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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDProsWE à 9h le samedi et le dimanche

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00:00:00Il est quasiment 9h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros, il y a du monde sur ce plateau.
00:00:05Merci d'être avec nous, chère Charlotte Dornelon, elle sera ravie de vous retrouver pour le samedi matin.
00:00:09Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi vous faites une grimace ? Vous commencez par une grimace ?
00:00:13J'ai écorché votre nom, chère Dornelas, pardonnez-moi.
00:00:17Tout va bien, bonjour Eliott.
00:00:19Je vous attends au tournant. Alexandre Devecchio est avec nous, chère Alexandre, bonjour.
00:00:23Bonjour Eliott.
00:00:23François Pierrard, directeur général de l'Observatoire Hexagone.
00:00:27Vous allez venir, preuve à l'appui, chiffre à l'appui, étude à l'appui, à quel point notre économie est en difficulté, notre honnêtement est historique.
00:00:35Et puis avec vous aussi, on reviendra sur le niveau des Français, des élèves en mathématiques, l'alerte du président, du directeur général de Safran.
00:00:42On devrait tous en parler ce matin et rares seront ceux qui aborderont le sujet.
00:00:48Mathieu Ock est avec nous, Georges Fenecht.
00:00:50Qu'est-ce que vous faites un samedi matin ?
00:00:51Bonjour Eliott, quel plaisir de vous retrouver.
00:00:52Mais qu'est-ce que vous faites un samedi matin, Yohann Zahy ?
00:00:55C'est exceptionnel, c'est vrai, mais je vous préviens, je suis très en forme.
00:00:57À situation exceptionnelle, quoique c'est l'histoire sans fin, ce budget, on a bien compris, il fallait se contorsionner.
00:01:04C'est estampillé PS, le nouveau budget de Sébastien Lecornu, on en parlera dans cette émission.
00:01:10Il est 9h très précisément.
00:01:12Et à 9h, nous faisons un point sur l'information.
00:01:15Tout ce qu'il faut savoir sur l'actualité de ce samedi, c'est avec vous Marine Saborin.
00:01:19Bonjour Marine.
00:01:19Bonjour Eliott, bonjour à tous.
00:01:21On commence avec ce braquage d'une extrême violence à Annecy.
00:01:24Vous le voyez sur ces images de vidéosurveillance de marchands d'or qui ont été victimes d'un vol à main armée en plein centre-ville.
00:01:32Mercredi, les malfrats ont tabassé l'un des deux gérants qui a quasiment été laissé pour mort.
00:01:36Cela s'est passé en l'espace de seulement trois minutes.
00:01:39Le montant total du préjudice est estimé à plus de 100 000 euros.
00:01:42Les deux suspects sont toujours en fuite.
00:01:45Cette affaire dont on vous parlait sur CNews, l'ex-compagnon de Chloé Pé, violemment agressé à Blois en 2022, a été condamné à 15 ans de prison hier.
00:01:53Jugé pour tentative de meurtre, Marvin Joly a été reconnu coupable de violences volontaires aggravées.
00:01:58La cour a estimé qu'en dépit de la violence et de la localisation des coups portés, un doux subsistait sur sa volonté de tuer la jeune femme.
00:02:04Outre la perte de son oeil droit, Chloé Pé a également subi des lésions neurologiques irréversibles, au terme notamment de deux mois de coma.
00:02:11Et puis autre affaire, affaire criminelle qui remonte à 1986, celle de Marie-Thérèse Bonfanti qui avait disparu dans une petite ville d'Isère alors qu'elle distribuait des journaux.
00:02:21Âgée de 25 ans à l'époque et mère de deux enfants, sa voiture avait été retrouvée, les clés sur le contact, son sac à main sur le siège.
00:02:27Un voisin, Yves Chatin, avait été interrogé par la police et relâché, faute d'éléments.
00:02:31En 2022, l'enquête est relancée par le pôle Colquès de la police.
00:02:35Le voisin reste entendu, il avoue alors le meurtre et conduit les enquêteurs jusqu'à la tombe de sa victime.
00:02:40L'ADN a permis d'identifier les restes de Marie-Thérèse Bonfanti.
00:02:44Seulement voilà, le délai de prescription a été largement atteint.
00:02:47Décision prise hier par la cour de cassation, une décision douloureuse pour le frère et l'époux qui se disent aujourd'hui victimes du système judiciaire.
00:02:54Dans le reste de l'actualité, c'est la fin de la grève des médecins.
00:02:57Après dix jours de mobilisation, les médecins libéraux ont suspendu leur mouvement hier soir.
00:03:01Ils ont obtenu du gouvernement des engagements de retrait de mesures contestées, parmi elles la surtaxation des suppléments d'honoraires.
00:03:08Ce chiffre, à présent, les entrées régulières sur le territoire de l'Union européenne ont chuté de 26% l'an dernier.
00:03:13C'est ce que révèlent les derniers chiffres de Frontex, l'agence européenne de garde-frontière.
00:03:17C'est le chiffre le plus bas depuis le 2021, selon Frontex.
00:03:20C'est notamment le résultat d'un renforcement des frontières extérieures.
00:03:24Cette tendance se confirme sur l'ensemble des routes migratoires.
00:03:27A l'exception de celle de la Méditerranée occidentale, les détections ont augmenté de 14% en 2025.
00:03:32Une hausse liée principalement à des départs plus importants depuis l'Algérie.
00:03:36A l'international, Donald Trump menace de droite douane les pays qui ne soutiendraient pas son plan pour acquérir le Groenland malgré le refus du Danemark.
00:03:43Une déclaration qui intervient après le renfort de la présence militaire danoise au Groenland.
00:03:48Et puis cette image qu'on voulait vous montrer ce matin, celle d'Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne,
00:03:54qui a célébré l'accord entre l'UE et le pays du Mercosur.
00:03:57Elle était au Brésil hier en compagnie du président brésilien.
00:04:00Cet accord est officiellement signé aujourd'hui au Paraguay, en France.
00:04:04Pourtant, les éleveurs espèrent toujours faire pression.
00:04:07En Aveyron, une opération coup de poing a été organisée hier au PH du viaduc de Millau.
00:04:11Tous les camions de marchandises hors Union européenne ont été contrôlés.
00:04:15Des actions qui devraient se poursuivre cette semaine.
00:04:17Les agriculteurs prévoient notamment de prendre la direction de Strasbourg pour faire entendre leur voix.
00:04:21Voilà pour l'essentiel de l'actualité à 9h, Elliot.
00:04:24Merci pour ce point complet sur l'actualité, chère Marine.
00:04:27Et on vous retrouve à 10h pour un nouveau point sur l'information.
00:04:30A la une de l'heure des pros ce matin, justement, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne,
00:04:36le sourire au lèvre au plus près du président brésilien Lula,
00:04:41en marge de la signature d'un traité contre nature pour la France.
00:04:44Alors que l'exécutif se déresponsabilise en agitant le nom au traité du Mercosur.
00:04:49Ce nom institutionnalise l'impuissance française face à Bruxelles.
00:04:54Si Mme von der Leyen veut, la France doit.
00:04:59Pourrait-on imaginer une seule seconde Bruxelles soumettre sa politique au général de Gaulle ?
00:05:04Où est passée la chaise vide ?
00:05:05Pour être craint, il faut être fort, promet Emmanuel Macron en chef des armées devant les soldats.
00:05:11Un président élu au garde-à-vous devant Mme von der Leyen.
00:05:15Mme von der Leyen a-t-elle tremblé une seule seconde en apprenant le nom français concernant le Mercosur ?
00:05:21Qui est fort ? Qui est souverain dans une France minée par le déclin ?
00:05:25Mme von der Leyen ne veut pas s'arrêter là.
00:05:27Les accords de libre-échange vont s'enchaîner.
00:05:30L'Inde dans un mois, la Malaisie, les Émirats, l'Australie, le commerce extérieur, l'immigration, la justice, la politique agricole, désormais la défense.
00:05:38L'Union européenne souhaiterait contrôler l'exportation des armes entre pays de l'Union européenne.
00:05:43Où est passée la souveraineté française ?
00:05:46Alors que chaque jour, nos pouvoirs sont délégués à Bruxelles, pendant que nos élus se contorsionnent sur un budget Frankenstein sans le moindre cap fixé sur le long terme,
00:05:55au Paraguay, Mme von der Leyen signera un traité pour l'histoire.
00:06:01Un traité qui tuera peut-être dans les prochaines années le monde agricole français.
00:06:06Voilà le programme.
00:06:08L'Union européenne, sommes-nous impuissants face à Mme von der Leyen ?
00:06:12Ça sera l'un des sujets phares de cette émission.
00:06:15Et je salue toutes les personnes qui sont présentes autour du plateau.
00:06:18Je l'ai déjà fait tout à l'heure.
00:06:19Sébastien Lecornu revoit sa copie avant de parler de Mme von der Leyen.
00:06:24Et la frappe un peu plus du saut du PS.
00:06:26Et c'est pour ça que vous êtes avec nous, Yohann Uzaï, parce qu'on a besoin d'y voir plus clair sur ce qui s'est passé hier.
00:06:31Combien va coûter ce budget ?
00:06:33Qui est satisfait ?
00:06:34C'est peut-être la seule question qui va et combien va coûter ce budget, puisque la France s'est surendettée.
00:06:39Je voudrais qu'on s'arrête un instant sur cet échange par micro interposé.
00:06:44Vous avez Sébastien Lecornu qui, lors de son allocution, a attaqué fortement les oppositions.
00:06:51En gros, vous avez des oppositions qui s'opposent et une sorte de sabotage, de cynisme du côté du RN et de la France insoumise.
00:07:00Marine Le Pen a répondu à Sébastien Lecornu.
00:07:02Regardez.
00:07:04La France insoumise et le RN, chacun à leur manière, ont bloqué ce travail et ont méthodiquement rendu le texte incohérent et donc, à la fin, invotable.
00:07:16Ce n'est pas une divergence de fond, c'est une stratégie cynique et profondément délibérée.
00:07:21Calimero Lecornu.
00:07:31Il vient de découvrir quelque chose d'absolument terrible.
00:07:33L'opposition s'oppose.
00:07:38L'eau mouille aussi.
00:07:39Honnêtement.
00:07:41Et il nous a expliqué que si nous étions en désaccord avec son PLF, ça n'était pas une divergence de fond.
00:07:47Si, si, si, quand même.
00:07:50Mais une stratégie cynique et délibérée.
00:07:53Non mais, la seule stratégie que nous avons, monsieur le Premier ministre, c'est de défendre les Français.
00:07:59Yohann Usaï, journaliste politique CNews, bien sûr, on a besoin de comprendre.
00:08:04Pourquoi le PS est satisfait ce matin ? Pourquoi le PS se dit, bah, on a eu des grandes avancées ?
00:08:10Le PS est satisfait parce qu'ils n'auront pas besoin de censurer le gouvernement.
00:08:16Donc, ils n'auront pas besoin de retourner devant les électeurs suite à la dissolution qui aurait découlé d'une censure.
00:08:22Donc, le PS a sauvé les quelques dizaines de sièges dont il dispose à l'Assemblée nationale.
00:08:30Et pour cela, Olivier Faure peut souffler.
00:08:32C'est vrai également pour les Républicains.
00:08:34On va manifestement échapper.
00:08:36Et ils vont manifestement échapper à une dissolution puisque le Premier ministre va engager la responsabilité de son gouvernement dans les prochaines heures ou dans les prochains jours.
00:08:44Il va utiliser le 49-3 et pas les ordonnances.
00:08:47C'est vraisemblablement ce qui va se passer.
00:08:49Il ne sera pas censuré et donc il va rester à Matignon.
00:08:51Bon, cette nouvelle copie qui a été présentée, du moins les grandes lignes, hier, ça va coûter combien ?
00:08:58Alors, le chiffre exact, je ne pourrais pas vous le donner.
00:09:00Peut-être notre ami ici a-t-il étudié plus en détail ce budget.
00:09:05Néanmoins, on voit que le déficit va encore se creuser lourdement.
00:09:11Lourdement.
00:09:12On sera à un peu moins de 5% de déficit, me semble-t-il.
00:09:15Ce qui reste absolument colossal.
00:09:17J'entendais hier le Premier ministre se féliciter en disant que le déficit serait maîtrisé, le dérapage budgétaire serait maîtrisé.
00:09:26Quand on est à un peu moins de 5%, il n'y a pas de quoi se féliciter.
00:09:30C'est énorme.
00:09:31On va encore creuser le trou d'une manière qui est inimaginable.
00:09:35Alors justement, François-Pierre, vous êtes avec nous, vous êtes directeur général de l'Observatoire à Hexagone, qui est un institut qui est basé sur toutes les études, les chiffres.
00:09:46Vous allez nous permettre de faire un panorama de la situation en France, de la situation économique.
00:09:51Dans un instant, on parlera de l'éducation nationale.
00:09:53Vous parlez aussi des questions de démographie, de santé, d'immigration, pourquoi pas.
00:09:58Sur la question du budget, de la situation française, et notamment en matière de déficit et d'endettement, qu'est-ce qu'on peut dire aux Français ce matin ?
00:10:07Dans quelle situation est la France ?
00:10:09Alors, là-dessus, il faut remonter aux origines.
00:10:13La France n'a pas toujours été le pire ou l'un des pires élèves de l'Union européenne.
00:10:20Si on remonte au début des années 2000, même à la fin des années 90, la France n'était quasiment jamais sur le podium des pires déficits publics de la zone euro.
00:10:30Cette situation a commencé à se généraliser, à devenir beaucoup plus fréquente à partir du milieu des années 2010.
00:10:36Et désormais, c'est une habitude.
00:10:38On a eu le pire déficit public de l'Union européenne en 2024, de la zone euro, pardon.
00:10:43On aura encore le pire déficit public de la zone euro en 2025.
00:10:47Et en 2026, si on arrive à atterrir sur 4,9% de déficit, ce qui était l'objectif précédent,
00:10:56les 4,9% de déficit, ça ferait de la France le deuxième pire déficit public de la zone euro.
00:11:02Et ça, vous voyez, c'est l'objectif du gouvernement en ce moment.
00:11:04C'est d'être le deuxième pire déficit public de la zone euro, ce qui permet d'un petit peu resituer les choses.
00:11:10Ce déficit, qu'est-ce que c'est ?
00:11:12C'est la différence entre l'argent que nos administrations publiques dépensent et l'argent que nos administrations publiques collectent.
00:11:19Sur ce qu'on dépense, comme chacun sait, la France est l'un des pays où la dépense publique est la plus élevée au monde.
00:11:25Et sur ce qu'on collecte, comme chacun sait aussi, la France est l'un des pays les plus taxés au monde.
00:11:29On est le pays le plus taxé de la zone euro.
00:11:31Mais malgré ces recettes publiques considérables, on arrive à être en déficit.
00:11:36Plus de 5% cette année et, d'après les objectifs, 4,9%, à voir si ça ne se transforme pas en 5,0%.
00:11:44Parce qu'il y a eu un tweet un peu ambigu d'Amélie de Montchalin sur le sujet l'année prochaine.
00:11:50Ce sont des sommes qui sont considérables.
00:11:52Et ces sommes, c'est de l'argent qu'on n'a pas, qu'on dépense quand même.
00:11:56Comment on fait ? On s'endette.
00:11:58La France est l'un des pays qui s'endette le plus au sein de la zone euro.
00:12:02On est même le deuxième pays qui s'est le plus endetté de la zone euro depuis 2017.
00:12:07Si on prend les données 2017-2024, contrairement à certains clichés, certaines idées reçues,
00:12:14il est faux de dire que tous les pays se sont endettés parce qu'il y a eu le Covid, la guerre en Ukraine, etc.
00:12:19C'est faux. Il y a des pays qui se sont désendettés.
00:12:22L'Allemagne s'est désendettée de deux points de PIB.
00:12:24Les Pays-Bas se sont désendettés de 13 points de PIB.
00:12:28Et quand on dit que nos voisins se sont endettés, si on continue le tour de nos pays frontaliers,
00:12:32oui, c'est vrai, l'Espagne s'est endettée de un point de PIB.
00:12:35L'Italie, la Belgique se sont endettées de deux points de PIB.
00:12:39Et la France, on s'est endetté de 14 points de PIB.
00:12:42Ce n'est pas une augmentation, c'est une explosion de la dette publique.
00:12:45Et puis, pour quels résultats me direz-vous ?
00:12:48Eh bien, la cinquième pire croissance de l'Union européenne.
00:12:51Bon, là, c'est la preuve par les chiffres.
00:12:53Et c'est pour ça qu'à travers l'allocution du Premier ministre hier,
00:12:57et ce n'est pas le Premier ministre qui est ciblé, bien évidemment,
00:13:00c'est de se dire que c'est à chaque fois la même chose.
00:13:01Vous allez sur le terrain moral, vous agitez des responsables
00:13:05qui n'ont même pas les mains sur le cœur du réacteur.
00:13:09Et ensuite, vous expliquez que vous avez des saboteurs,
00:13:12vous avez des agitateurs du chaos,
00:13:15sans aller sur le terrain de la responsabilité et du bilan.
00:13:19Puisque après neuf ans, on peut quand même faire un bilan, Mathieu Hocq.
00:13:23Et on voit bien qu'aujourd'hui, ce budget est un budget pour se maintenir,
00:13:27puisque vous donnez des gages au Parti Socialiste,
00:13:30vous avez la bienveillance aussi du Parti Les Républicains,
00:13:34plutôt que de retrouver une majorité à l'Assemblée nationale
00:13:39et de retourner devant les Français.
00:13:42Mathieu Hocq.
00:13:42Mais il y a un immense paradoxe dans la situation que l'on vit actuellement,
00:13:46c'est que vous avez aujourd'hui une majorité,
00:13:48c'est ce qu'avait dit Sébastien Lecornu,
00:13:50de députés qui ne veulent pas de la dissolution,
00:13:52qui est en gros le Bloc Central, LR et le Parti Socialiste cumulés.
00:13:56Et pour autant, ils ne sont même pas capables de se mettre d'accord
00:13:58sur une copie budgétaire pour justement permettre de faire avancer.
00:14:01Donc en gros, ceux qui prônent la stabilité
00:14:03pour faire tenir les finances publiques
00:14:05sont ceux qui n'arrivent pas à se mettre d'accord
00:14:06sur un compromis politique pour faire passer un budget.
00:14:09Et le vrai problème, c'est que dans cette situation-là,
00:14:12les gens sont en train, une partie des parlementaires,
00:14:14notamment Les Républicains et on va dire l'aile droite de la Macronie,
00:14:18sont en train d'accepter toutes les demandes du Parti Socialiste.
00:14:20Il y a des demandes sur l'éducation,
00:14:21il a même repris Sébastien Lecornu,
00:14:24les repas étudiants à 1 euro,
00:14:26qui est une proposition de loi du Parti Socialiste.
00:14:29Donc c'est dire qu'il reprend même des mesures du phare du Parti Socialiste.
00:14:32Il y a des dépenses sociales sur les dépenses de logements sociaux, etc.
00:14:36Enfin, il y a énormément de choses dans ce budget,
00:14:38en plus de ce qui avait déjà été accepté,
00:14:41qui sont du Parti Socialiste.
00:14:42Et donc on se pose la question,
00:14:43mais comment le Parti Socialiste,
00:14:44avec aussi peu de députés,
00:14:46parce qu'ils n'ont que 60 députés,
00:14:47avec aussi peu de voix à l'élection présidentielle,
00:14:50aussi peu de voix à l'élection législative,
00:14:51aussi peu de voix dans les intentions de vote,
00:14:53comment ce parti peut à ce point dominer
00:14:56l'espace politique, l'espace administratif de notre pays ?
00:14:59C'est un véritable problème démocratique.
00:15:01Vous auriez pu rajouter l'espace médiatique,
00:15:03puisque Gabriel Zuckman était la star de cette rentrée.
00:15:07Je suis fasciné de voir également à quel point
00:15:09les chaînes d'information,
00:15:11alors que ça devait être l'élément central,
00:15:14le fameux budget, l'allocution de Sébastien Lecornu,
00:15:17très rapidement, les médias sont passés à autre chose,
00:15:21puisqu'il y avait la sensation d'une histoire sans fin,
00:15:25d'une image déjà vue.
00:15:26Et le perron de Matignon avait plus des airs de bureau des plaintes,
00:15:30en disant que ce n'est pas de notre faute,
00:15:32c'est de la faute de ceux qui ont déposé des motions de censure cette semaine,
00:15:35alors que la guerre est à nos portes,
00:15:37et qu'il faut trouver un compromis en responsabilité.
00:15:40Et au fond, cette petite musique-là,
00:15:42je ne suis pas sûr qu'elle trouve un écho
00:15:44dans les salons des Français aujourd'hui, Charlotte Dornelas.
00:15:48Mais oui, je souris,
00:15:50parce que les médias ont beaucoup de défauts,
00:15:51mais ils ont quand même besoin que des gens les regardent.
00:15:53Donc en effet, ils sont passés vite à autre chose.
00:15:56La question, vous disiez,
00:15:59on a quand même le droit d'interroger le bilan,
00:16:01mais là, je crois que l'affrontement
00:16:02entre les oppositions et le gouvernement
00:16:04se situe même moins sur le bilan
00:16:06que sur le désaccord politique.
00:16:09C'est ce que dit Marine Le Pen,
00:16:11mais c'est ce que dit aussi,
00:16:12dans son style, Jean-Luc Mélenchon régulièrement.
00:16:15Or, la Macronie, philosophiquement,
00:16:17je dépasse la question du budget
00:16:18sur laquelle je suis absolument inapte.
00:16:20Tout le monde le sait.
00:16:22Simplement, sur la question politique,
00:16:23la philosophie du macronisme depuis le début,
00:16:26c'est de dire, nous sommes des gens sérieux,
00:16:28donc nous dépassons les clivages politiques
00:16:30pour rejoindre le terrain de l'efficacité.
00:16:32Alors là, en effet, sur la question du bilan,
00:16:34les chantres de l'efficacité,
00:16:36ça devient un petit peu plus compliqué.
00:16:38Enfin, il reste à le prouver, en tout cas.
00:16:40Mais ils ne supportent pas le désaccord politique.
00:16:42Moi, je suis étonnée de voir Sébastien Lecornu,
00:16:44la fonction, et au-delà de lui,
00:16:47tous les gens qui sont autour de lui,
00:16:48nous expliquaient depuis deux jours
00:16:49que tous les gens qui renvoient,
00:16:51en dehors de l'arc républicain,
00:16:52en dehors du domaine de la responsabilité,
00:16:55en dehors même parfois du domaine
00:16:56de la morale élémentaire,
00:16:58être des gens irresponsables
00:17:00parce qu'ils ne sont pas d'accord avec eux.
00:17:02Donc, il faut savoir,
00:17:02ils devraient être d'accord sur tout,
00:17:03ou alors ils ne peuvent être d'accord sur rien
00:17:05parce que moralement,
00:17:06c'est absolument impossible.
00:17:07Donc, nous, au milieu de tout ça,
00:17:08nous, Français,
00:17:09on est un peu perdus.
00:17:11Et en effet, déjà,
00:17:12la question du budget,
00:17:12on n'est pas des stars.
00:17:13Heureusement,
00:17:14il y en a quelques-uns qui suivent
00:17:15et qui nous expliquent.
00:17:15C'est pour ça que les questions...
00:17:17Vraiment, je me suis tourné
00:17:18vers les spécialistes de la spécialité
00:17:20et que je me tourne vers François Pérard
00:17:21quand je demande
00:17:22quelle est la situation de la France aujourd'hui.
00:17:24Mais qui a l'avantage d'être pédagogue ?
00:17:25Mais bien sûr.
00:17:26Et je rêverais que François Pérard nous dise
00:17:28écoutez, chiffre à l'appui,
00:17:31depuis 2017,
00:17:32c'est une grande réussite.
00:17:33Mais on peut remonter beaucoup plus loin,
00:17:35Elio, de soigner honnête.
00:17:35Oui, bien sûr qu'on peut remonter plus loin.
00:17:38Sauf que quand vous êtes
00:17:38pendant neuf ans à la tête du pays,
00:17:41vous avez une part de responsabilité.
00:17:42C'est indiscutable.
00:17:43Ce que je veux dire,
00:17:44c'est que la trajectoire,
00:17:45elle ne date pas de neuf ans.
00:17:46Je ne dis pas ça pour relativiser,
00:17:48on va dire,
00:17:48l'échec d'Emmanuel Macron.
00:17:50Je dis simplement ça
00:17:51parce qu'en effet,
00:17:51les socialistes,
00:17:52et c'est vrai sur d'autres terrains,
00:17:53ont un poids immense,
00:17:54mais même quand l'alternance politique
00:17:57est au pouvoir.
00:17:58C'est ça le vrai problème.
00:18:00Mais c'est aussi la déconnexion
00:18:01qu'il y a avec le réel.
00:18:03L'émotion de censure,
00:18:04cette semaine,
00:18:05sur le Mercosur.
00:18:06Le Premier ministre disait hier
00:18:09qu'il y a une incohérence,
00:18:10c'est-à-dire que la France a dit non
00:18:11et pourtant il y a des motions de censure.
00:18:13Mais Monsieur le Premier ministre,
00:18:14c'est parce que la France a dit non
00:18:16et que Madame van der Leyen
00:18:17est cet après-midi au Paraguay
00:18:19pour signer ce Mercosur
00:18:20que justement,
00:18:21il y a motion de censure
00:18:21puisque c'est des années
00:18:23où la doctrine a été
00:18:25de déléguer notre pouvoir
00:18:26à l'Union Européenne
00:18:28parce que ça fait des années
00:18:29que la France est faible
00:18:30et pour être craint,
00:18:32il faut être fort.
00:18:33Or, Madame van der Leyen
00:18:34ne craint absolument pas
00:18:36la force,
00:18:38si fort s'il y a,
00:18:39de l'exécutif français.
00:18:40Donc, motion de censure.
00:18:42Donc, il faut essayer
00:18:42de renverser cette table.
00:18:44Voilà comment présentent
00:18:45et le RN
00:18:46et la France Insoumise
00:18:47la motion de censure
00:18:49qui est l'émotion de censure
00:18:50qui a été présentée.
00:18:51Très rapidement, Georges,
00:18:52parce que je veux qu'on parle
00:18:53du niveau des élèves.
00:18:55Le constat de François Pirat
00:18:56a quand même des questions,
00:18:57des causes.
00:18:58Si on est le pire élève
00:18:59de l'Europe, pratiquement,
00:19:01c'est que nous dépensons,
00:19:02je crois, vous me corrigerez,
00:19:03quelques 54% à peu près du PIB
00:19:07alors que la moyenne européenne
00:19:08est de 48%.
00:19:08C'est combien, vous dites ?
00:19:09On dépense à peu près 57%.
00:19:1157% et la moyenne européenne
00:19:12est à 48%.
00:19:13Donc, vous voyez, déjà,
00:19:15on dépense beaucoup trop.
00:19:16Pourquoi ?
00:19:17Parce qu'on n'a pas été capable
00:19:18jusqu'à aujourd'hui
00:19:19de faire la réforme de l'État.
00:19:20On a toujours le millefeuille administratif,
00:19:22on a un million de fonctionnaires
00:19:23de plus qu'en Allemagne
00:19:24et on peut égrener comme ça.
00:19:26Donc, tant qu'il n'y aura pas,
00:19:27vous avez raison,
00:19:28tant qu'il n'y aura pas
00:19:28d'une majorité
00:19:29pour avoir le courage
00:19:31de réformer l'État,
00:19:32de supprimer toutes ses agences,
00:19:33de revenir sur les 35 000 communes
00:19:36qui peuplent la France,
00:19:37l'Allemagne les a réduites
00:19:38à 10 000 avec des fusions de communes.
00:19:39Tant qu'on ne fera pas
00:19:40cette réforme de l'État,
00:19:41on continuera à être
00:19:42le mauvais élève.
00:19:43C'est ce que je vous souhaitais dire.
00:19:44En attendant,
00:19:45le parti Les Républicains,
00:19:46votre ancienne termine politique.
00:19:47Oui, mais on recule
00:19:48pour mieux sauter.
00:19:49Ah oui, effectivement.
00:19:50Ça, c'est sûr.
00:19:51Le parti LR a sauvé
00:19:53le gouvernement Le Cornu
00:19:54cette semaine
00:19:55sur l'hôtel du Mercosur.
00:19:56Le niveau des élèves,
00:19:57parce qu'on ne va pas passer
00:19:57trois heures sur le budget,
00:19:58on l'a bien compris.
00:19:59Et vraiment,
00:19:59je vous remercie François Pirard
00:20:00parce que c'était limpide.
00:20:02Là aussi,
00:20:03sur les questions d'éducation,
00:20:04c'est un travail
00:20:05que vous faites
00:20:05depuis très longtemps.
00:20:07J'ai entendu le patron
00:20:08du groupe Safran
00:20:09qui alerte.
00:20:09Alors Safran,
00:20:10c'est un groupe industriel français,
00:20:13bien sûr,
00:20:14sur la haute technologie,
00:20:16l'espace ou encore la défense.
00:20:18Et l'effondrement
00:20:19du niveau scolaire français
00:20:21a des conséquences
00:20:22sur l'excellence française
00:20:24et sur les ingénieurs
00:20:26de demain.
00:20:26Écoutez,
00:20:27il était auditionné
00:20:28par les sénateurs.
00:20:29Écoutez Olivier Andriès.
00:20:31Ce que je regrette,
00:20:32c'est la décision
00:20:33qui a été prise,
00:20:34je la trouve toujours incompréhensible,
00:20:36de rendre les maths optionnelles
00:20:37pour le bac.
00:20:38Et vous savez,
00:20:40on le voit,
00:20:43l'impact qu'on a vu
00:20:45très rapidement
00:20:46de cette décision,
00:20:47c'est qu'on a vu
00:20:48une baisse
00:20:49du nombre de jeunes filles
00:20:50candidates
00:20:51sur les filières scientifiques
00:20:53et dans les écoles
00:20:54d'ingénieurs.
00:20:55Je pense que c'est
00:20:56une bombe à retardement,
00:20:57c'est de voir
00:20:58le niveau
00:20:59progressivement baisser.
00:21:01Et là aussi,
00:21:03pardon de le dire,
00:21:04je vais être assez cru,
00:21:05mais de se fixer
00:21:07comme objectif
00:21:08d'avoir 80%
00:21:09de bacheliers,
00:21:10voire plus,
00:21:13et pour y arriver,
00:21:13de baisser le niveau,
00:21:15ce n'est pas la voie.
00:21:17Ce n'est pas la voie
00:21:17parce qu'à la fin des fins
00:21:19de la sélection,
00:21:19elle se fait.
00:21:20Si elle ne se fait pas là,
00:21:21elle se fera plus tard.
00:21:23Pourquoi les maths,
00:21:24c'est important ?
00:21:25Ce n'est pas parce que
00:21:26les gens vont faire
00:21:26des maths derrière.
00:21:28Les maths,
00:21:28c'est important
00:21:28parce que c'est ça
00:21:29qui forme l'esprit.
00:21:31C'est ça qui permet
00:21:32de comprendre,
00:21:32d'analyser,
00:21:33d'avoir vraiment
00:21:35une stratégie rationnelle
00:21:38d'analyse des problèmes.
00:21:40D'analyse des problèmes,
00:21:41quels qu'ils soient.
00:21:42quels qu'ils soient.
00:21:44C'est formateur pour ça,
00:21:45les maths.
00:21:46Ça forme l'esprit.
00:21:48Et je rappelle
00:21:48qu'Olivier Dandriès
00:21:49est celui qui était
00:21:50allé en commission
00:21:51en disant
00:21:51qu'aujourd'hui,
00:21:52avec Safran,
00:21:52on ne va plus investir
00:21:54dans les villes dites vertes
00:21:56avec un maire écolo
00:21:57parce qu'on sait
00:21:58toutes les contraintes
00:21:58qu'il pourrait y avoir.
00:22:00Il ne faut plus écouter
00:22:01M. Dandriès
00:22:02que beaucoup d'élus
00:22:03aujourd'hui
00:22:03qui sont à l'Assemblée nationale.
00:22:05François Pierrat,
00:22:06je rappelle que vous êtes
00:22:07directeur général
00:22:08de l'Observatoire Hexagone.
00:22:10Quand il parle
00:22:10de niveau en mathématiques,
00:22:12de l'effondrement
00:22:13du niveau scolaire,
00:22:14qu'est-ce que ça veut dire
00:22:15concrètement
00:22:15pour nous Français
00:22:16et pour les téléspectateurs
00:22:17qui nous regardent ?
00:22:18Alors déjà,
00:22:19ce qu'il faut bien savoir,
00:22:20c'est que c'est
00:22:21ce que ça veut dire,
00:22:22c'est que c'est un constat
00:22:23qui est transpartisan
00:22:24que tout le monde fait,
00:22:26quel que soit
00:22:26son bord politique
00:22:27et quelle que soit
00:22:28sa situation
00:22:29par rapport
00:22:30au monde scolaire.
00:22:31On a fait,
00:22:31il y a quelques mois,
00:22:33une enquête
00:22:33qui était la première
00:22:34à sonder
00:22:35le point de vue
00:22:36des enseignants
00:22:37et des parents d'élèves
00:22:38sur l'évolution
00:22:39du niveau scolaire
00:22:40et on voit qu'on a
00:22:4070% des parents d'élèves
00:22:42et 85% des enseignants
00:22:45qui estiment
00:22:45que le niveau baisse
00:22:46ces dernières années
00:22:47et ce taux
00:22:48est du même ordre
00:22:50si on regarde
00:22:50le sous-échantillon
00:22:51des parents d'élèves
00:22:53et des enseignants
00:22:53qui votent
00:22:54Jean-Luc Mélenchon.
00:22:54Vous avez 85%
00:22:56des enseignants
00:22:57qui votent
00:22:57Jean-Luc Mélenchon
00:22:58qui estiment
00:22:58que le niveau baisse.
00:22:59Ce n'est donc pas
00:23:00un constat réactionnaire,
00:23:02c'est un constat universel
00:23:03que chacun fait
00:23:04parce que c'est la réalité.
00:23:05Oui, parce que souvent
00:23:05le déclinisme
00:23:06est axé d'extrémisme
00:23:07et notamment
00:23:08d'extrême droite.
00:23:09C'est-à-dire que
00:23:10quand vous dites
00:23:10le niveau est en déclin,
00:23:12on va vous dire
00:23:13mais attendez,
00:23:13vous êtes donc un décliniste
00:23:14et vous avez
00:23:15une certaine tendance
00:23:17à l'extrême droite.
00:23:18Allons sur les faits
00:23:19et sur le niveau
00:23:19scolaire en mathématiques
00:23:21par exemple.
00:23:22Absolument.
00:23:22Eh bien ça,
00:23:23ce niveau scolaire
00:23:24il est mesuré.
00:23:25On a des enquêtes
00:23:25qui sont des enquêtes
00:23:26internationales,
00:23:26des enquêtes qui sont nationales.
00:23:28Les enquêtes internationales,
00:23:29bon, chacun connaît PISA.
00:23:31PISA, on a perdu un an
00:23:32de niveau scolaire
00:23:33en environ deux décennies.
00:23:34Il y a aussi
00:23:34le classement TIMSS
00:23:35qui lui a l'avantage
00:23:37de mesurer aussi
00:23:38le niveau scolaire
00:23:39chez les plus jeunes enfants.
00:23:40Chez les enfants
00:23:41niveau CM1,
00:23:43donc enfants de 9 ans.
00:23:45Et là-dessus,
00:23:46on s'aperçoit
00:23:46que la France
00:23:47est tout simplement
00:23:48le pire pays
00:23:49de l'Union européenne.
00:23:51Et alors,
00:23:52non seulement nous sommes
00:23:53pires pays
00:23:53de l'Union européenne,
00:23:55mais nous sommes aussi
00:23:56derrière des pays
00:23:56comme la Serbie,
00:23:58la Turquie,
00:23:59l'Azerbaïdjan.
00:24:00Donc,
00:24:01c'est quand même
00:24:02pas très réjouissant.
00:24:04On s'aperçoit aussi
00:24:05que nos bons élèves
00:24:06ne sont pas si bons
00:24:07puisque en France,
00:24:09avec un score
00:24:09de 540
00:24:10à ce classement TIMSS,
00:24:12un élève
00:24:12est dans le top 25%.
00:24:14Sauf que 540,
00:24:15ce n'est même pas
00:24:16la moyenne en Pologne,
00:24:17c'est tout juste
00:24:17la moyenne en Roumanie.
00:24:19Et 540,
00:24:20ça fait de vous
00:24:20un mauvais élève au Japon.
00:24:22Donc ça,
00:24:22et ça,
00:24:23c'est de notre top 25%
00:24:24en France.
00:24:25Donc,
00:24:25on a véritablement
00:24:26un problème
00:24:26qui est un problème
00:24:27de niveau moyen,
00:24:27qui est un problème
00:24:28aussi de bons élèves,
00:24:29tout simplement
00:24:30parce que le niveau
00:24:31est nivelé par le bas,
00:24:32par les programmes.
00:24:33Donc,
00:24:33les programmes étant
00:24:34ce qu'ils sont,
00:24:35un élève à beau être bon
00:24:36et apprendre ses leçons
00:24:37et les réciter parfaitement,
00:24:40ça ne suffit pas.
00:24:41Et puis,
00:24:41on a aussi
00:24:42une enquête nationale.
00:24:44On a soumis
00:24:45à un même test
00:24:46de calcul
00:24:47des élèves de CM2
00:24:48en 1987
00:24:49et en 2017.
00:24:50Et vous n'allez pas croire
00:24:51les résultats.
00:24:52Aujourd'hui,
00:24:53un élève
00:24:54de 1987
00:24:56serait l'intellectuel
00:24:57de sa classe.
00:24:5893%
00:25:00des élèves
00:25:00de 2017
00:25:01n'atteignent pas
00:25:02le score
00:25:03médian
00:25:04de 1987.
00:25:06Donc,
00:25:06on a vraiment
00:25:07un problème
00:25:07de recul
00:25:08du niveau
00:25:08qui dépasse
00:25:09même peut-être
00:25:10ce que l'opinion
00:25:12publique
00:25:12en perçoit.
00:25:14Eh bien,
00:25:14écoutez,
00:25:15ce n'est pas très racieux.
00:25:16Il vient de nous déprimer.
00:25:18Merci,
00:25:19François.
00:25:19C'est vraiment un plaisir
00:25:20de vous avoir.
00:25:21La bonne nouvelle,
00:25:22c'est que ça se change.
00:25:23Ah,
00:25:24bah oui.
00:25:24Merci.
00:25:25C'est pas juste du constat.
00:25:26Le but du constat
00:25:27est d'affiner
00:25:28la réaction.
00:25:31Absolument.
00:25:32Et d'ailleurs,
00:25:32là-dessus,
00:25:32pour avoir une note positive,
00:25:34dans le classement Teams
00:25:35de 1995
00:25:36à aujourd'hui,
00:25:37la France a perdu
00:25:38une quarantaine,
00:25:39cinquantaine de points.
00:25:40Le Royaume-Uni a gagné.
00:25:41Le Royaume-Uni a gagné
00:25:42une vingtaine de points.
00:25:43Donc,
00:25:43ça peut fonctionner,
00:25:44mais ils ont remis
00:25:45en place du calcul mental
00:25:46systématique
00:25:47à l'école
00:25:48et ont complètement
00:25:49revu leur mode pédagogique
00:25:50tandis que nous,
00:25:51nous sommes restés
00:25:51dans la pédagogie
00:25:52mise en place
00:25:53sous Jospin
00:25:54il y a
00:25:56une trentaine d'années.
00:25:57Eh bien,
00:25:58écoutez,
00:25:58merci d'être venu
00:25:59sur le plateau,
00:25:59François Pierrot.
00:26:00Vous nous avez déprimé,
00:26:01directeur général
00:26:01de l'Observatoire
00:26:02à Hexagone.
00:26:03On revient dans un instant
00:26:04avec cette question centrale.
00:26:06L'Union européenne
00:26:07a-t-elle trop de pouvoir
00:26:09face à la France ?
00:26:10Madame van der Leyen
00:26:11à midi
00:26:12va signer
00:26:14l'accord historique
00:26:15du Mercosur
00:26:15depuis le Paraguay.
00:26:17Elle était tout sourire
00:26:17avec M. Lula,
00:26:19le président brésilien,
00:26:20hier,
00:26:21alors que la France
00:26:22a dit non,
00:26:23mais quand la France
00:26:23dit non
00:26:24et que l'Union européenne
00:26:25veut,
00:26:26eh bien la France
00:26:27doit.
00:26:28Voilà,
00:26:29ça va être notre sujet
00:26:29et puis on aura
00:26:30Emmanuel Razavi,
00:26:31grand reporter,
00:26:32auteur des pieuvres
00:26:33de Téhéran,
00:26:34qui nous parlera
00:26:34de l'Iran.
00:26:35j'ai lu la chronique
00:26:37et le billet d'Eli Chouraqi
00:26:38qui interpelle
00:26:40le monde de la culture.
00:26:41Fascinant silence
00:26:42du monde de la culture
00:26:43pour soutenir
00:26:45le peuple iranien
00:26:47qui aujourd'hui
00:26:48se révolte.
00:26:49Ils sont où ?
00:26:50Tous les acteurs,
00:26:52les comédiens
00:26:53qui font la tournée
00:26:53des plateaux
00:26:54pour dire à quel point
00:26:55ils sont en soutien
00:26:56de ce peuple iranien
00:26:58contre la République islamique
00:27:00d'Iran.
00:27:00On ne les entend pas beaucoup.
00:27:01Massacrer.
00:27:02Qui est massacré,
00:27:03vous avez raison.
00:27:049h26,
00:27:04on revient dans quelques instants
00:27:05pour la deuxième partie
00:27:06de l'heure des pros.
00:27:109h32 sur ces news
00:27:10on poursuit l'heure des pros
00:27:11et vous le savez,
00:27:12aujourd'hui est un jour historique
00:27:13pour l'Union Européenne,
00:27:15un jour grave
00:27:16pour l'agriculture française.
00:27:17Les pays latino-américains
00:27:18du Mercosur
00:27:19et l'Union Européenne
00:27:20doivent signer samedi
00:27:21au Paraguay
00:27:21le traité créant
00:27:23l'une des plus grandes zones
00:27:24de libre-échange au monde
00:27:25après 25 ans de négociation
00:27:27et malgré le nom
00:27:29de la France
00:27:30au traité
00:27:31du Mercosur.
00:27:32On va voir cette image
00:27:33qui veut tout dire,
00:27:34le sourire
00:27:35de Mme von der Leyen
00:27:36qui est reçu
00:27:37par Lula.
00:27:39Lula qui est un proche
00:27:40et un ami,
00:27:40disons-le,
00:27:41du président
00:27:42Emmanuel Macron.
00:27:44Emmanuel Macron
00:27:45qui il y a quelques semaines
00:27:46disait
00:27:47le traité du Mercosur
00:27:48est plutôt positif
00:27:49et finalement
00:27:50l'exécutif
00:27:51se cache derrière
00:27:52un nom,
00:27:53un nom
00:27:54qui est un nom symbolique
00:27:55puisque quand la France
00:27:56dit non
00:27:56et que l'Union Européenne
00:27:58veut,
00:27:59eh bien
00:27:59la France doit écouter
00:28:00sagement.
00:28:01Écoutez le président Lula
00:28:03sur le Mercosur.
00:28:04L'accord qui sera signé demain
00:28:10à Assuncion
00:28:10au Paraguay
00:28:12est bon pour le Brésil,
00:28:15il est bon pour l'Amérique du Sud,
00:28:19bon pour l'Europe
00:28:19et surtout très bon
00:28:22pour le monde démocratique
00:28:23et le multilatéralisme.
00:28:25L'Union Européenne
00:28:28et le Mercosur
00:28:31partagent des valeurs
00:28:31telles que le respect
00:28:32de la démocratie,
00:28:34de l'état de droit
00:28:35et des droits humains.
00:28:39Voilà,
00:28:39bon pour la démocratie,
00:28:40il faudrait presque
00:28:41le remercier,
00:28:41il devrait être prix Nobel
00:28:42de l'Opé,
00:28:43le président Lula.
00:28:44Je ne vois pas tellement
00:28:44le rapport.
00:28:45Il n'y a aucun rapport.
00:28:46Mais je vous propose
00:28:47d'écouter
00:28:48Madame van der Leyen
00:28:49non pas hier
00:28:51depuis l'Amérique du Sud
00:28:53mais à Chypre
00:28:54où elle va expliquer
00:28:55que ce n'est que le début.
00:28:57Le Mercosur,
00:28:58c'est si vous voulez
00:28:58un heure d'oeuvre
00:28:59dans le libre-échange.
00:29:03L'indépendance de l'Europe
00:29:05bénéficie beaucoup
00:29:06de notre réseau solide
00:29:07et en croissance
00:29:08d'accords commerciaux.
00:29:11Ils aident à diversifier
00:29:13et à réduire les risques
00:29:14et dans ce contexte,
00:29:15samedi au Paraguay,
00:29:17nous écrirons l'histoire.
00:29:21Nous signerons l'accord
00:29:22de partenariat
00:29:23UE-Mercosur
00:29:24après 25 ans
00:29:26de négociations.
00:29:28Cela créera
00:29:28la plus grande zone
00:29:30de libre-échange
00:29:31au monde.
00:29:33Mais notre ambition
00:29:34va plus loin.
00:29:36Nous travaillons dur
00:29:38pour conclure
00:29:39nos négociations
00:29:39sous votre présidence
00:29:41avec l'Inde,
00:29:42de préférence
00:29:42à la fin de ce mois.
00:29:45Ainsi qu'avec
00:29:47de nombreux partenaires
00:29:48comme l'Australie,
00:29:49les Émirats Arabes Unis
00:29:50et la Malaisie.
00:29:51Donc tout est bien
00:29:55considéré
00:29:56et ce n'était
00:29:56qu'un bref aperçu
00:29:57du sujet
00:29:58de la compétitivité.
00:30:01J'attends avec impatience
00:30:03la réunion informelle
00:30:04des dirigeants
00:30:05le 12 février
00:30:05car ce sera l'occasion
00:30:07de faire le point
00:30:07sur ce que nous avons
00:30:09déjà accompli
00:30:10mais aussi
00:30:11d'accélérer
00:30:11la mise en oeuvre
00:30:12de notre agenda
00:30:13de compétitivité.
00:30:14Et donc
00:30:16c'est Mme Van der Leyen
00:30:17qui décide
00:30:18et elle a raison
00:30:18d'ailleurs
00:30:19c'est un traité historique
00:30:20et c'est un tournant
00:30:21encore un.
00:30:22Ils écrivent un peu
00:30:23l'histoire des années 2000
00:30:24si je te permets.
00:30:25C'est dans la continuité.
00:30:26C'est dans la continuité
00:30:27de ce qui a été fait
00:30:28mais ce qui est fascinant
00:30:29c'est que
00:30:31quand on regarde
00:30:32dans les autres démocraties
00:30:33occidentales
00:30:34aux Etats-Unis
00:30:35par exemple
00:30:36on voit qu'on est sorti
00:30:38de l'ère de la mondialisation
00:30:40heureuse
00:30:40que les gens ne croient plus
00:30:41tellement au libre-échange
00:30:42et l'Europe
00:30:43l'Union européenne
00:30:45particulièrement
00:30:45parce que tous les pays
00:30:46européens ne pensent pas
00:30:47la même chose
00:30:48continue
00:30:48avec le même logiciel
00:30:50comme si
00:30:50comme si
00:30:52ne rien n'était
00:30:52et surtout
00:30:53en s'assoignant
00:30:55totalement
00:30:56sur la vie
00:30:57des peuples
00:30:57qui n'y sont pas
00:30:58à mon avis
00:30:59majoritairement favorables
00:31:00et notamment celui
00:31:01du peuple français
00:31:03donc
00:31:03l'Europe continue
00:31:05et je pense
00:31:07que c'est ni
00:31:07comme elle le dit
00:31:08un bienfait
00:31:10pour la démocratie
00:31:11ni même
00:31:12pour notre
00:31:13notre souveraineté
00:31:14et le commerce
00:31:15ça fait 40 ans
00:31:16qu'on fait ça
00:31:17en tout cas
00:31:18en France
00:31:19on a cessé
00:31:19de se paupériser
00:31:20sur le plan économique
00:31:21Georges Fenech
00:31:23c'est toute la question
00:31:25est-ce que nous sommes
00:31:25impuissants
00:31:26face à Madame
00:31:27Van der Leyen
00:31:27face à Bruxelles
00:31:29et ce n'est pas que
00:31:30sur les accords
00:31:31de libre-échange
00:31:32on va parler
00:31:32dans un instant
00:31:33de la défense
00:31:34aujourd'hui
00:31:36est-ce que
00:31:36si la France
00:31:37doit vendre
00:31:38des armes
00:31:40à la Belgique
00:31:41à l'Italie
00:31:42ou à la Roumanie
00:31:44est-ce que demain
00:31:44on va demander
00:31:45la permission
00:31:46à Bruxelles
00:31:47c'est ça qui pourrait
00:31:48être envisagé
00:31:49et je crois
00:31:50que ça a même été voté
00:31:51par certains
00:31:51qui envisagent
00:31:52d'être président
00:31:52de la république
00:31:54c'est aussi ça
00:31:55qui est très important
00:31:55moi j'ai un sentiment
00:31:56de dépossession
00:31:58oui un sentiment
00:31:59de dépossession
00:32:00et un peu de colère
00:32:01comme si
00:32:03finalement
00:32:03Mme Van der Leyen
00:32:04usurpait quelque part
00:32:06alors qu'elle est
00:32:07la commission
00:32:08mais le pouvoir
00:32:10le pouvoir
00:32:11de légiférer
00:32:12chez nous
00:32:12vous voyez
00:32:13on n'a plus
00:32:13cette légitimité
00:32:14tout a été transféré
00:32:16à une dame
00:32:16qui n'est pas élue
00:32:17directement
00:32:18par le peuple européen
00:32:20c'est une haute fonctionnaire
00:32:21en réalité
00:32:21élue évidemment
00:32:22par la commission
00:32:23mais
00:32:24qui parle au nom
00:32:25de la France
00:32:26voyez-vous
00:32:26alors vous dites
00:32:27la sécurité
00:32:27mais je pourrais
00:32:28la défense
00:32:29je pourrais rajouter
00:32:30ne serait-ce que le droit
00:32:32le droit
00:32:32la convention européenne
00:32:33des droits de l'homme
00:32:34qui nous a beaucoup
00:32:35dépossédé aussi
00:32:36notre droit interne
00:32:37on est obligé
00:32:39de s'aligner
00:32:40sur les normes
00:32:41de la convention européenne
00:32:42et on a même
00:32:42un excès de zèle
00:32:43français
00:32:44on surprense
00:32:45des normes européennes
00:32:47absolument
00:32:47mais je vous vois
00:32:48Johan
00:32:48effectivement
00:32:49vous levez les yeux
00:32:50presque au ciel
00:32:50parce qu'on est en train
00:32:52de découvrir la lune
00:32:52ça fait des années
00:32:53que ça dure
00:32:54c'est la confirmation
00:32:55de tout ce qui se passe
00:32:56mais vous savez
00:32:57il y avait cette formule
00:32:57d'Emmanuel Macron
00:32:58qui répète
00:32:59s'il est là
00:32:59le président
00:33:00qui aujourd'hui
00:33:03pour faire la paix
00:33:04envisage la guerre
00:33:06et qui dit
00:33:07pour être craint
00:33:08il faut être fort
00:33:09est-ce qu'un jour
00:33:11une seule seconde
00:33:13Madame von der Leyen
00:33:14a craint
00:33:15le président
00:33:16Emmanuel Macron
00:33:17aujourd'hui
00:33:17qui est désavoué
00:33:18par son peuple
00:33:19non mais en vous écoutant
00:33:20j'ai le sentiment
00:33:21que Ursula von der Leyen
00:33:23est arrivée
00:33:23qu'elle a pris le pouvoir
00:33:24par la force
00:33:25et qu'on ne peut pas
00:33:26la déloger
00:33:26ça ne s'est pas
00:33:27complètement passé comme ça
00:33:28Madame von der Leyen
00:33:30a été élue
00:33:31par le conseil européen
00:33:32donc ce sont
00:33:33les nations
00:33:34dont la France
00:33:35qui lui ont transféré
00:33:37une partie
00:33:37de notre souveraineté
00:33:39et du pouvoir
00:33:40qui devrait être
00:33:41ou qui était
00:33:41à l'origine
00:33:42celui du président
00:33:43de la république
00:33:44les choses sont ainsi
00:33:45Madame von der Leyen
00:33:46là elle est forte
00:33:48parce qu'elle a
00:33:49derrière elle
00:33:50une très grande majorité
00:33:51des 27 pays
00:33:52de l'Union européenne
00:33:53qui sont favorables
00:33:54à se traiter
00:33:55si Madame von der Leyen
00:33:56va le signer
00:33:57ce n'est pas parce qu'elle a décidé
00:33:58elle-même qu'elle y était favorable
00:34:00elle y est évidemment favorable
00:34:01mais c'est parce qu'elle a
00:34:02derrière elle
00:34:02une très grande majorité
00:34:04des 27 pays
00:34:05de l'Union européenne
00:34:06et la France est faible
00:34:07non pas face à Madame von der Leyen
00:34:09la France est faible
00:34:10face aux 26 autres pays
00:34:12de l'Union européenne
00:34:13elle n'a pas réussi
00:34:14à imposer son point de vue
00:34:15elle n'a pas réussi
00:34:16à imposer ses choix
00:34:17ses choix stratégiques
00:34:19parce que nous avons en France
00:34:20le président de la république
00:34:21qui est à l'heure
00:34:22où nous parlons
00:34:23le président de la république
00:34:24le plus faible
00:34:25de la cinquième république
00:34:26n'oubliez pas
00:34:27qu'elle est allemande
00:34:27quand même
00:34:28qu'elle défend aussi
00:34:29un peu l'industrie
00:34:30sur 25 ans de discussion
00:34:32quand vous êtes d'accord
00:34:32pendant 23 ans
00:34:33et que vous vous réveillez
00:34:34à la 24ème année
00:34:35forcément vous êtes
00:34:36en plus Emmanuel Macron
00:34:36est favorable à se traiter
00:34:37ce que je veux dire
00:34:38c'est que
00:34:38tout le débat
00:34:41qu'on a aujourd'hui
00:34:42autour du Mercosur
00:34:43et de la faiblesse
00:34:43de la France
00:34:44qui au dernier moment
00:34:45en effet dit
00:34:45on ne l'acceptera pas
00:34:46dans ces conditions
00:34:47et en fait on n'a pas le choix
00:34:48c'est décidé bien en amont
00:34:50des années plus tôt
00:34:51quand on a transféré
00:34:52la compétence commerciale
00:34:54à la commission européenne
00:34:56Ursula von der Leyen
00:34:57la seule chose qu'elle a fait
00:34:58sur laquelle on aurait pu hurler
00:35:00et taper du poing sur la table
00:35:01c'est de séparer
00:35:02la partie politique
00:35:04de la partie commerciale
00:35:05pour éviter précisément
00:35:06le veto des parlements nationaux
00:35:08sauf qu'on n'en a pas entendu parler
00:35:10parce que tout le monde s'en foutait
00:35:11parce que la vérité
00:35:13c'est qu'on est moins faible
00:35:14parce qu'on est moins
00:35:15non craint
00:35:18parce qu'on serait faible
00:35:19mais on n'est pas craint
00:35:20parce qu'on est d'accord
00:35:21pas nous français
00:35:23mais les élites françaises
00:35:25depuis des années
00:35:25sont d'accord
00:35:26avec cette intégration
00:35:27des nations à l'Europe
00:35:28et même à la mondialisation
00:35:30Ursula von der Leyen
00:35:31c'est pour ça que je disais
00:35:32ils font un peu l'histoire
00:35:32des années 2000
00:35:33et c'est dans les années 2000
00:35:34il n'y avait personne
00:35:35pour s'opposer
00:35:35en effet à la mondialisation heureuse
00:35:37à la seule
00:35:38comment dire
00:35:40au seul horizon
00:35:40sur le terrain commercial
00:35:41qui était le moindre coût
00:35:43pour le consommateur
00:35:44quelles que soient
00:35:45les conséquences
00:35:47et le modèle
00:35:48qui était prôné pour ça
00:35:49et aujourd'hui
00:35:50on se réveille
00:35:51on ne sait pas tellement
00:35:52par quel bout
00:35:52reprendre la chose
00:35:53je dis ça pourquoi
00:35:54parce que le seul débat
00:35:55et tous les hommes politiques
00:35:57qui fuient ce débat
00:35:58tout en s'opposant
00:35:59au Mercosur
00:36:00sont en train de nous tromper
00:36:02le seul débat
00:36:02c'est notre positionnement
00:36:04par rapport à l'Union Européenne
00:36:06est-ce qu'il faut
00:36:06renégocier les traités
00:36:07est-ce qu'il faut reposer
00:36:09la question de la place
00:36:10de la Commission Européenne
00:36:10dans nos vies
00:36:11est-ce qu'il faut reposer
00:36:12la question des nations
00:36:13dans le cours européen
00:36:15aujourd'hui
00:36:15et bien je note
00:36:16que c'est un peu absent
00:36:17des débats
00:36:18et des hurlements
00:36:19sur le Mercosur
00:36:20qui est en effet
00:36:20la suite logique
00:36:21de toutes les décisions
00:36:22qui ont été prises
00:36:23par les 27
00:36:24et de la compétence transférée
00:36:24pourquoi je vous dis ça
00:36:27la question se pose
00:36:28est-ce qu'il va y avoir
00:36:29un nouveau bras de fer
00:36:30entre Paris et Bruxelles
00:36:32après le Mercosur
00:36:32le prochain combat
00:36:33pourrait bien se faire
00:36:34autour des exportations
00:36:35d'armes
00:36:36au sein de l'Union Européenne
00:36:37la Commission Européenne
00:36:38souhaite les encadrer
00:36:39et si tel était le cas
00:36:41cela jouerait évidemment
00:36:42en défaveur
00:36:42de la France
00:36:43et la France s'y oppose
00:36:45Vincent Farandès
00:36:46les exportations d'armes
00:36:49pourraient bientôt
00:36:50être encadrées
00:36:51par la Commission Européenne
00:36:52aujourd'hui
00:36:53elles sont régies
00:36:54par des critères éthiques
00:36:56et politiques
00:36:56adoptés en 2008
00:36:58mais ce sont bien
00:36:59les états
00:37:00qui définissent
00:37:00leur stratégie d'exportation
00:37:02en fonction
00:37:03de leurs intérêts nationaux
00:37:04mais le cadre légal
00:37:06pourrait bien changer
00:37:07la situation
00:37:08en matière de sécurité
00:37:09exige d'établir
00:37:10de manière cohérente
00:37:11des procédures
00:37:12d'approbation
00:37:13et de certification
00:37:14réglementées
00:37:15au niveau
00:37:16de l'Union Européenne
00:37:17pour les nouvelles
00:37:18installations de production
00:37:19et les licences
00:37:20d'exportation
00:37:21pour les produits
00:37:22de défense
00:37:23si tel était le cas
00:37:24Paris pourrait y perdre gros
00:37:26car sur ces 5 dernières années
00:37:28la France
00:37:29est le deuxième exportateur
00:37:30d'armes au monde
00:37:31derrière les Etats-Unis
00:37:32ce sont plus de 21 milliards d'euros
00:37:35qui ont été générés
00:37:36en 2024
00:37:37un bilan notamment porté
00:37:39par les commandes
00:37:40de Rafale
00:37:40l'amendement
00:37:42du Parlement européen
00:37:43provoque l'indignation
00:37:45du Rassemblement national
00:37:46si cette mesure
00:37:47venait à être appliquée
00:37:48ce serait un scandale
00:37:50majeur
00:37:50et une inacceptable
00:37:51confiscation
00:37:52de notre souveraineté nationale
00:37:54avec nous
00:37:54jamais la commission européenne
00:37:56n'aura le pouvoir
00:37:57de contrôler
00:37:58les exportations
00:37:59d'armement
00:37:59de la France
00:38:00en juillet dernier
00:38:01Sébastien Lecornu
00:38:03alors ministre des armées
00:38:04avait déjà exprimé
00:38:06son désaccord
00:38:06la France
00:38:08devrait une nouvelle fois
00:38:09faire part
00:38:09de son opposition
00:38:10et je serais curieux
00:38:12de donner la parole
00:38:13à madame Loiseau
00:38:15qui est redéputée
00:38:16et qui serait favorable
00:38:16à cet amendement
00:38:17et monsieur Glucksmann
00:38:18qui envisage
00:38:19d'être candidat
00:38:20à la présidentielle
00:38:20qui lui aussi
00:38:21visiblement
00:38:22serait favorable
00:38:24à cet amendement
00:38:24mais encore une fois
00:38:26on va déléguer
00:38:27nos pouvoirs
00:38:28et notre défense
00:38:29à Bruxelles
00:38:30Mathieu Hocq
00:38:31c'est ça l'idée ?
00:38:32Oui mais parce que
00:38:32vous avez aujourd'hui
00:38:33si je prolonge
00:38:34le raisonnement de Charlotte
00:38:34tout à l'heure
00:38:35c'est que vous avez
00:38:36aujourd'hui
00:38:36des élites politiques
00:38:38en France
00:38:39qui sont sur la même logique
00:38:41vis-à-vis de l'Union Européenne
00:38:41si l'Union Européenne
00:38:43ne marche pas
00:38:43c'est qu'il n'y a pas
00:38:44assez d'Europe
00:38:45c'est un peu comme le communisme
00:38:46si le communisme
00:38:49ne fonctionnait pas
00:38:50c'est qu'il n'y avait pas
00:38:50suffisamment de communisme
00:38:51et donc en fait
00:38:52vous êtes dans une situation
00:38:53où aujourd'hui
00:38:54ceux qui nous dirigent
00:38:56considèrent que
00:38:57l'Union Européenne
00:38:58échoue sur les questions économiques
00:38:59échoue sur les questions commerciales
00:39:01échoue sur les questions de défense
00:39:03à raison parfois
00:39:04parce que justement
00:39:05il n'y a pas assez d'Europe
00:39:06et donc effectivement
00:39:07ils sont sur une logique
00:39:08d'étendre toujours plus loin
00:39:09les pouvoirs de la Commission Européenne
00:39:11les pouvoirs aussi également
00:39:12de l'Union Européenne
00:39:14au détriment des aspects régaliens
00:39:17et c'est un véritable problème
00:39:18au moment où
00:39:19l'industrie de l'armement française
00:39:21exporte surtout
00:39:22à destination
00:39:22des pays en dehors
00:39:23de l'Union Européenne
00:39:24les Émirats Arabes Unis
00:39:25l'Indonésie
00:39:26l'Inde etc
00:39:27est-ce que l'Union Européenne
00:39:28va nous donner un atout
00:39:28ou un bonus pour cela
00:39:30la réponse est non
00:39:30et d'ailleurs
00:39:31le Président de la République
00:39:31a acté cette impuissance
00:39:33lors des voeux aux armées
00:39:33où il a dit
00:39:34il faut produire en Européen
00:39:36consommer en Européen
00:39:37et s'acheter en Européen
00:39:39et surtout que vous avez
00:39:40les voisins européens
00:39:41qui peuvent acheter
00:39:41des Rafales américains
00:39:43plutôt que
00:39:43enfin des F-35
00:39:45plutôt que
00:39:46les Rafales français
00:39:47voilà ce qu'on pouvait dire
00:39:48sur cette impuissance française
00:39:49je veux qu'on parle de l'Iran
00:39:51et je suis ravi
00:39:51de vous avoir sur ce plateau
00:39:52Emmanuel Razavi
00:39:54merci
00:39:54vous êtes grand reporter
00:39:56spécialiste évidemment
00:39:57du Moyen-Orient
00:39:58vous avez écrit entre autres
00:39:59les pieuvres de Téhéran
00:40:00et on sait à quel point
00:40:02la vague de protestation
00:40:04la révolte du peuple iranien
00:40:05est aujourd'hui étouffée
00:40:07par une répression sanglante
00:40:08et il est difficile d'ailleurs
00:40:11de savoir
00:40:12quelle est la situation
00:40:13sur place exactement
00:40:14et combien de victimes
00:40:15ont pu faire
00:40:17les responsables
00:40:18de la République islamique d'Iran
00:40:20je vous propose
00:40:21qu'on voit rapidement
00:40:21un sujet
00:40:22et puis
00:40:23Emmanuel
00:40:24vous allez tenter
00:40:25de nous apporter
00:40:25quelques éléments
00:40:26après près de trois semaines
00:40:28de révolte
00:40:29du peuple iranien
00:40:30c'est l'une des contestations
00:40:33les plus importantes
00:40:34depuis plus de 45 ans
00:40:36les Iraniens
00:40:37veulent faire tomber
00:40:37le régime islamique
00:40:39la répression
00:40:40est sanglante
00:40:40des milliers de personnes
00:40:41sont tuées
00:40:42l'accès à internet
00:40:43est coupé
00:40:44comme son prédécesseur
00:40:45l'ayatollah Khomeini
00:40:46Ali Khomeini
00:40:47impose la terreur
00:40:49chacun sait
00:40:50que la république islamique
00:40:51est arrivée au pouvoir
00:40:52grâce au sang
00:40:53de centaines
00:40:54de milliers
00:40:55de personnes honorables
00:40:56et que la république islamique
00:40:58ne reculera pas
00:40:59face aux saboteurs
00:41:00en janvier 1979
00:41:04après un soulèvement populaire
00:41:06le chamois Madreza
00:41:07est destitué
00:41:08les molas en profitent
00:41:09la république islamique
00:41:11est proclamée
00:41:11quelques mois après
00:41:12l'ayatollah Khomeini
00:41:14s'élève en guide suprême
00:41:15au pouvoir vit
00:41:17il contrôle l'armée
00:41:18la police
00:41:19la justice
00:41:20les médias
00:41:21il meurt dix ans plus tard
00:41:22l'ayatollah Khomeini
00:41:24lui succède
00:41:24âgé de 86 ans aujourd'hui
00:41:26lui aussi
00:41:27a tous les pouvoirs à vie
00:41:28depuis sa création
00:41:32le régime se maintient
00:41:33grâce aux gardiens
00:41:33de la révolution
00:41:34une armée parallèle
00:41:36de 200 000 hommes
00:41:37qui bénéficierait
00:41:38de 40%
00:41:38du budget militaire
00:41:39officiel iranien
00:41:40les gardiens
00:41:43de la révolution
00:41:44ont mis en place
00:41:44un réseau de renseignements
00:41:45à travers une milice
00:41:47paramilitaire
00:41:47jusqu'à 900 000 jeunes
00:41:49seraient concernés
00:41:50l'objectif
00:41:52identifier tout opposant
00:41:53en un temps record
00:41:54ces militaires
00:41:56sont toujours restés fidèles
00:41:57auprès de l'ayatollah
00:41:58mais face à l'ampleur
00:41:59des manifestations
00:42:00le seront-ils encore
00:42:01cette fois ?
00:42:03Emmanuel Razavi
00:42:04faisons le point
00:42:05justement sur la situation
00:42:06en Iran
00:42:07d'abord est-ce que
00:42:07la révolte se poursuit ?
00:42:09écoutez hier soir
00:42:10les mouvements étaient
00:42:11quand même beaucoup plus calmes
00:42:12évidemment il y a une répression
00:42:13on parle de massacres de masse
00:42:14il faut vraiment l'entendre
00:42:15c'est très grave
00:42:16ce qui est en train de se passer
00:42:17on parle de crimes
00:42:18contre l'humanité
00:42:20on parle probablement aussi
00:42:21de crimes
00:42:22de guerre
00:42:23vous avez des miliciens
00:42:24qui viennent de l'étranger
00:42:25du Liban
00:42:25qui appartiennent au Hezbollah
00:42:27d'Afghanistan
00:42:28ce qu'on appelle
00:42:29les milices Fatimaïoun
00:42:30qui
00:42:31d'Irak aussi
00:42:32qui ont pour mission
00:42:34de poursuivre
00:42:35les manifestants
00:42:36qui s'échappent
00:42:38d'aller les poursuivre
00:42:39jusque chez eux
00:42:40et de les abattre
00:42:41chez eux
00:42:41on parle d'au moins
00:42:4312 000 personnes
00:42:44qui ont été tuées
00:42:45les chiffres
00:42:46alors que moi
00:42:47je l'ai dit avec beaucoup
00:42:48de prudence
00:42:48qu'on soit clair
00:42:49mais les chiffres
00:42:50que j'ai de plusieurs sources
00:42:51notamment américaines
00:42:52mais pas que
00:42:53y compris par des organisations
00:42:54comment dire
00:42:55d'avocats
00:42:57qui documentent
00:42:57les crimes contre l'humanité
00:42:58on parle de 20 à 23 000 personnes
00:43:01qui auraient été tuées
00:43:02en l'espace de trois semaines
00:43:04en l'espace de trois semaines
00:43:05mais surtout en fait
00:43:05ces derniers jours
00:43:06évidemment c'est là
00:43:07que ça s'est accéléré
00:43:08il y a eu un blackout
00:43:09internet a été coupé
00:43:10en Iran
00:43:10le téléphone a été coupé
00:43:12ce qui fait qu'ils ont pu
00:43:14massacrer
00:43:15à l'abri
00:43:15des regards
00:43:16et puis dans le même temps
00:43:18je le dis
00:43:19c'est important
00:43:19c'est qu'il y a eu
00:43:19une très grosse opération
00:43:20de communication
00:43:21qui est passée par le réseau
00:43:22des ambassades
00:43:22iraniennes dans le monde
00:43:24il y a une centaine
00:43:24de représentations diplomatiques
00:43:25iraniennes à travers le monde
00:43:27dont l'objectif
00:43:28était de se concentrer
00:43:30si vous voulez
00:43:30sur la décrédibilisation
00:43:32en fait des opposants
00:43:33invisibiliser les opposants
00:43:34et faire en sorte
00:43:36que l'opposant principal
00:43:37qui est le prince Reza Pallavi
00:43:38soit attaqué
00:43:39de tous bords
00:43:40pendant qu'on parle de lui
00:43:41on ne parle pas des autres
00:43:42voilà ce qui est en train
00:43:43de se passer en ce moment
00:43:43remise en cause
00:43:45notamment dans certains médias
00:43:47restons sur cette révolution
00:43:50la semaine dernière
00:43:51lorsque nous invitions
00:43:53notamment des militantes iraniennes
00:43:55on avait la sensation
00:43:57que le régime pouvait tomber
00:44:00et que c'était une question de jour
00:44:02est-ce qu'aujourd'hui
00:44:04cette probabilité s'est estompée ?
00:44:08est-ce que finalement
00:44:08la république islamique d'Eran
00:44:10se maintient
00:44:11plus solidement au pouvoir
00:44:14qu'elle ne l'était
00:44:15la semaine dernière ?
00:44:17Je reste très prudent
00:44:18parce que tout peut survenir
00:44:19rien n'est joué
00:44:20pour le moment
00:44:21je dirais que la situation
00:44:22globalement est gelée
00:44:23parce que Donald Trump
00:44:24vous l'avez entendu
00:44:25a considéré
00:44:26que la situation était réglée
00:44:27en fait en Iran
00:44:27qu'il n'y avait plus de massacre
00:44:28ce qui est faux
00:44:29qu'il n'y avait plus d'exécution
00:44:30ça je pense que c'est
00:44:31une vaste fumisterie
00:44:32aujourd'hui
00:44:35ce qui est sûr
00:44:36c'est que
00:44:36la communauté internationale
00:44:38ne prenant aucune disposition
00:44:40pour soutenir
00:44:41en fait les opposants iraniens
00:44:42je rappelle que l'ensemble
00:44:43pas tous
00:44:44mais presque tous
00:44:4590% des mouvements
00:44:46d'opposition iraniens
00:44:47sont démocratiques
00:44:48laïcs
00:44:49prônent la défense
00:44:51des minorités ethniques
00:44:52et des minorités de genre
00:44:53j'ai interviewé
00:44:54le prince Reza Palavi
00:44:54dans le Figaro Magazine
00:44:55de ce matin
00:44:56qui l'explique extrêmement bien
00:44:59mais j'ai interviewé aussi
00:44:59les chefs de plusieurs groupes
00:45:01d'opposition
00:45:01qui disent la même chose
00:45:03que lui
00:45:03c'est suffisamment rare
00:45:04au Moyen-Orient
00:45:05pour le souligner
00:45:06l'Occident devrait niser
00:45:07sur ses groupes d'opposition
00:45:08à commencer par le prince Reza Palavi
00:45:10sur lequel je lis des choses
00:45:13absolument idiotes
00:45:15dans plusieurs journaux
00:45:16j'ai pas d'autres mots
00:45:17qui me viennent à l'esprit
00:45:18c'est une opposition
00:45:19qui est compétente
00:45:20c'est une opposition
00:45:21Reza Palavi a autour de lui
00:45:22près d'une centaine d'experts
00:45:24qui depuis plusieurs années
00:45:25travaillent sur le programme
00:45:26de la transition
00:45:27il y a plusieurs groupes
00:45:28d'opposition
00:45:29qui sont d'accord
00:45:30pour une convergence
00:45:31en fait avec lui
00:45:32on les invisibilise
00:45:33on les ignore
00:45:34pendant que de l'autre côté
00:45:35les mollahs massacrent
00:45:37tant que la communauté internationale
00:45:38agira comme ça
00:45:39il ne se passera rien
00:45:41je vais mettre en garde
00:45:42retenez bien ce que je vais vous dire là
00:45:45en n'agissant pas
00:45:47la communauté internationale
00:45:48est en train de créer
00:45:49les conditions
00:45:50d'une guerre civile
00:45:51en Iran
00:45:51hier on apprenait
00:45:53que des Iraniens
00:45:53commençaient à s'armer
00:45:55parce qu'ils ne sont pas soutenus
00:45:56d'autres font
00:45:57arrêtent
00:45:58considèrent qu'il ne faut plus
00:45:59aller manifester
00:46:00et pensent à s'échapper
00:46:00donc on va créer
00:46:01les conditions
00:46:02d'une vague migratoire
00:46:04d'accord
00:46:04et les conditions
00:46:05d'une guerre civile
00:46:06qui ne devrait pas arriver
00:46:07puisque les oppositions
00:46:08sont majoritairement démocratiques
00:46:09laïques
00:46:09prônent la convergence
00:46:11et un gouvernement de transition
00:46:12démocratique
00:46:13vive la communauté internationale
00:46:16vous restez avec nous
00:46:17parce que ce que vous nous racontez
00:46:18est absolument passionnant
00:46:19je vais vous donner la parole
00:46:20à tous bien évidemment
00:46:21dans un instant
00:46:22et je vous lirai
00:46:23la tribune d'Eli Chouraki
00:46:26qui interpelle le monde
00:46:27de la culture
00:46:28parce que si vous parlez
00:46:29de la communauté internationale
00:46:30notre communauté nationale
00:46:32reste là aussi
00:46:33bien prudente
00:46:34silencieuse
00:46:35et l'élite
00:46:37le monde de la culture
00:46:38on les entend peu
00:46:39pour soutenir le peuple
00:46:40iranien
00:46:41on en parle dans un instant
00:46:43pour la suite de l'heure des pros
00:46:44restez avec nous
00:46:45il est quasiment 10h
00:46:49et on va poursuivre
00:46:50l'heure des pros
00:46:50toujours avec
00:46:51Charlotte Banelas
00:46:52Alexandre Devecchio
00:46:53Mathieu Hock
00:46:53Georges Fenech
00:46:55Yohan Uzaï
00:46:55et Emmanuel Razavi
00:46:57spécialiste du Moyen-Orient
00:46:58grand reporter
00:46:59auteur entre autres
00:47:00des pieuvres de Téhéran
00:47:02vous nous avez
00:47:03décrit
00:47:05une situation dramatique
00:47:08actuellement en Iran
00:47:10avec une prudence
00:47:11sur les chiffres
00:47:12mais visiblement
00:47:13je reprends vos termes
00:47:15ce qui se passe actuellement
00:47:16et la répression
00:47:16est sanglante
00:47:17c'est un massacre
00:47:18c'est ce que vous nous avez dit
00:47:19il y a quelques instants
00:47:20et je voudrais qu'on revienne
00:47:21dans un instant
00:47:22sur le silence
00:47:23du monde de la culture
00:47:24en France
00:47:24notamment qui
00:47:26pour soutenir
00:47:27le peuple iranien
00:47:29est moins prolixe
00:47:30que pour soutenir
00:47:31d'autres causes
00:47:32et on nous en parlerons
00:47:33de cette tartufferie
00:47:34dans un instant
00:47:34avant cela
00:47:35puisqu'il est 10h
00:47:37très précisément
00:47:37sur CNews
00:47:38on va faire un point
00:47:39sur l'actualité
00:47:40tout ce qu'il faut savoir
00:47:41à 10h
00:47:42en ce samedi
00:47:43en ce samedi 17 janvier
00:47:45avec vous Marine Sabourin
00:47:46Rebonjour Elliot
00:47:47bonjour à tous
00:47:48on commence avec ce braquage
00:47:49spectaculaire
00:47:50de deux camions chargés
00:47:51de produits
00:47:52de la marque Apple
00:47:53dans le Val d'Oise
00:47:54à la sortie de l'entrepôt
00:47:55une dizaine d'hommes
00:47:57encagoulés
00:47:57et armés de haches
00:47:58attendaient les conducteurs
00:47:59les deux chauffeurs
00:48:00auraient été ligotés
00:48:01au tenu plusieurs heures
00:48:03avant d'être libérés
00:48:04sous un pont
00:48:04à une quinzaine de kilomètres
00:48:06très choqués
00:48:06l'un d'eux a dû être hospitalisé
00:48:08montant estimé du butin
00:48:09environ 4 millions d'euros
00:48:11aujourd'hui les convois
00:48:12sont des cibles
00:48:12de plus en plus privilégiés
00:48:14par les cambrioleurs
00:48:15moins sécurisés
00:48:15que les magasins
00:48:16ces attaques se déroulent
00:48:17loin des centres-villes
00:48:18là où les forces de l'ordre
00:48:19mettent plus de temps
00:48:20à intervenir
00:48:21et justement ce constat
00:48:23désolant faute de pouvoir
00:48:24les juger à temps
00:48:25des prévenus
00:48:25dans des affaires criminelles
00:48:26vont être libérés
00:48:27une aberration
00:48:28qui reflète
00:48:28les failles de notre pays
00:48:29dans les colonnes du Figaro
00:48:31Gérald Darmanin
00:48:32dévoile un plan d'urgence
00:48:33pour la justice
00:48:34parmi les mesures annoncées
00:48:35la construction
00:48:36d'une nouvelle salle d'audience
00:48:37à la cour d'appel
00:48:38pour Aix-en-Provence
00:48:39le recrutement de magistrats
00:48:41pour faire augmenter
00:48:41le nombre d'audience
00:48:42en parallèle
00:48:43le garde des Sceaux
00:48:44prévoit un projet de loi
00:48:45pour révolutionner
00:48:46les procédures criminelles
00:48:47parmi elles
00:48:48la création du plaidé coupable
00:48:49ou encore
00:48:50la révision du traitement
00:48:51des erreurs de procédure
00:48:53HSI en Seine et Marne
00:48:54une commune
00:48:55pourrait bientôt être condamnée
00:48:56à payer plus de 50 000 euros
00:48:57pourquoi ?
00:48:58et bien parce que le maire
00:48:59refuse de marier un couple
00:49:00dont l'homme est en situation irrégulière
00:49:02et visé par une OQTF
00:49:03en 2022
00:49:04il estime qu'il s'agit
00:49:05d'un mariage arrangé
00:49:07le 10 décembre dernier
00:49:08la justice a exigé
00:49:09que l'édile célèbre l'union
00:49:10mais le maire n'en démord pas
00:49:12il a d'ailleurs démissionné
00:49:13démission refusée par le préfet
00:49:15il devra donc rester
00:49:16jusqu'à la fin de son mandat
00:49:17le 22 mars prochain
00:49:18et ne compte pas changer d'avis
00:49:20le couple lui a saisi
00:49:21le juge de l'exécution
00:49:22du tribunal de mots
00:49:23pour forcer la main à la commune
00:49:25la justice doit se prononcer
00:49:26le 27 janvier prochain
00:49:28cette affaire
00:49:29dont on vous parlait
00:49:30sur CNews
00:49:31l'ex-compagnon de Chloé P
00:49:32violemment agressé à Blois
00:49:33en 2022
00:49:34a été condamné
00:49:35à 15 ans de prison
00:49:36hier
00:49:37jugé pour tentative de meurtre
00:49:38Marvin Joly
00:49:39a été reconnue coupable
00:49:40de violences volontaires
00:49:41aggravées
00:49:42la cour estime
00:49:43qu'en dépit de la violence
00:49:44et de la localisation
00:49:45des coups portés
00:49:45un doute subsistait
00:49:47sur sa volonté
00:49:48de tuer la jeune femme
00:49:49outre la perte
00:49:50de son oeil droit
00:49:50Chloé P a également subi
00:49:51des lésions neurologiques
00:49:53irréversibles
00:49:53Politique à présence
00:49:55était hier à suivre
00:49:56en direct sur CNews
00:49:57Sébastien Lecornu
00:49:58qui a présenté son budget
00:49:59un budget de compromis
00:50:00le Premier ministre
00:50:01a annoncé de nouvelles mesures
00:50:02pour éviter la censure
00:50:03parmi elles
00:50:04une hausse de la prime
00:50:05d'activité pour 3 millions
00:50:06de ménages
00:50:07il a également assuré
00:50:07que l'impôt sur le revu
00:50:09n'augmenterait pas
00:50:10cette série de mesures
00:50:11vise à réduire le déficit
00:50:12à 5% du PIB
00:50:14La souveraineté de la France
00:50:16va-t-elle être une nouvelle fois
00:50:17remise en cause par Bruxelles ?
00:50:18La Commission européenne
00:50:19veut désormais encadrer
00:50:20les exportations d'armes
00:50:21des pays de l'Union européenne
00:50:22Aujourd'hui elles sont régies
00:50:24par des critères adoptés
00:50:24en 2008
00:50:25mais ce sont bien
00:50:26les Etats eux-mêmes
00:50:27qui définissent
00:50:28leur stratégie d'exportation
00:50:29en fonction de leurs intérêts nationaux
00:50:31Si tel est le cas
00:50:32cela jouerait en défaveur
00:50:32de la France
00:50:33puisque nous sommes
00:50:34le deuxième pays exportateur
00:50:35d'armes au monde
00:50:36sur ces 5 dernières années
00:50:37juste derrière les Etats-Unis
00:50:38En juillet dernier
00:50:39Sébastien Lecornu
00:50:40avait déjà exprimé
00:50:41son désaccord
00:50:42avec cette mesure
00:50:43Et puis pour terminer ce journal
00:50:44aujourd'hui plus aucun lieu
00:50:45n'est épargné par la violence
00:50:47et la délinquance
00:50:48A New York aux Etats-Unis
00:50:49cette fois-ci
00:50:49c'est un magasin
00:50:50de cartes Pokémon
00:50:51qui a été victime
00:50:52d'un braquage
00:50:53mené par des voleurs armés
00:50:54Ils sont repartis
00:50:55avec près de 100 000 dollars
00:50:56de marchandises
00:50:57Ces cartes sont faciles à écouler
00:50:58et peuvent se vendre
00:50:59jusqu'à plusieurs milliers d'euros
00:51:01En octobre dernier
00:51:02en France
00:51:028 000 euros de cartes
00:51:03de ce type
00:51:04avaient été dérobées
00:51:05dans le Maine-et-Loire
00:51:06Merci Marine Sabourin
00:51:09pour le point sur l'information
00:51:10Je vous ai vu très étonnie
00:51:11sur l'affaire de Chessy
00:51:14Et là aussi
00:51:15il faudra se tourner
00:51:16vers Bruxelles
00:51:17L'histoire
00:51:17c'est presque une blague belge
00:51:19C'est une finlandaise
00:51:21qui souhaite se marier
00:51:23avec un Algérien
00:51:24en situation irrégulière
00:51:25sur notre sol
00:51:26Le maire refuse
00:51:28Le maire refuse
00:51:29Il est prêt
00:51:30à poser sa démission
00:51:31à présenter sa démission
00:51:33La préfecture lui dit non
00:51:34Il lui dit non
00:51:35pour le bon fonctionnement
00:51:36des municipales
00:51:37dans quelques semaines
00:51:38Il refuse de toujours
00:51:39marier cet homme
00:51:41qui était sous le coup
00:51:41d'une OQTF
00:51:43Et bien la mairie
00:51:44si ça continue
00:51:45jusqu'au municipal
00:51:48pourrait payer
00:51:5050 000 euros
00:51:51à ce couple là
00:51:521 000 euros d'astreinte par jour
00:51:53Mais c'est extravagant
00:51:55Extravagant
00:51:56mais si vous voulez
00:51:57on en parlera
00:51:58dans quelques instants
00:51:59Je veux vraiment
00:51:59parce qu'on a la chance
00:52:00d'avoir Emmanuel Razavi
00:52:01et je sais que vous êtes
00:52:02souvent en déplacement
00:52:03et rares sont vos interventions
00:52:05sur le plateau
00:52:06donc c'est important
00:52:07de vous avoir
00:52:07en sachant que la situation
00:52:09était gravissime
00:52:10du côté de l'Iran
00:52:11une répression
00:52:13par le sang
00:52:14et les larmes
00:52:15et vous évoquez
00:52:17les chiffres
00:52:17alors c'est très intéressant
00:52:19de voir ça
00:52:19pour la première fois
00:52:20les autorités ont livré
00:52:21un chiffre
00:52:21pour les arrestations
00:52:23et les autorités
00:52:24de la République islamique
00:52:25d'Iran
00:52:25ont dit
00:52:25environ 3 000 personnes
00:52:28interpellées
00:52:29alors que
00:52:29vous avez une ONG
00:52:30qui parle de 20 000 arrestations
00:52:32et à minima
00:52:33plus de 3 000 personnes
00:52:34qui sont tuées
00:52:35quand d'autres évaluations
00:52:36donnent plus de 5 à 25 000 morts
00:52:39selon l'IHR
00:52:41voire 20 000 pardonnez-moi
00:52:43la coupure d'Internet
00:52:44rendant difficile
00:52:45le travail de vérification
00:52:46des ONG
00:52:47et Elie Chouraki
00:52:49a pris la plume
00:52:51et a interpellé
00:52:52le monde de la culture
00:52:54Elie Chouraki dénonce
00:52:55l'insupportable silence
00:52:57du monde de la culture
00:52:58il dit
00:52:59votre silence est insupportable
00:53:01il meurt de votre silence
00:53:03les fils de l'Iran
00:53:04leurs enfants
00:53:04leurs femmes
00:53:05leurs parents meurent
00:53:06de votre silence
00:53:07pour Gaza pourtant
00:53:08vous êtes tous là
00:53:09à défiler
00:53:10à crier
00:53:10liberté du feu
00:53:12à la mer
00:53:12et à signer des pétitions
00:53:13mais ce sont eux
00:53:15qui tuent Gaza
00:53:16ce sont eux
00:53:17les ayatollahs
00:53:18qui poussent le Hamas
00:53:19le Hezbollah
00:53:19et les autres
00:53:20à tuer leur propre peuple
00:53:21et les peuples voisins
00:53:23pour imposer cette rage
00:53:24cette haine islamiste
00:53:25cette détestation
00:53:26de ce que nous sommes
00:53:27oui
00:53:28de ce que nous sommes
00:53:29alors quoi ?
00:53:30faut-il être islamiste
00:53:32pour avoir
00:53:33votre compassion ?
00:53:34faut-il cracher
00:53:35sur l'occident
00:53:36Israël
00:53:36et les Etats-Unis
00:53:37pour gagner
00:53:38votre sympathie
00:53:38votre charité
00:53:39les perses
00:53:40les chrétiens
00:53:40et les juifs
00:53:41peuvent crever
00:53:42la gueule ouverte
00:53:42assassiner
00:53:43violer
00:53:44et masculer
00:53:44parce qu'ils luttent
00:53:45contre l'islamisme
00:53:46pas d'intervention
00:53:47dites-vous
00:53:48pas d'étrangers
00:53:49sur le sol iranien
00:53:49dites-vous
00:53:50surtout pas d'américains
00:53:51ou d'israéliens
00:53:52dites-vous
00:53:52quelle honte
00:53:54Emmanuel Razavi
00:53:55auriez-vous pu
00:53:55auriez-vous pu écrire
00:53:57ces quelques phrases
00:53:59d'Eli Chouraki
00:53:59je n'ai peut-être pas
00:54:01le talent d'Eli
00:54:02que je remercie
00:54:03pour ces mots
00:54:04mais évidemment
00:54:05je souscris à 100%
00:54:06à ce qu'il écrit
00:54:07parce qu'on a vu
00:54:08une partie en tout cas
00:54:09importante
00:54:09du monde de la culture
00:54:10se mobiliser pour Gaza
00:54:11on les a pas vu
00:54:12se mobiliser en fait
00:54:13pour les iraniens
00:54:14ces derniers jours
00:54:15bien sûr qu'il y a
00:54:16une vraie souffrance
00:54:17vous savez hier
00:54:18j'étais avec des iraniens
00:54:20de la diaspora
00:54:21qui disaient
00:54:22finalement
00:54:24est-ce que la vie
00:54:24d'un iranien
00:54:25vaut moins
00:54:25que celle
00:54:26d'un palestinien
00:54:27mais encore une fois
00:54:28les mouvements
00:54:29palestiniens
00:54:30terroristes
00:54:31qui ont participé
00:54:31au pogrom
00:54:32du 7 octobre 2023
00:54:34sont des mouvements
00:54:35qui sont quasiment
00:54:35tous financés
00:54:36en fait par l'Iran
00:54:37et donc ça met
00:54:38en fait
00:54:38un certain nombre
00:54:39de leur soutien
00:54:40devant une contradiction
00:54:42qui est quand même
00:54:43importante
00:54:44la réalité
00:54:45c'est que le régime
00:54:45des Mollah
00:54:46finance
00:54:46si vous voulez
00:54:47les groupes terroristes
00:54:48palestiniens
00:54:48depuis des décennies
00:54:50c'est que le régime
00:54:51des Mollah
00:54:52a des gens
00:54:53jusqu'à l'Assemblée Nationale
00:54:54en France
00:54:55qui font son service
00:54:58après-vente
00:54:58voilà
00:54:59moi je le vois bien
00:55:01vous savez
00:55:01je suis journaliste
00:55:01depuis 30 ans
00:55:02je connais très bien
00:55:04le Moyen-Orient
00:55:05puisque j'y passe
00:55:05une partie de ma vie
00:55:06j'ai vécu
00:55:07j'ai vécu dans le golfe Persique
00:55:08je vois bien
00:55:09le décalage
00:55:09qu'il y a
00:55:10même dans certains médias
00:55:11d'ailleurs
00:55:12il faut le dire
00:55:12dans certains médias
00:55:13de gauche
00:55:13regardez
00:55:14allumer France Télévisions
00:55:16amusez-vous à ça
00:55:17et regardez
00:55:17qui va sur les plateaux
00:55:18parfois
00:55:19voilà
00:55:20vous avez des gens
00:55:21en fait qui parlent
00:55:22qui ne connaissent rien
00:55:23l'Iran
00:55:23vous avez des gens
00:55:24qui parlent
00:55:24qui connaissent l'Iran
00:55:25mais qui font en sorte
00:55:26de ne pas se mettre
00:55:27en délicatesse
00:55:27avec le régime
00:55:28pour pouvoir avoir
00:55:29des visas
00:55:29et continuer
00:55:29à aller travailler là-bas
00:55:30voilà
00:55:31pendant qu'il se passe
00:55:32des crimes
00:55:33contre l'humanité
00:55:33en Iran
00:55:34Charlotte Donnellas
00:55:35sur la situation
00:55:37en Iran
00:55:38et également
00:55:39sur effectivement
00:55:41ces condamnations
00:55:43à géométrie variable
00:55:44ces interventions
00:55:45à géométrie variable
00:55:47quel regard portez-vous ?
00:55:48Alors moi
00:55:48je n'attends pas
00:55:49des artistes
00:55:49qui prennent position
00:55:50systématiquement
00:55:51sur tous les sujets
00:55:52je constate
00:55:52qu'ils ont
00:55:54en effet
00:55:55des indignations sélectives
00:55:56mais c'est vrai
00:55:58de partout dans le monde
00:55:59il y a des chrétiens
00:55:59qui meurent tous les jours
00:56:00il y a le Nigeria
00:56:01qui est afflevé à sang
00:56:02il y a le Soudan
00:56:02qui est en guerre
00:56:03depuis des années
00:56:04donc il y a
00:56:05des indignations
00:56:06qui sont sélectives
00:56:06de la part
00:56:07d'absolument tout le monde
00:56:08et notons que les artistes
00:56:09sont très conformistes
00:56:10dans leurs indignations
00:56:11c'est une évidence
00:56:12mais enfin franchement
00:56:13je n'attends pas d'eux
00:56:13qui me disent
00:56:14quoi penser
00:56:15sur ce qui se passe
00:56:16en France
00:56:16ou dans le reste du monde
00:56:17ensuite sur la situation
00:56:19elle-même
00:56:19en effet je pense
00:56:20qu'il y a
00:56:21une volonté
00:56:23de soutenir
00:56:24des personnes
00:56:25qui veulent changer
00:56:26un régime
00:56:27qui est objectivement
00:56:28et
00:56:29enfin
00:56:31en plus
00:56:32pour un français
00:56:32c'est objectivement
00:56:33insupportable
00:56:34donc c'est vrai que
00:56:35maintenant il y a aussi
00:56:36des craintes
00:56:37dans la poursuite
00:56:38et dans des éventuelles
00:56:39interventions
00:56:40je pense que c'est moins
00:56:41par défense du régime
00:56:42c'est certain
00:56:42que par expérience
00:56:44et par crainte
00:56:44pour le peuple iranien lui-même
00:56:46pour son avenir
00:56:46la crainte de la dislocation
00:56:48de l'Iran par exemple
00:56:49peut-être
00:56:50ou de l'affaiblissement
00:56:51par des
00:56:51justement
00:56:52des guerres internes
00:56:53entre
00:56:54Iraniens
00:56:55peut aussi jouer
00:56:56dans la prudence
00:56:57de certains
00:56:57ce que je veux dire
00:56:58c'est qu'il y a des prudences
00:56:58qui ne sont pas forcément
00:56:59comparables
00:56:59je pense
00:57:00non mais je vous remercie
00:57:02d'ailleurs pour votre analyse
00:57:02parce que
00:57:03ce que vous dites là
00:57:04ce sont des questions
00:57:05qui doivent être posées
00:57:06et des questions
00:57:07qui doivent avoir
00:57:08leurs réponses
00:57:09l'ensemble des mouvements
00:57:10d'opposition
00:57:11en fait iraniens
00:57:12au Moyen-Orient
00:57:12c'est extrêmement rare
00:57:13sont des mouvements
00:57:14d'opposition démocratiques
00:57:15laïcs
00:57:16qui militent
00:57:18pour la protection
00:57:19des minorités ethniques
00:57:20et des minorités sexuelles
00:57:22excusez-moi
00:57:22il n'y a qu'en Iran
00:57:23que ça existe
00:57:24au Moyen-Orient
00:57:25donc ces mouvements
00:57:27d'opposition
00:57:28sont des mouvements
00:57:30d'opposition
00:57:30moi je les connais très bien
00:57:31qu'ils soient de gauche
00:57:33qu'ils soient de droite
00:57:33qu'ils soient apolitiques
00:57:35qu'ils soient royalistes
00:57:36ce sont des mouvements
00:57:37d'opposition
00:57:37qui ont à leur tête
00:57:38des gens qui sont
00:57:39très éduqués
00:57:40qui ont fait des très hautes études
00:57:41je parlais tout à l'heure
00:57:42de Reza Palavi
00:57:43Reza Palavi
00:57:44j'ai entendu à la télévision
00:57:45pas chez CNews
00:57:46qui a fait un travail
00:57:47remarquable
00:57:48comme Europe 1
00:57:48j'ai entendu à la télévision
00:57:50sur une chaîne concurrente
00:57:51que Reza Palavi
00:57:52n'avait pas de programme
00:57:53il a un programme
00:57:53écoutez
00:57:55il fait plus d'une centaine de pages
00:57:57son programme
00:57:58qui est mis en ligne
00:57:59en fait
00:57:59on raconte beaucoup de choses
00:58:00qui ne sont pas vraies
00:58:01si on ne mise pas
00:58:03sur ses oppositions
00:58:03c'est l'analyse
00:58:04que j'en fais aujourd'hui
00:58:05moi qui connais quand même
00:58:06plutôt assez bien
00:58:07le dossier iranien
00:58:08on crée les conditions
00:58:09ce que je vous disais tout à l'heure
00:58:10Charlotte
00:58:10on crée les conditions
00:58:11d'un chaos
00:58:12il faut miser sur ses oppositions
00:58:14il faut miser sur une tentative
00:58:15de toute façon
00:58:16de changement de régime
00:58:17c'est important
00:58:18parce que ce sont des fous
00:58:20et ils vont continuer
00:58:21aujourd'hui le Moyen-Orient
00:58:22est déstabilisé par l'Iran
00:58:23qui finance le terrorisme
00:58:24au Moyen-Orient
00:58:25il est déstabilisé par beaucoup de choses
00:58:26notamment par l'Iran
00:58:27depuis 1979
00:58:28mais je voudrais qu'on revienne
00:58:30sur l'aspect
00:58:30là aussi vous parlez
00:58:32du monde médiatique
00:58:32souvent vous avez des personnalités
00:58:35un monde de la culture
00:58:36qui peut prendre la parole
00:58:37donner la bonne parole
00:58:39sur certains plateaux de télévision
00:58:41ou sur certaines radios
00:58:42et qui semble très silencieux
00:58:44aujourd'hui
00:58:44quand il est question
00:58:45de se mobiliser
00:58:47pour le peuple iranien
00:58:49d'où la tribune d'Eli Chouraki
00:58:51et d'où ses mots extrêmement forts
00:58:53lorsqu'il dit
00:58:55alors quoi ?
00:58:58faut-il être islamiste
00:58:59pour avoir votre compassion ?
00:59:00faut-il cracher sur l'Occident
00:59:01Israël et les Etats-Unis
00:59:02pour gagner votre sympathie ?
00:59:04votre silence est insupportable
00:59:05Johan
00:59:06je vais vous dire
00:59:07ce qu'il faudrait
00:59:08pour que les yeux
00:59:10se tournent vers l'Iran
00:59:11les regards
00:59:12des médias
00:59:14de l'extrême gauche
00:59:15du monde de la culture
00:59:16il faudrait que ce soit
00:59:17des juifs
00:59:17qui tuent les iraniens
00:59:18non non
00:59:19pardon
00:59:20mais la réalité est celle-ci
00:59:21c'est l'obsession
00:59:22vis-à-vis des juifs
00:59:23qui déplace les foules
00:59:24de l'extrême gauche
00:59:25en France
00:59:25je suis navré
00:59:27de devoir le dire comme ça
00:59:28mais la réalité
00:59:28est celle-ci
00:59:29c'est l'obsession
00:59:31vis-à-vis d'Israël
00:59:32qui permet
00:59:33de grandes mobilisations
00:59:34mais pardon
00:59:35mais on l'a constaté
00:59:37depuis deux ans et demi
00:59:38là ça n'est pas le cas
00:59:39pourquoi ?
00:59:39parce que ce sont des islamistes
00:59:40qui tuent les iraniens
00:59:41et en France
00:59:42les islamistes
00:59:42vis-à-vis d'une partie
00:59:44de la population
00:59:44ils sont intouchables
00:59:45ils ont même des alliés
00:59:46au plus haut niveau de l'Etat
00:59:48en l'occurrence
00:59:49du côté de la France insoumise
00:59:50bon
00:59:51vous savez que la parole
00:59:52est libre évidemment
00:59:53et s'il y a une liberté
00:59:54de ton autour de ce plateau
00:59:56c'est votre analyse
00:59:57cher Johan
00:59:58et c'est vrai que
01:00:01vous partagez la colère
01:00:03de bon nombre de personnes
01:00:05qui restent silencieux
01:00:07ou qui n'ont pas la possibilité
01:00:08de s'exprimer
01:00:09aujourd'hui
01:00:10mais c'est votre
01:00:10vision des choses
01:00:12sur les mouvements terroristes
01:00:14très rapidement
01:00:15puisqu'il nous reste
01:00:16et le temps défile
01:00:17et voilà ce qu'on pouvait dire
01:00:18sur l'Iran
01:00:18mais vous dites
01:00:19aujourd'hui que l'Iran
01:00:21participe
01:00:22au développement
01:00:25du terrorisme
01:00:26un peu partout
01:00:27avec des proxys
01:00:27je voulais m'arrêter
01:00:29personne n'en a parlé
01:00:30cette semaine
01:00:30mais l'Argentine
01:00:32a fait comme les Etats-Unis
01:00:33vous savez que
01:00:33Javier Mileï
01:00:34a désormais classé
01:00:35les frères musulmans
01:00:36parmi les organisations
01:00:37terroristes
01:00:39pour justifier
01:00:40cette désignation
01:00:40Buenos Aires
01:00:41affirme s'appuyer
01:00:43sur des rapports officiels
01:00:44attestant d'activités illicites
01:00:45à caractère transnational
01:00:46évoquant notamment
01:00:48des actes de terrorisme
01:00:49des appels publics
01:00:50à l'extrémisme violent
01:00:51ainsi que des liens
01:00:52avec d'autres organisations
01:00:53terroristes
01:00:54en France
01:00:55la commission des affaires
01:00:56européennes
01:00:56de l'Assemblée nationale
01:00:57a approuvé
01:00:58ce mercredi
01:00:59une proposition
01:00:59de résolution
01:01:00du groupe
01:01:00Les Républicains
01:01:01visant à inscrire
01:01:02les frères musulmans
01:01:03sur la liste européenne
01:01:04des organisations terroristes
01:01:06verdict lors de son examen
01:01:08dans l'hémicycle
01:01:08le 22 janvier prochain
01:01:10encore une fois
01:01:11c'est une compétence
01:01:12qu'il faut déléguer
01:01:13à l'Europe
01:01:15et à Bruxelles
01:01:16Alexandre Devecchio
01:01:16c'est intéressant
01:01:17Oui
01:01:18Mais de toute façon
01:01:19c'est notre ville rouge
01:01:20de l'émission
01:01:20Le problème
01:01:21c'est que Bruxelles
01:01:22finance les frères musulmans
01:01:24les frères musulmans
01:01:24ont beaucoup d'associations
01:01:27qui sont des faunées
01:01:28souvent des associations
01:01:29anti-racistes
01:01:30qui se présentent
01:01:30anti-racistes
01:01:31ou anti-islamophobie
01:01:32et en fait derrière
01:01:33ce sont des frères musulmans
01:01:36donc même avant
01:01:37de les interdire
01:01:38il faudrait arrêter
01:01:38de les financer
01:01:39et de les aider
01:01:40au nom d'une bonne conscience
01:01:42d'une bien-pensance
01:01:43totalement déconnectée
01:01:45des réalités
01:01:45mais je vous disais
01:01:46tout à l'heure
01:01:47Bruxelles
01:01:48est finalement
01:01:49le seul endroit encore
01:01:51où on croit
01:01:52à un monde
01:01:54post-national
01:01:55multiculturaliste
01:01:57avec simplement
01:01:58des gens gentils
01:02:00qui nous veulent du bien
01:02:01je crois que tout le monde
01:02:02a compris que
01:02:02ce n'était pas le cas
01:02:03malheureusement
01:02:04qu'on avait des adversaires
01:02:06qu'on avait malheureusement
01:02:07des adversaires
01:02:07sur notre propre territoire
01:02:09mais Bruxelles
01:02:10continue
01:02:11avec son utopie
01:02:12à la fois
01:02:13de la mondialisation
01:02:14heureuse
01:02:14et du multiculturalisme
01:02:16heureux
01:02:16et malheureusement
01:02:17c'est une utopie
01:02:18mortifère
01:02:18Emmanuel Razavi
01:02:20à quel point
01:02:20ça pourrait être
01:02:21un tournant
01:02:21de classer
01:02:22par exemple
01:02:22les frères musulmans
01:02:23comme organisation
01:02:24terroriste
01:02:25aujourd'hui
01:02:26ce qui n'est pas le cas
01:02:27sur la liste
01:02:28de l'Union Européenne
01:02:29alors que beaucoup
01:02:30de pays étrangers
01:02:31l'ont fait
01:02:31et parfois même
01:02:32des pays arabes
01:02:33bien sûr
01:02:34parce que ça
01:02:34on digrait
01:02:35je dirais
01:02:36leur projet
01:02:37en fait
01:02:37de conquête
01:02:39il faut comprendre
01:02:39une chose
01:02:40les frères musulmans
01:02:40je connais bien
01:02:41les frères musulmans
01:02:41j'ai fait beaucoup
01:02:42de reportages
01:02:43pour la grande presse
01:02:44pour la télévision
01:02:44sur les frères musulmans
01:02:45depuis une vingtaine d'années
01:02:46les frères musulmans
01:02:47ils sont à l'origine
01:02:48du Hamas
01:02:49le Hamas
01:02:49qui a participé
01:02:50au pogrom
01:02:51du 7 octobre
01:02:53c'est la branche palestinienne
01:02:54des frères musulmans
01:02:55Al-Qaïda
01:02:56Oussama Ben Laden
01:02:57Al-Qaïda
01:02:58a été créé
01:02:59par quelqu'un
01:02:59qui s'appelle
01:03:00Abdallah Azam
01:03:01qui était le maître à penser
01:03:02d'Oussama Ben Laden
01:03:04Abdallah Azam
01:03:04était un théoricien
01:03:05des frères musulmans
01:03:06ce que je veux dire
01:03:07par là
01:03:07c'est que
01:03:07cette organisation
01:03:09on sait
01:03:10qu'elle est la matrice
01:03:11du djihad
01:03:12contemporain
01:03:13du terrorisme
01:03:15islamiste
01:03:15contemporain
01:03:16donc évidemment
01:03:17il faut l'interdire
01:03:18parce que
01:03:18si on ne l'interdit pas
01:03:19elle va continuer
01:03:20à se développer
01:03:21vous avez des listes
01:03:22communautaires
01:03:22qui sont en train
01:03:23on est à quelques
01:03:24dizaines de jours
01:03:26en fait des municipales
01:03:27quelques semaines
01:03:27vous avez des listes
01:03:29qui sont proches
01:03:30moi je suis en train
01:03:30d'enquêter par ailleurs
01:03:31là-dessus
01:03:31vous avez des listes
01:03:32qui sont très proches
01:03:33ou liées aux frères musulmans
01:03:34dans certaines villes de France
01:03:35qui vont se présenter
01:03:36et c'était l'alerte
01:03:37présentée par les renseignements
01:03:39territoriaux
01:03:40donnée
01:03:41et sur le bureau
01:03:42du président de la république
01:03:43depuis bien longtemps
01:03:44rendue publique
01:03:45l'été dernier
01:03:46en disant
01:03:46il y a une menace
01:03:47existentielle
01:03:48c'est la montée
01:03:49de l'islamisme
01:03:50et c'est le narcotrafic
01:03:51en France
01:03:52et pour la montée
01:03:53de l'islamisme
01:03:54vous allez voir
01:03:54pendant les municipales
01:03:55vont apparaître
01:03:57des listes proches
01:03:59des frères musulmans
01:04:00ou des listes communautaires
01:04:02pour raconter quelque chose
01:04:03très vite
01:04:03il nous reste deux minutes
01:04:04Ayatma Khomeini
01:04:05qui a proclamé
01:04:06la république islamique
01:04:07d'Iran
01:04:07en 1979
01:04:08appartenait
01:04:10à une organisation
01:04:11islamiste terroriste
01:04:12qui s'appelle toujours
01:04:13les Fédahines de l'Islam
01:04:15les Fédahines de l'Islam
01:04:16c'était la branche chiite
01:04:17des frères musulmans
01:04:18en 1954
01:04:19ils ont prêté allégeance
01:04:21aux frères musulmans
01:04:22égyptiens
01:04:23sunnites
01:04:23le régime
01:04:24qu'il y a à Théran
01:04:25c'est un régime frériste
01:04:26qui produit les mêmes effets
01:04:28qu'à Gaza
01:04:29avec le Hamas
01:04:29le conseil
01:04:30de la guidance suprême
01:04:31qu'a mis en place
01:04:32l'Ayatma Khomeini
01:04:33en 1979
01:04:34il est pour partie
01:04:35calqué
01:04:36sur le système
01:04:37de guidance
01:04:38préconisé en fait
01:04:39par les frères musulmans
01:04:40et en ce sens
01:04:41je sais que comparaison
01:04:42n'est pas raison
01:04:43Paris n'est pas Théran
01:04:44la France n'est pas l'Iran
01:04:45mais il faut être très vigilant
01:04:46partout
01:04:47où les frères musulmans
01:04:48ont participé
01:04:49au système politique
01:04:51le chaos
01:04:53s'est installé
01:04:53dernière information
01:04:55que je voulais vous soumettre
01:04:56et on se quitte
01:04:57dans une petite minute 30
01:04:59simplement
01:05:00j'ai vu
01:05:00le message
01:05:01de Gilles Platret
01:05:02le maire de
01:05:03Chalon-sur-Saône
01:05:04qui a tweeté
01:05:06il sortait
01:05:06d'un commissariat
01:05:08de police
01:05:08et il a fait
01:05:09une petite vidéo
01:05:10voilà ce qu'il dit
01:05:10la ligue des droits de l'homme
01:05:11organisation militante
01:05:12gavée à l'argent
01:05:13du contribuable
01:05:14a porté plainte contre moi
01:05:15pour discrimination
01:05:16parce que j'ai fait retirer
01:05:17de l'affichage public
01:05:18de Chalon
01:05:18une publicité
01:05:19mettant en scène
01:05:20une jeune femme voilée
01:05:21alors notre règlement
01:05:22d'affichage impose
01:05:23une stricte neutralité
01:05:25politique et religieuse
01:05:26qu'est-ce que le voile islamique
01:05:28sinon un symbole religieux
01:05:29et politique
01:05:29sinon celui de la soumission
01:05:30de la femme
01:05:31à la charia
01:05:31auditionné ce matin
01:05:33c'était hier
01:05:34qu'il a publié la vidéo
01:05:35j'ai évidemment maintenu
01:05:36mes propos
01:05:37et justifié
01:05:38ma décision
01:05:40je ne sais pas
01:05:41si la ligue des droits
01:05:41de l'homme
01:05:42a communiqué
01:05:43pour apporter son succès
01:05:44moi je connais très bien
01:05:45Gilles Platré
01:05:45parce que j'ai grandi en Bourgogne
01:05:46il est le maire
01:05:47de Chalon-sur-Saône
01:05:48c'est un ami proche
01:05:49je lui ai dit
01:05:49que je viendrai témoigner
01:05:50pour lui
01:05:51parce qu'il a parfaitement
01:05:52raison de faire
01:05:53ce qu'il fait
01:05:54il y a aujourd'hui
01:05:55en fait un travail
01:05:56pas qu'aujourd'hui
01:05:57ça fait des décennies
01:05:58une instrumentalisation
01:05:59politico-religieuse
01:06:00du voile
01:06:01par des organisations
01:06:02qui se laissent
01:06:03enfumer
01:06:04par les islamistes
01:06:05on n'a qu'à voir
01:06:06ce qui se passe en Iran
01:06:07je vous rappelle
01:06:08que des millions de femmes
01:06:09manifestent
01:06:10contre le port du voile
01:06:11en Iran
01:06:12contre le port du voile
01:06:13obligatoirement
01:06:13et ayons une pensée
01:06:14pour Massa Amini
01:06:15tuée
01:06:15meurte
01:06:16arrêtée
01:06:17parce que son voile
01:06:18était mal porté
01:06:19en Iran
01:06:21c'était il y a déjà
01:06:22trois ans
01:06:22merci à tous les six
01:06:24c'était un plaisir
01:06:24d'être avec vous
01:06:25dans un instant
01:06:25c'est Brigitte Millot
01:06:27qui nous parlera
01:06:27je ne sais pas
01:06:29s'il y en a
01:06:30autour du plateau
01:06:30c'est pas un faire
01:06:33narcissique
01:06:34elle nous dira
01:06:36comment
01:06:36les reconnaître
01:06:38et comment
01:06:39s'en protéger
01:06:40c'est sympa
01:06:41c'est vraiment très agréable
01:06:42en couple au travail
01:06:43ou en famille
01:06:44autour de cette table
01:06:45quelqu'un a déjà croisé
01:06:46un pervers narcissique
01:06:48ou une perverse narcissique
01:06:49je ne sais pas
01:06:50et je ne vise personne
01:06:51suivez mon regard
01:06:52vous dites ça
01:06:52parce que je suis une femme
01:06:53merci
01:06:53dans un instant
01:06:56donc Brigitte Millot
01:06:57je ne sais pas
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