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  • il y a 3 mois
Au programme ce soir, retour sur la crise entre l’Iran et les Etats-Unis. Après deux jours de négociations infructueuses au Pakistan, Donald Trump entend bloquer le détroit d’Ormuz, déjà largement bloqué par Téhéran… De quoi engendrer de nouvelles tensions économiques mondiales.
Nous reviendrons ensuite sur les élections législatives en Hongrie. Après 16 années au pouvoir, le premier ministre Viktor Orbán a été assez largement battu.

Enfin en Irlande, une mobilisation spontanée contre l’explosion du prix de l’essence a secoué le gouvernement qui a fini par plier. Une contagion dans d’autres Etats européens n’est pas à écarter.

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00:10Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir. Bienvenue dans cette nouvelle édition.
00:18Au programme ce soir, retour sur la crise entre l'Iran et les Etats-Unis.
00:22Après deux jours de négociations infructueuses au Pakistan,
00:25Donald Trump entend désormais bloquer le détroit d'Hormuz, déjà largement bloqué par Téhéran,
00:31de quoi engendrer de nouvelles tensions économiques mondiales.
00:34Nous reviendrons ensuite sur les élections législatives en Hongrie.
00:38Après 16 années au pouvoir, le Premier ministre Viktor Orban a été assez largement battu.
00:43Et puis en Irlande, une mobilisation spontanée contre l'explosion du prix de l'essence
00:48a secoué le gouvernement qui a fini par plier.
00:51Une contagion dans d'autres Etats européens n'est donc pas à écarter.
00:59Les discussions de fin de semaine entre les Etats-Unis et l'Iran n'ont pas porté leurs fruits.
01:04La situation dans le détroit d'Hormuz est loin d'être réglée
01:07et Trump entend désormais bloquer les ports iraniens
01:10pendant qu'Israël poursuit son offensive brutale sur le Liban.
01:13Le point tout de suite.
01:15Un cessez-le-feu au bord de la rupture, des négociations ratées et un blocus au carré.
01:21Samedi et dimanche, les discussions ont remis plutôt de l'huile sur le feu.
01:26Après 21 heures ininterrompues de pourparlers entre les délégations iraniennes et américaines
01:31à Islamabad au Pakistan, aucun accord n'a été trouvé.
01:35Les conditions de sécurité étaient particulièrement exigeantes.
01:38En effet, alors qu'une large part des anciens dirigeants iraniens
01:40ont été tués par le début de l'offensive israélo-américaine,
01:44rien n'aurait été pire que de voir des officiels être frappés en pleine négociation.
01:49Pour les Américains, J.D. Vance, le vice-président,
01:52ainsi que le négociateur sur le dossier ukrainien Steve Witkoff
01:55et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, étaient de la partie.
01:59Le premier n'était d'ailleurs pas ravi d'avoir hérité de la gestion de la sortie de guerre
02:03alors même qu'il y était opposé.
02:05Il joue toutefois le jeu, parfois plus royaliste que le roi.
02:08Ce dernier a ainsi estimé, après la séquence infructueuse,
02:11que l'Iran avait choisi de ne pas accepter les termes américains
02:15et que c'était surtout une mauvaise nouvelle pour l'Iran.
02:18Presque du Trump dans le texte.
02:19En effet, lors des discussions,
02:21Téhéran aurait refusé de s'engager sur un abandon du programme nucléaire militaire,
02:26un point souvent mis en avant par les Etats-Unis,
02:28tandis que les renseignements militaires américains
02:30estiment régulièrement que l'Iran n'avait pas tenté d'acquérir l'arme atomique.
02:34Rappelons qu'Ali Khamenei avait prononcé une fatwa contre cette arme en 2005.
02:38Une fois les négociations rompues,
02:41Donald Trump a rapidement annoncé qu'il entendait bloquer tous les ports iraniens
02:44ainsi que le détroit d'Hormuz déjà largement entravés.
02:47Le président américain annonçait aussi que l'armée américaine
02:50travaillait au retrait des mines iraniennes prétendument posées dans le fond du détroit,
02:54ce qui n'a rien d'officiel et de certain.
02:56Sans surprise, Téhéran a estimé que les blocages promis par Trump
02:59constitueraient des actes de piraterie
03:01et donc d'un viol de l'accord de cesser le feu
03:04qui court normalement jusqu'au 22 avril prochain.
03:07Dans ce cadre, l'Iran s'estime en capacité de frapper un navire américain
03:11qui bloquerait le passage d'un tanker iranien
03:12ou considéré comme allié,
03:14de quoi faire flamber à nouveau les hostilités.
03:16Quoi qu'il en soit, le trafic dans la zone est toujours très restreint
03:20et les conséquences sur l'économie sont déjà lourdes.
03:22Le baril de pétrole est au-dessus des 100 dollars
03:24et il ne devrait pas rebaisser de sitôt vu de la situation.
03:27De quoi inquiéter les géants mondiaux comme la Chine.
03:30Le détroit d'Hormuz constitue une voie commerciale internationale
03:34essentielle pour les marchandises et l'énergie.
03:36Et le maintien de sa sécurité, de sa stabilité
03:39et de la libre circulation est dans l'intérêt commun
03:41de la communauté internationale.
03:43La cause profonde des entraves à la navigation dans le détroit
03:46réside dans la guerre avec l'Iran.
03:48La solution à ce problème passe par un cessez-le-feu immédiat
03:52et la cessation des hostilités.
03:54Toutes les parties doivent garder leur sang-froid
03:56et faire preuve de retenue
03:57et la Chine est disposée à continuer de jouer un rôle positif et constructif.
04:01Des appels au calme et à la raison
04:03qui ne semble pas être particulièrement entendue.
04:06C'est aussi le cas sur l'autre théâtre de guerre de cette crise.
04:10Le Liban est en effet toujours sous le feu israélien.
04:12L'opération Ténèbres éternelles menée contre le Hezbollah
04:15qui riposte toujours a conduit aux frappes de plus de deux sensibles.
04:19Benjamin Netanyahou a pris la parole dimanche pour évoquer des pourparlers de paix.
04:24Le Liban s'est tourné vers nous.
04:27Au cours du mois dernier, il a pris contact à plusieurs reprises
04:30pour entamer des pourparlers de paix directe.
04:32Cela ne s'était jamais produit auparavant.
04:34J'ai donné mon accord à deux conditions.
04:37Nous voulons le désarmement du Hezbollah
04:39et nous voulons un véritable accord de paix qui tiendra des générations.
04:45Un accord de paix qui tiendra pendant des générations.
04:48Pour Benjamin Netanyahou, tout porte à croire que la solution réside en une annexion du Sud Liban.
04:53Le principal foyer de combat est actuellement à Binjbeil,
04:56une ville que Tzahal est parvenue à encercler,
04:59mais aussi sur le sud de Beyrouth, la capitale.
05:01De nouveaux incidents entre l'armée israélienne et la finule ont été rapportés
05:05et la force de l'ONU considère sa position intenable
05:08avec des entraves répétées à son mandat.
05:10De part et d'autre du conflit,
05:12la paix semble donc encore bien loin du chemin
05:15et chaque méandre devrait plonger l'économie mondiale
05:18dans une crise encore un peu plus inquiétante.
05:24Victor Orban ne réussira pas la passe de 5.
05:27Après 16 années de pouvoir ininterrompu,
05:30le Premier ministre hongrois était défait par les urnes ce dimanche.
05:33Entre pression extérieure et usure du pouvoir,
05:36le mouton noir de Bruxelles a donc fini par chuter.
05:39Décryptage de Nicolas de Lamberterie.
05:42On le disait indéboulonnable,
05:45ses adversaires internes et externes le qualifier de dictateurs
05:49ayant verrouillé la démocratie.
05:52Au final, c'est en démocrate et par les urnes
05:56que Victor Orban et son parti, le Fidesz, sont tombés.
05:59Les résultats sont sans appel.
06:0152% pour le parti d'opposition Tissa,
06:05qui obtient même la majorité constitutionnelle des deux tiers,
06:08et 38% pour le Fidesz, qui tombent à 55 sièges sur 199.
06:14Quant au parti d'opposition nationaliste Mirazank,
06:18il sauve sa place au Parlement,
06:19avec 6% d'essufrage et 6 sièges de députés.
06:24Celui qui aura été Premier ministre de 1998 à 2002,
06:29puis de 2010 à 2026,
06:32ne sera donc pas parvenu à enchaîner
06:34un cinquième mandat consécutif à la tête de la Hongrie.
06:38Depuis son retour aux affaires en 2010,
06:41Victor Orban avait incarné une opposition critique à Bruxelles
06:44et à la construction européenne,
06:47affirmant une position se voulant plutôt souverainiste
06:50et hostile à l'extension indéfinie des pouvoirs de la Commission européenne.
06:54En 2015, Victor Orban avait vu les vagues migratoires traverser son pays
06:59et s'était bruyamment opposé à cette situation,
07:03construisant une barrière frontalière permettant de contenir ce phénomène.
07:07Enfin, depuis la guerre à grande échelle en Ukraine en 2022,
07:11le Premier ministre hongrois avait exprimé son hostilité aux sanctions contre la Russie,
07:15les considérant inefficaces et dommageables.
07:18Autant de sujets sensibles qu'il avait fait, au fil des ans,
07:22de Victor Orban le mouton noir de Bruxelles,
07:25mais aussi le champion européen d'une certaine idée de la souveraineté nationale et de l'identité.
07:30Mais au terme de 16 années de pouvoir sans partage,
07:33l'inévitable usure du pouvoir a fini par rattraper le Premier ministre hongrois,
07:38tandis que les pressions de Bruxelles, notamment financières,
07:42ont contribué à lui rendre la tâche difficile.
07:45Face à lui, pour le faire enfin tomber,
07:47ses adversaires auront tout essayé au fil des ans,
07:51y compris une alliance gauche-extrême droite en 2022.
07:54Mais au final, celui qui aura eu la peau du vieux lion,
07:57c'est précisément un second couteau de la galaxie du Fidesz,
08:02Peter Moyar, ex-mari d'une ministre du Fidesz.
08:05Parvenant à rassembler les électeurs d'une gauche largement discréditée
08:09et les électeurs centristes,
08:11Moyar est parvenu à être le catalyseur
08:14que l'opposition se cherchait depuis au moins une décennie.
08:18Peter Moyar, c'est un populiste.
08:20C'est l'homme qui a su être le catalyseur de la lassitude des Hongrois
08:27à l'égard des partis qui régnaient depuis 16 ans,
08:30qui s'étaient fortement personnalisés, fortement incarnés en Viktor Orban.
08:36C'est un homme qui vient des cercles du Fidesz.
08:39Et c'est quelque chose de très important,
08:41puisqu'il a su rallier des électeurs de droite
08:45et des gens de sensibilité relativement apolitique,
08:48mais hostiles à la gauche,
08:50ainsi que tout l'électorat de gauche
08:53qui a vu en Peter Moyar le vecteur du dégagisme.
08:57Voilà, donc Peter Moyar, c'est l'homme du dégagisme
09:00et c'est une figure populiste dans le sens où il a su donner un visage
09:06à tout le mécontentement qu'il peut y avoir
09:10dans nos démocraties d'opinion et de marché
09:13à l'égard d'un pouvoir qui est en place depuis longtemps.
09:16Selon Thibaut Giblin, il y a aussi matière à établir une comparaison
09:20entre l'irruption de Peter Moyar en Hongrie depuis 2024
09:24et celle d'Emmanuel Macron en France en 2017.
09:27Il y a évidemment des parallèles à tracer
09:30entre Peter Moyar et Emmanuel Macron.
09:32D'abord, ce sont de strictes contemporains
09:34et ils sont les vecteurs d'un certain populisme
09:37qui est celui des sociétés européennes
09:40dans cet état post-national assez avancé
09:44avec une culture de l'instantané
09:47et avec une facilité à proposer du neuf
09:52sans avoir l'effort de construire une idéologie.
09:55Les deux sont dépourvus d'idéologie
09:57et servent simplement d'émettre une étincelle
10:02à une situation qui, en France,
10:04était l'épuisement du clivage du MPS
10:06qui tendait du coup à se refondre
10:09dans une unité supérieure.
10:11Et puis Peter Moyar, c'est l'homme
10:13qui reprend les différentes couches
10:15des oppositions stériles des dernières années,
10:19qui leur donne un zeste
10:21d'aspect conservateur et de défense nationale
10:26et qui suffit finalement à remplacer
10:30et à être préféré à ce que Victor Orban
10:32avait pensé, médité et structuré
10:34à travers un parti-État
10:36qui était devenu très puissant.
10:38Depuis l'annonce des résultats,
10:39les félicitations chaleureuses
10:41ont afflué à Budapest.
10:43Venant notamment d'Emmanuel Macron,
10:45d'Ursula von der Leyen,
10:46de Kiev ou de Manfred Weber,
10:48le chef de file du PPE au Parlement européen.
10:51Au niveau du programme,
10:52Peter Moyar s'était présenté
10:54sous des habits conservateurs de centre-droit.
10:57Mais la réalité de son programme
10:58devrait surtout consister
11:00en un réalignement en douceur,
11:02mais aussi en profondeur,
11:04sur la politique de Bruxelles.
11:06On peut ainsi s'attendre
11:07à des évolutions rapides
11:09sur le prêt de 90 milliards à l'Ukraine,
11:11l'adhésion de la Hongrie
11:13au parc européen,
11:14l'alignement sur la politique énergétique
11:16de Bruxelles,
11:17voire, sous quatre ans,
11:19l'adhésion à la zone euro.
11:21Concernant les fonds gelés par Bruxelles,
11:23ils devraient,
11:24comme avec le cas polonais en 2023,
11:27être rapidement débloqués,
11:28donnant ainsi au nouveau gouvernement
11:30la possibilité de respirer un peu,
11:33au moins durant les premiers mois du mandat.
11:35Quant à Orban et au Fidesz,
11:37leur retour dans l'opposition
11:38s'annonce difficile,
11:40mais aussi combatif.
11:41Car s'ils ont assurément
11:43pris une gifle ce dimanche,
11:44l'unité disparate autour de Peter Magyar
11:47ne s'est faite que pour faire tomber Orban
11:50et pourrait bien se fissurer rapidement.
11:52Mais quoi qu'il arrive,
11:54la Hongrie aura été d'ici là
11:56dûment réalignée
11:57sur les objectifs euromondialistes.
12:03Une révolte d'ampleur
12:04passée sous les radars en France.
12:06En Irlande,
12:07un mouvement spontané
12:08s'est mobilisé contre l'explosion
12:10du prix de l'essence
12:11et il a fait plier le gouvernement.
12:14Explication d'Olivier Frère-Jacques.
12:16En ciblant des infrastructures critiques
12:19comme les dépôts de carburant
12:20et les raffineries.
12:22Ce ne sont plus des manifestations,
12:24mais des blocages.
12:25Plus des protestations,
12:26mais des blocages.
12:27La police de la République d'Irlande
12:29est en effervescence
12:30alors que la colère déborde
12:32face à la flambée
12:32des prix du carburant.
12:34Depuis près d'une semaine,
12:35les grands axes routiers,
12:36les ports et les principales villes
12:38dont Dublin sont paralysés
12:39par des blocages organisés
12:41par des routiers,
12:42des agriculteurs
12:42et des citoyens réunis
12:44au sein du collectif
12:44People of Ireland.
12:46La mobilisation spontanée
12:48et sans consigne syndicale
12:50dénonce une hausse brutale
12:51des tarifs liés à la crise
12:52au Proche-Orient.
12:53Le diesel est passé
12:54de 1,70€ à 2,18€ le litre.
12:56L'essence de 1,74€
12:58à 1,97€,
13:00frappant de plein fouet
13:01un pays très dépendant
13:02de la voiture
13:03et des importations
13:03d'hydrocarbures.
13:05Les manifestants ont bloqué
13:07les accès aux dépôts
13:08de carburant,
13:08aux ports et même
13:09à la seule raffinerie
13:10du pays
13:11à White Gate,
13:12près de Cork,
13:13dans le sud du pays
13:14qui fournit habituellement
13:1440% du pétrole irlandais.
13:16Résultat,
13:17samedi,
13:18plus de 600
13:19des 1 500 stations-service
13:20étaient quasiment à sec.
13:22Des convois de tracteurs
13:23et de camions
13:24ont ralenti le trafic
13:25sur les autoroutes,
13:26provoquant des embouteillages
13:27massifs
13:28et menaçant l'approvisionnement
13:29des entreprises
13:30dont 90% des exportations
13:32transitent par la route
13:33ou la mer.
13:39Face à cette paralysie,
13:41le gouvernement
13:42de coalition centriste
13:43a durci le ton.
13:43Le Premier ministre,
13:44Michael Martin,
13:45a qualifié les blocages
13:47d'inadmissibles
13:48et illogiques
13:49accusant les protestataires
13:50de prendre le pays
13:51en otage.
13:52Samedi,
13:52la police soutenue
13:53par l'armée
13:53est intervenue
13:54pour déloger
13:55les manifestants
13:56de la raffinerie
13:56de White Gate
13:57et disperser
13:58les rassemblements
13:58à Dublin et Galway.
14:00Des arrestations
14:01ont eu lieu.
14:02Pourtant,
14:02la grogne n'a pas faibli
14:04immédiatement
14:04et les mobilisations
14:05se sont maintenues.
14:07Dimanche,
14:08après une réunion exceptionnelle
14:09du Conseil des ministres,
14:10l'exécutif a même dû céder
14:11en partie
14:12sur les revendications
14:13des manifestants
14:14en annonçant
14:15le prolongement
14:16des exemptions
14:17de taxes
14:17sur les carburants
14:18et le report
14:19de la hausse
14:20de la taxe carbone
14:20prévue le 1er mai
14:21à octobre.
14:22Ces mesures s'ajoutent
14:24aux 250 millions d'euros
14:25déjà débloqués en mars.
14:27Résultat,
14:28plusieurs barrages
14:29ont été levés,
14:29la raffinerie a pu redémarrer
14:31et les livraisons
14:31ont repris
14:32même si le retour
14:34à la normale
14:34pourrait prendre
14:3510 jours
14:36et dépendra
14:37du bon vouloir
14:37d'une population
14:38remontée à bloc.
14:40La crise
14:40a toutefois révélé
14:41les fragilités du pays
14:43et fragilisé
14:44la coalition au pouvoir.
14:45Le Sinn Féin,
14:46principal parti
14:47d'opposition
14:48de gauche nationaliste,
14:49a annoncé
14:50un vote de confiance
14:50au Parlement.
14:52Le mouvement irlandais
14:53rappelle le phénomène
14:54des gilets jaunes
14:55et le président
14:56des Patriotes
14:56Florian Philippot
14:57a pris la balle au bon
14:58et vanter
14:59la méthode adoptée
15:01qu'il estime
15:01reproductible
15:02chez nous.
15:03Et ce qu'ils font,
15:05c'est parfaitement
15:07reproductible
15:07en France.
15:08Il y a plein d'acteurs,
15:09il y a aussi les paysans,
15:10il y a aussi les routiers,
15:11c'est intelligent.
15:12Entre le mouvement
15:13des routiers du Canada
15:14et des gilets jaunes
15:15en France,
15:15les manifestants irlandais
15:16sont les nouveaux témoins
15:18d'une instabilité
15:19socio-économique
15:19grandissante
15:20en Occident
15:21où la dépendance énergétique
15:22vis-à-vis d'acteurs
15:23lointains
15:24se fait particulièrement sentir
15:25dans ces périodes
15:26d'instabilité géopolitique.
15:33Et passons à présent
15:34au reste de l'actualité
15:35en France.
15:40Delphine Ernot
15:40désavouée,
15:41pas par la commission
15:42d'enquête
15:42mais par l'intérieur
15:43de France Télévisions.
15:44Dimanche,
15:44la Société des journalistes
15:45de France 3
15:46à Île-de-France
15:46a annoncé le vote
15:47d'une motion de défiance
15:48contre la présidente
15:50du groupe France Télévisions.
15:51La motion a recueilli
15:5267% de participation
15:53et 93% de réponses négatives.
15:55Rappelons que la motion
15:56de défiance
15:57est un texte témoignant
15:58d'une rupture de confiance
15:59des salariés
15:59envers leur direction.
16:01Delphine Ernot
16:01ne sera pas contrainte
16:02à la démission.
16:03En 2017,
16:04deux ans après son arrivée
16:05à la tête du groupe
16:06audiovisuel public,
16:07elle avait subi
16:07une telle motion,
16:08ce qui n'a pas empêché
16:09d'être reconduite
16:10deux fois par l'Arcom.
16:12Faute avouée,
16:13à moitié pardonnée.
16:13Les impôts ont présenté
16:15leurs excuses
16:15pour le traitement
16:16un peu zélé
16:17à l'égard de Benjamin Brière
16:18retenu otage en Iran
16:19pendant plus de trois ans.
16:20En effet,
16:21après son retour,
16:22le Trésor public
16:22avait reproché à l'intéressé
16:23de ne pas avoir déclaré
16:24ses revenus
16:25pendant qu'il était retenu captif.
16:27L'interlocutrice des impôts
16:28avait d'ailleurs affirmé
16:29à Benjamin Brière
16:29que déclarer ses impôts
16:30était une obligation,
16:32y compris pour les détenus.
16:33Elle avait ajouté
16:34que sa famille
16:34aurait pu le faire à sa place
16:35en cas d'indisponibilité.
16:37Tout pour t'ac croire
16:37que la médiatisation
16:38de l'affaire kafkaïenne
16:39a poussé l'administration
16:41à régulariser le dossier rapidement.
16:43Ce traitement de l'État français
16:44n'est toutefois pas un hasard
16:45puisque Benjamin Brière
16:46est aussi privé
16:47d'allocations chômage
16:47et radié de la sécurité sociale.
16:49Et oui,
16:50quand Bercy voit une piste d'économie,
16:51il fonce.
16:54Policier contre policier.
16:55Vendredi,
16:55le parquet de Créteil
16:56a annoncé
16:56que sept agents
16:57de la police municipale
16:58de Villeneuve-Saint-Georges
16:59dans le Val-de-Marne
17:00vont être jugés
17:01notamment pour violences aggravées.
17:02Plus tôt dans la semaine,
17:03onze agents
17:04avaient été interpellés
17:04et placés en garde à vue
17:05pour violences aggravées,
17:06fours en écriture publique,
17:08vols par personnes
17:08dépositaires de l'autorité publique
17:10et dégradations en réunion.
17:11Mais quatre d'entre eux
17:12ont été remis en liberté.
17:14Le maire LR Christel Nian
17:15a déclaré
17:17faire confiance à ses agents
17:18mais qu'elle attendait
17:19les résultats de l'enquête.
17:20Les prévenus seront jugés
17:21en septembre prochain.
17:24Vente inédite
17:25de Claude Monet
17:25à Paris.
17:26Deux tableaux
17:27qui n'ont pas été exposés
17:28publiquement depuis près d'un siècle
17:29seront mis aux enchères
17:30par celui à Paris jeudi.
17:31Il s'agit des îles de Port-Villet
17:33peintes en 1883
17:34et de Véteuil-Effet du Matin
17:36datant de 1901.
17:37Ces œuvres,
17:38restées dans des collections privées
17:39pendant environ 100 ans,
17:40seront visibles pour la première fois
17:42par le public
17:42à l'occasion du centenaire
17:43de la mort du peintre.
17:44La première est estimée
17:46entre 3 et 5 millions d'euros,
17:47la seconde entre 6 et 8 millions.
17:49Les îles de Port-Villet
17:50n'étaient connues jusqu'ici
17:51que par des photographies
17:52en noir et blanc.
17:53Le tableau a été peint
17:53quelques semaines
17:54après l'installation
17:54de Claude Monet à Giverny
17:55au printemps 1883.
17:57Quant à Véteuil-Effet du Matin,
17:59il illustre le traitement
17:59moderne des paysages
18:00du maître impressionniste.
18:06Et à présent,
18:06l'actualité internationale.
18:12L'Espagne persiste et signe.
18:14Le Premier ministre socialiste espagnol,
18:16Pedro Sanchez,
18:17a exhorté l'Union européenne
18:18à suspendre son accord
18:19d'association avec Israël.
18:21Il accuse Tel Aviv
18:22de violer de manière flagrante
18:24le droit international
18:25par son offensive militaire
18:26au Liban
18:27et ses actions
18:28dans la bande de Gaza.
18:29Madrid se positionne
18:31une nouvelle fois en pointe
18:32pour dénoncer le comportement
18:33du gouvernement
18:33de Benjamin Netanyahou,
18:35qualifié de criminel
18:36par les autorités espagnoles.
18:38Sanchez estime
18:39que ces violations répétées
18:40bafouent les articles
18:41de l'accord UE-Israël.
18:43L'Espagne,
18:44qui a souvent critiqué
18:45l'attitude colonialiste
18:46de l'État hébreu,
18:47tente ainsi
18:47de pousser Bruxelles
18:49à prendre ses responsabilités
18:50face à une situation
18:51qu'elle juge intenable.
18:53Cette initiative intervient
18:54alors que l'Union européenne
18:55reste divisée
18:57sur la question,
18:58incapable jusqu'ici
18:59d'adopter une position
19:00commune ferme
19:01envers Israël.
19:03Les cow-boys continuent
19:05de tirer.
19:05Les Etats-Unis ont mené
19:06de nouvelles frappes aériennes
19:07samedi dans l'océan Pacifique
19:09tuant cinq hommes
19:10présentés comme
19:11des narcoterroristes.
19:13Selon le commandement
19:14militaire américain
19:15pour l'Amérique latine
19:15et les Caraïbes,
19:16deux embarcations ont été visées
19:18lors d'une opération
19:19contre des trafiquants
19:20de drogue présumées.
19:21Depuis septembre 2025,
19:23cette campagne militaire
19:24a fait au moins 168 morts.
19:26Washington n'a cependant
19:27jamais fourni
19:28de preuves solides
19:29établissant le lien
19:30entre les navires ciblés
19:31et le trafic de drogue.
19:32L'opération suscite
19:34une vive controverse
19:35internationale.
19:35Des experts de l'ONU
19:37et d'ONG
19:37dénoncent des exécutions
19:40extrajudiciaires.
19:40La légalité de ces frappes
19:41est contestée tant au sein
19:43de la classe politique
19:43américaine
19:44qu'à l'étranger.
19:46Donald Trump se prend-il
19:47pour Dieu ?
19:48Dimanche,
19:48le président des Etats-Unis
19:50a publié sur son réseau social
19:51« Trou Social »
19:52une image générée
19:53par l'intelligence artificielle
19:54où il est présenté
19:55comme portant la lumière
19:57dans une main
19:58et guérissant un blessé
19:59avec l'autre main.
20:00Une symbolique
20:01faisant immédiatement
20:02penser à Jésus-Christ.
20:04De nombreux Américains
20:05ont qualifié cette image
20:06de blasphème
20:06à l'instar
20:07de Marjorie Taylor Greene,
20:09ancienne alliée
20:09de Donald Trump.
20:11Le chef d'État américain
20:12a publié cette image
20:13dans la foulée
20:13de ses critiques
20:14contre le pape Léon XIV
20:15qui a appelé à la paix.
20:17Je ne suis pas
20:18un grand fan du pape Léon.
20:19C'est quelqu'un
20:20de très progressiste
20:21et c'est un homme
20:22qui ne croit pas
20:22en la lutte
20:23contre la criminalité.
20:24Donald Trump a ajouté
20:25qu'il ne voulait pas
20:26d'un pape qui critique
20:27le président des Etats-Unis.
20:29Le chef d'État
20:29ignore peut-être
20:30que le pape
20:31œuvre pour l'Église universelle
20:32et non pour l'Amérique.
20:34Mais Donald Trump
20:35a partagé une théorie
20:35pour le moins surprenante
20:36selon laquelle
20:37Léon XIV
20:38ne serait pape
20:39que parce qu'il est américain
20:43ne serait pas au Vatican.
20:45Jacques Moretti
20:46véritable coupable idéal
20:48le propriétaire
20:49du Constellation
20:49le bar de la station
20:51suisse de Crançmontana
20:52dévasté par les flammes
20:53lors de la soirée
20:54du réveillon
20:54alourdit encore
20:55son palmarès
20:56alors que les éléments
20:57accablants
20:57se sont multipliés
20:58lors de l'enquête
20:59des mousses acoustiques
21:01inflammables
21:01aux issues de secours
21:02condamnés
21:03en passant par
21:03les absences de contrôle
21:04l'entrepreneur révèle
21:06progressivement
21:06un profil
21:07de moins en moins
21:08défendable
21:09mardi dernier
21:09tandis que Jacques Moretti
21:11s'était fait porter pâle
21:12pour éviter une audition
21:14pour des raisons médicales
21:15il a été aperçu
21:16dans son autre établissement
21:17de la station Valaisanne
21:18le vieux chalet
21:19en train de faire
21:20des travaux sur le toit
21:21une attitude
21:22de plus en plus
21:23incompréhensible
21:24et intolérable
21:25pour les proches
21:26des 41 personnes
21:27décédées
21:27dans l'incendie
21:28et pour les 115 blessés
21:34Et voilà c'est déjà
21:35la fin de cette édition
21:35dès à présent
21:36retrouvés
21:36Politique et Éco
21:37Pierre Bergerot
21:38reçoit l'analysiste
21:39économique
21:40Charles Sanna
21:40pour évoquer
21:41les risques
21:42de pénurie
21:42qui se profilent
21:43avec la guerre
21:44au Moyen-Orient
21:46Voilà
21:46donc à fin avril
21:47début mai
21:48se pose la question
21:49objective
21:50des pénuries
21:51c'est-à-dire qu'il ne va pas
21:53y en avoir pour tout le monde
21:54donc s'il n'y en a pas
21:55pour tout le monde
21:56vous avez deux solutions
21:57pour gérer une pénurie
21:58dans un monde normal
22:00après on peut parler
22:02d'une économie administrée
22:04mais dans un monde normal
22:05vous avez l'ajustement
22:06par les prix
22:07donc là
22:08si vous vous retrouvez
22:09avec un baril de pétrole
22:10alors
22:11j'ai calculé d'ailleurs
22:13donc s'il nous manque
22:1430%
22:15par exemple
22:16de gasoil
22:17c'est ce qui va nous manquer
22:18s'il nous manque
22:1930% de gasoil
22:20début mai
22:21quel est le prix
22:22du gasoil
22:23pour faire baisser
22:23la demande
22:24de 30%
22:25donc là
22:26c'est 5,60 euros
22:27le litre
22:28et demain dès 7h
22:29retrouvez le zoom
22:30avec Pierre Conessa
22:31spécialiste des questions
22:32stratégiques
22:33internationales
22:34et militaires
22:35il livre son petit
22:37traité de géopolitique
22:38pour les vraiment nuls
22:39et les décideurs politiques
22:41est-ce que vous pensez
22:43que c'est générationnel
22:44ce problème
22:45de dirigeants politiques
22:47déconnectés
22:48de la réalité
22:50des faits
22:51ou alors
22:52est-ce
22:53le raccourcissement
22:54du mandat
22:55qui précipite
22:56les choses
22:56du mandat
22:57je crois qu'il y a
22:57un problème
22:58structurel en France
22:59c'est-à-dire que
23:01la filière noble
23:02si vous voulez
23:02en France
23:02qui est différente
23:03aux Etats-Unis
23:04ou en Angleterre
23:05c'est si vous faites
23:06classe prépa
23:10normal sup
23:10science po
23:11en a grand corps
23:12cabinet
23:12vous avez des individus
23:14qui ont fait
23:14pendant 10 ans
23:15des études
23:15et qu'ensuite
23:16on demande de gérer
23:17un pays
23:17qui ne connaisse pas
23:17obligatoirement la France
23:18et un monde
23:19qui ne connaisse pas du tout
23:20le globe
23:21donc en fait
23:22on a un label
23:23académique
23:23et ce label académique
23:25encore une fois
23:25il va se dessiner
23:26par rapport à la suite
23:27de carrière
23:28par rapport au poste
23:29etc.
23:29et donc ça
23:30c'est quand même
23:31un défaut
23:31qui est structurel
23:32au système français
23:33qui laisse peu de place
23:34si vous voulez
23:35à des gens
23:35venus d'autres filières
23:36et voilà
23:36c'est déjà la fin
23:37de cette édition
23:38merci à tous
23:39pour votre fidélité
23:40rendez-vous demain
23:41aux côtés d'Olivier et frère Jacques
23:42en attendant
23:43portez-vous bien
23:44bonsoir
23:45merci à tous
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