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Antoine Basbous, directeur de l'Observatoire des pays arabes, était l'invité du Face à Face d'Apolline de Malherbe sur RMC et BFMTV ce mercredi 15 avril.

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Transcription
00:00Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Antoine Bassebousse.
00:04Bonjour Madame.
00:04Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes politologue, associé chez Forward Global et directeur de l'Observatoire
00:09des Pays Arabes.
00:11Ce tournant peut-être, peut-on l'espérer, ces déclarations tournant du côté des discussions, des échanges, des négociations
00:20et puis cette déclaration de Donald Trump ce matin, la guerre est quasiment finie. Est-ce qu'on peut le
00:24croire ?
00:25Il y a 10 tournants dans les déclarations de M. Trump tous les jours et ils sont parfois contradictoires.
00:31Entre le tournant de vouloir détruire la civilisation iranienne et la fin de la guerre, il y a beaucoup d
00:38'écarts en peu de jours.
00:40En tout cas, il y a peut-être un rendez-vous diplomatique qui se prépare à Islamabad entre les deux
00:46délégations.
00:48Il y a le rendez-vous du 21 avril, la fin du cessez-le-feu. Il y a le blocus
00:52d'attente en quelque sorte.
00:55Donc ça se joue, bras de fer, en attendant soit le retour aux armes, soit le retour à la table
01:01des négociations.
01:02Ça veut dire qu'il y a une sorte de compte à rebours qui est lancé. La date du 21
01:05avril, elle est évidemment très importante.
01:08Mais lorsque vous dites, en fait, on ne sait plus exactement, effectivement, lire le Donald Trump,
01:14on va essayer de comprendre ce qu'il pourrait faire, au fond, que cette fois-ci, ça marche.
01:18Et notamment, prenons un par un les différents points. On va revenir évidemment sur les discussions entre Israël et le
01:23Liban,
01:23qui ont été distilles constructives hier soir.
01:27Mais d'abord, cette évocation d'une reprise des pourparlers entre l'Iran et les États-Unis à Islamabad,
01:34pourquoi ça marcherait cette fois-ci et que ça n'a pas marché la dernière fois ?
01:36Parce que peut-être que les uns et les autres sont revenus à de meilleures considérations du rapport de force
01:41et que les Américains auraient peut-être mis un peu plus d'eau dans leur vin.
01:46Et surtout, les Iraniens se seraient rendus compte que négocier cette fois-ci, ce n'est pas pendant des années,
01:52mais il faut aboutir à des résultats assez rapides, d'autant plus qu'ils sont maintenant sous blocus,
01:57qu'ils ont beaucoup de pertes, qu'ils ont des infrastructures détruites
02:01et qu'eux aussi, malgré leur résilience, ont besoin d'aboutir, ont besoin d'une sortie pour retrouver un semblant
02:10de vie.
02:10Il y avait plusieurs points sur lesquels, de toute façon, dès le départ, ils n'étaient pas d'accord
02:14et qui ont fait que ces dernières négociations ont abordé très vite,
02:17notamment la question de renoncer au nucléaire.
02:21Est-ce que c'est un point sur lequel, en réalité, l'Iran serait prêt à véritablement faire un pas
02:26?
02:27Parce qu'il y a les déclarations et puis il y a le réel.
02:29– Rappelez-vous, au début de la guerre, on voulait détruire le régime, changer de régime.
02:35Or, aujourd'hui, on est en train de consolider le régime en signant avec lui un accord sur l'avenir
02:41du nucléaire.
02:42Les Américains auraient demandé 20 ans de suppression, de suspension du programme nucléaire.
02:49Les Iraniens auraient accepté 5 années, c'est-à-dire au-delà du mandat de Donald Trump.
02:54Mais il n'y a pas eu accord.
02:57Or, l'état d'esprit, la mentalité de Vince en arrivant à Islamabad, c'était « j'ai plié le
03:03match, venez signer ».
03:04Ce n'était pas comme ça que les Iraniens entendaient cette négociation.
03:08Donc, il n'y a pas eu de prolongation, 20 heures de négociation et rupture.
03:13– Vous le dites, le régime, qui finalement sort presque renforcé, qui a l'avantage au moment où on se
03:19parle ?
03:19– Évidemment, les États-Unis ont vraiment brisé les reins de la République islamique.
03:25– On l'oublie presque, parce qu'ils fanfaronnent.
03:27– Oui, parce que l'Iran est dans le déni.
03:32La mort des hommes chez les Iraniens qui sont formatés pour dire « nous sommes des chouhadas, des martyrs,
03:39nous allons rejoindre le Mahdi au paradis ».
03:41Donc, ça n'a pas la même valeur.
03:43Les Iraniens ont perdu 13 soldats, dont certains, par la chute d'un avion et non pas par un acte
03:53de guerre.
03:54Alors que les Iraniens sont vraiment par terre,
03:57mais eux ne reconnaissent jamais qu'ils ont subi de tels dégâts.
04:01Ils se disent toujours combatifs et se réclament comme étant issus d'une civilisation,
04:07ce qui est vrai, mais ils ne veulent pas accepter.
04:10– Il y a la civilisation, il y a le régime des Mollas,
04:12mais lorsque vous dites qu'ils ne le reconnaissent jamais, le reconnaîtront-ils ?
04:17C'est-à-dire, qu'est-ce qui pourrait, au fond, véritablement briser ce régime ?
04:21Si on en reste au régime, même si on a bien compris que c'était désormais même plus dans la
04:24liste de course des États-Unis.
04:26– D'abord, une réaction en interne, mais cette réaction tarde à venir,
04:32parce que le régime a non seulement mobilisé les Basidges, c'est-à-dire la police locale,
04:36mais aussi fait venir du Pakistan, de l'Afghanistan, de l'Irak,
04:41des chiites qu'ils avaient embrigadés auparavant pour faire le coup de feu
04:45et maltraiter la population qui sortirait dans la rue.
04:49Donc, il est de ce côté-là suffisamment fort pour continuer à se maintenir.
04:56Et puis, il a quelques réserves, il a des proxys, le Hezbollah au Liban,
05:00les Hezbollahs en Irak qui continuent, après le cessez-le-feu, à bombarder les pays du Golfe,
05:06au point que l'Arabie a convoqué l'ambassadrice d'Irak à Riyad pour…
05:11– Qu'est-ce qui peut aboutir de cela ?
05:14Parce qu'évidemment, on va prendre le temps aussi de comprendre
05:17ce qui pourrait se jouer entre Israël et le Liban,
05:20mais lorsque vous dites au fond « il y a le cessez-le-feu »,
05:22l'Iran laisse entendre et montre qu'il le respecte pour l'instant, on est bien d'accord.
05:27Donc, les frappes que vous évoquez ne sont pas directement le fait de l'Iran.
05:32L'Iran peut dire « c'est pas nous », mais c'est tout de même des proches de l
05:35'Iran.
05:36– Mais de qui se moque-t-on quand le Hezbollah au Liban ouvre un front
05:41sur instruction de Téhéran commandé par les passes d'Aran qui sont au Liban ?
05:46C'est au profit de qui il le fait ?
05:48C'est pas le gouvernement libanais, c'est Téhéran qui a décidé ainsi.
05:52C'est pour ouvrir un front de substitution, c'est la sentinelle libanaise
05:56qui veut soulager la citadelle iranienne.
05:59C'était début mars, au début des affrontements.
06:02Idem pour les milices du Hezbollah en Irak.
06:06Quand l'Iran dit « je respecte le cessez-le-feu », il dit à ses milices en Irak «
06:11allez, tapez le Koweït, le Qatar, Bahreïn, l'Arabie ».
06:16Il y a eu beaucoup de dégâts.
06:17Il y a eu 700 000 barils de sorties après le cessez-le-feu parce que les milices irakiennes ont
06:25frappé un holéoduc en Arabie.
06:28Ils ont détruit beaucoup de choses au Koweït également.
06:30Mais tout ça, il ne faut pas être naïf à ce point.
06:33C'est l'Iran qui tire les ficelles.
06:35C'est l'Iran qui donne directement.
06:37C'est le commandement iranien des Pazdaan qui ordonne et les autres exécutent.
06:42Antoine Basbous, cette rencontre hier à Washington,
06:46une rencontre directe pour la première fois depuis des décennies entre le Liban et Israël.
06:53Les deux parties ont estimé qu'il s'agissait de premières rencontres constructives et qu'il y aurait une suite.
07:00Qu'est-ce qu'on doit comprendre et qu'est-ce qu'on peut en attendre ?
07:02D'abord, c'est un tabou qui a été brisé puisque la dernière rencontre remonte à 1983.
07:09Deuxième chose, les deux sont d'accord sur le point qu'il faut trouver une solution pour vivre côte à
07:18côte et non pas en guerre.
07:20Mais qui fait la guerre ? C'est le Hezbollah.
07:23Qui est le Hezbollah ?
07:24Laissez-moi vous rappeler deux ou trois choses.
07:26L'actuel chef du Hezbollah, Naïm Qasim, a écrit un bouquin dans lequel il raconte la soirée à Téhéran
07:32au cours de laquelle l'Ayatollah Khomeini a signé le décret de création du Hezbollah.
07:38Donc le Hezbollah a été créé à Téhéran par un décret de Khomeini.
07:43Je vous rappelle également que Nasrallah, l'ancien chef charismatique, disait à la télévision et répétait
07:50« Je suis un soldat dans l'armée de Wali Yilfaqri ».
07:53Wali Yilfaqri, c'est-à-dire Khamenaï.
07:57Le lien intrinsèque, quasiment enfanté par l'Iran du Hezbollah, c'est ce que vous nous dites ?
08:02C'est une réalité reconnue par tous.
08:05Un livre signé par l'actuel secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qasim, décrit dans le détail tout ça.
08:11Mais alors, on a quand même du mal à comprendre comment, sachant tout cela, et tout cela étant écrit,
08:17le Hezbollah a pu prendre une part aussi institutionnelle dans l'ensemble du puzzle libanais ?
08:23Parce que le Hezbollah a été aidé, renforcé, dopé par l'Iran, et il a infiltré d'autres communautés.
08:32Il a pris part au pouvoir, il a su se faire grandir, parce que le Liban faisait partie de l
08:42'axe de la résistance avec la Syrie.
08:44Et la Syrie, maintenant, qui n'est plus dans l'axe iranien, c'est une occasion, une opportunité unique pour
08:50que le Liban retrouve le chemin de la souveraineté.
08:52Deux questions, Antoine Basbous.
08:55Est-ce que le Liban peut faire comme si le Hezbollah n'était plus là ?
08:59Parce qu'au fond, c'est un peu cette carte qu'il joue en ce moment à Washington.
09:01Il négocie, il discute, comme si le président de la Rassembleée nationale n'était pas membre lui-même du Hezbollah,
09:10comme s'il n'y avait pas ces accords institutionnels avec le Hezbollah.
09:13Est-ce qu'il peut vraiment s'en passer ? Et est-ce que le Hezbollah est aujourd'hui, malgré
09:17tout, affaibli ?
09:18Deux choses.
09:21Khamenei, en recevant le président libanais Michel Suleymane en novembre 2008, lui a dit exactement, entre guillemets,
09:28c'est un ministre présent, Michel Eddé, qui me l'a raconté,
09:33j'ai donné mission, j'ai confié une mission au Hezbollah d'éliminer Israël et de reconquérir Jérusalem.
09:38Ça, c'est Khamenei qui dit cela au président libanais.
09:44Donc, ce sont les passe-d'arans libanais, le Hezbollah.
09:48Ils ont créé des séminaires, des mabarrats, pour formater une jeunesse aux valeurs de Wali Il-Fakrir, aux valeurs de
09:57la République islamique.
09:58Donc, c'est ancré, c'est bien structuré.
10:01Sauf qu'aujourd'hui, le Hezbollah est synonyme de malheur au Liban.
10:05Il a mené des guerres qui ont fait perdre le pays, sa sécurité, sa prospérité.
10:12Mais peut-il passer outre ? C'est-à-dire que le Hezbollah maintient et dit et fait savoir depuis
10:1724 heures
10:18qu'il refuse, évidemment, toute conclusion ou tout ce qui ressortirait de cette discussion entre Israël et le Liban.
10:25Et le pouvoir libanais officiel, le président libanais, lui, dit non, on va mener ces discussions.
10:32Comment ça peut marcher, ça ?
10:33Eh bien, le Hezbollah n'est plus un poisson dans l'eau au Liban.
10:36Il est presque détesté par l'ensemble des communautés, de l'opinion publique, y compris chez les chiites.
10:44Parce que par son action sur instruction de Téhéran, il a jeté sur les routes plus d'un million de
10:50chiites
10:51qui ont quitté le sud et qui pourraient ne plus jamais revoir le sud.
10:55Et ils ne sont plus accueillis parce que quand un chef du Hezbollah s'introduit dans un immeuble,
11:01Israël vient frapper l'immeuble.
11:02Donc, ils ne sont plus du tout les bienvenus ailleurs.
11:05Ils sont sous pression.
11:06Et le gouvernement libanais a pris des décisions qui n'existaient pas auparavant.
11:11Le désarmement du Hezbollah, même s'il n'a pas la capacité ou peut-être parfois la volonté,
11:16parce qu'il y a des complicités quelque part.
11:19C'est quoi ces complicités ?
11:20Je disais hier dans l'éditorial de Lorient Le Jour, effectivement, qu'il disait
11:25au pire, enfin au mieux, le gouvernement libanais n'a pas réussi à désarmer le Hezbollah,
11:31au pire, il a été berné ou s'est laissé berné.
11:34Qu'est-ce que ça veut dire, ça ?
11:36Vous savez, une partie du gouvernement libanais actuel a fait son ascension sous la férule
11:43du Hezbollah.
11:44C'est-à-dire, ces gens-là étaient aux affaires auparavant quand le Hezbollah construisait
11:48son armement, ses tunnels, ses stocks d'armes, recevaient les passes d'aran, recevaient les
11:54milliards de dollars de l'Iran.
11:56Donc, ils sont quelque part, ils ont fait leur ascension ensemble.
11:59Ce sont des sous-traitants.
12:01Ils sont restés au pouvoir aujourd'hui avec la mentalité de sous-traitants du Hezbollah
12:07alors qu'ils sont les chefs et que le Hezbollah est rejeté par l'opinion publique libanaise.
12:11Antoine Bazbous, la question évidemment du cessez-le-feu entre au Liban.
12:16Ce matin, à l'aube, il y a eu une frappe israélienne contre une voiture à une vingtaine
12:22de kilomètres au sud de Beyrouth.
12:25Alors, certes, c'est une voiture ciblée semble-t-il, mais ça veut dire que les frappes
12:29se poursuivent.
12:29Est-ce que les discussions peuvent avoir un lieu sans qu'il y ait un cessez-le-feu réel ?
12:36En 2024, il y a eu un accord entre le Hezbollah et Israël dans lequel il y a eu cessez
12:41-le-feu,
12:42mais donnant à Israël la possibilité d'aller continuer à frapper là où il faut.
12:47Et donc, c'était un accord léonin qu'Israël est en train de poursuivre sous la supervision
12:54des États-Unis.
12:55Et donc, il y a des cibles sélectives.
12:58Il y a même eu des cibles qui ne sont pas sélectives mercredi dernier qui ont été frappées.
13:04Il y a eu un carnage à Beyrouth.
13:07Et donc, Israël ne va pas s'arrêter.
13:09Israël a la volonté de créer une zone de protection de 8 kilomètres de profondeur.
13:16C'est une zone de protection ou c'est une zone d'occupation ?
13:18C'est une zone d'occupation, mais qui pourrait devenir une zone annexée.
13:25Parce que M. Smotrich, le ministre israélien des Finances, a demandé l'annexion...
13:29Qui est membre de l'extrême droite et qui est dans cette coalition autour de Benjamin Netanyahou ?
13:33Il a demandé l'annexion du Sud-Liban jusqu'au Litanie.
13:37Et ce n'est pas une revendication récente, puisque avant la naissance d'Israël,
13:42il y avait des dirigeants qui réclamaient l'annexion jusqu'au Litanie.
13:45Mais ça, ça met évidemment en péril tout début de discussions crédibles, solides, entre le Liban et Israël.
13:52Non, si ça se fait sous l'égide des États-Unis,
13:55eh bien les États-Unis peuvent garantir qu'il n'y aura pas d'annexion d'un côté,
14:00mais il va falloir aussi garantir le retour des réfugiés dans leur domicile.
14:05Or, Israël, aujourd'hui, est en train de démolir tout ce qui est sur la frontière.
14:11Au point qu'à côté du siège de la Finule, à Nakoura,
14:16Ils ont démolé...
14:16Nakoura, c'est où ?
14:17C'est à la pointe sud de la frontière, sur la mer.
14:21Une belle cité.
14:23Eh bien, il y a un hôtel à côté du siège de la Finule
14:26que les Israéliens voulaient détruire à la dynamite.
14:29La Finule a dit, mais si vous le faites, notre QG va sauter par le souffle.
14:34Donc, ils ont réussi à ce que Israël le détruise avec des pelleteuses.
14:39Avec des pelleteuses, donc ils l'ont malgré tout détruit.
14:41Ça veut dire qu'en fait, il y a cette discussion, c'est assez inouï d'imaginer,
14:44même sur le terrain, ces discussions-là.
14:47Vous parlez de la Finule, quel peut être le rôle de la France ?
14:50On a bien compris qu'Israël ne souhaitait pas et refusait même
14:53que la France participe à ce moment de discussion
14:57comme une sorte d'entremetteur ou de participation, justement, entre les deux,
15:02plutôt aux côtés du Liban, semble-t-il.
15:05Quel doit être le rôle de la France ?
15:06Qu'est-ce qu'on peut faire ? Qu'est-ce qu'on doit faire ?
15:08La France est un ami, est un protecteur du Liban.
15:11Il faudrait qu'elle reste dans le jeu, accompagnée par les États européens.
15:16Aujourd'hui, la Finule est structurée autour de forces européennes,
15:19que ce soit espagnoles, italiennes, françaises.
15:23Ça reste quand même la colonne vertébrale de la Finule.
15:27Il va falloir trouver un successeur de la Finule
15:30avec la présence de la France et de l'Europe
15:33pour garantir la sécurité à la frontière au-delà de la fin de cette année.
15:37Israël qui dit donc qu'il ne veut pas de la France.
15:40Est-ce que vous vous dites, Antoine Basbous, qu'au moment où l'on se parle,
15:43on est peut-être à l'aube quand même sur cet angle-là,
15:45sur la question vraiment de la cohabitation Liban-Israël
15:50dans un moment véritablement qui pourrait être historique ?
15:53Oui, il y a eu un tournant, un vrai tournant.
15:56Le tabou est tombé, la négociation directe a eu lieu.
15:59Et sur la photo hier au département d'État, il y avait six personnalités
16:03et ils ont placé l'ambassadrice du Liban à côté de l'ambassadeur d'Israël.
16:08Ils étaient vraiment côte à côte.
16:10On ne les a pas vus se serrer la main à proprement parler,
16:12mais ils étaient vraiment côte à côte.
16:13Côte à côte sur la photo souvenir et face à face dans la négociation
16:19avec Marc Rubio, le secrétaire d'État.
16:22Hormuz, le point de reprise de la guerre, est-ce que c'est là que ça se joue ?
16:27Vous avez commencé cet entretien en évoquant la date du 21 avril,
16:30qui est la date butoir de la fin du cessez-le-feu tel qu'il avait été décidé.
16:34Qu'est-ce qui peut se jouer à Hormuz là, dans les heures qui viennent ?
16:38C'est une position d'attente pour les uns et les autres.
16:41Chacun a placé ses hommes et ses conditions
16:45en attendant soit la reprise des négociations,
16:48soit la reprise de la guerre,
16:50pour passer à ce que M. Trump avait dit.
16:53Je détruis les centrales électriques,
16:56je détruis les centrales de dessalement
16:59et j'éteins la lumière en Iran.
17:05Cette pause, en quelque sorte,
17:06on va terminer cet entretien,
17:08mais on l'apprend à l'instant.
17:09L'armée israélienne déclare que le Hezbollah a tiré ce matin
17:12une trentaine de roquettes.
17:13Donc depuis le sud du Liban vers le territoire d'Israël.
17:18On parlait tout à l'heure de la frappe
17:20contre une voiture faite par Israël à l'aube.
17:24Et là, c'est donc une trentaine de roquettes évoquées
17:25qui auraient été tirées par le Hezbollah.
17:28Le Hezbollah a tiré depuis le 2 mars,
17:30sur instruction de terrain,
17:32plusieurs milliers de roquettes sur Israël.
17:34Alors que le gouvernement libanais,
17:35dans lequel le Hezbollah dispose de deux ministres,
17:38avait ordonné le désarmement du Hezbollah
17:44et la suppression de sa branche militaire et sécuritaire.
17:48Et donc on le voit encore ce matin,
17:49effectivement, la démonstration que tout cela ne fonctionne pas.
17:51Tout cela ne fonctionne pas.
17:53L'autorité du Liban, en tout cas sur le Hezbollah,
17:56est défiée au minimum.
17:57Tout à fait.
17:58Merci beaucoup.
17:59Merci Antoine Basbous.
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