00:00Cette annonce donc d'un cessez-le-feu entre Israël et le Liban, vous l'avez sans doute suivi comme
00:03nous en cette fin d'après-midi,
00:05annoncée par de mal Trump, cessez-le-feu qui doit entrer en vigueur à 23h, heure française.
00:09Est-ce qu'il y a une place ce soir de votre part à l'optimisme ou est-ce que
00:13la prudence, votre prudence, reste de mise ?
00:16Il faut être optimiste et prudent à la fois. C'est une très bonne nouvelle. On ne s'y attendait
00:20pas.
00:21Et parce qu'il avait été dit que le cessez-le-feu ne concerne pas le Liban, or aujourd'hui
00:29il le concerne.
00:30C'est une très bonne nouvelle pour la population libanaise qui a souffert.
00:34Il y a eu depuis le 2 mars 2000 morts, un million de déplacés.
00:38Bref, c'est une nouvelle de soulagement par rapport à cette population qui vit sous les bombes depuis plus d
00:44'un mois.
00:44Et puis c'est aussi une bonne nouvelle, me semble-t-il, pour les autorités libanaises.
00:51Parce que lorsqu'on regarde comment tout ça s'est passé,
00:55vous savez, au moment où il y a des cessez-le-feu, tout le monde s'approprie la victoire, entre
01:00guillemets, en tout cas le résultat.
01:02J'ai même vu tout à l'heure que les Iraniens estimaient que c'était grâce à eux que le
01:07cessez-le-feu était intervenu.
01:09Tout le monde veut une part de la responsabilité.
01:12Mais quand on regarde l'histoire, la chronologie, c'est le président Aoun, le président libanais,
01:19qui prend les initiatives qui aboutissent aujourd'hui à se cessez-le-feu.
01:23Il prend une initiative courageuse, il prend une initiative audacieuse,
01:28en disant « je veux discuter directement avec les Israéliens »,
01:33ce qui était, pour un certain nombre de Libanais, absolument insupportable.
01:37Mais il a dépassé ces réserves-là pour engager un dialogue direct avec Israël.
01:42Ça ne s'était pas fait depuis quasiment la fin de la dernière guerre mondiale.
01:46Cet acte-là était essentiel.
01:48Et qu'a-t-il fait pour aboutir ?
01:52Il a demandé à la France de l'aider.
01:55À partir du moment où il a déclaré cela publiquement,
01:57ça a d'ailleurs été relayé par le Premier ministre, Nabo al-Salam,
02:00il a demandé à la France d'essayer de m'aider à faire en sorte que,
02:04diplomatiquement, on puisse arriver à avoir un dialogue direct avec Israël.
02:07– Et la France n'est pas hors-jeu ?
02:08– Mais non, c'est la France qui a permis…
02:10– Le ministre israélien de l'Assemblée étrangère a dit « veto la France,
02:12ne passez pas aux négociations, nous ne voulons pas de la France ».
02:15– Ce n'est pas le ministre israélien de l'Assemblée étrangère, c'est l'ambassadeur.
02:17– Vous avez raison, c'est l'ambassadeur, pardon, la France a joué un rôle.
02:20– Excusez-moi, je reviens en arrière pour vous dire,
02:21le président Aoun prend cette initiative spectaculaire et courageuse.
02:25Et il se tourne vers qui ?
02:27Vers le président Aoun, vers le président Macron.
02:30Il se tourne vers le président Macron pour lui dire
02:31« est-ce que la France peut m'aider à faire en sorte
02:34qu'il y ait ce dialogue direct avec Israël qui n'a jamais eu lieu ? »
02:36– Sous-titrage Société Radio-Canada
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