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  • il y a 43 minutes
Jean-Yves Le Drian, ancien ministre de la Défense, ancien ministre des Affaires étrangères et envoyé personnel d’Emmanuel Macron pour le Liban était l'invité de Marc Fauvelle.

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Transcription
00:00À partir du moment où il y a le cessez-le-feu, des discussions, des négociations peuvent commencer.
00:05Elles ont déjà commencé un peu à Washington, mais maintenant il faut qu'elles se poursuivent.
00:08Et il y a un long chemin, parce que beaucoup de questions sont à poser,
00:15beaucoup de questions sont conflictuelles, et il faudra progressivement avancer.
00:20Mais s'il y a une volonté, on peut avancer.
00:23Il y a des obstacles, Jean-Yves Le Drian ?
00:24Il y a des obstacles qui sont nombreux.
00:25Le premier obstacle, c'est la manière dont on peut désarmer ou on doit désarmer le Hezbollah.
00:29Nous sommes tous d'accord sur ce point.
00:31Je rappelle que les autorités libanaises, le président Aoun en particulier,
00:35lors de son discours d'installation, a déclaré publiquement,
00:38il y a le monopole des armes pour l'État, il faut le restaurer.
00:42Mais le restaurer, ça veut dire mener des actions de désarmement du Hezbollah, récupérer des armes.
00:47Il faut encore avoir les moyens de le faire, ce qui veut dire qu'il faut renforcer les forces armées
00:50libanaises
00:51pour qu'elles soient en situation de pouvoir agir, ce qui n'est pas le cas jusqu'à présent.
00:56Et c'était la raison pour laquelle le président de la République française avait organisé une conférence
01:01pour le renforcement de l'aide aux forces armées libanaises qui devaient se tenir à Paris,
01:05qui n'ont pas pu se tenir en raison du début de la guerre.
01:08Il y a ce désarmement qui ne pourra être que progressif.
01:13Vous savez, les Israéliens ont occupé le Liban Sud de 1982 à 2000,
01:19et ils n'ont pas réussi à désarmer le Hezbollah.
01:22Donc, il faut un travail de fond, de conviction, de conviction de la population
01:27et de fermeté à cet égard.
01:30Pour cela, il faut les moyens.
01:31Mais ça ne suffit pas.
01:32Il faut ensuite qu'on puisse rentrer dans un processus
01:36qui se terminera, je l'espère, par non seulement une reconnaissance mutuelle,
01:39un accord sur les frontières, mais aussi peut-être un accord de paix.
01:43Si on est dans cette logique-là, alors la nouvelle de ce soir est considérable.
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