- il y a 12 heures
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75yzts
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##FAUT_QUE_CA_CHANGE-2026-04-11##
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75yzts
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##FAUT_QUE_CA_CHANGE-2026-04-11##
Catégorie
🛠️
Style de vieTranscription
00:00Sud Radio, faut que ça change, Anthony Martin-Smith.
00:03Et oui, faut que ça change sur Sud Radio, comme chaque samedi.
00:06Avec nous, Mathéo Lambelot, bonsoir Mathéo.
00:09Bonsoir Anthony, bonsoir tout le monde.
00:11Je suis content d'être avec vous parce qu'aujourd'hui on est sur une émission spéciale ici à Saint
00:15-Denis,
00:16au Andy Lab, un lieu d'innovation.
00:18Vous savez, on les a déjà reçus dans l'émission puisqu'on est allé à Las Vegas avec eux notamment,
00:23avec sa directrice Fanny Cohen, mais aussi les start-up incubées
00:26puisque c'est un lieu d'innovation.
00:28Et aujourd'hui particulièrement, c'est un lieu qui veut montrer qu'il innove avec ses start-up,
00:34avec son écosystème sur les troubles du neurodéveloppement.
00:38Sa directrice est de nouveau autour de la table avec nous, Fanny Cohen, bonsoir.
00:43Bonsoir Anthony, bonsoir à tous.
00:45Merci de nous accueillir ici au Andy Lab, dans ce magnifique showroom par ailleurs.
00:51Et on a quelqu'un qui va nous éclairer sur cette première partie,
00:55sur qu'est-ce que sont les troubles du neurodéveloppement.
00:57Elle est conseillère auprès du délégué interministériel au trouble du neurodéveloppement,
01:02Étienne Pau. Elle ne s'appelle pas Étienne Pau, elle s'appelle Anouk Elf.
01:05Bonsoir à vous.
01:06Bonsoir à tous.
01:07Merci d'avoir pris aussi le temps de venir répondre à nos questions.
01:11Allez, faut que ça change.
01:13Sud Radio, faut que ça change.
01:16Alors Fanny, aujourd'hui, c'est une journée un peu spéciale ici au Andy Lab,
01:20puisque vous organisez des rencontres, des rencontres autour de la question de l'employabilité,
01:26de la vie professionnelle des personnes qui ont un trouble du neurodéveloppement.
01:32Oui, Anthony, comme vous le disiez, on est un écosystème.
01:35Donc Andy Lab, c'est le premier écosystème d'innovation au service du handicap
01:39et de la perte d'autonomie.
01:41Et notre ambition, c'est de regrouper à des occasions comme celles des rencontres,
01:47des partenaires qui nous entourent, qui nous soutiennent,
01:50mais aussi des chercheurs, des médecins et aussi des porte-parole des politiques publiques,
01:57des associations.
01:58La GFIP est là avec nous.
02:00Merci encore à la délégation interministérielle d'être avec nous ce matin.
02:04Et notre idée, notre ambition, c'est vraiment de traduire cette idée d'écosystème
02:10et de travailler à essayer de faire évoluer un petit peu les représentations
02:16sur un certain nombre de sujets.
02:18La sensibilisation est un enjeu fondamental et Andy Lab est un lieu,
02:23un auditorium aussi à travers lequel on souhaite faire se regrouper des personnes
02:29pour faire avancer les sujets, changer un peu le regard.
02:32Alors, dans l'émission, on a une tradition, c'est le coup de cœur ou le coup de gueule de
02:37Mathéo.
02:38Mathéo, je voulais d'abord laisser le mot d'introduction à Fanny Cohen qui nous reçoit.
02:42Votre coup de cœur cette semaine, Mathéo, ce sera sur quoi du coup ?
02:44Ce sera sur une histoire inspirante d'une jeune avocate.
02:49Bon, on y va ?
02:50Allez-y.
02:51Allez, c'est parti.
02:52Donc, je vous emmène au Mexique découvrir cette femme au parcours absolument inspirant,
02:57Anna Victoria Espino de Santiago.
03:00Savez-vous qui elle est, Anthony ?
03:01Pas du tout.
03:02Eh bien, Anna Victoria...
03:03Enfin, vous avez dit que c'est une avocate.
03:05Voilà, comme je vous le disais, en 2024, la première personne atteinte de trisomie 21
03:11à obtenir son diplôme d'avocate dans le monde.
03:14Autant vous dire que son parcours a été un véritable parcours du combattant.
03:17Lorsqu'elle souhaite entrer à l'université, les portes se ferment immédiatement.
03:20Le recteur lui affirme que l'établissement n'est pas adapté à son profil.
03:24Un refus brutal, révélateur des préjugés encore trop présents.
03:28Mais une professeure décide de croire en elle.
03:30Elle l'accompagne, la soutient et l'aide à progresser.
03:33Malgré les moqueries, malgré ceux qui lui répètent qu'elle n'y arrivera pas,
03:37Anna Victoria persévère.
03:38Et après 5 années d'études, elle obtient son diplôme.
03:42Aujourd'hui, Anna Victoria nous rappelle une chose essentielle.
03:45Il faut croire en ses rêves et ne jamais laisser les donneurs de leçons décider à notre place.
03:49Et elle se bat pour les droits des personnes en situation de handicap.
03:53Elle porte même des ambitions politiques.
03:55Avec un objectif clair, améliorer leur quotidien,
03:58lutter contre les discriminations et promouvoir une société plus inclusive.
04:02Son histoire démontre aussi qu'à cause d'un manque de volonté politique et institutionnelle,
04:07de nombreux talents sont encore ignorés ou écartés,
04:10simplement à cause de préjugés ou par manque de connaissances du handicap.
04:14Effectivement, regardez, votre propre talent, il est complètement méconnu, Mathéo Lambleau.
04:18Merci, Anthony.
04:19Histoire fascinante.
04:20Et je pense qu'elle a un écho pour vous, Anouk Elft,
04:24puisque finalement, c'est assez analogue à ce que vivent les personnes qui ont un trouble du neurodéveloppement.
04:29Est-ce que, déjà, vous pouvez nous rappeler ce qu'est le trouble du neurodéveloppement ?
04:32Enfin, les troubles, puisqu'il n'y en a pas qu'un seul.
04:34Et puis, en quoi ça peut justement faire écho à qu'il faut laisser la chance au produit, entre guillemets
04:40?
04:41Oui, tout à fait.
04:42Alors, les troubles du neurodéveloppement, c'est un ensemble de troubles, en fait,
04:46dont le plus connu, le trouble du spectre de l'autisme, qu'on dit TSA,
04:50mais aussi le trouble déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité, le TDAH,
04:55les troubles dys, donc la dyslexie, la dyspraxie, par exemple,
04:58et le trouble du développement intellectuel, notamment, qu'on appelle le TDI.
05:02Et donc, c'est des troubles spécifiques qui apparaissent précocement dans l'enfance,
05:07qui sont liés à des mécanismes, d'ailleurs, qui sont antenataux,
05:11qui sont même avant la naissance, et qui ont divers retentissements durables dans le temps,
05:17qui varient néanmoins selon les personnes.
05:19Et donc, en France, c'est une personne sur six, soit environ 10 à 12 millions de personnes.
05:23Alors, on a des comparaisons malheureuses d'hommes politiques, par exemple,
05:28qui utilisent très souvent, notamment, la question de l'autisme,
05:31pour marquer une folie chez un individu.
05:36Les personnes autistes ne sont pas folles.
05:38Non, les personnes autistes ne sont pas folles.
05:41Déjà, qu'est-ce que ça veut dire être fou ou folle ?
05:44Effectivement, déjà, où est-ce qu'on met le curseur ?
05:47Mais non, non, les troubles du neurodéveloppement sont vraiment,
05:50comme leur nom l'indique, des troubles du neurodéveloppement,
05:52qui sont dus à différents facteurs,
05:55qui sont encore à l'étude par la littérature scientifique,
05:57des facteurs génétiques, sûrement des facteurs environnementaux,
06:00mais ce n'est pas un trouble, par exemple, relationnel.
06:03Donc, ça veut dire que ces personnes-là peuvent travailler ?
06:06Ces personnes-là peuvent travailler,
06:08et l'insertion professionnelle de ces personnes
06:10est vraiment une chance pour l'ensemble de la société.
06:13Fanny Cohen, une journée comme celle-ci,
06:15c'était une volonté du Andilab de mettre en exergue
06:19les différentes possibilités et les acteurs de l'écosystème
06:22qui parient justement sur les personnes qui ont un TND ?
06:27Nous avons autour de nous des entreprises.
06:30Nous sommes partenaires de grandes entreprises
06:34comme AXA, Capgemini, Orange, Bouygues.
06:38Et on recevra d'ailleurs AXA, Capgemini, tout à l'heure avec la GFIP.
06:41Exactement. Et l'idée pour nous, c'était,
06:44et on a appelé cette table ronde,
06:45l'avenir de l'entreprise était atypique.
06:48Et c'était une manière aussi de mettre la lumière
06:51sur ces enjeux d'atypie, de talents singuliers,
06:55de voir comment, finalement, ensemble,
06:58avec une approche un peu différente,
07:00on peut aller beaucoup plus loin et aller ailleurs.
07:03Et donc, pour nous, c'est aussi interroger les enjeux de normes,
07:07les enjeux de différences, comment vivre mieux ensemble.
07:11Et c'est le faire à Andilab, dans cet écosystème,
07:14autour de ces enjeux-là,
07:16en présence aussi des startups qui sont incubées à Andilab,
07:19c'était essentiel.
07:21Anouk Elft, les troubles du neurodéveloppement,
07:25comment ça se traduit du point de vue du comportement de la personne
07:30et comment on peut facilement les intégrer au travail ?
07:34Comment on peut déconstruire les idées reçues ?
07:36Alors, c'est une question un peu délicate
07:38parce que les retentissements varient vraiment selon la personne qui a un TND.
07:43Oui, il n'y a pas une seule forme de trouble.
07:44Il n'y a pas une... Vraiment, c'est important de le retenir.
07:46On ne peut pas dire que toutes les personnes avec un TND
07:48sont comme si ou comme ça au travail.
07:50Néanmoins, il semble quand même y avoir des qualités qui se dégagent
07:54et qui sont assez propres aux personnes avec des TND,
07:56dont notamment un esprit très créatif
07:59parce que, justement, il y a des procédés cérébraux et neurodéveloppementaux
08:03qui permettent de penser vraiment en dehors des catégories
08:07telles qu'elles sont perçues généralement.
08:09Il y a en général aussi une grande loyauté à l'employeur,
08:13aux projets professionnels qu'on porte.
08:16C'est vraiment important de le souligner.
08:18Et il y a aussi, c'est une qualité qui est très souvent relevée
08:20par les employeurs qui font travailler des personnes avec un TND,
08:23une grande minutie et une grande précision apportées aux tâches
08:27par les personnes qui ont un trouble du neurodéveloppement,
08:29d'où la chance que ces personnes représentent, en fait,
08:31pour un collectif professionnel.
08:32C'est Jean-François Dufresne, notamment,
08:33qui, lorsqu'il était à la tête de Andros,
08:37avait dit, justement, que toute la qualité des personnes
08:41qui avaient un trouble du neurodéveloppement
08:43servait à la profitabilité de l'entreprise
08:45parce que lorsqu'il faut remplir 50 grammes,
08:47ce n'est pas 51, ce n'est pas 53, ni 48, c'est bien 50.
08:51Complètement.
08:52Et nous, on travaille alors étroitement avec Jean-François Dufresne
08:55parce que, d'ailleurs, on a apporté dans le droit commun
08:57le projet de VETA l'année dernière
08:59via une instruction qui enterrine vraiment le concept d'emploi
09:03et d'habitat dans l'ordinaire créé par Jean-François.
09:06Et c'est vrai que ça a pu même nous faire sourire.
09:09Parfois, des entreprises qui nous disaient
09:10les personnes qu'on a recrutées grâce à ces dispositifs,
09:13donc des personnes dites très autistes,
09:16ces personnes sont presque trop précises.
09:18C'est-à-dire que quand on leur dit
09:19telle palette doit être aux normes
09:21et ne doit pas avoir un détail même
09:25qui montre qu'elle est endommagée,
09:27tout finit à la poubelle.
09:28Tellement la personne est précise,
09:30elle est vraiment jusqu'au boutiste dans sa tâche.
09:32Oui, mais du coup, dans les activités extra-réglementées,
09:35elles sont d'une aide précieuse.
09:38Mais d'une aide vraiment inestimable.
09:41Donc vraiment, j'insiste sur le fait que...
09:42Et pas que, d'ailleurs, sur ces activités réglementées.
09:44Surtout pas qu'on stigmatise.
09:46Mais vous avez raison, parce que du coup,
09:48c'est en ça que recruter aujourd'hui
09:50une personne neuroatypique,
09:51quand on est un employeur,
09:53c'est pas être dans une démarche de charité
09:56ou dans une démarche caritative,
09:58c'est vraiment aussi faire profiter son entreprise.
10:01Non, sûr.
10:02Fanny Cohen, je vous laisse le mot de la fin
10:05de cette première partie.
10:06Merci à Anouk Elft d'avoir accepté notre invitation
10:08et d'être ici avec nous,
10:10conseillère à la délégation interministérielle
10:12des troupes du neurodéveloppement.
10:14Votre écosystème, il doit permettre quoi,
10:16Fanny Cohen, ici au Randilam,
10:17avec ses entreprises autour de la question particulière du TND ?
10:23L'idée pour nous, c'est, comme je le disais,
10:26de faire évoluer les représentations sur le sujet,
10:29de changer l'approche,
10:30avoir une approche aussi positive.
10:33Et puis, comme le disait à l'instant Anouk,
10:35eh bien, voir à quel point ces personnes atypiques,
10:40en fait, et singulières,
10:42dont les talents sont singuliers,
10:44eh bien, sont des viviers d'une richesse extraordinaire,
10:46extraordinaire, exemplaire,
10:48et c'est, en fait, à l'entreprise aussi
10:51de changer et de transformer aussi
10:54son cadre d'organisation en profondeur.
10:57Et c'est ce qu'on a essayé modestement
10:58de montrer avec les acteurs de ces tables rondes.
11:04Jean-François Dufresne, que vous citiez, était présent.
11:08David Autissier aussi.
11:09Que je serais ravi de recevoir dans l'émission, d'ailleurs.
11:13Merci, Fanny Cohen, en tout cas.
11:15Merci à vous.
11:15Je rappelle, vous êtes directrice du Andilab.
11:17Merci aussi à Anouk Elft.
11:18Je le rappelle, conseillère à la délégation interministérielle
11:21des troupes du neurodéveloppement.
11:22Vous ne bougez pas sur Sud Radio.
11:23On fait une courte pause.
11:25Et ensuite, on revient avec l'AGFIP et Véronique Bustrel.
11:29On aura aussi AXA et Anne-Élise Chevillard.
11:34Et puis, on aura Capgemini aussi,
11:35qui viendra à notre micro,
11:37en la personne de Hélène Chinal.
11:39Vous ne bougez pas sur Sud Radio.
11:41On revient tout de suite.
11:42Sud Radio, il faut que ça change.
11:45Anthony Martin Smith.
11:46Et de retour sur l'antenne de Sud Radio avec un nouveau plateau qui nous a rejoint.
11:51Elles sont trois.
11:52Elles travaillent toutes sur des fonctions opérationnelles,
11:56notamment sur les directions diversité et inclusion.
12:01À ma droite, Anne-Élise Chevillard.
12:03Vous travaillez chez AXA France, notamment.
12:05Bonsoir à vous.
12:06Bonsoir.
12:07Ah, attendez, excusez-moi.
12:08Allez-y, vous pouvez me dire bonsoir.
12:10Bonsoir.
12:11Alors, vous travaillez chez AXA France
12:13et vous pilotez les politiques diversité et inclusion.
12:16À votre droite, on aura Véronique Bustrel.
12:19Bonsoir à vous.
12:20Bonsoir.
12:21Alors, vous, vous êtes directrice innovation, évaluation et stratégie.
12:25De la stratégie.
12:25Ou et stratégie.
12:26Je ne sais pas comment vous le dites exactement.
12:29De l'AGFIP.
12:30Cette agence que l'on connaît bien dans l'émission,
12:33puisqu'on a reçu quand même quelques-uns de vos collègues.
12:36L'AGFIP qui est cette agence qui accompagne les entreprises
12:39et puis les travailleurs en situation de handicap vers l'emploi.
12:43Le maintien dans l'emploi, surtout.
12:46Et puis, encore à votre droite, nous avons Hélène Chinal.
12:50Bonsoir à vous.
12:52Bonjour.
12:53Alors, vous, vous êtes pilote de la stratégie handicap de chez Capgemini.
12:59C'est bien ça ?
13:00En France.
13:00En France.
13:01Oui, parce que Capgemini, c'est...
13:02C'est très grand.
13:03C'est très grand.
13:04Allez, avec vous, on va revenir sur le sujet qui nous amène aujourd'hui.
13:08Les Troupes du Neurodéveloppement, ici, dans cette émission spéciale en délocalisation,
13:12au Handilab.
13:13C'est un incubateur, cet écosystème qui travaille sur l'autonomie des personnes
13:19et puis comment faire bouger les lignes.
13:22Sud Radio, il faut que ça change.
13:26Je vais peut-être commencer avec vous, Véronique Bustrel,
13:28parce que je me suis amusé à définir le rôle de l'AGFIP,
13:32mais vous allez probablement le faire mieux que moi.
13:34Je ne sais pas si je peux faire mieux que vous, mais en tout cas, je peux le faire.
13:38L'AGFIP, c'est une association qui accompagne, soutient, appuie l'emploi des personnes
13:48en situation de handicap.
13:50Elle agit à la fois en direction des personnes et en direction des entreprises
13:54en proposant des aides, des prestations, des actions qui vont venir démystifier, soutenir,
14:01accompagner les personnes quand elles vont vers l'emploi et puis quand elles sont en emploi.
14:06Et ce sont des outils qui sont extrêmement pratico-pratiques
14:10et qui viennent soutenir cette dynamique et cette démarche.
14:14Hélène Chinal, vous travaillez donc chez Capgemini,
14:17vous pilotez la stratégie de handicap, je le disais.
14:20Pourquoi avoir voulu vous engager aujourd'hui, ici dans cette journée au Handilab,
14:25sur les troubles du neurodéveloppement qu'on explique depuis le début de cette émission ?
14:28Mais en quoi Capgemini est plutôt accueillante sur les troubles, les TND ?
14:35Alors accueillante, je ne sais pas, mais en tous les cas, on est sûr qu'on en a beaucoup
14:38au sein de l'entreprise.
14:39Et donc, on veut être accueillant que déjà, il faut informer sur ce qu'est la neurodiversité
14:45parce que beaucoup de personnes qui sont dans la neurodiversité s'ignorent.
14:49Donc, on fait beaucoup de travail de sensibilisation autour de ces sujets.
14:52Et puis ensuite, il faut former tous les salariés, mais il faut aussi former le management.
14:56Et c'est ce qu'on fait pour que les personnes puissent être intégrées dans des équipes
15:00et du coup, accompagner ces équipes pour accueillir la différence
15:06et savoir travailler en équipe, ce qui crée de la cohésion d'équipe.
15:09Rappelez-nous ce que fait Capgemini, s'il vous plaît ?
15:11Capgemini, c'est une entreprise de service dans le numérique,
15:14dont le capital est d'abord humain.
15:18Et il se trouve que dans les métiers de la technologie, on a beaucoup plus de neurodiversité
15:24probablement que dans des entreprises plus classiques.
15:26Et soit qu'ils s'ignorent, soit qu'ils ne le disent pas.
15:30Et donc, l'intérêt d'avoir ces personnes, c'est qu'elles sont créatives,
15:35qu'elles ont des manières de raisonner différentes.
15:37Et comme on fait beaucoup de surmesures, ça a beaucoup de valeur au sein des équipes.
15:41Alors, à ma droite, j'ai Annelise Chevien, vous êtes directrice diversité et inclusant
15:49chez AXA France, pour vos actions en France.
15:52On le disait juste avant de prendre l'antenne.
15:55Alors, AXA, on le connaît bien, c'est un assureur.
15:57C'est un assureur d'ailleurs dont j'ai beaucoup parlé moi dans l'émission,
16:00que ce soit l'année dernière ou même sur mon émission de télé,
16:04puisque c'est le premier et à ma connaissance le seul assureur
16:08qui a notamment décidé de prendre la question des violences conjugales
16:13en charge dans les assurances habitations.
16:17Je tenais d'ailleurs à vous saluer pour cela.
16:20Alors, pour en revenir à la question des TND,
16:23en quoi AXA aujourd'hui s'engage sur ce sujet ?
16:27Alors, je crois que vous l'avez bien souligné,
16:28AXA est une entreprise qui est engagée de manière très concrète.
16:31Ça fait depuis 30 ans qu'on est engagé sur ce qu'on appelle l'inclusion du handicap.
16:35Et la neurodiversité, c'est un sujet plus récent.
16:38Que nos collaborateurs, un collectif de collaborateurs volontaires
16:42a créé sur ce qui s'appelle les neurodivers et variés,
16:47qui sont soit des personnes qui sont dyslexiques, dyspraxiques,
16:51qui ont des troubles de l'attention.
16:53Dit les troubles dys.
16:55Dit les troubles dys, exactement.
16:57Et ou qui sont parents aussi.
16:59On a beaucoup de salariés qui sont parents d'enfants
17:01qui ont été diagnostiqués et qui se posent des questions
17:04et qui nous disent avoir besoin d'accompagnement spécifique.
17:08qu'il faut lever les tabous sur ces sujets-là.
17:10Souvent encore trop méconnus.
17:12Les gens ne savent pas ce que c'est.
17:14Les gens ne comprennent pas cette situation.
17:15Donc notre gros enjeu et la façon dont on s'engage,
17:18c'est de former, c'est d'organiser des temps d'échange,
17:22parfois des groupes de parole ou des coachings,
17:24pour que les collaborateurs qui en ont besoin
17:27puissent se sentir soutenus et avoir un bon accompagnement.
17:29Ça peut être tout simplement avoir le bon logiciel
17:32pour faire son travail ou des autorisations d'absence
17:34pour aller à des rendez-vous médicaux avec son enfant
17:37ou soi-même selon ses besoins, par exemple.
17:39Avoir le bon logiciel, ça c'est un investissement nécessairement.
17:43À vos côtés, vous avez la GFIP et donc Véronique Bustrel
17:46qui pilotent la stratégie, l'innovation
17:49et puis l'évaluation de ces innovations.
17:51Véronique, en quoi la GFIP est aujourd'hui moteur
17:55dans l'insertion professionnelle des personnes qui ont un TND ?
17:59Alors en fait, ce sont des situations qu'on a abordées
18:02assez rapidement à la GFIP en prenant conscience
18:05que ces situations, elles interviennent de manière
18:09beaucoup plus présente aujourd'hui dans les entreprises
18:11et aussi pour les personnes qui recherchent un travail.
18:14C'est des situations qui étaient moins diagnostiquées avant.
18:18Aujourd'hui, on les connaît mieux.
18:19Ce n'est pas qu'il y en a plus, c'est qu'on les connaît mieux certainement.
18:22Et aujourd'hui, il convient de les accompagner.
18:24Pour cela, nous avons à la fois des aides classiques
18:28et des prestations classiques sur le sujet
18:29qui viennent en appui, je le disais, dans l'entreprise
18:33mais aussi la capacité à innover,
18:36à proposer de nouveaux angles, de nouvelles façons de faire.
18:40Parce qu'on le dit, votre émission Parlons Vrai,
18:43c'est aussi une façon de dire que, bien évidemment,
18:47tous les talents sont bienvenus dans les entreprises
18:49mais parfois, il faut accompagner ces talents
18:51à la fois avec de la technologie
18:53mais aussi avec des environnements,
18:56des aménagements de travail,
18:57des aménagements des environnements de travail
18:59qui sont appropriés.
19:00Et c'est à cet effort-là que l'on s'astreint à l'AGFIP
19:04en réfléchissant en innovation,
19:06en innovant, en investissant dans l'avenir
19:08et en proposant des solutions concrètes.
19:10Alors, les aides de l'AGFIP,
19:12ça va être de l'accompagnement humain,
19:15de l'accompagnement sur l'aménagement de postes
19:17mais c'est aussi financier pour une entreprise ?
19:21Oui, ce sont en fait un peu toutes ces situations
19:23qui sont couvertes avec des aides différentes,
19:27évidemment, mais aussi, je pense qu'il convient
19:30de signaler qu'on accompagne aussi
19:33les collectifs de travail,
19:34on accompagne les managers
19:36avec des actions de sensibilisation
19:39mais aussi de professionnalisation
19:41parce qu'on a besoin de comprendre
19:42pas nécessairement le handicap en tant que tel
19:45mais les conséquences du handicap au travail.
19:47Alors, je me tourne vers la pilote
19:49de la stratégie handicap de Capgemini
19:52et vers la directrice des politiques
19:55diversité et inclusion de chez AXA France.
19:58Est-ce que l'un de vos enjeux,
20:00à toutes les deux, ce n'est pas aussi,
20:02et puis pour toutes les entreprises
20:03de France et de Navarre,
20:06est de faire en sorte que les personnes
20:09viennent se déclarer aussi sur leur TND ?
20:11Parce que probablement que,
20:13soit elles s'ignorent, et ça peut arriver,
20:15soit elles ne souhaitent pas en parler
20:18parce qu'elles ont peur du jugement ?
20:21Évidemment, oui.
20:23C'est clair qu'il y a de l'autocensure,
20:26ça peut être par méconnaissance,
20:28mais aussi par peur.
20:31Il faut être clair,
20:32ce n'est pas évident d'en parler,
20:33on a peur d'être discriminé,
20:36on a peur d'être discriminé,
20:36d'où la nécessité d'énormément communiquer.
20:38Alors nous, on utilise beaucoup les témoignages,
20:40parce qu'en fait, c'est une manière de dire
20:43et de partager avec les autres
20:46que c'est possible d'être atteint
20:48de troubles d'IS ou d'autisme
20:50et de faire un parcours professionnel
20:52épanoui et réussi.
20:54Et que ce n'est pas une star,
20:55Anne-Élise Chevillard.
20:57Tout à fait d'accord.
20:59Il faut continuer à lever les tabous,
21:01que ce soit pour les candidats.
21:03Par exemple, nous, on prend des engagements
21:05de recruter des talents en situation de handicap.
21:07On a dépassé nos engagements,
21:08mais c'est dur, on a du mal.
21:10C'est ça, ce qui est terrible,
21:11c'est qu'on a du mal à attirer des talents
21:13qui correspondent aux compétences qu'on recherche.
21:14Donc, afficher le fait qu'on a une RQTH,
21:17qu'on est en situation de handicap.
21:18Une reconnaissance de la qualité
21:19de travail en handicap.
21:19Merci beaucoup.
21:20Et le mettre sur son CV
21:22et postuler, par exemple,
21:23à des jobs de commerciaux chez nous,
21:25contrairement à ce que plein de personnes
21:26peuvent croire,
21:27parce qu'ils ne connaissent pas
21:28le sujet du handicap
21:29ou des troubles du neurodéveloppement,
21:31eh bien, on en recrute et on en a.
21:32Et c'est super,
21:33parce que c'est une force chez nous.
21:35Hélène Chinal ?
21:37Oui, ce qui est très important,
21:40en fait,
21:42c'est de créer un environnement
21:44au sein de l'entreprise
21:45qui permette aux gens
21:46de se sentir en confiance
21:47pour pouvoir dire
21:49et pour pouvoir partager,
21:50finalement, leurs particularités
21:52sans que ce soit un problème.
21:54Ce qui veut dire de l'accompagnement,
21:55mais c'est d'abord créer
21:57le climat de confiance
21:58et les conditions de la confiance.
21:59Bien sûr.
22:00Il y a une entreprise,
22:00d'ailleurs, très célèbre,
22:01qui veut créer le contrat de confiance.
22:04Au niveau de la GFIP,
22:06quels sont les outils
22:07de sensibilisation
22:08que vous utilisez
22:09et que vous mettez
22:09à la disposition des entreprises
22:10pour les accompagner
22:11sur les enjeux
22:12que Hélène Chinal
22:13vient de nous décrire
22:14avec aussi analyse Cheviard ?
22:18Oui, alors à la GFIP,
22:19on est sur un certain nombre
22:22d'outils
22:22qui sont de manière
22:24très pratique,
22:25mis à disposition
22:26des collaborateurs,
22:27des managers
22:28pour pouvoir sensibiliser
22:30en fait à la fois
22:31avec des outils
22:33simples,
22:34Activebox,
22:35mais aussi des outils
22:36un peu guémifiés
22:37pour s'amuser
22:38en apprenant aussi
22:39parce que c'est sérieux
22:40mais de temps en temps
22:42la connaissance
22:43elle passe mieux
22:43par cette approche-là.
22:45Et puis,
22:45des outils opérationnels
22:48qui viennent
22:49consolider les compétences
22:50de ceux qui accompagnent
22:52et de ceux aussi
22:53qui sont capables
22:54de dire
22:54et les personnes
22:55elles-mêmes,
22:56je crois qu'il faut le dire,
22:57sont souvent
22:58les meilleurs experts
22:59de la situation.
23:00Merci beaucoup
23:01Véronique Bustrel,
23:02je rappelle,
23:02vous êtes directrice
23:03en charge de l'innovation
23:04de l'évaluation
23:05de la stratégie
23:06de la GFIP.
23:06Vous avez vu,
23:07cette fois j'ai réussi
23:07à le dire d'une traite.
23:09Merci.
23:10Hélène Chinal,
23:11vous êtes vous,
23:12pilote de la stratégie
23:13handicap du groupe
23:14Capgemini en France.
23:15Merci beaucoup
23:15d'avoir pris le temps
23:16de venir ici
23:17sur ce plateau
23:17en direct du Handilab.
23:19Et puis vous,
23:20Annelise Chevillard,
23:22directrice des politiques
23:23diversité et inclusion
23:24de chez AXA en France.
23:25Je le rappelle,
23:26vous êtes la seule assurance
23:27aujourd'hui en France
23:28à proposer cette assurance
23:30qui, dans le package
23:33Assurance Habitation,
23:35aide les femmes
23:35victimes de violences conjugales.
23:38Ce n'est pas de la pub,
23:39c'est juste une information
23:40que je trouve citoyenne.
23:42Merci beaucoup
23:43d'avoir pris le temps,
23:44mesdames,
23:44de venir sur ce plateau.
23:45Et puis les programmes
23:46continuent sur Sud Radio
23:47à retrouver sur sudradio.fr,
23:50sur la bande FM,
23:51sur le DAB+,
23:52en podcast et en replay.
23:53Et puis pour moi,
23:54je n'ai qu'à vous dire
23:55à la semaine prochaine.
Commentaires