- il y a 6 semaines
En quelques semaines, le député UDR Charles Alloncle s’est imposé au cœur du débat public. Le rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public dévoile un système sous tension : milliards d’euros d’argent public, salaires de stars, soupçons de manque de neutralité, conflits d’intérêts… À travers ce grand reportage inédit, CNEWS propose une plongée au cœur d’une commission sous haute tension, devenue l’un des feuilletons politiques majeurs de l’année.
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00:01Il est l'homme dont tout le monde parle.
00:03Charles Aloncle, 32 ans, a été désigné rapporteur de la commission d'enquête sur la neutralité,
00:13le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public.
00:16Charles Aloncle, il va au bout des choses, il est dans le détail.
00:19Ce contrat s'élève à 2,6 millions.
00:22Moi, Charles Aloncle m'a épaté.
00:24Monsieur Cohen, je vous pose des questions, je me permets de vous demander de me répondre.
00:30N'inversons pas les rôles.
00:31J'ai essayé en tout cas d'être à la hauteur de cette confiance qui m'a été accordée.
00:34Une grande première pour France Télévisions et Radio France,
00:37qui ont dû pendant six mois rendre des comptes aux députés et aux Français,
00:41à l'heure où 60% d'entre eux considèrent que l'audiovisuel public n'est pas impartial.
00:45J'ai lu beaucoup de rapports sur la Cour des comptes, j'ai mis le nez aussi dans l'ensemble
00:49des documents.
00:50On sentait un certain agacement, comme si justement ça allait déranger qu'on ouvre un peu le capot de France
00:55Télévisions.
00:56Avec 70 auditions d'une durée moyenne de 3 heures chacune,
00:59l'enquête de Charles Aloncle a révélé de nombreuses dérives au sein de l'audiovisuel public.
01:04Madame Ernotte ne m'aime pas et elle a envie de me dégager. Voilà, point, c'est tout.
01:09Salaire mirobolant.
01:10Vous gagnez en 30 minutes d'émission, plus que le salaire médian mensuel des Français.
01:15Ces prix-là sont des prix catalogues.
01:17J'ai du mal à comprendre pourquoi vous ne voulez pas, de façon très décomplexée,
01:20nous dire combien vous êtes payé par l'argent public.
01:22J'ai une rémunération qui correspond à mon expérience.
01:26Absence de neutralité, soupçon de copinage.
01:29Vous n'avez jamais passé de vacances, par exemple, chez un dirigeant d'une société de production ?
01:33J'ai effectivement passé des vacances chez un dirigeant.
01:36Bien souvent, le député s'est retrouvé seul face à un système opaque,
01:40peu enclin à voir ses pratiques internes passer au crible.
01:42En télévision ne veut pas que des tarifs, que des chiffres soient rendus publics.
01:47Pourquoi est-ce que vous ne voulez pas nous indiquer le salaire qui vous est versé ?
01:51Parce que c'est mon droit, monsieur le rapporteur.
01:54Un travail qui dérange.
01:56Est-ce que vous m'accordez la liberté d'expression ?
01:58Monsieur Niel, monsieur Niel, monsieur Niel, monsieur Niel.
02:01Mais Jérémy, franchement, mais qu'est-ce que tu fais là ?
02:04Les attaques pleuvent.
02:05Charles à l'oncle, pour moi, ça a été un mélange de Jeff Panaclock, de Calimero et de Garcimor.
02:11Charles à l'oncle, pas de blague sur le physique.
02:14Celui qui se fantasmait en Zola du Palais Bourbon alors qu'il se sera plus illustré comme le McCarthy de
02:17Wish.
02:18En fait, leur travail à eux, ça va être de décrédibiliser tout son travail.
02:22C'est la commission de Charles Henry à l'oncle.
02:24On a même attaqué son nom, son prénom, Charles Henry.
02:27Il a le droit de s'appeler Charles Henry, en fait.
02:29T'inquiète, on va te régler.
02:31C'est quoi, c'est une menace, monsieur Balanon ?
02:33Menace, sale facho.
02:35Ce que Charles à l'oncle et cette commission ont découvert va vous choquer.
02:47La commission d'enquête sur l'audiovisuel public a été créée le 28 octobre 2025,
02:52à l'initiative d'Éric Ciotti, président de l'UDR.
02:56Il faut savoir que chaque année, chaque groupe d'opposition à l'Assemblée nationale,
03:00c'est de coutume, c'est de tradition, peut disposer d'une commission d'enquête,
03:04du thème de son choix.
03:06Et donc, nous, à l'UDR, on a décidé, pour cette première commission annuelle de la législature,
03:12de la réaliser sur l'audiovisuel public.
03:15Une première.
03:16Jamais l'Assemblée nationale ne s'était penchée de cette manière sur France Télévisions et Radio France.
03:21Dès son annonce, cette commission fait grincer des dents dans une partie de la classe politique.
03:25Et ce qui est important et intéressant de constater, c'est qu'au moment où on a proposé ce thème
03:29avec Éric Ciotti,
03:31il y a eu un front très important, alors que les travaux n'avaient pas démarré.
03:34Mais on a réussi à faire voter cette commission d'enquête sur ce thème précis de l'audiovisuel public,
03:39à quelques voix près.
03:41Donc les mêmes qui, aujourd'hui, se déchaînent pour expliquer que cette commission d'enquête n'aurait pas dû avoir
03:46lieu,
03:46étaient les mêmes qui, avant même le démarrage de nos travaux, étaient opposés à l'idée de cette commission d
03:52'enquête
03:52et ont voté contre.
03:54Cette commission intervient dans un contexte particulièrement sensible.
03:58Quelques mois plus tôt, un rapport explosif de la Cour des comptes
04:02épinglait la gestion financière de France Télévisions.
04:05En cause, un déficit net de 81 millions d'euros,
04:08alors que le groupe bénéficie d'un budget annuel généreux d'environ 3 milliards d'euros,
04:13financé à près de 80% par de l'argent public.
04:15Les Français ont retenu deux chiffres qui ont été mis en lumière tout spécifiquement au long des auditions.
04:21C'est le chiffre de 4 milliards d'euros par an,
04:24donc c'est le coût du fonctionnement de l'audiovisuel public dans sa totalité,
04:27et le 81 millions de déficit simplement pour France Télévisions entre 2017 et 2024.
04:32France Télévisions est un peu caractéristique de la manière dont est géré l'argent public.
04:36Dans une entreprise privée, on fait attention aux frais de fonctionnement,
04:39et notamment aux dépenses diverses et variées.
04:41Les taxis, on fait très attention.
04:42Les frais de bouche, par définition, les nuits d'hôtel, tout ça est encadré,
04:46et les dirigeants d'entreprise font très attention à ne pas gaspiller l'argent de leur entreprise.
04:51Et c'est là où on voit qu'il y a un véritable écart de culture entre le privé et
04:56le public.
04:56Dans le privé, on fait attention à ces dépenses-là,
04:58alors que dans le public, puisque c'est l'argent des contribuables,
05:01puisque c'est en quelque sorte de l'argent qui tombe du ciel,
05:04les responsables ne font pas attention à l'argent qui est dépensé.
05:07Mais les critiques ne s'arrêtent pas aux questions financières.
05:10Certains dénoncent un déséquilibre éditorial au sein du service public.
05:14La neutralité, c'est un point qui est très important.
05:16Je crois que les Français sont de plus en plus témoins d'entorses manifestes
05:20avec ce principe pourtant essentiel.
05:22On a eu récemment Eric Ciotti,
05:25c'était lors du premier tour des élections municipales sur le plateau de France Info TV,
05:29qui s'est fait comparer à Benito Mussolini, dictateur fasciste italien.
05:33On va écouter en direct Eric Ciotti en tête à Nice.
05:36Alias Benito.
05:38Comparaison totalement scandaleuse.
05:39Quelques mois auparavant, on avait Jordan Bardella
05:41qui était comparé à Hitler sur le plateau de France 5.
05:47Des interrogations ravivées par une polémique récente.
05:50La diffusion d'une vidéo montrant les journalistes Patrick Cohen et Thomas Legrand
05:54en discussion avec des responsables socialistes.
05:57Ils y évoquent notamment Rachida Dati,
05:59expliquant faire le travail ou s'en occuper sur le plan médiatique.
06:07Des propos perçus par certains,
06:09comme le signe d'une complicité entre journalistes et responsables politiques.
06:20Il y a eu énormément de révélations sur ces 5-6 mois d'enquête.
06:26Lors de cette commission,
06:27le grand public a découvert l'ampleur de la machine France Télévisions,
06:31à commencer par ses effectifs,
06:33environ 9000 salariés avec une rémunération moyenne plutôt confortable.
06:37Ces 9000 salariés sont payés en moyenne 72 000 euros par an,
06:42ce qui les situe parmi les 9% des Français les mieux rémunérés.
06:45Donc on voit aussi le cadre social qui est quand même très confortable chez France Télévisions.
06:51On a une trentaine de directeurs de France Télévisions
06:54qui gagnent plus que le salaire du président de la République.
06:57Si c'est un médecin, si c'est des soignants,
07:01si ça aurait été des directeurs d'école, des enseignants,
07:03on peut l'entendre, on a vraiment besoin de ça.
07:05Mais autant de gens qui gagnent autant d'argent,
07:08ça dit quelque chose, c'est que l'argent est là,
07:11et est-ce qu'il est si bien employé que ça ?
07:15Parmi eux, certains bénéficieraient même de conditions particulièrement avantageuses.
07:19C'est le cas de Nathalie Darigrand,
07:21ancienne directrice des programmes de France 5,
07:24partie du groupe avec un important parachute financier,
07:26avant de rejoindre une structure liée à l'un de ses anciens clients.
07:31Madame Darigrand, qui était l'ancienne directrice de France 5,
07:35qui a été directrice des programmes numéro 2 de France Télévisions,
07:38qui a signé des contrats importants pour la société privée Two-Leather Media,
07:42des contrats d'émission de France 5,
07:45qui se fait licencier de France Télévisions,
07:47qui prend près de 400 000 euros d'indemnités de licenciement,
07:50un montant extrêmement important.
07:52L'indemnité de mon licenciement est une indemnité légale,
07:55c'est vrai que ça ne peut pas être une somme importante.
07:57Pour basculer dans la société de production Two-Leather Media
08:01à la tête de ces mêmes émissions qu'elle avait signées.
08:06Il y a quelque chose qui questionne à minima
08:09et qui mérite d'être vraiment, vraiment approfondie.
08:11On ne peut pas dealer quelque chose dans une société
08:15chez qui on va faire autorité plus tard.
08:17Il y a un truc qui ne va pas, à nouveau, c'est de l'argent public.
08:20Il y a aussi le cas Arnaud N'Gacha,
08:23qui cumulerait plusieurs fonctions dans le secteur public,
08:25avec des salaires conséquents.
08:27Ce monsieur a gardé son salaire à temps plein
08:31de directeur de France Télévisions,
08:33100 000 euros net payés par les Français,
08:35et l'a cumulé avec un autre temps plein,
08:37de maire adjoint à la mairie de Paris, Dan Hidalgo,
08:3960 000 euros à temps plein payés par les Français.
08:42Est-ce qu'on peut être maire adjoint de la première ville de France à temps plein
08:47et aussi directeur des opérations spéciales de France Télévisions à temps plein ?
08:52Je respecte la loi.
08:54Voilà, si par ailleurs vous pensez qu'il faut la changer,
08:57vous êtes un député de la nation.
08:59Alors refaites des propositions.
09:01Du côté des stars de l'antenne,
09:03le sujet des salaires reste sensible.
09:06Plusieurs d'entre elles ont refusé de communiquer leur revenu.
09:09Pourquoi est-ce que vous ne voulez pas nous indiquer
09:11le salaire qui vous est versé au titre, d'ailleurs, du service public ?
09:17Parce que c'est mon droit, monsieur le rapporteur.
09:20La direction du groupe leur aurait d'ailleurs recommandé
09:23d'être discret sur ce point.
09:24On a appris de la bouche de Léa Salamé
09:26que consigne avait été donnée par Delphine Arnot
09:28et par les directeurs et dirigeants de France Télévisions
09:30de ne surtout pas révéler son salaire.
09:33France Télévisions ne veut pas que des tarifs,
09:35que des chiffres soient rendus publics.
09:37Si on sait qu'Élise Lucet percevrait environ 25 000 euros par mois
09:40pour ses activités,
09:42elle n'a pas souhaité confirmer ce chiffre devant les députés.
09:45J'ai du mal à comprendre pourquoi vous ne voulez pas,
09:47de façon très décomplexée,
09:48nous dire combien vous êtes payés par l'argent public.
09:50J'ai une rémunération qui correspond à mon expérience.
09:53J'ai une rémunération qui correspond à mon temps de carrière,
09:57qui est assez long,
09:58et à mon exposition à l'antenne.
10:00Vous avez ces documents,
10:01monsieur le rapporteur, monsieur le président,
10:03vous les avez à votre disposition.
10:05Un comble pour celles qui n'hésitent pas à questionner
10:07avec insistance les dirigeants sur leur rémunération
10:09dans ces émissions.
10:11Ce qu'il peut interroger,
10:12c'est que quand vous avez Élise Lucet et Tristan Wallex
10:15qui font des émissions comme Cache Investigation,
10:17comme Complément d'Enquête,
10:18qui vont poursuivre des dirigeants d'entreprises privées
10:21jusqu'à leur domicile pour leur demander de rendre des comptes
10:24sur l'utilisation d'argent privé,
10:26qui font du privé une affaire publique,
10:29mais qui refusent de faire de l'argent public une affaire publique,
10:32qui refusent de donner et transmettre leur salaire
10:34en toute transparence,
10:35ça interroge.
10:36Autre figure emblématique,
10:38Nagui empocherait environ 2500 euros par émission,
10:42soit près de 1,5 million d'euros par an.
10:44Vous percevez 2500 euros par émission,
10:47n'oubliez pas les paroles.
10:48Ce qui est plus que le salaire médian des Français.
10:52Donc vous gagnez en 30 minutes d'émission
10:54plus que le salaire médian mensuel des Français.
10:58Ces prix-là sont des prix catalogues.
10:59Regardez les prix des autres animateurs d'autres émissions
11:02et vous verrez que c'est même prix catalogue cheap.
11:04Au-delà des salaires,
11:06le rapporteur Charles Aloncle
11:07s'est intéressé aux sommes importantes
11:09versées à des sociétés de production privées.
11:11Chaque année, France Télévisions,
11:13sur un budget d'un peu moins de 3 milliards d'euros,
11:16attribue 1 milliard d'euros d'argent public
11:19à des sociétés de production privées
11:20pour produire des émissions,
11:22des contenus du service public.
11:24Alors que France Télévisions dispose de 9000 salariés,
11:27pour autant, il y a une ultra-externalisation
11:29à des sociétés de production privées
11:31pour produire ses propres contenus.
11:34Des montants attribués à des prestataires,
11:36dont certains dirigeants
11:37affichent ouvertement leurs convictions politiques.
11:39Et parmi ces sociétés de production,
11:42la première d'entre elles, c'est MediaOne,
11:44qui bénéficie de 110 millions d'euros
11:47de contrats annuels financés par France Télévisions.
11:50Et dans les fondateurs de MediaOne,
11:51vous en avez trois, vous avez Vélien Niel,
11:53Mathieu Pigasse, Pierre-Antoine Capeton.
11:56Monsieur Pigasse assume de mettre
11:58tous les moyens à sa disposition
11:59dans son combat contre une partie de la droite.
12:02Il l'assume en une de libération.
12:04Et pourtant, il est fondateur et actionnaire
12:07de la première société qui produit certaines émissions
12:10du service public, comme par exemple
12:11« C'est dans l'air » et « C'est à vous ».
12:14Alors, avec un patron ouvertement à gauche,
12:17comment des émissions consacrées à l'actualité,
12:19comme « C'est à vous » ou « C'est dans l'air »,
12:20peuvent-elles garantir une totale neutralité ?
12:23Si demain, on veut retrouver une forme de neutralité
12:25du service public de l'audiésienne,
12:28il faudra tout revoir sur les conditions d'attribution
12:30de ces contrats avec la société de production privée.
12:33Des soupçons de copinage ont également été évoquées.
12:36Certains, au cadre, entretiendraient des relations privilégiées
12:39avec des prestataires, qui percevraient chaque année,
12:41à minima, plusieurs centaines de milliers d'euros
12:44de la part de France Télévisions.
12:45Vous, par exemple, à la tête des programmes de la fiction,
12:48vous n'avez jamais passé de vacances, par exemple,
12:51chez un dirigeant d'une société de production ?
12:53J'ai effectivement passé des vacances
12:54chez un dirigeant de société de production.
12:57Vous faites bien de m'en parler.
12:58On a, par exemple, appris que la directrice
13:01de la fiction de France Télévisions,
13:03Anne Olmès, qui est à la tête de l'un des plus gros budgets
13:05de France Télévisions, passe ses vacances régulièrement
13:09avec un producteur à qui France Télévisions
13:11attribue des contrats de production importants.
13:15J'entretiens effectivement une relation de longue date
13:18et très amicale avec un dirigeant de groupe.
13:22Elle a été déclarée comme il se doit
13:24dans ma déclaration de lien d'intérêt.
13:27Quand je lui ai posé la question de quels sont les mécanismes
13:30qui peuvent prévenir ce conflit d'intérêts,
13:32est-ce que vous vous déportez de cette décision ?
13:34Elle m'explique que oui, elle se déporte,
13:36mais que ce sont ces N-1 qui instruisent le dossier.
13:40Je n'ai pas le droit de regarder ces projets.
13:42Ils sont instruits par mon N-1, c'est-à-dire mon en-dessous.
13:45C'est-à-dire que je ne suis pas informée
13:47de ses propositions et de ce qu'il fait.
13:51Pour sortir ces informations,
13:53Charles Aloncle a pu s'appuyer sur des témoignages précieux
13:55de lanceurs d'alerte,
13:56des salariés de France Télévisions
13:58ayant accepté de témoigner anonymement
14:00par peur des représailles.
14:02À partir du moment où mon nom a été rendu public
14:05comme rapporteur de cette commission d'enquête,
14:07j'ai reçu beaucoup de messages,
14:09de prises de contacts,
14:10que ce soit de pigistes, de journalistes,
14:13de cadreurs, de directeurs
14:14de ces entreprises de l'audiovisuel public.
14:17Certains étaient aussi des anciens dirigeants
14:19et certains avaient plus que peur de témoigner.
14:23Il y en a certains qui m'ont contacté
14:25sur des messageries cryptées, sous pseudo,
14:27avec qui j'ai eu de longs échanges
14:29pendant plusieurs semaines
14:30avant de comprendre qui ils étaient.
14:32Certains qui m'ont donné aussi rendez-vous
14:34dans des lieux assez incongrus
14:36où ils veillaient à ce qu'avant même
14:38que je ne les rejoigne,
14:40personne ne puisse être témoin de nos échanges.
14:42Je comprenais au gré des échanges,
14:44au gré des rencontres,
14:45le système d'Omerta
14:47qui avait pu s'installer
14:49notamment chez France Télévisions
14:50depuis des années.
14:58Charles Aloncle, 32 ans,
15:00s'impose comme la révélation
15:01de cette commission d'enquête.
15:03Député de la 9e circonscription de l'Hérault
15:05depuis 2024,
15:06il a fait ses premiers pas en politique
15:08aux côtés de Nicolas Sarkozy.
15:10J'ai été un militant,
15:12notamment à l'UMP et aux Républicains.
15:14J'étais le président des jeunes
15:15avec Nicolas Sarkozy
15:16à l'époque où j'étais étudiant.
15:18Et puis après,
15:18une fois mes études terminées,
15:19j'ai pris la voie de l'entrepreneuriat
15:21où j'ai monté quelques entreprises
15:23dont la dernière
15:24à laquelle je me suis consacré
15:26pendant près de 7 ans.
15:27C'était une banque en ligne
15:29pour les professionnels.
15:30Je sais ce que c'est
15:31de gérer des budgets,
15:33d'essayer de mettre des budgets
15:34à l'équilibre.
15:36Il a renoncé à l'argent
15:38pour le service public,
15:39c'est le cas de le dire,
15:40en épousant la politique.
15:44Propulsé rapporteur
15:45de cette commission
15:46très scrutée par Éric Ciotti,
15:48il accepte la mission
15:49et s'y investit pleinement.
15:51C'est une mission
15:51qui m'a vraiment obligé
15:52parce que c'était
15:53la première commission d'enquête
15:55que l'UDR,
15:56le groupe que l'on a
15:58sous la présidence d'Éric Ciotti,
15:59avait décidé de réaliser.
16:01Donc c'est aussi pour ça
16:03que je me suis engagé
16:04avec autant d'efforts
16:05dans ces 6 mois de travaux.
16:09Si le grand public
16:09le découvre lors des auditions,
16:11en coulisses,
16:12le travail est intense.
16:14Ça a été 6 mois
16:15en vase clos
16:16où effectivement
16:17je n'ai pas beaucoup vu le jour.
16:19J'ai lu beaucoup de rapports,
16:20ceux de la Cour des comptes,
16:21ceux de l'inspection des finances.
16:23J'ai mis le nez aussi
16:23dans l'ensemble des documents
16:25que France Télévisions
16:26et Radio France
16:26m'ont transmis
16:27sur les dernières semaines.
16:29Charles Aloncle,
16:30pourquoi est-ce qu'il est sorti du lot ?
16:31Il a fait quelque chose
16:32qu'on ne voit pas tant que ça
16:33dans les commissions.
16:34Il est préparé.
16:35Il a préparé ses questions.
16:37Il va au bout des choses.
16:39Il est dans le détail.
16:40Ce contrat s'élève
16:41à 2,6 millions.
16:43Il est séparé en deux tranches.
16:45On voit, franchement,
16:46il y a des commissions d'enquête.
16:47Récentes d'ailleurs,
16:48c'était un peu des sketchs
16:49où on avait des présidents,
16:50des rapporteurs
16:51qui n'avaient absolument
16:52aucune connaissance
16:53ou maîtrise du sujet,
16:54qui n'avaient même pas fait
16:55l'effort de s'intéresser.
16:56Lui, il arrive,
16:57il est en mission.
16:58Franchement, c'est carré.
16:59Il est dans le détail
17:00du détail du détail.
17:02J'ai essayé en tout cas
17:03d'être à la hauteur
17:03de cette confiance
17:04qui m'a été accordée.
17:08Dès les premières auditions,
17:10il impose son style
17:10et ne lâche jamais
17:11ses interlocuteurs
17:12avant d'obtenir une réponse.
17:14Monsieur Cohen,
17:15je vous pose des questions.
17:17Je me permets de vous demander
17:18de me répondre.
17:20N'inversons pas les rôles.
17:21Cette fois-ci,
17:22devant la représentation nationale,
17:23vous n'êtes pas
17:24le journaliste éditorialiste
17:25qui a interrogé
17:26les invités politiques.
17:27Vous êtes là,
17:28devant les Français,
17:29pour répondre aux questions
17:30des représentants du peuple.
17:32Moi, Charles Laloncle
17:33m'a épaté.
17:34Il m'a impressionné
17:36par le fait que,
17:38en dépit des critiques,
17:39il a continué.
17:41Il a continué son chemin
17:45assez imperturbablement.
17:46Il ne s'est pas beaucoup
17:47démonter, Charles Laloncle.
17:49Je ne suis pas facilement
17:50impressionnable.
17:52Je mets la barre assez haute.
17:54Ce type l'a m'a impressionné.
17:56Un style qui a parfois
17:57déstabilisé ceux
17:58qui l'auditionnent,
17:59mais qui semble, en revanche,
18:01séduire une partie du public.
18:03Comme en témoigne
18:04sa popularité croissante
18:05sur les réseaux sociaux.
18:06Sur compte Twitter,
18:07en quelques mois,
18:08il passe de 4 500 abonnés
18:10à environ 80 000 déjà.
18:12Donc, il est tout
18:13sauf pas suivi par les gens
18:15ou pas aimé par les gens.
18:16Donc, c'est l'homme du moment
18:17d'un point de vue médiatique
18:19et politique.
18:27Au fil des semaines,
18:29les critiques se multiplient
18:30contre Charles Laloncle.
18:31Charles Laloncle, pour moi,
18:33ça a été un mélange
18:33de Jeff Panaclock,
18:35de Calimero
18:36et de Garcimor.
18:37Charles Laloncle souhaite
18:38marquer les esprits
18:39et cela quitte à employer
18:40les pires méthodes.
18:41Il enquête sur la neutralité,
18:42mais c'est un point
18:43qu'il ne maîtrise pas beaucoup.
18:44Je ne suis pas sûr
18:45que M. Laloncle
18:45soit aussi utile
18:47que les journalistes
18:49qui se lèvent
18:49à 4 heures du matin.
18:50Mais Charles Laloncle,
18:51il ne pritique pas.
18:53Différents visages
18:54du service public
18:55n'ont pas hésité non plus
18:56à tacler le rapporteur.
18:58La croisade
18:58du rapporteur sciotiste
19:00Charles Laloncle
19:00ne visait pas
19:01à enquêter
19:02mais à démanteler.
19:04Il n'a pas instruit,
19:06il a démoli.
19:07Charles Laloncle,
19:08pas de blague
19:08sur le physique.
19:09C'est le gris,
19:10il lui ressemble de fond
19:11maintenant,
19:11vous n'allez voir que ça.
19:11Bref, mais...
19:13Celui qui se fantasmait
19:14en Zola du Palais Bourbon
19:15alors qu'il se sera plus illustré
19:16comme le McCarthy de Wish.
19:17C'est vrai qu'il y a
19:18une certaine obsession
19:19autour de lui
19:20et donc de son travail.
19:22Les médias
19:22du groupe
19:23de De Luzel Public
19:24ont effectivement
19:25été un peu plus
19:26à charge contre lui.
19:27En fait,
19:27leur travail à eux,
19:28ça va être
19:29de décrédibiliser
19:30tout son travail.
19:31La présidente
19:32de l'Assemblée nationale,
19:33Yael Broun-Pivet,
19:34s'est même permise
19:35de le recadrer
19:36sur les ondes
19:36de France Inter.
19:37Je suis en train
19:38effectivement
19:39de rappeler à l'ordre
19:40le rapporteur
19:41pour lui demander
19:42effectivement
19:42de revenir
19:44à un respect
19:45de nos règles
19:45et de nos usages
19:46de telle sorte
19:47que la crédibilité
19:48de la commission d'enquête
19:49ne soit pas
19:50remise en cause.
19:51Je pense que
19:52Mme Broun-Pivet,
19:53présidente de l'Assemblée nationale,
19:55est totalement sortie
19:56de son rôle
19:56et a même commis
19:58un écart
20:00gravissime.
20:01Quand vous êtes
20:02présidente de l'Assemblée nationale,
20:03vous êtes garante
20:05de l'indépendance
20:06et du pouvoir
20:07de contrôle
20:08des travaux
20:09de l'Assemblée nationale.
20:10Et donc,
20:11on a Mme Broun-Pivet
20:12qui vient se répandre
20:13sur France Inter,
20:15antenne du service public
20:16objet même
20:17de cette commission d'enquête,
20:18le matin même
20:19de l'audition
20:20de la présidente
20:21de Radio France
20:21et qui vient me rappeler à l'ordre.
20:23Je tiens quand même
20:24à rappeler
20:24qu'Yael Broun-Pivet
20:25est élu par l'ensemble
20:26des députés
20:27de l'Assemblée nationale.
20:28Donc, le rôle
20:29quand on est président
20:30de l'Assemblée nationale
20:30on n'est pas le représentant
20:32d'Emmanuel Macron,
20:33on n'est pas le représentant
20:34d'Édouard Philippe,
20:35on n'est pas le représentant
20:36d'un camp.
20:37Ces réactions
20:38traduisent un malaise.
20:39Les révélations
20:39du député dérangent
20:41et l'enquête
20:41vient pour la première fois
20:42regarder de près
20:44un fonctionnement opaque
20:45à France Télévisions
20:46et Radio France.
20:47Quand vous demandez
20:48des comptes
20:48à des gens
20:49qui ont toujours eu
20:50pour profession
20:50de poser des questions
20:51et de jamais y répondre,
20:53forcément,
20:53ça crée
20:54une forme de réticence.
20:56On sentait
20:56un certain agacement
20:57comme si justement
20:58ça allait déranger
20:59qu'on ouvre un peu
21:00le capot de France Télévisions
21:01alors qu'effectivement
21:02c'est un capot
21:03qui était en quelque sorte
21:04fermé à double tour
21:04et j'en veux beaucoup
21:06à l'État
21:06qui est actionnaire
21:07par définition de France Télévisions
21:08qui je crois
21:09n'a pas assez exercé
21:10son pouvoir de contrôle
21:12et donc on avait l'impression
21:13d'avoir une espèce
21:14d'oligarchie
21:15qui était presque
21:16en pilote automatique
21:17et qui du coup
21:17était dérangée
21:18par le fait
21:19qu'on veuille regarder
21:19de manière très précise
21:20en fait
21:20la manière dont il gérait
21:22l'argent des Français.
21:24D'autres médias
21:25plus confidentiels
21:26s'en prennent également
21:27aux rapporteurs
21:28Le Monde
21:28Huffington Post
21:29ou encore Les Jours
21:30des titres détenus
21:32par des dirigeants
21:32qui ont été auditionnés
21:33par la commission
21:34et interrogés
21:35par Charles Aloncle
21:36lui-même
21:37alors ces critiques
21:38relèvent-elles
21:39du débat journalistique
21:40ou d'une riposte ?
21:41Quand vous commencez
21:43à lever le capot
21:44de ces 4 milliards d'euros
21:45qui financent
21:46le député public
21:47et bien
21:47d'une certaine façon
21:49vous allez aussi poser
21:49des questions
21:50à Elzé Vignel
21:50et Mathieu Pigasse
21:51qui eux-mêmes
21:52sont détenteurs
21:53de participation
21:54dans des médias privés
21:55comme par exemple
21:55Le Monde
21:56le Huffington Post
21:57le Nouvelle Hops
21:58Les Jours
21:59et donc d'une certaine façon
22:00vous faites
22:01plus d'ennemis
22:03que d'amis
22:03et c'est la raison aussi
22:05pour laquelle
22:05dans ces derniers jours
22:06de commission d'enquête
22:07vous avez autant d'articles
22:08à charge
22:10de ces médias.
22:11Toutes ces attaques
22:13Charles Aloncle
22:13les a prises avec philosophie.
22:15Que les critiques
22:16de ces personnes-là
22:18à qui on pose
22:19des questions
22:19aient été aussi virulentes
22:21vous savez
22:22j'ai envie de vous dire
22:22c'est le lot
22:23de la politique
22:24et il faut les accepter
22:26je pense qu'il faut
22:27pour réaliser
22:27le meilleur travail possible
22:28et le plus honnête
22:29c'est exonérer de tout ça
22:30il faut comprendre aussi
22:31que le seul intérêt
22:32qu'on doit poursuivre
22:33dans le cadre
22:34de cette commission d'enquête
22:35c'est retrouver
22:36de l'efficacité
22:36dans les dépenses publiques
22:37et permettre aussi
22:38aux Français
22:39une bonne fois pour toutes
22:40de voir à quoi sert
22:41les montants d'impôts
22:43et de taxes
22:43qu'ils payent
22:44et qu'ils versent
22:45chaque année.
22:45Mais certaines prises
22:46de position
22:47ont franchi selon lui
22:48une ligne rouge
22:49des critiques portant
22:50sur ses origines sociales
22:51voire sur sa famille
22:53la tension monte encore
22:55d'un cran
22:55après le passage
22:56de Nagui
22:56devant la commission
22:5724 heures plus tard
22:59sur le plateau de quotidien
23:00l'animateur critique vivement
23:02la manière
23:02dont il a été interrogé
23:03et s'en prend directement
23:05au rapporteur
23:05c'est la commission
23:07de Charles-Henri
23:07à l'oncle
23:08on a même attaqué son nom
23:09son prénom
23:10Charles-Henri
23:11il a le droit
23:11de s'appeler Charles-Henri
23:12en fait
23:12si on en est
23:14à ce niveau là
23:15c'est que sur le fond
23:17il a touché quelque chose
23:18c'est plutôt bon signe
23:19je me suis documenté
23:20sur son papa
23:21qui soutenait Pascua
23:22qui ont voté
23:23des lois
23:24sur l'Algérie
23:25contre l'immigration
23:26et tout ça
23:27c'est bien de savoir aussi
23:27qui sont ces personnes
23:28et ce qu'ils ont dans la tête
23:30Charles-Henri
23:31conteste les accusations
23:32visant son père
23:33et compte porter plainte
23:34pour diffamation
23:35j'ai trouvé ces attaques
23:37aussi indignes
23:38que diffamatoires
23:39mon père
23:40est dans la préfectorale
23:41mon père est un fonctionnaire
23:42tous ces postes
23:44sont parfaitement traçables
23:45et identifiables
23:46mon père n'a jamais travaillé
23:47pour Charles-Henri
23:47mais il a expliqué
23:48devant plus de 2 millions
23:49de téléspectateurs
23:50que mon père
23:51aurait travaillé
23:51pour Charles-Henri
23:52et qu'il aurait fait
23:53adopter et passer
23:54des lois
23:55contre les Algériens
23:56en France
23:56ce qui à nouveau
23:57est totalement faux
23:59quand on commence
24:00à s'en prendre
24:00à votre famille
24:01à votre père
24:02il y a un sentiment
24:03d'écurement
24:03effectivement
24:04j'ai aujourd'hui
24:05du mal à dissimuler
24:07depuis le début
24:08de la commission
24:09le député a reçu
24:10de très nombreuses
24:11insultes et menaces
24:12j'espère que tu meurs
24:14écrasé
24:14dans d'atroces souffrances
24:17sale raciste de merde
24:19pourriture
24:19sac à merde
24:20que tu es
24:21sale facho
24:25après 6 mois
24:26de débats musclés
24:27et plus de 230 personnes
24:28convoquées
24:29la commission
24:29dans laquelle parlementaire
24:30s'est achevée
24:31le mercredi 8 avril
24:32par une deuxième audition
24:33de Delphine Ernot
24:33la présidente de France Télévisions
24:35je vous remercie
24:36de m'accueillir à nouveau
24:37dans le cadre
24:38de cette seconde audition
24:39il y avait beaucoup
24:40de questions à poser
24:41à la présidente de France Télévisions
24:43qui je le reconnais
24:44a pris tout le temps nécessaire
24:45pour nous répondre
24:46elle est venue une première fois
24:48elle est venue une deuxième fois
24:50en tout
24:50Delphine Ernot
24:51aura été auditionnée
24:52plus de 8 heures
24:53par la commission
24:53moi j'ai tout mon temps
24:55on peut y passer
24:55la soirée si vous voulez
24:57je suis à votre disposition
25:00des face à face
25:01parfois houleux
25:01avec le rapporteur
25:02au cours desquels
25:03la présidente du groupe
25:04audiovisuel public
25:05a eu bien du mal
25:06à garder son calme
25:07et à reconnaître
25:08les évidences
25:08il y a eu un vrai point
25:09de friction
25:10sur un sujet
25:11qui est pourtant fondamental
25:12est-ce que les français
25:13ont davantage contribué
25:15ou pas
25:15à France Télévisions
25:16la cour des comptes
25:17indique que oui
25:18à hauteur de plus de 136 millions d'euros
25:20entre 2015 et 2024
25:21et madame Ernot
25:23malheureusement
25:23a refusé
25:24de le reconnaître
25:25maintenant je ne sais pas
25:26comment vous voulez
25:27embrouiller la discussion
25:28même vos collègues
25:29d'ailleurs députés
25:30ne sont pas d'accord
25:31avec vous
25:31donc mettez-vous d'accord
25:33envoyez-moi la question
25:34et on répondra
25:35donc ça traduit aussi
25:36et c'est ça qui m'interroge
25:37une forme d'absence
25:39de sincérité
25:40de transparence totale
25:41et même de reconnaissance
25:43du travail
25:43des auditeurs
25:44de la cour des comptes
25:45sur des chiffres
25:46aussi importants
25:47j'ai eu madame Ernot
25:49arrivée
25:50agressive
25:52ironique
25:52ne répondons pas
25:53à ce qu'on lui demande
25:54ma réponse elle est claire
25:56une attitude vindicative
25:58qui n'a pas empêché
25:59Charles à l'oncle
25:59de lui poser des questions
26:00qui méritaient de l'être
26:01comme celle portant
26:03sur sa rémunération
26:03est-ce que vous pouvez
26:05nous donner le montant
26:06exact de votre rémunération
26:08percevrez-vous cette année
26:09une prime de performance
26:11et si oui
26:12quel en est le montant
26:13une question que le rapporteur
26:14a dû reposer à plusieurs reprises
26:16pendant une dizaine de minutes
26:17je crois avoir posé
26:19une question simple
26:19pour enfin obtenir
26:21une réponse claire
26:22le montant il se monte
26:23à 322k euros fixe
26:26et par variable
26:27d'un montant
26:27de 78 000 euros
26:29soit un montant
26:30total
26:30de 400 000 euros
26:32un salaire très important
26:34mais surtout une part variable
26:35presque entièrement débloquée
26:37qui interroge
26:38quand on connaît
26:38la situation financière
26:40de l'entreprise
26:40on a appris
26:41que Delphine Arnott
26:42avait perçu
26:4398,5%
26:45du montant total
26:46de sa prime de performance
26:48alors que le bilan financier
26:50on peut le dire
26:51est catastrophique
26:52il ne l'a pas empêché
26:54et je ne comprends pas
26:55d'empocher quasiment
26:56100% de sa prime de performance
26:58vous voyez à quel point
26:59on marche sur la tête
27:00ça fera aussi probablement
27:01partie des recommandations
27:02que les dirigeants
27:04d'entreprises publiques
27:05en France
27:05que leur prime de performance
27:07soit conditionnée aussi
27:08à leur bonne gestion
27:10des fonds publics
27:10la bonne gestion
27:11des fonds publics
27:12il en a souvent été question
27:13lors de cette commission
27:14en 2022
27:15France Télévisions
27:16a acquis les droits
27:17du festival de Cannes
27:18en surenchérissant
27:19sur Canal+,
27:20le diffuseur historique
27:21et le moins que l'on puisse dire
27:22c'est que pour fêter ça
27:23la télévision de services publics
27:25n'a pas lésiné
27:26sur les moyens
27:27comme en témoigne
27:27l'argent dépensé
27:28pour la cérémonie d'ouverture
27:30présentée par l'actrice
27:31Virginie Efira en 2022
27:32quelques heures d'antenne
27:33pour un peu plus
27:34d'un million trois cent mille euros
27:36j'ai pu voir notamment
27:37que concernant la maîtresse
27:39de cérémonie
27:39à l'époque
27:40l'actrice Virginie Efira
27:42sa prestation a coûté
27:43soixante mille euros
27:44l'équivalent de
27:45trois SMIC annuels
27:47pour seulement quelques heures
27:48de mission
27:49pourtant c'est pas elle
27:50qui a écrit les textes
27:51car les textes
27:52vous les avez commandés
27:53pour trente mille euros
27:55supplémentaires
27:56je ne compte pas
27:57les six mille euros
27:58de commission
27:58pour émunérer
27:59l'agent de la maîtresse
28:01de cérémonie
28:02il y a eu aussi
28:021500 euros
28:03de maquillage
28:041500 euros
28:05de coiffure
28:06ces montants là
28:07est-ce qu'il vous semble
28:08vraiment justifié ?
28:10et il y a d'autres montants
28:11difficilement justifiables
28:12qui n'ont pourtant rien à voir
28:13avec des prestations
28:14à l'antenne
28:16à l'image du récent séjour
28:18de Delphine Ernot
28:19et trois autres membres
28:20de la direction
28:20de France Télévisions
28:21à Cannes
28:22pendant le festival
28:23dans le très luxueux
28:24hôtel Majestique
28:25un établissement
28:26dans lequel la nuit
28:27coûte entre 1300
28:28et 1750 euros
28:29bien loin des 350 euros
28:31la nuitée
28:32habituellement allouée
28:33aux employés
28:33de la chaîne publique
28:35Est-ce que vous considérez
28:36moral
28:37pour une dirigeante
28:39d'une entreprise publique
28:41de disposer de suite
28:42à 1700 euros la nuit ?
28:44112 000 euros au total
28:45c'est la note astronomique
28:46de cette petite escapade
28:48dans ce palace
28:49qui a fait la une
28:49de l'actualité
28:50et créé le scandale
28:52lors de son audition
28:53même si elle a reconnu
28:54que les tarifs de l'hôtel
28:55étaient un peu prohibitifs
28:56ça reste complètement
28:57dehors des clous
28:58par rapport aux tarifs
28:59qu'on s'applique
29:01à France Télévisions
29:01je rappelle que
29:02on voyage tous en seconde
29:03Delphine Ernotte
29:04a tout de même
29:04tenté de les justifier
29:06en rappelant à la commission
29:07que le festival
29:08ça n'est pas des vacances
29:09pour la direction
29:09de France Télévisions
29:10je voudrais quand même
29:11vous dire
29:12qu'à Cannes
29:13nous travaillons
29:13donc voilà
29:15Cannes c'est du travail
29:16pour nous
29:16j'ai beau savoir
29:18que les gens
29:20parfois abusent
29:21je n'ai certainement
29:23jamais surestimé
29:24la moralité
29:26des gens
29:27du service public
29:29mais dans mes pires
29:30cauchemars
29:31je n'imaginais pas
29:33qu'ils pouvaient
29:34s'autoriser
29:36une telle licence
29:38je n'en suis pas revenu
29:41il y a quelques mois
29:42malgré un bilan économique
29:43désastreux
29:44Delphine Ernotte
29:45a entamé son troisième mandat
29:46un record de longévité
29:47pour un président
29:48de France Télé
29:49est-ce que vous pensez
29:50que n'importe quel dirigeant
29:52d'une entreprise privée
29:53aurait été renouvelé
29:54pour un troisième mandat
29:55avec un tel bilan financier
29:57Delphine Ernotte
29:58ne vient pourtant pas
29:59du monde des médias
30:00avant de prendre la tête
30:01de France Télévisions
30:02elle a été pendant 26 ans
30:04une cadre importante
30:05de l'opérateur téléphonique
30:06Orange
30:06l'ambition d'Orange
30:07c'est d'abord de répondre
30:08à la formidable demande
30:10de ses clients
30:10en 2015
30:11poussée par François Hollande
30:13alors président de la République
30:14Ernotte s'empare
30:15à la surprise générale
30:16de la direction
30:17de France Télévisions
30:18ensuite elle a été
30:20reconfirmée
30:21par le président Macron
30:23c'est quelqu'un
30:23qui est là depuis longtemps
30:24qui a des soutiens
30:25haut placés
30:26reconduite deux fois
30:27sous ses mandats
30:28Delphine Ernotte
30:29sait ce qu'elle doit
30:30au président Macron
30:30Monsieur le président
30:32de la République
30:32moi je suis pas timide
30:33mais il n'y a qu'une personne
30:35qui vraiment me met
30:37parfois en difficulté
30:39pour de bonnes raisons
30:40c'est le président
30:41de la République
30:42donc c'est quelqu'un
30:43qui est proche
30:44du pouvoir
30:46pendant cinq mois
30:47la commission d'enquête
30:48parlementaire
30:49s'est également intéressée
30:50à la neutralité
30:50du groupe audiovisuel public
30:52qui sous la présidence Ernotte
30:54a souvent été mise à mal
30:55en 2015
30:56à peine nommée
30:57par une déclaration
30:58aussi fracassante
30:59que maladroite
31:00elle annonçait déjà
31:01la couleur
31:01on a une télévision
31:03d'hommes blancs
31:04de plus de 50 ans
31:05et ça il va falloir
31:06que ça change
31:06et elle n'a pas tardé
31:08à joindre les actes
31:08aux paroles
31:09en se débarrassant
31:10purement et simplement
31:11des animateurs
31:11emblématiques de la chaîne
31:13qui avaient la malchance
31:14d'être des hommes blancs
31:15et d'avoir plus de 50 ans
31:17exit donc
31:18Julien Lepers
31:19William Lémergie
31:20Tex
31:20ou encore Patrick Sébastien
31:23un souvenir douloureux
31:24pour ce dernier
31:25Madame Ernotte
31:26ne m'aime pas
31:27et elle a envie
31:28de me dégager
31:28voilà point
31:29c'est tout
31:29ça m'a blessé
31:30quelques années plus tard
31:32en 2023
31:32par une autre déclaration
31:34toujours aussi maladroite
31:35et choquante
31:35Delphine Ernotte
31:37éclaircissait encore un peu plus
31:38son projet idéologique
31:40tout d'abord je tire à dire
31:41qu'on ne représente pas
31:42la France telle qu'elle est
31:42mais on essaie de représenter
31:44la France telle qu'on voudrait
31:45qu'elle soit
31:45c'était déjà d'une folle prétention
31:47et ça n'est pas ce qu'on demande
31:49on demande à montrer la réalité
31:51en 2018
31:52pour mettre en oeuvre
31:53cette doctrine
31:54France télévision
31:55s'est doté
31:56de son bras armé idéologique
31:57avec France TV Slash
31:58une plateforme numérique
32:00qui s'adresse aux jeunes
32:01sur laquelle
32:02toute notion de neutralité
32:03et de pluralité
32:04des opinions
32:04ont été gommées
32:05au profit d'une pensée unique
32:07de gauche
32:08radicale
32:09France TV Slash
32:09où là c'était
32:10une sorte de far west idéologique
32:13à peu près incompréhensible
32:14il y a des sujets
32:16il y a des causes
32:16qui ont été traitées
32:17sur France TV Slash
32:18qui posent vraiment vraiment questions
32:20une dérive dangereuse
32:22pointée par Charles Aloncle
32:23lors de la commission
32:24il y a eu un appel au don
32:25pour le comité justice
32:26pour Adama Traoré
32:27il y a eu
32:28des énonciations récurrentes
32:30sur nombre de postes
32:32je cite
32:32du privilège blanc
32:33il y a eu des invitations
32:35à ne plus dire
32:35bonjour monsieur
32:36ou bonjour madame
32:37pour éviter de mégenrer
32:38des personnes
32:39il y a eu des injonctions répétées
32:41à regarder des contenus
32:42pornographiques
32:43transsexuels
32:44France TV Slash
32:45est la traduction directe
32:46de ce biais idéologique
32:48manifesté
32:48assumé
32:49de ne pas représenter
32:50la France telle qu'elle est
32:51mais telle que
32:52Delphine Ernot
32:53et certains voudraient
32:54qu'elle soit
32:54nous assumons
32:55ce que nous mettons
32:56sur nos antennes
32:57nous cherchons
32:58à correspondre
32:59aux questions
32:59que se posent
33:00ces jeunes
33:02ces adolescents
33:03ou ces jeunes adultes
33:05en fait
33:05il ne faut pas oublier
33:06une chose
33:06c'est que le service public
33:08c'est l'outil
33:08c'est le média
33:09de tous les français
33:10et on ne peut pas
33:11corneriser des gens
33:12dont les idées
33:13ne seront jamais mises en avant
33:15ça c'est pas possible
33:16c'est surtout pas un outil
33:17de propagande politique
33:18donc on est en train
33:19de payer des gens
33:21grassement en plus
33:21des fois
33:22pour en fait
33:22faire leur propre propagande
33:24il n'y a rien qui va
33:25dans ce modèle là
33:25le service audiovisuel public
33:27il est censé représenter
33:28tous les français
33:29toutes les opinions
33:30puis après
33:31c'est au téléspectateur
33:32de voir ce qu'il a envie
33:33de garder
33:34mais il faut lui offrir
33:35ce panel là
33:36sinon c'est une chaîne privée
33:37ou une chaîne d'opinion
33:40cette commission
33:41sur l'audiovisuel public
33:42s'est révélée
33:43particulièrement explosive
33:45les tensions ont été
33:46nombreuses
33:47à commencer par celles
33:48entre le rapporteur
33:49Charles Aloncle
33:50et le président
33:50de la commission
33:51Jérémy Patrier-Lettus
33:53élu du mouvement
33:54d'Edouard Philippe
33:55dans cette commission
33:55on sent
33:56une forte tension
33:58entre le rapporteur
33:59monsieur Aloncle
34:00et le président
34:01de la commission
34:01pourquoi vous me répondez
34:02à chaque fois ?
34:04merci messieurs les ministres
34:05mais non
34:06mais Jérémy
34:08franchement
34:09mais qu'est-ce que tu fais là ?
34:10pourquoi tu t'interprimes ?
34:11monsieur le rapporteur
34:13je viens de
34:13j'avais encore plein de questions
34:14à poser
34:15on a vu des clashs
34:16si bien qu'ils avaient
34:17normalement acté
34:18un pacte de non-agression
34:19en tout cas en public
34:21en six mois de commission
34:22d'enquête
34:23je n'ai jamais voulu
34:24émettre la moindre critique
34:25à l'égard du président
34:26de la commission d'enquête
34:27j'ai été très surpris
34:28que lui le fasse
34:30notamment dans les dernières semaines
34:31derniers jours
34:32de cette commission d'enquête
34:35probablement suite à des consignes
34:36qui ont pu être apportées
34:37par Edouard Philippe
34:38de s'accorder les bonnes grâces
34:40des dirigeants
34:41et des journalistes
34:42de l'audiovisuel public
34:43et à Charles Aloncle
34:43votre rapporteur
34:44il y avait-il
34:45un objectif politique
34:47dans cette commission d'enquête ?
34:48est-ce qu'il a fait tout ça
34:49pour faire élire
34:50Jordan Bardella
34:51président de la République
34:51en 2027 ?
34:53a-t-il envisagé
34:54d'être le ministre de la Culture
34:55de Jordan Bardella ?
34:56j'étais très surpris aussi
34:57de voir
34:58qu'il en venait même
34:59à dire
34:59au micro d'RTL
35:01que j'étais pour la privatisation
35:03pour mieux
35:04discréditer
35:04alors que depuis le début
35:06j'ai expliqué que
35:07j'ai été attaché
35:08à quelques missions précieuses
35:09de l'audiovisuel public
35:10et que mon rôle était
35:11de mettre en lumière
35:12des dysfonctionnements
35:13pour mieux les résoudre
35:15chacun est là aussi
35:16pour représenter
35:17ses intérêts à lui
35:18et
35:18j'en suis à peu près persuadé
35:20il y a aussi
35:20un enjeu en termes
35:22de communication
35:23de notoriété
35:24et on voit bien que
35:24celui qui émerge
35:26celui qui est mis en avance
35:27c'est le rapporteur
35:28et certainement
35:29que ça ne doit pas plaire
35:29plus que ça
35:30au président de la commission
35:33et certains députés
35:34n'ont pas été en reste
35:35l'élu insoumise
35:37Ercilia Soudé
35:38a notamment eu
35:39un échange particulièrement
35:40vif avec le président
35:41on a une Sophia Aram
35:42ça fait 20 ans
35:43qu'elle raconte des dingueries
35:44elle a un humour raciste
35:45est-ce que c'est davantage
35:47cohérent avec la ligne éditoriale
35:48Marie Soudé
35:48s'il vous plaît
35:49sinon je vous coupe le micro
35:50ici c'est pas le lieu
35:51où on insulte
35:52les salariés du service public
35:53de racisme
35:54d'homophobe
35:54de ce que vous voulez
35:55d'accord
35:55vous mesurez votre propos
35:56on est où ici
35:57on est dans une cour d'école
35:58on est dans une assemblée générale
35:59de la France Insoumise
36:00un autre député
36:01est même allé jusqu'à proférer
36:02des menaces
36:03à l'encontre du rapporteur
36:04lors de l'audition
36:05consacrée à la société
36:06de production MediaOne
36:07le député porte-parole
36:08du modem
36:09Erwan Balanon
36:10qui en pleine audition
36:11s'est levé
36:11m'a pointé du doigt
36:12et m'a dit
36:13t'inquiète toi
36:14on va te régler
36:14t'inquiète on va te régler
36:16c'est quoi cette menace
36:17monsieur Balanon
36:18monsieur
36:19monsieur
36:20t'inquiète
36:21on va te régler
36:22en partant
36:22en quittant la salle
36:24t'inquiète
36:25t'inquiète
36:26monsieur le président
36:26simplement
36:28si c'est pas une menace
36:30j'ai du mal
36:30à savoir vraiment
36:32ce que c'est
36:32Charles Laloncle
36:33affirme avoir entendu
36:34cette phrase
36:35on va te régler
36:35qu'il aurait interprété
36:36donc sous une forme
36:37de menace
36:38à tel point
36:39qu'à la fin
36:40des auditions
36:41Charles Laloncle
36:41a expliqué
36:43qu'il refusait
36:43de rester
36:44dans la salle d'audition
36:45lorsque Erwan Balanon
36:47le député modem
36:48prenait la parole
36:49Erwan Balanon
36:50qui lui a nié
36:51avoir dit cette phrase
36:53parmi les auditions
36:54les plus tendues
36:55figure celle du milliardaire
36:56Xavier Niel
36:57un des cofondateurs
36:58de MediaOne
36:59est-ce que vous m'accordez
37:00la liberté d'expression
37:01monsieur le rapporteur
37:03c'était
37:04je crois
37:05et de loin
37:06l'audition la plus
37:07la plus houleuse
37:08des plus de
37:1070 auditions
37:11qu'on a pu mener
37:12je vous avoue
37:13que j'ai pas vraiment compris
37:14l'attitude de
37:15monsieur Niel
37:16qui a été
37:17très véhément
37:18dès le tout début
37:19de l'audition
37:20au moment où
37:21le président de la commission
37:22d'enquête
37:23lui posait la question
37:24pourquoi est-ce qu'il n'avait
37:25pas répondu
37:26à sa convocation
37:27quelques semaines auparavant
37:28il a pas voulu
37:30en donner le motif
37:31et donc on a vu
37:31monsieur Niel
37:33littéralement
37:33je crois
37:34disjoncté
37:34je suis désolé
37:35monsieur le rapporteur
37:37vous dit des bêtises
37:38c'est faux
37:39c'est faux
37:39comme d'habitude
37:40bon merci monsieur Niel
37:41là je crois qu'on a dépassé
37:42là c'est
37:43non je suis assis
37:43non mais là c'est un manque
37:44de respect
37:45je vous laissez 10 minutes
37:46je vais laisser la parole
37:47à monsieur Nommet
37:48si vous voulez pas m'entendre
37:49je vous entends
37:50non vous voulez pas m'entendre
37:50vous laissez pas m'entendre
37:51c'est 10 minutes
37:52de propos intrusive
37:53monsieur Niel
37:54monsieur Niel
37:55monsieur Niel
37:56monsieur Niel
37:56monsieur Niel
37:57monsieur Niel
37:59si vous voulez bien
38:00si vous avez la gentillesse
38:01de bien vouloir
38:02de bien vouloir
38:03et donc s'en est suivi
38:05je crois une audition
38:07violente
38:07verbalement
38:09outrancière
38:10où
38:10on sentait monsieur Niel
38:12perdre
38:13son sang froid
38:14pour des raisons
38:15que j'ignore
38:16peut-être que
38:16la seule raison
38:18c'était que pour la première fois
38:19il devait rendre des comptes
38:20notamment sur l'utilisation
38:22de l'argent public
38:26alors qu'elle vient tout juste
38:28de s'achever
38:28la commission d'enquête parlementaire
38:30commence déjà à porter ses fruits
38:32cette commission est déjà une victoire
38:33un parce que
38:34les français ont eu accès
38:36via les réseaux sociaux
38:37notamment justement
38:38à l'ensemble des auditions
38:39donc ils savent
38:40maintenant globalement
38:41ce qui se passe à France Tévisions
38:43et puis deuxièmement
38:44France Tévisions
38:45sous la pression
38:46en quelque sorte populaire
38:47a déjà pris quelques mesures
38:48d'économie
38:49typiquement les frais de taxi
38:50vont être baissés
38:50les frais de représentation
38:51les séjours à Cannes
38:53seront beaucoup moins importants
38:54les voitures de fonction
38:55vont être réduites
38:56donc vous voyez
38:57il y a déjà en quelque sorte
38:57des fruits à cette commission
38:59face à la pression populaire
39:01Delphine Erlotte
39:02et sa direction
39:02ont donc déjà été obligés
39:04de réduire la voilure
39:05le Majestic à Cannes
39:06par exemple
39:07c'est fini
39:07la direction séjournera
39:09désormais dans un hôtel
39:10de moins grand standing
39:11maintenant les équipes
39:12de France Télé
39:13vont au Grès d'Albion
39:14qui est un hôtel
39:14de catégorie inférieure
39:16même le Premier ministre
39:18Sébastien Lecornu
39:19a mis une pression supplémentaire
39:20sur Delphine Erlotte
39:21et France Télévisions
39:22alors que la commission
39:23n'était pas encore terminée
39:25la pression est aussi venue
39:26du Premier ministre
39:27qui a bien compris
39:29que ça allait
39:29considérablement énerver
39:31un certain nombre de Français
39:31et donc qui a en fait
39:33imposé des économies
39:35importantes
39:35à la direction
39:37de France Télévisions
39:37ça aussi c'est un fruit bénéfique
39:39issu de cette commission d'enquête
39:42mais pour aller encore plus loin
39:44il faudra que le rapport
39:45que Charles Aloncle
39:46doit écrire très rapidement
39:47soit publié
39:48une véritable course
39:49contre la montre
39:50a démarré pour le député
39:51alors effectivement
39:52j'ai un peu moins de 10 jours
39:54pour rédiger le rapport
39:56ce qui est très peu
39:57parce que généralement
39:58dans toute commission d'enquête
39:59le président laisse
40:01à peu près un mois et demi
40:02ou deux mois
40:02au rapporteur
40:03pour rédiger son rapport
40:05je m'y consacre à 100%
40:0610 jours pour rédiger
40:08ses conclusions
40:08et formuler
40:10ses préconisations
40:10il les présentera ensuite
40:12à l'ensemble des députés
40:13de la commission
40:14qui choisiront
40:15de le voter
40:15ou pas
40:16et j'espère encore une fois
40:17que l'ensemble des députés
40:19qu'ils soient de gauche
40:19macroniste
40:20ou de droite
40:20se résoudront
40:21à une forme de responsabilité
40:23et voteront
40:24pour la publication du rapport
40:25si le rapport
40:26n'est pas voté
40:26c'est arrivé qu'une seule fois
40:28dans l'histoire
40:28de la 5ème République
40:29c'était pour un sujet
40:30tout aussi sensible
40:32du financement
40:32des syndicats
40:33il n'y a pas que le rapport
40:35et les conclusions
40:35du rapporteur
40:36qui ne sont pas publiés
40:37c'est l'ensemble des travaux
40:39de la commission d'enquête
40:40sur les 6 mois
40:40qui doivent disparaître
40:41du site de l'Assemblée
40:42et même plus grave encore
40:44si vous relayez
40:45des éléments
40:46qui ont été révélés
40:47dans le cadre
40:47de cette commission d'enquête
40:48vous êtes passible
40:49de poursuites pénales
40:51même si le rapport
40:51n'est pas publié
40:52c'est certain
40:53que les extraits
40:54les plus marquants
40:55des auditions
40:55resteront en tête
40:56des Français
40:57et que l'audiovisuel public
40:58sera contraint
40:59de revoir
41:00certaines de ces méthodes
41:01on sait maintenant
41:02la vérité
41:04elle était dite
41:05le service public
41:07ne sera jamais plus
41:09comme avant
41:09quoi qu'il arrive
41:10ils peuvent monter
41:11ils peuvent descendre
41:12c'est terminé
41:13donc de ce point de vue là
41:15moi je suis assez tranquille
41:17il y a un autre signal
41:18qui est dangereux
41:19c'est si le rapport
41:20n'est pas publié
41:21certains Français
41:22pourraient y voir un signal
41:23comme si on voulait
41:23leur cacher quelque chose
41:24comme si on décidait
41:26justement de ne rien faire
41:27circuler
41:28il n'y a rien à voir
41:28donc ce ne serait pas
41:29forcément non plus
41:30un bon signal
41:31pour l'audiovisuel public
41:32mais encore une fois
41:33pour avoir beaucoup
41:34de députés
41:34membres de la commission
41:35d'enquête
41:35au téléphone
41:37en ce moment
41:38plus on avance
41:38plus j'ai de bonnes raisons
41:40d'espérer
41:40que ce rapport
41:41sera publié
41:42et en ces temps troubles
41:44où la dette du pays
41:45explose
41:45et où les dirigeants
41:46appellent sans cesse
41:47les Français
41:47à se serrer la ceinture
41:49certains espèrent
41:50que cette audite
41:50en profondeur
41:51d'un service public
41:52devienne une référence
41:54je crois qu'on a
41:55en droit d'espérer
41:56que en fait
41:56cette commission
41:57fasse des bébés
41:58et c'est à dire
41:58que très concrètement
41:59qu'aujourd'hui
42:00chaque établissement
42:01public
42:01et l'état
42:02d'une manière générale
42:03soit sous la menace
42:04d'une nouvelle commission
42:05d'enquête
42:05pour justement
42:06prouver des économies
42:07parce qu'on sait tous
42:08qu'il y a des gaspillages
42:09et donc il y a des économies
42:10à faire
42:10dans un certain nombre
42:11de structures publiques
42:13qui ne sont pas habituées
42:14à rendre des comptes
42:15et je crois
42:15que cette commission d'enquête
42:17mettra dans l'esprit
42:17de responsables publics
42:19que demain
42:20ils peuvent avoir
42:21à rendre des comptes
42:22devant les français
42:23et je trouve que c'est
42:23une très bonne démarche
42:24de toute façon
42:25cette commission d'enquête
42:26c'est une photographie
42:27de la tension
42:28de la société aujourd'hui
42:30d'un point de vue global
42:31c'est une caste
42:32c'est certaines élites
42:33qui a des moyens
42:34qui détient le pouvoir
42:35et qui ne comprend pas
42:36un pourquoi on leur pose
42:37des questions
42:37et pourquoi on remet en question
42:39leur organisation
42:40et le peuple
42:41nous qui payons pour ça
42:42on attend juste des réponses
42:43Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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