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Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##VV_PARLER_FRANCE-2026-04-15##

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Transcription
00:00Bienvenue dans les vraies voix, font parler la France comme tous les soirs du lundi au jeudi de 19h à
00:0620h.
00:06Bonsoir François-Louis Bourneau.
00:08Bonsoir Philippe David, comment allez-vous ce soir ?
00:09Ça va toujours très bien d'être en votre compagnie.
00:12Bienvenue dans les vraies voix.
00:13Et puis avec les auditeurs surtout parce que c'est eux qui font l'émission.
00:15Bien sûr, j'allais leur dire bienvenue dans les vraies voix, font parler la France.
00:18On se rappelle le principe, c'est vous qui faites les sujets, c'est vous qui prenez la parole.
00:23Et on a de très très beaux sujets à vous proposer Philippe.
00:25Oui, on va déjà parler de l'assurance chômage que certains voudraient encore réformer.
00:31Alors est-ce que vous pensez qu'il faut continuer à baisser les droits des chômeurs ?
00:35Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que c'est tout le monde à la même enseigne,
00:39les jeunes comme les seniors ?
00:40Venez nous donner votre avis au 0826 300 300.
00:43Si vous pensez qu'il faut réformer l'assurance chômage uniquement pour faire des économies, c'est un exemple.
00:48Eh bien, venez nous le dire 0826 300 300.
00:50Et puis ensuite on parlera de l'héritage Philippe, c'est quand même un vrai sujet.
00:54Mais certains voudraient même que justement le surplus d'héritage serve à contribuer à un certain remboursement de la dette
01:00française.
01:01C'est un sujet, effectivement.
01:03Absolument, puisque avec la disparition, c'est la loi de la nature, de la génération des baby boomers,
01:09ce seront 9000 milliards d'euros qui vont être hérités.
01:13La dette étant de 3000 milliards, certains se disent, tiens, il y aurait peut-être un petit peu d'argent
01:17à aller chercher.
01:17Vous êtes habitué à ce qu'on vous fasse les poches, François-Louis Bourneau ?
01:21Non, pas souvent, sauf des fois pour me demander un café, mais bon, à la rigueur.
01:24Oui, mais on a une machine gratuite à Sudraïau.
01:27Oui, c'est vrai, mais je ne parlais pas.
01:28On ne le paye pas.
01:30Bon, il m'a cramé.
01:31Non, parce que là, je pense que les auditeurs auraient pensé, tiens, à la machine à café, il se faut
01:36offrir le café.
01:37Non, nous avons une machine à café où c'est offert.
01:38Bon, très bien, mais je n'y vais pas assez souvent pour justement témoigner de ce sujet,
01:42mais si vous pensez que la France devient un pays d'héritiers,
01:45ou simplement qu'il faudrait mettre davantage les héritages à contribution pour l'État,
01:49pareil, 0826-300-300, c'est vous qui prenez la parole.
01:52Et un dernier sujet, Philippe, qu'on pourra aussi aborder sur les transports.
01:56Oui, parce que c'est en discussion au Sénat, la loi transport.
02:00Alors certains disent, il y a eu une manifestation d'ailleurs à côté du Sénat
02:03pour rouvrir les lignes de train qui ont été fermées,
02:07parce que souvent déficitaires.
02:09Vous vivez en zone rurale, on vous a fermé votre ligne de train,
02:13il y a des bus, ou il n'y en a pas, épisodiquement, ou en saison.
02:17Vous n'arrivez plus à vous déplacer, quel numéro appeler ?
02:210826-300-300, tiens, on imagine par exemple que les autoroutes pourraient financer les trains,
02:25c'est une idée, hein ?
02:26Oui.
02:26Et bien si vous avez dans ce sens où vous n'êtes absolument pas d'accord,
02:29et bien voilà, vous savez quel numéro appeler ? 0826-300-300.
02:32Et on commence avec l'assurance chômage, Philippe,
02:34puisqu'on a Linda de Pau qui est avec nous.
02:36Bonsoir, Linda.
02:37Bonsoir, Linda.
02:38Bonsoir, bonsoir.
02:39Si vous me permettez, Linda, comme ça nos auditeurs seront de quoi on parle.
02:43L'assurance chômage, je le rappelle, c'est une assurance obligatoire
02:46à laquelle tous les employeurs cotisent afin de protéger leurs salariés,
02:51leur perte de leur emploi,
02:52et c'est des cotisations qui représentent 4% du salaire brut.
02:56Voilà, pour faire un petit point.
02:57Oui.
02:58On vous écoute, Linda.
02:59Et bien écoutez, comme vous l'avez si bien dit, c'est une assurance.
03:02Donc je pars du principe que les personnes qui travaillent cotisent et qu'à partir du moment où le jour
03:08où ils se retrouvent licenciés,
03:10où ils ont un problème qui fait qu'ils perdent leur emploi,
03:13j'estime qu'ils doivent continuer, enfin, ils ont droit, totalement droit, de percevoir cette allocation chômage
03:20qui leur permet de faire une reconversion, qui leur permet de continuer à vivre dignement.
03:25Il y a beaucoup de cas de personnes qui, moi par exemple, ça fait 25 ans que je travaille, j
03:31'ai 45 ans,
03:31demain si je suis licenciée, j'estime qu'en ayant cotisent et 25 ans, j'ai droit de toucher mon
03:36chômage
03:38pour pouvoir justement avoir le temps de rebondir.
03:40Je ne parle pas de temps de repos ou de vacances, mais avoir le temps de rebondir.
03:44En sachant que plus vous avancez aussi en âge, plus vous avez des difficultés à retrouver du travail,
03:49en fonction bien sûr des filières où vous êtes.
03:52Donc je pense que c'est important de maintenir le chômage,
03:55il faut que le gouvernement arrête d'aller à la chasse aux sorcières concernant les chômeurs.
04:01Les chômeurs ne sont pas des glandeurs, voilà.
04:04Par contre, je pense que ce qui serait pas mal,
04:08c'est peut-être de personnaliser un petit peu plus l'assurance au chômage.
04:12Une personne qui cotise moins d'un an au chômage,
04:16j'estime qu'elle ne devrait pas avoir, je crois que c'est deux mois actuellement quasiment,
04:21deux ans de chômage pour avoir cotisé sept mois ou huit mois, voilà.
04:26Donc en dessous d'un an, effectivement, je pense que limite le temps de chômage de prise en charge
04:32devrait être proportionnel au temps travaillé.
04:35et au-delà de un an, effectivement,
04:38eh bien, toucher son assurance au chômage, normalement,
04:41sur les deux ans qui sont prévus.
04:42Enfin, je crois que c'est deux ans.
04:44Restez avec nous, Linda.
04:46On a Brigitte qui est avec nous,
04:48qui nous appelle de Nandy dans le 77.
04:50Bonsoir Brigitte.
04:51Bonsoir Brigitte.
04:53Bonsoir Philippe et bonsoir à votre invité et à tous les auditeurs.
04:56Ah, c'est pas de mon invité,
04:57c'est que notre co-animateur, François-Louis.
04:59Je suis là tous les soirs.
05:00Je suis certes invité, mais je suis invité tous les soirs.
05:03Mais vous, vous avez votre serviette, même plus que ça.
05:06Pas de souci, Brigitte.
05:07Allez-y, on vous laisse prendre la parole sur la question de l'assurance au chômage.
05:11Bon alors, moi, je ne vais pas me faire que des amis.
05:14Moi, si vous voulez, j'en ai un petit peu assez
05:16que sur dix personnes qui soient en âge de travailler,
05:19il n'y en a que quatre qui travaillent pour les six autres.
05:22Et à un moment donné, si vous voulez, il faut que ça s'arrête
05:25parce qu'il y a beaucoup de jeunes, de très jeunes,
05:26d'ailleurs si vous regardez les statistiques,
05:28qui sont entre guillemets au chômage.
05:30Moi, par mon métier, je vois énormément de gens
05:33qui sont effectivement facialement au chômage ou au RSA
05:37et qui, en réalité, pourraient très bien travailler.
05:40Quand on veut travailler, on peut travailler,
05:42même aujourd'hui quand c'est difficile.
05:44Alors, je sais que c'est un discours qui ne plaît pas
05:45et je sais qu'il y en a beaucoup qui ne vont pas l'entendre,
05:48mais je peux vous assurer que tous ceux qui veulent travailler,
05:51travaillent.
05:51Et il y a quand même une majorité de gens
05:54qui font leurs meilleurs efforts pour travailler.
05:57Après, quand on a un problème avec Pôle emploi,
05:59c'est un fait.
05:59Je veux dire, quand on a chez Pôle emploi des stages
06:01pour aller voir des gnomes, des elfes, etc.,
06:03300 euros,
06:04et que c'est une galerie d'argent public,
06:06c'est clair, ce n'est pas avec le Pôle emploi
06:07qu'on trouve du travail.
06:08Tout le monde le sait.
06:09Et c'est vrai aussi qu'il y a une difficulté
06:11en fonction de l'âge.
06:12Moi, je considère qu'il faut pousser les jeunes à travailler,
06:15c'est impératif,
06:16parce qu'on a trop de jeunes saignants et oisifs,
06:18je le dis,
06:19et je le pense.
06:20Alors, en sachant que j'ai des jeunes
06:22qui travaillent énormément
06:24et qui sont des gros travailleurs,
06:26mais ça n'empêche que je vois énormément de jeunes
06:27qui, eux, entre guillemets,
06:29c'est la coule douce,
06:30ils font des césures,
06:31ils vont voyager, etc.
06:32Alors, c'est très bien,
06:33sauf qu'il ne faut pas que ça soit sur le dos
06:34des autres qui travaillent, c'est tout.
06:36Et effectivement, c'est une assurance,
06:37ça doit servir au cas de pépin.
06:39C'est-à-dire, on est malade,
06:40on est viré à 50 ans
06:41parce que les entreprises ne jouent pas le jeu.
06:43Ça, c'est clair.
06:44Quand vous arrivez en tant que senior,
06:45ça, c'est une réalité aussi.
06:46Moi, je considère qu'il ne faut pas traiter les seniors
06:48de la même façon que les jeunes.
06:49Et on doit aujourd'hui mettre tous les jeunes.
06:51Jusqu'à 40 ans, tout le monde doit travailler.
06:53À part, évidemment, les gens qui sont malades,
06:55qui ont des soucis de santé,
06:57qui sont dans l'incapacité de travailler
06:58pour X, X ou Y,
06:59ça, je peux comprendre.
07:01Mais la majorité des gens sont en bonne santé.
07:03Les gens qui sont au chômage sont en bonne santé.
07:05Alors, après, on a un problème économique, c'est vrai.
07:07Quand on se retrouve au chômage
07:09avec 3 000 euros de salaire
07:10et qu'on vous propose un salaire à 1 500 euros
07:12dans un boulot qui n'a rien à voir,
07:14c'est évident que c'est compliqué.
07:15Mais ça, c'est une autre problématique.
07:17La plupart du temps,
07:18si vous regardez les statistiques,
07:20les employeurs ne trouvent pas des salariés.
07:22On a un problème de formation avant tout.
07:25Et c'est vrai que l'emploi n'est pas adapté.
07:27C'est clair, il faudrait vraiment privatiser tout ça.
07:29C'est une évidence.
07:31Je veux dire, on a des formations qui sont lunaires.
07:32Moi, la dernière fois que j'ai entendu
07:34cette histoire de Gnome et compagnie,
07:35je n'en ai pas...
07:36Ah ben là, vous me l'apprenez
07:37parce que la formation en Gnome,
07:38je ne connais pas beaucoup d'entreprises
07:40qui embauchent dans ce domaine.
07:41Moi non plus.
07:42Mais bon, voilà.
07:43Et c'est vrai que là,
07:44moi, je constate tous les jours,
07:46vous regardez autour de vous,
07:47il y a énormément de jeunes
07:48qui ne travaillent pas.
07:49Et ça, ce n'est pas normal.
07:50Les jeunes, ils sont de bonne santé.
07:51Alors, je comprends qu'il y en ait
07:52qui préfèrent faire le chouf en bas d'un minot
07:54parce que ça rapporte de l'argent.
07:56Beaucoup plus que 1 500 euros
07:57quand on travaille.
07:58Mais là, c'est illégal.
07:59Ça, on est bien d'accord.
08:00Voilà.
08:00Mais sinon,
08:01il faut absolument remettre les jeunes au travail
08:03parce que le fait que les jeunes
08:04ne soient pas au travail,
08:05c'est ça aussi qui pose un vrai problème en France
08:07au niveau de l'économie,
08:09tout simplement.
08:10Donc, je sais que j'ai un discours
08:12platique à terme.
08:13Moi, je considère qu'il faut durcir les règles.
08:15Brigitte, vous restez avec nous
08:16ainsi que Linda.
08:17On va continuer le débat
08:18parce que vous avez parlé notamment
08:19des seniors.
08:20Et ça, c'est un vrai sujet.
08:22Tiens, vous êtes senior
08:23et on n'arrive pas,
08:24vous n'arrivez pas à trouver d'emploi.
08:26On ne vous répond même pas.
08:28Ou vous avez la lettre laconique
08:29ou le mail laconique.
08:31Après analyse de votre dossier,
08:33il ne correspond pas au profil recherché.
08:35Et vous que savez que c'est pour l'âge,
08:36venez témoigner où ?
08:370 826 300 300.
08:39Vous êtes employeur, salarié.
08:41Racontez-nous,
08:42l'assurance chômage
08:43protège-t-elle encore suffisamment
08:45les travailleurs ?
08:46Eh bien, vous allez nous le dire
08:47au 0 826 300 300.
08:49A tout de suite.
08:5119h20, les vraies voix font parler la France.
08:57Philippe David.
08:58Les vraies voix font parler la France
09:00comme tous les soirs du lundi au jeudi
09:02de 19h à 20h en votre compagnie,
09:04François-Louis Bourneau.
09:05Tout à fait, je ne suis pas votre invité,
09:07c'est sûr.
09:07Non, vous êtes un co-animateur.
09:09Je n'en veux pas.
09:09Ça, c'est un message pour Brigitte,
09:11mais on ne lui en veut pas.
09:11Je ne vous en veux pas, Brigitte.
09:12Je vous taquine.
09:13On revient sur le sujet de l'assurance chômage
09:15qui continue de vous faire réagir
09:16au 0 826 300 300.
09:18Une étude récente invite à changer
09:20la manière dont on pense les réformes
09:22de l'assurance chômage en France, Philippe.
09:24Oui, et ça appelle énormément
09:26au 0 826 300 300.
09:29Linda, Brigitte, vous restez avec nous,
09:31mais ça nous appelle d'un peu partout en France.
09:33Oui, Philippe.
09:33Je n'ai pas les prénoms, mais vous êtes à Perpignan.
09:36On va dans le sud, alors.
09:37Bonsoir, Damien.
09:39Et bonsoir.
09:39J'ai envie de vous saluer en catalan
09:41que vous êtes de Perpignan,
09:42en Belvinguts.
09:44Ah, gracias.
09:46On vous écoute, Damien.
09:48Alors, moi, j'appelle,
09:49c'est pour rien dire,
09:50parce que Brigitte venait de le dire
09:51juste avant à l'antenne.
09:52On vous écoute.
09:52Concernant les jeunes
09:55qui ne veulent pas travailler,
09:56ou simplement les jeunes
09:57qui ne veulent pas travailler,
09:58parce que déjà,
09:59moi, je pense que ce n'est pas vrai,
10:01parce que moi, j'ai 23 ans.
10:02J'ai une licence.
10:04À la suite de ma licence,
10:04je n'ai pas trouvé de travail,
10:05du coup, j'ai dû partir en restauration.
10:06Je vous coupe.
10:07Vous avez une licence en quoi, Damien ?
10:09En licence économique et sociale.
10:11Pardon ?
10:11On n'a pas entendu,
10:12ça a coupé dans le casque.
10:13Excusez-moi.
10:14En licence administration économique et sociale.
10:17D'accord.
10:18Oui.
10:18Donc déjà,
10:19à la suite de cette licence,
10:20j'ai cherché pendant plus de 6 mois
10:21en fait Perpignan,
10:22où je n'ai pas trouvé.
10:23Du coup, ça a fait que j'ai dû me faire
10:25une restauration.
10:26Donc voilà, maintenant,
10:27je suis barman.
10:29Donc voilà.
10:29Après, du coup,
10:30j'ai dit qu'il faudrait couper les jeunes
10:32en gros le chômage aux jeunes
10:34qui ne veulent pas travailler.
10:35Mais vous, vous travaillez ?
10:36Vous êtes barman, c'est ça ?
10:38C'est ça.
10:39Ben là, du coup,
10:39j'ai retrouvé du travail.
10:40J'ai retrouvé du travail pour cet été.
10:42Oui.
10:43Mais sinon,
10:44ça faisait 8 mois que je cherchais du travail
10:46que je n'ai pas trouvé.
10:47Oui.
10:47J'ai même regardé jusqu'à Montpellier,
10:49donc à quand même 150 kilomètres de chez moi.
10:51Oui.
10:52Voilà.
10:53Ensuite, elle dit que les jeunes,
10:56que certains jeunes travaillent
10:57quelques mois pour se recharger le chômage
10:58et qu'ensuite,
11:00ils ne travaillent plus.
11:01Moi, j'ai une question
11:01parce que du coup,
11:02je suis saisonnier.
11:03Je fais des 70 heures,
11:0480 heures semaine,
11:06heure semaine en été.
11:08Donc, est-ce que ça veut dire
11:09que selon moi,
11:09que je vais travailler,
11:10je vais devoir avoir
11:12qu'un mois de chômage
11:12sachant que j'ai travaillé
11:13pour deux mois ?
11:14Oui.
11:15Voilà.
11:15En fait, ce que Brigitte a dit,
11:16ça ne veut rien dire
11:18parce que voilà.
11:19Je pense que là,
11:20on va envoyer la faute
11:21sur les jeunes qui travaillent,
11:22qui essayent de trouver du travail.
11:23Ce n'est pas très honnête.
11:26Je ne connais pas
11:27le train de vie de cette dame,
11:28je ne connais pas
11:29ce qu'elle a fait
11:29comme travail,
11:30comme emploi.
11:31Donc, peut-être que pour elle,
11:32ça a été facile
11:32de trouver du travail
11:33comme ça,
11:34en claquant des doigts,
11:35mais je connais beaucoup
11:36de gens dans ma situation
11:37qui n'y arrivent pas.
11:38Damien, restez avec nous.
11:40On va justement faire réagir Brigitte.
11:42On va faire réagir Brigitte et Linda
11:44et on va retourner après
11:46parce qu'on a beaucoup d'appels
11:48au 0826-300-300.
11:50Brigitte.
11:51Oui, alors,
11:52je voudrais dire à ce monsieur
11:53déjà,
11:54parce que lui, au moins,
11:55il a trouvé du travail,
11:56donc c'est déjà bien.
11:57Ça, c'est la première chose.
11:58Et surtout,
11:59ce que je voudrais dire,
11:59c'est que moi,
12:00j'ai toujours travaillé.
12:02Je n'ai pas toujours été avocat
12:03comme je suis maintenant.
12:05J'ai été jeune.
12:06J'ai eu des problèmes aussi,
12:08comme tout le monde.
12:08J'ai divorcé.
12:09Je me suis retrouvée
12:10avec deux enfants à charge seule.
12:12Et j'ai toujours trouvé du travail.
12:13En fait,
12:14je veux dire,
12:15j'ai fait de tout dans ma vie.
12:17J'ai fait de la restauration.
12:18J'ai travaillé chez Hippopotamus.
12:19Je veux dire,
12:20j'ai vendu des cuisines.
12:21J'ai fait n'importe quoi,
12:22mais je ne suis jamais restée
12:23sans travailler.
12:24Mais ça, c'était à mon époque.
12:25J'ai 57 ans.
12:26Moi, je suis contente
12:27que ce jeune homme
12:28a trouvé du travail.
12:29Je sais que ce n'est pas
12:29toujours facile pour eux.
12:31Ça aussi,
12:32merci l'Éducation Nationale
12:33qui ne forme plus les gamins
12:34qu'il faut maintenant
12:35pour trouver du travail.
12:36Parce que quand vous sortez
12:37de la faculté
12:37avec certaines licences
12:39en histoire de l'art
12:40ou en je ne sais pas quoi,
12:41je veux dire,
12:41les places dans les musées
12:42ne sont quand même pas pléthores.
12:44Et la plupart du temps,
12:45les gens ne trouvent pas
12:45de boulot
12:48comparativement aux études
12:49qu'ils ont faites.
12:50Donc, effectivement,
12:52je peux comprendre
12:53que certains jeunes
12:54ont du mal
12:54à trouver du travail.
12:55Mais c'est loin d'être
12:56la majorité.
12:56Moi, j'en vois quand même.
12:57Alors, il y en a énormément
12:58qui travaillent.
12:59Ça, ce n'est pas le sujet.
13:00Je ne vais pas essentialiser.
13:01Mais je vois quand même
13:02énormément de jeunes gens
13:03qui, tranquilles, me disent
13:05« Moi, je travaille un petit peu
13:07et après, je pars en Thaïlande.
13:08Je fais le tour du monde. »
13:10Ne dites pas que ça n'existe pas.
13:11J'en vois régulièrement.
13:12Mais ce n'est pas non plus
13:12la majorité, peut-être.
13:14Alors, Brigitte,
13:14restez avec nous.
13:15Ce n'est pas la majorité.
13:16On va faire réagir Linda
13:18parce que moi, je trouve
13:19que c'est très intéressant
13:20ce qu'a dit Damien.
13:22Parce que Damien, il dit
13:22« Moi, j'ai fait une licence
13:23en administration économique
13:25et sociale
13:25et je ne trouvais pas d'emploi
13:26et j'ai fait un BEP restauration
13:29et là, j'ai trouvé un emploi. »
13:31Est-ce que, et ça rejoint
13:32ce que dit Brigitte, Linda,
13:34est-ce qu'il ne faudrait pas
13:34changer les orientations
13:37en France dès le collège
13:39pour envoyer les jeunes
13:40dans des formations
13:41où on manque de bras ?
13:43Et il y en a des nombreuses.
13:44Boulanger, boucher, plombier
13:47pour les métiers manuels.
13:49Est-ce que ce ne serait pas
13:50quand même une bonne question
13:51à se poser pour réduire le chômage ?
13:54Moi, si je peux me permettre,
13:56déjà, ce jeune homme,
13:57il a été diplômé,
13:59il n'a pas trouvé de travail,
14:00il a rebondi.
14:00Donc, déjà, il est volontaire.
14:01Et il a rebondi envers
14:02une autre formation,
14:03un autre cursus.
14:03Oui, mais on est d'accord.
14:05Mais ce que je veux dire,
14:05là, il a fait par lui-même
14:06ce qui est déjà super.
14:07Oui, bravo à lui, d'ailleurs.
14:09Et il aurait très bien
14:09pu le faire par le biais,
14:11justement, du chômage
14:11si on lui avait déjà donné
14:12la chance de travailler.
14:14Donc, en fait,
14:14je pense que, madame,
14:15confond un petit peu tout.
14:17C'est-à-dire qu'à partir
14:18du moment où vous touchez
14:18votre chômage,
14:19vous avez travaillé.
14:20Donc, je ne vois pas
14:21comment on peut juger
14:22d'une personne
14:23qui est au chômage
14:23que c'est un glandeur.
14:25Donc, ça, déjà,
14:25je trouve que c'est vraiment
14:26un a priori qui est en France
14:28qui est exténuant.
14:30Les gens qui sont au chômage
14:31sont des gens
14:31qui ont travaillé.
14:32Voilà.
14:33Donc, ce jeune homme,
14:34effectivement,
14:35malheureusement,
14:35peut-être qu'il n'a pas pris
14:36la filière qui était
14:37en vogue actuellement.
14:38Moi, je trouve ça très bien
14:39qu'il ait rebondi.
14:40Ensuite, mettre en place
14:41au sein de l'éducation nationale,
14:44justement,
14:45des orientations
14:45beaucoup plus ciblées
14:46en fonction des profils,
14:48là, je pense que ça relève
14:49surtout de la formation
14:50des professeurs.
14:50Et là, je crois
14:52qu'on rentre dans un axe
14:53encore un peu plus compliqué.
14:54Mais Linda, excusez-moi,
14:55mais je vais prendre un exemple.
14:57On en parle régulièrement
14:58sur Sud Radio,
15:00les déserts médicaux.
15:01Parce qu'on manque de médecins,
15:02on manque d'infirmières,
15:03parce qu'on a fait
15:04un numerus clausus
15:05qui est une aberration
15:06pour les médecins
15:07et qui date de plus de 50 ans.
15:09C'est 71.
15:10Et à côté de ça,
15:11on forme des sociologues,
15:13vous me passerez l'expression
15:14comme on ne se tutoie pas,
15:15en veux-tu, en voilà.
15:17Est-ce que ça ne pose pas question ?
15:19Mais évidemment.
15:20Mais bien évidemment.
15:21Aujourd'hui,
15:22on perd des personnes,
15:23des jeunes
15:25qui pourraient être médecins,
15:26qui pourraient aller dans des écoles.
15:28Et dont on avait
15:28des grands besoins, d'ailleurs.
15:30Mais bien sûr.
15:31Et ensuite,
15:32on va faire appel
15:33à des Européens,
15:36contre qui je n'ai absolument rien,
15:38pour venir faire justement
15:40ces emplois-là,
15:41ce qui est inacceptable.
15:42Mais je ne comprends pas
15:43pourquoi nos politiques
15:44ne prennent pas
15:45les vraies réformes,
15:48pour justement faire en sorte
15:49que les jeunes puissent
15:50aller dans les filières
15:51qu'ils souhaitent réellement.
15:52Mais on a toujours des barrages.
15:54Des barrages de formation,
15:55des barrages de diplôme,
15:56avec tout le temps aussi
15:57des écoles,
15:59des entrées,
16:01des...
16:01voilà,
16:02des incotades.
16:03Enfin,
16:03ils bloquent toujours tout.
16:05Et ça,
16:05je ne le comprends pas.
16:06Donc,
16:06on vient,
16:07et c'est toujours pareil,
16:08on en revient toujours au même,
16:10ça vient de personnes,
16:11de politiques,
16:12qui n'ont jamais connu
16:13le vrai travail,
16:15qui n'ont jamais travaillé
16:16dans le privé,
16:17et qui sont eux-mêmes
16:18les assistés.
16:19Ah ben ça,
16:20c'est vrai que
16:21le drame,
16:22c'est que le nombre de politiques,
16:23pour eux,
16:23une entreprise,
16:24c'est rendez-vous en terre inconnue.
16:25Ça,
16:25alors là,
16:25on est bien d'accord.
16:27Damien,
16:28je voudrais vous reposer la question,
16:30vous avez fait une licence
16:30administration économique
16:31et sociale,
16:32ce qu'on appelle AES
16:33pour les intimes.
16:35Est-ce que vous ne dites pas
16:36« Ah ben finalement,
16:36j'ai dû faire un BEP
16:38restauration après,
16:39est-ce que j'aurais pas dû changer,
16:40prendre une autre orientation
16:42plutôt que d'aller en fac ? »
16:45Franchement,
16:46quand j'ai vu
16:46comment on est
16:47à la fin de la fac,
16:48comment la plupart
16:49de ma section sont sorties,
16:51je me suis également
16:52vraiment posé la question.
16:54Je me suis même dit
16:54que peut-être
16:54qu'il aurait fallu
16:55faire une école d'ingénieur
16:57parce qu'on sort de la fac,
16:58honnêtement,
16:59on peut partir
16:59sur un master,
17:00mais du coup,
17:00après le master,
17:01même après le master,
17:02c'est compliqué
17:03de trouver un emploi maintenant.
17:04Vous avez des copains
17:04qui ont fait après la licence,
17:06qui ont fait un master
17:06et qui sont retrouvés
17:07dans la même position que vous ?
17:09Tout à fait.
17:10Tout à fait.
17:10Et qui n'arrivent pas
17:11à trouver d'emploi ?
17:13Tout à fait.
17:14La sœur de ma belle-sœur,
17:15la sœur de ma belle-sœur,
17:19elle fait un master
17:19et travaille à Monoprix.
17:20Oui.
17:21Enfin,
17:22elle fait quoi à Monoprix ?
17:23Parce qu'à Monoprix,
17:23on peut être directrice
17:24de magasin
17:24ou on peut être
17:25au maître en rayon.
17:27Elle est caissière.
17:28Oui.
17:29Ah oui,
17:29avec un bac plus 4,
17:30alors.
17:31Elle fait un master en droit.
17:32Bac plus 5, du coup.
17:33Alors,
17:34restez tous avec nous
17:35parce qu'on a quelqu'un
17:36qui a un très beau prénom,
17:37qui s'appelle Philippe.
17:38Comme vous, tiens.
17:39C'est pour ça qu'il a un bon prénom
17:41qui veut témoigner.
17:42Bien sûr.
17:43Et on va lui donner la parole
17:44juste après la pub,
17:45Philippe.
17:45D'ailleurs,
17:45si vous voulez réagir comme Philippe,
17:47c'est le 0,826,
17:47300, 300
17:48qu'il faut composer.
17:49On parle des allocations chômage.
17:51Vous êtes très nombreux
17:52à vouloir prendre la parole
17:53puisque vous avez tous
17:54des points de vue différents.
17:55Eh bien, c'est parfait
17:56puisqu'avec Philippe,
17:57jusqu'à 20h,
17:57on vous donne la parole.
18:00Sud Radio.
18:02Parlons vrai.
18:03Vraies voix font parler la France.
18:05Philippe David.
18:06Retour des vraies voix
18:07font parler la France
18:08et on parle des allocations chômage
18:10que certains voudraient
18:11à nouveau réformer.
18:12Alors,
18:13vous devez avoir
18:14une indemnisation plus courte
18:15ou plus de cotisations
18:16parce que
18:17ça n'a échappé à personne.
18:19Il y a un léger problème
18:20d'argent public en France
18:22depuis quelques années maintenant.
18:23On parle toujours d'économie,
18:24Philippe.
18:25Et justement,
18:25est-ce qu'il faut réformer
18:26l'assurance chômage
18:27uniquement pour faire des économies ?
18:29Vous allez nous le dire.
18:30Tiens,
18:300,826,
18:31300, 300
18:32pour en parler.
18:33On est avec Philippe
18:34de Saint-Germain-de-la-Grange
18:35en 78.
18:36Bonsoir, Philippe.
18:37Bonsoir, Philippe.
18:39Bonsoir, Philippe.
18:40Je suis senior.
18:44J'ai 61 ans.
18:45Oui.
18:46Je suis en recherche d'emploi
18:48depuis neuf mois,
18:50à peu près,
18:50huit, neuf mois,
18:51huit mois.
18:52Je trouve que malgré
18:54effectivement
18:55toutes les candidatures,
18:58j'ai énormément
19:02d'entretien.
19:04J'en ai eu quelques-uns,
19:05mais la plupart
19:06se font avec mon réseau
19:07et non pas par les annonces.
19:09Les annonces
19:10passent aujourd'hui
19:11par des algorithmes.
19:12Ce qu'il faut savoir,
19:13c'est que 70% des annonces
19:16et spécialement
19:17dans les grandes sociétés
19:18qui ont les moyens,
19:19beaucoup maintenant
19:20le font,
19:21même des petites,
19:23par des algorithmes
19:24pour faire le tri
19:26des CV
19:27parce que dans les job boards
19:29comme LinkedIn
19:30et d'autres,
19:32vous avez des centaines
19:33de candidatures
19:35sur les annonces.
19:37Je voulais,
19:37pour nos auditeurs,
19:38vous cherchez dans quel domaine
19:39et en fait,
19:40comment ça se passe ?
19:41Racontez-nous.
19:42Vous n'avez pas beaucoup,
19:43soit vous ne trouvez pas d'offres,
19:44soit en fait,
19:45ce n'est pas forcément
19:46très concluant.
19:46Comment ça se passe ?
19:47On ne vous propose pas
19:48les bons jobs ?
19:50Voilà,
19:50il y a des offres,
19:52mais vous correspondez
19:53à 80%
19:54et les 20%
19:56qui restent,
19:58ça ne marche pas,
20:00ça ne suffit pas
20:01pour vous y prendre
20:02ou alors,
20:04vous correspondez complètement,
20:05mais vous pensez
20:09que vous là,
20:10vous êtes carrément,
20:11vous cochez toutes les cases
20:13et ça ne va pas plus loin
20:16parce que les algorithmes
20:17font que,
20:18de toute façon,
20:20même si vous supprimez
20:21les dates
20:21sur votre pension
20:22de vos diplômes,
20:23même si vous ne mettez pas
20:25toute votre expérience
20:27professionnelle,
20:28vous vous êtes obligés
20:29d'en laisser quand même.
20:30Moi,
20:30en ce qui me pense,
20:31je vais en laisser
20:31une centaine d'années
20:33pour être cohérent
20:34avec ce que je recherche
20:36et en fait,
20:38même si c'est
20:39de la discrimination
20:40et ça ne devrait pas
20:41se le faire,
20:43le dit-on,
20:44parce que c'est ce qu'on dit.
20:49Mais Philippe,
20:49la première discrimination
20:51dans la recherche d'emploi,
20:52c'est la discrimination
20:52par l'âge.
20:54Et la France,
20:54c'est un pays
20:55qui est totalement
20:56à la traîne
20:57en ce qui concerne
20:58l'emploi des seniors.
20:59Et d'ailleurs,
20:59si vous êtes d'accord
21:00avec ce que nous dit
21:01les deux Philippes,
21:02puisqu'on a deux Philippes
21:02ce soir,
21:03vous trouvez que
21:04l'âge discriminant
21:05à l'emploi,
21:06surtout quand on en cherche,
21:08dites-le nous,
21:0908126 300 300,
21:10ça peut être un facteur
21:11très important.
21:12Alors,
21:13Philippe,
21:13vous cherchez...
21:14Est-ce que...
21:15Je cherche dans l'automobile.
21:17D'accord.
21:17Ah bah tiens,
21:17pour les entreprises,
21:18vous étiez en concession
21:19auparavant
21:20chez un constructeur ?
21:22Non, non,
21:22carrément,
21:23oui,
21:24j'étais consultant
21:24chez les constructeurs
21:26ou du même
21:26travaillé chez les constructeurs
21:27récemment.
21:28D'accord.
21:29Mais bon,
21:30effectivement,
21:30le marché
21:32des constructeurs français
21:34n'est pas au mieux.
21:36C'est clair.
21:38Et
21:38c'est pas
21:40les opportunités,
21:42il n'y en a pas
21:42comme ça.
21:43Mais vous soyez prêt
21:44à aller travailler
21:44en concession,
21:45dans la vente,
21:46etc.,
21:46c'est ça ?
21:48En fait,
21:49je suis ingénieur,
21:50je...
21:50Ah oui,
21:50ingénieur,
21:51oui.
21:51Je fais des voitures.
21:53Ah d'accord,
21:54en quelle,
21:54pardon,
21:54oui.
21:55Alors là,
21:56je vous donne...
21:57J'étais au bureau d'études,
21:58au centre de recherche,
22:00bon,
22:00c'est celle de projet,
22:03je fais des voitures.
22:04Ah oui,
22:05donc effectivement,
22:05oui,
22:06c'est pas la même chose,
22:06là,
22:06oui,
22:07Ah non,
22:08pas du tout.
22:09Alors ?
22:09Et aujourd'hui,
22:10avec la Chine,
22:12avec l'orientation électrique
22:14sur laquelle on a 15 ans
22:16ou 15 stars,
22:18tout ça va dans le mauvais sens
22:20par rapport à l'essor
22:22et à l'augmentation
22:24des opportunités
22:25côté automobile,
22:26en France.
22:26Oui,
22:27c'est sûr.
22:27Et vous donc,
22:28on vous dit jamais,
22:29parce que c'est interdit d'ailleurs,
22:31parce qu'il n'y a pas
22:32que les algorithmes.
22:32Moi,
22:33je crois évidemment aux algorithmes,
22:35mais moi,
22:36j'ai été employeur,
22:37j'ai embauché des gens,
22:39il y en a que je n'ai pas embauchés,
22:40évidemment,
22:40quand je fais passer
22:41un entretien d'embauche.
22:42Moi,
22:43j'ai toujours embauché
22:44soit des seniors,
22:44soit des très jeunes,
22:45vous voyez,
22:45pour les former
22:46ou parce que les seniors,
22:47je n'ai jamais été déçu
22:48par un senior,
22:49mais vraiment,
22:51parce qu'ils ont une expérience,
22:53parce qu'ils ont un savoir-être,
22:54parce qu'ils ont appris
22:56de la vie,
22:56etc.
22:57Et moi,
22:58je ne comprends pas
22:59que,
23:01moi,
23:01je ne sais pas,
23:01je suis responsable d'entreprise,
23:03je vois le CV,
23:03je vois que la personne
23:04a 60 ans ou 58 ans,
23:06je me dis,
23:06bon,
23:06de toute façon,
23:07avec la retraite à 64,
23:08voire 67 ans
23:09pour avoir une retraite correcte,
23:11elle peut être là pendant 10 ans,
23:12qu'est-ce qu'on fera
23:13pendant 10 ans ?
23:14On n'en sait rien,
23:15il est valable ou elle est valable,
23:16je l'embauche,
23:16je ne sais pas,
23:17ça me semblerait être le B.A.B.A.,
23:18non ?
23:19Oui,
23:19c'est clair,
23:19c'est clair.
23:20Pour vous,
23:21Philippe,
23:21et puis ensuite,
23:22on va donner la parole
23:22à nos auditeurs de Stéphane,
23:24notamment de Bordeaux.
23:25Pour vous,
23:25Philippe,
23:26qu'est-ce qu'il faudrait changer ?
23:27Qu'est-ce qui ne va pas,
23:27en fait,
23:28dans votre situation ?
23:29Il y a malheureusement
23:30beaucoup de Français
23:30qui sont dans cette situation,
23:31qu'est-ce qui ne va pas ?
23:34Non,
23:34c'est juste pour témoigner
23:35que ce n'est quand même pas évident
23:36de trouver du travail
23:37malgré tout le pédigré
23:39et tout le pédigré,
23:40une expérience
23:42qui va dans mon sens,
23:43j'ai toujours un profil parfait,
23:46qui coche beaucoup de cases,
23:48etc.,
23:49mais au final,
23:51au final,
23:52même si on fait
23:53des concessions
23:54sur la partie salariale,
23:56on est toujours trop cher
23:57parce qu'ils cherchent
23:58au ras des packs
23:59à être à chaque fois.
24:02Le marché de l'emploi
24:04est tellement aujourd'hui
24:06tellement saturé
24:08dans certains domaines
24:09que de toute façon,
24:10ils cherchent le mouton
24:11à cinq pattes.
24:13Et au prix
24:14d'un mouton
24:14à deux pattes ?
24:16Tout à fait.
24:17Tout à fait.
24:18Philippe,
24:18restez avec nous.
24:20On va aller du côté
24:20de Bordeaux
24:21avec Stéphane
24:22qui nous a appelé
24:23au 0826 300 300.
24:24Bonsoir Stéphane.
24:25Bonsoir Stéphane.
24:27Bonsoir à tous.
24:29Je suis très surpris
24:30d'avoir été pris en ligne
24:31de suite
24:31et je vous en remercie.
24:32Avec grand plaisir.
24:34Parce que moi,
24:35je voulais réagir
24:36en tant que travailleur.
24:39travailleur de 48 ans,
24:40conducteur de travaux
24:41avant en maison individuelle.
24:43Sauf qu'en maison individuelle,
24:45vous le savez très bien,
24:46ça s'est cassé la figure.
24:47Oui.
24:48Donc du coup,
24:48il a fallu rebondir
24:49en temps en marché public
24:51et sur notre poste
24:52de conducteur de travaux.
24:53Donc on se bat
24:53pour revenir sur l'avocate.
24:55Je ne me rappelle plus
24:55de son prénom
24:56qu'elle a parlé tout à l'heure.
24:57Brigitte.
24:58Bon, concernant Brigitte,
25:00de dire que les jeunes
25:00ne veulent pas travailler,
25:02je pense qu'elle se...
25:03Alors, ce n'est pas tous.
25:04Ce n'est pas tous,
25:04bien évidemment.
25:05Brigitte,
25:05ce n'est pas tous les jeunes.
25:06Et d'ailleurs,
25:07elle a dit bravo à Damien
25:08qui a complètement changé
25:09de formation.
25:10Exactement.
25:10Mais aujourd'hui,
25:11le problème,
25:12le problème,
25:12il n'est pas tant sur la jeunesse.
25:15Le problème,
25:15il est déjà d'une
25:16sur la conjoncture
25:17qui est très compliquée.
25:18C'est vrai.
25:18Il y a beaucoup d'emplois.
25:21Moi, je suis dans le bâtiment
25:22depuis 25 ans.
25:23Il y a beaucoup d'emplois
25:24qui ne sont plus accessibles.
25:26Et du coup,
25:27quand vous allez postuler
25:28pour le petit jeune
25:29ou même pour un senior
25:31comme moi,
25:32quand vous postulez
25:33pour un poste
25:34de conducteur de travaux,
25:35il y en a 25.
25:36D'accord ?
25:37Et quand vous rentrez
25:39dans la société,
25:40on vous promet
25:41Monts et Merveilles.
25:43D'accord ?
25:43Oui.
25:44Et derrière,
25:45on a des semaines
25:46à 70 heures
25:47où moi,
25:47actuellement,
25:47je touche 2300 euros
25:48et là,
25:49à l'heure où je vous parle,
25:49je rentre du travail
25:50et je suis parti
25:51à 5 heures du matin,
25:52j'ai mes chantiers à Millau
25:53et je pars à côté de Bordeaux
25:54du Bas.
25:55D'accord.
25:56Vous n'êtes pas rendu
25:57comme on dit au Québec.
25:58Non, je ne suis pas rentré
25:59mais ça m'a fait réagir
26:00parce qu'aujourd'hui,
26:01ce qui se passe,
26:01la jeunesse,
26:02c'est aussi un peu dégoûté
26:03mais comme les seniors.
26:04En fin de compte,
26:05aujourd'hui,
26:05on vous paye au lance-pair
26:06et puis comme disait
26:06le monsieur qui vient de parler,
26:08il cherche le mouton
26:09à 5 pattes.
26:10Moi, je suis conducteur de travaux,
26:11il me demande
26:11de faire les maîtres,
26:12il me demande
26:13de faire le commercial,
26:14il me demande
26:15de passer les commandes.
26:17Enfin bref,
26:18en fin de compte,
26:18on fait presque
26:19un métier de maîtreur.
26:20Mais Stéphane,
26:21je vais vous poser une question.
26:22Vous avez dû rebondir
26:23à 48 ans, c'est ça ?
26:24Parce que la maison individuelle,
26:25ça ne marchait plus,
26:26c'est ça ?
26:27Exactement.
26:28Alors, à 48 ans,
26:30vous êtes senior.
26:31Vous avez entendu
26:32le témoignage de Philippe
26:33qui est ingénieur,
26:34qui est donc quelqu'un
26:35de qualifié comme vous.
26:37Vous avez senti
26:38cette difficulté
26:39d'embaucher un senior ou pas ?
26:41Mais carrément,
26:41même à 48 ans,
26:42c'est la même pour moi.
26:44Ah bah aujourd'hui,
26:44je vous coupe,
26:45on est senior à 40
26:46pour certains.
26:49Effectivement.
26:49Donc du coup,
26:51effectivement,
26:52moi aussi,
26:52j'ai eu beaucoup de mal
26:52à retrouver un enfant.
26:53Enfin, beaucoup de mal.
26:54J'avais, voilà,
26:56si on m'en suis donné la peine,
26:57j'ai quand même retrouvé
26:58avec mon expérience professionnelle.
26:59Mais au lieu d'avoir
27:00un salaire, excusez-moi,
27:02à 3 200 euros brut
27:03qui déjà n'était pas très élevé,
27:04pas un conducteur de travaux
27:05expérimenté,
27:06aujourd'hui,
27:07je suis à 2 605 euros brut.
27:08D'accord ?
27:09Pour 39 heures
27:10et j'en fais 50 ou 60.
27:12Donc aujourd'hui,
27:12les patrons,
27:13ils veulent quoi ?
27:14La rentabilité.
27:15On ne vous parle même plus
27:16de travail effectué,
27:18on vous parle de facturation.
27:19De savoir combien
27:20vous allez rentrer
27:21le mois prochain.
27:21Et ça,
27:22c'est une pression sans nom.
27:25Donc même des fois,
27:25on a envie de jeter l'éponge.
27:26Même actuellement,
27:27vous voyez,
27:27là où je vous parle,
27:28j'ai gros sur la patate,
27:29j'ai envie de jeter l'éponge
27:31et de se dire
27:31« je vais faire autre chose ».
27:33Et moi,
27:35pour m'aider,
27:35je ne vous le cache pas
27:36pour finir,
27:36après je ne veux pas être trop long,
27:38j'ai une micro-entreprise
27:39en brocante.
27:40Eh bien, heureusement.
27:41Mais ça ne me permet pas
27:42d'en vivre
27:43parce que là aussi,
27:44ce n'est pas un métier
27:44qui est très reconnu.
27:46Il y a beaucoup plus
27:46de brocanteurs qui arrêtent
27:48que de brocanteurs
27:50qui se lancent.
27:50Oui, c'est vrai.
27:51Voilà.
27:52Donc du coup,
27:52j'ai deux activités
27:53pour pouvoir m'en sortir.
27:55Donc,
27:55il y a ma femme
27:55avec un petit métier aussi.
27:57Ce matin,
27:58j'écoute encore votre émission,
27:59d'aide ménagère
28:00où aujourd'hui,
28:00elle paye 2,25 euros
28:01le litre de gasoil
28:03ou 2,40 euros
28:04dans certains
28:05pas chez Total,
28:062,40 euros
28:07pour aller travailler
28:08tous les jours.
28:09Donc,
28:10il arrive des moments,
28:11si on continue comme ça
28:12en France
28:12et déjà,
28:13on parle aussi de formation,
28:14de ne pas former les jeunes,
28:16mais aujourd'hui,
28:16le mec qui sort avec,
28:17un petit gamin
28:18qui sort avec des études,
28:19déjà,
28:19elle est base.
28:20Mais le problème,
28:21c'est que le patron aujourd'hui,
28:22on n'est plus à l'ancienne.
28:23C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
28:24les patrons ne forment plus.
28:26T'arrives,
28:26t'es OP.
28:27Si t'es pas OP,
28:28tu dégages.
28:28Oui,
28:29OP opérationnel.
28:31Vous avez fait le service militaire,
28:32a priori,
28:33pour dire ça.
28:33Non,
28:34justement,
28:34j'ai été réformé.
28:35On disait OP ou OPS ?
28:36C'est pour ça.
28:38Non,
28:38mais franchement,
28:39même la formation,
28:40aujourd'hui,
28:40on n'en existe plus.
28:41C'est de la formation terrain.
28:44On a des bases,
28:45débrouille-toi.
28:46Moi,
28:47je suis parti en marché public,
28:48je ne suis pas...
28:49de marché privé,
28:49je suis parti en marché public.
28:51Débrouille-toi.
28:53que tu saches ou que tu ne saches pas,
28:54on te met des chantiers dans les pattes
28:57et tu te fais envoyer,
28:58quoi.
28:59Donc,
28:59c'est un petit jeune...
29:00Là,
29:00aujourd'hui,
29:01chez nous,
29:01dans la société où je suis,
29:02j'y suis depuis le mois d'août,
29:04j'ai vu partir 15 personnes,
29:06et notamment des jeunes et des seniors.
29:0815 personnes,
29:09ils sont rentrées à moi,
29:10ils les ont virées.
29:11Ils ne cherchent pas à comprendre.
29:12D'accord.
29:13Oui,
29:13c'est sûr que...
29:14Non,
29:14non,
29:14c'est une catastrophe.
29:16Donc,
29:17à un moment ou à un autre,
29:18on cherche trop,
29:19trop,
29:19en fin de compte,
29:20la rentabilité.
29:21La rentabilité
29:23d'un ouvrier
29:24ou d'un ouvrier
29:25ou de ce que vous voulez,
29:25d'un état,
29:26de ce que vous voulez,
29:27trop la rentabilité
29:28qui soit opérationnelle de suite.
29:29Mais il y a un temps d'adaptation,
29:31il y a un temps de formation
29:31à l'entreprise,
29:32ça,
29:33ils ne prennent même plus le temps.
29:34Ils ne prennent plus le temps.
29:35Enfin,
29:35je ne sais pas,
29:36moi,
29:36quand j'ai eu des salariés
29:36et qu'un salarié ou qu'une salariée
29:38arrivait en l'entreprise,
29:39évidemment,
29:40je la briefais
29:41ou je le briefais
29:42surtout de A à Z
29:43sur ce qu'était la boîte,
29:45comment on bossait,
29:46ceci,
29:46cela.
29:51soit ops,
29:52comme pour reprendre une expression,
29:54vous avez l'utiliseur,
29:55vous avez dit opé,
29:56il faut qu'il connaisse
29:57la boutique dans laquelle il bosse.
29:58Sinon,
29:59ça ne marche pas.
30:00D'accord ?
30:01Ou le produit qui vend,
30:03qui est commercial.
30:04Oui,
30:04il y avait Philippe
30:05qui était ingénieur en automobile.
30:08Vaut mieux que l'ingénieur
30:09sache gérer,
30:10travailler sur le logiciel
30:12sur lequel on travaille
30:12dans l'entreprise.
30:13C'est pareil.
30:14Exactement.
30:15Exactement.
30:16Alors,
30:17on va faire une courte pause
30:20parce qu'il y a beaucoup d'appels
30:23au 0826-300-300.
30:25Désolé de vous faire attendre.
30:27On va tous vous faire réagir à nouveau.
30:29Mais comme il reste à 1 minute 20
30:30avant la pub,
30:31on s'est dit
30:31on va la faire tout de suite.
30:32Comme ça,
30:32on va faire la dernière ligne droite
30:34en un coup.
30:35J'ai failli faire un anglicisme.
30:36Eh bien,
30:37on va faire ça,
30:37Philippe.
30:37En tout cas,
30:38le 0826-300-300,
30:39lui,
30:40est toujours là.
30:40Vous pouvez bombarder d'appels
30:42Zach qui prendra un plaisir
30:43à vous répondre
30:44et puis nous,
30:44on prendra un plaisir
30:45à vous donner la parole.
30:46On se retrouve dans un instant.
30:4919h-20h,
30:50les vraies voix font parler la France.
30:52Sud Radio,
30:53les vraies voix font parler la France.
30:56Philippe David.
30:57Retour des vraies voix font parler la France
30:59avec cette nouvelle réforme
31:02de l'assurance chômage
31:02que certains voudraient faire
31:04parce qu'il faut trouver de l'argent
31:06et le sujet
31:07vous fait beaucoup appeler
31:09au 0826-300-300.
31:11Ah,
31:12votre micro est ouvert,
31:13c'est fait.
31:13Il était fermé ?
31:14Il était fermé.
31:15C'est vous qui me l'avez fermé ?
31:16Non,
31:16c'est Maxime.
31:17On peut le dire.
31:18Il jetterait n'importe qui
31:19sur le train de se soucier.
31:20Vraiment,
31:21je l'allais dire,
31:22donc du coup,
31:23avec le micro ouvert,
31:23effectivement,
31:24c'est mieux qu'on a de la chance
31:25parce qu'on a des super auditeurs
31:26qui prennent la parole
31:27et vous aussi,
31:28vous pouvez le faire
31:28au 0826-300-300.
31:30On va reprendre ce sujet
31:31de l'assurance chômage
31:32avec Loïc
31:33qui nous vient des Landes.
31:34Bonsoir Loïc.
31:35Bonsoir Loïc.
31:36Bonsoir à vous.
31:37Vous semblez pointer du doigt
31:38les profiteurs d'allocations.
31:40On vous écoute.
31:41Eh bien,
31:42oui,
31:42comme j'ai pu expliquer
31:43au standardiste tout à l'heure.
31:45Exact.
31:45Si je ne remonte pas d'aujourd'hui,
31:46c'était en 2008-2009,
31:49mais ça s'aggravait depuis.
31:50Une secrétaire
31:51qui travaillait six mois,
31:52qui s'arrêtait
31:53et qui après partait en voyage
31:55parce qu'elle profitait
31:57de ses six mois de chômage
31:59pour aller se balader
32:01dans le monde
32:02pendant que quelqu'un d'autre
32:03s'inscrivait à sa place
32:04pour pointer au chômage.
32:06Une autre personne
32:07qui,
32:08après la tempête Clos,
32:09en 2009,
32:10on avait,
32:10sans mauvais jeu de mots
32:11dans les Landes,
32:12on avait du pain sur la planche.
32:14Donc,
32:14on avait besoin
32:15de personnes pour travailler.
32:17Une jeune femme était venue
32:19en disant
32:19je viens en fait vous voir,
32:21je sais que ça va vous coûter de l'argent,
32:22je suis prête
32:23à vous rembourser
32:24les charges patronales
32:25et puis vous me faites
32:26un faux contrat.
32:27Comme ça,
32:27moi,
32:27je touche le chômage
32:29et puis on veut tuer
32:30et on voilà.
32:31Donc,
32:31c'était déjà en 2008,
32:332009,
32:342010.
32:34Les gens viennent vous dire
32:35je vous rembourse
32:36les charges patronales
32:37pour pouvoir toucher mon chômage,
32:38mais c'est fou.
32:40Mais oui,
32:40mais oui,
32:40le problème,
32:41c'est que c'est un sujet
32:43qui est assez complexe.
32:45Je pense qu'il y a,
32:46comme un peu partout,
32:47malheureusement,
32:48un manque de contrôle
32:49au niveau de la sécurité sociale
32:51pour les arrêts maladie
32:52et puis au chômage,
32:53je ne sais pas,
32:54il y a des personnes
32:55qui devraient contrôler
32:56ceux qui sont régulièrement
32:58en arrêt
32:58pour un oui
32:59ou pour un non
33:00et qui profitent
33:01parce que c'est redondant
33:03et chaque année,
33:03c'était rebelote.
33:05Donc,
33:06si vous voulez,
33:06c'est tout ça
33:07qui fait que
33:08et puis la génération
33:09qui arrive,
33:11il ne faut pas dire
33:12les choses,
33:13bien sûr,
33:16heureusement,
33:16ce n'est pas tout le monde,
33:17mais il y en a quand même
33:18beaucoup.
33:19Maintenant,
33:20on en fait,
33:20mais on se porte.
33:22Cette génération ordinateur
33:23où on reste scotché derrière
33:25et puis on se laisse aller
33:27parce que c'est plus sympa
33:28de jouer à l'ordinateur
33:29que de se lever,
33:30d'avoir quelqu'un
33:30qui va vous donner des ordres.
33:32J'ai entendu la personne
33:34tout à l'heure,
33:34c'est vrai que c'est regrettable,
33:36mais moi,
33:36en tant que patron,
33:37je vois aussi
33:37car ce n'est pas,
33:38attention,
33:39je ne sais pas
33:40ce que je fais de burnous
33:40pour parler poliment
33:41à mes employés,
33:43je ne suis pas un portionnaire,
33:44mais il faut quand même
33:45qu'il y ait un minimum
33:45de rentabilité,
33:47on essaie en sorte
33:47qu'on se comporte
33:48de façon,
33:49je pense,
33:49humaine
33:50avec nos salariés,
33:51mais il n'y a aussi
33:52qu'un impondérant,
33:54ce sont les charges patronales,
33:56voilà,
33:56c'est la vie
33:57d'une entreprise
33:58et il y a bien sûr
33:59des personnes,
34:00des patrons
34:01qui profitent de ça
34:03pour dire à la personne
34:05c'est marche ou crève,
34:06nous,
34:06enfin,
34:06je pense qu'il y a aussi
34:07une majorité de patrons
34:08qui ne sont pas comme ça
34:10et c'est un sujet
34:11qui est assez complexe,
34:13mais voilà,
34:14il y a ces personnes-là,
34:15oui, pardon.
34:15Mais Loïc,
34:16ce qui est passionnant
34:16dans cette émission,
34:17c'est qu'on a plein de témoignages
34:19de seniors,
34:20de jeunes,
34:21d'un peu toute la France,
34:23c'est ce que j'adore
34:23dont les vraies voix
34:24font parler de la France
34:25et François-Louis Bourneau
34:26est dans le même cas,
34:26c'est que vous nous racontez
34:28votre vie
34:28et que vous nous racontez
34:30votre vécu.
34:30Je voudrais faire réagir Linda,
34:32Linda,
34:32vous entendez
34:33les seniors
34:34qui ont du mal
34:35à trouver de l'emploi
34:37et même en étant très qualifiés,
34:39vous entendez
34:39les gens qui abusent
34:40est-ce que le problème,
34:41c'est pas
34:42qu'il faudrait suivre
34:43les chômeurs
34:44au cas par cas
34:45et certains
34:46faudraient les indemniser
34:47plus longtemps
34:48et d'autres,
34:49ceux qui ne chargent
34:50vraiment pas de job,
34:51arrêtez de les indemniser.
34:52Qu'est-ce que vous en pensez ?
34:54Moi,
34:55je vais vous dire,
34:56je pense que
34:56dans tout ce débat,
34:58quand on écoute réellement
34:58tout le monde,
34:59je pense que
35:00ce que je trouve dommage
35:01déjà,
35:02c'est que
35:02les patrons
35:03et les salariés
35:04se tapent dessus
35:05les uns les autres.
35:06Ah non,
35:06ça échange courtoisement !
35:08Non,
35:09mais ce que je veux dire,
35:09c'est que
35:10tout le monde
35:11prend un cas,
35:12c'est toujours des cas
35:13particuliers
35:13avec quelqu'un
35:14qui profite.
35:16Je pense que les gens,
35:17si aujourd'hui,
35:18le vrai problème,
35:18c'est le coût du travail
35:20et ça,
35:20ce sont nos gouvernements
35:21qui doivent être mis.
35:23Si demain,
35:24on agit sur le coût du travail,
35:25que les gens ont des salaires
35:26avec lesquels
35:27ils peuvent vivre
35:29décemment,
35:30je pense que tout le monde
35:31se remettra au travail.
35:32Voilà,
35:33clairement.
35:33Et je pense,
35:34concernant les personnes
35:36qui arrivent
35:37après la cinquantaine
35:39et qui ont du mal
35:40à trouver,
35:40ces personnes-là,
35:41effectivement,
35:42on doit les aider,
35:43les reformer à nouveau
35:44vers des filières
35:45où ils sont susceptibles
35:46d'être embauchés.
35:47Mais je pense que
35:48la base de tout
35:48et le problème de tout,
35:49c'est le coût du travail.
35:51Je pense que les jeunes
35:53iront travailler
35:53parce que les jeunes
35:54d'aujourd'hui
35:54ne sont pas fignants.
35:55Ils sont juste
35:56beaucoup plus éclairés
35:58que nous à l'époque
35:58parce que nous,
35:59à l'âge de 20 ans,
36:00on prenait tous les jobs.
36:01Il y avait des jeunes
36:02qui allaient castrer le maïs,
36:04tout le monde bossait,
36:04ça bossait
36:05et il y avait du travail
36:06à foison.
36:07Donc,
36:07tout le monde y allait.
36:08Sauf qu'aujourd'hui,
36:09les jeunes,
36:09ils ont compris
36:10qu'ils n'avaient pas envie
36:10de s'esquinter la santé,
36:12de passer 10 heures au boulot
36:14pour,
36:14à la fin du mois,
36:16récupérer 6 euros
36:17et tout reverser à l'État
36:18et avoir que dalle
36:19pour faire vivre sa famille.
36:21Donc,
36:21je pense que
36:22à partir du moment
36:23où on reconsidérera
36:24les gens
36:25au sein de leur travail,
36:26au travers de leur salaire
36:28et au sein des entreprises,
36:30là,
36:30vous aurez des gens motivés
36:31pour aller travailler.
36:32Alors,
36:32Linda,
36:33on va donner la parole
36:33à Brigitte,
36:34à Brigitte,
36:35qui a mis un peu...
36:37Brigitte n'est plus là,
36:38pardon.
36:39Damien de Perpignan,
36:40vous qui nous avez à raconter
36:41comment vous êtes recyclés
36:43avec beaucoup de courage
36:44et brillamment.
36:46C'est vrai qu'on a l'impression
36:47que tout le monde,
36:49c'est un chantier,
36:51un grand chantier national
36:52qui aurait à mettre en place.
36:53Vous ne croyez pas ?
36:55Je pense notamment
36:56aux seniors
36:56et à la formation.
36:57La formation pour les jeunes,
36:59pour les seniors
36:59et on finira avec ce stéréotype
37:01qu'il ne faut pas embaucher
37:02les seniors.
37:04Oui,
37:04franchement,
37:04à ce niveau-là,
37:05je pense vraiment
37:05que c'est national le problème
37:07parce que France Travail,
37:08honnêtement,
37:10pour moi,
37:11désolé du terme,
37:12il ne sert à rien.
37:13France Travail
37:13ne sert strictement à rien.
37:15Que ce soit pour les jeunes,
37:16Quand vous étiez en recherche,
37:17ils ne vous ont jamais proposé d'emploi.
37:19Comment ça s'est passé ?
37:21Ah non, non.
37:21Ils m'ont écouté déjà.
37:23Du coup, moi,
37:24on va dire que j'ai été,
37:25je pense à peu près,
37:25sur la durée de ma vie,
37:27deux ans,
37:28chez Paul Emploi,
37:29chez Contraille.
37:30ils ne m'ont jamais proposé
37:32d'entretien.
37:32C'est toujours moi
37:33qui ai dû appeler
37:34pour avoir des entretiennes
37:36et pour trouver du travail.
37:38Oui.
37:39Plusieurs fois,
37:40j'ai trouvé des travails.
37:42Donc,
37:42je leur ai envoyé,
37:43du coup,
37:43ce n'est pas obligé
37:44de leur envoyer des contrats.
37:45Quand on est en...
37:45Voilà.
37:46Oui,
37:46déjà que vous faites
37:47quelques heures dans le mois,
37:48il faut déclarer
37:49pour que ce soit déduit
37:50de vos indemnités chômage.
37:52Pardon.
37:52Ça ne s'appelle plus
37:53un cédic
37:54quand vous êtes indemnisé,
37:55par exemple.
37:56C'est ça.
37:57Je leur ai envoyé
37:58mes contrats,
37:59mes fiches de paye.
38:00Plusieurs fois,
38:01j'ai des conseillers
38:02pour l'emploi
38:02qui me disaient
38:03mais je me suis,
38:05je ne vous comprends pas.
38:06Vous ne cherchez pas
38:06de votre travail,
38:07vous faites juste des travails
38:08d'une semaine,
38:08deux semaines.
38:09J'ai dit,
38:09mais attendez,
38:10je ne veux pas.
38:11C'est de l'intérim,
38:12il n'y a rien d'autre.
38:13Du coup,
38:14à la suite de ça,
38:15j'ai eu un rendez-vous
38:16avec ma conseillère
38:17qui,
38:18en fait,
38:19ce serait qu'on fait
38:19pendant les rendez-vous
38:20si on est là devant
38:20un ordinateur,
38:21elle déceint la souris
38:22et dit,
38:23voilà,
38:23voilà,
38:24voilà.
38:25Alors,
38:25excusez-moi,
38:26les annonces qu'elles nous montrent
38:26c'est exactement les mêmes
38:27qu'on revient chez nous
38:28avec l'application
38:29France Travail au final.
38:30Oui,
38:30c'est sûr,
38:31oui.
38:31Mais aujourd'hui,
38:32je veux dire,
38:33le recruteur numéro un
38:35en France,
38:35c'est LinkedIn.
38:36Ce n'est pas pour l'emploi.
38:37Ah oui,
38:37c'est sûr,
38:38ce n'est pas France Travail,
38:39je vous le dis, moi.
38:39Enfin,
38:39soit France Travail,
38:40pardon,
38:40j'ai quelques années de retard.
38:44Ah non, non.
38:45Mais c'est vrai.
38:47Oui,
38:47franchement,
38:47au niveau de France Travail,
38:49je me suis toujours dit,
38:50honnêtement,
38:51OK,
38:51ils nous versent
38:51nos indemnités et tout,
38:52et encore,
38:52du coup,
38:53ce n'est même pas eux,
38:53c'est l'État,
38:54ce n'est pas leur faute.
38:56Ça varie,
38:57ils viennent le matin
38:57à 9h,
38:58ils travaillent,
38:58eux,
38:59ils se prennent un salaire
38:59et après,
39:00c'est tout.
39:00Parce que je pense vraiment
39:01que ça ne les intéresse pas
39:02de nous aider.
39:03La plupart,
39:04ils font juste
39:05leurs petites réunions
39:05entre eux,
39:06ils sont entre eux,
39:07ils vont le matin,
39:08ils remplissent leur papier
39:08pour être payés,
39:10c'est tout.
39:10parce qu'il n'y en a vraiment
39:11jamais OK
39:12qui a vraiment voulu
39:12chercher un travail
39:13pour les jeunes,
39:14pour les seniors,
39:14pour les...
39:16Damien,
39:17on va demander à Philippe,
39:18vous qui êtes en recherche
39:19d'emploi,
39:20Philippe,
39:21France Travail,
39:22ça vous aide ou pas ?
39:24Philippe ?
39:25Non,
39:26pas beaucoup,
39:26pas beaucoup en fait,
39:27parce que je fais partie
39:29de la catégorie,
39:29déjà je suis cadre.
39:31Oui,
39:31ingénieur,
39:32c'est ingénieur V4,
39:33notamment,
39:34vous étiez ingénieur V4
39:35de la métallurgie
39:36à l'époque.
39:37C'est ça,
39:37et en fait,
39:40ils nous considèrent
39:41comme étant des gens
39:42suffisamment autonomes
39:43et du coup,
39:44on a suivi vraiment
39:46au minimum
39:46ma conseillère,
39:47elle a 400 personnes,
39:48400 cadres,
39:49imaginez,
39:50c'est impossible à gérer.
39:51Oui,
39:52parce que si vous voulez
39:53vous occuper de chacun d'eux
39:54une fois par semaine,
39:56ça fait 80 par jour
39:58avec 7 heures de travail,
39:59ça n'est pas beaucoup
40:00de temps pour chacun.
40:01Donc on a très peu
40:02d'accompagnement,
40:03j'ai participé
40:05à un atelier,
40:06je participe à des ateliers
40:07quand il y a
40:08ou des webinaires,
40:10des choses comme ça
40:10qui peuvent être intéressants
40:12pour aider
40:12les recherches d'emploi,
40:14justement,
40:14bon,
40:15mais voilà,
40:16après,
40:17on n'est pas des jeunes,
40:19on est suffisamment
40:21autonomes
40:21et on est considérés
40:22comme étant autonomes,
40:23donc je dirais,
40:26on ne nous aide
40:27pas trop
40:27et quelque part,
40:30ben quelque part,
40:31ils nous laissent
40:32cliquer jusqu'à
40:32la retraite,
40:33jusqu'à l'âge légal,
40:34pour ne pas
40:35voler la face.
40:36Moi,
40:37t'es dans un an et demi,
40:38donc ça va aller vite,
40:41mais c'est vrai que
40:43moi,
40:44c'était pas du tout
40:45mon trip,
40:46moi,
40:46il fallait le travail
40:47et il faut que je travaille,
40:48j'ai pas l'intention
40:49d'arrêter,
40:51surtout qu'en plus,
40:52je dois aller au-delà
40:53de l'âge légal
40:54pour avoir
40:54tout mon trimestre,
40:56voilà,
40:56donc j'ai pas l'intention
40:57d'arrêter
40:58tout de suite.
40:59Je continue à chercher,
41:01par contre,
41:01pour revenir
41:03à l'histoire
41:04de la réforme,
41:06je dois pas,
41:07je dois pas,
41:07sincèrement,
41:08réduire,
41:09alors il y avait déjà
41:10réplique 36 mois,
41:1127 mois pour les seniors,
41:14continuer à gratter,
41:15alors que c'est une assurance,
41:17c'est quelque chose
41:17sur lequel on cotise
41:18une bonne partie
41:20de notre salaire.
41:20En grattant trois mois
41:22de temps en temps,
41:23vous me passerez l'expression,
41:24ça met un petit peu
41:25moins de déficit.
41:26Restez avec nous
41:27parce que
41:30Jonathan veut répondre
41:31à Linda.
41:32Absolument,
41:32Jonathan de Mérignac,
41:33bonsoir Jonathan.
41:34Bonsoir Jonathan.
41:36Oui, bonsoir.
41:38Bon, j'écoute,
41:39c'est vrai,
41:39une fois que j'appelle
41:40sur une radio,
41:41mais ça me ferait
41:42un peu réagir,
41:43c'est vrai,
41:43tout ce débat.
41:44Mais vous êtes le bienvenu
41:46et vous avez bien fait d'appeler.
41:48Bon,
41:49moi,
41:50je suis artisan
41:50maintenant depuis huit ans.
41:52Ce n'était pas du tout
41:53mon domaine d'activité.
41:55Ça n'avait rien à voir
41:55par rapport à ça.
41:58En fait,
41:58je suis comme certains
41:59qui peuvent être ingénieurs
42:01et tout ça.
42:01Moi,
42:01je suis licencié
42:03d'un bachelors
42:03à l'école d'art.
42:05Donc,
42:05rien à voir.
42:06Aujourd'hui,
42:07je me retrouve
42:07à faire des salles de bain.
42:09C'était mon domaine
42:10d'activité
42:11que j'ai décidé
42:11de développer
42:12au fur et à mesure
42:13avec le temps,
42:14avec ce que
42:15les opportunités
42:16pouvaient me donner
42:17dans ma vie.
42:19parce qu'on a
42:20tous un chemin
42:21et je pense
42:21qu'il faut aussi
42:21pouvoir rebondir
42:24par rapport à tout ça.
42:25Si on reste fixé
42:26sur un domaine d'activité,
42:27je pense qu'il est compliqué
42:28de pouvoir faire ça
42:29toute sa vie
42:29et aujourd'hui,
42:30avoir le courage
42:31peut-être
42:31de trouver
42:33d'autres solutions,
42:34ce n'est peut-être
42:35pas donné à tout le monde
42:36mais à un moment,
42:37je pense que par rapport
42:38au temps qu'ils pensent,
42:41par rapport à la société,
42:43par rapport à tout le monde,
42:44je pense qu'ils vont pouvoir
42:44se reformer
42:45et faire de la même chose.
42:47Après,
42:47ce que disait Linda,
42:48concernant les jeunes
42:49qui veulent trouver du travail,
42:50qui cherchent vraiment,
42:51qui cherchent tout ça,
42:52j'ai l'impression
42:53que là,
42:54les jeunes sont
42:55beaucoup moins courageux
42:56que ce que nous,
42:57on était nous à l'époque.
42:59et ça remonte
43:00à peu de temps.
43:02Je vois cette nouvelle génération,
43:04j'ai envie de dire,
43:04c'est de 10 ans en 10 ans,
43:06on se retrouve avec des jeunes
43:07qui ont,
43:08pardon,
43:08moi j'ai 40 ans,
43:10je vais discuter
43:10avec des gens de 30 ans
43:11qui vont avoir
43:12une autre philosophie,
43:13des gens de 20 ans
43:13qui en ont encore
43:14une autre différente.
43:16Aujourd'hui,
43:17je trouve qu'il y a
43:17beaucoup moins de courage
43:18par rapport à moi
43:19et je pense que c'est
43:21le pire en plus.
43:21Alors,
43:22ce que vous dites,
43:23Jonathan,
43:24c'est vrai
43:24et Linda disait
43:25la même chose
43:26que l'approche du travail,
43:28n'est pas du tout
43:29la même
43:30selon nos jeunes.
43:31Vous avez quel âge
43:31vous, Jonathan ?
43:3332 ans.
43:3432 ans ?
43:35Oui,
43:35vous êtes...
43:3542.
43:3642, pardon.
43:37Donc on a pratiquement
43:3820 ans d'écart
43:38et tout dépend
43:40mais c'est vrai
43:40que je vois les jeunes
43:41ne voient pas du tout
43:42le travail comme nous
43:43on le voyait à l'époque.
43:45Mais ça pose quand même
43:47question,
43:47il faudrait tout remettre
43:48à plat,
43:48vous ne trouvez pas,
43:49Jonathan ?
43:50Moi,
43:51je pense qu'une chose
43:52qui pourrait déjà
43:52remettre un plat
43:54et remettre un peu
43:55les jeunes
43:55dans le vrai monde du travail,
43:57c'est d'accepter
43:58que les jeunes
43:58recommencent à travailler
43:59à 16 ans
44:00sur des stages d'été
44:02ou des choses comme ça.
44:03Nous, on l'a fait,
44:04j'ai fait des boulons,
44:06j'ai été bosser
44:06dans des marques,
44:08je ne sais pas
44:08si je peux citer des marques.
44:09Oh, les yeux,
44:10les yeux parlent vrai.
44:11J'ai bossé chez Coqmatine
44:13à mettre des oeufs
44:13dans des boîtes,
44:15j'ai bossé
44:15des anciennes
44:16comme Leclerc,
44:17Intermarché ou tout ça,
44:18il fallait s'occuper
44:19des fruits et légumes
44:19de l'eau,
44:20j'ai fait 16 ans
44:21et j'ai compris
44:22déjà que le travail
44:24comme on s'était fait
44:25et que c'était
44:27compliqué déjà
44:27à cet âge-là
44:28de se dire
44:29voilà,
44:29il y a une récurrence
44:30et tout ça,
44:31ce n'est pas évident,
44:32il faut quand même
44:32s'accrocher
44:33parce que
44:33est-ce que j'ai envie
44:34de le faire plus tard ?
44:35J'ai envie de le faire plus tard,
44:36moi, ça a bien pris
44:36un pied dans l'étrier.
44:38Aujourd'hui,
44:39bon,
44:40je ne dis pas
44:40que c'est compliqué
44:41pour un jeune
44:42de trouver un bus
44:43de McDo
44:43par rapport
44:44à 48 ans
44:44et tout ça,
44:45mais en fait,
44:46aujourd'hui,
44:47on ne leur donne pas
44:47la possibilité déjà
44:48de mettre un pied
44:49dans l'étrier
44:49par rapport à ça
44:50sans en faire leur carrière.
44:52Et là,
44:53ils ne comprennent pas,
44:55en fait,
44:55une fois qu'ils ont fait
44:56leurs études,
44:57ils ne comprennent pas,
44:58ils n'ont pas de job
44:58pour quoi ils ne peuvent pas
45:00trouver.
45:01Et voilà.
45:01Je n'attends,
45:02vous avez très bien fait
45:03d'appeler les 0-826-310-1,
45:05c'est la première fois
45:06que vous appeliez une radio,
45:07vous êtes passés en direct
45:08et votre témoignage
45:09était comme tous les témoignages
45:10qu'on a eus ce soir,
45:11passionnants.
45:12Alors,
45:12merci à Loïc,
45:13Linda,
45:14Jonathan,
45:14Damien,
45:15Philippe,
45:15Stéphane,
45:16Brigitte,
45:16vous avez été très nombreux
45:17ce soir.
45:18Absolument,
45:18Philippe,
45:19et puis d'ailleurs,
45:19vous êtes conviés tous les soirs
45:21à prendre la parole
45:22entre 19h et 20h
45:23dans Les Vraies Voix
45:24Fond parler de la France,
45:25Philippe.
45:25Et nos excuses à ceux
45:26qui n'ont pas pu réagir
45:27sur l'héritage,
45:28qu'on a eu tellement d'appels
45:29sur l'assurance chômage,
45:30mais on va en parler,
45:31il n'y a pas de souci.
45:31on a encore demain
45:32pour en parler,
45:33Philippe.
45:33Absolument,
45:33et maintenant,
45:34l'héritage des Vraies Voix,
45:35si on prend le sens chronologique,
45:37c'est on ne vit pas
45:38dans la même France.
45:39Bonsoir,
45:39Magali Berth.
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