxième chose,
20:06Judith a raison.
20:07Là,
20:07le sentiment qu'on a,
20:08c'est que c'est le racaille
20:11qui impose
20:11la nouvelle loi
20:13de sa République à lui.
20:14Et puis pardonnez-moi
20:15vous parler de sang-froid,
20:16mais moi,
20:16je suis très mal à l'aise.
20:18L'humiliation
20:19que subissent
20:20ces deux gendarmes.
20:21Moi,
20:21je parle de sang-froid.
20:22Non,
20:22mais attendez,
20:23c'est absolument
20:24mais c'est absolument
20:25intenable.
20:26Là,
20:26vous avez masqué
20:26les mots
20:27qui sont employés.
20:28De quoi il est capable ?
20:29On ne sait pas
20:29de quoi il est capable.
20:30Il était probablement
20:31connu des services
20:32de la gendarmerie.
20:34Il l'interpelle
20:35dès le lendemain.
20:37Il y a une intervention
20:38qui est faite.
20:39Il est condamné.
20:40Moi,
20:40ce qui me surprend,
20:41c'est que 6 mois
20:41avec mandat de dépôt.
20:43Désolé,
20:44je trouve que
20:44ce n'est pas suffisant
20:46quand on s'en prend
20:46comme ça aux gendarmes.
20:47Vous avez bippé
20:48les passages.
20:49Non,
20:49mais parce que
20:50quand vous le regardez
20:51sur les réseaux sociaux,
20:52c'est absolument
20:53d'une violence verbale
20:54hallucinante.
20:55Donc,
20:56le sang-froid.
20:57Mais moi,
20:57j'ai mal
20:57pour ces gendarmes
20:58qui sont des militaires
20:59pour l'humiliation
21:00qu'ils subissent.
21:02Filmer sans doute
21:02par encore un tiers
21:04qui doit être bien.
21:05C'est l'individu
21:05qui le filme.
21:06Non,
21:06mais c'est...
21:07Ou par lui,
21:07mais si je trouve ça...
21:08Et heureusement
21:09qu'il y a de plus en plus
21:10les caméras piétons,
21:11du moins les caméras
21:12qui sont à la position
21:13des gendarmes
21:15parce que
21:16ces images
21:17permettent parfois
21:18aussi de les protéger.
21:19Bien sûr.
21:20Puisque l'individu
21:21qui est interpellé
21:22peut très bien dire
21:23mais il m'a insulté,
21:24il m'a violenté
21:25et il peut très bien
21:27porter plainte.
21:28C'est l'inversion accusatoire
21:29qu'on peut voir
21:29malheureusement
21:31trop souvent.
21:32Revenons dans quelques instants.
21:34Je vais vous parler
21:35d'Emeric Caron,
21:36d'un de ses meetings
21:37qui a été perturbé
21:40par le collectif
21:41Nous vivrons.
21:42Vous savez que c'est ce collectif
21:43qui s'est mobilisé
21:45et qui s'est créé
21:45au moment du 7 octobre
21:46pour soutenir
21:49et avoir une pensée permanente
21:51pour les victimes
21:54du 7 octobre
21:55et de ce pogrom
21:55et pour lutter
21:56contre l'antisémitisme.
21:58Et vous allez entendre
21:59là aussi
21:59quand on parle
22:00d'inversion accusatoire
22:01la manière
22:02dont Emeric Caron
22:03va présenter
22:04les militants
22:05qui sont venus
22:06l'interpeller
22:07en plein meeting.
22:08Restez avec nous
22:08sur CNews.
22:09De retour pour la suite
22:15de l'heure des pros
22:16ce matin
22:17et je vais vous proposer
22:18une séquence
22:19que vous ne verrez
22:20probablement pas
22:21dans les autres médias.
22:22Le collectif
22:23Nous vivrons.
22:24Le collectif
22:25qui s'est formé
22:25au moment du 7 octobre
22:27pour dénoncer
22:29toutes les victimes
22:30du pogrom
22:30et lutter
22:31contre l'antisémitisme.
22:33Ce collectif
22:33est allé interpeller
22:35lors de son meeting
22:37Emeric Caron
22:38et le collectif
22:40remercie
22:41avec humour
22:43Emeric Caron
22:44et ses militants
22:45je les cite
22:46pour leur démonstration
22:47de ce qu'est
22:47l'antisémitisme
22:49essentialisation
22:51assignation
22:52nazification.
22:54Regardez cette séquence
22:55et j'ai hâte
22:56de vous entendre
22:57pour savoir
22:57ce que vous en pensez.
23:01Le collectif
23:01Nous génociderons
23:02qui soutient
23:05les politiques
23:06d'extermination
23:06des palestiniens
23:07Alors pour la petite histoire
23:10ce sont des hommes
23:11et des femmes
23:11bien sous ton rapport
23:14qui ont des enfants
23:15et qui pourtant
23:17soutiennent
23:18le massacre
23:18des enfants palestiniens
23:20Allez on peut
23:21les foutre dehors
23:22c'est tout ce qu'ils méritent
23:22Les fascistes
23:31c'est eux
23:32C'est quoi ce collectif ?
23:35C'est un collectif
23:36de gens
23:38d'un surtout rapport
23:38contre la rencontre
23:39des pères
23:39de mères de famille
23:40qui militent
23:42pour l'extrême droite
23:43israélienne
23:44depuis le début
23:45du génocide
23:46Donc pour Emmerich Caron
24:06un collectif
24:07qui lutte contre
24:07l'antisémitisme
24:09et qui s'est mobilisé
24:10pour les victimes
24:11du 7 octobre
24:12avec ce slogan
24:15collectif
24:16nous vivrons
24:16passe de nous vivrons
24:18à nous génocidons
24:19Je trouve que dans cette séquence
24:20Julie de Vintraub
24:21il y a beaucoup de choses
24:22et beaucoup de mots
24:23de notre société
24:23depuis le 7 octobre 2023
24:24Oui vous avez toute la stratégie
24:26d'Emmerich Caron
24:27dont je rappelle
24:28qu'enfin
24:29quelqu'un a réussi
24:31à le faire renvoyer
24:32en correctionnel
24:33quelqu'un qu'on connaît bien ici
24:34puisqu'il s'agit de Rachel Kahn
24:36qu'il avait également
24:38traité de génocidaire
24:40Rachel Kahn est juive
24:41cette assignation
24:44à résidence
24:45cet antisémitisme
24:48qui consiste
24:50à coller
24:51sur tout juif
24:53la responsabilité
24:56de ce qui se passe
24:58entre Israël et Gaza
25:00que l'ONU elle-même
25:02n'appelle pas génocide
25:04donc déjà le terme
25:05de génocide
25:07n'est pas fondé
25:08juridiquement
25:09il est mensonger
25:11et c'est la base
25:12de la propagande
25:13antisémite en France
25:15c'est le poison
25:15que déverse
25:17à jet continu
25:18la France insoumise
25:19notamment
25:20dans le cerveau
25:21des plus jeunes
25:22qui est forcément
25:23plus perméable
25:25j'espère que le collectif
25:27que nous vivrons
25:28je pense qu'ils vont
25:29l'attaquer en justice
25:31réussira à faire
25:32ce que Rachel Kahn
25:33a réussi à faire
25:34et je souhaite
25:35que la justice
25:36lui donne raison
25:37que le tribunal correctionnel
25:38lui donne raison
25:38Eric Revelle
25:39je suis outré
25:41par l'attitude
25:43de monsieur Caron
25:45outré
25:46enfin je veux dire
25:46désigner
25:48une association
25:50luttant
25:51contre l'antisémitisme
25:52avec sans doute
25:53dans ses rangs
25:54peut-être
25:54les juifs
25:55les traités de fascistes
25:57mais est-ce que vous vous rendez compte
25:58à quoi ça renvoie
25:59et de génocidaires
26:00et de génocidaires
26:01dans l'histoire
26:02c'est plus qu'une humiliation
26:03et une outrance
26:04c'est une insulte
26:07crachée
26:07à la figure
26:08de ceux qui sont morts
26:09dans les camps
26:10et qui étaient juifs
26:11maintenant je vais vous dire
26:12moi j'en ai un peu marre
26:13d'épiloguer
26:14sur la philosophie
26:15de monsieur Caron
26:15voilà
26:16je vais lui rappeler
26:17une petite chose
26:18en 2019
26:19il avait fait une vidéo
26:20pour éviter
26:21qu'on tue tous les moustiques
26:22et bien monsieur Caron
26:24préfère
26:24sauver la vie des moustiques
26:29plutôt que
26:29il est d'extrême gauche
26:31ou pas
26:32Caron
26:33non mais moi
26:34j'essaie de comprendre
26:35cet individu
26:36ne vit en fait
26:37que comme ça
26:38politiquement
26:39il ne vit que comme ça
26:40qu'avec ses buzz
26:41qu'avec ses outrances
26:42ce qui est très intéressant
26:43c'est que
26:44cette séquence
26:45je pense que vous ne la verrez pas
26:47sur les engènes d'information
26:48premier point
26:49deuxième point
26:50c'est la manière
26:51de tout essentialiser
26:53tout mélanger
26:55une personne
26:56qui se mobilise
26:57pour lutter
26:57contre l'antisémitisme
26:59pour les victimes
27:00du pogrom
27:01du 7 octobre
27:03est aujourd'hui
27:04considéré
27:05comme
27:06le nouveau fasciste
27:07comme
27:08un génocidaire
27:09et cette
27:10dialectique là
27:12cette doctrine là
27:13on l'a depuis maintenant
27:14le 7 octobre
27:15tout a été
27:16bouleversé
27:17c'est l'inversion accusatoire
27:19dont vous avez parlé
27:19tout à l'heure
27:21c'est à dire que
27:21aujourd'hui
27:22ceux qui critiquent
27:23de manière
27:24inconditionnelle
27:25Israël
27:26et la politique
27:27aujourd'hui
27:27que mène Netanyahou
27:29le critique
27:30en utilisant
27:31des qualificatifs
27:32qui sont complètement
27:34impropres historiquement
27:35génocidaires
27:36etc etc
27:37et ça permet
27:38pour eux
27:38de légitimer
27:39leur discours politique
27:40et ça permet
27:41ensuite après
27:42ça permet malheureusement
27:43de mettre des cibles
27:44dans le dos
27:44de toutes les populations
27:46de toutes les populations
27:47de juives
27:48dans le monde occidental
27:49et d'ailleurs
27:50dans le monde entier
27:51pourquoi ?
27:51parce qu'aujourd'hui
27:52on assiste à une explosion
27:53des actes antisémites
27:54il faut rappeler qu'en France
27:55depuis le 7 octobre
27:56on a plus de
27:563300 actes antisémites
27:58donc on a des Français
27:59de confession juive
28:00qui sont en danger
28:02dans notre pays
28:03et pour autant
28:03ces gens-là
28:04continuent
28:05d'attiser les mèches
28:07et d'attiser les braises
28:08et de souffler
28:08les braises
28:09pourquoi ?
28:09parce qu'aujourd'hui
28:10c'est le fonds de commerce
28:11d'Emerick Caron
28:12il y a un journaliste
28:13Lucas Jakubowicz
28:14qui disait
28:14qui avait fait
28:15une étude
28:16qui disait
28:16qu'Emerick Caron
28:18a tweeté
28:18depuis le 7 octobre
28:19à 1779 reprises
28:21sur le sujet
28:23Israël-Palestine
28:24alors qu'il est député
28:25de la République française
28:2654% de ses tweets
28:28c'est ça
28:28c'est ça son commerce
28:29il a le droit
28:30d'avoir ce combat-là
28:32en revanche
28:32est-ce qu'il a le droit
28:33et est-ce que
28:35ce n'est pas pénalement
28:36répréhensible
28:36d'aller vers une association
28:38qui lutte contre
28:38l'antisémitisme
28:39et de les présenter
28:41comme des fascistes
28:42et comme des génocidaires
28:43là est la question
28:44mais encore une fois
28:45si nous vivons
28:47dans ce climat-là
28:48depuis maintenant
28:49plus de deux ans
28:50c'est parce que
28:51toutes ces questions
28:52n'ont pas été posées
28:54devant un tribunal
28:55pas encore du monde
28:56pas toutes
28:57pas suffisamment
28:58grâce à Rachel Kahn
28:59enfin
28:59enfin on va la voir
29:01mais Caron
29:02juste un mot
29:03n'a pas du tout
29:05attendu le 7 octobre
29:06mais bien avant
29:07rappelez-vous
29:07l'incident
29:08qui s'était produit
29:09sur le plateau
29:10on n'est pas couché
29:11en 2014
29:11Laurent Ruquier
29:15reçoit
29:15Alexandre Arcadie
29:16qui a consacré
29:17un film
29:18à l'affaire
29:18Ilan Halimi
29:19ce jeune homme
29:21séquestré
29:22enlevé
29:22séquestré
29:23massacré
29:24par le gang
29:25des barrières
29:26qui pensait
29:26qu'il avait de l'argent
29:27parce qu'il était juif
29:28pendant des extraits
29:30qui ont été révélés
29:32à la suite
29:33de la diffusion
29:33de l'émission
29:34où là
29:35ils ont été coupés
29:36Caron
29:37chroniqueur
29:38dit à Alexandre
29:40Arcadie
29:41vous parlez
29:42beaucoup
29:42de l'explosion
29:44des actes
29:45antisémites
29:45mais vous ne parlez pas
29:46de l'explosion
29:47des actes
29:48islamophobes
29:49qui ont beaucoup
29:50plus augmenté
29:51que les actes
29:52antisémites
29:53et là
29:53Natacha Polony
29:54qui est sur le plateau
29:54lui dit
29:55mais qu'est-ce que ça
29:56vient faire
29:56ce que dit Judith
29:57est très juste
29:58c'est que ça a commencé
29:58bien avant
29:59le 7 novembre
30:00c'est-à-dire qu'en fait
30:01le ferment de l'antisémitisme
30:03s'est finalement réactivé
30:05à la fin des années 90
30:07encore une fois
30:07Georges Bensoussan
30:08l'a particulièrement documenté
30:09dès le début
30:10des années 2000
30:12ce que dit aussi
30:13Aymeric Caron
30:14c'est très intéressant
30:15enfin ce que disent
30:15les propos d'Aymeric Caron
30:16on l'oublie trop souvent
30:17l'antisémitisme
30:19qui est évidemment associé
30:21à une partie
30:21de l'extrême droite
30:22du début
30:24de la fin du 19ème
30:26mais du début
30:27du 20ème siècle
30:28à son pendant
30:29à l'extrême gauche
30:30il y a une tradition
30:31antisémite
30:32à l'extrême gauche
30:33qui a très bien été
30:34d'ailleurs documenté
30:35dans un ouvrage
30:35de Clément Vaillé-Rénal
30:36l'année dernière
30:37aux éditions
30:38je ne sais plus
30:38la maison d'édition
30:39je suis désolé
30:39où il explique très bien
30:41qu'il y a
30:41cette tradition-là
30:42aussi qui existe
30:43en fait le 7 octobre
30:44a permis d'une certaine manière
30:46comme un effet cliqué
30:47je veux dire
30:47de visibiliser
30:48de manière beaucoup plus intense
30:50ce
30:50le combat
30:52et a décomplexé
30:53les antisémites
30:53Vous parlez de Clément Vaillé-Rénal
30:55qui a tweeté sur
30:56justement la pastille
30:57extrême gauche
30:58pour la France insoumise
31:00il dit
31:00c'est vrai que cette classification
31:01manque singulièrement
31:03de précision
31:04il aurait été plus exact
31:05de classer LFI
31:06dans la catégorie
31:07et il met des guillemets
31:08extrême gauche
31:09et passionnément antisémite
31:10mais ça
31:11la place Beauvau
31:13n'a pas voulu aller
31:14jusqu'au bout
31:16de cette analyse
31:17autre sujet à présent
31:18on en a parlé hier
31:19mais ça c'est vraiment
31:20pour moi
31:21c'est le sujet du week-end
31:22et ça dit tellement de choses
31:23de la situation
31:24dans les universités
31:26que le directeur général
31:29de Safran
31:29se rassure
31:30certes
31:31nos futurs ingénieurs
31:33ont des difficultés
31:33en mathématiques
31:34mais en revanche
31:35ils arrivent
31:36à lire
31:37les propositions
31:39des directeurs
31:40d'universités
31:41pourquoi je vous dis ça ?
31:42à l'université de Limoges
31:43une cinquantaine
31:44de jeunes étudiants
31:45ont profité
31:47du congé menstruel
31:48en théorie
31:49ce congé
31:50permet aux étudiants
31:51menstrués
31:51de ne pas assister
31:53aux cours obligatoires
31:54en cas de règles douloureuses
31:55jusqu'à 10 jours par an
31:57et vous avez 50 étudiants
31:59plus d'une cinquantaine
32:00d'étudiants
32:00ingénieurs
32:02hommes
32:03qui ont décidé
32:04de récupérer
32:05ce congé-là
32:06puisque
32:06c'est un congé
32:08non genré
32:08c'est-à-dire
32:10que vous n'avez pas besoin
32:11de certificat de médical
32:12mais vous n'avez surtout
32:13pas besoin
32:13de dire
32:14si vous êtes un homme
32:15ou une femme
32:16pour proposer
32:18pour avoir ce congé
32:19pour éviter bien sûr
32:21la discrimination
32:22dans les universités
32:23voyez le sujet
32:24de Michael De Santos
32:25L'université de Limoges
32:29avait fait confiance
32:30à ses étudiants
32:31certains d'entre eux
32:32sont partis en vacances
32:33en décembre dernier
32:35l'établissement
32:35met en place
32:36un congé menstruel
32:37pour tous
32:38sans distinction de genre
32:39objectif
32:40permettre aux personnes
32:41menstruées
32:42d'être absentes
32:43en cas de règles douloureuses
32:44sans certificat médical
32:46et pour une durée
32:47maximum de 10 jours
32:48pour ne pas faire
32:49de discrimination
32:50la direction
32:51n'exige aucun document
32:53d'identité
32:53une faille
32:54dans laquelle
32:55vont s'engouffrer
32:56une cinquantaine d'hommes
32:57du cursus d'ingénieurs
32:58dont les absences
32:59comptent en fin d'année
33:00dans la moyenne
33:01alertée
33:02la direction
33:03avertit immédiatement
33:04les fraudeurs par mail
33:05nous en profitons
33:07pour rappeler
33:07qu'il s'agit bien
33:08d'un congé menstruel
33:09et non mensuel
33:09l'orthographe
33:11ayant un sens en français
33:12dès lors
33:12tout contrevenant
33:13à cette règle élémentaire
33:14serait considéré
33:15comme faisant
33:15un usage frauduleux
33:16il s'exposera
33:17des conséquences
33:18du point de vue
33:18de la validation
33:19de son année au diplôme
33:21malgré ce trou
33:21dans la raquette
33:22la situation indigne
33:23certains de leurs camarades
33:25des enseignants
33:26mais aussi
33:26l'ancien ministre
33:27des droits des femmes
33:28Laurence Rossignol
33:29une cinquantaine
33:30de garçons
33:31des gros malins
33:31ont bénéficié
33:32du dispositif
33:33et totalisé
33:34une centaine
33:34de jours d'absence
33:35voilà voilà
33:36Angers
33:37Bordeaux
33:37Montpellier
33:38d'autres universités
33:39ont également mis en place
33:40ce congé menstruel
33:42la faculté de Bretagne
33:43occidentale
33:44est même allée plus loin
33:45elle permet
33:46jusqu'à 20 jours
33:47d'absence
33:48je l'adore ce sujet
33:50je le trouve extraordinaire
33:52vous dites c'est génial
33:53tiens
33:53vous êtes
33:54peut-être celui
33:55qui a quitté
33:56l'université
33:57le plus tard
33:58autour de ce plateau
33:59alors vous en pensez quoi ?
34:00non mais ça relève
34:01le paradoxe
34:02du walkies
34:03pardonnez-moi de le dire
34:04le walkies
34:05c'est une sorte de délire
34:06un peu dangereux
34:07parce qu'on se dit
34:08mais on marche
34:08complètement sur la tête
34:09mais moi quand j'y étais encore
34:10à la fac et à l'école
34:13ce genre de sujet
34:14c'était vraiment
34:14les thèmes du débat
34:15universitaire
34:16c'est ça qui
34:17aujourd'hui
34:18comment ne pas discriminer
34:20l'étudiant
34:21en fonction de son genre
34:22qui vous dit que je suis un homme
34:23qui vous dit que je suis métisse
34:25qui vous dit que je suis
34:26enfin c'est quelque chose
34:27complètement fou
34:27et donc vous vous retrouvez
34:28avec des choses comme ça
34:29un congé menstruel
34:30pour des personnes qui sont
34:31parce qu'en fait
34:32on peut être un garçon
34:32et non
34:33et menstrué pardon
34:34excusez-moi
34:35bravo à ces étudiants
34:36qui se sont dit
34:37on va récupérer quelques jours
34:38off
34:39en prenant ce
34:40non mais au nom
34:41attendez
34:42la discrimination
34:43au nom de la lutte
34:44contre la discrimination
34:45je ne vais pas vous dire
34:46si je suis un homme
34:46ou une femme
34:47c'est aussi simple que ça
34:48Judith Vintraub
34:49oui c'est bien fait
34:49pour la fac de Limoges
34:50je crois qu'elle n'est pas
34:50la seule dans son cas
34:51il y a d'autres universités
34:53vous avez entièrement raison
34:54cette non-discrimination
34:56est pratiquée
34:57bon c'est pas la première fois
34:58qu'on a un signe tangible
35:00de la dérive totale
35:02de la plupart
35:02de nos universités
35:04je dis vraiment la plupart
35:05par précaution de langage
35:07parce qu'en fait
35:07c'est une grosse majorité
35:08sur ces sujets
35:11qui mine
35:13finalement la cohésion sociale
35:15parce que c'est ça
35:16le plus grave
35:16actualité politique
35:18à présent
35:18je voudrais qu'on parle
35:19de la déclaration
35:21de Jordan Bardella
35:22qui a réaffirmé
35:23son soutien
35:24hier
35:25à Marine Le Pen
35:26vous savez que
35:27Marine Le Pen
35:27on a eu les réquisitoires
35:29dans son procès
35:30en appel
35:31elle-même
35:32dit
35:32si les réquisitions
35:33sont suivies
35:34je serai empêché
35:35de concourir
35:36à la présidentielle
35:37Jordan Bardella
35:39qui dit
35:40soutenir
35:42coûte que coûte
35:43Marine Le Pen
35:44mais il est allé
35:45un peu plus loin
35:46sur un autre sujet
35:47on est à quelques semaines
35:48des municipales
35:49sur une potentielle
35:51union des droites
35:52union des partis
35:53pour lutter
35:53contre l'extrême gauche
35:55je ne suis pas fermé
35:56à des discussions
35:56sur des listes
35:57d'union
35:58ou de rassemblement
35:59au second tour
36:00s'il y a un danger
36:01de voir l'extrême gauche
36:03s'emparer de municipalités
36:05Arnaud Benedetti
36:06Non mais il se passe
36:07des choses là
36:08Ah bah oui
36:09c'est bien pour ça
36:09que je vous les propose
36:10C'est intéressant
36:11parce qu'on sait très bien
36:12que par exemple
36:13alors ça dépend des régions
36:14évidemment
36:15mais par exemple
36:16sur le pourtour méditerranéen
36:17on sait très bien
36:18qu'il y a même
36:19des listes de premier tour
36:20où on retrouve
36:20des candidats
36:21qui ne sont pas
36:22instampillés en tant que tels
36:23mais qui viennent
36:23du rassemblement national
36:24sur des listes
36:25qui sont conduites
36:26par des représentants
36:28de LR
36:29donc il y a quelque chose
36:30qui est en train
36:31de se passer
36:32ce qui sera très intéressant
36:33de voir en effet
36:34c'est l'entre-deux-tours
36:35c'est-à-dire
36:35ce qui va se passer
36:36entre le premier
36:37et le second tour
36:38il y a deux enjeux
36:39dans ces municipales
36:40à mon avis
36:40ça va être de mesurer
36:42finalement la progression
36:43ou non du rassemblement national
36:44sur le plan territorial
36:45il semblerait
36:46qu'il y ait une dynamique
36:47sur le terrain
36:47aujourd'hui
36:48en leur faveur
36:49deuxièmement
36:50de savoir si LR
36:52va garder son intransigeance
36:54du fameux cordon sanitaire
36:56qui lui coûte tant
36:57aujourd'hui
36:58à la fois
36:59dans l'opinion
37:00mais aussi
37:01sur le plan électoral
37:02et trois
37:02il faudra voir
37:03pour revenir au sujet précédent
37:05l'impact de LFI
37:07également
37:08dans un certain nombre
37:10dans un certain nombre
37:11d'élections locales
37:13et de grandes villes
37:14et voir quelle sera
37:14la position notamment
37:15de la gauche
37:16dite républicaine
37:17vis-à-vis de LFI
37:18non on verra
37:19et on verra surtout
37:20qu'elle sera
37:20qu'elle sera
37:21regardez Marseille
37:23Marseille sera très intéressant
37:24Marseille ne sera jamais
37:26d'extrême droite
37:26qu'est-ce que sera
37:27donc en responsabilité
37:29j'ai décidé
37:30de serrer la main
37:31de monsieur Delogu
37:32voilà ce qui va se passer
37:33le problème c'est de savoir
37:34si LFI
37:35ne tiendra pas sa liste
37:36c'est ça le sujet
37:37c'est pas de savoir
37:38si les socialistes
37:39vont tendre la main
37:40Marseille ne sera jamais
37:41d'extrême droite
37:42mais qu'est-ce que fera
37:43LFI ?
37:44mais je viens de vous le dire
37:45que ce soit LFI
37:46ou le PS
37:47comme à chaque fois
37:48ils vont se réveiller
37:49ils veulent faire chuter
37:51les maires socialistes
37:51je vais vous parler de Paris
37:54parce que ça va être
37:54très intéressant
37:55Paris ne sera jamais
37:56d'extrême droite
37:57avec Rachida Dati
37:58vous n'avez pas compris
37:58écoutez-moi bien
37:59ça va être scruté
38:01avec beaucoup d'intérêt
38:02ce qui se passe à Paris
38:03parce que sans doute
38:03que vous allez avoir
38:04plus qu'on ne le croit
38:05des listes qui vont faire
38:06plus de 10%
38:07et qui vont pouvoir
38:08se maintenir au second tour
38:09peut-être 5
38:10peut-être 5 listes
38:11donc là il y aura
38:12un choix cornélien
38:13pour madame Dati
38:13qui pourra ou peut-être
38:15dirait les gens du RN
38:17marcher dans le sens
38:18de l'histoire
38:19ou alors au contraire
38:20tourner le dos
38:21à une union des droites
38:21parce que
38:22si madame Dati
38:23est obligée
38:24de consigner
38:25les électeurs
38:26de Bournazel
38:27et ceux de madame
38:28Knafo
38:28qui va sans doute
38:29faire plus de 10%
38:30et bien là
38:31d'une certaine manière
38:32Paris aura montré
38:33que l'union des droites
38:35est faisable
38:35si elle ne le fait pas
38:36elle portera aussi
38:37cette responsabilité
38:38il nous reste
38:39trois petites minutes
38:41on manque de temps
38:41c'est frustrant
38:42parce que je voulais
38:43vous parler des
38:44quoi que c'est plus important
38:46de parler
38:46je pense à voix haute
38:47parce que je voulais
38:48vous montrer
38:49deux images
38:51de deux cérémonies
38:52d'ouverture des Jeux Olympiques
38:53c'est un grand débat
38:54qui a notamment
38:56circulé
38:57entre la cérémonie
38:58des JO à Paris
38:59qui a fait polémique
39:00qui dans son ensemble
39:02était une belle cérémonie
39:04mais sauf que
39:05à gauche
39:05vous avez la cérémonie
39:06regardez des JO à Milan
39:09qui n'a fait aucune polémique
39:11je parle du spectacle
39:12et à droite
39:13cette présentation
39:14qui a été vue
39:16dans le monde entier
39:17et qui a heurté
39:18des millions de gens
39:19j'ai eu le malheur
39:20de dire ça hier
39:21je me suis fait attaquer
39:22depuis 24 heures
39:22avec scandale
39:23l'antipatriote qu'il est
39:26peut-être presque ingérence
39:27peut-être que je suis
39:28un agent italien
39:29et quoi que si agent italien
39:30ça veut peut-être dire
39:31peut-être agent américain
39:33on ne sait jamais
39:33vous voyez ce que je veux dire
39:35ça vous a marqué ou pas Eric
39:36en une seconde
39:37oui oui
39:37parce que là on affiche
39:39les couleurs de l'Italie
39:39un peu partout
39:40quand nous on prend
39:42le biais
39:43de taper
39:45sur ce qui fait
39:46l'essence de notre pays
39:47c'est aussi
39:48la scène du crise
39:48qui a été
39:49ah non
39:50oui
39:51la scène
39:51mais ils ont expliqué
39:52que ce n'était pas la scène
39:53ce qui m'a frappé
39:55quand même
39:55ce qui m'a frappé
39:56quand même
39:56c'est qu'on a
39:57un sentiment
39:58de fierté italienne
40:01autour de ces jeux
40:02quand nous
40:03on a été
40:03incapables
40:05et notamment
40:06ceux qui ont promu
40:07ce spectacle
40:08pour les jeux olympiques
40:09de 2024
40:10en France
40:10on était incapables
40:11pour certains
40:12d'accepter les critiques
40:14et d'accepter
40:15ce qui nous choquait
40:15ce qui nous choquait
40:17ça c'est intéressant
40:18c'était l'incapacité
40:19de voir
40:19le dessin d'orma
40:21de Puccini
40:21de Bocelli
40:22qui préfère
40:22Placido de Mingo
40:23en attendant
40:25là vous avez raison
40:26c'est qu'il refusait
40:27de voir
40:27qu'ils avaient pu
40:28heurter des millions
40:28de personnes
40:29dans le monde entier
40:30alors qu'ils l'ont fait
40:30pour heurter des gens
40:31et moi ce que je disais
40:32également hier
40:33c'est que
40:34contrairement à la cérémonie
40:36des JO de Paris
40:36le directeur artistique
40:37italien
40:38s'est mis au service
40:39de l'événement
40:40et ne s'est pas mis
40:41au coeur de l'événement
40:42c'est une question
40:43de psychologie
40:44c'est une question
40:44d'état d'esprit
40:45également
40:46d'idéologie
40:47ah bah attendez
40:48faites gaffe
40:48quand vous dites
40:48d'idéologie
40:49faites attention
40:50à ce qu'ils vous disent
40:50mais effectivement
40:51ils se sont présentés
40:52comme les anti-puis du fou
40:53on va proposer
40:54un anti-puis du fou
40:56bon bah écoutez
40:57force est de constater
40:58que
40:58la cérémonie des JO
41:01à Milan
41:02n'a pas fait polémique
41:02il nous reste 40 secondes
41:04dans un instant
41:04ce sera Thibaut de Montbrial
41:06qui sera l'invité
41:06du grand rendez-vous
41:07ça va être très intéressant
41:08je voudrais qu'on voit
41:09la une du JDD
41:11puisque Thibaut de Montbrial
41:12est un expert
41:14sur les questions
41:14de sécurité
41:15et de sécurité
41:15intérieure
41:16face aux nouveaux
41:17barbares
41:18violence des mineurs
41:19c'est la une du JDD
41:20et j'ai hâte
41:23d'écouter
41:24Thibaut de Montbrial
41:25sur ces questions là
41:26parce que
41:27malheureusement
41:28il a souvent
41:29un discours
41:31prémonitoire
41:33des interventions
41:34qui méritent
41:36une longue réflexion
41:37donc
41:37on écoutera attentivement
41:39Thibaut de Montbrial
41:40dans un instant
41:41qui a le courage
41:42de dire tout haut
41:43ce que beaucoup de français
41:44disent tout bas
41:46restez avec nous
41:47sur CNews
41:48pour la grande interview
41:49avec Thibaut de Montbrial
41:50et puis ce qu'il y a
41:57qui a l'appel
41:57des rues
41:58et qui a le
41:59un petit hindié
42:00qui a un effet
42:01qui a l'air
42:01et qui a un effet
42:01deottier
42:02et qui a un effet
42:02qui a un effet
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