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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDProsWE à 9h le samedi et le dimanche
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00:00Bonjour à tous, ravi de vous retrouver en ce dimanche 12 avril pour l'heure des pros à la une
00:05ce matin.
00:06C'est donc un no deal, Jet Events quitte Islamabad après 21h de pourparler sans trouver un accord avec le
00:12régime islamique iranien.
00:13Un régime qui dès ce matin assurait que personne ne s'attendait à ce que les discussions aboutissent dès le
00:18premier round de discussions.
00:20Au brouillard de la guerre s'ajoute celui du bras de fer diplomatique et de la précarité du cessez-le
00:26-feu.
00:26Une fois ceci posé sans jouer au géopolitologue trouve-tout, allons sur le terrain français.
00:32Quelles seront les répercussions directes sur notre sol ?
00:35Cet échec vient-il doucher les espoirs d'une baisse des prix du carburant dans les prochains jours ?
00:40Quasiment 9 Français sur 10 se distinguent d'une hausse de l'inflation et de l'augmentation du prix à
00:46la pompe.
00:4768% d'entre eux exhortent l'État d'en limiter les effets.
00:51A l'urgence immédiate, rien ou presque, vendredi soir, Sébastien Lecornu a préféré parler voitures électriques, pompe à chaleur,
00:58leasing social qu'angoisse du quotidien vertige en scrutant le prix d'un plein.
01:03Mimer un cap sur le temps long pour mieux masquer l'impuissance du temps présent.
01:08Comme la marée, la colère monte.
01:10Les Français sont conscients qu'en une décennie, les erreurs stratégiques majeures en matière de nucléaire, de dépenses publiques, de
01:18protection de notre tissu industriel,
01:21nous empêchent d'encaisser les coûts, nous rendent de plus en plus dépendants.
01:26Et nous en parlerons évidemment dans cette émission.
01:28Mais avant cela, c'est le point sur l'information avec Augustin Donadieu.
01:31Bonjour Augustin.
01:32Bonjour Elliot, bonjour à tous.
01:33Malgré l'échec des... Pour parler d'Islamabad au Pakistan, le Pakistan appelle les Etats-Unis et l'Iran a
01:39continué à respecter le cessez-le-feu.
01:41Le président américain avait menacé hier de reprendre ses frappes sur Téhéran en cas d'impasse diplomatique.
01:47Le Pakistan souhaite continuer à jouer un rôle pour faciliter le dialogue entre Washington et Téhéran.
01:53L'écrivain Boalem Sansalentan a attaqué en justice le président algérien.
01:57L'auteur de 81 ans qui avait été condamné à 5 ans de prison était accusé de terrorisme, d'espionnage
02:03et d'attaque à la sûreté de l'Etat.
02:05Il avait été incarcéré pendant près d'un an à cause du président Tebboune.
02:08Je vais aller jusqu'au bout, assure-t-il, estimant n'avoir pas eu un vrai procès avec des avocats
02:14et des observateurs internationaux.
02:16A Londres, 253 manifestants soutenant le groupe Palestine Action ont été arrêtés hier.
02:22Plusieurs centaines de personnes s'étaient rassemblées illégalement à la mi-journée à Trafalgar Square pour un rassemblement silencieux.
02:28A noter que Palestine Action est lancée dans une bataille juridique contre le gouvernement de Kerstarmer
02:33qui l'a interdit en juillet dernier après des actes de vandalisme perpétrés par ses militants.
02:39Et puis ne ratez pas, à 10h, en direct sur l'antenne de CNews et Europe 1, le grand rendez
02:43-vous.
02:44Pierre De Villeneau reçoit la députée européenne de la France Insoumise, Manon Aubry.
02:47Merci cher Augustin Donadieu pour le point sur l'information.
02:50On est avec Éric Trevel, à qui on souhaite un joyeux anniversaire.
02:54Oh, c'est gentil !
02:55C'était votre anniversaire hier.
02:5718 ans, ça se fête quand même.
02:59Ça peut se fêter à l'antenne.
03:00Oui, oui, merci.
03:02Quelle perspective pour les 50 prochaines années ?
03:05Devoir grandir mes enfants.
03:06Qu'ils soient heureux, en bonne santé.
03:08Vous êtes un bon père de famille.
03:10Le reste, c'est derrière moi.
03:13Bernard Conella d'être avec nous.
03:15Bonjour, Éric.
03:15Merci d'être avec nous, président du cercle de réflexion Étienne Marcel, vice-président de l'association des CPME,
03:22vous savez, des petites et moyennes entreprises en Ile-de-France.
03:24On va parler de ces entreprises qui craignent de souffrir de la hausse des prix à la pompe,
03:31mais pas que, évidemment, des prix des matières premières, du gaz notamment.
03:36Bruno Combi est avec nous.
03:37Vous êtes polytechnicien, ingénieur en génie nucléaire.
03:41Vous serez au cœur du réacteur de cette émission, bien sûr.
03:44Alexandre Jardin, cher Alexandre, bonjour.
03:46Bonjour.
03:47Les gueux sont en colère.
03:48Les gueux ne comprennent pas ce qui est en train de se passer à Paris.
03:52Il y a un monde qui sépare les gueux des...
03:55Et ils ont des solutions.
03:56Et ils ont des solutions ?
03:57Oui.
03:58Ça tombe bien parce que j'ai l'impression que vendredi soir, on n'en avait pas vraiment des solutions
04:01à court terme.
04:02Mais elles existent.
04:03Mais quand les gueux ont entendu « voiture électrique » en 2030, qu'est-ce qu'ils se sont dit,
04:07les gueux ?
04:07Ils se sont demandé si on se foutait de leur gueule.
04:10Eh bien, écoutez, on va essayer d'y voir un peu plus clair avec vous.
04:12Didier Aïdjadi est avec nous, sociologue au CNAM, universitaire, réfugié politique iranien.
04:17Merci d'être avec nous, Didier.
04:18Et Mériadek Raffray, journaliste spécialiste des questions de défense.
04:21Cher Mériadek, merci de jouer les prolongations.
04:24Et internationale.
04:25Et internationale, bien sûr.
04:26Et vous étiez présente durant la matinale.
04:30Merci de votre invitation.
04:31Un premier échec, la médiation au Pakistan pour un accord de paix n'a pas abouti entre le régime iranien
04:36et les Etats-Unis.
04:37Plus de 20 heures de négociations pour un « no deal » auquel s'attendaient les dirigeants iraniens et peut
04:42-être également américains.
04:43On va en parler dans un instant.
04:44Retour sur les toutes dernières informations avec Chloé Tarka et Charlotte Gorzala.
04:50Il aura suffi d'une vingtaine d'heures pour que les négociations entre l'Iran et les Etats-Unis s
04:55'achèvent,
04:56sans qu'un terrain d'entente ne soit trouvé.
04:58Cette nuit, le vice-président américain a quitté Islamabad, sans attendre le second round de négociations prévus ce dimanche.
05:05Je pense que nous avons fait preuve d'une grande souplesse.
05:08Le président nous a dit « vous devez venir ici en toute bonne foi et faire de votre mieux pour
05:12parvenir à un accord ».
05:13C'est ce que nous avons fait et malheureusement nous n'avons pas réussi à faire avancer les choses.
05:17Au cœur de l'échec de ces négociations, le programme nucléaire iranien, les Etats-Unis voulaient la promesse de son
05:23arrêt pur et simple,
05:25une demande à laquelle Téhéran n'a pas accédé.
05:28Nous avons besoin d'un engagement formel de leur part, par lequel ils ne chercheront pas à se doter d
05:33'une arme nucléaire
05:34et qu'ils ne chercheront pas à se procurer les moyens qui leur permettraient d'en fabriquer une rapidement.
05:38« Voyons-nous un engagement fondamental de la part des Iraniens à ne pas développer d'armes nucléaires ?
05:43Pas seulement aujourd'hui, pas seulement dans deux ans, mais à long terme.
05:47Nous n'avons pas encore vu cela, nous espérons le voir. »
05:50Des demandes déraisonnables selon la délégation iranienne qui a à son tour acté son retrait de la table des négociations.
05:56La voie diplomatique à la résolution de la guerre contre l'Iran semble donc bloquée.
06:01Donald Trump menaçait déjà hier de reprendre ses frappes si les discussions d'Islamabad menaient à l'impasse.
06:06Reste à savoir si le président américain mettra ses menaces à exécution.
06:11« Et ce qui est intéressant, c'est que Téhéran assure ce matin que personne ne s'attendait à un
06:15accord dès le premier round de négociations
06:17tandis que Donald Trump a pris la parole avant qu'on apprenne dans la nuit cette fin de non-recevoir.
06:24Écoutez, Donald Trump disait « peu importe qu'il y ait deal ou pas, on a gagné. »
06:29« J'ai reçu beaucoup de rapports ces dernières heures. On verra bien ce qu'il se passe.
06:35Mais qu'importe ce qu'il se passe, nous avons gagné. On a totalement battu ce pays.
06:40Voyons maintenant ce qu'il se passe, s'ils acceptent un accord ou non.
06:44Mais ça n'a pas d'importance. Du point de vue des États-Unis, nous avons gagné. »
06:49Mère Yad El-Kraffray, qu'est-ce qui coince ? Pourquoi ces négociations n'ont pas abouti ?
06:53Est-ce que vous êtes surpris d'ailleurs ?
06:55Non, je ne suis pas surpris. Ce qui coince, c'est tout simplement que le différent Americano iranien date de
07:0047 ans
07:00et qu'il y a eu entre deux plusieurs affrontements militaires.
07:05Donc, il était évident. En tout cas, il fallait un miracle pour qu'en une journée,
07:10on puisse sortir avec un accord en bonne et due forme.
07:13Ceci dit, il y a le verre à moitié plein et à moitié vide.
07:17Je note que c'est Gidevans qui est allé négocier.
07:21Gidevans, c'est celui qui passe pour être le plus isolationniste de la bande de Trump.
07:27Celui qui était plutôt défavorable à une nouvelle campagne militaire sur l'Iran.
07:34Celui qui est très connecté avec cette base MAGA minoritaire,
07:37mais qui compte quand même et qui est contre cette opération.
07:41Celui qui donc avait une certaine forme de crédibilité aux yeux des Iraniens.
07:45Donc ça, c'est quand même un point positif.
07:48Ensuite, il a dit que les discussions, pour la première fois, ont lieu sur le fond.
07:54Donc, c'est aussi un point positif.
07:56Et pour la première fois aussi, je pense, les Américains et les Iraniens ont étalé sur la table
08:01l'ensemble des briques de discussion, de négociation.
08:05Avec évidemment au centre, au cœur du sujet dans le court terme, la question d'Hormuz.
08:11D'Hormuz.
08:12D'abord d'Hormuz et ensuite ?
08:13Bien sûr, c'est d'abord Hormuz.
08:15Hormuz, donc libérer Hormuz pour quelle contrepartie ?
08:18Les Iraniens avaient posé sur la table deux conditions.
08:22La levée des sanctions et le dégel des avoirs gelés.
08:27Le dégel des avoirs gelés, il y a eu quelques rumeurs un peu compliquées à comprendre.
08:34Mais finalement, on a compris que Washington ne voulait pas les débloquer.
08:39Et quant aux sanctions, Washington aurait dit peut-être, mais progressivement, dans le temps moyen, si vous voulez.
08:48Et donc, on en est là aujourd'hui.
08:50Et derrière, évidemment, cette question d'Hormuz, qui est fondamentale pour les deux parties.
08:54Les deux parties ont intérêt à normaliser Hormuz.
08:57L'Iran, parce qu'elle a besoin de son pétrole, qui est l'ultime carte iranienne pour irriguer son économie.
09:05Et de l'autre, les Américains ont besoin de la libération d'Hormuz, tout simplement,
09:09pour faire refroidir les grands indicateurs macroéconomiques qui impactent l'ensemble de l'économie mondiale.
09:17L'énergie en particulier.
09:18On a vu que le prix du pétrole, à l'issue de l'ouverture de cette trêve, a été passé
09:24de 110, 115, 120 dollars à 95, 96 dollars.
09:28Donc, on voit bien qu'il y a eu une réaction immédiate.
09:30Et Trump avait besoin de cet événement.
09:34Mais cette réaction immédiate, on y reviendra dans un instant.
09:36Ce prix du barrel de pétrole peut augmenter mardi matin ou lundi matin.
09:41Bien sûr.
09:43C'est sans doute ce qui va se passer.
09:45Donc, c'est pour ça que je disais, au brouillard de la guerre, s'ajoute le brouillard de ces pourparlers
09:50et la précarité du cessez-le-feu.
09:52Est-ce qu'aujourd'hui, ce jour de Mériadec, le cessez-le-feu est menacé ?
09:56Encore un peu plus qu'il ne l'était déjà, malgré les pourparlers et les discussions.
10:00Alors, vous savez que moi, je ne suis pas Madame Irma.
10:02Non, c'est pour ça que vous avez vu, j'ai dit, on ne va pas jouer aux géopolitologues.
10:06Mais est-ce que, finalement, on peut parler d'un cessez-le-feu menacé ?
10:11Écoutez, d'un côté, les deux parties ont besoin de gagner du temps.
10:14Pour les raisons que je viens d'indiquer, les Iraniens ont quand même subi une vraie défaite militaire.
10:18Ça leur permet de souffler.
10:19Quant aux Américains, ils ont besoin, effectivement, de souffler sur les questions économiques.
10:25Donc, ça, c'est quand même plutôt favorable au cessez-le-feu.
10:29De l'autre côté, il y a plein d'éléments qui peuvent faire capoter ce cessez-le-feu.
10:33Et si on n'en prend qu'un seul, le dossier libanais, par exemple,
10:37qui est géré aujourd'hui directement par Netanyahou,
10:41avec, on voit bien, Trump qui est derrière l'épaule de Netanyahou sur ce sujet-là.
10:45Mardi prochain, les deux ambassadeurs israéliens et libanais
10:49vont se parler pour la première fois depuis des années directement.
10:53Mais on sent bien que là, il peut y avoir un sujet de dérapage
10:57qui a été déjà évité une première fois ces derniers jours grâce à Trump.
11:01Donc, le cessez-le-feu est très fragile, bien sûr.
11:04Et nous en parlerons, évidemment, de l'autre enjeu depuis Washington.
11:08C'est une négociation directe entre Israël et le Liban.
11:11Bruno Combi, je rappelle que vous êtes polytechnicien, ingénieur en génie nucléaire.
11:15On a bien compris que dans ce bras de fer,
11:18il y avait l'enjeu du nucléaire, mais également du détroit d'Hormuz.
11:21Bruno ?
11:23Oui, tout à fait. Donc, il y a échec des négociations, sans surprise, effectivement.
11:28Pourquoi ? Parce que, simplement, il y avait quatre points principaux
11:31qui sont derrière cette guerre, quatre exigences principales.
11:34Et, en réalité, les États-Unis et l'Iran ne sont d'accord sur rien,
11:38sur aucun de ces quatre points.
11:39Sur le détroit d'Hormuz, l'Iran veut le garder fermé,
11:43les États-Unis veulent ouvrir.
11:44Sur le nucléaire, l'Iran veut continuer à enrichir et à progresser dans ce domaine,
11:49et les États-Unis ne veulent pas en entendre parler.
11:52Sur la balistique, l'Iran veut poursuivre sa capacité militaire
11:56et à fabriquer des missiles.
11:57Les États-Unis veulent qu'ils arrêtent.
12:00Et, enfin, sur les histoires de proxy et du Liban, c'est pareil.
12:03D'un côté, ça continue, et de l'autre, ils veulent arrêter.
12:07Donc, en réalité, ils ne sont d'accord sur aucun des quatre points.
12:10Donc, c'est sans surprise qu'il y ait échec des négociations et que ça continue.
12:13Mais pourquoi il y a un cessez-le-feu ?
12:15En fait, il y a une raison militaire toute simple qui se cache derrière.
12:19C'est que les uns et les autres n'ont plus beaucoup de munitions.
12:23Donc, de toute façon, on voyait déjà depuis un certain temps
12:25que l'intensité des frappes en nombre de missiles tirés par jour
12:29ou de sites détruits par jour commençait à diminuer
12:32parce que les stocks de munitions des Iraniens
12:35sont quand même sérieusement atteints et explosés, d'un côté.
12:40Et de l'autre côté, l'armada américaine qui est arrivée,
12:43qui avait des stocks sur place dans le Golfe
12:45et sur les porte-avions et les avions,
12:49les stocks de munitions étaient aussi en train de s'épuiser, de diminuer.
12:54Et donc, ni l'un ni l'autre n'ont plus beaucoup de munitions à tirer.
12:57Donc, forcément, ça diminuait.
12:59Et là, il faut tous les deux qu'ils fassent une pause
13:01pour se réorganiser et retrouver des munitions.
13:04Le calme avant la tempête.
13:04C'est le feu, mais qui ne va pas durer longtemps
13:06parce qu'ils sont toujours d'accord sur rien.
13:08Ils vont tous les deux se reformer des stocks de munitions.
13:11Donc, on est parti pour une guerre qui va durer avec du stop and go.
13:15Didier Djadi est avec nous, sociologue au CNAM,
13:17universitaire, réfugié, politique iranien.
13:19Qu'est-ce que ça dit dans ce bras de fer de négociation
13:22de, finalement, la puissance du régime iranien
13:26capable de dire à la table des négociations
13:30aux Américains, nous ne sommes pas d'accord avec vous.
13:32Et on ne veut pas discuter plus que ça.
13:34Et d'ailleurs, on ne s'attendait pas à ce qu'il y ait un accord
13:37dès les premières négociations.
13:38Écoutez, le régime iranien, c'est un régime islamiste,
13:43idéologique, dès le départ, depuis 47 ans.
13:47Ce régime n'a pas changé de nature.
13:50À la fois contre le peuple iranien,
13:52mais également contre la civilisation,
13:54mais également le monde occidental.
13:56Le monde est, effectivement, également contre Israël
13:59puisqu'ils sont également antisémites, si vous voulez.
14:03Et donc, ce régime-là, même si pendant la guerre de 12 jours,
14:09malgré la défaite évidente,
14:12il y a crié, nous, on a gagné.
14:15Vous parliez de la guerre de juin dernier.
14:17De juin dernier.
14:18Et aujourd'hui, également, dans la presse iranienne,
14:23officielle, effectivement, ils disent qu'on a gagné.
14:27La République islamique a gagné.
14:29Mais tandis que c'est faux, comme ça a été évoqué,
14:32sur le plan militaire, le régime iranien a perdu beaucoup,
14:37a été affaibli considérablement dans le système actuel.
14:41Mais également au niveau des dirigeants de ce régime-là.
14:45Une cinquantaine d'entre eux ont été liquidés, ont été tués également là.
14:49Mais également, les mécanismes de coordination au niveau organisationnel a été perturbés.
14:55Il y a donc une certaine anarchie.
14:57Et aussi, à l'intérieur du pouvoir aussi,
15:00il y a des groupes qui sont en guerre également.
15:03Donc, ce régime-là, il est allé à la négociation.
15:08Moi, personnellement, je sais depuis longtemps qu'effectivement,
15:11ce régime n'est pas capable, à cause de sa nature, disons,
15:16de s'engager dans une négociation.
15:18Je vous rappelle.
15:19Donc, ça veut dire que tout ça pour rien ?
15:21Pour rien.
15:21Que l'on est face à un régime suicidaire ?
15:23Exactement.
15:24Exactement.
15:252015, il y avait l'accord nucléaire, n'est-ce pas ?
15:28Au moment où le régime, disons, islamiste, était en train de signer,
15:33en même temps, il continuait à construire ce qu'on appelle
15:36les villes souterraines de missiles également.
15:42104 villes souterraines.
15:44Ça a été annoncé par le régime lui-même.
15:46Et également, en même temps, il y avait également la construction
15:50d'un nouveau site nucléaire également.
15:53Donc, ce régime-là, aujourd'hui, il part à la négociation
15:56parce qu'effectivement, il a besoin du temps pour s'organiser autrement,
16:02pour effectivement se préparer également là.
16:05Et on vient d'entendre également, les Chinois,
16:07ils sont en train d'aider également le régime iranien
16:11en ce qui concerne donc visiblement des missiles également là.
16:15Soyons extrêmement prudents sur ce qui peut être dit
16:18concernant une aide ou non militaire de la Chine,
16:22je le disais, dans ce brouillard de la guerre,
16:25restant sur des éléments qui sont purement factuels.
16:28Vous avez parlé du détroit d'Hormuz, Meryad Krafra,
16:30dans ce contexte américain.
16:31Ça, c'est quand même un élément là aussi très important.
16:35Ce week-end, affirme que deux de ces destroyers
16:37ont franchi samedi le détroit d'Hormuz
16:38pour des opérations de déminage.
16:41Une affirmation démentie par le régime iranien.
16:44Le commandant naval des gardiens assure que toute tentative
16:46de navire militaire de franchir le détroit
16:49fera l'objet d'une réaction sévère.
16:51Les précisions sont signées François Tiskevich.
16:54L'annonce du commandement militaire américain
16:57pour le Moyen-Orient intervient alors que
16:59les pourparlers de paix étaient encore en cours.
17:02Les forces américaines affirment commencer
17:05une mission de déminage du détroit d'Hormuz.
17:07L'USS Frank Peterson et l'USS Michael Murphy
17:10ont traversé le détroit d'Hormuz
17:12et opéré dans le golfe Persique,
17:14dans le cadre d'une mission plus large
17:16visant à garantir que le détroit soit entièrement
17:18exemple de mines posées auparavant
17:20par le corps des gardiens de la révolution islamique iranienne.
17:23Une opération menée par deux destroyers
17:26est confirmée par le président américain Donald Trump.
17:32Nous avons détruit tous leurs navires.
17:34Leur marine de 158 bateaux a été totalement détruite.
17:37Ils avaient 28 navires qui pouvaient déposer des mines.
17:40Ils sont tous coulés.
17:41Ils ont peut-être encore quelques mines dans l'eau
17:44mais nous sommes en train de déminer la zone.
17:46Des affirmations fortement rejetées par Téhéran.
17:49Dans la soirée, le commandement naval des gardiens de la révolution
17:53a assuré que toute tentative de navire militaire
17:56de franchir le détroit d'Hormuz
17:57fera l'objet d'une réaction sévère.
18:00Jeudi, l'Iran avait annoncé la mise en place
18:03de routes alternatives pour le trafic maritime
18:05dans le détroit d'Hormuz
18:07invoquant des risques de mines
18:08sur l'itinéraire habituel.
18:11Et c'est vrai que tous les regards Bruno Combi
18:13se tournent aussi et surtout
18:15sur ce fameux détroit d'Hormuz
18:17avec la complexité de déminer une zone
18:20qui est... on marche évidemment sur des oeufs.
18:23Tout à fait Elliot.
18:24Je connais bien ce problème
18:26puisque j'ai été moi-même sur zone
18:28sur un bateau de la marine française en 1981
18:30pour garder ouvert le détroit d'Hormuz.
18:32C'était l'aviso-escorteur amiral Charner.
18:35Donc j'y ai servi pendant presque un an sur place.
18:38Donc le scénario qu'on voit...
18:39C'est-à-dire qu'il y avait en 1981 déjà des mines ?
18:42Il n'y avait pas de mines,
18:44mais c'était exactement la même problématique.
18:46Menace de fermeture du détroit d'Hormuz
18:48avec éventuellement minage.
18:50Donc il n'y a rien de nouveau en fait.
18:52Ça fait 47 ans que l'Iran s'organise
18:55pour faire cela
18:56et il menaçait déjà de le faire il y a 46 ans.
18:59Et la France envoyait déjà des bateaux sur place
19:01il y a 46 ans
19:01et j'étais sur ce bateau.
19:04Maintenant, quelques précisions sur le déminage.
19:07Comment ça se passe le déminage ?
19:07Justement, regardez les images qu'on a à disposition.
19:10Vous avez une entreprise française
19:12qui s'appelle Excel
19:14qui n'est pas sur zone
19:16mais qui propose des outils de déminage.
19:20Alors là, vous allez commenter ces images.
19:22Je vais vous faire une explication technique
19:24pour que vous compreniez bien comment ça fonctionne.
19:26Donc la France,
19:27c'est ce qu'on appelle des chasseurs de mines tripartites.
19:30À l'époque, en 1981,
19:31on avait des vieux chasseurs de mines
19:32qui dataient de la Deuxième Guerre mondiale
19:34qui étaient des chasseurs en bois
19:35pour ne pas que la coque métallique
19:39provoque le déclenchement des mines
19:40puisque les mines peuvent être
19:41un déclenchement par contact.
19:43Donc c'est quand le bateau touche
19:44que ça explose
19:45ou ça peut être un déclenchement magnétique.
19:48Donc les chasseurs de mines,
19:49même ceux qu'on avait en 1980,
19:50ont des boucles magnétiques.
19:51Donc ce sont des fils électriques
19:53qui font le tour du bateau
19:54dans les deux dimensions
19:55et dès qu'il y a un champ magnétique,
19:57ce champ va être compensé
19:58en faisant passer un courant électrique
20:00de manière à ce que le champ magnétique,
20:01que la signature électromagnétique du bateau
20:03soit quasiment nulle
20:04pour ne pas déclencher les mines.
20:06Et ensuite,
20:08les nouveaux chasseurs de mines aujourd'hui,
20:10comme le chasseur de mines tripartite français,
20:12nous sommes les meilleurs au monde
20:13sur cette question du déminage
20:15et des navires de déminage.
20:16Donc maintenant,
20:17ils sont construits en résine
20:18et non plus en bois
20:19et les vieux chasseurs de mines
20:20ont tous été mis à la casse depuis longtemps.
20:22On a donc quelques unités,
20:24mais pas beaucoup,
20:25de ces chasseurs de mines très modernes.
20:26Alors pourquoi tripartite ?
20:27Parce que vous avez trois chasseurs de mines
20:30en un, en réalité.
20:31Vous avez le gros bateau lui-même
20:32construit en résine.
20:33Vous avez ensuite un petit bateau
20:36qui est mis à l'eau
20:36par le véhicule principal
20:38où vous avez des humains.
20:40Mais le deuxième,
20:41il s'appelle...
20:42C'est ça le petit bateau
20:43dont vous parlez, par exemple.
20:45Je précise pour éviter
20:46qu'il y ait toute confusion.
20:49Ce sont des images d'illustration
20:51pour expliquer ce qui peut se passer.
20:54Mais le matériel français
20:55n'est pas forcément sur sol et sur zone.
20:58Il n'est pas sur zone.
20:59Il n'est pas encore.
21:00Il faut le préciser.
21:01Non, mais il faut le préciser
21:02pour éviter toute confusion.
21:03Parce que j'ai vu passer un synthé
21:04qui n'était pas juste.
21:05Là, c'est pour expliquer
21:06aux téléspectateurs
21:07ce que techniquement
21:08il pourrait se passer
21:09pour déminer une zone.
21:12Exactement.
21:12Donc, vous avez trois navires
21:13un peu comme les poupées russes
21:15si vous voulez.
21:15Le chasseur de mines principales
21:17où vous avez un équipage dessus.
21:19Et puis, il va mettre à l'eau.
21:21Donc, le chasseur de mines principales
21:22est équipé.
21:23Déjà, il peut lui-même
21:25détecter les mines.
21:26Il est équipé
21:27pour cet effet d'un radar,
21:29d'un sonar, pardon,
21:30qu'on appelle le DUBM-21.
21:32Ça veut dire détection,
21:33le D, underwater
21:35et le M, mine.
21:36Donc, DUBM-21.
21:38Donc, ensuite,
21:39il va mettre à l'eau
21:40quand il détecte
21:41une mine avec son sonar
21:42ou pour faire un balayage
21:43plus précis,
21:44il va mettre à l'eau
21:45un véhicule
21:46qu'on appelle
21:46le AUV.
21:48Donc, c'est
21:50Autonomous Underwater Vehicle
21:52qui est autonome.
21:53Il avance lui-même.
21:54Et donc, c'est un drone
21:55qui, lui,
21:56n'a pas d'humain à bord
21:57de manière à ce que
21:57s'il explose,
21:59c'est moins grave.
22:00Il va aller donc
22:00un peu plus près des mines
22:01et il va quadriller finement
22:03pour détecter
22:03tout ce qui flotte,
22:05tout ce qui est entre deux eaux
22:06qui sont les mines à haut-rhin
22:07avec une chaîne
22:09qui les relient au fond
22:10avec une encre
22:11ou tous les cailloux
22:12un peu anormaux
22:13dont on détecte la forme
22:14sur le fond de la mer
22:15par sonar.
22:17Et ensuite,
22:17il faut les inspecter
22:18un par un.
22:19Ça veut dire que
22:19si on trouve des cailloux,
22:20il faut inspecter
22:20tous les cailloux un par un.
22:21Ça prend combien de temps ?
22:23Et si on trouve une mine,
22:25ensuite,
22:26on envoie le ROV
22:27qui est le Remotely Operated Vehicle,
22:30donc un véhicule à télécommande
22:32qui est relié par un câble
22:33au véhicule précédent,
22:35au bateau principal
22:36et qui va aller au plus près
22:37de la mine
22:38jusqu'à moins d'un mètre
22:39d'une part pour la caractériser
22:41et vérifier quel type de mine c'est,
22:43mais là,
22:43il y va tout doucement,
22:44très doucement
22:46et éventuellement,
22:47il peut apporter une charge
22:48pour la faire exploser.
22:49C'est un travail chirurgical.
22:50À combien de temps ?
22:52Allez, en un mot, Bruno.
22:53Eh bien,
22:54le sonar,
22:55le DUBM21,
22:56il a une largeur
22:57de détection sûre
22:59qui est de l'ordre
22:59de 100 à 200 mètres.
23:01Comme on fait plutôt
23:01des recoupements,
23:02il faut faire des passes.
23:03Donc, on va quadriller la zone
23:04en faisant un passage
23:05qui détecte 100 mètres
23:06de chaque côté,
23:07donc 200 mètres de large.
23:08Le D3 fait 50 kilomètres
23:10de large.
23:11Donc, il faut faire
23:11un grand nombre de passes,
23:13au minimum,
23:13une centaine,
23:14plus 100,
23:14200 passes
23:15parce qu'on essaye
23:16de recouvrer
23:16pour avoir plus de sécurité.
23:18Donc,
23:19la longueur
23:20à déminer
23:20fait environ
23:22100-150 kilomètres
23:23de long,
23:23100 000 nautiques,
23:24disons pour simplifier,
23:25et la vitesse du bateau
23:26est de l'ordre
23:27de 4-5 nœuds
23:28pour pouvoir
23:29faire sa détection.
23:29Donc, on peut prévoir
23:30facilement
23:31combien de temps
23:32il faut
23:32et ce temps
23:33se compte
23:33non pas en semaine
23:34ou en jour
23:35mais en mois
23:37avec le sonar.
23:38Donc, c'est long
23:38et pour l'instant,
23:39les bateaux
23:40ne sont même pas sur place
23:41donc tout ça
23:41va prendre plus de temps.
23:44Ensuite,
23:44si on a
23:46plusieurs bateaux,
23:47forcément,
23:48ça va plus vite.
23:49Ce qu'on peut juste ajouter,
23:50c'est que les Français
23:51sont parmi les meilleurs
23:52au monde
23:52dans ce sport
23:53qui n'est pas un sport
23:54de masse
23:54pour une raison simple,
23:55c'est que nous avons
23:55la dissuasion océanique
23:57et qu'il faut assurer
23:59aux sous-marins nucléaires
24:00lanceurs d'engins
24:00qui quittent Brest
24:02que la mer
24:03devant eux
24:04est libre
24:05de tout obstacle
24:06et c'est la raison
24:07pour laquelle
24:07les Français
24:08sont parmi les meilleurs
24:09au monde
24:09dans cette technologie.
24:10Tout à fait
24:10et il y a une deuxième raison
24:11il y a qu'après
24:13la Deuxième Guerre mondiale
24:14on a eu énormément
24:14de déminage à faire
24:15sur l'Atlantique
24:16et sur la Manche.
24:17En l'occurrence,
24:18les Américains ont joué
24:19un bon tour aux Iraniens
24:20samedi
24:21puisque de toute façon
24:23les Iraniens
24:24ne pouvaient pas riposter
24:25à cette entrée
24:26de vie-force
24:28dans le détroit d'Hormuz
24:30parce que sinon
24:31c'était faire échec total.
24:33Rompre le cessez-le-feu.
24:34Donc ils ont joué
24:35un bon tour aux Iraniens
24:37ils ont montré
24:37effectivement
24:38qu'ils étaient en mesure
24:39de rompre en fait
24:41l'ordre iranien
24:42à Hormuz.
24:43Ceci dit
24:44c'est une mission temporaire
24:46et je pense que
24:47dans les jours qui viennent
24:48il ne va pas être question
24:50de refaire cette passe.
24:52Les commandants
24:53de bâtiments américains
24:55ne vont pas risquer
24:56leur navire
24:57dans un endroit
24:58où on sait
24:59que les côtes
25:00sont truffées
25:00d'armes iraniennes.
25:04Monsieur l'a dit
25:05les montagnes
25:07ont été creusées
25:08depuis des années
25:09dans ce détroit
25:10c'est bien la raison
25:11pour laquelle
25:11les Iraniens
25:12ont un avantage
25:13tactique
25:14dans le détroit d'Hormuz.
25:15En un mot
25:16s'il vous plaît
25:16Didier Idjadier
25:17et ensuite
25:19une courte pause
25:20avant de parler aussi
25:21justement
25:22de la crainte
25:23avec cet échec
25:24des négociations
25:25et bien
25:25qu'il y ait une conséquence
25:26sur les prix du carburant
25:27en France.
25:28Alors juste
25:29pour ajouter
25:30un autre aspect
25:31le régime iranien
25:33a absolument
25:35besoin
25:35de contrôler
25:36le détroit
25:37pour la raison
25:38suivante
25:38c'est-à-dire
25:39à la fois
25:39c'est une sorte
25:40de raquette
25:41effectivement
25:42organisée par le régime
25:43en Iran
25:44ce qui permet
25:46éventuellement
25:47selon les estimations
25:48en passant
25:49en tenant compte
25:50du nombre
25:52de navires
25:52et que chaque navire
25:54doit payer
25:542 millions
25:55à peu près
25:56sur l'année
25:57ça fait
25:58au-delà
25:58de 90 milliards
26:01donc
26:02de dollars
26:03pour le régime
26:04iranien
26:04et en plus
26:05donc il y a
26:06la vente
26:07du pétrole
26:07iranien
26:08qui est la recette
26:09principale
26:10et qui part
26:11à partir
26:11de 4
26:13et donc
26:13ces deux montants
26:15là
26:15financent
26:16rapidement
26:17et d'une manière
26:18durable
26:18la machine
26:19de guerre
26:20du régime
26:20iranien
26:21donc si
26:22on coupe
26:22ce lien
26:23là
26:23sur le plan
26:25économique
26:26et bien
26:26le régime iranien
26:27reste en panne
26:30la publicité
26:31revenons dans un instant
26:32et parlons des préoccupations
26:33des français
26:33est-ce qu'on doit dire adieu
26:34à la baisse des prix
26:35du carburant
26:35au début de semaine
26:36c'est la question
26:37qu'on va se poser
26:37dans un instant
26:38restez avec nous
26:41la première partie
26:42de notre émission
26:42était dédiée
26:43aux questions
26:44vraiment directes
26:45sur les pourparlers
26:46qui ont été
26:47donc un échec
26:47le premier round
26:48des négociations
26:49la crainte
26:50de
26:52cette fin
26:52du cessez le feu
26:53parlons dans la seconde
26:54partie de l'heure des pros
26:55de vos préoccupations
26:57à savoir
26:58par exemple
26:59la hausse des prix
27:00à la pompe
27:01est-ce que les prix
27:01qui devaient baisser
27:03ces prochains jours
27:04du fait du cessez le feu
27:05et des pourparlers
27:06vont voler en éclats
27:08je vous propose
27:09d'écouter
27:09des français
27:10qui ont été interrogés
27:10ce matin
27:12si la guerre reprend
27:13oui forcément
27:15comme beaucoup de gens
27:16je pense que
27:17il risque d'y avoir
27:18une hausse
27:18du prix du carburant
27:21donc là
27:21oui il y a quand même
27:22une crainte
27:22même si moi
27:23je ne suis pas
27:23un grand rouleur
27:24c'est pas tellement
27:25une hausse des prix
27:26des carburants
27:27qui me préoccupe
27:27c'est plutôt
27:28la question de savoir
27:29si l'Iran aura
27:31une bombe nucléaire
27:32un jour ou pas
27:33c'est l'enjeu
27:34à long terme
27:35quelques centimes
27:36de carburant
27:37en plus ou en moins
27:38ça me paraît
27:39pas grand chose
27:39par rapport à la paix
27:40dans le monde
27:40je n'en crains pas plus
27:42de hausse
27:42du prix du carburant
27:43parce que de toute façon
27:44on a déjà pris
27:44des éléments de hausse
27:45aujourd'hui
27:46je ne crains pas
27:47par rapport à l'échec
27:48des négociations
27:48parce que
27:49avant même
27:50les négociations
27:51les barils baissaient
27:52et on n'a pas vu
27:53l'essence baisser
27:54donc je ne vois pas
27:56ce que ça va changer
27:56pour l'instant
27:58seul l'avenir
27:58nous le dira
27:59mais nous
27:59en tant que professionnels
28:00on n'a pas le choix
28:02sinon on ne peut pas
28:03travailler
28:03donc on subit
28:04cette hausse
28:06et ce qui est intéressant
28:07c'est de voir
28:08que 9
28:08quasiment 9
28:09français sur 10
28:10je salue Arnaud Bénédetti
28:11qui nous a rejoint
28:12pour parler de Boilem Sansal
28:13dans quelques instants
28:1587% des français
28:16sont inquiets
28:17de la hausse
28:17des prix du carburant
28:1889% des français
28:21sont inquiets
28:22de cette hausse
28:23de l'inflation
28:24et vous avez quasiment
28:267 français sur 10
28:27qui sont favorables
28:28à la mise en place
28:28de dispositifs
28:29permettant de limiter
28:30la hausse
28:31des prix du carburant
28:34Alexandre Jardin
28:35merci d'être avec nous
28:36vous êtes porte-parole
28:38d'un mouvement
28:38que vous avez baptisé
28:39les gueux
28:40cette France périphérique
28:41cette France oubliée
28:42qui depuis 43 jours
28:44voit bien
28:45subi
28:47la hausse
28:48des prix
28:48du carburant
28:48quel est finalement
28:50le message
28:50que vous souhaitez
28:51transmettre
28:52au gouvernement
28:53qui n'arrive pas
28:53à entendre
28:54cette crainte
28:55cette inquiétude
28:56vendredi je le disais
28:57au lieu de nous parler
28:58de l'urgence immédiate
28:59et cette inflation
29:00ces hausses des prix
29:01à la pompe
29:02on nous a parlé
29:02voiture électrique
29:03ils sont en train
29:04de craquer
29:05ils sont totalement
29:06en train de craquer
29:07je parlais hier
29:08avec le président
29:09des pêcheurs artisans
29:11ils vont monter
29:12à Paris
29:13le 2 mai
29:13ils sont en train
29:14d'embarquer
29:15profession sur profession
29:16ça aura lieu
29:16le 2 mai
29:18qu'est-ce qu'ils disent ?
29:20ils disent
29:20on crève
29:21on est en train
29:23de crever
29:23c'est aussi simple
29:25que ça
29:25la communication
29:26elle est radicale
29:27ce sont des professions
29:28qui sont en train
29:29de crever
29:30donc
29:31si le gouvernement
29:33ne prend pas
29:33tout de suite
29:34immédiatement
29:35des décisions
29:36pour une année
29:37pour au moins 9 mois
29:39ce n'est plus possible
29:40de naviguer à vue
29:41nous savons tous
29:42que le problème
29:43ne va pas se régler
29:44en 2 mois
29:44nous savons tous
29:45que les prix
29:46vont rester
29:47extrêmement volatiles
29:48et à des niveaux
29:49intolérables
29:50par notre économie
29:52pour les classes populaires
29:53françaises
29:54alors nous
29:55on propose
29:55les gueux
29:56on propose au gouvernement
29:57une décision
29:58avant le 2 mai
30:00avant qu'on entre
30:02dans des processus
30:03incontrôlables
30:04avant que la société
30:05craque
30:06on propose un truc
30:07extraordinairement simple
30:09et je prends
30:10les chiffres
30:11de Lecornu
30:11il y a 7 milliards
30:13qui vont
30:14en subvention
30:15directe
30:16à l'éolien
30:17il y a 5 milliards
30:18en subvention
30:19indirecte
30:20ça fait 12 milliards
30:21pas 80 millions
30:2212 milliards
30:23si on le ventile
30:24sur les 90 milliards
30:26de litres d'essence
30:28on peut pendant
30:299 mois
30:30baisser de 40 centimes
30:32nous devons
30:33faire ça
30:34avant que ça pète
30:36je veux dire
30:37on doit le faire
30:39pour notre pays
30:40pour être solidaire
30:42avec notre nation
30:43vous avez des PME
30:44et vous le savez
30:45tout le monde le sait
30:46qu'est-ce qu'on entend
30:47on entend des gens
30:48qui disent à leur patron
30:49fous-moi au chômage
30:50parce que ça me coûte
30:51je préfère ne pas travailler
30:52parce que ça me coûte trop cher
30:54on entend des gens
30:55dans mon village
30:56dans l'Aude
30:56qui prennent un deuxième métier
30:57un deuxième métier
30:59pour payer l'essence
31:00et le gasoil
31:01pour aller travailler
31:01donc cette société
31:03elle veut des décisions immédiates
31:04et le plan des gueux
31:05il est simple
31:06et il est financeable
31:07parlons justement
31:08des entreprises
31:09petites et moyennes entreprises
31:10j'ai lu l'entretien
31:12du ministre de l'Industrie
31:13Sébastien Martin
31:14qui n'est pas forcément
31:15un ministre très médiatisé
31:18j'avais en le lisant
31:19je me suis dit
31:20mais tout va bien
31:20tout va bien
31:21monsieur le ministre
31:22il nous rassure
31:23notre responsabilité
31:24n'est pas d'entretenir
31:25la dépendance au pétrole
31:26mais de la réduire durablement
31:27nous protégeons les plus fragiles
31:28en faisant le choix
31:29de la transition
31:29pour ne plus subir ces chocs
31:31il faut accompagner
31:32les français vers l'électrique
31:33le gouvernement lance
31:34un prêt flash carburant
31:35destiné aux TPE-PME
31:36de moins de 50 salariés
31:37les syndicats jugent cela insuffisant
31:39ce prêt simple et rapide
31:41soutient la trésorerie
31:42des entreprises
31:42dès demain
31:43les entreprises concernées
31:44pourront y bénéficier
31:45vers la BPI France
31:46c'est une réponse efficace
31:47qui s'ajoute aux 70 millions d'euros
31:48de soutien à l'agriculture
31:49à la pêche et au transport
31:51en le lisant
31:52je me dis
31:52mais en fait
31:53on est alarmiste
31:54tout va bien
31:56vous le représentant
31:57des TPE
31:57des PME
31:58oui Eliott
31:59tout va bien
32:00les petites entreprises
32:01ça a été rappelé à l'instant
32:02par Alexandre Jardin
32:04les indépendances
32:05ceux qui sont sur la route
32:06les commerciaux
32:08ils meurent
32:08ils meurent lentement
32:09ils ne s'expriment pas à la télé
32:11c'est pour ça que je vous ai demandé
32:12de venir ce matin
32:13c'est bien pour ça que je suis là
32:13et malheureusement
32:14quand vous êtes
32:16dans cette situation là
32:17avec une augmentation
32:18de 20 ou 30 centimes
32:19du litre
32:20vous ne pouvez pas vivre
32:21parce que vous ne pouvez pas
32:22récupérer
32:22sur les produits
32:24que vous vendez
32:25la marge
32:26que vous perdez
32:27c'est une réalité
32:28donc aujourd'hui
32:29on est en voie
32:30de paupérisation
32:32des indépendants
32:34commerçants
32:34des artisans
32:35on est en voie
32:36d'extermination
32:37et malheureusement
32:38qu'est-ce qu'on nous propose
32:39ce que j'appelle
32:40la politique
32:41du chien crevé
32:42au fil de l'eau
32:43c'est-à-dire
32:43qu'on rasera gratis
32:44demain
32:44avec l'électrique
32:45c'est trop tard
32:47aujourd'hui
32:47il faut aller au plus pressé
32:49c'est-à-dire aider
32:49les entrepreneurs
32:50de proximité
32:51aider les indépendants
32:53les infirmières
32:53tous ceux qui se déplacent
32:54les commerciaux
32:55ceux qui vont faire
32:57de l'urgence
32:58c'est-à-dire les plombiers
32:58les électriciens
32:59qui se déplacent
33:00les boulangers
33:02dans les campagnes
33:03tous ceux qui ont besoin
33:04de leurs véhicules
33:05pour travailler
33:06et pour vivre
33:06aujourd'hui
33:07ils n'ont plus les moyens
33:08de se déplacer
33:09ce n'est pas
33:09en leur disant
33:10que demain
33:11ils vont acheter
33:12des véhicules électriques
33:13qui pourront s'en sortir
33:14ce n'est pas
33:15on vous répond
33:15pré-flash carburant
33:17que répond
33:18le responsable
33:19justement
33:20d'un des plus grands
33:21syndicats
33:21des TPE
33:22PME
33:23mais tout ça
33:23c'est de l'annonce
33:24comment dirais-je
33:25à long terme
33:26ce flash carburant
33:27c'est le crédit
33:28vous avancez
33:29on vous remboursera
33:29éventuellement demain
33:30il faut rappeler
33:31avec un taux d'intérêt
33:32ce n'est pas le taux
33:33à 0%
33:34c'est 3,8%
33:35ça concernait
33:36les trois grandes professions
33:37qui sont censées
33:38être les plus consommatrices
33:40de carburant
33:41c'est-à-dire
33:41les pêcheurs
33:42les agriculteurs
33:43et aussi
33:44bien entendu
33:45toutes les entreprises
33:46de la logistique
33:47c'est-à-dire
33:47ceux qui vous livrent
33:48aujourd'hui
33:48et eux
33:49ils sont
33:49les premiers touchés
33:51on voit bien
33:52que ça ne suffit pas
33:53parce qu'il y a
33:54une chaîne de dépendance
33:55vis-à-vis l'électricité
33:56et si vous le mettez
33:57pour terminer
33:59ce n'est pas nouveau
34:00ce que nous vivons
34:00Elliot
34:00cette prise de conscience
34:02on l'a depuis
34:03l'après-Covid
34:04c'est-à-dire
34:05que depuis l'après-Covid
34:06on n'a rien fait
34:07pour limiter
34:08notre dépendance
34:09au pétrole
34:10et surtout faire en sorte
34:11que les entreprises
34:12soient exonérées
34:13de ce type de charge
34:14Eric Revalet
34:14c'est pré-flash
34:16pour les PME
34:17TPE
34:17qui sont compris
34:18entre 5000
34:19et 50000 euros
34:20comme l'a dit
34:21Bernard
34:23le taux d'intérêt
34:25de 3,8%
34:25je rappelle
34:26qu'il y a
34:27certaines PME
34:27TPE
34:28qui avaient emprunté
34:29pour se protéger
34:30de la crise sanitaire
34:31les fameux
34:31prêts garantis d'Etat
34:32qui ont toujours
34:33des difficultés
34:34aujourd'hui
34:34à rembourser
34:35ces prêts garantis d'Etat
34:36donc c'est un vrai sujet
34:38mais sur les annonces
34:39du gouvernement Elliot
34:40je vais vous dire
34:40je suis catastrophé
34:41parce qu'en réalité
34:42le gouvernement a voulu
34:43mettre en place
34:44une communication
34:46contracyclique
34:46face à l'opinion
34:47et en fait
34:48sa communication
34:49est à contresens
34:50pourquoi je dis ça ?
34:51parce qu'on nous a annoncé
34:52là juste avant le week-end
34:54que d'ici 48 heures
34:55les prix allaient baisser
34:56mais c'était sans doute
34:57sans compter
34:58sur l'échec prévisible
35:00des négociations
35:00dont on a parlé
35:01entre l'Iran
35:02et les Etats-Unis
35:03donc qu'est-ce qui risque
35:04de se passer ?
35:05le prix du Bren
35:05qui est la référence
35:06de maire du Nord
35:07de pétrole
35:08risque de repartir
35:09à la hausse lundi
35:10et ceux
35:10les raffineurs
35:11par exemple
35:12qui font de l'essence
35:14et du gazole
35:14qui ont leur stock
35:15vont continuer
35:17à prendre des marges
35:19et donc le prix de l'essence
35:20ne va pas baisser
35:21alors vous vous souvenez
35:22que le Premier ministre
35:25non c'est Roland Lescure
35:26le ministre des Finances
35:27nous a annoncé
35:28la mise en place
35:29d'un observatoire
35:30pour constater
35:31l'augmentation
35:31mais on n'a pas besoin
35:33d'observatoire
35:34pour constater
35:35on le constate
35:35à chaque fois
35:36qu'on fait notre plein
35:36ce qu'on veut
35:37c'est des mesures
35:38je n'arrive pas
35:38à comprendre
35:39le décalage qu'il y a
35:40entre cette inquiétude
35:41grandissante
35:41vous avez 9 Français
35:42sur 10 quasiment
35:43qui s'inquiètent
35:44de l'inflation
35:44qui s'inquiètent
35:45de la hausse des prix
35:46Bruno Combi
35:46sur la dépendance
35:48parce que là
35:49on est en train
35:49de nous présenter un cap
35:50c'est le tout électrique
35:51mais on ne sera pas
35:53pleinement indépendant
35:54sur l'électrique
35:54après avoir malmené
35:56et c'est un euphémisme
35:58notre puissance nucléaire
36:01Monsieur Lecornu
36:02c'est le même
36:03qui en 2018
36:04alors secrétaire d'Etat
36:06auprès de Nicolas Hulot
36:07allait à Fessenheim
36:09voir les salariés
36:09pour expliquer
36:10comment ils allaient faire
36:11puisqu'ils fermaient
36:12Fessenheim
36:13Tout à fait Elliot
36:14et là je vais m'exprimer
36:15en ma qualité
36:15de président
36:16de l'association
36:17des écologistes
36:18pour le nucléaire
36:19que j'ai créé
36:20ah oui
36:20vous êtes bien seul
36:21vous ne devez pas être nombreux
36:22on est plus de 20 000
36:24membres et signataires
36:24dans 65 pays
36:25c'est formidable
36:26je ne savais pas ça
36:27mais vous voyez
36:27vous apprenez des choses
36:28tous les jours
36:28c'est pour ça
36:31que je fais ce métier
36:32ce qui me frappe
36:33et qui est quand même
36:34extraordinaire
36:35c'est que la même équipe
36:36qui a créé
36:37la situation
36:38dans laquelle nous sommes
36:39nous propose aujourd'hui
36:40des solutions
36:40qui sont un sparadrap
36:41sur une jambe de bois
36:42c'est absolument n'importe quoi
36:43on vient de voter
36:45la PPE 3
36:47non justement
36:47on vient de ne pas la voter
36:48on l'a imposé par décret
36:50par décret
36:51c'est pas pareil
36:52voilà
36:52contre laquelle Alexandre
36:53se bat courageusement
36:54et d'ailleurs je suis membre des lieux
36:55avec grand plaisir
36:56et grande fierté
36:58parce que ce gouvernement
37:00se moque de nous
37:01en réalité
37:02les mêmes
37:03qui ont créé le problème
37:04nous proposent des solutions
37:05qui n'en sont pas aujourd'hui
37:06si on regarde bien
37:07il y a des solutions
37:08mais elles demandent
37:09du temps
37:10et de l'argent
37:11alors je prends d'abord le temps
37:13on a eu trois gros avertissements
37:15trois gros chocs pétroliers
37:17en 1974
37:20en 1980
37:21quand moi j'étais sur place
37:22au détroit d'Hormuz
37:23et encore en 2008
37:25le prix du pétrole
37:26a été multiplié
37:27une fois par quatre
37:28une fois par deux
37:28une fois battu son record historique
37:30à 147 dollars
37:31en 2008
37:32et on n'a toujours pas
37:33retenu la leçon
37:34on est resté dépendant
37:35du gaz et du pétrole
37:37et le même gouvernement
37:38qui aujourd'hui nous dit
37:38il faut sortir du gaz
37:40à voter des règles
37:42qui font qu'on n'a fait
37:44que du gaz
37:44dans la construction neuve
37:45depuis 2017
37:46pratiquement jusqu'à maintenant
37:47et maintenant il nous dit
37:48le contraire
37:49on va interdire
37:50les chaudières à gaz
37:50c'est n'importe quoi
37:52le nucléaire nous aide beaucoup
37:54mais ils ont arrêté Fessenheim
37:55ce sont les mêmes
37:56c'est la même équipe
37:57et c'est pour ça
37:58que c'est incohérent
37:59les français ne sont pas dupes
38:00ils ne sont pas forcément spéciaux
38:01un par un sur tous les sujets
38:02s'il vous plaît
38:02on est prêt
38:03ça va tellement vite
38:04je vous propose d'écouter
38:06Fabien Bouglet
38:06qui explique
38:08que d'abord
38:09avant de prévoir
38:10tout ce qui peut se passer
38:11en 2030
38:11ou 2050
38:12c'est baisser la facture
38:14d'électricité
38:15baisser les factures
38:18quand on parle
38:18d'électrification
38:19des usages
38:20on a l'impression
38:21d'avoir un gouvernement
38:22hors sol
38:23qui ne tient pas en compte
38:24et en considération
38:25ce qui s'est passé
38:26sur le coût de l'électricité
38:28parce que ce qui se passe
38:28sur le pétrole
38:29et l'essence à la pompe
38:31aujourd'hui
38:32qui a augmenté
38:33de l'ordre de
38:3425-30%
38:35on l'a déjà vécu
38:37sur l'électricité
38:38on l'a déjà vécu
38:39c'est-à-dire que
38:39l'électricité augmente
38:41d'une manière extraordinaire
38:42donc moi je dis
38:43à monsieur Lecornu
38:44au lieu d'un plan
38:45d'électrification
38:46des usages
38:47il faut déjà
38:47trouver un plan
38:48de diminution
38:49de la facture d'électricité
38:50des français
38:51c'est ça l'urgent
38:52diminution de la facture
38:53d'électricité des français
38:55diminution de la facture
38:56d'essence
38:57et là
38:59on pourra parler
38:59parce qu'on ne peut
39:01électrifier
39:02et les français
39:03l'ont bien compris
39:04que si on a une facture
39:05d'électricité
39:06basse
39:06et là on parle
39:07électricité
39:08on parle carburant
39:09en mai
39:10au coeur
39:11du réacteur
39:11ce sera le gaz
39:13et notamment
39:13pour les restaurateurs
39:14par exemple
39:14mais on l'a vécu
39:15avec le problème
39:16sur l'électricité
39:17Elliot
39:17il y a 3 ans
39:18où on a mis en place
39:20un bouclier
39:21électrique
39:22tarifaire
39:22et vous le savez
39:23que pour beaucoup
39:24de PME
39:24la facture
39:25était multiplie
39:26par 4 ou 5
39:26on a fermé
39:27des piscines
39:27parce qu'on n'arrivait
39:28pas à les chauffer
39:29on a fermé
39:29des entreprises
39:30parce qu'on n'arrivait
39:31pas à fournir
39:33les outils de production
39:34aujourd'hui
39:35il est quoi
39:35alors je
39:36il est tout simplement
39:37que ce gros
39:37gouvernement
39:38il faut le rappeler
39:39ne souhaite pas faire
39:39un effort budgétaire
39:40pour aider
39:41les TPE
39:42PME
39:42et les français
39:43qui se déplacent
39:44c'est ça la réalité
39:45ils ne peuvent pas faire
39:46d'efforts budgétaires
39:47puisqu'ils ont fait
39:47n'importe quoi
39:48puisqu'ils n'ont plus
39:49d'argent
39:50ils peuvent couper
39:51les éoliennes
39:52les éoliennes
39:53mais vous plaisantez
39:54il y a 12 milliards
39:55qu'on peut récupérer
39:56mais oui
39:56mais sauf que ça
39:57c'est les lobbies
39:58200 milliards
39:59200 milliards
40:00déjà jetés par la fenêtre
40:02et avec cette PPE 3
40:03ils viennent d'engager
40:04300 milliards
40:05supplémentaires
40:06arrêtez cette folie
40:08500 milliards d'euros
40:09pour rien
40:11pour faire rire un peu
40:12très vite
40:13beaucoup plus vite
40:14que vos voisins
40:15on interdit
40:16les chaudières à gaz
40:17en France
40:17maintenant pour les bâtiments neufs
40:18il y a 2 ans et demi
40:19l'Elysée
40:20pour son système de chauffage
40:22a mis en place
40:23un chauffage au gaz
40:24et Nicolas Mélian
40:26qui disait
40:27en 2020
40:27Emmanuel Macron
40:28annonçait en grande pompe
40:29s'il vous plaît
40:30en 2020
40:30Emmanuel Macron
40:31annonçait
40:31et je salue Nicolas Mélian
40:33expert énergie
40:33annonçait en grande pompe
40:34la production d'un million
40:35de voitures électriques
40:36pour 2025
40:37en 2026
40:38Sébastien Lancornu
40:39annonce en grande pompe
40:40la production
40:40de un million
40:41de voitures électriques
40:42pour 2030
40:43enfin franchement
40:442020 la même année
40:45où ils ont arrêté
40:46Fessenheim
40:46la même équipe
40:47voilà ce qu'on pouvait dire
40:48si vous êtes venu
40:49cher Arnaud Benedetti
40:50c'est pour nous parler
40:51de Boilem Sansal
40:52pourquoi je vous dis ça
40:53il est à la une
40:53du journal du dimanche
40:54notre pays est au bord
40:55de l'abîme
40:57il y a d'ailleurs
40:57une déclaration
40:58qui est là
41:00également
41:01frappante
41:02sur la situation
41:03de la France
41:03qu'est-ce qu'il dit
41:04j'ai trouvé ma France
41:05c'est beau de dire ça
41:06j'ai trouvé ma France
41:07affaiblie
41:08plus affaiblie que jamais
41:10plus désorientée
41:11que jamais il y règne
41:12une atmosphère de fin de règne
41:14de fin de civilisation
41:15se dire français
41:16est devenu un aveu
41:17de culpabilité
41:18et dans la même journée
41:20on apprenait quoi ?
41:21et bien que Boilem Sansal
41:22voulait aller jusqu'au bout
41:23c'est-à-dire
41:24attaquer le président
41:25algérien en justice
41:28j'ai été agressé
41:29par un gouvernement
41:30par un régime
41:31je ne parle pas de vengeance
41:32je veux aller jusqu'au bout
41:33je veux un jour
41:34pouvoir aller à la justice
41:36internationale
41:36et demander des comptes
41:37au gouvernement algérien
41:39c'est impossible
41:39que j'accepte cette situation
41:41et j'irai jusqu'au bout
41:44racontez-nous
41:44l'état d'esprit
41:45de Boilem Sansal
41:47et de son engagement
41:48aujourd'hui
41:48de dire
41:50mon objectif
41:50c'est que ce président
41:52ce régime
41:52soit condamné
41:53pour ce qu'il a fait
41:54puisque c'est un montage
41:55c'est-à-dire que Boilem
41:56d'abord il est égal à lui-même
41:58c'est-à-dire
41:58à la fois très tranquille
42:00et très combatif
42:01c'est ce qui le caractérise
42:02avec un grand sens
42:03de l'humour par ailleurs
42:04pour ceux qui le connaissent bien
42:05mais la vérité
42:06c'est qu'il considère
42:07que la grâce ne lève pas
42:09la condamnation
42:09il a raison en l'occurrence
42:10et comme il n'a cessé
42:13d'argumenter
42:14devant ses accusateurs
42:15en Algérie
42:15lorsqu'il était incarcéré
42:16qu'il n'était coupable
42:17de rien
42:17et il était coupable
42:19de rien
42:19il considère
42:20qu'il est victime
42:22en effet
42:23aujourd'hui
42:23d'un arbitraire
42:25qui est porté
42:26par un état
42:27non démocratique
42:28et donc
42:29il veut plaider
42:30sa cause
42:31et il veut entamer
42:32une action en justice
42:33contre l'état algérien
42:35pour tout simplement
42:37détention arbitraire
42:38et il considère
42:39qu'il est finalement
42:40il a été victime
42:41d'un délit
42:42d'une forme
42:44de délit
42:44d'opinion
42:45qui n'existe pas
42:46bien évidemment
42:47en principe
42:48dans une démocratie
42:49mais l'Algérie
42:49n'est pas une démocratie
42:50donc c'est l'état d'esprit
42:51qui est le sien aujourd'hui
42:52cet état d'esprit
42:54il va aussi
42:55le raconter
42:56dans un livre
42:57on voit aussi
42:58que son retour
42:59en France
43:00et on l'a appris
43:01ces dernières heures
43:02a été plus que compliqué
43:03il n'avait pas une capacité
43:05une possibilité
43:06de s'entretenir
43:07avec ses amis
43:07ni d'avoir un téléphone
43:09visiblement
43:09il y avait autour de lui
43:10un entourage particulier
43:12il a eu le téléphone
43:12puisque finalement
43:13c'est le comité de soutien
43:14qui lui a pris un téléphone
43:16pas de vous
43:17c'est pas vous
43:17je suis en réaction
43:18j'ai bien compris
43:19j'ai bien compris évidemment
43:20si vous voulez
43:22Boilem Sansal
43:23est quelqu'un
43:23qui a toute sa vie
43:24a été libre
43:25il a résisté
43:26au pouvoir du FLN
43:27en Algérie
43:27il a résisté
43:28aux islamistes
43:29il a résisté
43:30au président Teboune
43:31c'est pas en arrivant
43:32en France
43:32quand on était censé
43:33le libérer
43:34qu'on allait lui faire dire
43:35ce qu'il n'avait pas
43:35envie de dire
43:37donc Boilem Sansal
43:38il s'est très vite
43:39rendu compte
43:40que d'une certaine façon
43:41il n'était pas
43:42totalement libre
43:43de son expression
43:44lorsqu'il est revenu
43:45en France
43:45il a décanté
43:47il a finalement
43:49par lui-même
43:50j'allais dire
43:51pris conscience
43:51de la situation
43:52dans laquelle
43:53il se retrouvait
43:54il a remercié
43:55ceux qui l'ont aidé
43:56il a remercié
43:57d'ailleurs
43:57Antoine Gallimard
43:58de la même manière
43:59qu'il a remercié
44:00les autorités françaises
44:01et il a remercié
44:02le comité de soutien
44:03mais en l'occurrence
44:05il ne se sentait pas libre
44:06il ne se sentait plus
44:08vraiment libre
44:09donc il a fait
44:09un choix
44:10d'homme libre
44:10et il a décidé
44:12en effet
44:12de pouvoir raconter
44:14à la fois
44:15sa détention
44:15il racontait aussi
44:16les raisons
44:17et les conditions
44:18qui ont présidé
44:19à son arrestation
44:20et surtout
44:21il va raconter
44:21la façon
44:22dont il est revenu
44:24en France
44:24et dont il a perçu
44:25la situation française
44:26à son retour
44:27et c'est ce livre
44:28qui en principe
44:29va être publié
44:31très prochainement
44:32et c'est cette phrase
44:33qui me marque
44:34je n'ai pas reconnu
44:36ma France
44:36il dit qu'on est
44:37au bord du gouffre
44:41alors moi
44:41Alexandre
44:42peut en parler
44:42qu'on est très bien
44:43bon même aussi
44:44oui
44:44on faisait partie
44:47au cœur du comité
44:48de soutien
44:48alors je ne suis juste
44:49pas d'accord avec lui
44:50sur un point
44:52moi quand je le vois
44:53je reconnais ma France
44:55lorsque je vois Boilem
44:57je reconnais D'Artagnan
44:58je reconnais le panache
45:00je reconnais la grandeur
45:01je reconnais le courage
45:03on est encore un pays
45:04qui a des auteurs
45:06de la taille
45:06de Boilem sans salle
45:07du courage
45:08de Boilem sans salle
45:09le papier
45:10que Carnot
45:11Bénédictif
45:12vient de signer aujourd'hui
45:13est un immense
45:14salut
45:14à un très grand français
45:15c'est-à-dire
45:17on reste un pays
45:17où tout à coup
45:18au fond de l'abîme
45:19on a des Boilem sans salle
45:20c'est-à-dire des gens
45:21qui n'obéissent pas
45:22à l'intimidation
45:23des gens qui sont
45:24d'un courage
45:25mais d'un courage personnel
45:26absolument incroyable
45:28donc fêtons
45:29nos grands écrivains courageux
45:31et puis c'est des lanceurs d'alerte
45:33parce qu'ils présentent
45:35aujourd'hui
45:36un paysage français
45:37inquiétant
45:38et c'est là aussi
45:40très intéressant
45:41de voir à quel point
45:41il y a un besoin
45:43de sursaut
45:44de réveil
45:45sur notre sol
45:46merci à tous les cinq
45:47c'était un plaisir
45:47ça va extrêmement vite
45:48le dimanche
45:49encore un joyeux anniversaire
45:50à Eric Revelle
45:559h50
45:55sur CNews
45:56dans un instant
45:56c'est Manon Aubry
45:57qui sera notre invité
46:00heureux député
46:00de la France Insoumise
46:01invité de Pierre De Villeneau
46:02pour le grand rendez-vous
46:04à 10h
46:05sur CNews Europe 1
46:05et les échos
46:06merci à tous
46:07pour le grand
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