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  • il y a 4 heures
A la une de cette édition : l’euthanasie votée. L’Assemblée nationale s’est de nouveau prononcée pour la piqure mortelle au mépris des soignants et patients, avec l’approbation de la franc-maçonnerie.

Aux Etats-Unis, le président Trump a subi un revers sur la question du droit du sol dans un contexte délicat au Proche-Orient et à quelques mois des midterms.

Nous reviendrons enfin sur l’annonce de la démission du président serbe Aleksandar Vučić, qui ressemble plutôt à une stratégie habile pour rester au pouvoir.

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00:00TVL a besoin de vous maintenant. Je sais que pour beaucoup d'entre vous, ma demande est synonyme de sacrifice.
00:06Et je vous remercie par avance pour le soutien que vous nous accorderez. Il n'y a pas de petits
00:10gestes.
00:10De notre côté, toutes les dépenses sont concentrées sur notre mission d'information.
00:15Au sein de TVL, nous n'avons ni milliardaires, ni millionnaires.
00:19TVL, ce n'est pas non plus le service public, je peux vous le dire. Personne ne se gave.
00:24Il n'y a pas de prétendu star chez TVL, il n'y a que des personnalités animées par la
00:29volonté de vous livrer une information libre.
00:31Et c'est uniquement notre indépendance totale qui nous permet cette liberté.
00:35Celle que vous avez appréciée pendant les gilets jaunes et le Covid, celle qui vous ouvre les yeux sur l
00:39'actualité internationale.
00:40Parce que soyons clairs, si j'avais un oligarque derrière l'épaule pour souffler mes textes,
00:44si j'avais une puissance étrangère pour dicter les éléments de langage,
00:47un marchand de canons pour décrypter les guerres,
00:50ou des perfusions d'argent public à la gloire du pouvoir en place,
00:53je ne serais pas là à vous demander de l'aide.
00:56TVL a besoin de votre don car c'est la seule garantie d'une intégrité totale.
01:01C'est aussi pour ça que nos analyses sont confirmées par le réel.
01:04Elles ne sont pas biaisées par des intérêts privés.
01:06Et dans les mois à venir, l'information totalement indépendante, ce sera crucial.
01:12La voix de TVL sera capitale.
01:14Alors aidez-la à raisonner.
01:16Soutenez TVL maintenant.
01:38Madame, Monsieur, bonsoir.
01:39Par la une de cette édition, l'euthanasie votée.
01:42L'Assemblée nationale s'est de nouveau prononcée pour la piqûre mortelle
01:45au mépris des soignants et patients avec l'approbation de la franc-maçonnerie.
01:50Aux États-Unis, le président Trump a subi un revers sur la question du droit du sol
01:54dans un contexte délicat au Proche-Orient et à quelques mois des mid-terms.
01:58Nous reviendrons enfin sur l'annonce de la démission du président serbe Aleksandar Vucic
02:02qui ressemble plutôt à une stratégie habile pour rester au pouvoir.
02:10Ils ont encore voté la mort, l'euthanasie et le suicide assisté
02:14ont été approuvés par l'Assemblée nationale après un débat truqué et bâclé
02:17sans écoute des premiers concernés.
02:20Renaud de Bourleuf.
02:20Votant 562, exprimé 527, majorité 264.
02:27Pour 295, contre 232, l'Assemblée nationale a adopté.
02:35Fraternité et mortalité.
02:37Mardi pour la troisième fois, les députés ont voté la proposition de loi dite fraternelle
02:41instaurant l'euthanasie et le suicide assisté.
02:44Rappelons les cinq conditions prévues par le texte.
02:47Pour être mortellement piqué, il faut être majeur.
02:49De nationalité française ou résider de façon stable et régulière en France.
02:52Être atteint d'une affection grave et incurable qui engage le pronostic vital
02:56en phase terminale ou seulement avancée.
03:00Présenter une souffrance physique ou psychologique liée à cette affection,
03:03réfractaire au traitement ou jugée insupportable par la personne.
03:06Et être apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée.
03:10Des critères extrêmement larges, validés après un débat truqué
03:14qu'a dénoncé le député de l'ISER, Anand Mansouri,
03:16dont le groupe politique, l'UDR, est le seul à avoir voté à l'unanimité contre le texte.
03:21L'intitulé de cette proposition de loi est faux.
03:24Il ne crée pas une aide à mourir, il crée la possibilité de provoquer la mort
03:29comme soi-disant réponse à la souffrance.
03:32Pourquoi tant d'efforts pour éviter les mots d'euthanasie et de suicide assisté ?
03:36Parce que chacun sait que les mots ont un sens.
03:39Changer les mots permet parfois de changer plus facilement les consciences.
03:44De l'hypocrisie mais aussi de la légèreté de la part de parlementaires
03:47qui ont tout simplement joué avec l'avis de milliers de personnes
03:50comme le souligne Marie-Lise Pellissier, porte-parole de La Marche pour la Vie.
03:53Nous avons vu les résultats hier.
03:55Il y avait une forme de colère puisqu'on voit bien qu'il y a certains députés
03:58qui ne prennent pas la mesure, la gravité de ce texte,
04:02qui font de la sourde oreille,
04:03qui ne se renseignent même pas sur le contenu du texte.
04:07Et donc on aurait envie de leur demander de prendre au moins le temps
04:12d'écouter les différentes prises de parole qui sont faites sur cette loi.
04:16Parmi les personnes qui n'ont pas été entendues figurent les professionnels de santé.
04:20Éric Mercier, infirmier, dénonce les problèmes éthiques et deontologiques
04:23induits par une telle législation, mais aussi les dangers cachés.
04:26Les plus graves risques à craindre sont d'abord pour les jeunes dépressifs
04:32qui, pour le moment, sont légèrement contenus dans l'actuelle proposition de loi,
04:38mais qui vont être les premiers concernés,
04:42notamment parce qu'il y a une demande d'harmonisation mondiale
04:47sur le marché du prélèvement d'organes.
04:51Et lorsque l'on connaît la date et l'heure d'un décès,
04:57on bascule dans une gestion de flux.
04:58La gestion de flux sera efficace pour les pensions, les mutuelles.
05:02Elle sera efficace pour les pompes funèbres,
05:04mais elle sera surtout efficace pour organiser les prélèvements d'organes
05:08qui plus est à chaud.
05:09Donc ma grande inquiétude, c'est les jeunes.
05:12Et la deuxième grande inquiétude, c'est que cette loi,
05:15pour qu'elle fonctionne, avait besoin d'un cheval de troie.
05:18Le cheval de troie de la loi euthanasie est la loi soins palliatifs
05:22qui n'a aucune évaluation des protocoles de sédation profonde et continue,
05:27aucune évaluation pharmacologique et surtout une proposition d'autofinancement.
05:32Ce que les Anglais ont réalisé jusqu'en 2014 avec Liverpool Carpathway,
05:36ils étaient à 100 000 morts par an lorsqu'ils ont décidé eux-mêmes d'arrêter cette loi.
05:40L'avenir est sombre.
05:42Il est précieux que les gens aillent dès à présent se renseigner sur leur protection juridique.
05:48Ça leur coûtera 100 euros d'assurance par an,
05:51mais que les gens activent une protection juridique et non pas un conseil juridique,
05:55une protection juridique leur permettra de rémunérer un avocat qui les aidera.
05:59Les patients aussi souffrent de ne pas avoir été assez entendus, un comble.
06:02Le collectif Les Éligibles, regroupant des personnes potentiellement concernées par la législation,
06:07a publié un communiqué dénonçant le manque de considération des craintes des premiers concernés.
06:36La présidente de l'Assemblée nationale, Yael Broun-Pivet, a préféré écouter d'autres voix.
06:40Je regrette profondément que certains des principaux promoteurs de ce texte
06:44n'aient pas jugé utile de rencontrer la société française d'accompagnement et de soins palliatifs
06:49qui rassemble pourtant les professionnels confrontés chaque jour à des situations humaines d'une extrême complexité.
06:55Quand en revanche, ils vont juger utile de rencontrer les responsables de la loge franc-maçonnique du Grand Orient de
07:01France,
07:01chacun appréciera les priorités qui ont été faites.
07:04Le texte va maintenant repartir au Sénat,
07:06mais le dernier mot sera donné à l'Assemblée nationale lors d'un vote solennel le 15 juillet.
07:09Mais reste à savoir si une surprise est encore possible,
07:13comme en Écosse, où les parlementaires ont renoncé à légaliser l'euthanasie,
07:16malgré une majorité en première lecture.
07:18Une surprise autant plus possible que, à l'exception de l'UDR qui s'est opposée à l'unanimité à
07:22l'euthanasie,
07:23aucun groupe parlementaire n'est uni sur cette question.
07:25Pendant qu'à droite, certains élus RN et LR ont voté pour l'euthanasie,
07:29à gauche, certains parlementaires s'y sont opposés,
07:31tels que le député communiste de Seine-Saint-Denis, Stéphane Peu,
07:34ou le député écologiste de la Vienne, Lisa Bellucot,
07:37et même Sophia Chiquirou, députée LFI de Paris et compagne de Jean-Luc Mélenchon.
07:41Au centre, les groupes Modem et Horizons sont presque à parité entre les partisans et les opposants.
07:46L'écart continue à diminuer.
07:48Il y avait en seconde lecture 73 voix d'écart.
07:51Nous sommes aujourd'hui à 63 voix d'écart.
07:54Il faut bien noter cet écart parce qu'il est très faible
07:57et qu'il faut interpeller aussi notre gouvernement et le parlement en disant
08:00« Mais est-ce que vous êtes prêts à adopter un texte avec si peu de consensus ?
08:04Est-ce que vous seriez prêts à adopter l'euthanasie et le suicide assisté finalement à une voix ? »
08:08On a gagné des voix et c'est ça qu'il faut voir
08:10parce que la tendance d'érosion des voix qui sont pour ce texte continue.
08:17C'est bien nous qui gagnons du terrain.
08:18Donc il faut se mobiliser.
08:20En 15 jours, nous avons 32 députés à convaincre
08:23et je pense que c'est faisable si tout le monde s'y met.
08:29Trump mis en échec par la Cour suprême sur le droit du sol
08:33en pleine campagne des mid-termes.
08:35C'est alors que son aventure perse tourne au vinaigre.
08:37Le président se trouve dans une position délicate.
08:40Des routes internationales et des boires internes.
08:43La Cour suprême des Etats-Unis a infligé mardi un revers au président Donald Trump
08:47en invalidant son décret visant à restreindre le droit du sol.
08:51Cette décision prise à six voix contre trois réaffirme un principe constitutionnel
08:55vieux de plus de 150 ans et complique la stratégie de lutte contre l'immigration
09:00du président républicain à quelques mois des élections de mi-mandat de novembre.
09:04Dans son arrêt, rédigé par le président conservateur de la Cour, John Roberts,
09:08la haute juridiction estime que le décret signé dès le 20 janvier 2025
09:13viole le 14e amendement de la constitution adopté en 1868 après la guerre de sécession.
09:19Cet amendement dispose que toute personne né ou naturalisée aux Etats-Unis
09:23est soumise à leur juridiction et citoyen des Etats-Unis.
09:27La mesure présidentielle qui visait à exclure les enfants d'immigrés
09:30en situation irrégulière ou de résidents temporaires n'entrera donc pas en vigueur.
09:35Trois juges conservateurs, dont Roberts, ont rejoint les trois progressistes,
09:39tandis que certains magistrats nommés par Trump ont exprimé des réserves sur les raisonnements.
09:44Un des aveux pour le président, tandis que ses adversaires à gauche se frottent les mains.
09:48Alex Padilla, sénateur démocrate de Californie, s'est félicité de cette petite victoire
09:53qu'il considère comme conforme à la constitution.
09:56La constitution ne saurait être plus claire.
10:01Si vous êtes né aux Etats-Unis, vous êtes citoyen. Point final.
10:05C'est on ne peut plus clair.
10:06La Cour suprême a donc rendu une décision juste ce matin.
10:11Une décision conforme aux droits et une épine dans le pied des Républicains.
10:15En effet, un tel échec peut contribuer au découragement des électeurs conservateurs
10:19qui constateront une certaine forme d'impuissance,
10:22alors même que les juges de la Cour suprême sont majoritairement de leur camp.
10:26Pour Trump, cette décision touche une mesure emblématique de son programme de 2024.
10:31Il avait assisté en personne aux audiences en avril.
10:33Un geste rare. Sur trousse sociale, le président a dénoncé un mauvais arrêt pour le pays.
10:39La Cour suprême a confirmé le droit du sol, ce qui est regrettable pour notre pays.
10:43Mais nous pouvons facilement y remédier au Congrès par une loi, avec le soutien du Président,
10:47comme cela a été décidé au cours de ce processus.
10:50Nul besoin d'un amendement constitutionnel long et complexe.
10:53Le Congrès devrait commencer dès aujourd'hui à travailler à l'abolition du droit du sol,
10:57coûteux et injuste pour notre pays.
10:59Ils auront mon soutien total et inconditionnel.
11:01Le Président se remet donc au Congrès pour un processus qui pourrait prendre du temps.
11:06Et encore, faudra-t-il être majoritaire, car le Républicain dispose d'une courte majorité
11:10dans les deux chambres qu'il pourrait perdre lors des mid-terms.
11:13Un échec législatif sur ce dossier risquerait d'affaiblir la base électorale républicaine
11:18très mobilisée sur l'immigration et bien échaudée par l'aventure perse ratée du Président.
11:24Sur le front intérieur, l'immigration reste la priorité absolue,
11:28mais les blocages judiciaires répétés, comme pour les tarifs donnés en février,
11:32illustrent les limites de la gouvernance par décret.
11:35La Cour suprême n'a cependant pas tout refusé aux conservateurs.
11:38Elle a rendu des décisions favorables sur les droits des transgenres
11:40et le financement des campagnes électorales, offrant à Trump quelques victoires.
11:44À quatre mois des mid-terms, ce jugement sur le droit du sol pourrait galvaniser les deux camps,
11:49les démocrates et les associations de défense des droits civiques.
11:52Ils voient une victoire de l'État de droit.
11:54Les Républicains, eux, tenteront de transformer la frustration en mobilisation électorale.
11:59Trump a déjà promis de contourner l'obstacle parlementaire.
12:02Reste à savoir si le Congrès, sous pression, répondra à l'appel avant novembre.
12:07Cette affaire rappelle que, malgré son retour triomphal à la Maison-Blanche,
12:11Donald Trump doit encore composer avec les contrepoids institutionnels.
12:15Le droit du sol, sanctuarisé depuis l'affaire Wonky-Marc en 1898,
12:19reste pour l'instant toujours un tabou constitutionnel.
12:27Partir pour mieux rester dans un contexte tendu,
12:30telle semble être la stratégie du président serbe Aleksandar Vucic,
12:34qui vient d'annoncer sa démission prochaine avant la fin de son second mandat,
12:38ainsi que des élections législatives anticipées.
12:41Nicolas de Lamberterie.
12:43Aleksandar Vucic annonçant son retrait de la vie publique ou de tel ou tel mandat,
12:48c'est déjà une histoire assez ancienne,
12:50et qui semble amener à se répéter une nouvelle fois.
12:53Dans un contexte de politique intérieure difficile,
12:57après le drame de l'effondrement de l'auvent de la gare de Novissade,
13:01fin 2024, qui a fait une quinzaine de morts,
13:04Aleksandar Vucic et son pouvoir ont été depuis lors systématiquement contestés
13:09par des manifestations initialement estudiantines,
13:13et qui se poursuivent inlassablement depuis.
13:16Ces manifestations combinent des populations aux sentiments plutôt occidentaux,
13:20et des serbes plutôt nationalistes.
13:22Et pour tenter de donner le change, ce samedi 27 juin,
13:26le président de la République de Serbie a annoncé devant ses partisans réunis à Belgrade
13:31qu'il allait démissionner dans les semaines à venir.
13:34Aleksandar Vucic a également annoncé qu'il allait convoquer par la même occasion
13:38de nouvelles élections législatives anticipées,
13:41et surtout qu'il se tenait à disposition de sa famille politique
13:44pour mener une campagne électorale victorieuse.
13:47Dès lors, le coup que tente Vucic semble assez clair,
13:51feindre de quitter le pouvoir pour mieux y rester.
13:54En effet, le second mandat présidentiel d'Aleksandar Vucic
13:57aurait dû en principe se terminer le 31 mai 2027,
14:01et la constitution serbe ne permet pas d'effectuer plus de deux mandats présidentiels.
14:06Par conséquent, si Vucic démissionne d'ici quelques semaines,
14:09le temps qu'une nouvelle campagne électorale ait lieu,
14:12on peut estimer qu'il n'aura raccourci son deuxième mandat présidentiel que de six mois.
14:17En ce qui concerne l'Assemblée nationale,
14:19cette dernière est en principe élue pour quatre ans.
14:21Mais après les élections de 2020,
14:23cela fera déjà la troisième élection législative anticipée,
14:27après celle d'avril 2022 et celle de décembre 2023.
14:31En avril 2022, les législatives anticipées avaient pour but
14:34de les faire coïncider avec l'élection présidentielle,
14:37tandis qu'en 2023, l'objectif était de répondre à la colère populaire
14:41consécutive à une fusillade dans une école.
14:44Dès lors, les élections législatives anticipées de 2026
14:48auraient pour objectif, comme en 2022,
14:50de les faire coïncider avec la présidentielle,
14:53elle aussi anticipée.
14:54Il n'est donc pas déraisonnable de penser
14:56qu'Alexandar Vucic envisagerait de briguer le poste de chef du gouvernement,
15:00une fonction qu'il a déjà occupée de 2014 à 2017.
15:04Pour le moment, les enquêtes d'opinion indiquent
15:06que le parti présidentiel recueillerait environ 47% des suffrages,
15:11contre 30% pour la liste étudiante,
15:13celle qui cristalliserait donc le mécontentement de la rue,
15:16que l'on peut observer depuis plus d'un an et demi.
15:19C'est peut-être pour prévenir le risque
15:20de voir cette liste étudiante gonfler encore davantage,
15:24en canalisant l'ensemble des oppositions,
15:27que le parti présidentiel de Vucic anticipe de quelques mois les élections.
15:31Dans son discours, qui a duré un peu plus d'une demi-heure,
15:34Vucic n'a pas parlé que des échéances électorales serbes à venir.
15:38Il a aussi évoqué ce qu'il estime être le plus important acquis de son bilan,
15:42à savoir être parvenu à maintenir la Serbie en dehors de tout conflit militaire,
15:47dans une période de forte tension.
15:49En effet, des frictions régulières apparaissent encore au Kosovo,
15:54qui a fait sécession de la Serbie avec l'aide des occidentaux,
15:57mais compte encore une minorité ethnique serbe, en particulier au nord.
16:01Par ailleurs, la guerre en Ukraine a mis la petite Serbie sous très forte pression.
16:06Les liens culturels, énergétiques et économiques entre la Russie et la Serbie sont forts et anciens.
16:11L'an dernier, la Serbie a dû faire vendre en catastrophe
16:14les parts détenues par des entreprises énergétiques russes
16:18dans la seule raffinerie du pays, celle de Pantchevo,
16:21pour échapper de justesse à des sanctions américaines
16:24qui auraient pu aller jusqu'à empêcher la Banque centrale de Serbie
16:27de procéder à des transactions internationales.
16:29D'autre part, le processus d'adhésion à l'Union Européenne,
16:34très largement entravé par la question du Kosovo,
16:36reste également un enjeu vital pour la Serbie.
16:39En effet, dans la réalité des faits,
16:41la Serbie ne semble pas plus désireuse que cela
16:43de rejoindre à tout prix et à toute vitesse l'Union Européenne.
16:47Mais en revanche, une immense majorité de Serbes
16:50seraient très mécontentes si Bruxelles mettait à exécution
16:53ces menaces récurrentes de réintroduire un régime de visa Schengen
16:57pour les citoyens de la République de Serbie.
17:00Dès lors, tout le jeu du processus d'adhésion
17:03ou de pseudo-adhésion de la Serbie à l'UE
17:05consiste surtout à faire suffisamment de concessions à Bruxelles
17:09pour que les Serbes ne soient pas soumis de nouveau au régime de visa,
17:13étant donné que cela aboutirait, de fait,
17:16à ce que les Serbes soient subitement géographiquement étranglés.
17:19C'est ainsi que la Serbie est régulièrement mise sous pression de Bruxelles
17:22pour suspendre la libre circulation sans visa entre Russie et Serbie.
17:27L'ironie voulant d'ailleurs que cette liberté de circulation
17:30a essentiellement profité à des Russes opposés à la guerre en Ukraine
17:33et désireux de quitter le pays.
17:35Face à ces difficultés, la Serbie a ces dernières années
17:38énormément misé sur la Chine,
17:40vu comme une puissance amie et en capacité de contribuer au développement du pays.
17:45Une idée séduisante, mais mise à mal précisément par le drame de Novissade,
17:49le haut vent mal reconstruit de la gare
17:52et dont l'effondrement a fait une quinzaine de morts,
17:54s'inscrivant précisément dans le cadre du projet chinois
17:58de la liaison ferroviaire rapide entre Belgrade et Budapest.
18:01Une situation délicate, d'équilibrisme très difficile pour la Serbie,
18:06dont hériteront les vainqueurs des prochaines consultations électorales,
18:10que ce soit le camp Vucic ou son opposition.
18:16L'actualité en bref en France.
18:21Le décompte des jours avant le départ d'Emmanuel Macron peut commencer.
18:25Les dates de l'élection présidentielle ont été dévoilées.
18:27Les premiers et seconds tours auront lieu le 18 avril et le 2 mai.
18:31La passation de pouvoir aura lieu le 14 mai au plus tard.
18:34La campagne présidentielle aura une fin inhabituelle.
18:36Rappelons qu'une campagne électorale se clôture officiellement
18:39le vendredi soir à minuit.
18:40Or, pour ce scrutin, la veille du second tour sera le 1er mai,
18:43une journée pendant laquelle la neutralité est rarement démise.
18:45A croire que l'Elysée aura cédé à la volonté de la gauche de faire campagne jusqu'au bout,
18:49si elle est qualifiée pour le second tour.
18:51La campagne présidentielle démarre dans son volet judiciaire.
18:54Jordan Bardella a annoncé mardi que des perquisitions étaient en cours
18:57au siège et au domicile personnel de prestataires de communication
19:00ayant travaillé avec le Rassemblement national.
19:02Le président du RN a dénoncé un calendrier judiciaire suspect
19:05à une semaine du délibéré dans l'affaire d'inéligibilité de Marine Le Pen.
19:09Il évoque également l'ouverture prochaine d'une information judiciaire,
19:12le concernant personnellement lié à un emploi au Parlement européen occupé
19:15il y a près de 12 ans, après une plainte d'une association militante.
19:17De son côté, le parquet européen a confirmé mener des mesures d'enquête
19:20en France et dans d'autres pays sur l'usage de fonds européens
19:23par l'ancien groupe Identité et Démocratie entre 2019 et 2024.
19:27L'enquête fait suite à un rapport de la direction des affaires financières
19:30du Parlement européen.
19:31Un proche du couple Macron dans la tourmente.
19:33Mardi, Pierre-Olivier Costa était suspendu de sa fonction
19:35de président du Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée,
19:39le Mucem, à Marseille.
19:40Il fit l'objet d'une enquête pour harcèlement moral et sexuel.
19:43Cet individu était chef de cabinet d'Emmanuel Macron
19:45pendant la campagne présidentielle de 2017.
19:48Après l'élection, il avait été nommé directeur de cabinet de Brigitte Macron,
19:51un poste qui n'existait pas auparavant
19:53et dont personne n'a vraiment compris la teneur.
19:55La création de cette mission avait particulièrement surpris
19:58après une campagne présidentielle marquée par le thème
20:01des emplois familiaux fictifs.
20:03Marseille toujours avec le trafic de drogue.
20:06Mardi, quatre nouveaux suspects ont été interpellés
20:08dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de Mehdi Kessassi
20:11en novembre dernier.
20:12Les enquêteurs privilégient toujours la piste d'une erreur de cible.
20:15Les tueurs visaient probablement son frère,
20:18Amine Kessassi, maire adjoint écologiste de Marseille,
20:21connu pour ses prises d'opposition contre le trafic de drogue.
20:23La piste de la DZ Mafia,
20:25gang de trafiquants algériens installés à Marseille,
20:27est toujours privilégiée.
20:28L'un des suspects arrêtés mardi
20:30pourrait être un exécutant de la DZ Mafia.
20:33En mars, dix personnes avaient été interpellées
20:35dans les Bouches-du-Rhône et dans l'Hérault
20:36pour des rôles logistiques, opérages, guets ou destructions de preuves.
20:44L'actualité internationale en bref.
20:49Donald Trump, champion de la bourse crypto.
20:52Selon les chiffres livrés par le Bureau d'éthique gouvernementale,
20:55le président des Etats-Unis aurait enregistré
20:57un revenu d'environ 1,2 milliard de dollars
21:00grâce à ses actifs en crypto-monnaie en 2025.
21:03Depuis 1978, les présidents américains
21:06doivent déclarer tous les revenus et actifs
21:09de façon très officielle.
21:11Ainsi, on constate que Donald Trump
21:12a essentiellement engrangé des profits
21:14grâce aux crypto-monnaies
21:15qui lui ont permis de passer d'un patrimoine
21:17de 2,3 milliards à 6,5 milliards
21:20entre 2024 et 2026,
21:23selon Forbes.
21:24Donald Trump fait l'objet d'accusations
21:26de conflits d'intérêts, notamment parce que
21:27ses fils se sont également enrichis
21:30grâce à des actifs fortement stimulés
21:32par des actions ou déclarations politiques
21:34de leur père.
21:35En janvier 2025,
21:36Trump avait commercialisé une monnaie
21:38portant son nom quelques heures
21:40avant son investiture.
21:41Dynastie nippone au Pérou.
21:44Keiko Fujimori a été élue présidente du Pérou
21:47avec 50,13% des voix au second tour
21:49du 7 juin 2026.
21:52Devant sans ainsi de justesse,
21:53le candidat de gauche Roberto Sanchez.
21:55A 51 ans,
21:57la dirigeante de Fuerza Popular
21:58deviendra le 28 juillet
22:00la 9e présidente du pays
22:02en 10 ans.
22:03Fille de l'ancien président
22:04Alberto Fujimori,
22:05elle a mené une longue carrière politique
22:07marquée par 4 candidatures présidentielles,
22:09plusieurs passages en détention provisoire
22:11pour des affaires de financement de campagne,
22:13une résistance et une détermination
22:15qui fascinent une partie de l'électorat.
22:17Elle promet par ailleurs
22:18de lutter fermement contre l'insécurité,
22:20de défendre l'héritage économique de son père
22:22tout en assumant un positionnement conservateur
22:24sur les questions de société.
22:26Sans majorité absolue au Parlement,
22:27elle devra nouer des alliances à droite
22:29dans un pays profondément divisé.
22:31Son adversaire conteste encore les résultats.
22:34Le Burkina s'isole encore un peu plus.
22:37Le pays d'Afrique de l'Ouest
22:37a annoncé le 26 juin
22:39la rupture de ses relations diplomatiques
22:40avec la France,
22:41rejoignant ainsi un très petit groupe
22:43de pays parmi lesquels
22:44la Corée du Nord et l'Afghanistan,
22:46sans lien avec Paris.
22:47Le capitaine Ibrahim Traoré
22:49a justifié cette décision
22:50par, je cite,
22:51« l'activisme incessant
22:52et les ambitions néocoloniales de la France.
22:55Après l'adoption d'une résolution critique
22:57du Parlement européen
22:58sur la répression au Burkina,
22:59un vote sans portée concrète
23:01mais qui témoigne néanmoins
23:02d'un aspect moralisateur pesant
23:04de l'institution européenne.
23:06Les autorités burkinabées
23:08ont donné 7 jours à la France
23:10pour fermer son ambassade
23:11et son consulat à Ouagadougou.
23:13Les quelques 2500 ressortissants français
23:15sur place perdront l'accès
23:17au service consulaire.
23:18Paris organise le rapatriement
23:19de son personnel
23:20et cherche un pays tiers
23:21pour protéger ses intérêts.
23:22Cette rupture intervient
23:24dans un contexte
23:24de fortes tensions
23:25depuis le putsch de 2022
23:27et le départ
23:27des forces spéciales françaises.
23:29Il y a la résistance
23:30et il y a l'indécence.
23:32À peine plus de 6 mois
23:32après le terrible incendie
23:34du bar Le Constellation
23:35qui a coûté la vie
23:36à 41 jeunes
23:37et fait 115 blessés
23:38dans la station
23:39de Cranç-Montana,
23:40les patrons tentent
23:41de relancer leurs affaires.
23:42En effet,
23:43deux restaurants appartenant
23:44au couple Moretti,
23:45le Vieux Chalet
23:46et le Senso,
23:47pourraient bientôt
23:48rouvrir leurs portes
23:49suscitant la colère
23:50des habitants
23:50de la vallée suisse.
23:52En effet,
23:52selon l'enquête
23:53sur le tragique incendie
23:54du Réveillon,
23:55tout porte à croire
23:56que la catastrophe
23:57aurait pu être évitée
23:58si les patrons
23:59de l'établissement
23:59avaient un tant soit peu
24:01respecté les règles
24:01de sécurité.
24:03Depuis le problème
24:03des mousses acoustiques
24:04inflammables
24:05au manque d'alerte
24:06en passant par le blocage
24:07des issues de secours,
24:08en tout 14 personnes
24:09sont inculpées
24:10dans cette affaire.
24:15Ce soir,
24:16le dernier numéro
24:16de la saison
24:17d'Alerte Générale
24:18avec Momochi,
24:19ingénieur en électronique
24:20pour évoquer
24:20la société de surveillance.
24:22Également au programme
24:23passé présent
24:24avec l'historien Olivier Dard.
24:26Demain,
24:26dès 7h,
24:27vous pourrez découvrir
24:28un Zoom
24:28avec le philosophe
24:29Rémi Soulier
24:30sur René Guénon.
24:31C'est la fin
24:32de cette édition.
24:32Merci de votre fidélité.
24:34À demain.
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